Mouhamadou Diop
En acceptant d’ouvrir son marché intérieur aux importations agricoles européennes sans restrictions, la CEDEAO engage non seulement ses producteurs locaux dans une concurrence à sens unique minée par les subventions agricoles et les barrières non tarifaires, mais aussi elle compromet sérieusement toute chance de moderniser un secteur capable de répondre aux défis d’emplois des jeunes dans le continent africain.
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Après la signature de la Convention de Cotonou, les pays de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) ont bénéficié d’une période transitoire de 2000 à 2007, gardant ainsi le système des préférences commerciales non-réciproques hérité de la Convention de Lomé. Mais à partir de 2008, ils sont soumis progressivement aux Accords de partenariat économique (APE) qui mirent fin à la non-réciprocité entre l’UE et l’ACP (Afrique Caraïbes Pacifique). Le principe de ces engagements, était de « réduire progressivement les barrières aux importations des produits européens dans les ACP à partir de 2008, et durant une période suffisamment longue (soit 10 ans ou 12 ans selon les pratique du GATT) » (Salmon et al, 2001 : 20).