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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 09:50

 

Réaction de Petro Simonenko, Premier secrétaire du Parti communiste d’Ukraine (KPU) suite à l’adoption de la loi №2558 « sur la condamnation du régime totalitaire communiste et national-socialiste (nazi) en Ukraine et sur l’interdiction et la promotion de leurs symboles. » –traduction Nico Maury (source PRCF sur PCF Bassin)

 

« Le paquet de lois dites de « décommunisation » vient de porter un coup à la sécurité nationale et menace l’existence de l’Etat de l’Ukraine elle-même! En fait, en voulant dénoncer le pacte Molotov-Ribbentrop (23 Août, 1939) ils viennent de mettre en danger la réunification de l’Ukraine occidentale avec le reste de l’Ukraine. En outre, la reconnaissance du régime soviétique comme «criminel» dénonce les action du « régime criminel » de la RSS d’Ukraine, co-fondateurs et membre de l’Organisation des Nations Unies. Cette loi annule de fait l’inclusion de la Crimée à l’Ukraine (19 Février 1954) et est une reconnaissance de facto du référendum de mars 2014 sur la réunification de Crimée avec la Russie. Il s’avère, qu’avec l’adoption de cette loi, la déclaration de souveraineté du 19 Juillet 1990 et l’Acte d’Indépendance du 24 Août 1991 doit être abolie, car promue par un « régime communiste criminel » déclare Petro Simonenko. « Bien sûr, le contenu des lois adoptées le 9 avril nécessite une étude approfondie en termes de droit, de droits de l’homme et des libertés. Bien sûr, c’est une violation flagrante de la Constitution d’Ukraine » déclare le leader des communistes. En outre, nous assistons à l’expression du dédain de certains députés du peuple de cette convocation qui refusent les décisions de la communauté internationale, notamment du Tribunal de Nuremberg. Cette Cour internationale de Justice a condamné sans équivoque tout ce qui était lié à Hitler et ses collaborateurs, y compris sur le territoire de l’Ukraine » déclare Petro Simonenko. Selon le chef du Parti communiste,ils cherchent des prétextes pour effacer la période historique de allant de 1917 à 1991. « L’adoption de ces lois est conduit par le « parti de la guerre ». Le Parlement ukrainien, interdit aux vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale de porter leurs décorations, elle interdit la journée du 9 mai, Jour de la Victoire, nos peuples frères, qui ensemble ont vaincu Hitler et libérés non seulement le territoire de l’Union soviétique, mais aussi de l’Europe, les films soviétiques sont aussi interdits, la littérature qui raconte les exploits des héros de la seconde guerre mondiale sont interdit. Il est interdit à nos anciens combattants et de ceux qui honorent la mémoire de cette grande victoire, d’utiliser la Bannière de la Victoire de venir avec sur les lieux de mémoire. Le Parti communiste d’Ukraine, légalement enregistré en 1993 ne peut plus utiliser les symboles mondiaux que sont l’étoile rouge, le marteau, la faucille, et le nom de Parti communiste. C’est pourquoi ils ont décidé d’interdire l’idéologie communiste en Ukraine ». Petro Simoneko souligne que « les conséquences de ces actes seront tragiques pour le peuple ukrainien. » « Cet acte déclenche une nouvelle vague escalade des tensions dans la société ukrainienne. Je tiens à souligner que cette folie aura de graves conséquences pour l’Ukraine dans un proche avenir » résume le chef du Parti communiste.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 09:47
10 avril 2015
Lu sur Investig'action

Depuis quelques années, la CIA ‘arrose’ toutes sortes d’organisations au Venezuela : les partis politiques de droite et un ensemble d’associations présentées comme émanant de la ‘société civile’ mais qui en réalité servent de paravent pour attaquer le gouvernement et préparer son renversement « à la chilienne ». (Extrait du livre Les sept péchés d'Hugo Chavez de Michel Collon)


 

2002 : Washington derrière le coup d’Etat

L’affrontement est devenu inévitable. Et il se prépare depuis Washington. Le 25 février 2002, Charles Shapiro est désigné comme nouvel ambassadeur des Etats-Unis à Caracas. Ce n’est pas n’importe qui. Ca fait vingt-quatre ans qu’il s’occupe de l’Amérique Latine. Il était conseiller militaire à l’ambassade US de Santiago du Chili lors du coup d’Etat fasciste contre Allende en 1973. Il a été en poste cinq ans au Salvador au plus fort de la répression militaire dans ce pays.

Au même moment, plusieurs hauts gradés de l’armée vénézuélienne appellent publiquement à se débarrasser de Chavez. Ils sont soutenus par la hiérarchie de l’Eglise catholique, toujours très proche des Etats-Unis et de la haute bourgeoisie locale. Les évêques refusent le dialogue proposé par le gouvernement.

En février également, Carlos Ortega, leader du syndicat droitier CTV, rencontre à Washington les dirigeants du syndicat AFL-CIO. Comme il a été démontré par des historiens (1), ce syndicat a souvent servi d’intermédiaire pour transmettre des fonds de la CIA à des organisations d’opposants dans certains pays sensibles.

Au Chili, par exemple, l’AFL-CIO a aidé l’administration Nixon et les multinationales US à renverser le gouvernement d’Unité Populaire : transferts de fonds vers les mouvements contre-révolutionaires : plus de huit millions de dollars selon le New York Times du 24 septembre 1974, création de groupes paramilitaires pour terroriser les militants de gauche, assistance à la grève des propriétaires de camions qui paralysa l’économie pour créer le chaos, formations en leadership c’est-à-dire à l’agitation anti-Allende…

Henry Kissinger a reconnu que les programmes d’éducation en question avaient été un élément important de la politique US contre le Chili. (2)

Bref, au niveau de ces dirigeants, on devrait plutôt parler d’AFL-CIA.

Mais l’élément-clé du complot anti-Chavez est incontestablement Otto Reich... Un fameux passé ! Il a joué un rôle décisif dans la déstabilisation du gouvernement de gauche au Nicaragua dans les années 80. Il est en étroite relation avec Orlando Bosch, un des plus grands terroristes du continent latino-américain, impliqué dans l’attentat contre un avion de ligne cubain en 1976, l’assassinat du général chilien Letellier en 1978 et de nombreux autres actes terroristes. C’est à un tel homme que George Bush a confié le poste de vice-ministre US des Affaires étrangères pour l’Amérique Latine entre 2002 et 2004.

En ce début de l’année 2002, Otto Reich se réunit fréquemment avec les chefs de l’opposition vénézuélienne. Et particulièrement avec Pedro Carmona, président de Fedecamaras, la fédération des patrons.

 

La CIA accusée par ses propres documents
[...]  Lire la suite ici
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 22:36

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 22:35

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 21:41
Lire l'article entier sur Investig'action

En acceptant d’ouvrir son marché intérieur aux importations agricoles européennes sans restrictions, la CEDEAO engage non seulement ses producteurs locaux dans une concurrence à sens unique minée par les subventions agricoles et les barrières non tarifaires, mais aussi elle compromet sérieusement toute chance de moderniser un secteur capable de répondre aux défis d’emplois des jeunes dans le continent africain.



Après la signature de la Convention de Cotonou, les pays de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) ont bénéficié d’une période transitoire de 2000 à 2007, gardant ainsi le système des préférences commerciales non-réciproques hérité de la Convention de Lomé. Mais à partir de 2008, ils sont soumis progressivement aux Accords de partenariat économique (APE) qui mirent fin à la non-réciprocité entre l’UE et l’ACP (Afrique Caraïbes Pacifique). Le principe de ces engagements, était de « réduire progressivement les barrières aux importations des produits européens dans les ACP à partir de 2008, et durant une période suffisamment longue (soit 10 ans ou 12 ans selon les pratique du GATT) » (Salmon et al, 2001 : 20).

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 12:34

Reçu par courrier

AGIR POUR METTRE EN PLACE UN NOUVEAU BLOC HISTORIQUE, FORCE PROPULSIVE DE LA DYNAMIQUE POPULAIRE
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M'PEP)
 
Le 12 avril 2015
 
Toute révolution a nécessairement besoin de s’arrimer à un mouvement culturel qui implique la critique du système existant et l’acquisition de nouvelles idées. Toute révolution constitue un fait culturel qui bouleverse le système de pensée précédemment dominant.
Pour parvenir à opérer ce basculement il convient d’abord de comprendre comment s’exercent les processus culturels dominants.

(…)

Pour lire la suite cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3946

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 09:27

Nombreux opposants à la loi sur le renseignement ( Source : Le Monde.fr )

CGT police

Le syndicat de policiers accuse le gouvernement d'instrumentaliser la mencace terroriste. « En mémoire notamment de nos collègues tombés pour protéger une liberté individuelle qu’est la « liberté d’expression », [la CGT-Police] demande l’abandon de cette loi telle qu’elle a été présentée et en demande une nouvelle non seulement recentrée sur le terrorisme, mais dotée de garde-fous beaucoup plus importants qu’une simple commission administrative qui serait, comme à l’accoutumée, privée des moyens et personnels nécessaires à la mise en œuvre de sa mission de surveillance. » Source

 

Marc Trévidic

Le juge antiterroriste souligne le risque de « dérives » lié au fait que le projet de loi prévoie des mesures très intrusives pour un cadre beaucoup plus large que celui de la lutte contre le terrorisme. Source

 

Syndicats de la magistrature

Très critique, le Syndicat de la magistrature estime que ce projet de loi « installe un dispositif pérenne de contrôle occulte des citoyens dont il confie au pouvoir exécutif un usage quasi illimité. Il est à ce titre inacceptable. Seul un véritable contrôle a priori de techniques de renseignement proportionnées et visant un objectif strictement défini relevant de la sécurité nationale, restera respectueux des droits fondamentaux. »

 

Ligue des droits de l'homme

La ligue des droits de l'Homme considère le projet « inacceptable » car il « installe un dispositif pérenne de contrôle occulte des citoyens dont il confie au pouvoir exécutif un usage quasi illimité. » Source

 

union des syndicats de la magistrature

L’USM déplore que les modalités de composition, le fonctionnement et les missions de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) ne permettent pas un contrôle réel préalable à la mise en œuvre des techniques de recueil de renseignement. L’USM dénonce les pouvoirs exorbitants donnés au Premier ministre pour autoriser la mise en œuvre des dispositifs de renseignement. Source

 

Conseil Nationnal du Numérique

L'organe consultatif du gouvernement sur les sujets liés au numérique « s’inquiète en premier lieu d’une extension significative du périmètre de la surveillance » et constate que certains dispositifs « peuvent confiner à une forme de surveillance de masse ». Source

 

Amnesty International

L'organisation de défense des libertés évoque un « projet de loi pour une surveillance de masse », qui protège bien davantage les agents du renseignement que les citoyens. Source

 

Barreau de Paris

Estimant que « La protection des libertés individuelles doit être absolue », l'ordre des avocats de Paris demande la mise en place d'un « régime unique d’encadrement des interceptions et l’intervention du juge, pour contrôler, autoriser et sanctionner. » Source

 

la cnil

Le gendarme de la vie privée a notamment déploré, dans son avis, que le projet de loi « permette de collecter, de manière indifférenciée, un volume important de données qui peuvent être relatives à des personnes tout à fait étrangères à la mission de renseignement. » Source

 

Charlie Hebdo

Le journal satirique, cible de l'attentat de janvier, estime dans son dernier numéro que les « boîtes noires » sensées aider à prévenir les attentats en surveillant le traffic Web, « ouvrent une boîte de Pandore dont il n'a jamais été prouvé qu'elle puisse éviter un attentat terroriste » Source

 

La quadrature du net

Le collectif de défense des libertés numérique estime que le projet de loi « suscite à juste titre une opposition large et des inquiétudes multiples », en raison de garde-fous insuffisants, de motifs trop larges et de la mise en place de systèmes de surveillance massifs. Source

 

alain marsaud

Refuse de faire un « procès d’intention à ce gouvernement ». Il craint néanmoins qu’à l’avenir, un autre gouvernement « moins respectueux des libertés » puisse se donner les moyens d’une surveillance de masse. « Avec un tel texte, toutes les oppositions, même politiques, peuvent être surveillées. » Source

 

Edouard Philippe, député UMP du Havre

« Ce texte, si son efficacité reste à démontrer, pose des questions graves en matière de libertés individuelles. Il n'est pas exagéré de dire qu'en l'état, il représente un risque pour elles » écrit Edouard Philippe sur le site d'Atlantico.

 

fournisseurs d'accès associatifs

Certains membres de la fédération des fournisseurs d'accès associatifs ont fait part de leurs craintes face à un projet de loi jugé trop flou et donc dangereux pour les libertés publiques. Source

 

reporters sans frontières

Critique de nombreux points du projet, Reporters sans frontières dit « craindre des dérives », notamment en ce qui concerne la protection des sources de journalistes. Source

 

Pour Europe-Ecologie les Verts,

il s'agit clairement de la mise en place d'un "espionnage technique généralisé". "Le projet liste une longue série de notions plus ou moins floues", reproche le parti dans un communiqué.

 

André Chassaigne pour le Front de gauche

Un aspect de la loi sur le renseignement décrié. "Cela peut être un outil dangereux qui peut être mis entre les mains de gouvernements qui pourraient être autoritaires -ce qui n'est pas le cas du gouvernement actuel", a indiqué André Chassaigne, député Front de gauche. La rédaction du blog laisse à André Chassaigne sa curieuse opinion sur le gouvernement actuel dont l'un des ministres vient d'autoriser le licenciement de 30 élus CGT et 2 CFE/CGC de l'usine Goodyear, licenciés parce qu'ils avaient opposé une résistance farouche aux licenciements !

 

Parti communiste
"Loi sur le renseignement : Une surveillance généralisée inacceptable".  " Ce projet de loi installe un dispositif pérenne de contrôle occulte des citoyens dont il confie au pouvoir exécutif un usage quasi illimité. Il est à ce titre inacceptable et le Parti Communiste Français ne peut que s’y opposer dans l'état."  Note de la rédaction : on espère un vote contre.

 

asic

L'association des services Internet communautaires n'a pas encore arrêté de position définitive, mais notait dans son premier communiqué compter s'assurer « que toute mesure nouvelle de surveillance qui serait introduite par ce texte n'est pas redondante avec les nombreuses mesures déjà existantes, est proportionnée, transparente et sous le contrôle d'une autorité dotée de pouvoirs et moyens suffisants. »

 

renaissance numérique

Ce think-tank regrette notamment l'insuffisance des mécanisme de contrôle prévus par le projet. « La différence entre une démocratie et une dictature réside moins dans les techniques de surveillance employées que dans leur contrôle effectif par un organe indépendant », note Renaissance numérique. Source

 

afdel

L’Association Française des Éditeurs de Logiciels et Solutions Internet explique que ses membres « demeurent perplexes face au caractère pérenne systématique, massif et très intrusif que comportent les dispositions [du projet de loi] ». Source

 

Le défenseur des droits

Jacques Toubon recommande dans l'avis qu'il a rendu sur le projet de loi de très nombreux ajouts de mécanismes de contrôles : limitation des services autorisés à utiliser certaines technologies, contrôle a priori et a posteriori renforcés... Source

 

fédération syntec

Le syndicat patronal du secteur du numérique qualifie le projet de loi de « Patriot act français » et dit « son attachement à de grands principes fondateurs, comme la nécessité d’un filtrage par le juge judiciaire, garant des libertés individuelles et des intérêts de la Nation. C’est un élément clé de l’attractivité de notre territoire. » Source

 

Nils Muiznieks

Le texte crée, selon lui, « un climat social dangereux au sein duquel chacun pourra être considéré comme un potentiel suspect ». Source

 

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 09:19

03 avril 2015 |  Par Laurent Chemla sur Mediapart.

 

C'est à vous, députés et sénateurs qui allez bientôt voter d'une seule voix le projet de loi sur le renseignement présenté par le gouvernement, c'est à vous que ce message s'adresse.


Nous le savons déjà: vous allez le voter. Sans aléa, après un débat cosmétique qui ne servira qu'à corriger quelque coquille ici ou là, vous allez le voter.

Contre l'avis de deux juges antiterroristes, contre les avis du Syndicat de la Magistrature, de la CNCDH, de l'ordre des Avocats de Paris, de la CNIL, de l'Union Syndicale des Magistrats, vous allez le voter.


Contre l'avis d'Amnesty, de RSF, de la LDH et de la Quadrature du Net, vous allez le voter.

Alors que, de partout, les mises en garde affluent, que le New York Times fait sa Une sur "La France, État de surveillance", que le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe s'inquiète de la dérive sécuritaire liberticide que cette loi implique, et que même le président de l'actuelle commission de contrôle des interceptions de sécurité dénonce la faiblesse des garanties qu'apporte ce texte, vous allez le voter.

Mesdames, messieurs, vous qui, en théorie, représentez la voix du peuple, c'est ce même peuple que vous vous apprêtez à trahir.

En mettant (quel que soit l'enrobage sur le pseudo-anonymat des données reccueillies) la totalité de la population sur écoute, en traitant chaque citoyen de ce pays comme un terroriste en puissance, c'est le peuple que vous vous apprêtez à dénoncer comme votre ennemi.

Je vous engage à relire, avant de voter, la définition de ce qu'est un État policier selon Raymond Carré de Malberg:

L'État de police est celui dans lequel l'autorité administrative peut, d'une façon discrétionnaire et avec une liberté de décision plus ou moins complète, appliquer aux citoyens toutes les mesures dont elle juge utile de prendre par elle-même l'initiative, en vue de faire face aux circonstances et d'atteindre à chaque moment les fins qu'elle se propose : ce régime de police est fondé sur l'idée que la fin suffit à justifier les moyens. À L'État de police s'oppose l'État de droit.

En écartant le juge judiciaire de toute autorisation préalable aux écoutes administratives, c'est l'État de droit que vous détruisez: garant des libertés individuelles, sa remise en cause nie le principe de séparation des pouvoirs.

Et tout ça pour quoi ?

S'il fallait en croire les maigres débats - imposés par la procédure d'urgence choisie par le gouvernement - cette négation de tous nos principes fondateurs serait nécessaire pour lutter contre le terrorisme.

Mais cette loi ne concerne pas que la lutte antiterroriste, loin de là: elle s'applique à tous les domaines de la vie en société. "Engagements internationaux", "Intérêt public", "Intérêts économiques et scientifiques", voici quelques-uns des motifs pour lesquels vous allez autoriser, sans contrôle, la surveillance de chaque citoyen.

Oh, bien sûr, pendant le débat public on ne vous agitera que la menace terroriste, à l'instar de la fiole censée prouver l'existence d'armes de destruction massives en Irak, on vous répètera l'argument mensonger selon lequel "90% des jihadistes se sont radicalisés sur Internet". Oh, oui, si vous osez vous opposer à ce déni de démocratie, on vous accusera d'être responsables des attentats qui pourraient avoir lieu sans ce texte.

Le même argument vous a déjà été servi pour justifier le récent texte qui permet la censure administrative - sans juge - de n'importe quel site Internet (et dont l'OSCE demande déjà qu'on le reconsidère).

Pourtant, dans cette période où chacun s'interroge sur ce qui nous définit comme une société, c'est justement le moment de vous souvenir des principes qui ont fondé ce pays.

Mais, dans ce moment où le terrorisme n'a de cesse que de voir disparaître toute pratique démocratique, c'est justement l'instant où vous devez vous lever pour défendre les droits fondamentaux et pour rejeter les arguments démagogiques.

Mesdames, messieurs, s'il vous reste ne serait-ce qu'une once de probité, vous lirez les arguments des opposants à ce texte, sans oeillères et sans calcul politique de bas étage.

Et si vous ne voulez pas être un traître à la république, madame, monsieur, vous vous y opposerez à votre tour.

[Edit au 07/04/2015: depuis que j'ai écris cette lettre, beaucoup d'autres ont pris position contre le projet de loi, notamment le Défenseur des droits (cinglant), Gandi ou Human Right Watch. Évidemment, ça ne changera rien au vote.]

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 21:32
10ème anniversaire du "NON" au Traité constitutionnel européen : Manifestation à l'appel des militants des Assises du communisme
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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 21:21

Odessa brave l’interdiction de la junte de Kiev

11 avril 2015 sur le blog Histoire et société

Odessa a célébré hier le 71 ème anniversaire de la Libération de l’occupation fasciste. Les citoyens avec à leur tête un groupe du PCU ont défié l’interdiction de la junte interdisant les symboles de la période soviétique et la bannière de la Victoire.

 

Photo de Con l'Ucraina antifascista.
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