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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 21:58

Publié par Jean Lévy

Mais qui sont les 'inventeurs" du terrorisme islamique ?
Pour en finir (vraiment)
avec le terrorisme
par Alain Gresh

 

 

Affrontement factice entre civilisation et barbarie

Les attentats de Tunis et de Sanaa viennent de confirmer que les pays musulmans sont les plus touchés par les actions djihadistes contre les populations civiles. Le dernier numéro de « Manière de voir » rappelle également que, si elle permet de mobiliser l’opinion, la « guerre contre le terrorisme » contribue à l’aggravation des problèmes politiques sous-jacents, notamment au Proche-Orient.

par Alain Gresh, avril 2015
 
 

Ce fut une bataille homérique, couverte heure par heure par tous les médias du monde. L’Organisation de l’Etat islamique (OEI), qui avait conquis Mossoul en juin 2014, poursuivait son avancée fulgurante aussi bien vers Bagdad que vers la frontière turque ; elle occupait 80 % de la ville de Kobané, en Syrie. Les combats firent rage pendant plusieurs mois. Les miliciens kurdes locaux appuyés par l’aviation américaine reçurent des armes et le soutien de quelque cent cinquante soldats envoyés par le gouvernement régional du Kurdistan d’Irak. Suivis avec passion par les télévisions occidentales, les affrontements se terminèrent début 2015 par un repli de l’OEI.

Mais qui sont ces héroïques résistants qui ont coupé une des têtes de l’hydre terroriste ? Qualifiés de manière générique de « Kurdes », ils appartiennent pour la plupart au Parti de l’union démocratique (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Or le PKK figure depuis plus d’une décennie sur la liste des organisations terroristes dressée aussi bien par les Etats-Unis que par l’Union européenne. Ainsi, on peut être condamné à Paris pour « apologie du terrorisme » si l’on émet une opinion favorable au PKK ; mais à Kobané, leurs militants méritent toute notre admiration. Qui s’en étonnerait à l’heure où Washington et Téhéran négocient un accord historique sur le nucléaire et où le directeur du renseignement national américain transmet au Sénat un rapport dans lequel l’Iran et le Hezbollah ne sont plus désignés comme des entités terroristes qui menacent les intérêts des Etats-Unis (1) ?

Ce fut un été particulièrement agité. A Haïfa, un homme déposa une bombe sur un marché le 6 juillet ; vingt-trois personnes furent tuées et soixante-quinze blessées, en majorité des femmes et des enfants. Le 15, une attaque perpétrée à Jérusalem tua dix personnes et fit vingt-neuf blessés. Dix jours plus tard, une bombe explosa, toujours à Haïfa, faisant trente-neuf morts. Les victimes étaient toutes des civils et des Arabes. Dans la Palestine de 1938, ces actes furent revendiqués par l’Irgoun, bras armé de l’aile « révisionniste » du mouvement sioniste, qui donna à Israël deux premiers ministres : Menahem Begin et Itzhak Shamir (2).

Un concept flou

Résistants ? Combattants de la liberté ? Délinquants ? Barbares ? On sait que le qualificatif de « terroriste » est toujours appliqué à l’Autre, jamais à « nos combattants ». L’histoire nous a aussi appris que les terroristes d’hier peuvent devenir les dirigeants de demain. Est-ce étonnant ? Le terrorisme peut être défini — et les exemples du PKK et des groupes sionistes armés illustrent les ambiguïtés du concept — comme une forme d’action, pas comme une idéologie. Rien ne relie les groupes d’extrême droite italiens des années 1970, les Tigres tamouls et l’Armée républicaine irlandaise (Irish Republican Army, IRA), sans parler de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et du Congrès national africain (African National Congress, ANC), ces deux derniers dénoncés comme « terroristes » par Ronald Reagan, par Margaret Thatcher et, bien sûr, par M. Benyamin Netanyahou, dont le pays collaborait étroitement avec l’Afrique du Sud de l’apartheid (3).

Au mieux, on peut inscrire le terrorisme dans la liste des moyens militaires. Et, comme on l’a dit souvent, il est l’arme des faibles. Figure brillante de la révolution algérienne, arrêté par l’armée française en 1957, Larbi Ben Mhidi, chef de la région autonome d’Alger, fut interrogé sur la raison pour laquelle le Front de libération nationale (FLN) déposait des bombes camouflées au fond de couffins dans les cafés ou dans les lieux publics. « Donnez-nous vos avions, nous vous donnerons nos couffins », rétorqua-t-il à ses tortionnaires, qui allaient l’assassiner froidement quelques jours plus tard. La disproportion des moyens entre une guérilla et une armée régulière entraîne une disproportion du nombre des victimes. Si le Hamas et ses alliés doivent être considérés comme des « terroristes » pour avoir tué trois civils pendant la guerre de Gaza de l’été 2014, comment faut-il qualifier l’Etat d’Israël, qui en a massacré, selon les estimations les plus basses — celles de l’armée israélienne elle-même —, entre huit cents et mille, dont plusieurs centaines d’enfants ?

Au-delà de son caractère flou et indécis, l’usage du concept de terrorisme tend à dépolitiser les analyses et par là-même à rendre impossible toute compréhension des problèmes soulevés. Nous luttons contre l’« empire du Mal », affirmait le président George W. Bush devant le Congrès américain le 24 septembre 2001, ajoutant : 

« Ils haïssent ce qu’ils voient dans cette assemblée, un gouvernement démocratiquement élu. Leurs dirigeants se désignent eux-mêmes. Ils haïssent nos libertés : notre liberté religieuse, notre liberté de parole, notre liberté de voter et de nous réunir, d’être en désaccord les uns avec les autres. » 

Pour affronter le terrorisme, il n’est donc pas nécessaire de modifier les politiques américaines de guerre dans la région, de mettre un terme au calvaire des Palestiniens ; la seule solution tient à l’élimination physique du « barbare ». Si les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, auteurs des attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, sont mus fondamentalement par leur haine de la liberté d’expression, comme l’ont proclamé les principaux responsables politiques français, il est inutile de s’interroger sur les conséquences des politiques menées en Libye, au Mali et dans le Sahel. Le jour où l’Assemblée nationale rendait hommage aux victimes des attentats de janvier, elle votait d’un même élan la poursuite des opérations militaires françaises en Irak.

N’est-il pas temps de dresser le bilan de cette « guerre contre le terrorisme » en cours depuis 2001, du point de vue de ses objectifs affichés ? Selon le Global Terrorism Database de l’université du Maryland, Al-Qaida et ses filiales ont commis environ deux cents attentats par an entre 2007 et 2010. Ce nombre a augmenté de 300 % en 2013, avec six cents actes. Et nul doute que les chiffres de 2014 battront tous les records, avec la création du califat par M. Abou Bakr Al-Baghdadi (4). Qu’en est-il du nombre de terroristes ? Selon les estimations occidentales, vingt mille combattants étrangers ont rejoint l’OEI et les organisations extrémistes en Irak et en Syrie, dont trois mille quatre cents Européens. « Nick Rasmussen, le chef du Centre national de contre-terrorisme américain, a affirmé que le flot de combattants étrangers se rendant en Syrie dépasse de loin celui de ceux qui sont partis faire le djihad en Afghanistan, Pakistan, Irak, Yémen ou Somalie à un moment quelconque au cours de ces vingt dernières années (5). »

Ce bilan de la « guerre contre le terrorisme » serait bien fragmentaire s’il ne prenait en compte les désastres géopolitiques et humains. Depuis 2001, les Etats-Unis, parfois avec l’aide de leurs alliés, ont mené des guerres en Afghanistan, en Irak, en Libye et, de manière indirecte, au Pakistan, au Yémen et en Somalie. Bilan : l’Etat libyen a disparu, l’Etat irakien sombre dans le confessionnalisme et la guerre civile, le pouvoir afghan vacille, les talibans n’ont jamais été aussi puissants au Pakistan. Mme Condoleezza Rice, ancienne secrétaire d’Etat américaine, évoquait un « chaos constructif » en 2005 pour justifier la politique de l’administration Bush dans la région, annonçant des lendemains qui chanteraient l’hymne de la démocratie. Dix ans plus tard, le chaos s’est étendu à tout ce que les Etats-Unis appellent le « Grand Moyen-Orient », du Pakistan au Sahel. Et les populations ont été les premières victimes de cette utopie dont on a du mal à mesurer ce qu’elle a de constructif.

Des dizaines de milliers de civils ont été victimes des « bombardements ciblés », des drones, des commandos spéciaux, des arrestations arbitraires, des tortures sous l’égide de conseillers de la Central Intelligence Agency (CIA). Rien n’a été épargné, ni fêtes de mariage, ni cérémonies de naissance, ni funérailles, réduites en cendres par des tirs américains « ciblés ». Le journaliste Tom Engelhardt a relevé huit noces bombardées en Afghanistan, en Irak et au Yémen entre 2001 et 2013 (6). Quand elles sont évoquées en Occident, ce qui est rare, ces victimes, contrairement à celles que fait le « terrorisme », n’ont jamais de visage, jamais d’identité ; elles sont anonymes, « collatérales ».

Pourtant, chacune a une famille, des frères et des sœurs, des parents. Faut-il s’étonner que leur souvenir alimente une haine grandissante contre les Etats-Unis et l’Occident ? Peut-on envisager que l’ancien président Bush soit traîné devant la Cour pénale internationale pour avoir envahi et détruit l’Irak ? Ces crimes jamais poursuivis confortent le crédit des discours les plus extrémistes dans la région.

En désignant l’ennemi comme une « menace existentielle », en le réduisant à l’« islamo-fascisme » comme l’a fait le premier ministre Manuel Valls, en évoquant une troisième guerre mondiale contre un nouveau totalitarisme héritier du fascisme et du communisme, l’Occident accorde à Al-Qaida et à l’OEI une visibilité, une notoriété, une stature comparable à celle de l’URSS, voire de l’Allemagne nazie. Il accroît artificiellement leur prestige et l’attraction qu’ils exercent sur ceux qui souhaitent résister à l’ordre imposé par des armées étrangères.

Certains dirigeants américains ont parfois des éclairs de lucidité. En octobre 2014, le secrétaire d’Etat John Kerry, célébrant avec les musulmans américains la « fête du sacrifice », déclarait en évoquant ses voyages dans la région et ses discussions concernant l’OEI : « Tous les dirigeants ont mentionné spontanément la nécessité d’essayer d’aboutir à la paix entre Israël et les Palestiniens, parce que [l’absence de paix] favorisait le recrutement [de l’OEI], la colère et les manifestations de la rue auxquels ces dirigeants devaient répondre. Il faut comprendre cette connexion avec l’humiliation et la perte de dignité (7). »

Il y aurait donc un rapport entre « terrorisme » et Palestine ?

Entre la destruction de l’Irak et la poussée de l’OEI ? Entre les assassinats « ciblés » et la haine contre l’Occident ? Entre l’attentat du Bardo à Tunis, le démantèlement de la Libye et la misère des régions abandonnées de la Tunisie dont on espère, sans trop y croire, qu’elle recevra enfin une aide économique substantielle qui ne sera pas conditionnée aux recettes habituelles du Fonds monétaire international (FMI), créatrices d’injustices et de révoltes ?

Infléchir les politiques occidentales

Ancien de la CIA, excellent spécialiste de l’islam, Graham Fuller vient de publier un livre, A World Without Islam (« Un monde sans islam ») (8), dont il résume lui-même la conclusion principale : 

« Même s’il n’y avait pas eu une religion appelée islam ou un prophète nommé Mohammed, l’état des relations entre l’Occident et le Proche-Orient aujourd’hui serait plus ou moins inchangé.

Cela peut paraître contre-intuitif, mais met en lumière un point essentiel : il existe une douzaine de bonnes raisons en dehors de l’islam et de la religion pour lesquelles les relations entre l’Occident et le Proche-Orient sont mauvaises (...)  : les croisades (une aventure économique, sociale et géopolitique occidentale), l’impérialisme, le colonialisme, le contrôle occidental des ressources du Proche-Orient en énergie, la mise en place de dictatures pro-occidentales, les interventions politiques et militaires occidentales sans fin, les frontières redessinées, la création par l’Occident de l’Etat d’Israël, les invasions et les guerres américaines, les politiques américaines biaisées et persistantes à l’égard de la question palestinienne, etc.

Rien de tout cela n’a de rapport avec l’islam. Il est vrai que les réactions de la région sont de plus en plus formulées en termes religieux et culturels, c’est-à-dire musulmans ou islamiques. Ce n’est pas surprenant. Dans chaque grand affrontement, on cherche à défendre sa cause dans les termes moraux les plus élevés. C’est ce qu’ont fait aussi bien les croisés chrétiens que le communisme avec sa “lutte pour le prolétariat international” (9). »

Même s’il faut s’inquiéter des discours de haine propagés par certains prêcheurs musulmans radicaux, la réforme de l’islam relève de la responsabilité des croyants. En revanche, l’inflexion des politiques occidentales qui, depuis des décennies, alimentent chaos et haines nous incombe. Et dédaignons les conseils de tous ces experts de la « guerre contre le terrorisme ».

Le plus écouté à Washington depuis trente ans n’est autre que M. Netanyahou, le premier ministre israélien, dont le livre Terrorism : How the West Can Win (10) prétend expliquer comment on peut en finir avec le terrorisme ; il sert de bréviaire à tous les nouveaux croisés. Ses recettes ont alimenté la « guerre de civilisation » et plongé la région dans un chaos dont tout indique qu’elle aura du mal à sortir.

Alain Gresh

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 16:34

Publié par Jean Lévy.  Commentaires rajoutés par AC.

Les Galeries Lafayette ferment en France et ouvrent en Allemagne

Les Galeries Lafayette ferment en France et ouvrent en Allemagne

 

Rueil-Malmaison (92500)

La restructuration chez Linde provoque une grève

Maxime Fieschi | 

Porcheville, vendredi matin. Les salariés grévistes ont monté un piquet de grève à l’entrée de l’usine spécialisée en production et conditionnement de gaz industriels et médicaux. Porcheville, vendredi matin. Les salariés grévistes ont monté un piquet de grève à l’entrée de l’usine spécialisée en production et conditionnement de gaz industriels et médicaux. (LP/M. Fi.)

 

Pas moins de 65 suppressions de postes dans toute la France, dont 13 pour le seul site de Porcheville. Ce vendredi matin, les salariés de la société Linde Gas, spécialisée dans la fabrication et le conditionnement de gaz industriels et médicaux, se sont mis en grève reconductible pour marquer leur inquiétude et leur colère.

 

 

Avec les salariés grévistes de treize autres sites de Linde Gas en France, ils protestent contre le vaste plan de réorganisation du groupe allemand qui a été annoncé lors du dernier comité central d’établissement et qui est actuellement en négociation entre la direction et les partenaires sociaux.

Ailleurs en Ile-de-France, Linde Gas compte deux autres implantations, l’une à Montereau (Seine-et-Marne) qui devrait être épargnée par le plan de sauvegarde de l’emploi, l’autre à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), vouée, elle, à une fermeture qui provoquera la suppression de 23 postes.

Des grévistes ont bloqué le site de Montereau et plusieurs employés de Rueil-Malmaison étaient présents ce vendredi matin devant l’usine de Porcheville pour joindre leurs voix à celles des employés yvelinois.

« Le projet de la direction prévoit d’automatiser le conditionnement en bouteilles et surtout de fermer et déménager l’unité qui pilote la fabrication des gaz », témoigne Sébastien Lepoittevin, élu CGT sur le site.

Cette unité, qui emploie 9 personnes, est tout simplement « le point névralgique de l’usine », insiste un autre élu CGT, qui ajoute : « La direction veut la fermer pour installer toutes les commandes à Barcelone, en Espagne, dans un centre de commandes qu’elle veut construire. »

Ainsi, la production se ferait toujours à Porcheville mais serait pilotée par des salariés espagnols. « On va faire fuir en Espagne tout notre savoir-faire technologique, s’alarme Sébastien Vertel, élu CGT. On sacrifie les atouts français dans une restructuration qui est surtout une opération financière hasardeuse. »

Une réunion de négociations est prévue lundi au siège français du groupe à Saint-Priest (Rhône).

Bassens (33) : les employés de Linde France en grève

Bassens (33) : les employés de Linde France en grève Un mouvement avait déjà secoué l'entreprise l'an dernier.

En 2008, un service et cinq postes avaient supprimés sur le site de la zone industrialoportuaire de Bassens. Quelques mois plus tard, c'était le site de Mourenx (64) qui était fermé. Une nouvelle restructuration des effectifs se profile aujourd'hui dans l'entreprise Linde France, producteur de gaz médical et industriel.

En comité central d'entreprise, la direction annoncé la suppression de 60 à 80 postes, soit 10% des emplois sur le pays. A Bassens, deux postes seraient menacés. Les représentants syndicaux ont quitté hier la table de la réunion et un préavis de grève a été décidé pour demain vendredi à partir de 5 heures. Objectif : que Linde revienne sur son "plan de sauvegarde de l'emploi".

Libération

VIVARTE : 1 600 EMPLOIS

La Halle aux Vêtements va subir la fermeture de 174 de ses magasin

La Halle aux Vêtements va subir la fermeture de 174 de ses magasins à travers la France. (Photo Damien Meyer. AFP)

La Halle aux Vêtements va subir la fermeture de 174 de ses magasins à travers la France. (Photo Damien Meyer. AFP)

La direction du groupe, qui possède entre autres les enseignes La Halle, André et Kookaï, et qui emploie plus de 17 000 salariés en France, a annoncé le 6 avril la suppression de 1 600 postes, essentiellement dans ses magasins La Halle aux vêtements. «Les actionnaires se sont gavés en touchant plus d’un milliard d’euros d’intérêts», dénonce un syndicaliste FO du groupe, ajoutant que le groupe «a touché 30,4 millions d’euros de subventions d’allégements Fillon et 15 millions du CICE [crédit d’impôt compétitivité emploi]».

 

INTERMARCHÉ : 600 EMPLOIS

Intermarché logistique, filiale du géant de la distribution Intermarché (lui-même filiale des Mousquetaires), va supprimer au moins 600 postes d’ici 2018 : le nouveau plan «porte sur 600 salariés impactés avec la fermeture de 6 bases», explique le délégué syndical CGT Pascal Petit, précisant que les bases concernées sont Rostrenen (Côtes-d’Armor), Saint-Gérand (Morbihan), Levet (Cher), Avermes (Allier), Magny-le-Désert (Orne) et Mellac (Finistère). Selon Franck Barbato, de la CFDT, «on est plus sur 848 postes impactés et 241 créations de postes», donc un solde de 600 postes nets. Le responsable CFDT souligne que les postes créés risquent «de ne pas servir aux salariés qui vont être licenciés».

 

GEFCO : 500 EMPLOIS

 

 

Commentaire :

Sur les chantiers navals, dans le transport routier ou dans certains secteurs de la logistique où la pénibilité du travail est reconnue, les travailleurs détachés représentent désormais jusqu’à un tiers des effectifs employés.  Bien souvent les entreprises n’hésitent pas à travailler dans l’illégalité la plus totale. Tout comme de faire travailler les chauffeurs 11 heures par jour pour huit heures déclarées. Ou six jours sur sept pour 5 jours déclarés. Et même quand la loi est respectée, les charges sociales qui correspondent à l’embauche de travailleurs détachés doivent être payées par l’employeur à leur pays d’origine. Des pays d’Europe de l’Est, où les charges sociales sont souvent extrêmement basses.  Depuis deux ou trois ans ce sont des cas réguliers.   L'inspection du travail manque de moyens et d'inspecteurs alors qu'il faudrait augmenter les contrôles.  Et justement les gouvernements successifs, depuis l'instauration du travail détaché au niveau européen n'ont cessé de diminuer les moyens accordés aux contrôles : un hasard ?
 

Le groupe logistique Gefco compte plus de 4 000 salariés dans toute la France. © Gefco

© Gefco Le groupe logistique Gefco compte plus de 4 000 salariés dans toute la France.

Après Moryglobal, le groupe de messagerie Gefco a annoncé mardi étudier la suppression de 500 postes, soit plus de 10% de ses effectifs dans l’Hexagone. La société, qui compte plus de 4 000 salariés en France, est une ancienne filiale du groupe automobile PSA Peugeot Citroën, qui en a cédé 75% aux chemins de fer russes (RZD) fin 2012 pour 800 millions d’euros et conservé une participation minoritaire de 25%. «Nous ne fermons aucune agence mais nous devons réduire nos coûts», a déclaré le président du directoire de Gefco, Luc Nadal, lors d’une conférence de presse.

 

DIM : 265 EMPLOIS

Des syndicalistes de Dim avant le comité d'entreprise dans l'usine d'Autun le 16 avril 2015Des syndicalistes de Dim avant le comité d’entreprise dans l’usine d’Autun le 16 avril. (Photo AFP)

La maison mère de Dim, le groupe DBApparel (qui possède aussi Playtex ou Wonderbra) a dévoilé mercredi un plan de restructuration prévoyant 600 suppressions de postes en Europe, dont 265 chez Dim. Les fonctions support d’Autun, berceau du fabricant de sous-vêtements en Saône-et-Loire, sont les principales visées, avec 165 emplois supprimés. «On est en train de péter l’entreprise», déplorait un syndicaliste mercredi.

 

SONY : 68 EMPLOIS

Sony DACD, la branche française du groupe d’électronique japonais consacrée à la conception et la distribution de DVD et Blu-Ray, compte fermer son site de Moissy Cramayel (Seine-et-Marne) en 2016, a apprisLibération jeudi. Soixante-huit personnes sur les 78 travaillant sur le site sont menacées de licenciement. Le plan est justifié, selon un document de la direction que Libération s’est procuré, par une «baisse de l’activité» sur la fonction de distribution du site. Ce dernier est en effet chargé de distribuer des DVD et Blu-Ray de plusieurs compagnies, dont Warner et Paramount, deux clients qui n’en seront plus dans les prochains mois.

 

TOTAL   LA   MEDE

La CGT de la raffinerie Total de La Mède (Bouches-du-Rhône) a poursuivi vendredi un mouvement de grève entamé jeudi en bloquant la sortie et l’entrée de la production, pour protester contre la suppression de 180 postes sur le site, a-t-on appris auprès du syndicat, majoritaire à La Mède.
 

Le mouvement qui a débuté jeudi à 4H00 est prévu pour durer jusqu’à samedi 4H00, a précisé à l’AFP Julien Granato, du syndicat CGT. Les autres syndicats n’ont pas appelé à la grève.

 

Commentaire : Total a annoncé une restructuration complète de son activité de raffinage en 2015.  C'est que Toatl veut sécuriser ses dividendes car en  2014 le prix de son principal produit, le pétrole, passé de 110 à 55 dollars. En réalité les grands groupes pétroliers ont prévu depuis longtemps de faire disparaître le raffinage en France.  Politique qui mettrait en cause l'indépendance énergétique de la France.  Total justifie la suppression des emplois par la baisse du prix du baril. " Nous savons pourtant que le groupe gagne encore beaucoup d’argent quand le baril passe à 50 dollars. En 2014, ses bénéfices s’élèvent à 12 milliards de dollars. Total cherche tout simplement à sécuriser les dividendes pour les actionnaires" déplore la CGT.  
 

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 15:45

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 15:33

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 04:02

Publié par Michel El Diablo

Pour Macron, « nous avons tous besoin de plus d’Europe » [RUPTURES]

« Nous avons tous besoin de davantage d’Europe pour sortir de la crise ». Une telle originalité dans la réflexion, une telle fulgurance créative dans la pensée ne pouvait être le fait que d’un esprit particulièrement brillant, en avance sur ses contemporains attardés. On ne s’étonnera donc pas que la sentence ait été prononcée par le ministre français de l’Economie, le prometteur Emmanuel Macron.

L’ancien banquier discourait ainsi en Allemagne – et en anglais – devant les étudiants d’une institution de Sciences politiques, dans la foulée du Conseil franco-allemand qui s’est déroulé la semaine dernière (notre information). Plaidant pour une « Europe à deux vitesses », M. Macron a appelé de ses vœux « un renforcement de la zone euro avec de nouveaux outils, comme un budget et une assurance chômage coordonnée ». On ne sait pas vraiment ce que signifierait concrètement une « assurance chômage coordonnée ». En revanche, un budget commun à la zone euro marquerait l’entrée de plain-pied dans une architecture fédérale, où les différents Etats membres de la zone abdiqueraient de fil en aiguille toute velléité de maîtriser encore tant soit peu leurs propres finances publiques.

Par petites touches, des responsables européens recommencent d’ailleurs à suggérer que la sortie de crise ne peut passer que par des pas supplémentaires en matière d’intégration économico-politique. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, manque rarement une occasion en ce sens. Le Conseil européen de juin pourrait se pencher à nouveau sur ce dossier.

Et s’il y avait encore un doute à cet égard, le ministre français a suggéré la création de nouvelles institutions « indépendantes » à qui les gouvernements nationaux transféreraient leurs pouvoirs, une méthode plus radicale et plus efficace selon lui que le renforcement de règles communes. Il est vrai que la France manquera en 2015 et 2016, comme en 2014, l’objectif de déficits limités à 3% imposé par la Commission européenne. Cette dernière avait proposé en février – et le Conseil européen a accepté – qu’en échange de son ultime indulgence, Paris accélère les « réformes structurelles ». La loi Macron, précisément, est un « premier pas dans la bonne direction », mais qui appelle d’autres mesures plus substantielles a par exemple rappelé Jean-Claude Juncker, le président de la Commission.

Aussitôt exigé, aussitôt accepté. Ladite loi Macron n’est pas encore acceptée que se profile déjà une loi « Macron II ». En ligne de mire (entre autres) : la « flexibilisation » du contrat de travail, avec par exemple la généralisation des « contrats de chantier ».

Flexibilité, précarité, austérité… Des menaces contre lesquelles la journée de grève et de manifestations, le 9 avril, doit légitimement mobiliser des centaines de milliers de salariés. Pourtant, dans leur appel commun, les organisations appelantes – CGT, FO, Solidaires, FSU – ne font quelque allusion que ce soit à l’Europe . Cherchez l’erreur…

Article publié par RUPTURES le 7 avril 2015

SOURCE:

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 02:08

Publié par Michel El Diablo

 Le ministre « socialiste » MACRON idole de l'ancienne présidente du MEDEF

Laurence Parisot: "J’AI VOULU RECRUTER MACRON AU MEDEF"

PAR GAËTANE MORIN
PHOTO JEAN-CLAUDE COUTAUSSE

L’ex-patronne des patrons a tenté d’embaucher l’actuel ministre de l’Economie quand il travaillait encore à la banque Rothschild. Elle apprécie son engagement et sa lucidité,mais l’appelle à muscler sa loi.

Sur le mur de son bureau d’angle, au 7e étage de la tour parisienne qui héberge les salariés de l’institut de sondages Ifop, dont elle est vice-présidente, un immense graffiti aimante les regards. Laurence Parisot, ancienne patronne du Medef, est fan de street art. Evoquant avec admiration l’œuvre colorée de l’artiste américain Quik qu’elle a choisi d’accrocher, elle surprend. En économie, ses positions sont plus convenues. Ou plus attendues. Encore que… Balayant l’actualité, du contrat de travail unique – qu’elle réprouve – à la loi Macron – qu’elle applaudit –, la discussion révèle quelques pépites.

La loi Macron, qui a suscité un vif débat à gauche, est examinée en deuxième lecture par le Parlement. Vous satisfait-elle ?

Cette loi est prometteuse. Elle est favorable à la croissance économique qui, ces dernières années, a été empêchée par la rigidité introduite partout. La loi Macron est un dispositif multiple, qui prévoit aussi bien de faciliter l’installation de professions réglementées que de supprimer certaines contraintes pour le travail du dimanche. Elle injecte de la souplesse et de la modernité dans le système. L’économie est une architecture et les crises économiques produisent les mêmes effets que des tremblements de terre. Si vous bâtissez un immeuble raide, à la première secousse, les poutres se brisent et tout est par terre. Si vous introduisez de l’élasticité, l’immeuble accompagne le mouvement, résiste et se remet en place. L’économie française a besoin de cette approche antisismique, et la loi Macron y participe. Mais j’aurais aimé qu’il y ait une loi Macron 2.

Pour quoi faire ?

Il faut penser la durée du travail au niveau de l’entreprise, et non pas de manière nationale et uniforme telle que la loi le prévoit aujourd’hui. On pourrait fixer un plafond d’ordre public afin de ne pas dépasser 40 heures par semaine. Ensuite, à chaque entreprise de négocier avec les représentants des salariés une durée de 35, 36, 37, 38 heures… Le volume horaire pourrait être adapté au carnet de commandes et à la conjoncture. Le problème, c’est que les 35 heures sont devenues un tabou, et même un « bâton m… », on ne sait pas par quel bout le prendre. Nicolas Sarkozy avait la possibilité de revenir dessus, il est passé à côté. Manuel Valls connaît les effets pervers des 35 heures, mais Martine Aubry, qui en est à l’origine et qui a un grand poids politique, ne pourrait tolérer leur remise en cause. Quant aux organisations syndicales, elles n’osent pas dire la vérité économique à leurs adhérents. Cette loi est intouchable pour de mauvaises raisons. Mon vœu le plus cher serait que nous arrivions collectivement, dans l’intérêt général, à dépasser le poids des symboles.

Vous semblez apprécier Emmanuel Macron. Auriez-vous pu travailler avec lui ?

C’est quelqu’un que j’apprécie. Dès mon élection à la présidence du Medef, en 2005, la pensée de Michel Rocard m’a inspirée et j’ai développé une approche social-démocrate de l’économie et du dialogue social. Je me sens proche de ceux qui ont une culture rocardienne, comme Manuel Valls ou Emmanuel Macron. J’ai rencontré Emmanuel quand il était banquier d’affaires chez Rothschild (2008-2012, NDLR). Et j’ai immédiatement compris que nous avions une communauté de pensée. J’ai souhaité qu’il me rejoigne pour travailler avec moi, nous avons eu différentes conversations dans ce sens. Mais il préparait son engagement au côté de François Hollande pour la présidentielle de 2012. Quand celui-ci a été élu et qu’Emmanuel Macron a été nommé conseiller à l’Elysée, j’ai travaillé avec lui en bonne entente, même si nos désaccords sur la fiscalité étaient grands.

On dit de lui qu’il incarne une forme de modernité politique. Qu’en pensez-vous ?

Il porte un renouvellement intéressant de l’élite française, pas simplement du personnel politique. Connaisseur des enjeux du monde d’aujourd’hui, conscient de leur gravité, il est engagé, intelligent, accessible et réaliste. Ce dernier point est essentiel. Le personnel politique, de gauche comme de droite, manque totalement de lucidité et est capable d’embardées désastreuses, construites sur des idéologies ou des illusions. S’il y a une caractéristique commune à Manuel Valls, Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy, c’est bien d’être dans le réel. Et à la recherche de l’efficacité.

Autre sujet d’actualité, le Medef propose de remplacer CDD et CDI par un contrat de travail unique qui favoriserait l’embauche en facilitant par ailleurs le licenciement. Qu’en pensez-vous ?

La France doit repenser les relations contractuelles qui lient l’entreprise au salarié. Parce qu’au fil des années, la boulimie réglementaire des députés, de droite comme de gauche, a fabriqué un empilement d’articles illisibles, inintelligibles, et parfois même inapplicables. Mais le contrat unique serait, au mieux, un cautère sur une jambe de bois, au pire, une aggravation du système. Chaque partie risquerait de se sentir pieds et poings liés : l’employeur redouterait les coûts de licenciement, qui augmenteraient fortement avec l’ancienneté ; le salarié récemment embauché appréhenderait la facilité avec laquelle il pourrait être licencié. Au lieu de mettre de la confiance sur le marché du travail, je crains que cela l’alourdisse.

Mais il existe plus de 25 contrats de travail différents…

Je ne serais pas choquée qu’il y en ait plus encore ! Dans le monde d’aujourd’hui, il y a tellement de situations différentes, d’entreprises différentes, de besoins différents, qu’il faut plutôt des contrats à la carte, presque personnalisés. D’autant que la numérisation de l’économie change tout : les modes de travail sont de plus en plus individualisés. Pour les petites et moyennes entreprises, le frein numéro 1 à l’embauche, c’est le coût, en temps et en argent, du licenciement quand celui-ci devient nécessaire. Et le problème vient notamment des prud’hommes, qui apparaissent comme une justice incertaine et pas toujours équitable. Une réforme de ces tribunaux est absolument nécessaire.

Elle est déjà prévue dans la loi Macron…

Mais il faut aller plus loin et supprimer le principe paritaire qui prévaut dans l’organisation du conseil des prud’hommes (deux conseillers représentant l’employeur, deux autres, les salariés, NDLR) et qui a abouti à un manque de professionnalisme. Je recommande qu’il y ait désormais un juge magistrat professionnel, entouré de deux conseillers, l’un au nom des employeurs et l’autre au nom des salariés. Si le président et le Premier ministre en avaient la volonté, cette réforme pourrait être achevée avant la fin du quinquennat.

 

SOURCE:

 

Laurence Parisot : " J'ai voulu recruter Macron au Medef " - Le Parisien Magazine

http://leparisienmagazine.fr/laurence-parisot-jai-voulu-recruter-macron-au-mede

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 01:52
Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble aimerait «forcer» la France à se réformer
Le 17.04.2015 à 17:03
Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble aimerait «forcer» la France à se réformer
 
 

Loin de l’Europe, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble s’est lâché. Devant la Brookings institution, un think tank basé à Washington, aux Etats-Unis, il n’a pas choisi des termes très diplomatiques. « La France serait contente que quelqu'un force le Parlement, mais c'est difficile, c'est la démocratie », a-t-il dit lors d'un débat, après avoir évoqué les réformes selon lui « très réussies » menées en Espagne sous la supervision de la troïka (Banque centrale européenne, Fonds monétaire international, et Union européenne). Elle contrôle la mise en oeuvre de réformes dans les pays européens bénéficiant d'une aide internationale.

Regardez la vidéo de Wolfgang Schäuble (à partir de 25'50) :

« Si vous en parlez avec mes amis français, que ce soit (le ministre des Finances) Michel Sapin ou (de l'Economie) Emmanuel Macron, ils ont de longues histoires à raconter sur la difficulté à convaincre l'opinion publique et le Parlement de la nécessité de réformes du marché du travail", a dit juste avant ce fervent partisan de la discipline budgétaire.

Sa déclaration a été très mal reçue en France, surtout à gauche. Michel Sapin a répondu que « la France déteste qu'on la force », indiquant vouloir répondre « amicalement » à son homologue allemand. « Le vocabulaire de la punition, de la sanction, de la contrainte, c'est ce qui fait détester l'Europe », a souligné le ministre des Finances français, lui aussi à Washington pour des réunions avec le FMI et la Banque mondiale. « Le principe (partagé par Paris et Berlin) c'est que c'est le rôle de la Commission européenne » d'évaluer les politiques menées au niveau national, et non aux Etats membres de donner leur avis les uns sur les autres, a-t-il affirmé. « Connaissant bien Wolfgang Schäuble, c'était plutôt une forme d'encouragement », a voulu conclure Michel Sapin sur le ton de la plaisanterie.

Au Parti de gauche, la sortie du ministre allemand n’a pas du tout fait rire. Dans un communiqué, Jean-Luc Mélenchon a demandé que « l’odieux Schäuble » demande « pardon ».

« Encouragé par les pleurnicheries des ministres français qui se plaignent auprès de lui de leurs propres compatriotes, le bourreau de la Grèce et de l’Espagne voudrait étendre à la France ses remèdes mortels » estime l’ancien candidat à la présidentielle. « J’attends de Daniel Cohn-Bendit, qui avait insulté mes précédentes dénonciations de la nouvelle arrogance allemande qu’il prenne la défense de la France dont il a été député et dont il demande la carte d’identité » a-t-il ajouté.

Deux heures après, le co-président du Parti de gauche en a remis une couche sur Twitter : « Schäuble est un Bismarck d'opérette. Merkel devrait lui offrir un cerveau avec une mémoire de l'Histoire ».

Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche, est même allé jusqu’à estimer que les propos du ministre allemand « sont de la même logique que ceux des violeurs ».

Au PS, le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis n’a pas été plus tendre. « La francophobie de Wolfgang Schäuble est insupportable, inacceptable et contre-productive » a-t-il affirmé.

Assez rare pour être noté, Jean-Luc Mélenchon a « félicité » le patron du PS d’avoir dénoncé "« la francophobie » de ce petit Bismarck de bal masqué ".

Le président PS de l’Assemblée nationale a aussi réagi sur Twitter :

Florian Philippot, vice-président du Front national, a quant à lui dénoncé des propos « graves » qui « compromettent gravement l’honneur de notre pays et imposent aux autorités françaises de réagir avec fermeté ». « Le gouvernement de Manuel Valls doit immédiatement convoquer l’ambassadeur d’Allemagne à Paris et exiger des excuses officielles de Mme Merkel » demande le proche de Marine Le  Pen.

 

 

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 22:44

Michel El Diablo

Les retraites ENCORE gelées en 2015 ! 42 mois sans augmentation !

Les retraites ENCORE gelées en 2015 ! 42 mois sans augmentation !

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-retraites-encore-gelees-en-16621

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 22:42

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 22:41

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