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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 06:57

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 06:52

Voici ci-dessous les positions du MODEF et de la Confédération paysanne sur le traité transatlantique : ils sont résolument contre. 

Nous avons cherché vainement sur le site de la FNSEA un texte, un communiqué à ce sujet : RIEN !  Pas étonnant.  Les responsables de la FNSEA n'ont que deux mots à la bouche : " compétitivité"  qu'il faut accroître ... face aux Allemands, aux autres pays européens et au reste du monde ...   en s'en prenant aux salaires et charges sociales trop élevés ...  Un petit mot, bien sûr car les agriculteurs sont en colère, sur les marges des grandes surfaces mais rien sur l'organisation industrielle et capitalistique de l'agriculture.  En amont les fournisseurs de semences, de matériel et les banques qui prêtent et qu'il faut rembourser, en aval, les circuits de distribution de la grande distribution qui font pression sur les prix pour conforter leurs marges.  Tous poussant, avec la FNSEA, à l'agrandissement des tailles des exploitations pour augmenter la rentabilité et la fameuse compétitivité.   Les banques  refusent d'ailleurs de prêter de aux jeunes agriculteurs qui souhaitent acquérir une exploitation qu'elles jugent trop petite.  L'agriculteur qui prend sa retraite n'a dès lors d'autres solutions que de louer ses terres ... aux plus gros.

Que le gouvernement commence par libérer les agriculteurs de cette pression à produire toujours plus et à bas prix pour rembourser les banques, satisfaire l'industrie agro-alimentaire et la grande distribution en contrôlant les entrées de produits agricoles sur le territoire français : oui aux échanges internationaux mais sur des bases équitables, c'est-à-dire pas au détriment des producteurs français, pas avec des pays qui pratiquent un moins disant social et des salaires de misère en exploitant des ouvriers dans de grandes usines agricoles, pas avec des pays qui n'ont pas les mêmes règles environnementales que la France, pas en mettant sur les routes des camions qui polluent, qui nous coûtent cher en infrastructures.   Et enfin qu'il satisfasse les revendications des agriculteurs en exerçant un vrai contrôle des marges et, comme le demande le MODEF, qu'il fixe des prix minimum garantis qui couvrent les coûts de production et la rémunération du travail paysan.  

Mais la signature du Traité transatlantique qui ouvrira grandes les frontières aux productions nord-américaines ne va pas dans ce sens.  Les députés socialistes européens et la droite européenne ont voté la poursuite des négociations le 8 juillet dernier.  Les agriculteurs ont tout à perdre de ce traité.

Du traité transatlantique, la FNSEA et le gouvernement ne disent mot ...

Résolution TAFTA : Le Parlement européen doit dire NON aux accords de libre-échange !



06.07.2015 La Confédération paysanne appelle les députés européens à voter contre la résolution sur le TAFTA/TTIP qui leur sera soumise les 7 et 8 juillet. Les accords de libre-échange négociés par l'Union européenne, notamment avec les Etats-Unis (TAFTA) et le Canada (CETA), remettront en cause les principes démocratiques et la souveraineté alimentaire ! Alors que le texte était censé fixer des « lignes rouges », il valide le principe de ces accords destructeurs.
 

Entre autres, il ne pointe pas les risques pour l'agriculture :

  • La suppression des droits de douane agricoles, dernier outil permettant de nous protéger face à une agriculture plus industrielle basée sur des normes sociales, environnementales et de bien-être animal moins contraignantes ;
  • L'harmonisation des législations et des normes au profit des échanges commerciaux via le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS) et l'organe de coopération règlementaire qui signeront la fin de la souveraineté des Etats ;
  • L'interdiction de pouvoir « relocaliser » notre production et d'utiliser les semences issues de notre récolte.

L'élevage est en crise, et ces accords ne feront qu'instituer cette situation catastrophique ! Ils continueront à détruire notre production de viande bovine de qualité, essentielle à la vie et à l'aménagement de nos territoires, et amèneront notre production laitière droit dans le mur. Ils feront de l'industrialisation de l'agriculture la norme avec ce qu'elle implique de perte d'emploi paysan, précarisation de la main d'œuvre salariée, baisse de qualité de nos produits et désertification de nos territoires.

Les députés européens sont les relais de la population au niveau communautaire. Il est donc de leur devoir de défendre les paysans, les citoyens, les consommateurs qui se sont particulièrement exprimés via l'initiative citoyenne européenne (2,3 millions de participants !). Voter contre cette résolution serait un premier pas, voter une résolution demandant la fin des négociations serait remplir réellement leur rôle.

Voici la lettre que le Modef adressait en juin dernier aux députés européens

Le MODEF appelle les députés européens à ne pas voter le 10 juin la résolution LANGE.

 

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Vous allez devoir vous prononcer en séance plénière sur l’accord transatlantique de libre-échange.

Nombreux sont les citoyens, les associations, les syndicats à s’opposer à ce traité qui est celui de tous les dangers pour les peuples de l’Union Européenne.

Notre confédération syndicale agricole d’Exploitants Familiaux MODEF est solidaire des actions menées contre ce traité.

 

ISDS INACCEPTABLE AU NOM DE LA SOUVERAINETE DES PEUPLES

  • Comment ne pas rejeter un traité qui donne pleins pouvoirs à des multinationales !

  • Comment ne pas s’opposer avec virulence à la possibilité pour des multinationales et les fonds financiers de remettre en cause les lois et règlements qui constitueraient un frein à leur expansion et leur profitabilité !

  • Comment accepter que "ces machines" à fabriquer des profits puissent remettre en cause les lois sociales, économiques, sanitaires ou environnementales d’un Etat démocratique !

  • Voter le principe de l’IDS c’est remettre en cause la souveraineté des Etats et groupes d’Etats. Pour le MODEF cette procédure judiciaire contre les Etats est totalement inadmissible.

L’AGRICULTURE FAMILIALE MENACEE PAR LE TAFTA

Déjà victime depuis 1992 de la libéralisation des importations de produits agricoles à bas prix en provenance des pays tiers (OMC), les exploitations familiales ne supporteront pas une ouverture totale des frontières avec les USA.

En effet, le TAFTA vise à supprimer ce qui reste de droit de douane et de contingentement. Pire encore il prévoit la suppression des normes environnementales, sanitaires et sociales qui selon les libéraux constituent des entraves à la libre concurrence.

En ouvrant les portes à l’importation à bas prix de viande bovines, porcines, et volailles, l’élevage français déjà en crise ne s’en relèvera pas, tant les distorsions de concurrence sont importantes avec les USA d’un point de vue sanitaire, environnemental, économique et social.

Seul l’élevage industriel hors sol avec de grosses unités pourra résister en important l’essentiel des aliments des USA et du Canada.

Ce TAFTA va porter un coup fatal à ce qui reste de souveraineté alimentaire européenne. En ouvrant totalement ses frontières, l’UE va importer aussi le modèle alimentaire américain avec toutes ses conséquences sanitaires, environnementales et culturelles.

Au nom de la souveraineté démocratique, au nom de la souveraineté alimentaire, au nom de l’aménagement des territoires, au nom de la santé des consommateurs et au nom de l’emploi agricole, nous vous invitons à rejeter le traité lors du vote du 10 juin.

Recevez Madame la députée, Monsieur le député, mes meilleures salutations.

 

 

Président du MODEF National,

 Jean MOUZAT.

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 06:47

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 22:53

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 22:50

Podemos s'effondre dans les sondages

Lundi 20 Juillet 2015, sur le blog de Nicolas Maury

Podemos, qui était créditée de plus de 30% des intentions de votes il y a quelques mois (novembre, décembre 2014 - janvier, février 2015), subit de plein fouet un reflux d'intention de votes. Ceci est révélateur d'une crise qui traverse Podemos, qui s'exprime depuis quelques jours à travers la plateforme "Ahora en Comun" - article et traduction Nico Maury
 
Podemos s'effondre dans les sondages
 
Dans un sondage du 6 juillet publié dans la presse espagnole Podemos s'effondre dans les intentions de votes. Il y a quelques mois le parti de Pablo Iglesias caracolait en tête des sondages pour aujourd'hui se positionner en quatrième place.

Podemos se retrouve très largement dépassé par le Parti populaire (PP) du premier ministre Mariano Rajoy crédité de 26,2% d'intention de votes. Les sociaux démocrates du PSOE parviennent eux aussi à remonter la pente avec 23,1% des intentions de votes. Le Podemos de droite, Ciudadanos, s'impose comme une troisième force avec 18,4% des intentions de votes. Loin derrière se trouve Podemos avec 14,9%.

Quant à Izquierda Unida (IU) les sondages frémissent de nouveau à la hausse. IU est créditée de 5,4% d’intention de votes. IU bénéfice de la personnalité d'Alberto Garzon et de son soutien à la plateforme "Ahora en común" (une référence aux deux coalitions qui ont remporté les mairies de Barcelone – Barcelona en común – et de Madrid – Ahora Madrid – le 24 mai dernier).

25.820 personnes, dont les maires de Barcelone et Madrid, ont appelé Podemos à constituer des listes d'unité populaire, avec IU, comme pour les élections municipales. De nombreux cadres de Podemos ont soutenu cette dynamique, en opposition avec Iglesias. L'absence de démocratie dans Podemos (les cercles n'ont que peu de pouvoir face à un Comité central à 100% derrière Iglesias) et l’hyper-centralisation de cette organisation politique crées des tensions, notamment dans la désignation des candidats pour les élections générales.

 

Podemos s'effondre dans les sondages
 
 
Nicolas Maury
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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 16:20

Cet article est reposté depuis Solidarité Internationale PCF.

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 16:09
La ferme des 1000 vaches bientôt sanctionnée pour dépassement du seuil réglementaire d'animaux

Par latribune.fr  | 

La ferme des 1000 vaches pourrait payer 15 000 euros d'amende si elle ne réduit pas son troupeau de près de 300 têtes.

La ferme des 1000 vaches pourrait payer 15 000 euros d'amende si elle ne réduit pas son troupeau de près de 300 têtes. (Crédits : Reuters)

Malgré une mise en demeure claire le 3 juillet, la ferme des 1000 vaches n'a pas réduit son cheptel de 794 bovins. Les responsables risquent une amende d'au moins 15 000 euros.

Pendant que les agriculteurs manifestent à Caen, la ferme des 1000 vaches, dans la Somme, risque une forte amende pour non respect de la réglementation française. La mise en demeure du 3 juillet dernier était pourtant claire, la ferme devait réduire son troupeau pour respecter la réglementation nationale de 500 animaux par cheptels. Un contrôle effectué le 9 juin y dénombrait en effet 794 animaux. Après avoir procédé à un nouveau contrôle lundi, la préfecture est formelle : le nombre de vaches est encore supérieur au nombre autorisé.

La ferme paiera au moins 15 000 euros d'amendes

Le délai pour se mettre en règle, fixé au 18 juillet dernier, étant dépassé, la préfecture prépare l'arrêt qui fixera les amendes. La ferme risque 15 000 euros d'amende alourdie d'une astreinte journalière de 5 000 euros jusqu'à ce qu'elle rentre dans les normes.

Les responsables s'estiment dans leur droit

Les responsables répondent qu'ils prendront une décision quand ils recevront la sanction. Selon eux, une réglementation sur le regroupements de vaches laitières autorise, en cas de cessation d'activité d'un autre éleveur, le dépassement du seuil prévu. Ils justifient ainsi le rachat d'un troupeau de 300 têtes élevées dans des conditions similaires. Ce rachat s'étant fait sans autorisation préalable, les possibilités d'échapper à cette sanction semblent minces...

(Avec AFP)

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 15:51
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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 10:29
Lu sur FR3 Région Haute-Normandie

Nouvelle journée de manifestation des éleveurs en colère ce mardi 21 juillet. Depuis 7h00, les principaux accès à Evreux sont bloqués. D’autres actions sont prévues dans la journée en Seine-Maritime.

  • Par Mathilde Riou
  • Publié le 21/07/2015 | 10:48
 

© Richard Mesnildrey

© Richard Mesnildrey

La colère des éleveurs hauts-normands ne cesse de s’intensifier. Après le blocage des abattoirs du Neubourg lundi 20 juillet, les éleveurs bloquent depuis mardi matin les principaux accès à la ville d’Evreux. Les membres de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs ont programmé un blocage sur les ponts traversant la Seine : « Les actions sont menés conjointement par la FDSEA 76 et les JA, à partir de 10h30 », annonce Cyril Cornille, animateur à la FDSEA 76. « Les accès aux ponts de Tancarville et de Normandie seront bloqués par les agriculteurs. »

A partir de 16h00, les éleveurs manifesteront à Rouen et bloqueront les accès Est et Ouest de la ville. Ils ont prévu des opérations dans les grandes surfaces pour traquer les produits frais d'origine étrangère.

A 20h00, ils se rassembleront devant la préfecture.
Sur le site de la Confédération paysanne
FRANCE

Et si on s’occupait des paysans ?



03.07.2015 La commission des comptes de l'agriculture vient de se réunir pour constater, comme tous les six mois, que le nombre de paysans diminue. Hier, le Conseil supérieur d'orientation du ministère de l'Agriculture devisait salle Sully sur les investissements dans les fermes et notre compétitivité nationale. Pendant ce temps-là, les éleveurs de porcs, de bovins viande et de vaches laitières appellent à l'aide. Et s'il y avait un lien ?
 

Les chiffres de la commission des comptes sont clairs, le prix de la grande majorité produits agricoles est en chute, et les volumes augmentent. On incite donc les paysans à compenser la baisse des prix par une augmentation de la production, donc de l'investissement, donc de l'endettement, donc du temps de travail. Et on ne gagne toujours pas plus ! Mais c'est « compétitif » selon les courbes du ministère, et tant pis si chaque jour des hommes et des femmes doivent quitter le métier.

On se rassurera en apprenant que la commission des comptes de l'agriculture va désormais travailler sur toutes les agricultures (petites fermes, diversité des territoires…) et prendre en compte l'évolution du nombre d'actifs agricoles. On se sentira soulagé de lire que l'usine des 1000 vaches devra, dans les 15 jours, être ramenée à 500. Mais doit-on pour autant s'en satisfaire quand on sait que les petites fermes sont chaque jour dénigrées et empêchées d'exister par des règlementations faites pour l'industrie alors qu'elles sont créatrices d'emploi et de dynamique des territoires ? Peut-on laisser croire que l'avenir des producteurs laitiers est aux usines de 500 vaches qui écrasent les prix et avec eux tous les éleveurs qui font leur métier avec compétence et passion et souhaitent simplement en vivre ?

Après le Conseil supérieur d'orientation d'hier, il est temps d'admettre que le seul objectif est de sauver la production, pas les producteurs. Tous ces paysans qui disparaissent chaque jour c'est une incroyable richesse qui s'efface. Soyons clairs : les agri-managers ne sauveront ni le climat, ni les territoires ruraux, ni la gastronomie, et surtout pas l'emploi !

 

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 14:33

Nous publions ci-dessous des propositions du MODEF à propos de la situation économique et sociale des éleveurs ( sur le site du MODEF mai 2015).

 

 

 

LES ÉLEVEURS SAIGNÉS PAR LEURS CLIENTS

Les éleveurs sont les victimes de l’absence de régulation des marchés et des prix, ils sont devenus les esclaves de leurs clients abatteurs, transformateurs, distributeurs.

Ils ne comptent pas leur temps pour produire des animaux de boucherie de qualité et en retour ils pourraient espérer que le prix de vente des vaches, génisses, boeufs, veaux soit à la hauteur de la qualité de leur travail.
Mais c’est sans compter sur la rapacité des abatteurs, transformateurs et distributeurs qui se comportent comme des charognards. Avec des prix à la production en baisse de 6 à 8% et des prix à la consommation en hausse de 1%, les vautours se nourrissent sur le dos des éleveurs et des consommateurs.
En déclarant aux éleveurs, je vous comprends mais je ne peux rien faire, débrouillez-vous entre vous, le ministre de l’Agriculture se positionne en observateur d’un jeu dont les règles sont définies par l’équipe adverse (pouvoir donné par la loi de modernisation de l’économie aux GMS).
Cela fait des années que le MODEF dénonce cette loi LME surnommée Loi Michel Edouard Leclerc.
Cela fait des années que le MODEF réclame un encadrement des marges de la grande distribution (coefficient multiplicateur) et la fixation de prix minimum garantis qui couvrent les coûts de production et la rémunération du travail paysan.
Qu’on ne vienne pas nous dire que ce n’est pas le rôle d’un gouvernement de fixer des prix quand celui-ci administre les prix du biogaz, de l’énergie solaire et éolienne. L’énergie ou l’alimentation sont porteurs de mêmes enjeux. Tout est question de volonté politique. La LME doit être changée pour équilibrer les relations fournisseurs transformateurs distributeurs.
Il est possible de fixer un prix plancher (voir article L 632 – 2 – 1 du code rural). Il est possible d’encadrer les marges de la grande distribution en étendant l’article L 611-4-2 du code rural à la viande bovine.
Il est inadmissible qu’abatteurs, transformateurs, distributeurs bénéficient du CICE sans qu’en contrepartie ils modifient leurs pratiques vis à vis de leurs fournisseurs que sont les éleveurs.
Il est possible au nom de la souveraineté alimentaire de limiter les importations à bas prix de viande bovine et d’imposer aux produits importés les mêmes règles de production que celles qui sont imposées aux éleveurs français.
Le Président de la République au sommet de l’élevage à Cournon en 2013 avait affiché sa volonté de sauver l’élevage. Si rien n’est fait face à cette chute des cours de la viande bovine, porcine, volailles, lait, il y aura moins d’éleveurs à sauver car ils auront pour la plupart disparu et rejoint les rangs toujours plus nombreux des sans-emploi.


Président du MODEF National,
Jean MOUZAT.

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