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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:18
Enquête et révélations de la télévision allemande
, par  auteurs à lire
 

Vive la crise qu’il disait il y a 30 ans... Mais comment certains ont pu croire qu’il s’agissait de "sauver la Grèce"... et à quand un exemple Français... Vinci peut-être pour les autoroutes ?

Pam

Publié sur numerama

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Parmi les biens publics que la Grèce doit vendre, il y a les 14 aéroports régionaux les plus rentables du pays qui doivent être vendus à une firme allemande, Fraport.

Le maire de Corfou, Kostas Nikolouzos (120.000 habitants, 1 million de touristes par an, chiffre en augmentation) : « L’aéroport rapporte beaucoup d’argent, pourquoi devrait-on le céder ? Nous sommes en crise, n’est-ce pas ? Si on se prive des moyens de produire de la richesse dans ce pays pour relancer l’économie, comment fera-t-on ensuite ? ».

Selon « l’accord » de colonisation européen, tout doit être bradé : la poste, les installations d’eau, les autoroutes, le réseau de gaz et d’électricité, les ports et les aéroports. Et donc, les 14 aéroports situés sur les îles les plus touristiques, Mykonos, Santorin, Kos, Corfou, etc.

La firme allemande doit donner 1,23 milliard d’euros et une taxe annuelle de 22,9 millions pour récupérer les 14 aéroports.

Le ministre des infrastructures grec, Christos Spirtzis : « l’État grec doit vendre les 14 aéroports qui rapportent et les 30 autres aéroports qui ne font aucun profit doivent rester à sa charge. C’est un modèle qui ressemble à l’état des choses dans une colonie, pas dans un état membre de l’Union européenne ».

D’après les chiffres de l’administration grecque, le nombre de vols via les 14 aéroports l’an passé a augmenté de 13,8%, le nombre de passagers a connu une augmentation de 19%. Un expert de la Lufthansa qualifie la transaction de « économiquement lucrative ».

Mais on garde le meilleur pour la fin. S’agît-il vraiment d’une privatisation ? La société anonyme Fraport est une firme allemande, mais surtout la majorité de ses parts est détenue par la ville de Francfort et la région de Hesse.

Le Prof. Rudolf Hickel de l’Université de Brême : « Ce qui va se produire est un changement de propriétaire - ce qui était propriété de l’État grec va pour ainsi dire devenir propriété de l’État allemand. Et à la fin, ce qui compte, c’est que les profits qui seront réalisés dans ces 14 aéroports financeront les services publics allemands ».

Et que deviendra le petit milliard récolté pour la vente ? Il servira à rembourser la dette.

Voir en ligne : En VO sur la première chaîne allemande

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:11

 

Ecoutons Jaurès, lucide et donc prémonitoire :

« Tant que le prolétariat international ne sera pas assez organisé pour amener l’Europe à l’état d’unité, l’Europe ne pourra être unifiée que par une sorte de césarisme monstrueux, par un saint empire capitaliste qui écraserait à la fois les fiertés nationales et les revendications prolétariennes. » (1898)

Le saint empire capitaliste existe, c’est l’Union européenne, qui écrase les fiertés nationales et les revendications prolétariennes. IL FAUT SORTIR DE L’UE

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 16:03


Le quotidien Le Monde qui n'a cessé de soutenir l'accord imposé par l'UE à la Grèce, a révélé le 14/7/2015 ce que l'état Grec doit vendre selon les ordres et sous le contrôle de l'UE, pour un total de 50 milliards d'euros, qui iront pour lamoitié " à restructurer les banques ", et pour un autre " au service de la dette et aux investissements " ( portion congrue pour ces derniers! )
En premier, viennent les 14 aéroports régionaux, cédés il y a plusieurs mois à l'entreprise allemande Fraport, associée pour l'occasion à une société privée grecque, pour 1, 2 milliard. Le site de l'ancien aéroport d'Athenes, revient pour 900 millions à une famille de milliardaire grecs, les Latsis, associée à un fonds chinois et un autre d'Abu Dhabi : le capitalisme mondialisé ,en matière de profits, ne se réfère pas à une nation, ni à une étiquette politique...La société nationale de jeux, l'OPAP, reviendra à un consortium tcheco- grec, sous la houlette du magnat athénien du pétrole, Melissanidis: La majeure
partie du peuple Grec voit son état national dépouille de son patrimoine, mais c'est au profit des financiers de toute origine, y compris ceux nés en Grèce.
La tragédie grecque est aussi un conflit de classe, les vautours qui en tirentprofit ne sont pas tous nés allemands.
F.A. 27/7/2015, dans Parlons clair, Août 2015, du Collectif Communiste Polex.

Envoyé par courriel

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 14:35
Compte-rendu, photos de la manifestation à Marseille + communiqués.  Lu sur millebabords.org Voir l'intégralité du texte et toutes les photos en cliquant sur le titre ci-dessus.

Article mis en ligne le dimanche 26 juillet 2015

Suite à l’appel [1] lancé par le Centre Démocratique Kurde à Marseille, c’est plus d’un millier de personnes qui ont défilé de la Place des Mobiles aux Réformés, en descendant la Canebière, jusqu’au Vieux Port, une forte mobilisation de la communauté kurde de Marseille ce samedi 25 juillet 2015.

La figure de la résistance armée des Kurdes de Turquie (PKK) incarnée par Ocalan a déclaré depuis sa prison que le processus de paix entamé avec le gouvernement Turc d’Erdogan et de l’AKP (Parti de la justice et du développement) n’avait pas été accepté et que bien au contraire les attaques s’intensifient toujours plus lourdement contre la résistance kurde.
Le cessé le feu qui avait lieu depuis 2013 vient de se terminer.
C’est une volonté de la Turquie d’étouffer l’expérience politique qui se déroule au Rojava et qui est un espoir pour le Moyen-Orient.

Lire le Communiqué de Presse du 25 juillet 205, du Congrès national du Kurdistan (KNK) suite aux raids aériens menés par l’armée turque contre la guérilla kurde [2] / Photo des zones frappées par les bombardements militaire Turcs [3]

L’Assemblée Populaire Kurde de Marseille a rappelé qu’au cours de l’année 2014 c’est plus de 300 manifestations, de rendez-vous qui ont eu lieu pour soutenir la révolution au Rojava et la résistance du peuple kurde.
Aujourd’hui encore et plus que jamais, elle rappelle que la solidarité et la mobilisation doivent s’intensifier contre l’État fasciste et génocidaire d’Erdogan.
Plusieurs rendez-vous vont être communiqués pour la semaine prochaine, ils seront à consulter sur l'Agenda militant de Mille Bâbords et/ou en s'abonnant à « Cette Semaine » ICI

À noter que la grande marche mondiale pour la paix doit se tenir à Istanbul, en Turquie le 26 juillet 2015 dans un climat très répressif.

Mobilisons-nous et soyons solidaires avec la résistance kurde contre l’État fasciste Turc d’Erdogan et contre la barbarie de Daesh !

Soutien au peuple kurde et la révolution au Rojava !

Pat, membre de Mille Bâbords présent sur place.

Photos de la manifestation pour un Kurdistan et un Moyen-Orient en paix du samedi 25 juillet 2015 à Marseille

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 14:27
Manifestation : les Kurdes veulent faire tomber le masque turc

,

Solidarité aux victimes deSuruç./Photo DDM, B.D.

Solidarité aux victimes deSuruç./Photo DDM, B.D.

 

Près de 150 personnes ont manifesté dimanche soir, à l'appel de la Maison Franco-Kurde de Midi-Pyrénées. Rassemblés place du Capitole à Toulouse, ils ont reçu le soutien de plusieurs partis politiques, Parti de Gauche et NPA en tête. Tous ont exprimé leur «solidarité aux familles des 32 victimes et aux blessés de l'attentat barbare qui a frappé la Fédération des Associations des Jeunes Socialistes à Suruç», en Turquie, le lundi 20 juillet. Mais ils ont aussi «dénoncé la désinvolture avec laquelle les forces de l'ordre turques ont traité la sécurité de ce rassemblement». Pour Ali, 49 ans, aucun jihadiste de Daesh n'aurait pu approcher de cette manifestation, en pleine zone kurde, sans la complicité des services secrets turcs. Pour ses amis et lui, la Turquie est complice de Daesh. Et les avions turcs qui pilonnent les camps des combattants du PKK, au Kurdistan irakien, sont une nouvelle illustration de cette complicité. «C'est net et clair que la Turquie aide Daesh, assure Celik, 34 ans. La France et tous les autres pays de la coalition internationale défendent la Turquie. Pourquoi? Est-ce que ce n'est pas assez clair que la Turquie aide Daesh? Ou ils font semblant de ne pas voir? Ce sont quand même les Kurdes qui sont en première ligne pour combattre les terroristes de Daesh!» Pour les Kurdes de Midi-Pyrénées, l'incompréhension est totale. Ils en appellent à François Hollande pour que le PKK soit sorti de la liste des organisations terroristes.

La Dépêche du Midi

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 14:07
Sur le Parisien.fr.  Lire la totalité de l'article en cliquant sur le lien ci-dessous.

Si le programme satirique de Canal + a été sauvé, tous ses auteurs historiques sont virés ! Et d'autres têtes tombent au sein du groupe Canal.

CAROLINE BONACOSSA | 25 Juil. 2015, 07h05 | MAJ : 25 Juil. 2015, 12h05.

Les quatre auteurs des « Guignols», payés 35 000 € brut pour les plus anciens, n'auraient pas convaincu les nouveaux dirigeants de la chaîne cryptée. Un ton jugé trop fielleux et la concurrence du « Petit Journal » pourraient expliquer leur disgrâce.

Les quatre auteurs des « Guignols», payés 35 000 € brut pour les plus anciens, n'auraient pas convaincu les nouveaux dirigeants de la chaîne cryptée. Un ton jugé trop fielleux et la concurrence du « Petit Journal » pourraient expliquer leur disgrâce.
(LP/Jean-Baptiste Quentin.)

Depuis jeudi, les auteurs des «Guignols» vivent terrés derrière leur téléphone. Traumatisés. Refusant de répondre au moindre appel. Et même de confirmer notre information : ils sont virés.

Tous les quatre. Lionel Dutemple, Julien Hervé, Philippe Mechelen et Benjamin Morgaine, les quatre plumes des marionnettes depuis respectivement seize ans pour les deux premiers, sept ans pour le troisième et trois ans pour le dernier. Le seul qui a répondu à notre appel s'est contenté de bafouiller un « sans commentaire » avant de raccrocher . Une décision assumée par Maxime Saada, le nouveau directeur général du roupe Canal +. Le même qui, dans « le Figaro » du 23 juillet, annonçait : « L'émission reste en format quotidien et conserve intacts ses 17 M€ de budget. »

Mais sans ses auteurs historiques, quel sens a encore le programme? Certes, les plumes des marionnettes sont très grassement payées : 35 000 € brut par mois pour les plus anciens. Pas difficile d'en trouver des moins chers, et plus dociles. Un dénouement qui intervient en plein mois de juillet, histoire de faire le moins de vagues possible. C'est le troisième acte. La pièce a débuté fin juin. Vincent Bolloré, actionnaire majoritaire de Vivendi, qui possède Canal +, veut la tête des « Guignols ». Trop coûteux ou trop fielleux avec certains politiques ? Dépassés par « le Petit Journal » qui fait autant d'audience si ce n'est plus et dont le compte Twitter affiche 528 000 abonnés contre 111000 ?

[ ... ]

Renaud Le Van Kim aussi débarqué

Acte III : à défaut de supprimer « les Guignols », Bolloré les décapite. Une information que la chaîne et le groupe Vivendi refusent de confirmer.

Les têtes tombent beaucoup ces jours-ci dans le groupe Canal +. Après Rodolphe Belmer, le directeur général jugé trop indocile et soupçonné d'avoir fait fuiter l'arrêt des « Guignols », Thierry Langlois (directeur des antennes), Alice Holzman (patronne de CanalSat), c'est Renaud Le Van Kim qui saute. Ce producteur historique de la chaîne, mais dont la société appartient au groupe Zodiak, a donné hier sa démission de l'entreprise KM, au nom inspiré de son patronyme. [ ... ] Ejecté en quelques minutes, sans avoir le temps de faire ses cartons. Comme Rodolphe Belmer avant lui. A qui le tour ?

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 13:54
Par Rédaction The Associated Press

 

 

Jacques Brinon / The Associated Press

PARIS – Plus de 1000 Kurdes et Turcs de gauche sont descendus dans les rues de Paris pour protester contre les frappes aériennes de la Turquie sur des camps militants kurdes du parti PKK dans le nord de l’Irak.

Une bannière transportée par les manifestants indiquait que cibler le PKK équivalait à collaborer avec le groupe armé État islamique. Les milices et filiales du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, ont contribué à combattre le groupe État islamique au sol.

La marche a initialement été organisée en opposition à l’attentat-suicide commis lundi dernier à Suruç, en Turquie, par un militant islamiste. Cependant, la décision de la Turquie de commencer à frapper des camps kurdes ont changé le message de la manifestation, qui s’est déplacée de la Gare de l’Est à la Place de la République.

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 12:48

Mondialisation.ca, 22 juillet 2015

Par Jean-Claude Paye
Région :
 
 
Grèce carte

Dans ses célèbres conférences, l’historien Henry Guillemin, nous rappelait une phrase,  datant de 1897, de Maurice Barrès, maître à penser de la droite nationaliste française, : « la première condition de la paix sociale est que les pauvres aient le sentiment de leur impuissance. » Ce paradigme éclaire le résultat des négociations menées par Alexis Tsipras. Les citoyens furent appelés par leur premier ministre, à se prononcer, à travers un référendum, contre les propositions de l’UE qui furent rejetées par 61% des votants. A la suite, Tsipras accepte un accord encore plus défavorable pour les populations grecques. De plus, tout en se soumettant au dictat de l’UE, il déclare : « je ne crois pas à cet accord. C’est un mauvais accord pour la Grèce et pour l’Europe, mais j’ai dû le signer pour éviter une catastrophe »

 

Double pensée

Tsipras développe ici une procédure de double pensée qui consiste à annuler un énoncé en même temps qu’il est prononcé, tout en maintenant ce qui a été préalablement donné à entendre. Ainsi, le citoyen doit avoir la capacité d’accepter des éléments qui s’opposent, sans relever la contradiction existante. Il possède alors deux visions incompatibles. .Énoncer en même temps une chose et son contraire, produit une désintégration de la conscience. Il n’est plus possible de percevoir et d’analyser la réalité. Dans l’incapacité de mettre l’émotion à distance, on ne peut plus qu’éprouver le réel, lui être soumis et non le penser et de l’organiser. .

Le déni de l’opposition entre les deux propositions empêche toute représentation. Cette procédure est nommée clivage par la psychanalyse. Elle interdit tout jugement et entraîne une indifférenciation des éléments de la réalité. La dé-construction de la faculté de symboliser empêche la formation d’une mémoire et s’oppose ainsi à la constitution d’un nous. Nous transformant en monades, le discours a alors un effet de pétrification face à la toute puissance des institutions européennes et enferme dans la psychose : aucune autre politique n’est possible.

George Orwell a déjà décrit dans 1984, le dispositif de « double pensée » qui consiste à « retenir simultanément deux opinions qui s’annulent, alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux. » Il avait déjà identifié ces « principes de l’asservissement » qui destituent l’individu de toute capacité de résistance, qui ont pour fonction d’effacer chez le sujet « tout souvenir de l’existence d’un désir possible de résistance »

Primauté de l’image.

La capitulation ne remet pas en cause l’image du premier ministre: « on ne peut pas me reprocher de ne m’être pas battu. Je me suis battu jusqu’où personne ne s’est battu.. » Cependant, l’on sort d’une politique d’affrontement pour occuper une place de victime. L’iconographie produite par l’idéologie victimaire. possède deux faces, à la fois l’image du héros, celui qui s’est battu plus que tout autre, et celle de la victime. Ainsi, la mère d’Alexis, Aristi Tsipras, 73 ans, raconte à l’hebdomadaire people Parapolitika :  ”dernièrement Alexis ne mange plus, ne dort plus, mais il n’a pas le choix, il a une dette envers le peuple qui lui a fait confiance“. Son épouse ajoute : “Je ne le vois plus que rarement. Il va de l’aéroport au Parlement. Il n’a pas le temps de voir ses propres enfants, comment pourrait-il me voir moi?” . Tout se réduit à la souffrance de la « belle âme », celle d’un ‘homme politique fidèle, mais blessé.

L’enjeu de l’affrontement se déplace de l’opposition entre des forces sociales au conflit intérieur du premier ministre. Les populations sont ainsi dépossédées de la matérialité de leur résistance au profit de la sauvegarde de l’image de leur premier ministre. Or, ce dernier s’est totalement plié aux exigences des créanciers et accepté toutes les surenchères de ces derniers.

L’austérité comme seule politique possible.

La « politique d’austérité » imposée au pays a déjà, en cinq ans, fait baisser de 25% à 30%, selon les différentes estimations, le PNB du pays et d’avantage le niveau de vie de la grande majorité de la population, les hauts revenus ayant été peu touchés par les mesures prises. Le plan imposé ne peut qu’accentuer cette tendance : austérité accrue et augmentation relative de la dette. La Grèce ne pourra pas faire face à ses engagements, ce qui impliquera une nouvelle intervention extérieure. La sortie de la Grèce de la zone euro pourrait être simplement reportée. De plus, la Grèce perd l’essentiel de ce qui lui restait de souveraineté nationale, car elle doit se conformer à des mécanismes de coupes automatiques de ses dépenses et  soumettre ses réformes au bon vouloir des institutions européennes. Où se situe la « catastrophe », dans un nouvel affaiblissement rapide et programmé du pays ou dans une sortie de l’Euro permettant  un défaut sur la dette et ainsi une possibilité de relance de l’activité économique?

Propager un sentiment d’impuissance dans l’ensemble de l’UE.

L’attaque contre le désir de résistance des populations prend tout son sens, non seulement en Grèce, mais aussi au niveau de l’UE. Tsipras a voulu croire que ce qu’il considérait comme tabou : un « Grexit » induisant un démantèlement de la zone euro, l’était également pour ses interlocuteurs. Or, pour les dirigeants de l’UE et principalement pour l’Allemagne, la construction européenne est destinée à disparaître dans le futur grand marché transatlantique. L’attitude de l’Allemagne qui, aussi bien au niveau de la lutte contre la fraude fiscale que celui de l’attaque contre l’euro, a fourni un appui à l’offensive étasunienne. Cette volonté de mettre la zone euro en difficulté est confirmée par le refus réitéré de diminuer la dette grecque. Cette attitude est cohérente avec l’engagement privilégié de cet Etat européen dans la mise en place d’une union économique avec les Etats-Unis. La dissolution de l’UE dans cette zone politique et économique ne peut se faire qu’au prix d’un important recul du niveau de vie et des libertés en Europe. Les populations de l’UE devront consentir au démantèlement de leurs acquis. L’expérience grecque conduisant à un sentiment d’impuissance face à ces politiques dévastatrices révèle alors son enjeu.

Jean-Claude Paye

Jean-Claude Paye sociologue, auteur de l’Emprise de l’image, Yves Michel 2012.

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 11:44
Soutien spirituel de la droite et opposant aux politiques bolivariennes, le haut clergé vénézuélien s’inquiète des dérives « communisantes » du Pape François.

Soutien spirituel de la droite et opposant aux politiques bolivariennes, le haut clergé vénézuélien s’inquiète des dérives « communisantes » du Pape François.

Une assemblée du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (principal parti de la révolution) pour désigner ses candidat(e)s aux législatives de décembre 2015.

Une assemblée du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (principal parti de la révolution) pour désigner ses candidat(e)s aux législatives de décembre 2015.

Publié par Venezuela infos

 

Au Venezuela, l’économie et les médias sont à 80% aux mains du secteur privé. En menant depuis deux ans une guerre économique et médiatique, la droite croyait assécher le réservoir des voix chavistes. Avec des arguments de poids : le mécontentement que suscitent les prix élevés, le manque de certains produits et la campagne des radios, journaux et télés sur le thème “achète vite ce produit avant qu’il ne disparaisse”… Or, contre toute attente, la population s’est mobilisée fortement aux récentes primaires du Parti Socialiste Unifié du Venezuela, en vue des législatives de décembre 2015. Le PSUV lui-même a été surpris et débordé par les longues files de votants, n’ayant pas prévu un nombre suffisant de bureaux.

L’erreur de la droite vénézuélienne fut sans doute de croire que la population ne pense pas, qu’elle ne peut réagir que mécaniquement, et que ses critiques signifient un rejet de la révolution. Une droite rivée à sa nature coloniale, qui n’arrive pas à comprendre le désir populaire d’inclusion et de participation. A preuve, les 110 candidats qu’elle a désignés pour les législatives de décembre, souvent sans consulter la base, sont des hommes âgés, riches, blancs. On n’y trouve pratiquement aucune femme (1 sur 10) ni de jeunes (pas même les étudiants de droite qui servirent à faire passer les violences de 2014 et 2015 pour une “révolte populaire”). En revanche, 60 % des candidats du PSUV (principal parti bolivarien) sont des femmes, et la moitié a entre 21 et 30 ans.

(Voilà « pourquoi la démocratisation des élections fait peur à la droite vénézuélienne » : http://wp.me/p2ahp2-1TS)

T.D., Caracas, 19 juillet 2015

[...]

Lire la suite ici

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 10:13
La leçon de démocratie de Lamy

En Europe, nous sommes en train de construire un niveau de légitimité supra-nationale. Mais c’est lent et difficile.

Pascal Lamy sur tous les fronts ! L’ex-patron de l’OMC et ancien directeur de cabinet de Jacques Delors à Bruxelles a livré avec son mentor une tribune au Monde, à l’occasion du référendum grec, une interview au magazine Challenges et une autre à l’Obs. Dans cette dernière, il exprime sa vision particulière de la démocratie.

« Les voies de la légitimation [de l’action politique] demeurent encore largement locales ou nationales », regrette-t-il. Or « au cœur de l’affaire grecque on retrouve un conflit de légitimité qui existe dans tous les systèmes qui superposent différents niveaux de pouvoir ». Car selon Pascal Lamy, l’UE peut être considéré comme tout aussi légitime : « En Europe, nous sommes en train de construire un niveau de légitimité supra-nationale. Mais c’est lent et difficile. Le docteur Montesquieu nous dit qu’on a tout bon, mais en pratique, on s’aperçoit que ça ne marche pas ».

Selon Lamy, la Commission, non élue, connaîtrait, elle, comme par miracle la chance les besoins de l’Europe toute entière !

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