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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 19:03
CARTE SCOLAIRE : Parodie de dialogue sur fond de « disparition » de postes !

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe EnseignementService public

15 avr. 2015

 

Le Comité Départemental de l’Éducation Nationale réuni lundi 13 avril devait traiter la carte scolaire et déterminer les derniers arbitrages de la DASEN quant aux ouvertures et aux fermetures de classes. Mais contrairement à l'habitude, la Directrice académique s'est refusée à annoncer les ouvertures et les fermetures. La CGT Educ'action dénonce le durcissement de ton et de la méthode par le Secrétaire Général de la Préfecture et de la DASEN. Sans doute est-ce la conséquence du manque de clarté sur le nombre réel de postes dans le département ?

En effet, la CGT Educ'Action 76 a exigé des éclaircissements sur les postes disponibles dans le département. Alors que la DASEN a rétabli les 55 postes qu'elle avait voulu déduire de la dotation, restaient les 68 postes « détournés » depuis 2013. La CGT Educ'action a exigé la restitution de ces 68 postes, ce qui permettrait de régler l'ensemble des situations. Pour la CGT Educ'action 76, la question se pose désormais sur la gestion du département depuis 3 ans. Comment peut-on faire confiance quand 68 postes ont été « détournés » ? Un « détournement » qui s'est fait sur le dos des élèves, de leurs conditions d'étude et des conditions de travail des enseignants, quand on sait que de nombreuses écoles étaient encore surchargées à la rentrée et que les écoles de l'éducation prioritaire payaient un lourd tribu sur les décisions de fermetures de classes depuis 3 ans !

 

Pour la CGT Educ'action 76, tout doit être mis en œuvre pour remettre à plat la situation des postes afin de répondre aux besoins des équipes en toute transparence.

Les réponses données sur cette question ne nous ont pas convaincu.

Concernant la situation des écoles, il n'est pas acceptable que les écoles après fermeture voient leurs effectifs dépasser les 27 élèves par classe en élémentaire et 30 élèves en maternelle. De même, si l'éducation prioritaire ne subit plus de fermetures massives, des écoles risquent encore d'être à plus de 24 élèves par classe en élémentaire et même 25 élèves.

L'enseignement spécialisé qui a été fortement maltraité par les suppressions massives de postes de RASED nécessite des postes. Pour la CGT Educ'action, il est urgent de mettre en place un RASED (Réseau d'Aide Spécialisée pour les Élèves en Difficulté) complet par secteur de collège et renforcé en éducation prioritaire.

 

Pour la CGT Educ'action, les besoins sont criants et auraient nécessité plus de 100 postes quand le ministère ne nous en attribue que 31 !

Il est urgent de poursuivre les mobilisations pour obtenir la restitution des postes et d'obtenir les moyens nécessaires pour répondre aux besoins exprimés par les enseignants et les parents d'élèves.

 

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 13:27

Démocratie

Lu sur le site Contre la cour

siege_vide_Assemblee_nationaleDemain, mercredi 15 avril, le nouveau programme de stabilité de la France (2015-2018) sera présenté en Conseil des ministres. S’en suivra une audition de Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget, devant les Commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Cette présentation intervient quelques jours seulement avant la suspension de séance dans les deux assemblées, le 22 avril prochain.

Le Programme sera ainsi transmis à la Commission européenne sans avoir fait l’objet d’un débat ni d’un vote en séance publique.

Pourtant, depuis 2011, une disposition légale oblige le gouvernement à transmettre le programme au Parlement, ainsi qu’à y organiser un débat et un vote.

En 2013 et 2014, le Sénat, qui ne rassemble pas une majorité de parlementaires soutenant le gouvernement, avait déjà était privé de vote.

Retour sur cette disposition légale non respectée

Depuis un amendement introduit par la Commission des finances du Sénat à la loi de programmation des finances publiques 2011-2014 (adoptée en décembre 2010), le gouvernement est tenu d’adresser au Parlement « au moins deux semaines avant sa transmission à la Commission européenne […] le projet de programme de stabilité ». Il était également prévu que le Parlement débatte de ce projet et se prononce par un vote.
Ainsi, en 2011, le Programme de stabilité a été pour la première fois débattu devant le Sénat.

[ ... ]  Lire la suite ici

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 12:36

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 12:30

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 12:07
Eclairantes révélations
de la Direction du renseignement militaire français
par Michel Garroté

mardi 14 avril 2015, par Comité Valmy

 

Christophe Gomart,

Le général français Général Gomart, de la Direction du renseignement militaire (DRM), une direction indépendante de la DGSE, estime, notamment à propos de l’Ukraine, du Sahel et de la Libye (extraits ; voir liens vers sources en bas de page) : « Nous avons d’excellentes relations avec le commandant suprême allié Transformation (SACT) et les notes de renseignement de la DRM alimentent d’ailleurs la réflexion de l’OTAN. La vraie difficulté avec l’OTAN, c’est que le renseignement américain y est prépondérant, tandis que le renseignement français y est plus ou moins pris en compte – d’où l’importance pour nous d’alimenter suffisamment les commanders de l’OTAN en renseignements d’origine française ».

UKRAINE

« L’OTAN avait annoncé que les Russes allaient envahir l’Ukraine alors que, selon les renseignements de la DRM, rien ne venait étayer cette hypothèse – nous avions en effet constaté que les Russes n’avaient pas déployé de commandement ni de moyens logistiques, notamment d’hôpitaux de campagne, permettant d’envisager une invasion militaire et les unités de deuxième échelon n’avaient effectué aucun mouvement ».

« La suite a montré que nous avions raison car, si des soldats russes ont effectivement été vus en Ukraine, il s’agissait plus d’une manœuvre destinée à faire pression sur le président ukrainien Porochenko que d’une tentative d’invasion. La coopération avec les pays d’Europe occidentale est bonne. La DRM participe à deux forums, dont l’un réunissant régulièrement les pays de l’OTAN autour de divers sujets. Je me souviens que lors de l’un de ces forums, on a cherché à nous forcer la main au sujet de l’Ukraine. Cela montre bien l’importance de disposer de renseignements concrets et factuels : de ce point de vue, la France dispose des moyens lui permettant d’apprécier les situations et de faire valoir son point de vue ».

SAHEL

« Au Sahel, les Américains nous donnent tout ce qu’ils ont, et vont jusqu’à mettre à notre disposition leurs drones d’observation équipés de capteurs images et d’interception électromagnétique. Au Levant, ils ont commencé à ouvrir un peu plus les robinets du renseignement, mais beaucoup dépend des commandants de théâtre, qui disposent d’une très vaste marge d’autonomie et peuvent être d’une certaine manière comparés chacun à l’équivalent du CEMA en France ».

« J’ai rencontré Michael G. Vickers, Under Secretary of Defense for Intelligence, c’est-à-dire sous-secrétaire à la défense pour le renseignement, qui est très ouvert et m’a expliqué avoir donné des ordres afin que des échanges de renseignements aient lieu. Le problème, c’est que les Français n’apparaissent pas toujours comme un partenaire très fiable aux yeux des Américains : il semble qu’ils nous considèrent comme un peu fantasques, tout en nous reconnaissant un grand professionnalisme et une capacité à agir largement démontrée au Sahel – ce qui les conduit même à admettre qu’ils auraient été incapables d’en faire autant avec si peu de personnel ».

LIBYE

« Pour ce qui est de la Libye, j’ai participé au Forum international pour la paix et la sécurité en Afrique qui s’est tenu en décembre dernier à Dakar, et je me rappelle que le président tchadien Idriss Déby a longuement insisté sur le fait qu’après avoir créé le désordre en Libye en éliminant le président Kadhafi, l’OTAN devait désormais trouver une solution pour ce pays et son peuple ».

« La situation actuelle inspire une grande inquiétude à mes homologues égyptien et tunisien : Daech commence en effet à s’implanter en Libye, combattant les affiliés à Al-Qaïda après avoir rétabli la division traditionnelle de la Libye en trois wilayas – la Cyrénaïque, la Tripolitaine et le Fezzan – et il serait de l’intérêt des Libyens de s’entendre contre ce troisième acteur. Il est en effet à craindre de voir des combattants de Daech venus du Levant – Irak et Syrie – affluer en Libye afin de prendre possession de certains territoires. On sait que Daech cherche actuellement des ressources financières que la prise des champs pétroliers situés en Irak – dans la région de Kirkouk, où ses hommes ont engagé une offensive – voire en Libye, lui procurerait ».

« La Libye est déstabilisée, et nous nous inquiétons beaucoup de voir les principaux chefs terroristes d’AQMI s’y trouver – plutôt au nord, tandis que le Sud, notamment la ville d’Oubari, est le théâtre de combats entre les Touaregs et l’ethnie des Toubous, soutenue par Idriss Déby. Plus généralement, la Libye est devenue un lieu où s’affrontent les islamistes et les combattants nationalistes, ces derniers cherchant actuellement à s’emparer de Tripoli, pour le moment sans succès ».

« Enfin, les Égyptiens accueillent en ce moment des avions des Émirats arabes unis destinés à aller bombarder la Libye. L’élimination de Kadhafi a donc effectivement engendré une situation extrêmement complexe, ce qui s’explique en partie par le fait que le dirigeant libyen tenait seul les rênes du pays, qui n’était pas doté de structures étatiques » (fin des extraits ; voir liens vers sources en bas de page).

Michel Garroté, 13 avril 2015

Sources :

http://alexandrelatsa.ru/2015/04/extrait-daudition-a-lassemblee-nationale-commission-de-la-defense-nationale-et-des-forces-armees/

http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-cdef/14-15/c1415049.asp

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 10:04

La Commission de Venise confirme que l'interdiction des symboles communistes en Moldavie est contraire aux normes européennes

Mardi 14 Avril 2015

La Commission européenne pour la démocratie et le droit (Commission de Venise) considère que l'introduction de sanctions pour l'utilisation des symboles communistes en Moldavie est contraires aux normes européennes - traduction Nico Maury
 
La Commission de Venise confirme que l'interdiction des symboles communistes en Moldavie est contraire aux normes européennes
 
La Commission de Venise, en réponse à la demande de la Cour constitutionnelle de Moldavie a exprimé que l'interdiction des symboles communistes est en conflit avec l'article 10, "Liberté d'expression" et 11 "La liberté de réunion et d'association de la Convention européenne des protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales".

Selon les auteurs du document, "la faucille et le marteau ne peut être considéré en Moldavie uniquement comme des symboles du régime communiste totalitaire, car il n'y a aucun lien existant entre l'idéologie totalitaire communiste et les symboles du Parti communiste (PCRM), qui utilise un marteau et une faucille depuis 1994" .

"La faucille et le marteau ont été enregistrés en tant que symboles du PCRM et l'utilise pour des raisons légitimes. Grâce à ces symboles les communistes ont participé à six législatives, présidentielles et l'un des cinq élections locales, et le PCRM est maintenant le plus grand parti d'opposition représentés au parlement et ne souhaite pas renverser l'ordre constitutionnel et démocratique " juge la Commission de Venise.

Elle considère l'interdiction des symboles communistes pour les élections comme une "atteinte à la liberté de réunion, et au droit d'élire et d'être élu."

La Commission ne voit pas de menaces réelles menace de dictature chez les communistes, et estime donc que "l'interdiction des symboles à titre préventif pour protéger la démocratie ne peut pas être considéré comme un besoin social impérieux".

Enfin, la Commission a déclaré que la loi sur l'interdiction des symboles communistes "est inconstitutionnelle et doit être annulé, parce que sinon, la Moldavie ne pourrait pas éviter la perte d'un procès devant la Cour européenne des droits de l'homme."

Rappel :
En décembre 2012, le Parti des communistes de la république de Moldavie avait saisi la Commission de Venise du Conseil de l'Europe, suite au vote de l'interdiction de l'utilisation des symboles communistes à des fins politiques. Au 1er octobre 2012 en Moldavie est entrée en vigueur une loi condamnant le régime totalitaire communiste et l'interdiction de l'utilisation des symboles communistes à des fins politiques.

Une jurisprudence qui peut servir en Ukraine

Le 9 avril 2015, la Verkhovna Rada d'Ukraine a adopté une loi interdisant la propagande et l'idéologie communiste et national-socialiste, ainsi que leur utilisation comme symbole.

source
Nicolas Maury
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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 09:50

 

Réaction de Petro Simonenko, Premier secrétaire du Parti communiste d’Ukraine (KPU) suite à l’adoption de la loi №2558 « sur la condamnation du régime totalitaire communiste et national-socialiste (nazi) en Ukraine et sur l’interdiction et la promotion de leurs symboles. » –traduction Nico Maury (source PRCF sur PCF Bassin)

 

« Le paquet de lois dites de « décommunisation » vient de porter un coup à la sécurité nationale et menace l’existence de l’Etat de l’Ukraine elle-même! En fait, en voulant dénoncer le pacte Molotov-Ribbentrop (23 Août, 1939) ils viennent de mettre en danger la réunification de l’Ukraine occidentale avec le reste de l’Ukraine. En outre, la reconnaissance du régime soviétique comme «criminel» dénonce les action du « régime criminel » de la RSS d’Ukraine, co-fondateurs et membre de l’Organisation des Nations Unies. Cette loi annule de fait l’inclusion de la Crimée à l’Ukraine (19 Février 1954) et est une reconnaissance de facto du référendum de mars 2014 sur la réunification de Crimée avec la Russie. Il s’avère, qu’avec l’adoption de cette loi, la déclaration de souveraineté du 19 Juillet 1990 et l’Acte d’Indépendance du 24 Août 1991 doit être abolie, car promue par un « régime communiste criminel » déclare Petro Simonenko. « Bien sûr, le contenu des lois adoptées le 9 avril nécessite une étude approfondie en termes de droit, de droits de l’homme et des libertés. Bien sûr, c’est une violation flagrante de la Constitution d’Ukraine » déclare le leader des communistes. En outre, nous assistons à l’expression du dédain de certains députés du peuple de cette convocation qui refusent les décisions de la communauté internationale, notamment du Tribunal de Nuremberg. Cette Cour internationale de Justice a condamné sans équivoque tout ce qui était lié à Hitler et ses collaborateurs, y compris sur le territoire de l’Ukraine » déclare Petro Simonenko. Selon le chef du Parti communiste,ils cherchent des prétextes pour effacer la période historique de allant de 1917 à 1991. « L’adoption de ces lois est conduit par le « parti de la guerre ». Le Parlement ukrainien, interdit aux vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale de porter leurs décorations, elle interdit la journée du 9 mai, Jour de la Victoire, nos peuples frères, qui ensemble ont vaincu Hitler et libérés non seulement le territoire de l’Union soviétique, mais aussi de l’Europe, les films soviétiques sont aussi interdits, la littérature qui raconte les exploits des héros de la seconde guerre mondiale sont interdit. Il est interdit à nos anciens combattants et de ceux qui honorent la mémoire de cette grande victoire, d’utiliser la Bannière de la Victoire de venir avec sur les lieux de mémoire. Le Parti communiste d’Ukraine, légalement enregistré en 1993 ne peut plus utiliser les symboles mondiaux que sont l’étoile rouge, le marteau, la faucille, et le nom de Parti communiste. C’est pourquoi ils ont décidé d’interdire l’idéologie communiste en Ukraine ». Petro Simoneko souligne que « les conséquences de ces actes seront tragiques pour le peuple ukrainien. » « Cet acte déclenche une nouvelle vague escalade des tensions dans la société ukrainienne. Je tiens à souligner que cette folie aura de graves conséquences pour l’Ukraine dans un proche avenir » résume le chef du Parti communiste.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 09:47
10 avril 2015
Lu sur Investig'action

Depuis quelques années, la CIA ‘arrose’ toutes sortes d’organisations au Venezuela : les partis politiques de droite et un ensemble d’associations présentées comme émanant de la ‘société civile’ mais qui en réalité servent de paravent pour attaquer le gouvernement et préparer son renversement « à la chilienne ». (Extrait du livre Les sept péchés d'Hugo Chavez de Michel Collon)


 

2002 : Washington derrière le coup d’Etat

L’affrontement est devenu inévitable. Et il se prépare depuis Washington. Le 25 février 2002, Charles Shapiro est désigné comme nouvel ambassadeur des Etats-Unis à Caracas. Ce n’est pas n’importe qui. Ca fait vingt-quatre ans qu’il s’occupe de l’Amérique Latine. Il était conseiller militaire à l’ambassade US de Santiago du Chili lors du coup d’Etat fasciste contre Allende en 1973. Il a été en poste cinq ans au Salvador au plus fort de la répression militaire dans ce pays.

Au même moment, plusieurs hauts gradés de l’armée vénézuélienne appellent publiquement à se débarrasser de Chavez. Ils sont soutenus par la hiérarchie de l’Eglise catholique, toujours très proche des Etats-Unis et de la haute bourgeoisie locale. Les évêques refusent le dialogue proposé par le gouvernement.

En février également, Carlos Ortega, leader du syndicat droitier CTV, rencontre à Washington les dirigeants du syndicat AFL-CIO. Comme il a été démontré par des historiens (1), ce syndicat a souvent servi d’intermédiaire pour transmettre des fonds de la CIA à des organisations d’opposants dans certains pays sensibles.

Au Chili, par exemple, l’AFL-CIO a aidé l’administration Nixon et les multinationales US à renverser le gouvernement d’Unité Populaire : transferts de fonds vers les mouvements contre-révolutionaires : plus de huit millions de dollars selon le New York Times du 24 septembre 1974, création de groupes paramilitaires pour terroriser les militants de gauche, assistance à la grève des propriétaires de camions qui paralysa l’économie pour créer le chaos, formations en leadership c’est-à-dire à l’agitation anti-Allende…

Henry Kissinger a reconnu que les programmes d’éducation en question avaient été un élément important de la politique US contre le Chili. (2)

Bref, au niveau de ces dirigeants, on devrait plutôt parler d’AFL-CIA.

Mais l’élément-clé du complot anti-Chavez est incontestablement Otto Reich... Un fameux passé ! Il a joué un rôle décisif dans la déstabilisation du gouvernement de gauche au Nicaragua dans les années 80. Il est en étroite relation avec Orlando Bosch, un des plus grands terroristes du continent latino-américain, impliqué dans l’attentat contre un avion de ligne cubain en 1976, l’assassinat du général chilien Letellier en 1978 et de nombreux autres actes terroristes. C’est à un tel homme que George Bush a confié le poste de vice-ministre US des Affaires étrangères pour l’Amérique Latine entre 2002 et 2004.

En ce début de l’année 2002, Otto Reich se réunit fréquemment avec les chefs de l’opposition vénézuélienne. Et particulièrement avec Pedro Carmona, président de Fedecamaras, la fédération des patrons.

 

La CIA accusée par ses propres documents
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 22:36

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 22:35

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