Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 14:01
Entre l’Euro et le peuple, PODEMOS choisit l’euro 

podemosEntre l’euro et le peuple, Podemos a choisi : ce sera l’euro. Podemos soutient l’accord Tsipras UE se félicitant ainsi que la Grèce reste dans l’euro, en dépit de la réalité politique des faits : les accords de Bruxelles consacrent le maintien dans l’euro (et donc le sauvetage de celui-ci) contre le renforcement de l’austérité et la mise sous tutelle de la Grèce.
Pourtant,la démonstration est désormais patente, implacable, d’une rigueur quasi mathématique : on ne peut rester dans l’euro sans reculs sociaux, et sans abandons toujours plus poussés de souveraineté. Aucun parti prétendant proposer une alternative populaire ne peut être crédible s’il compte rester enfermé dans cette prison des peuples qu’est l’UE, s’il se refuse à sortir de l’euro et détruire ainsi cette arme d’exploitation massive des travailleurs.

Podemos jette le masque et soutient l’accord Tsipras-UE.

Vue sur la page facebook communiste pour la sortie de l'UE

Vue sur la page facebook communiste pour la sortie de l’UE

Le slogan de  » l’europe sociale », de la « réforme de l’UE » est l’autre nom du soutien à l’impérialisme américain, à l’oligarchie capitaliste et la version actuelle du « Il n’y a pas d’alternative » (There Is No Alternative TINA) de Margaret Thatcher avec un langage de gauche.

Podemos soutient ainsi le diktat néocolonial imposé à la Grèce alors même qu’un vote non aurait pu affaiblir la mise en place de cet accord sans menacer en quoi que ce soit l’Espagne.
Il s’agit là d’une opposition qui ne remet pas en cause le cadre, qui n’est pas prête à changer le système mais au contraire le défend, qui en voulant rester totalement intégrée au système ne promet que des alternatives sans alternative, comme l’a démontrée SYRIZA en Grèce. Chacun pourra d’ailleurs constater que les forces de contestation du système et de proposition d’une véritable alternative populaire sortant du cadre de l’UE, de l’euro de l’OTAN et du Capitalisme sont totalement censurées dans les grands médias du capital, à l’image du PRCF et de l’ensemble des communistes pour la sortie de l’UE..
mélenchon ueBien sûr la victoire de Syriza en Grèce ou celle  hypothétique de Podemos en Espagne, empêchent les dirigeants de l’UE de dormir car ces deux partis expriment tous les contradictions et faiblesses de la petite-bourgeoisie mais aussi la radicalisation à gauche des classes moyennes paupérisées et déclassées.
En fait ce qui manque ce sont des partis communistes liés au monde du travail, suffisamment forts, influents et léninistes pour faire basculer ces couches du côté des travailleurs pour un front du peuple, antifasciste et patriotique porteur d’une véritable alternative populaire.

JBC et MF pour www.initiative-communiste.fr site web du PRCF

Les déclarations de Iglesias dirigeant de Podemos à El diario 16 juillet 2015

« c’est la seule chose que l’on puisse faire ». C’est ainsi que Pablo Iglesisa le Secrétaire Général de Podemos, décrit l’accord entre le Premier Ministre Grec et la Troika « la politique c’est abject »

« Nous faisons de la politique ou nous demeurons à l’université à rester à élaborer des analyses formidable ? » s’est interrogé Iglesias avant d’entrer au lancement du livre Réseau de l’indignation et de l’espérance de Manuel Castells ce jeudi soir, qui a accepté de répondre à quelques questions :

« Si la majorité de la population grecque accepte…Les pouvoirs en Europe sont antidémocratiques, mais les médias disent « ceux là sont des démocrates, les antidémocrates sont ceux qui sont populistes ». En politique ce qui compte ce n’est pas la rationalité, votre capacité de diagnostic, ce qui compte c’est la puissance et un pays du sud est vraiment très peu puissant »

 » ce qui s’est passé en Grèce c’est la vérité du pouvoir » insiste Iglesisas :  » Si s’articule une nouvelle sorte de gouvernement en Europe avec une orientation politique Keynesienne, si nous réussissons à tordre le bras des Sociaux Démocrates, et les faire changer de camp alors il y aura des possibilités. Et sinon, alors viendra Marine Le Pen qui dira « Nous avons gagné les élections en France, nous avons l’arme nucléaire et notre allié principal est la Russie. Pas l’UE ou l’OTAN. Si nous l’emportons ici, notre ennemi sera les élites locales que nous n’allons pas pleurer. Et sinon, l’alternative c’est Marine Le Pen ? Un partenariat avec la Russie, le début de la troisième guerre mondiale. La politique c’est abject »

La Chambre des Député devra voter un accord entre la Grèce et les institutions européenne pour une nouvelle aide.  » Le parlement espagnol n’a pas voté pour le plan de secours des banques » a déclaré jeudi le secrétaire politique de Podemos, Inigo Errejon. « qui n’ont même pas commencé à rembourser les aides d’états. Quand les débiteurs sont les banquiers, ils pardonnent. C’est une manœuvre électorale et une fraude, personne n’a demandé aux espagnoles s’ils voulaient modifier la Constitution et maintenant il y a des choses qu’il faudrait débattre de façon urgente. il y a une exagération pour contourner la discussion et accélérer les réformes législative dans les derniers mois d’un Parlement qui va changer bientôt, à l’image de ce qui s’est fait pour la loi baillon« 

« Mais pourquoi on vote » se demande Errejon à quoi il répond « Les leaders européen on déplacé le problème en affaiblissant un gouvernement issu des élections, parce que sinon il n’ont plus l’excuse qu’il n’y a pas d’alternative à l’austérité. Les pays qui prennent partis pour Merkel en votant contre leur propre peuple tomberont. Cet accord, dur, comme l’a reconnu Tsipras, c’est l’accord possible avec l’intransigeance des leaders européens, la meilleur solutione possible même s’il ne pense pas à l’avenir de l’UE et de l’euro » et donc?  » nous appuierons ce que soutient le parlement grec et nous respecterons ce à quoi il sera favorable » conclut il.

« Soit l’accord, soit une sortie de l’euro »  Le gouvernement Syriza gagne en stabilité pour Podemos qui salut l’accord Tsipras Troika. source20 minutes 16 juillet 2015 :

Nos commentaires apparaissent entre crochets : [commentaire d’IC]

Le chef du parti espagnol Podemos Pablo Iglesias, proche du Premier ministre grec Alexis Tsipras, a estimé jeudi que l’accord entre la Grèce et ses créanciers avait le mérite de lui offrir une « stabilité » et de permettre d’envisager une restructuration de la dette. [ Stabilité ? stabilité pour la classe capitaliste, pour les marchés, les banques, les spéculateurs. mais précarité et pauvreté pour le peuple grec, pour tous les peuples européens pour qui l’exploitation va se renforcer !]

« Moi comme Alexis [Tsipras] n’aimons pas l’accord, mais c’était une situation limite : soit l’accord, soit une sortie de l’euro », a-t-il déclaré à des journalistes à Madrid. Il s’exprimait pour la première fois sur ce texte depuis qu’il a été adopté lundi dernier par l’Eurogroupe, composé des ministres des Finances des 19 Etats membres de la zone euro. [entre les intérêts du peuple, des travailleurs, et l’Euro du capital, il faut choisir ! Podemos comme Tsipras choississent l’euro. Nous les travailleurs nous devrions plutôt dire que la monnaie unique n’aura pas le service publique et Non à l’euro pour garder nos conquis sociaux comme le clamer les manifestants réunis le 30 juin à l’appel des Assises du Communisme pour les 10 ans du NON au TCE devant l’Assemblée Nationale]

« D’une certaine manière, le gouvernement a gagné en stabilité », a-t-il ajouté en évoquant ce plan d’aide sur trois ans, un troisième sauvetage de plus de 80 milliards d’euros. Et « en même temps, il a obtenu que le sujet de la restructuration de la dette soit envisagé », a-t-il encore défendu. [1° ) stabilité ? en virant les forces de gauche de Syriza dont les ministres ont osé critiquer l’accord, accord qui n’est passé que grâce au soutien actif de la droite (PS et UMP grec… 2°) en réalité l’accord ne comprend aucune mesure d’effacement de la dette, mais bel et bien un renforcement de l’austérité ainsi qu’une colonisation de la grèce mise sous tutelle de l’Union Européenne]

Plus de majorité parlementaire pour Tsipras

Dans la nuit de mercredi à jeudi, sur fond d’échauffourées dans les rues d’Athènes, le Premier ministre grec a fait adopter au Parlement de premières réformes posées comme conditions par les créanciers de la Grèce à un nouveau plan d’aide. Il a au passage perdu sa majorité parlementaire, les oppositions à certaines de ces mesures très draconiennes ayant été nombreuses au sein de Syriza.

A la mi-journée, la Commission a annoncé qu’après l’adoption de ces réformes, la Grèce avait bien rempli les exigences de la zone euro pour lancer des négociations sur un nouveau plan d’aide.

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 13:26

Lu sur Initiative communiste

Déclaration de la commission exécutive du Parti Communiste des Peuples d’Espagne sur la situation en Grèce

Le Comité exécutif du PCPE, après avoir suivi les développements concernant la situation en Grèce au cours des dernières semaines, a émis la déclaration suivante :

  1. Le nouveau protocole d’accord intervenu dans la nuit du 12 Juillet et approuvé par le parlement grec la nuit dernière est une attaque sans ménagement contre les travailleurs grecs. La plupart des mesures convenues à l’unanimité à Bruxelles impliquent un aggravationt de la situation sociale et du travail déjà terrible et en conduisant à de nouvelles privatisations vont soumettre à un nouveau le pays au pillage pour l’enrichissement des monopoles grecs et étrangers.
  2. Les négociations entre le gouvernement grec et l’Eurogroupe, marquée par des mouvements successifs, la désinformation, des menaces et diverses manœuvres, ont mis en évidence les différences en termes d’aspirations et d’intérêts qui se produisent au sein de cette alliance impérialiste qu’est l’Union européenne. Les différentes approches de la France et de l’Italie et l’Allemagne sont l’expression des conflits internes qui se produisent au sein de l’UE, mais néanmoins s’accordent sur un élément majeur: faire peser la charge sur la classe ouvrière et les secteurs populaires du poids d’un nouveau processus favorisant l’accumulation des monopoles.
  3. L’approbation du Parlement grec, la nuit dernière, du mémorandum présenté par le gouvernement de SYRIZA a montré très clairement les limites de la gestion capitaliste. Malgré la rhétorique initiale, il est constaté que ni la majorité absolue ni l’utilisation de référendums ne bénéficient à la majorité des travailleurs tandis que se poursuit la logique des institutions capitalistes sans un véritable modèle alternatif. La social-démocratie, sous ces nouvelles ou ancienne forme, en revient à exercer leur rôle de légitimer et d’appliquer less politiques anti-ouvrières, et de se ranger encore du côté du grand capital.
  4. En particulier, le cas du référendum, le 5 Juillet a été instructif. Alors qu’initialement le gouvernement de SYRIZA a appelé à voter «NON» à la proposition de la Commission européenne, la BCE et le FMI, il a fini par accepter un accord plus dur que celui qui a été rejeté il y a quelques jours, générant ainsi encore plus de frustration dans le peuple grec et auprès de tous ceux qui ont fait confiance à Tsipras. Tous cette déception du peuple et des travailleurs grecs a sa contrepartie dans notre pays dans des organisations telles que PODEMOS ou Isquirda Unida, qui continuent à favoriser les illusions sur la gestion humaine du capitalisme.
  5. Le PCPE veut exprimer son soutien explicite dans ce processus au Parti communiste de Grèce (KKE), qui a maintenu une position ferme pour la sortie de l’UE et de l’euro et un pouvoir populaire, la seule alternative vraiment viable pour le bénéfice de la classe ouvrière et le peuple, qui a dénoncé les diverses manœuvresà la fois le  du gouvernement Syriza et des créancier, ayant ainsi à supporter l’incompréhension, la diffamation et la calomnie de toutes sortes d’opportunistes, à la fois en Grèce et en Espagne.
  6. Le PCPE estime que ce qui est arrivé en Grèce génère d’importantes leçons pour la lutte de la classe ouvrière et du peuple travailleur dans notre pays. D’une part, il a montré les limites de la gestion capitaliste, mais il a également servi à montrer l’aveuglement de toutes sortes d’opportunistes qui ont favorisé les illusions sur la possibilité d’une issue favorable pour les peuples sans rupture avec l’UE impérialiste que les paramètres faibles socialistes.
  7. Le PCPE appelle l’ensemble de la classe ouvrière et les secteurs populaires pour faire avancer l’approche d’une véritable alternative brisant les chaînes de structures impérialistes comme l’UE et l’OTAN, pour sortir de l’euro dans le cadre d’un processus de construction d’un véritable pouvoir du peuple et des ouvriers.
Partager cet article
Repost0
20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 07:26

et sur le site de l'Union des étudiants communistes

Le communiqué de l'UEC toulousains du 14 juillet 2015:

Les faits récents, nous obligent, en tant qu'étudiants communistes, à réagir. Nous nous saisissons de cette date symbolique qu'est le 14 juillet jour de fête nationale pour le faire, car la réponse au référendum Grec nous montre qu'il reste encore bien des Bastilles à prendre.

Le 14 juillet 1789, nos pères prirent la Bastille des mains des monarchistes, cet « air de liberté » allait permettre la naissance de notre République. C'est ainsi que les opprimés de l'époque (paysans, artisans, bourgeois, militaires...) prirent les armes contre leurs oppresseurs (aristocrates, monarchistes et clercs). Or, même si nous savons que cette Révolution ne s'est pas toujours écrite à l'avantage des classes populaires; notamment après l'installation au pouvoir de la bourgeoisie la plus aisée, qui n'a pas hésité à assassiner les amis et défenseurs du peuple qu'étaient Marat, Robespierre ou encore Saint-Just, elle reste un des plus beaux exemples, de ce que le peuple peut réaliser : l'accomplissement de ce que certains ont considéré à l'époque comme une utopie.

Aujourd'hui, nous sommes donc le 14 Juillet 2015 et de tout cela, que reste t-il à célébrer ?

Cette année, ce 14 juillet marque l'anniversaire d'un des symboles de la Libération, puisqu'il qu'il y a 70 ans, après quatre ans d'occupation, c'est en nation libre et souveraine que la France célébrait sa fête nationale. Libéré des armées allemandes, le peuple français pouvait de nouveau scander sa devise révolutionnaire : «Liberté, Egalité, Fraternité » et pouvait porter fièrement le drapeau bleu,blanc,rouge, symbole du pouvoir du peuple sur le pays.

Cette période devait graver la nécessité pour les peuples de disposer de leur souveraineté nationale et populaire. C'est du reste aussi cette volonté portée par le Conseil National de la Résistance qui était au cœur des réclamations des Algériens massacrés à Sétif.

Au delà de ça, les acquis de la Révolution et de la Libération semblent bien loin. D'abord, l'aspect populaire de cette célébration en est aujourd'hui gommé, non pas par le défilé militaire comme certains pourrait le prétendre, mais bel et bien par la parade de nos
dirigeants et de leurs invités. Cette année, notre président a ainsi convié son homologue mexicain, le président Enrique Peña Nieto, celui-la même qui sous la tutelle des réseaux mafieux et du gouvernement États-uniens viole les droits de son peuple, à l'image de la tragique disparition de 43 de nos camarades étudiants mexicains.

Il en va de même pour les acquis de la Libération. Alors qu'il y a 70 ans le CNR proclamait la nécessité de rendre au peuple leur souveraineté, aujourd'hui, les choix du peuples sont rendus impossibles quant ils vont contre les dogmes de l'Union Européenne. "Europe de la paix"  qui exerce son pouvoir par le canon -pensons à l'Ukraine ou a la Lybie-, de manière autoritaire -n'oublions pas le NON de 2005- en prolongeant l'hégémonie intellectuelle du libéralisme.
Le dossier brûlant de la Grèce en est encore la preuve, outre le fait que le parti progressiste Syriza avait déjà cédé à l'austérité qu'on lui sommait d'imposer à son peuple, voici que certains membres de l'Eurogroupe voulaient faire payer les Grecs de leur affront, en ayant par la voie de la démocratie osé exercer leur souveraineté. Les dirigeants allemands en tête de file, ont-ils sans doute oublié bien vite que malgré leurs crimes de 1945, les Grecs avaient eux accepté d'annuler la dette allemande en 1953, moins de dix ans après la fin de la guerre.

Mais la situation grecque a aussi pour mérite de ne plus laisser aucune place aux doutes: l'Union européenne est bel et bien intrinsèquement capitaliste, et ne prévoit aucune place pour la démocratie. En son sein, une politique au profit du peuple, plutôt qu'à celui des entreprises, semble dès lors impossible. Cette Union Européenne et cet Euro sont et resteront, jusqu'à ce que les peuples souverains les abattent, comme jadis les privilèges et la monarchie, les armes du libéralisme financier.

Nous étudiants communistes engageons toutes nos forces dans la lutte contre le capitalisme, d'abord en  nous opposant aux mesures austéritaires imposées aux étudiants européens, ces mesures ne visant qu'à renforcer la lutte des classes ou seule  "l'élite" aurait accès au savoir.

Mais aussi, nous exigeons des droits pour les étudiants, comme un salaire étudiant, afin de faciliter l'accès à des formations de qualité pour ceux qui seront les travailleurs de demain.

Bonne fête nationale à tous !

 

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 21:39

Pour le président du Sénat comme pour les grands médias, les seuls représentants du monde agricole sont les représentants de la FNSEA, grands promoteurs des dogmes libéraux-capitalistes en cours sur la « compétitivité » et les « coûts salariaux ».  Nous présentons ici les propositions du Modef et de la Confédération paysanne, oubliés des médias, oubliés de la majorité de nos représentants nationaux.

ELEVAGE : le point de vue de la Confédération paysanne
Lu sur le site de la Confédération paysanne

Crise de l’élevage : Le Sénat prend les mêmes et recommence



16.07.2015 Les éleveurs de vaches laitières, de bovins viande et de porcs subissent la crise au quotidien, sur leurs fermes. Loin de ces réalités, le président du Sénat s'est posé aujourd'hui en sauveur de l'élevage, en continuant à brasser les mêmes méthodes qui ont conduit dans le mur. Il faut dire qu'il n'avait pas l'intention de s'ouvrir à d'autres options puisque, encore une fois, les « représentants des agriculteurs » n'étaient que la FNSEA*, sa section jeune et ses sections spécialisées. Ce n'est pas parce qu'on est président du Sénat qu'on peut se dispenser d'appliquer le pluralisme !
 

Selon eux, la solution serait dans le désendettement des paysans. Sauf qu'ils n'ont pas comme objectif de les sortir d'une situation catastrophique, mais plutôt de leur permettre d'investir encore, de s'endetter encore, de produire encore plus ! Bref, on efface la situation actuelle, et on la reproduit.

Les éleveurs en ont ras-le-bol de ces grand'messes à répétition qui ne font que confirmer la catastrophe ! Les pouvoirs publics et leur volonté de dérégulation sont largement à mettre en cause dans cette situation. Il faut agir d'urgence sur les prix et revoir le fonctionnement même de ces filières malgré les réticences des industriels. La Confédération paysanne a toujours été porteuse de réelles solutions pour l'élevage. Reste à savoir si l'objectif de nos gouvernants est bien de trouver des solutions…

Confédération paysanne
BOVINS VIANDE : NOS POSITIONS

Un rééquilibrage des aides pour sauver la filière

■ Modification des critères d’attribution de la prime aux jeunes bovins. Cette prime ne concerne que quelques éleveurs (plus de 50 têtes par an) et oblige les éleveurs à adhérer à une organisation professionnelle et à contractualiser. Il s’agit, en réalité, d’une subvention aux gros élevages industriels (qui, autrement, ne seraient pas rentables) et d’une façon détournée d’assurer les approvisionnements des abattoirs sans aucune garantie pour les éleveurs, notamment en termes de prix.
■ Rééquilibrage des aides. Face à l’envolée des prix des matières premières, il est urgent de réduire les aides accordées aux grandes cultures et d’aider l’élevage. Il faut revoir les systèmes d’élevage. Dans le secteur de la viande bovine, comme dans toutes les productions de ruminants, les pouvoirs publics doivent orienter leurs efforts financiers vers le développement de l’autonomie alimentaire des élevages. 
Limiter les importations et réduire progressivement les exportations. Les importations font baisser le prix de la viande par la concurrence déloyale qu’elles imposent (coûts de production, du travail, coûts sanitaires…). Les exportations réduisent la capacité d’engraissement sur le territoire et sont souvent très dépendantes des crises sanitaires ou diplomatiques, ce qui a pour effet de plonger toute la filière dans l’incertitude, parfois de façon durable. 
Une politique publique en matière des abattoirs. Les abattoirs n’ont cessé de se concentrer, de s’agrandir et de s’éloigner des éleveurs... Il est temps de réaffirmer l’utilité des abattoirs de proximité : ils réduisent le temps de transport des animaux et ont un rôle capital dans le développement de circuits de commercialisation courts et locaux. Il faut, par ailleurs, éviter l’hégémonie sur les prix de grands groupes comme Bigard, qui représente à lui seul plus de 40 % de l’abattage-découpe en France. 
La contractualisation n’est pas une solution si elle ne fait pas référence à des prix qui prennent en compte le coût de production. Les producteurs de viande bovine ont besoin d’un système de fixation de prix sur des périodes longues pour leur offrir plus de visibilité sur l’avenir. Le système de cotations hebdomadaires, qui ne font que constater les prix pratiqués la semaine précédente, n’est pas valable et ses variations n’ont aucun sens.
Productions animales : Les propositions du MODEF
LES PRIX ADMINISTRÉS NE SONT PAS DES GROS MOTS

Les éleveurs en queue de peloton du revenu agricole par actif, n’en peuvent plus :

  • Travailler et produire : OUI - Travailler et produire pour rien : NON

Tel est le message des éleveurs que le MODEF adresse au ministre de l’Agriculture pour la table ronde de cette après-midi. Solidaire des actions de blocage des abattoirs, le MODEF appelle le gouvernement à prendre la mesure du désarroi des éleveurs et tirer les enseignements d’une politique agricole européenne qui a abandonné les producteurs au libre marché mondial.

Même avec les aides PAC, les éleveurs familiaux ne peuvent plus s’en sortir, tant les prix sont tirés vers le bas par les acteurs de l’aval.

Pour maintenir ou augmenter leur marge, les distributeurs et les transformateurs se retournent sur leurs fournisseurs et leurs clients. Les agriculteurs en début de chaîne et les consommateurs en fin de chaîne alimentaire subissent cet état de fait. N’est-ce pas l’essence même d’un système libéral qui a abandonné toute forme de politique publique d’intervention sur le marché.

On peut toujours espérer que les acteurs de la filière accepteront de partager la valeur ajoutée de la fourche à la fourchette mais le partage ne fait pas partie du vocabulaire de l’entreprise libérale. Nous traitant de moyenâgeux pour pouvoir continuer leur politique libérale où tout le monde a compris qu’elle nous emmène dans le mur.

Sans politique publique forte d’intervention sur les prix, il n’y a pas de solution durable.

C’est pourquoi le MODEF appelle le gouvernement, s’il veut sauvegarder l’élevage en France, à imposer un prix minimum garanti au premier acheteur couvrant les coûts de production et la rémunération du travail paysan.

Des prix administrés pour sauver un secteur essentiel à la souveraineté alimentaire, à la sécurité sanitaire, à l’emploi et à l’environnement ne peut pas être rejeté d’un revers de main au nom d’une libre concurrence d’arrière-garde dogmatique et à l’origine de la crise.

 Président du MODEF National,

 Jean MOUZAT.

   
InfoRoute. L'autoroute A 84 paralysée dans le Calvados par des agriculteurs


La circulation est quasiment paralysée ce dimanche après-midi sur l'autoroute A 84 (Rennes - Caen) en raison de manifestations d'agriculteurs. Des barrages bloquants sont signalés dans le Calvados, à Noyers-Bocage dans le sens Rennes vers Caen au kilomètre 249+40.

Les manifestants, au volant de leur tracteurs et autres engins agricoles, bloquent la bretelle d'entrée sur l'A84 (échangeur 45 Monts-en-Bessin, sur toutes les voies) en direction de Caen.

Un autre barrage bloquant est observé au niveau de Villers-Bocage (kilomètre 242+660) toujours en direction de Caen, ce qui provoque un ralentissement sur 5 kilomètres.

Enfin, une opération escargot se déroule sur l'A84 à hauteur de Saint-Georges-d'Aunay, au point kilométrique 238+641 en direction de Caen. 

Plusieurs centaines d'éleveurs se sont mobilisés, dimanche 19 juillet 2015, près de Caen. Ils dénoncent les prix pratiqués par la grande distribution et appellent à l'État à agir.

Mise à jour : 19/07/2015 à 18:45 par Timothée L'Angevin

 
Près de 400 agriculteurs et 300 tracteurs étaient réunis (photo : La Renaissance)
Près de 400 agriculteurs et 300 tracteurs étaient réunis (photo : La Renaissance)

Nouvelle mobilisation des agriculteurs. Dimanche 19 juillet 2015, plusieurs centaines d’éleveurs au volant de 300 tracteurs, chargés de déchets et de fumier, se sont réunis à Fontenay-le-Pesnel, près de Caen (Calvados), indique La Renaissance-Le Bessin. Ils mènent une opération escargot sur l’A84, dans le sens Rennes-Caens. 5 kilomètres de bouchons sont signalés entre Saint-Georges-d’Aunay et Villers-Bocage. Le retour à la normale est prévu vers 18h30, annonce Bison Futé.
Très remontés contre la grande distribution, ils dénoncent des prix à l’achat trop faibles de la viande (porc et bœuf) qui ne leur permettraient plus de couvrir leurs charges d’exploitation. Ils appellent également le gouvernement à agir.

Lire aussi : Des tonnes de fumier déversées en Normandie. Les agriculteurs haussent le ton.

22 000 fermes en difficultés

Cette situation très tendue dure depuis mi-juin 2015 sur tout le territoire national. De nombreuses actions ont été menées contre des centres commerciaux en Normandie. Les éleveurs ont déversé du fumier devant des supermarchés de l’Eure, la Manche, le Calvados et la Seine-Maritime, ainsi que des permanences d’élus.
Face à cette colère, le gouvernement à appelé la grande distribution à monter les prix d’achat. Samedi 18 juillet 2015, François Hollande est intervenu en personne et a demandé aux Français de consommer des produits locaux pour soutenir l’agriculture nationale.
Selon le ministère de l’Agriculture, 22 000 fermes sont en difficultés voire au bord du dépôt de bilan.

Timothée L'Angevin
 
Partager cet article
Repost0
19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 16:50

19/07/2015.  Lu sur le site de l'Institut  CGT d'histoire sociale de Seine-Maritime.

Il y a 93 ans au Havre, les 111 jours de grève des métallos!

Depuis le 20 juin 1922, les métallurgistes havrais s’opposent au patronat du Comité des forges qui a décidé unilatéralement une baisse de 10 % des salaires. La grève part des Ateliers et Chantiers de la Gironde (A & C) ou travaillent près de 1000 ouvriers, alors que la décision vient des grandes entreprises comme Schneider et des Tréfileries, qui ont déjà appliqué la baisse des salaires depuis avril.
Entre le 20 et le 24 juin la grève s’étend à toutes les entreprises de la branche. La CGT est divisée, avec d’une part la Cgt réformiste (dite de la rue Lafayette), la Cgt U composé de dirigeants communistes et ceux de l’Union Syndicale composé de militants anarcho-syndicalistes. Dès le 21 juin un Comité de Grève est mis en place,il décide d’étendre la grève à toutes les usines de la métallurgie.
Le patronat se refusant à tout compromis, il fait coller une affiche le 26 juin dans toute la ville.
Les provocations sont multiples.
Tessandier, le Président de la chambre patronale de la métallurgie et signataire du refus, se fait conduire au poste de police proche de la gare, au moment précis où plusieurs centaines de familles envoient leurs enfants par train vers des foyers solidaires des grévistes dans le cadre de « l’exode des enfants ». A cet instant précis, Tessandier sort du poste, se rend à sa voiture, pose une jambe sur le marchepied, allume une cigarette et se met à « contempler » les grévistes. Il est rapidement entouré de femmes qui le poussent, lui crachent à la figure et retournent sa voiture, il s’enfuit alors dans le poste de police.
Le conflit durera 111 jours et fera 4 morts parmi les grévistes, Victoire, Alain, Lefevre et Tronelle.
Il aura des répercussions nationales , y compris politiques.
On retrouvera dans « UN SIÈCLE DE LUTTES POUR LE PROGRÈS SOCIAL EN SEINE-MARITIME » édité par nos soins en septembre 2013 cet épisode (10 €) mais aussi dans le livre de John BARZMANN: « DOCKERS,MÉTALLOS,MÉNAGÈRES » P.U.H.-1997 et plus récemment dans le roman édité chez Rivages par Philippe HUET (18.50 €) LES ÉMEUTIERS les moments forts de cette lutte qui marquèrent le mouvement ouvrier normand.

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 16:35

Costas Lapavitsas : "La voie de la sagesse, c’est celle de la sortie de l’euro et du changement social"

 

Ce texte est la transcription traduite de l’intervention de Costas Lapavitsas au colloque « Democracy Rising », tenu à Athènes le 17 juillet 2015. Les intertitres sont de notre responsabilité.

Costas Lapavitsas est député élu au Parlement grec, membre de la Plateforme de gauche de Syriza, et professeur d’économie à SOAS (School of Oriental and African Studies, Londres).

 

Une capitulation désastreuse

Le gouvernement Syriza vient de signer un nouvel accord de sauvetage. C’est un très mauvais accord, pour des raisons évidentes que je vais énumérer.

Tout d’abord, cet accord est récessif. Il va plonger l’économie grecque dans la récession. Parce que les seules augmentations d’impôts s’élèvent à 2% du PIB. Elles concernent surtout la TVA, impôt indirect prélevé sur des produits principalement consommés par les travailleurs. Mais elles concernent aussi les entreprises et vont d’abord frapper les petites et moyennes entreprises, qui demeurent la colonne vertébrale de l’économie grecque. L’agriculture est sans doute le secteur le plus durement touché par cette augmentation : l’impôt sur le revenu versé par les agriculteurs va doubler, et ils seront soumis à de nouvelles obligations. Ces mesures sont incontestablement récessives. Elles arrivent à un moment où l’économie grecque chancelle au bord du précipice. Il ne fait aucun doute qu’elles vont la faire basculer dans la récession.

Deuxièmement, l’accord impose des mesures clairement inégalitaires. Elles vont exacerber les inégalités dans le pays. Ne laissez personne vous dire le contraire : le gros des recettes fiscales viendra des impôts indirects, dont on sait qu’ils sont facteur d’inégalité. Les inégalités vont s’accroître parce que les mesures imposent de prendre 800 millions par an dans les retraites. Elles feront peser une charge supplémentaire sur les retraités, qui comptent déjà en règle générale parmi les couches les plus pauvres de la population. Et bien sûr, les inégalités vont aussi s’accroître parce que le chômage va augmenter cette année et l’année prochaine.

Cet accord est mauvais parce qu’il ne remédiera en rien au problème de la dette du pays. Il ne prévoit pas de restructuration de la dette. Il va remplacer une catégorie particulière de dette par une autre. Il pourrait entraîner une amélioration marginale – marginale – sur le plan des taux d’intérêt et de l’étalement de la dette. Et celle-ci va sans aucun doute augmenter de 20 à 25 milliards pour recapitaliser les banques. Selon le FMI, le ratio dette sur PIB devrait passer à 200% l’an prochain. C’est très probablement ce qui va arriver.

Quatrièmement, l’accord ne prévoit absolument rien pour le développement du pays. Le « paquet » de 35 milliards d’euros n’existe tout simplement pas. Ces sommes ont déjà été allouées à la Grèce dans les divers fonds. Nous ne savons pas quand ni comment le pays percevra de l’argent frais. Rien, donc, en matière de développement.

Enfin, cet accord est clairement de type néocolonial. Le gouvernement de gauche a signé un accord néocolonial. Il l’est pour plusieurs raisons. J’en évoquerai trois : tout d’abord, l’accord prévoit l’établissement d’un fonds de privatisation de 50 milliards d’euros, sous contrôle étranger, et qui aura pour mission de vendre des biens publics. Les 25 premiers milliards seront destinés aux banques. S’il reste quelque chose – et il ne restera rien car on n’atteindra jamais 50 milliards –, les sommes serviront au remboursement de la dette et, peut-être, à l’investissement. Par conséquent, ce fonds vendra tout ce qu’il est possible de vendre pour recapitaliser les banques. Nous venons d’accepter de vendre nos bijoux de famille pour recapitaliser des banques grecques en faillite.

 

Nous avons aussi accepté de mener des réformes de l’administration publique sous la houlette de l’UE. Nous avons accepté de nous soumettre à un contrôle qui non seulement sera très sévère mais qui durera bien plus longtemps que les 3 ans que durera l’accord.

À mes yeux, cet accord représente une capitulation désastreuse. Ce n’est pas Brest-Litovsk. Ceux d’entre vous qui le croient se trompent. Il ne s’agit pas de gagner du temps pour asseoir le pouvoir bolchevique à Moscou et à Leningrad. Il ne s’agit pas de gagner du temps, car il n’y a pas de temps à gagner. Le temps, en l’occurrence, joue en faveur de l’ennemi. Ce n’est pas une manœuvre tactique.

Cet accord revient à mettre le pays sur une voie qui n’a qu’une seule issue. Une issue qui ne sert pas les intérêts du peuple. Quant à savoir qui est le véritable vainqueur de cet accord, c’est l’évidence même. Le vainqueur est devant vous. C’est l’oligarchie, qui s’exprime dans les médias de masse. Voilà pourquoi les médias exultent et célèbrent cette victoire. La réalité est parfois exactement ce qu’elle paraît être. Il est inutile de gratter la surface. Si vous lisez les grands journaux et que vous écoutez les médias, vous savez qui a gagné. [ ... ]

 

 

Sur le blog "Contretemps".  Cliquez sur le lien pour lire l'intégralité de l'article.

 

 

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 16:15
Un aéroport sur le point d'être vendu pour 10.000 euros en Espagne

Par latribune.fr  |   |

Entre 2008 -date de son inauguration- et 2012, l'aéroport de Ciudad Real n'a accueilli que 100.000 personnes.

Entre 2008 -date de son inauguration- et 2012, l'aéroport de Ciudad Real n'a accueilli que 100.000 personnes. (Crédits : Reuters)

L'aéroport de Ciudad Real, situé au sud de Madrid, a coûté 450 millions d'euros. Mais il a fait faillite en 2010.Le chinois Tzaneen international est sur le point de l'acquérir pour quelques milliers d'euros.

Situé à 235 kilomètres de Madrid, l'aéroport de Ciudad Real devait être l'une des plus importantes infrastructures pour la ville. Sa construction a coûté 450 millions d'euros, rapporte Le Monde et il était prévu d'y accueillir plus de 2,5 millions de passagers par an. Mais la crise de 2008 est passée par-là: cette infrastructure, alors premier aéroport privé d'Espagne, avait dû déclarer faillite en 2010. Entre 2008 -date de son inauguration- et 2012, il n'a accueilli que 100.000 personnes.

Le chinois Tzaneen international s'est proposé au rachat avant la clôture des enchères, le 17 juillet. Il a formulé une offre de 10.000 euros pour des infrastructures estimées à 40 millions d'euros, selon l'agence espagnole europa press. Il est le seul à avoir versé "les deux millions d'euros d'aval exigés", précise Le Monde. Il est ainsi sur le point d'acquérir la majeure partie des locaux de l'aéroport ainsi qu'une partie du terrain attenant.

Tzaneen international a justifié la faiblesse de son offre par l'existence "d'une zone immobilière adjacente fragmentée".

Un investissement de 100 millions d'euros ?

Toutefois, Tzaneen international se dit prêt à investir 60 à 100 millions d'euros pour refaire fonctionner l'aéroport et a pour ambition d'en faire "la porte d'entrée en Europe" du transport de marchandises, explique-t-il dans un communiqué.

La société chinoise devra toutefois patienter jusqu'au 17 septembre avant que l'acquisition soit finalisée. D'autres acquéreurs potentiels peuvent se encore se manifester jusqu'à cette date butoir fixée par la justice espagnole. Leurs offres ne pourront toutefois pas être inférieures à 70% de la somme estimée pour cette infrastructure, soit 28 millions d'euros.

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 16:09

Situation en Grèce : « le « Grexit » comme chance pour un développement social ». Communiqué de la fédération de Styrie du Parti communiste autrichien (KPÖ).

Situation en Grèce : « le « Grexit » comme chance pour un développement social ». Communiqué de la fédération de Styrie du Parti communiste autrichien (KPÖ).

Communiqué de la fédération de Styrie du Parti communiste autrichien (KPÖ), 13 juillet 2015. Traduction MlN pour Solidarité internationale PCF. La Styrie est une région d’un million d’habitants. C’est la seule où le KPÖ est représenté au parlement régional et dans les plus grandes municipalités (20% dans la capitale Graz). La fédération de Styrie du KPÖ revendique son orientation marxiste-léniniste, contrairement au KPÖ national lié au PGE.

Le « Grexit » comme chance pour un développement social. La Grèce et les limites à la démocratie.

Une nette majorité de la population grecque a rejeté, le 5 juillet, le catalogue d’exigences voulu par l’UE et le FMI. Ce dernier comprend des mesures qui signifient encore davantage de pauvreté et n’offrent aucune perspective d’avenir pour le pays. Pourtant, les Grecs, qui ont voté NON, se retrouvent maintenant avec un OUI.

Le procédé utilisé a été la menace d’une mise en faillitepar l’UE et par le gouvernement grec dans le même temps. La démocratie est tolérée dans l’UE tant qu’elle n’atteint pas les intérêts capitalistes. La Grèce a été mise à genoux au moyen d’un chantage non dissimulé. Le premier ministre Tsipras accepte maintenant des conditions qui vont au-delà de ce sur quoi le peuple a été consulté le 5 juillet.

L’UE, sous direction allemande, a fait un exemple. Avec le cas grec, démonstration doit être faite qu’il n’y a aucune sortie du cercle vicieux néolibéral. Celui qui tente quand même, celui-ci est traduit en procès sur la scène internationale. Le signal est donné : il n’y a aucune alternative à l’austérité et au néolibéralisme. Il faut une fois pour toutes que les hommes et les femmes dans toute l’Europe se le mettent dans la tête.

Par son seul attachement inconditionnel à l’euro, le gouvernement grec s’est exposé à ce chantage. Un « Grexit » aurait, au contraire, offert, à moyen terme, la possibilité d’un développement social. La casse sociale et démocratique n’est ni une loi de la Nature, ni une fatalité économique comme on le répète aux gens depuis des décennies. Une chose devrait être apparue clairement à tout citoyen de l’UE : dans le carcan de l’UE et de l’euro, aucune autre voie n’est possible. La Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international fixent les limites de la démocratie.

Le KPÖ-Styrie est aux côtés des Grecs qui se mobilisent pour un développement social, pacifique et démocratique de leur pays. Il n’y aura pas de tel développement, en Grèce comme en Autriche, à l’intérieur de l’UE.

13 juillet 2015

 
Partager cet article
Repost0
19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 14:51

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 14:47
Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents