mis en ligne le 23 juillet 2015
Le syndicat agricole MODEF demande au gouvernement : "il faut exiger de l’UE l’exemption agricole des règles de la libre concurrence et prendre dès aujourd’hui en France des mesures législatives de fixation de prix minimum garantis pour les produits d’élevage" ...
Un voeu pieux. Comment imaginer que l'Allemagne cédera sur une telle ligne et que Hollande obtiendra satisfaction, lui qui cède toujours aux souhaits d'A. Merkel et de ses amis socialistes allemands, depuis le traité d'austérité Sarkozy-Merkel du début de mandat jusqu'au dernier memorandum meurtrier infligé à la Grèce ?
L'expérience grecque le montre. L'euro et l'UE, c'est l'austérité et la liberté des plus gros contre les plus petits.
Pour les agricluteurs, c'est la disparition des exploitations familiales et la promotion des fermes usines. Ce sont les grandes surfaces et les industries agro-alimentaires dictant leur loi et leurs prix au nom de la concurrence et de la compétitivité.
Le moment est venu de réclamer tous ensemble la sortie de l'euro et de l'UE qui ont détruit l'économie natioanle.
AC
MODEF : APPEL A REJOINDRE LES MANIFESTATIONS
Le plan de soutien à l’élevage français présenté le 22 juillet par le ministre de l’agriculture n’est pas à la hauteur.
Sur les 600 Millions d’Euros de mesures d’allègement de trésorerie seuls 100 millions constituent une aide réelle, le reste n’est que report d’échéances.
Les mesures dites structurelles ne règleront en rien le problème des prix à la production puisqu’elles ne concernent que l’exportation et que ce marché est en concurrence directe avec les pays tiers exportateurs où les distorsions de concurrence sont majeures. Dans le même temps où le gouvernement prône l’exportation pour régler la crise, il participe via la création de zone de libre-échange Européenne à ouvrir les frontières à l’importation de viande bovine, porcine, ovine et lait à prix cassés. Est-ce la nouvelle définition du développement durable et du bon sens paysan ?
Avec leur bon sens, les paysans réclament à cors et à cris des prix rémunérateurs. Mais cette revendication des éleveurs contrevient aux règles de la concurrence libre et non-faussée énoncées dans les traités qui fondent l’UE et votés par les gouvernements successifs.
Alors il faut exiger de l’UE l’exemption agricole des règles de la libre concurrence et prendre dès aujourd’hui en France des mesures législatives de fixation de prix minimum garantis pour les produits d’élevage assorties d’un coefficient multiplicateur entre fournisseurs et distributeurs.
Concernant les mesures d’urgence, le MODEF revendique la suppression pour 2015 des assiettes minimum de cotisations sociales des exploitants, l’exonération des cotisations volontaires obligatoires et autres taxes sur les produits d’élevage, la restructuration des dettes avec des prêts à taux 0%...
Pour faire valoir le droit à vivre de son travail, le MODEF appelle ses adhérents et l’ensemble des exploitants familiaux à rejoindre les manifestations en cours et prendre des initiatives d’actions là, dans les zones non couvertes par ces manifestations d’éleveurs.
Angoulême, le 23 juillet 2015
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