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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 22:55

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 22:18

Lu dans la Tribune.Fr Crise grecque

Alexis Tsipras lance un défi aux créanciers de la Grèce qui, pendant quatre mois, ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions.

Alexis Tsipras lance un défi aux créanciers de la Grèce qui, pendant quatre mois, ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions. (Crédits : FRANCOIS LENOIR)

Romaric Godin  |   -

Dans une tribune publiée dans Le Monde, le Premier ministre grec montre sa détermination et place les créanciers face à leurs responsabilités.

Depuis son élection à la tête du pays, voici plus de quatre mois, Alexis Tsipras s'était montré discret dans les médias. Il laissait plus volontiers parler ses ministres, en particulier son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, qu'il était toujours possible, ensuite, de démentir. Cette fois, dans une tribune publiée sur le site Internet du Monde, le premier ministre hellénique s'engage directement. Et il ne le fait pas au hasard.

Dénouement imminent

La partie d'échec qui s'est engagée avec les élections du 25 janvier arrive en effet avec ce mois de juin à son terme. Non seulement le prolongement du programme de soutien à la Grèce décidé le 20 février s'achève le 30 juin, mais il semble désormais certain que l'Etat grec ne pourra pas honorer les quatre échéances de remboursement au FMI pour un total de 1,6 milliard d'euros. Si le défaut n'intervient pas le 5 juin, il aura lieu le 12...

Pendant quatre mois, les créanciers de la Grèce ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions. Aussi ont-ils refusé tout compromis, rejetant les unes après les autres les « listes de réformes » présentées par Athènes et maintenant leurs exigences intactes. Cette stratégie a été résumée par Alexis Tsipras en mars dans une de ses rares interviews au Spiegel : « le nœud coulant. » A mesure que le nœud se resserre et que l'asphyxie financière augmente, la résistance grecque va se réduire.

La mise à jour de la stratégie européenne

C'est précisément l'inverse qui s'est produit. Dans sa tribune, Alexis Tsipras se montre déterminé. Il entame son texte par une nouvelle dénonciation de l'impasse des politiques mises en place par les précédents gouvernements et imposées par la troïka, poursuit en rappelant les concessions acceptées par le gouvernement grec et termine en rappelant clairement qu'il maintient ses « lignes rouges » : il n'y aura pas de coupes dans les retraites et il y aura bien rétablissement des conventions collectives. Et de justifier sa position : pourquoi la Grèce ne devrait-elle pas être soumise aux règles européennes en matière du droit du travail ? Comment pourrait-elle accepter de réduire encore des pensions déjà diminuées de 20 à 48 % durant les années d'austérité et qui sont nécessaires au maintien général du niveau de vie dans le pays ?

Alexis Tsipras met à jour toute l'absurdité des demandes des créanciers et toute la violence de leur stratégie du « nœud coulant. » Dès lors, il renvoie ces derniers à leurs responsabilités : « Il faut donc dire les choses comme elles sont : si nous ne sommes pas encore arrivés à un accord avec nos partenaires, ce n'est pas à cause de notre intransigeance ou de positions incompréhensibles. Cela serait plutôt à cause de l'obsession de certains représentants institutionnels qui insistent sur des solutions déraisonnables en se montrant indifférents à l'égard du résultat démocratique des récentes élections législatives en Grèce ainsi qu'à l'égard des positions d'institutions européennes et internationales qui se disent prêtes à faire preuve de flexibilité pour respecter le verdict des urnes. »

Qui doit « revenir sur terre » ?

La situation est alors entièrement inversée. Ce n'est plus la Grèce qui doit venir mendier un accord, ce n'est plus le gouvernement grec qui doit « revenir sur terre », pour reprendre la formule méprisante à la mode en février et en mars dans la presse européenne, mais bien les créanciers. Ce sont désormais à eux de prendre conscience de la « réalité » des concessions grecques et de la « réalité » d'une économie grecque saignée par leur blocage. Ce sont à eux désormais que revient de prendre leur part de concession nécessaire à tout compromis en acceptant les « lignes rouges » du gouvernement grec. Alexis Tsipras ne cache pas, en effet, sa détermination.

Le refus de la zone euro « à deux classes »

Sans jamais évoquer ni le Grexit, ni le défaut (c'est sa position depuis le début et ce serait suicidaire dans le contexte économique et financier actuel), le premier ministre hellénique met au défi les partisans de la « ligne dure » d'aller jusqu'au bout. Il le fait en se plaçant non pas au niveau économique, mais au niveau politique. Pour lui, faire céder la Grèce reviendrait à créer une zone euro à deux vitesses, avec un « cœur » qui dicterait sa loi : « les règles dures d'austérité et d'ajustement » et un « super ministre des Finances » qui imposerait ces « règles », au mépris même des choix des peuples concernés. Or, Alexis Tsipras ne cache pas que cette option est pour lui « le début de la fin » de la zone euro. Autrement dit, la Grèce ne semble pas disposée à jouer dans cette partie. Comprenez à demi-mots : à rester dans une telle zone euro.

Et Alexis Tsipras de poursuivre que cette stratégie menée par les créanciers « comporte des grands risques et ceux qui la soutiennent ne semblent pas en tenir compte », notamment l'inauguration d'un « processus d'incertitude économique et politique qui pourrait aussi transformer de fond en comble les équilibres dans l'ensemble du monde occidental. » Très clairement, le premier ministre grec fait ici référence au Grexit et à ses conséquences. Il fait écho aux nombreuses inquiétudes de plusieurs économistes et des dirigeants étatsuniens. La conclusion de la tribune où Alexis Tsipras fait référence à l'ouvrage de Hemingway « Pour qui sonne le glas » est sans équivoque : prendre le risque de pousser la Grèce hors de la zone euro, ce serait, pour les Européens, creuser aussi le tombeau de la zone euro. Ce serait prendre un risque considérable.

 Le premier ministre grec présente donc un choix politique : construire une zone euro solidaire ou une zone euro qui exclut. Ce choix, à la lecture de la tribune d'Alexis Tsipras, la Grèce semble l'avoir déjà fait. C'est donc maintenant aux dirigeants européens de le faire. Et donc d'évaluer les risques. « La décision repose, non plus entre les mains des institutions qui, à l'exception de la Commission européenne, ne sont pas élues et qui ne rendent pas des comptes aux peuples, mais entre les mains des leaders de l'Europe. »

Le défi lancé par Athènes

Ce mouvement tactique d'Alexis Tsipras est particulièrement habile. Désormais, c'est lui qui fixe les règles du jeu. Il semble déterminer, quoi qu'il en coûte, à camper sur ses positions. Le temps joue à présent contre les créanciers qui doivent faire un choix où ils seront perdants à tous les coups : céder à Athènes sera une défaite politique, malgré les concessions grecques, mais pousser la Grèce au Grexit sera un désastre. Le « nœud coulant », par la capacité étonnante de résistance d'Alexis Tsipras s'est donc retourné contre ses adversaires. Si la Grèce saute dans l'inconnu, elle emporte avec elle la zone euro, prétend le premier ministre. Certains estiment que ce ne sera pas le cas. Mais les dirigeants européens sont-ils prêts à tenter l'expérience ? Sont-ils prêts à prendre le risque de « tester » les fameux « pare-feux » qui n'ont jamais été testés ? Sont-ils prêts à créer un précédent et à mettre fin à l'irréversibilité de l'euro ? Alexis Tsipras se place dans la position du Comte D'Anteroches à Fontenoy et proclame : « messieurs les créanciers, tirez les premiers ! »

 Appel à Angela Merkel

 Cette tribune s'adresse aussi directement à Angela Merkel. La critique de l'intransigeance et des buts des créanciers est en réalité une critique de son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble qui n'a jamais caché sa préférence pour le Grexit. Alexis Tsipras envoie donc ce message à Berlin : Wolfgang Schäuble peut « gagner », il peut parvenir à ses fins s'il n'est pas stoppé par la chancelière, car la Grèce ne cèdera pas au chantage. Il ne peut donc plus être utilisé comme simple « menace » destiné à effrayer. D'où cette demande d'Alexis Tsipras de régler le problème grec au niveau des chefs de gouvernement. Si Angela Merkel ne prend pas la situation en main, si elle laisse Wolfgang Schäuble décider, alors elle mettra en péril et le projet européen. Or, le premier ministre grec sait bien qu'elle ne le veut pas. Décidément, Alexis Tsipras vient de donner une belle leçon de stratégie à tous les gouvernements européens : il est possible de résister à Angela Merkel. Pour certains, comme François Hollande, la leçon est sans doute cruelle...

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 21:57

Lu sur CGT-Goodyear

SCOP GOODYEAR, c'est parti !

Par CGT le jeudi 16 avril 2015, 14:51 - Lien permanent

Les salariés de GOODYEAR vont présenter leur projet de relance de l’activité pneus agraire sur le site d’AMIENS NORD à la commission de revitalisation et au Ministre de l’économie

Près de 400 salariés de l’usine d’Amiens nord sont déjà inscrits dans la démarche SCOP en vue de relancer une activité de production de pneus dans l’usine d’Amiens nord. Ils se réuniront le 23 avril prochain à la salle des fêtes – 80800 Le Hamel (village proche de Corbie) pour valider une première présentation de leur projet pneumatique agraire avant d’aller le 30 avril 2015 en délégation jusqu’à la préfecture de région afin de le déposer officiellement à la commission de revitalisation (une délégation pour Bercy sera organisée la semaine suivante).

Depuis sa première version élaborée en 2012 le plan de réindustrialisation de l’usine d’Amiens nord portée par les salariés et la CGT a sensiblement évolué.

D’une part, GOODYEAR continuant à affirmer qu’il s’est entièrement retiré de toute fabrication ou vente de pneus agricoles sur le marché européen, la SCOP doit désormais en tenir compte. Autrement dit, il y a 20% des parts de marché du pneumatique agraire en Europe qui ne sont plus occupé par GOODYEAR et que la SCOP à bien l’intention de réinvestir avant que les autres grands constructeurs ne le fassent.

D’autre part, et surtout, les salariés de la SCOP ont désormais deux atouts considérables. Le premier est la mise en place d’une véritable structure de recherche et développement. En effet, Bruno Chaudret, membre de l’Académie des Sciences, Directeur de recherche au CNRS, directeur du Laboratoire de Physique et Chimie des Nano-Objets (Toulouse), a accepté d'aider à la constitution d’une équipe de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens de très haut niveau capable de développer de nouveaux pneus. Le second est le nouveau business plan élaboré par l’un des conseils en création d’entreprise les plus reconnu aux Etats-Unis : David BenDaniel, professeur d’entreprenariat et de management au sein de l’Université Cornell.

Les salariés ont pris leurs responsabilités, ils se rassemblent et s’organisent tant pour retrouver un travail que pour éviter la disparition d’un pan entier de l’industrie picarde.

L’Etat et GOODYEAR vont ils contribuer à sauver l’emploi en soutenant le projet ou vont-ils tout faire pour nous empêcher de réussir et nous licencier une deuxième fois ?

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 17:28

Congrès AFPS des 30-31 mai 2015
Motions adoptées par acclamation à l’issue du Congrès.


1) Une nouvelle Flottille de la Liberté internationale se prépare à se rendre à Gaza. L'un des bateaux, la Marianne, partie de Suède, a fait récemment escale en France (accueillie par l'AFPS et ses partenaires à Brest) avant de poursuivre vers la Méditerranée pour y rejoindre les autres navires.

L'objectif premier est de demander pour les Palestiniens de Gaza la liberté de déplacement, notamment par la mer, espace de liberté, et l'ouverture immédiate du port de Gaza. En appui aux exigences palestiniennes, la Flottille réclame la fin immédiate du blocus illégal imposé par Israël avec la complicité de l'Egypte et le soutien direct ou implicite des grandes puissances. Elle exige la libération de la Palestine.

Réunie en congrès à St Denis les 30 et 31 mai 2015, l'AFPS apporte son plein soutien à la Flottille de la Liberté. Elle demande aux autorités françaises de prendre les mesures nécessaires pour en assurer la protection.



2) Le congrès de l'AFPS tient à exprimer son indignation quant à la politique européenne qui condamne en Méditerranée des dizaines de milliers de migrants à une mort horrible dans leur tentative d'échapper à la misère et à la guerre. Les puissances occidentales en sont les principales responsables à travers leurs politiques néocoloniales et leurs interventions militaires. Parmi ces réfugiés figurent des Palestiniens, une fois de plus chassés, une fois de plus déplacés par la force. Laurent Fabius, dans son discours devant le conseil de sécurité de l'ONU exigeait le droit à un retour rapide pour tous les réfugiés de Syrie et d'Irak. Le Congrès de l'AFPS demande qu'il fasse preuve de cohérence et qu'il agisse en conséquence dès à présent pour la réalisation du droit inaliénable au retour des réfugiés palestiniens en Palestine.
 

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 15:31

30 Mai 2015 , Rédigé par Réveil Communiste

Renault-Bursa : La lutte paie !

Tract de la CGT Renault Flins, 28 mai 2015 :

Pendant 13 jours les travailleurs de Renault Bursa, en Turquie, ont fait grève et ils ont occupé l’usine jour et nuit. Ils revendiquaient des hausses de salaire et la liberté de choisir leur syndicat. Cette grève a entrainé d’autres grèves dans de nombreuses entreprises, certaines avec occupation d’usine, à Bursa même, ainsi que dans d’autres villes comme Istanbul et Ankara. Les raisons de la grève : Le patronat de la métallurgie (dont Renault fait partie) et le syndicat pro-patronal et pro-gouvernemental Türk Metal-is ont signé un accord pour 3 ans (de 2014 à 2017) avec des hausses de salaires d’environ 3% alors que l’inflation dépasse les 20% par an en Turquie. C’est cela que les travailleurs de Renault refusaient et la direction a fini par céder.

Ce mardi 26 mai, la direction a proposé un protocole d’accord que les grévistes ont accepté. Renault propose :

• Aucun licenciement suite à la grève.

• Reconnaissance officielle des délégués élus pendant la grève comme interlocuteurs.

• Le choix pour les travailleurs d’adhérer au syndicat de leur choix.

• Deux primes immédiates : l’une de 360 euros, l’autre de 170 euros.

• Une prime, qui, elle sera versée tous les ans, de 215 euros minimum.

• Une augmentation de salaire dont le montant sera annoncé dans un délai maximum d’un mois.

• Aucune poursuite pour les faits durant la grève.

• Les 13 jours de grève payés.

Mercredi matin, les grévistes ont repris le travail la tête haute. Ils ont le moral et ils restent mobilisés car au moindre écart de la direction, ils sont prêts à remettre cela. Les travailleurs de Renault Bursa viennent de faire la démonstration que la lutte paye !!! Hé bien BRAVO !!!

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 13:42

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 17:31

Pour sortir de la dictature du capitalisme,

le mouvement ouvrier et populaire doit combattre

pour la sortie de la France de l’Union Européenne,

de l’Euro et de l’OTAN !

10 ans après la Victoire du NON au Référendum sur le Traité Constitutionnel Européen – victoire bafouée par le Parlement parjure qui a malgré tout fait adopter ce Traité – le peuple de France, et en premier lieu la classe ouvrière, continue à rejeter l’Union Européenne, cette construction impérialiste faite par et pour le capital.

L’UE supranationale, espace organisé de la « concurrence libre et non faussée », est une machine de guerre contre les salaires et les droits des salariés; elle aggrave la course au profit capitaliste et à l’exploitation par la suppression des barrières douanières en faveur du libre marché, la destruction des services publics, dans le contexte mondial de la multiplication des guerres, de la destruction d’ Etats souverains, des dominations des firmes transnationales par la privatisation et la marchandisation de la santé, de l’alimentation, de l’environnement, qui marquent la vie des travailleurs sur toute la planète.

L'UE n'est en réalité que la forme supranationale libérale de la mondialisation capitaliste sur le sous-continent européen. Il faut sortir de cette « prison des peuples », il faut briser l’alliance des bourgeoisies qui sont unies aujourd’hui contre les classes ouvrières.

L'Euro est l’arme du capital pour imposer que la seule variable d’ajustement soit le coût du travail, infliger l’austérité et la déréglementation sociale (salaires, retraites, droits sociaux..). On ne peut agir contre l’austérité et rester dans l’Euro. Il faut donc sortir de cette monnaie unique et inique, carcan pour des économies nationales diversifiées.

Nous affirmons l'urgence d'un processus de réappropriation de la souveraineté nationale

La Nation est le cadre permettant la souveraineté pour le peuple. C’est à ce niveau que les conquêtes sociales ont été réalisées et qu’elles peuvent être les mieux reconquises et garanties. L’Union Européenne éloigne encore plus les lieux de décision, démembre la nation avec les euro-régions et euro-métropoles, crée un arsenal juridique contraignant au terme duquel la France s’interdit explicitement de mener une politique indépendante et souveraine.

La nation française doit retrouver son indépendance monétaire, fiscale, douanière pour reconquérir la maîtrise de ses richesses par l’appropriation collective des grands moyens de production et d’échange dans des formes diversifiées. Elle doit établir de nouveaux rapports de coopérations et d’échanges, entre nations et peuples souverains.

Elle doit sortir de l’OTAN et de tout bloc militaire spécifiquement européen (Agence Européenne de Défense), qui ne sont que les « bras-armés » de l'impérialisme états-unien, allemand dominants mais aussi français ou anglais pour le nouveau (re)-partage du monde.

Il y a urgence à ouvrir une réponse populaire au nationalisme, à la fascisation

Marine Le Pen est la face trompeuse d'un courant politique de fascisation qui marque tous les pays européens, des identitaires en France, jusqu'aux Nazis de l'Aube Dorée en Grèce. L'extrême droite fasciste a toujours été et est un recours ultime de la dictature terroriste du capital financier. Son discours chauvin « national-ouvriériste » a pour fonction de diviser la classe des travailleurs dans la lutte contre le capital. Les travailleurs ont tout à y perdre, alors que l'urgence est de renforcer leurs luttes, au plan national comme international, contre la mondialisation capitaliste. Contre le nationalisme, le fascisme et l’euro-atlantisme, c’est un large Front antifasciste, patriotique et populaire qu’il faut aujourd’hui constituer pour combattre l’UE.   

Les travailleurs à l’avant-garde du combat

La classe ouvrière, les salariés des entreprises en lutte ont relancé ces dernières années l’enjeu de l’appropriation sociale des fruits de leur travail, et au final, l’enjeu des nationalisations comme condition du développement industriel et de la recherche, de la relocalisation des productions, du maintien des droits sociaux. C’est dans des luttes longues et dures (Fralib, Sanofi, Psa, Goodyear, Florange, Pilpa, Veninov, Kem One, Ford, Doux, Fraisnor, Sambre et Meuse, SNCM, Air France, SNCF…) que les salariés cherchent des leviers d’interventions à leur portée, et font émerger leurs objectifs politiques, non seulement pour leurs salaires et leurs besoins vitaux, mais contre les déréglementations dictées par l'UE et pour affirmer le rôle essentiel des travailleurs pour faire reculer la capacité du capital à spéculer et détruire les acquis du Conseil National de la Résistance (CNR).

 Nous, organisations et militants des « Assises du Communisme », entendons continuer le combat pour la sortie de la France de l’Union Européenne, de l’Euro et de l’OTAN, antichambre et étape incontournable du combat pour la libération sociale de l’exploitation capitaliste et une véritable indépendance nationale.

Nous, organisations et militants des « Assises du Communisme » appelons les forces communistes, syndicales, démocratiques, antifascistes, antiracistes, patriotiques et les forces de paix à rejoindre le combat pour la sortie de l'euro, de l'UE et de l'OTAN.

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 16:00

Michel El Diablo

quelques photos du rassemblement
quelques photos du rassemblement
quelques photos du rassemblement
quelques photos du rassemblement
quelques photos du rassemblement
quelques photos du rassemblement
quelques photos du rassemblement
quelques photos du rassemblement
quelques photos du rassemblement
quelques photos du rassemblement

quelques photos du rassemblement

Plusieurs centaines de personnes ont participé le 30 mai 2015 (10ème anniversaire du NON populaire au référendum sur le TCE ) au rassemblement devant l’Assemblée Nationale organisé à l’initiative des “Assises du Communisme”. 

Différents représentants des organisations composant ces “Assises” ont pris la parole pour appeler à la sortie de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN, pour la souveraineté nationale, pour la paix, la démocratie et le progrès social.

Ont pris la parole :

-William Roger – « Rassemblement des Cercles Communistes »

-Georges Gastaud – « Pôle de Renaissance Communiste en France »

-Marie-Christine Burricand – « Faire Vivre et Renforce le PCF »

-Eric Fatou - « Cercle ouvrier du bassin minier »

Les messages de soutien issus du mouvement communiste d’Europe venus de divers pays ont été chaleureusement applaudis.

 

Etaient notamment présents: Yvette Génestal “Action Communiste Normandie”, Jean Calvary “Rouges Vifs IdF”, Gilles Questiaux “ Réveil Communiste”, Christian Champiré maire communiste de Grenay, Roger Sylvain  “Front Syndical de Classe”, ainsi que Jean-Luc Pujo des Clubs “Penser la France” et de nombreuses personnalités communistes et républicaines.

 

Sources : Facebook et Initiative Communiste

Notre mouvement "Action Communiste Haute-Normandie"  était représenté à ce rassemblement.  Toute l'expérience des militants de Seine-Maritime démontre que nous heurtons à chaque recul social imposé  par les gouvernements de droite ou socialistes à la "concurrence libre et non faussée" rejetée par les Français en 2005.  Lourde est la forfaiture des parlementaires qui votèrent le traité de Lisbonne contre la volonté populaire.  Les Français ne s'y trompent d'ailleurs pas.  Ils seraient plus de 62 % aujourd'hui à rejeter le traité contre plus de 54% en 2005.

L'UE, c'est l'instrument du capitalisme mondialisé.  Les multinationales du CAC40 ou d'autres places financières qui dirigent nos vies n'ont jamais eu tant de pouvoirs.  Ce sont eux qui exigent ces reculs sociaux et cette austérité pour gorger leurs actionnaires qui demandent chaque année un peu plus et réclament des gains de productivité, davantage d'heures de travail, moins de sécurité et une flexibilité accrue pour les salariés.  L'UE et les gouvernements français leur donne cela et leur permettent de déréglementer, de privatiser, de se retructurer sans entraves au niveau de la planète, mettant ainsi les travailleurs en concurrence pour mieux se gorger de dividendes.

C'est le cas de l'UPM, multinationale nord-européenne du papier, qui détruit l'emploi à Grand-Couronne à Chapelle Darblay en s'appuyant sur les nouvelles lois ( l'ANI ...) demandées par Bruxelles et votées par les socialistes.

C'est le cas de Schneider industrie à Petit-Quevilly qui délocalise en Pologne malgré un chiffre d'affaires de près de 25 milliards en 2014 et des dividendes en constante augmentation. Après les 230 licenciements en 2013, c'est le site avec 91 emplois qui est menacé.  Schneider est un groupe historique en France qui a fait sa fortune en exploitant dès le début du capitalisme et de l'industrialisation en France, des générations de travailleurs et d'ouvriers.   C'est grâce aux mesures de libéralisation et d'ouverture des marchés sans contrôle que ce groupe  a prospéré et liquide l'emploi en France.  Précisons que Schneider Industrie est un des groupes pratiquant un lobbying particulièrement actif auprès de la commission et des parlementaires de Bruxelles.

C'est le cas de la SNCF, notre propriétré commune que l'Etat achève de privatiser au détriment des services rendus à la population.  Avec la mobilité accrue des salariés la SNCF doit être, plus que jamais, un service public et ne pas répondre aux exigences de rentabilité.  L'argument serait que le taux de remplissage des trains sur la ligne Le Havre Rouen Paris ne serait pas suffisante!  Il est pouratnt de 57%.  La SNCF doit redevenir service public nationalisé et ne plus se préoccuper de rentabilité.  Cela lui éviterait en outre des aventures financières hasardeuses hors de France, coûteuses pour l'entreprise et les usagers.  C'est Bruxelles, avec l'accord des socialistes et de la droite, qui a programmé cette privatisation.

C'est le cas de la santé privatisée ou devant obéir aux lois de la rentabilité.  Résultat : des malades en attente de soins, des urgences surchargées, des médecins débordés et inaccessibles dans certains secteurs géographiques, comme à Dieppe ou dans la région de Fécamp ou Goderville, la médecine à deux vitesses pour les rendez-vous en hôpital, en IRM ou scanners ... alors que le ministre socialiste Sapin annonce encore 9 milliards de coupe dans les services publics et la protection sociale sur injonction de Bruxelles.

Ce ne sont que quelques exemples qui affectent la vie des Normands et des Français.  C'est la politique de l'Union européenne.  C'est le résultat de l'euro.  Il faut en sortir.  

C'est l'anniversaire du NON au traité constitutionnel qu'ont célébré les participants à ce rassemblement, avec les militants des Assises du communisme et des militants communistes. Ils ont fait entendre l'exigence de la sortie de l'euro, de l'UE et de l'OTAN pour se débarrasser de ces dictatures politiques, financières et militaires supranationales à deux pas de l'Assemblée Nationale.  Pour pouvoir construire souverainement, au service de la Nation toute entière, une société libérée des diktats des multinationales et du capitalisme mondialisé. 

 

Quelques banderoles et affiches sur la manifestation
Quelques banderoles et affiches sur la manifestation
Quelques banderoles et affiches sur la manifestation

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 14:59
 
Pendant que notre classe politico-médiatique crie à la germanophobie...Le 23 mai 2015 sur "Le Grand Soir.

Jean-Luc Mélenchon, le fondateur du Parti de Gauche, a écrit un pamphlet intitulé « Le hareng de Bismarck ». Il est dirigé contre la suprématie allemande en Europe et la reprise par le Président français François Hollande et Manuel Valls, le chef du gouvernement, de la politique de « l’Agenda 2010 » de Gerhard Schröder.

Comme cette « politique réformatrice » de Schröder n’était pas un produit de la social-démocratie mais consistait en la reprise du programme du patronat allemand par un Chancelier social-démocrate, la polémique que lance Mélenchon vise dans les faits à dénoncer la mise en place, en France, de ce programme du patronat allemand.

Son exposé est convaincant. Ce programme ne marche qu’aux dépends des autres et seulement si les autres pays européens ne l’adoptent pas non plus. Cela est si simple et si logique que l’on ne peut que se demander pourquoi la Chancelière allemande, son Ministre des Finances et son partenaire de coalition ne l’ont toujours pas compris. Tous les pays européens ne peuvent pas avoir des exportations excédentaires, c’est-à-dire produire plus que ce qu’ils consomment. Ou, encore plus simple : tous les pays ne peuvent pas détenir en même temps le record des exportations.

Pour illustrer ce qui s’est passé en France Mélenchon raconte une visite de François Hollande à Angela Merkel en mai 2014. Le Président français reçut en présent à Stralsund un petit tonneau de harengs de Bismarck. Du reste, le Spiegel avait noté l’impair : « François Hollande pourrait tout à fait comprendre ce tonneau comme une mesquinerie de la part d’Angela Merkel. Le Chancelier prussien, qui laissa son nom en 1871 à un poissonnier du coin pour ses poissons confits, était un ennemi terrible des Français. » Porté par une fièvre toute nationale le Spiegel poursuit : « Comme aux temps de Bismarck la France lutte contre son infériorité face à son voisin de l’Est… Et comme à l’époque c’est un Chancelier surnommé « d’airain » qui gouverne à Berlin. »

Pour Mélenchon, Bismarck a agressé la France. Après la victoire il fit couronner l’Empereur allemand dans la galerie des glaces de Versailles. Jusqu’aujourd’hui les Français n’ont pas oublié cette humiliation. Le fondateur du Parti de Gauche nomme ce hareng de Bismarck un « message sicilien ». Quand la mafia envoyait à quelqu’un un poisson cela signifiait qu’une personne avait été « envoyée chez les poissons », c’est-à-dire tuée.

Selon Mélenchon ce sont la démocratie européenne et les valeurs fondamentales de la Révolution française, Liberté, Égalité, Fraternité qui ont été envoyés chez les poissons par la suprématie allemande.

Merkel n’a certainement pas voulu envoyer un message sicilien. Elle n’est pas si méchante ni si sournoise. Mais le fait qu’elle ait offert le même présent au Président français qu’à George W. Bush et Vladimir Poutine montre en réalité à quel point la politique et la culture françaises lui sont encore étrangères.

Lorsque Mitterrand, Thatcher et Andreotti s’opposaient à la réunification allemande c’était la suprématie de la grande Allemagne qu’ils visaient, une suprématie qui selon eux mettrait en danger le processus d’unité en Europe.

George Bush, le Président américain, n’avait lui rien à y redire. Au contraire, il exigeait de l’Allemagne un « partnership in leadership ». Il prônait ainsi une domination allemande en Europe, bien en accord avec la stratégie mondiale américaine.

Tant que les Allemands joueront aux vassaux de la puissance mondiale des États-Unis – il suffit ici de penser au comportement de Merkel dans le scandale de la NSA – la mise en garde de Mélenchon : « l’impérialisme allemand est de retour » ne menacera pas la seule puissance mondiale restante.

Le pamphlet de Mélenchon ne peut pas être expédié comme une critique exagérée du gouvernement allemand par un homme de gauche français. Dans la nécrologie en hommage à son collègue Ulrich Beck, le sociologue anglais Anthony Giddens écrivait : « Thomas Mann avait conclu, comme on le sait suite aux deux guerres mondiales, qu’il fallait que l’intégration européenne débouche sur une Allemagne européenne, en aucun cas sur une Europe allemande. Mais la crise de l’euro a précisément produit cette Europe allemande. Angela Merkel est de facto la Présidente de l’UE. On ne peut pour ainsi dire rien faire passer contre elle, la République fédérale définit les règles pour le reste de l’Union. Mais comme l’hégémonie de l’Allemagne n’a pas de légitimité immédiate Merkel tente de la dissimuler. Elle est devenue, comme l’avance Beck, une « Merkiavelli » qui cache habilement son influence de dominante – ce qui débouche finalement sur de la tromperie. Elle prétend mener le sauvetage de l’Europe mais seule est autorisée la politique passée au prisme de la pensée économique allemande.

Nous sommes bien loin de la stabilisation de l’euro, ne serait-ce que parce que l’Allemagne n’autorise pas la condition nécessaire à cela, savoir une intégration fiscale et économique plus grande de l’Eurozone. Au lieu de cela on impose aux pays du Sud une politique d’austérité sans même préserver un semblant d’approbation démocratique. Le résultat en est que le centre politique s’effondre dans ces pays encore plus vite que dans d’autres.

C’est pourquoi Beck appelait de ses vœux un nouveau contrat social pour l’Europe. Ce qui signifie en dernière instance une révolte contre la domination allemande. La politique économique devrait miser plus fortement sur des investissements, la protection sociale devrait être étendue en Europe. Les pays plus riches devraient s’engager pour ceux qui souffrent de la crise. »

Si l’on confronte les analyses de ces deux célèbres sociologues avec la phrase de Merkel : « Si l’euro meurt c’est l’Europe qui meurt » alors on voit bien toute l’ampleur de l’échec de sa politique européenne. En effet, nous sommes bien loin de la stabilisation de l’euro. Mélenchon n’oublie pas de noter combien entre-temps les Allemands se montrent arrogants en Europe. Lorsqu’on disait au moment de l’introduction de l’euro : « L’euro parle allemand » on entendait peut-être encore rassurer les citoyens allemands se souciant de la stabilité monétaire. Déjà à l’époque les autres pays européens n’aimaient pas cette musique. Mais lorsque Volker Kauder, président du groupe parlementaire de la CDU/CSU au Parlement allemand, dit au Congrès de la CDU à Leipzig, dix ans plus tard : « maintenant voilà qu’en Europe on parle allemand » on pouvait alors tâter à nouveau de la vieille folie des grandeurs allemande. En avril dernier, dans une réunion à Washington, Wolfgang Schäuble fustigeait le manque de volonté de réforme de l’Assemblée nationale française et disait : « la France pourrait s’estimer heureuse si quelqu’un contraignait le Parlement, mais c’est difficile, c’est comme ça la démocratie. » Le Premier Secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis reprocha au Ministre allemand des finances une « francophobie intolérable, inacceptable et contre-productive ». Le ton de l’indignation du chef de fil des socialistes n’est guère différent de celui de Mélenchon : « l’Allemagne est à nouveau un danger. Le modèle qu’elle impose aux États européens est un recul pour notre civilisation. »

Il n’oublie pas de souligner que le modèle économique allemand des néo-libéraux est loin d’être aussi couronné de succès que ses propagandistes veulent nous le faire croire. Si l’on compte sur plusieurs années, la croissance française est supérieure à la croissance allemande. Cela vaut aussi pour les gains de productivité. Les plaintes de Merkel quant aux longues vacances et aux retraites précoces des Européens du Sud se heurtent à une fin de non-recevoir dénuée de toute compréhension. Mélenchon fait ainsi remarquer d’un ton railleur que ces « fainéants » de Grecs, d’Espagnols et de Portugais ont moins de vacances que ces travailleurs d’Allemands et qu’Espagnols et Portugais partent plus tard en retraite.

L’Allemagne a, nous dit notre combatif député européen, le moins de naissances et la part de la population âgée la plus haute en Europe. Et c’est ce modèle que la France devrait suivre ?

Dans la pollution de l’air et dans la production de déchets l’Allemagne est aussi en tête et empêche, sur ordre de l’industrie automobile, des niveaux d’émission de gaz d’échappement plus bas et, sur ordre de l’industrie chimique, des directives écologiques au niveau européen.

Il va de soi que Jean-Luc Mélenchon en veut particulièrement à la politique sociale allemande. Il souhaiterait éviter à tout prix en France des baisses de salaires et de retraites selon le modèle allemand. La précarisation du travail avec des bas salaires, des contrats de travail à durée déterminée, des contrats à la pièce, du travail intérimaire et des mini-jobs ne peut servir de modèle à Paris. En France le marché du travail n’est pas encore, et de loin, aussi bousillé qu’en Allemagne. Cela fait longtemps qu’il y a là-bas un salaire minimum, supérieur à celui du voisin de l’Est.

On peut reconnaître l’avancée de la soumission au paradigme néo-libéral en Allemagne à la réponse donnée à un sondage pour le Handelsblatt où la majorité des managers allemands exigeait un salaire minimum supérieur à ce que réclamaient la DGB et les sociaux-démocrates.

[...] Lire la suite sur le site du Grand soir.

Oskar Lafontaine

* Oskar Lafontaine est membre fondateur et ancien coprésident de Die Linke.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 14:11

Publié par Michel El Diablo

 Réveillons la DYNAMIQUE POPULAIRE du « NON » au Traité Constitutionnel Européen !
 Réveillons la DYNAMIQUE POPULAIRE du « NON » au Traité Constitutionnel Européen !

29 MAI 2005 - 29 MAI 2015

55% DE NON AU TCE : DE LA VICTOIRE

A L’ECRASEMENT DE LA SOUVERAINETE DU PEUPLE

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UNE VICTOIRE SANS APPEL !

Il y a 10 ans, le peuple français votait NON au Traité constitutionnel européen (TCE). Il infligeait une défaite retentissante à tous les européistes : au patronat et aux puissances financières, aux partis politiques qui avaient mis tout leur poids pour le OUI, aux médias qui les relayaient, aux instituts de sondage qui prédisaient en janvier 2005 une victoire écrasante du OUI ! Mais voilà qu’au fil des semaines, le peuple s’invitait dans une campagne sans précédent : ça débattait, texte du TCE en main, dans les villes et dans les zones rurales, sur internet et sur les murs de France. Fleurirent ainsi les rassemblements publics de centaines de milliers de citoyens, des affiches et des tracts, des chansons et des badges. Le peuple de France ne parlait plus que de cela. Une véritable dynamique démocratique. Et le NON a pris son envol. Inexorablement. Les grimaces des européistes ont alors succédé à leurs sourires carnassiers. Et les courbes des sondages se sont inversées. Petit à petit, doucement mais sûrement. Qui a vécu cette période d’intense activité populaire ne peut l’avoir oublié. Nous nous étonnions de la force que nous étions capables de déployer. De notre capacité à nous affronter aux puissants et à leur armada médiatique. L’association Attac, à l’apogée de sa puissance, joua un rôle moteur dans cette mobilisation. Et c’est avec jubilation que les citoyens qui avaient voté NON ont accueilli les résultats au soir du 29 mai. Le fruit de leur engagement, de leur lucidité, de leur autonomie, de leur détermination, de leur capacité à s’emparer des questions les plus déterminantes, malgré leur caractère volontairement rebutant. 55% ! Résultat sans appel qui laissait présager un retour en force de la démocratie vivante : celle d’un peuple en mouvement. Celle d’une France qui s’opposait fièrement aux classes dirigeantes et envoyait un signal d’espoir à tous les peuples qui avaient été privés de référendum dans leur pays (comme en Allemagne) sur un domaine constitutionnel pourtant normalement réservé aux peuples et non pas aux élus.

LA TRAHISON : LE COUP D’ETAT PARLEMENTAIRE !

Mais il a fallu déchanter. Puisque le choix du peuple ne convenait pas aux élites, aux politiques patentés, aux marchés financiers, à la Commission européenne, alors ils se sont assis dessus, démontrant ainsi leur vraie nature antidémocratique. Et les voilà qui ont mitonné une version nouvelle baptisée Traité de Lisbonne. Un autre nom mais le même projet : se débarrasser de la voix populaire et réunir tous les traités libre-échangistes, fondés sur la concurrence et la supranationalité de l’UE, en un seul texte qui s’imposerait à tous, sans débat, sans vote, sans le peuple, contre le peuple. Ce sont donc les députés et les sénateurs, réunis en congrès, qui ont dit oui au Traité de Lisbonne en 2008 et non au peuple souverain. Trahison absolue. Véritable coup d’Etat parlementaire conduit par le PS, l’UMP et une partie des parlementaires Verts. Une grande partie du peuple français a alors compris que les parlementaires ne les représentaient pas. Qu’ils étaient les agents zélés des classes dominantes. Écœurement des citoyens bafoués, privés de leur souveraineté. C’est le socle même de la légitimité de l’Etat et de la démocratie qui été mis à bas. Et la Constitution française fut révisée et affublée d’un nouveau titre afin d’être compatible avec le Traité de Lisbonne. Ce titre 15 nous a mis sous la tutelle de l’Union européenne, désormais totalement libre d’imposer toutes ses politiques néolibérales. Quelle que soit la couleur du gouvernement. La confiance était alors rompue.

Et ce n’est pas le parlement européen, guignol tragique de la Commission européenne, marionnette des multinationales, valet du système européen et de la mondialisation, qui pourra s’opposer à cette logique antipolitique. Il est sans aucun pouvoir et sans légitimité démocratique ! Il n’est qu’une vitrine servant à mettre en scène une parodie de démocratie, sans rien de ce qui peut donner le moindre sens à un processus électoral. Une farce sinistre.

Le 29 mai 2005, une majorité de Français avaient perçu, compris, anticipé ce que signifiait le TCE : la fin de la souveraineté nationale, la mise sous tutelle de la France par l’UE, le néolibéralisme encore davantage au pouvoir. Leur NON était l’expression de leur refus.

DIX ANS PLUS TARD LE PEUPLE PAIE, LES CLASSES DIRIGEANTES ET LE FN JUBILENT !

Les conséquences éclatent au grand jour sous le nom d’austérité. Le chômage n’a cessé d’augmenter. Les délocalisations se sont accélérées, la désindustrialisation a fait un bond en avant, les privatisations continuent, les services publics sont appauvris, les effectifs des fonctionnaires réduits, la protection sociale démantelée, le droit du travail implose, la déflation salariale est incessante, les conditions de travail se détériorent, le contrôle social et les lois sécuritaires se multiplient... Le démantèlement de la France semble inexorable. Les lois récentes dites de décentralisation propulsent une euro-régionalisation qui ne dit pas son nom. Toutes les conquêtes sociales mises en place après la Libération sont les cibles de l’Union européenne et du MEDEF. Elles sont progressivement détruites par les gouvernements qui se succèdent : celui de l’UMP et ses alliés et celui du PS soutenu par les Verts et le Front de gauche. Tous complices. Tous responsables, chacun dans son rôle. Alors le Front national ramasse la mise : il est le seul parti à avoir fait fructifier le NON au TCE de 2005, heureux du cadeau en or qui lui a été servi par les partis du renoncement. Le FN ne rencontre aucun obstacle. Il surfe sur la désespérance, capte les voix populaires et le drapeau français. Il se pare des habits de sauveur alors qu’il est un fossoyeur des valeurs de la Révolution française et le promoteur d’un capitalisme national et de la xénophobie. Mais son ascension n’est possible que parce que la gauche - sous toutes ses formes - ne défend plus les intérêts des classes dominées, celles qui prennent en pleine face les effets de la mondialisation. Les 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Les chômeurs à la dérive. Les retraités paupérisés et parfois contraints de travailler pour survivre. Les fonctionnaires attaqués de toute part, la jeunesse, diplômée ou non, sacrifiée, condamnée à la précarité, les couches moyennes appauvries. Le même traitement est appliqué en Espagne, au Portugal, en Italie, en Grèce. Mais aussi aux travailleurs allemands, britanniques, belges, etc. Partout les salaires diminuent, le chômage explose, les gouvernements imposent, tels des kapos - triste et amer constat - les directives européennes, la réduction des dépenses publiques, la remise en cause des droits des salariés, et bientôt des 35 heures, la paupérisation des hôpitaux publics, le démantèlement progressif de la Sécurité sociale, sur les ordres des recommandations de la Commission européenne. Tandis que les peuples sont condamnés à la misère, les banques, les organismes financiers et les multinationales regorgent de bénéfices. Qui ne voit pas cette réalité est aveugle. Qui la voit mais ne la combat pas frontalement est complice.

 

 Réveillons la DYNAMIQUE POPULAIRE du « NON » au Traité Constitutionnel Européen !

DIX ANS PLUS TARD OU SONT LES OPPOSANTS ?

Mais où sont donc passés les opposants ? Les partis de gauche et de « gauche de gauche », les organisations altermondialistes, les syndicats ? Ils établissent les listes des dégâts sans jamais s’attaquer aux causes. Ils dénoncent, ils trépignent, ils s’indignent et s’offusquent. Que proposent-ils pour y remédier ? Rien ! Ils brassent du vent. L’Union européenne est leur horizon indépassable. Demain l’Europe sociale disent-ils. Demain la réforme de l’intérieur affirment-ils. Plus tard un parlement européen qui s’opposera espèrent-ils. Atterrés, ils soupirent dans l’attente de l’illusoire « convergence européenne des luttes », comme si les situations nationales, les spécificités des rapports de force nationaux, les différentes économies des pays de l’UE, les divergences d’intérêts pouvaient miraculeusement se synchroniser. Par quelle main invisible ? Celle du marché ? Leurs postures tentent de masquer la maladie qui les a saisis et qui déjà les emporte : une idéologie postnationale, le renoncement à la souveraineté nationale et populaire, arrachée au monarque par la Révolution française. Ils crèvent de peur à la moindre évocation de la sortie de l’Union européenne et de l’euro, pourtant ennemis implacables de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité. Ils cèdent parfois, et souvent, aux chantres d’une laïcité adoucie, relative, positive, d’un communautarisme religieux, confondant prolétariat et croyances religieuses, prônant la « diversité » contre l’égalité. L’amnésie les a pris. Qu’ont-ils fait du NON « de gauche » au TCE de 2005 ? Au mieux, rien ! Ils ont accepté le coup d’Etat parlementaire de 2008, même si ils n’y ont pas apporté leur voix. Ils ont enterré l’événement. Ils se sont docilement intégrés à la nouvelle logique institutionnelle et constitutionnelle. Ils ont repris leurs activités comme si de rien n’était. « Business as usual » ! Ils vivotent au sein du système, confondant internationalisme et européisme. Mais ils vont plus loin. Ils méprisent les citoyens qui ont compris que c’est à la mondialisation qu’il faut s’attaquer. A la mondialisation et à son arsenal d’institutions mises en place pour mater les peuples : l’Union européenne, sa monnaie unique, le FMI, la Banque mondiale, l’OMC et l’OTAN. Ils continuent à vouloir nous persuader que « l’Europe c’est la paix », que la « souveraineté nationale c’est le repli nationaliste ». Ils sont devenus des agents de la défense du système, la pointe avancée de son idéologie, sa face solaire et progressiste, légitimant l’illégitime !

REVEILLER LA DYNAMIQUE DU NON AU TCE

Les Français ont de la mémoire. Ils n’ont oublié ni le NON au TCE en 2005, ni la forfaiture des parlementaires français en 2008. Le M’PEP non plus n’est pas amnésique. Il s’est créé en 2008, pour faire vivre politiquement le NON au TCE auquel ses militants ont contribué. Il a toujours mis en avant la nécessité de sortir de l’Union européenne et de l’euro, condition indispensable pour une restauration de la démocratie, une véritable alternative politique fondée sur l’égalité, le progrès social, la reprise en main de l’économie, l’emploi, la fin du chômage, la revitalisation des services publics, la réindustrialisation conjuguée à la protection de l’environnement, la laïcité. Le M’PEP est devenu un parti politique à part entière depuis décembre 2014. Son objectif : la défense des intérêts des classes dominées. Démondialisation - Souveraineté nationale et populaire - République sociale - Internationalisme : telles sont les grandes lignes de son développement. Le M’PEP a rompu clairement avec le concept de gauche. Il ne s’y reconnaît plus, comme des millions de citoyens. D’ici quelques mois, notre parti rendra public un programme de gouvernement, radicalement démondialisateur, qui vise à remplacer le système en place par un autre. Il s’inspire du programme du Conseil national de la Résistance et des conquêtes sociales qu’il a permises. Il s’appuie sur la conviction que non, décidément, le peuple de France, seul légitime pour détenir la souveraineté qui lui appartient en propre, n’est pas prêt à se laisser berner, ni par les puissants et leurs dirigeants ni par les conteurs de fables de la gauche. Notre parti, ouvert à tous ceux qui ne renoncent pas, a la volonté de jouer pleinement son rôle : dans les urnes en présentant des candidats mais aussi dans les luttes sociales qui naissent et meurent un peu partout parce qu’elles sont sans perspectives politiques nationales, sans parti défendant leurs intérêts. Car un parti politique, même avec un programme sans concession, ne peut être efficace que si l’expression populaire grandit, explose au grand jour. C’est bien la dynamique de 2005 qu’il faut rallumer. Elle n’est pas morte. Elle est juste en sommeil. Réveillons-la !

Plaque commémorant la première réunion du CNR, qui s'est tenu le vendredi 27 mai 1943 au 48 de la rue du Four (Paris 6ème)

Plaque commémorant la première réunion du CNR, qui s'est tenu le vendredi 27 mai 1943 au 48 de la rue du Four (Paris 6ème)

S’INSPIRER DU PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE

Le programme du Conseil national de la Résistance, encore aujourd’hui, est le cauchemar des néolibéraux. Le retour à une situation « normale », qu’appelle le FMI de ses vœux, relayé par l’Union européenne, est tout simplement la remise en cause de la plupart des fonctions de l’Etat social parce que « les systèmes collectifs vont être mis en concurrence » dans le cadre de la mondialisation. Selon cette théorie, les pays ne parvenant pas à réduire leurs dépenses sociales auront alors à résoudre un problème majeur : d’un côté, les actifs - hommes et capitaux - qui vont se délocaliser ; de l’autre, les passifs, « ceux qui participent à la dépense sans créer de richesse », qui resteront. Insidieusement, cette conception s’est peu à peu développée, particulièrement depuis le début des années 80 qui a vu la victoire électorale de Ronald Reagan et Margareth Thatcher, contribuant à étendre les dogmes néolibéraux à toute la planète.

Le texte formidable du Programme du Conseil national de la Résistance doit être connu, particulièrement des jeunes générations. Entretenons l’esprit de résistance et le rejet de la soumission, par la transmission de ce patrimoine et de cette mémoire.

 

le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 26 mai 2015.

 Réveillons la DYNAMIQUE POPULAIRE du « NON » au Traité Constitutionnel Européen !

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