Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>
Rechercher
Recherche
Humeur
Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de
l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].
En acceptant d’ouvrir son marché intérieur aux importations agricoles européennes sans restrictions, la CEDEAO engage non seulement ses producteurs locaux dans une concurrence à sens unique minée par les subventions agricoles et les barrières non tarifaires, mais aussi elle compromet sérieusement toute chance de moderniser un secteur capable de répondre aux défis d’emplois des jeunes dans le continent africain.
Après la signature de la Convention de Cotonou, les pays de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) ont bénéficié d’une période transitoire de 2000 à 2007, gardant ainsi le système des préférences commerciales non-réciproques hérité de la Convention de Lomé. Mais à partir de 2008, ils sont soumis progressivement aux Accords de partenariat économique (APE) qui mirent fin à la non-réciprocité entre l’UE et l’ACP (Afrique Caraïbes Pacifique). Le principe de ces engagements, était de « réduire progressivement les barrières aux importations des produits européens dans les ACP à partir de 2008, et durant une période suffisamment longue (soit 10 ans ou 12 ans selon les pratique du GATT) » (Salmon et al, 2001 : 20).
AGIR POUR METTRE EN PLACE UN NOUVEAU BLOC HISTORIQUE, FORCE PROPULSIVE DE LA DYNAMIQUE POPULAIRE
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M'PEP)
Le 12 avril 2015
Toute révolution a nécessairement besoin de s’arrimer à un mouvement culturel qui implique la critique du système existant et l’acquisition de nouvelles idées. Toute révolution constitue un fait culturel qui bouleverse le système de pensée précédemment dominant.
Pour parvenir à opérer ce basculement il convient d’abord de comprendre comment s’exercent les processus culturels dominants.
Nombreux opposants à la loi sur le renseignement ( Source : Le Monde.fr )
CGT police
Le syndicat de policiers accuse le gouvernement d'instrumentaliser la mencace terroriste. « En mémoire notamment de nos collègues tombés pour protéger une liberté individuelle qu’est la « liberté d’expression », [la CGT-Police] demande l’abandon de cette loi telle qu’elle a été présentée et en demande une nouvelle non seulement recentrée sur le terrorisme, mais dotée de garde-fous beaucoup plus importants qu’une simple commission administrative qui serait, comme à l’accoutumée, privée des moyens et personnels nécessaires à la mise en œuvre de sa mission de surveillance. » Source
Marc Trévidic
Le juge antiterroriste souligne le risque de « dérives » lié au fait que le projet de loi prévoie des mesures très intrusives pour un cadre beaucoup plus large que celui de la lutte contre le terrorisme. Source
Syndicats de la magistrature
Très critique, le Syndicat de la magistrature estime que ce projet de loi « installe un dispositif pérenne de contrôle occulte des citoyens dont il confie au pouvoir exécutif un usage quasi illimité. Il est à ce titre inacceptable. Seul un véritable contrôle a priori de techniques de renseignement proportionnées et visant un objectif strictement défini relevant de la sécurité nationale, restera respectueux des droits fondamentaux. »
Ligue des droits de l'homme
La ligue des droits de l'Homme considère le projet « inacceptable » car il « installe un dispositif pérenne de contrôle occulte des citoyens dont il confie au pouvoir exécutif un usage quasi illimité. » Source
union des syndicats de la magistrature
L’USM déplore que les modalités de composition, le fonctionnement et les missions de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) ne permettent pas un contrôle réel préalable à la mise en œuvre des techniques de recueil de renseignement. L’USM dénonce les pouvoirs exorbitants donnés au Premier ministre pour autoriser la mise en œuvre des dispositifs de renseignement. Source
Conseil Nationnal du Numérique
L'organe consultatif du gouvernement sur les sujets liés au numérique « s’inquiète en premier lieu d’une extension significative du périmètre de la surveillance » et constate que certains dispositifs « peuvent confiner à une forme de surveillance de masse ». Source
Amnesty International
L'organisation de défense des libertés évoque un « projet de loi pour une surveillance de masse », qui protège bien davantage les agents du renseignement que les citoyens. Source
Barreau de Paris
Estimant que « La protection des libertés individuelles doit être absolue », l'ordre des avocats de Paris demande la mise en place d'un « régime unique d’encadrement des interceptions et l’intervention du juge, pour contrôler, autoriser et sanctionner. » Source
la cnil
Le gendarme de la vie privée a notamment déploré, dans son avis, que le projet de loi « permette de collecter, de manière indifférenciée, un volume important de données qui peuvent être relatives à des personnes tout à fait étrangères à la mission de renseignement. » Source
Charlie Hebdo
Le journal satirique, cible de l'attentat de janvier, estime dans son dernier numéro que les « boîtes noires » sensées aider à prévenir les attentats en surveillant le traffic Web, « ouvrent une boîte de Pandore dont il n'a jamais été prouvé qu'elle puisse éviter un attentat terroriste » Source
La quadrature du net
Le collectif de défense des libertés numérique estime que le projet de loi « suscite à juste titre une opposition large et des inquiétudes multiples », en raison de garde-fous insuffisants, de motifs trop larges et de la mise en place de systèmes de surveillance massifs. Source
alain marsaud
Refuse de faire un « procès d’intention à ce gouvernement ». Il craint néanmoins qu’à l’avenir, un autre gouvernement « moins respectueux des libertés » puisse se donner les moyens d’une surveillance de masse. « Avec un tel texte, toutes les oppositions, même politiques, peuvent être surveillées. » Source
Edouard Philippe, député UMP du Havre
« Ce texte, si son efficacité reste à démontrer, pose des questions graves en matière de libertés individuelles. Il n'est pas exagéré de dire qu'en l'état, il représente un risque pour elles » écrit Edouard Philippe sur le site d'Atlantico.
fournisseurs d'accès associatifs
Certains membres de la fédération des fournisseurs d'accès associatifs ont fait part de leurs craintes face à un projet de loi jugé trop flou et donc dangereux pour les libertés publiques. Source
reporters sans frontières
Critique de nombreux points du projet, Reporters sans frontières dit « craindre des dérives », notamment en ce qui concerne la protection des sources de journalistes. Source
Pour Europe-Ecologie les Verts,
il s'agit clairement de la mise en place d'un "espionnage technique généralisé". "Le projet liste une longue série de notions plus ou moins floues", reproche le parti dans un communiqué.
André Chassaigne pour le Front de gauche
Un aspect de la loi sur le renseignement décrié. "Cela peut être un outil dangereux qui peut être mis entre les mains de gouvernements qui pourraient être autoritaires -ce qui n'est pas le cas du gouvernement actuel", a indiqué André Chassaigne, député Front de gauche. La rédaction du blog laisse à André Chassaigne sa curieuse opinion sur le gouvernement actuel dont l'un des ministres vient d'autoriser le licenciement de 30 élus CGT et 2 CFE/CGC de l'usine Goodyear, licenciés parce qu'ils avaient opposé une résistance farouche aux licenciements !
Parti communiste
"Loi sur le renseignement : Une surveillance généralisée inacceptable". " Ce projet de loi installe un dispositif pérenne de contrôle occulte des citoyens dont il confie au pouvoir exécutif un usage quasi illimité. Il est à ce titre inacceptable et le Parti Communiste Français ne peut que s’y opposer dans l'état."Note de la rédaction : on espère un vote contre.
asic
L'association des services Internet communautaires n'a pas encore arrêté de position définitive, mais notait dans son premier communiqué compter s'assurer « que toute mesure nouvelle de surveillance qui serait introduite par ce texte n'est pas redondante avec les nombreuses mesures déjà existantes, est proportionnée, transparente et sous le contrôle d'une autorité dotée de pouvoirs et moyens suffisants. »
renaissance numérique
Ce think-tank regrette notamment l'insuffisance des mécanisme de contrôle prévus par le projet. « La différence entre une démocratie et une dictature réside moins dans les techniques de surveillance employées que dans leur contrôle effectif par un organe indépendant », note Renaissance numérique. Source
afdel
L’Association Française des Éditeurs de Logiciels et Solutions Internet explique que ses membres « demeurent perplexes face au caractère pérenne systématique, massif et très intrusif que comportent les dispositions [du projet de loi] ». Source
Le défenseur des droits
Jacques Toubon recommande dans l'avis qu'il a rendu sur le projet de loi de très nombreux ajouts de mécanismes de contrôles : limitation des services autorisés à utiliser certaines technologies, contrôle a priori et a posteriori renforcés... Source
fédération syntec
Le syndicat patronal du secteur du numérique qualifie le projet de loi de « Patriot act français » et dit « son attachement à de grands principes fondateurs, comme la nécessité d’un filtrage par le juge judiciaire, garant des libertés individuelles et des intérêts de la Nation. C’est un élément clé de l’attractivité de notre territoire. » Source
Nils Muiznieks
Le texte crée, selon lui, « un climat social dangereux au sein duquel chacun pourra être considéré comme un potentiel suspect ». Source
C'est à vous, députés et sénateurs qui allez bientôt voter d'une seule voix le projet de loi sur le renseignement présenté par le gouvernement, c'est à vous que ce message s'adresse.
Nous le savons déjà: vous allez le voter. Sans aléa, après un débat cosmétique qui ne servira qu'à corriger quelque coquille ici ou là, vous allez le voter.
Contre l'avis de deux juges antiterroristes, contre les avis du Syndicat de la Magistrature, de la CNCDH, de l'ordre des Avocats de Paris, de la CNIL, de l'Union Syndicale des Magistrats, vous allez le voter.
Contre l'avis d'Amnesty, de RSF, de la LDH et de la Quadrature du Net, vous allez le voter.
Alors que, de partout, les mises en garde affluent, que le New York Times fait sa Une sur "La France, État de surveillance", que le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe s'inquiète de la dérive sécuritaire liberticide que cette loi implique, et que même le président de l'actuelle commission de contrôle des interceptions de sécurité dénonce la faiblesse des garanties qu'apporte ce texte, vous allez le voter.
Mesdames, messieurs, vous qui, en théorie, représentez la voix du peuple, c'est ce même peuple que vous vous apprêtez à trahir.
En mettant (quel que soit l'enrobage sur le pseudo-anonymat des données reccueillies) la totalité de la population sur écoute, en traitant chaque citoyen de ce pays comme un terroriste en puissance, c'est le peuple que vous vous apprêtez à dénoncer comme votre ennemi.
Je vous engage à relire, avant de voter, la définition de ce qu'est un État policier selon Raymond Carré de Malberg:
L'État de police est celui dans lequel l'autorité administrative peut, d'une façon discrétionnaire et avec une liberté de décision plus ou moins complète, appliquer aux citoyens toutes les mesures dont elle juge utile de prendre par elle-même l'initiative, en vue de faire face aux circonstances et d'atteindre à chaque moment les fins qu'elle se propose : ce régime de police est fondé sur l'idée que la fin suffit à justifier les moyens. À L'État de police s'oppose l'État de droit.
En écartant le juge judiciaire de toute autorisation préalable aux écoutes administratives, c'est l'État de droit que vous détruisez: garant des libertés individuelles, sa remise en cause nie le principe de séparation des pouvoirs.
Et tout ça pour quoi ?
S'il fallait en croire les maigres débats - imposés par la procédure d'urgence choisie par le gouvernement - cette négation de tous nos principes fondateurs serait nécessaire pour lutter contre le terrorisme.
Mais cette loi ne concerne pas que la lutte antiterroriste, loin de là: elle s'applique à tous les domaines de la vie en société. "Engagements internationaux", "Intérêt public", "Intérêts économiques et scientifiques", voici quelques-uns des motifs pour lesquels vous allez autoriser, sans contrôle, la surveillance de chaque citoyen.
Oh, bien sûr, pendant le débat public on ne vous agitera que la menace terroriste, à l'instar de la fiole censée prouver l'existence d'armes de destruction massives en Irak, on vous répètera l'argument mensonger selon lequel "90% des jihadistes se sont radicalisés sur Internet". Oh, oui, si vous osez vous opposer à ce déni de démocratie, on vous accusera d'être responsables des attentats qui pourraient avoir lieu sans ce texte.
Le même argument vous a déjà été servi pour justifier le récent texte qui permet la censure administrative - sans juge - de n'importe quel site Internet (et dont l'OSCE demande déjà qu'on le reconsidère).
Pourtant, dans cette période où chacun s'interroge sur ce qui nous définit comme une société, c'est justement le moment de vous souvenir des principes qui ont fondé ce pays.
Mais, dans ce moment où le terrorisme n'a de cesse que de voir disparaître toute pratique démocratique, c'est justement l'instant où vous devez vous lever pour défendre les droits fondamentaux et pour rejeter les arguments démagogiques.
Mesdames, messieurs, s'il vous reste ne serait-ce qu'une once de probité, vous lirez les arguments des opposants à ce texte, sans oeillères et sans calcul politique de bas étage.
Et si vous ne voulez pas être un traître à la république, madame, monsieur, vous vous y opposerez à votre tour.
[Edit au 07/04/2015: depuis que j'ai écris cette lettre, beaucoup d'autres ont pris position contre le projet de loi, notamment le Défenseur des droits (cinglant), Gandi ou Human Right Watch. Évidemment, ça ne changera rien au vote.]
Odessa a célébré hier le 71 ème anniversaire de la Libération de l’occupation fasciste. Les citoyens avec à leur tête un groupe du PCU ont défié l’interdiction de la junte interdisant les symboles de la période soviétique et la bannière de la Victoire.
[Le reportage vidéo « La CGT et l’Europe », annoncé pour le lundi 13 avril, sera finalement mis en ligne le 14 avril, du fait de contraintes techniques. La bande-annonce, composée d’extraits d’entretiens, est, elle, disponible depuis le 9 avril – et reste en ligne]
Le parlement ukrainien a adopté la semaine dernière (9 avril) un paquet de quatre lois dites « mémorielles ». Même Le Monde, peu suspect d’antipathie excessive envers le gouvernement de Kiev, évoque (dans son édition datée du 12-13/04/15) des textes instaurant une « révolution mentale aussi profonde que périlleuse ».
Les députés de l’actuelle Rada ont été élus en octobre 2014, dans un climat d’intimidation voire de terreur vis-à-vis de tous ceux qui critiquent le régime issu du soulèvement de Maïdan (hiver 2013-2014).
La nouvelle législation sur la « mémoire » illustre et renforce cette tension. Elle proclame le rejet des « régimes totalitaires communiste et nazi en Ukraine ». Cette mise en équivalence relève de l’imposture souligne Jean-Marie Chauvier, spécialiste de l’ex-URSS. Car, outre son caractère odieux vis-à-vis des vingt-sept millions de victimes soviétiques (y compris ukrainiennes) de la barbarie nazie, le parallèle ne tient pas : « l’interdiction du nazisme ne change rien à ce qui était de rigueur de 1945 à 1991, pendant l’ère soviétique. (…) La plupart des héritiers du fascisme et du nazisme ukrainiens, contraints de reconnaître les méfaits de l’occupation nazie dont certains des leurs ont été victimes, ont fait plutôt référence à leurs propres idéologies fascistes ou nationalistes radicales des années trente ».
Le chercheur poursuit : « l’interdiction du communisme est la seule vraie nouveauté. Elle visera les symboles qui furent ceux non seulement d’une idéologie mais de la guerre antinazie dans laquelle une majorité d’Ukrainiens furent mobilisés (…) L’interdiction visera donc surtout, voire exclusivement, le Parti communiste d’Ukraine, qui serait très prochainement l’objet d’une interdiction formelle ».
Enfin, « une autre loi réhabilite officiellement les ‘résistances nationales’ (notamment l’armée de Stepan Bandera) issues de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), principal foyer du fascisme ukrainien et de sa collaboration avec l’occupant nazi. L’anniversaire de la naissance de l’armée bandériste, le 14 octobre, deviendra fête nationale et jour férié ».
Jean-Marie Chauvier note à cet égard que ce dernier projet de loi « a été porté par le député Youri Bogdan Choukhevitch, fils de Roman Choukhevitch qui commanda successivement un bataillon de la Werhmacht (1941), une unité de police punitive, la Schutzmannschaft 201 (1941-42), et l’Armée ukrainienne des insurgés, UPA (1942-1950) ». Autrement dit, conclut-il, « l’interdiction du communisme en Ukraine ira de pair avec la réhabilitation du fascisme national ».
Parmi les dispositions qui devraient entrer en vigueur figurent donc l’interdiction de toute négation du « caractère criminel du communisme et du nazisme », et de toute utilisation publique de leurs symboles. Par exemple, le fait d’entonner l’hymne soviétique sera passible de cinq ans d’emprisonnement. Les noms de ville ou de rue faisant référence à l’époque soviétique devront être modifiés. Les statues des dirigeants de l’URSS – de son fondateur, en particulier – seront déboulonnées.
A ce jour, on attend toujours les protestations de l’Union européenne, généralement prompte à brandir la Charte des droits fondamentaux urbi et orbi, et à dénoncer les atteintes aux libertés politiques – enfin, ça dépend où.
Il est vrai que les dirigeants européens sont pour l’heure gênés aux entournures. Car l’adoption de telles mesures législatives ne peut que diviser encore plus un pays déjà écartelé. Or, dans plusieurs capitales de l’UE, on s’inquiète en coulisses des obstacles accumulés par le gouvernement ukrainien quant à ses propres engagements figurant dans les accords dits de Minsk II, notamment la reconnaissance de l’autonomie politique de l’Est du pays. Une mauvaise foi ukrainienne qui pourrait bien faire le jeu de Moscou, s’agace-t-on discrètement à Bruxelles.
L’extrémisme des dirigeants ukrainiens va en outre rendre plus difficile de moquer ou de tourner en dérision les discours russes qui dénoncent les « fascistes » au pouvoir à Kiev.
D’autant que, cerise sur le gâteau, la parlement ukrainien a eu l’élégance d’adopter ces textes à l’approche du 9 mai, anniversaire de l’écrasement du IIIème Reich.
D’ici la parution du premier numéro de Ruptures, le 29 mai, ce site vous propose chaque jour – gratuitement ! – une info commentée (souvent au second degré). Mais pour assurer son lancement, Ruptures a besoin de votre participation financière, et vous propose en échange un préabonnement. Ne remettez surtout pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui
70 ans après la libération de l'Ukraine par l'Armée Rouge... le gouvernement de Kiev célèbre comme "héros" les Ukrainiens, qui ont collaboré avec les Allemands, et participé avec eux, aux massacres de la population soviétique, juive en particulier.
Et le gouvernement Hollande-Valls n'y trouve rien à redire...
Au nom des droits de l'Homme ? Et de l'antiracisme ?
Le gouvernement de Kiev veut interdire tout ce qui rappelle l'Union soviétique et le communisme...
Jamais, depuis qu’elle a acquis son indépendance de l’Union soviétique, en 1991, l’Ukraine n’avait été si vite et si loin sur la voie de la « désoviétisation ». Jeudi 9 avril, le Parlement de Kiev a adopté une série de quatre lois mémorielles qui proposent au pays une révolution mentale aussi profonde que périlleuse.
Le premier de ces textes condamne « les régimes totalitaires communiste et nazi en Ukraine » et interdit « toute négation publique » de leur« caractère criminel » ainsi que toute utilisation publique de leurs symboles, sauf à des fins éducatives, scientifiques ou dans les cimetières. Le fait de jouer en public l’hymne soviétique sera par exemple passible de cinq ans de prison. Les activités des partis ou des médias faisant l’apologie des régimes nazi et communiste pourront être suspendues, ce qui fait planer une menace sur le Parti communiste. Autre élément emblématique : les nombreuses localités ou voies publiques dont les noms font référence au régime soviétique devront être rebaptisées et les statues des dirigeants soviétiques déboulonnées.
Une autre loi se propose de garantir « l’honneur et la mémoire » des« combattants pour l’indépendance de l’Ukraine au XXe siècle » et de leur offrir un statut légal. Sont donc concernés les membres de la très controversée Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), qui a affronté l’Armée rouge, mais aussi, avant de les combattre, collaboré avec les nazis et perpétré des massacres notamment de Polonais et de juifs.
Les archives du KGB déclassifiées
Enfin, l’intégralité des archives du KGB seront déclassifiées et placées sous le contrôle de l’Institut de la mémoire nationale, une structure qui a été largement associée à l’élaboration des lois du 9 avril et avait été pensée, à sa création en 2006, comme une instance de décommunisation et de construction d’une narration historique « officielle ».
Plusieurs historiens ont fait part de leurs inquiétudes quant à l’appropriation par le législateur de l’écriture de l’histoire par des textes qui rappellent les lois russes interdisant la « propagande nazie ». Les écrits académiques abordant la période soviétique sous l’angle « non criminel » seront-ils qualifiés de propagande, tombant ainsi sous le coup de l’interdiction ?
Reste que ces lois, assez proches des mesures prises dans les années 1990 par la Pologne ou les Etats baltes, étaient très attendues par une grande partie de la société ukrainienne, pour qui l’idée de renvoyer dos à dos les oppressions soviétique et nazie sonne comme une évidence. Ni dans l’immédiat après-indépendance, quand le Parti communiste avait été brièvement interdit, ni après la « révolution orange » de 2004-2005, qui s’était accompagnée de quelques mesures symboliques, les autorités n’avaient aussi fortement engagé le pays vers une telle désoviétisation de la sphère publique.
Rejet en bloc
Le contexte de guerre – non déclarée – avec la Russie a ajouté à cette attente, tant l’agression russe est perçue comme une réminiscence de l’impérialisme soviétique. Mais c’est aussi ce contexte qui a alimenté les nombreuses critiques ayant accompagné le vote – dans l’urgence et sans débat contradictoire – de ces lois. Si les clivages entre l’ouest et l’est du pays se sont largement estompés après la « révolution de Maïdan » et à la faveur de la guerre, l’histoire reste en Ukraine un champ de bataille. Cette plongée brutale dans le passé est tout sauf une invitation au consensus national.
Au printemps 2014, dans le Donbass, les premières mobilisations anti-Kiev ont souvent eu lieu au pied des statues de Lénine, parfois pour protester contre des projets, alors imaginaires, de démontage.
Plus largement, les lois mémorielles du 9 avril ne se contentent pas de condamner les crimes du régime soviétique : elles le rejettent en bloc. Et ce alors même que les soixante-dix ans de communisme ne se réduisent pas, dans l’esprit de nombreux Ukrainiens, à la seule expérience de l’oppression. Le débat est d’autant plus miné que ces crimes, s’ils ont été infiniment plus étudiés et dénoncés en Ukraine qu’en Russie, n’ont jamais été jugés. La lustration des anciennes élites n’a pas eu lieu.
Bruxelles demande aux Suisses d’inverser le référendum de 2014 10/04/2015, 0 Comments Il est « inévitable » que la Suisse recommence le référendum de février 2014. Cette consultation avait vu une majorité de citoyens helvétiques se prononcer pour une limitation de l’immigration (essentiellement européenne). L’affirmation vient d’être prononcée par le chef-adjoint du Service eu
De la droite au PS, les élus toulousains votent le voeu déposé par le groupe communiste contre la cession de l'aéroport de Toulouse Le Point Toulouse vote contre la privatisation de son aéroport Le Point - Publié le 11/04/2015 à 16:58 De NOTRE CORRESPONDANT À TOULOUSE, STÉPHANE THEPOT Surprise au Capitole. Le conseil municipal de Toulouse s'est prononcé vendredi 10 avril contre la privat
CI-DESSUS: Publication ( années 30 ) de l'Association républicaine des anciens combattants ( ARAC ) , association d'anciens combattants pacifistes , proche du Parti communiste français , créée en 1917 , notamment par HENRI BARBUSSE , Prix Goncourt 1916...
L’événement n’était nullement inattendu. Il n’en constitue pas moins un véritable coup de tonnerre, d’abord dans les relations entre Berlin et Paris, et plus globalement concernant ce que Bruxelles nomme « l’Europe de la défense ». Le 8 juin, les deux...
Argentine : Milei perd du soutien pour sa guerre culturelle néolibérale Buenos Aires, 3 juillet (Prensa Latina) – Le président Javier Milei, qui s'est lancé dans une guerre culturelle visant à imposer des valeurs néolibérales de droite, voit actuellement...
Par Patrick Serres, Trésorier du Pardem, membre du Bureau politique 40% des barrages détenus par EDF devront passer au privé en 2028. Le parlement français vient de livrer une part substantielle de l’énergie aux appétits du marché : merci l’Union européenne...
C’est un climat qui se répand de manière insidieuse et subreptice. Pas une révélation soudaine qui aurait surgi un beau matin. Mais un idée qui se développe insensiblement, jour après jour, au point d’apparaître comme une évidence d’apparence tristement...
États-Unis : Des élus réitèrent leur appel à mettre fin au blocus contre Cuba Écrit par Martha Rios | 1er juillet 2026 Les élus Delia Ramirez, Pramila Jayapal, Jonathan Jackson et Ro Khanna se sont réunis devant le Capitole des États-Unis pour lancer...
La situation à Cuba est alarmante, malgré la résilience remarquable du peuple cubain. À l’initiative du Mouvement de la Paix, plus de 200 citoyennes et citoyens, rassemblés dans une grande diversité d’engagements et de sensibilités, vous appellent à soutenir...
20 juin 1966, il y a 60 ans, le Général de Gaulle arrivait à Moscou, début de son voyage de 11 jours en URSS, l'un des plus longs séjours du Général dans un pays étranger. Il prend la parole à son arrivée à l'aéroport Vnoukovo : « Combien il est émouvant...