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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 21:48
Pascal Morel et Régis Gasse à la tribune du congrès de l'UD-CGT de Seine-Maritime à Lillebonne

Pascal Morel et Régis Gasse à la tribune du congrès de l'UD-CGT de Seine-Maritime à Lillebonne

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 17:45
Sur l’air de la Cucaracha…

Monsieur Manuel Valls était ce vendredi 10 avril au Portugal et il y a tenu des propos scandaleux. Il s’y est exprimé sur la situation d’un pays tiers. On pourrait ici remarquer que c’est montrer bien peu de respect pour la souveraineté de ce dit pays tiers, la Grèce pour ne pas la nommer. Mais, ce qui retient l’attention c’est le sens, explicite comme implicite des propos. Et cela réveille de vieux souvenirs… Alors pourrait on reprendre, en s’inspirant de l’usage qu’en fit le regretté Pierre Dac[1], sur l’air de la Cucaracha [2] la phrase suivante…

[...]  Lire la suite en cliquant ici.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 15:36
Ukraine : l’extrémiste de droite Jarosch nommé consultant à la direction des Armées

Une guerre avec la Russie est de plus en plus probable : des leaders nazis ukrainiens reçoivent des armes et de l’aide des Etats-Unis.

L’armée ukrainienne a nommé l’extrémiste de droite, Dimitri Jarosch, conseiller officiel à la direction de l’armée. Ses milices font officiellement partie de l’armée – tout en restant sous la seule direction de Jarosch. Par voie de conséquence, les extrémistes de droite ont également accès à des armes étasuniennes, des armes financées par les contribuables européens. La Russie va interpréter cela comme une menace.

Les milices ukrainiennes du « secteur droit » sont maintenant grandement renforcées par cette nomination, annoncée le dimanche 5 avril. Le chef des Forces armées de l’Ukraine, le général Viktor Muschenko, intègre donc les milices d’extrême droite dans son armée. Muschenko annonce que l’armée ukrainienne est devenue l’un des plus fortes d’Europe. Les soldats de cette armée ont prouvé qu’ils savaient se battre. [Alors que l’armée régulière de l’Ukraine a, à ce jour, enregistré des résultats médiocres, du haut de l’échelle jusqu’en bas, les forces contrôlées par Yarosh, et son compatriote nazi Andrei Biletsky, sont aussi performantes que les forces locales du Donbass, contre lesquelles elles se battaient. Mais maintenant que les Nazis et leurs conseillers étasuniens, se mettent à former tous les soldats à partir du 20 avril (qui est l’anniversaire d’Hitler), ce sera une autre guerre qui pourrait prendre un tour radicalement différent, en obligeant, par la suite, les Russes à envahir l’Ukraine, en particulier parce que Yarosh et Biletsky ont tous les deux toujours voulu conquérir la Russie.]

L’armée apprécie la « contribution » des bataillons de volontaires qui ont « rendu des services exceptionnels à la défense de l’Ukraine ». Selon Muzhenko : « Nous comprenons que nous devons augmenter l’efficacité de l’armée à tous les niveaux. Nous étudions actuellement diverses questions, telle que la formation de l’armée de réserve. Nous avons réuni tous les patriotes et les défenseurs de l’Ukraine sous un seul commandement. L’ennemi voit que nous sommes unis et il sait que ses attaques échoueront. Nous partageons l’objectif commun d’une Ukraine unifiée. L’armée se renforce chaque semaine ».

Jarosch a déclaré que cette unité de commandement et d’opération était une condition préalable à la réussite de la guerre. C’est pour cette raison que les bataillons de volontaires de secteur droit sont prêts à intégrer l’armée ukrainienne officielle.

Selon le Kiev Post, le secteur droit et d’autres milices de droite constitueront à l’avenir une division de l’armée ukrainienne, gérée et dirigée de manière indépendante par Jarosch.

Pour la Russie, ce n’est pas une bonne nouvelle. Le secteur droit a jusqu’à présent refusé d’accepter les accords de Minsk. Les milices sont considérées comme particulièrement dogmatiques et déterminées à poursuivre la lutte contre la Russie par tous les moyens. On ne sait pas encore si l’intégration des troupes de Jarosch à l’armée officielle va entraîner un important glissement vers la droite de toute l’armée.

Il est tout à fait possible que les nouvelles armes étasuniennes tombent aux mains de l’extrême droite. En tant qu’unité de l’armée officielle, ces forces n’auront aucun problème à se procurer ces armes. Il est également possible que les forces de Jarosch reçoivent des armes financées par les contribuables européens. À partir du 20 avril, il y aura des manœuvres militaires au cours desquelles l’armée des États-Unis formera ces extrémistes de droite.

Le FMI a récemment accordé à l’Ukraine un nouveau prêt d’un milliard de dollar. L’Allemagne et l’UE accordent également à Kiev des prêts considérables dont l’utilisation a été jusqu’ici insuffisamment contrôlée par l’UE. Entre autres choses, ces fonds sont consacrés à la construction d’un mur à la frontière avec la Russie. [Ce mur va constituer un obstacle au cas où les forces locales du Donbass auraient besoin de l’aide de l’armée russe. Il va isoler les résidents du Donbass qu’il sera alors plus facile de massacrer.]

Ni les États-Unis, ni l’UE, ni le FMI n’ont exprimé la moindre inquiétude au sujet du contrôle croissant de l’Ukraine par l’extrême droite.

Commentaire d’Eric Zuesse : Cette intégration des nazis de toutes sortes aux forces armées de l’Ukraine ne se produirait pas sans l’aval de l’administration Obama qui contrôle complètement ce gouvernement ; ce gouvernement est entièrement redevable à Obama qui les a portés au pouvoir, et au Congrès qui les soutient financièrement. C’est une déclaration de guerre contre la Russie, et pas seulement contre le Donbass qui a été envahi par le régime issu du coup dès le 9 mai 2014.

En d’autres termes : Obama veut maintenant clairement la guerre avec la Russie. Dmitriy Yarosh veut par-dessus tout détruire la Russie – ça a toujours été son obsession – il ne veut pas seulement reprendre la Crimée et le Donbass.

C’est la suite logique du coup d’Etat d’Obama de février 2014 en Ukraine. C’est un cauchemar pour les Russes. Ils sont maintenant tous mortellement menacés par Obama et le Congrès. Poutine, à un moment donné, va être obligé d’envahir Kiev, à moins que la décision qui a été annoncée dimanche ne soit rapidement démentie. La question est alors de savoir si la Russie va lancer la première frappe nucléaire contre les Etats-Unis ou va laisser les États-Unis frapper les premiers (et ensuite riposter s’ils en sont encore capables).

Obama est, aujourd’hui, certainement le pire président de l’histoire des États-Unis
– encore pire que George W. Bush. Il a provoqué toute cette confrontation en perpétrant, en février 2014, le coup d’Etat de Kiev qui avait été préparé à la Maison Blanche avant même que Yanoukovitch ait décidé de rejeter l’offre de l’UE. En fait, l’opération qui a abouti au coup a été mise en route au plus tard au printemps 2013. L’opération a été planifiée une année entière avant que la Crimée, mise en danger par le coup d’Etat d’Obama de février 2014, n’organise son référendum du 16 mars 2014 et ne rejoigne la Russie.

Si Angela Merkel continue soutenir Obama dans sa campagne de haine anti-Russe, alors le monde peut s’attendre au pire. La seule chose qui puisse empêcher la catastrophe, ce serait que Merkel retire son soutien à Obama pour le donner à Poutine, et annonce que l’Allemagne quitte l’OTAN et expulse les forces américaines de son sol. Faute de cela, c’est l’enfer qui nous attend. Et tout le reste ne sert à rien. Dans son livre Presidential Puppetry**, Andrew Krieg défend l’idée que Barack Obama est depuis sa jeunesse un agent secret de l’aristocratie étasunienne et de la CIA et on a encore plus de raisons de le penser aujourd’hui.

La question qu’on doit maintenant poser à Merkel est celle-ci : Est-elle nazie elle aussi ? L’Allemagne va-t-elle vraiment régresser jusque là ? Cette fois, la principale cible, ce sera les Russes, et non les juifs, mais les conséquences seront peut-être pires encore.


Notes :
*http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2015/04/06/ukraine-rechtsex...
** http://www.amazon.com/Presidential-Puppetry-Obama-Romney-Masters/dp/0988672820

Eric Zuesse est un historien d’investigation. Ses livres les plus récents sont : They’re Not Even Close : The Democratic vs. Republican Economic Records, 1910-2010, CHRIST’S VENTRILOQUISTS : The Event that Created Christianity, et Feudalism, Fascism, Libertarianism and Economics.

traduit et commenté par Eric Zuesse

Traduction : Dominique Muselet

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 15:03
Leçons de Grèce à l’usage d’un internationalisme imaginaire (et en vue d’un internationalisme réel)
par Frédéric Lordon

Rendez vous sur le site du Comité Valmy pour écouter la vidéo.

vendredi 10 avril 2015, par Comité Valmy

 

Leçons de Grèce à l’usage d’un internationalisme imaginaire (et en vue d’un internationalisme réel)

 

Le texte qui suit est une version à peine modifiée de l’intervention au débat organisé par le collectif Penser l’émancipation [1] à l’EHESS, le 2 avril, sur le thème « L’Etat, le capital, l’internationalisme. Leçons de Grèce », en présence de Panagiotis Sotiris, dirigeant d’Antarsya.

Cher Panagiotis, si tu n’étais pas déjà parfaitement au courant de ce qui se passe dans la vie politique française, tu pourrais, tel un Montesquieu contemporain, rentrer chez toi et écrire de nouvelles Lettres Persanes – ou tout simplement des Lettres Hellènes. Tu y raconterais une étrange contrée, la France, où, pour une large part de la gauche se disant radicale, vouloir sortir de l’euro c’est être un fasciste en puissance, réaffirmer le principe de souveraineté démocratique contre les institutions européennes qui nous en infligent le dernier degré de dépossession, c’est être le fourrier du Front National.

Misère du posturalisme

Tu témoignerais ainsi de l’apparition d’un nouveau courant de la gauche radicale, ou de la pensée internationaliste – laquelle, Dieu merci, ne s’y épuise pas – qu’on pourrait nommer le posturalisme. Comme son nom l’indique, le posturalisme a pour unique ressort la recherche des postures – avantageuses il va sans dire, et si possible bon marché, car le posturalisme est aussi régi par un robuste principe d’économie, et cherche la maximisation des bénéfices symboliques par la minimisation de l’effort intellectuel. Il s’ensuit que, de même que l’existentialisme était un humanisme, le posturalisme est un illettrisme – il ne sait pas lire : on peut lui mettre sous le nez autant qu’on veut des textes, des arguments, des mises au point, ça ne passe pas la barrière de la posture. Pour le coup no pasaran ! Mais ce ne sont pas les fascistes qui ne passent pas – avec de pareils opposants, ceux-là ont les meilleures chances de passer, et comme dans du beurre. Non, ce qui ne passe pas, c’est la moindre intelligence dialectique, et le moindre effort d’échapper à une désolante stéréotypie. En tout cas, mon cher Panagiotis, sache-le : tu es un fasciste. Tu veux la restauration de la souveraineté populaire ; constatant son impossibilité dans l’Union européenne, tu veux la sortie de l’euro : tu es un fasciste – je suis bien désolé, mais ici, en ce moment, c’est comme ça.

Evidemment, le problème épineux que tu poses à tous ces gens-là [2], c’est que tu n’es pas un fasciste… Tu plaides pour la souveraineté populaire grecque, tu parles de la sortie de l’euro, mais tu n’es pas un fasciste. Je peux maintenant t’avouer la raison un peu honteuse pour laquelle je suis vraiment content d’avoir ce débat ici avec toi : tu vas me servir de bouclier humain. Car il ferait beau voir que les pitres posturalistes viennent te dire à toi, toi qui arrives d’un pays en état de persécution économique, d’un pays humilié et mis en situation de crise humanitaire par notre belle Europe, que parce que tu veux en finir avec cela, parce que tu n’as pas la patience d’attendre qu’un autre euro soit possible, que l’Union européenne devienne progressiste et que les autres peuples européens enfin soulevés entrent dans les institutions bruxelloises, bref parce que tu n’as pas le goût d’attendre l’été à Noël, tu es un fasciste. Vraiment je voudrais les voir ces gens-là, ces professionnels du pharisaïsme, venir te dire en te regardant dans les yeux que vous êtes des fascistes, toi, Kouvelakis, Lapavitsas et tant d’autres.

Lire aussi Pierre Rimbert, «  Dr Folamour à Athènes », Le Monde diplomatique, avril 2015, en kiosques.

Tu mesures ici le degré de dégradation du débat intellectuel à gauche en France où, pour contrer ce torrent de bêtise, et parfois d’ignominie, qui renvoie spontanément au fascisme toute évocation de souveraineté populaire, toute perspective de se soustraire à la construction européenne qui la fait périr, pour contrer tout cela donc, il n’y a plus que le recours à des boucliers humains… Faute que toute argumentation rationnelle soit permise, il ne reste plus que la solution de présenter des personnes. Des personnes dont il est une évidence incontestable qu’elles sont au dessus de tout soupçon. Autant te le dire, je ne me résous à ce procédé que la mort dans l’âme, avec vergogne, et accablement. Mais c’est qu’on ne sait plus quoi faire pour tirer cette partie-là de la gauche de son sommeil dogmatique, lui faire voir enfin ce qu’elle refuse de voir depuis tant d’années, et qu’il devrait maintenant lui être impossible de ne pas voir à la lumière des deux premiers mois de Syriza : non, un autre euro n’est pas possible. Si bien que les termes de l’alternative sont posés avec une rude clarté : ou bien sortir, pour enfin tenter de faire autre chose, prendre le risque d’essayer, car essayer, c’est cela le propre de la souveraineté démocratique ; ou bien continuer de crever à petit feu mais d’une mort en fait porteuse des pires renaissances qui soient : les renaissances fascistes, mais les vraies !, pas celles dont accusent les posturalistes pour mieux mettre en scène leur propre vertu – et c’est peu dire qu’en Grèce ces renaissances-là vous concernent de très près.

On se demande alors par quel comble de cécité dogmatique on pourrait vous faire le reproche de tout essayer – oui, unilatéralement, c’est-à-dire nationalement ! – pour vous soustraire à cette perspective mortifère. Et il faut vraiment avoir l’internationalisme sens dessus dessous pour s’acharner à préserver le fétiche d’une monnaie européenne au prix de la mort de toute possibilité de démocratie – on notera au passage cette cruelle ironie qu’une fraction d’un internationalisme se disant de gauche se voue désormais à la cause d’une monnaie… On savait que les passions aveugles pouvaient être au principe d’investissements aberrants, mais tout de même pas à ce point.

[...]

Lire la suite et voir la vidéo ici

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 14:53

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 14:38
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 14:14
On attend du PCF des actes de solidarité forts avec les communistes ukrainiens.  Et une bataille conséquente pour la paix en Europe, le retrait de la France de l'OTAN et le départ de toutes les forces de l'OTAN, de toutes les forces militaires étatsuniennes.  Tant qu'on laissera les mains libres à l'OTAN et aux Etatsuniens sur le territoire européen, la course à l'affrontement et à la guerre continueront.YG
Ukraine. Le communisme officiellement criminalisé
 
Lu sur Humanité.
Stéphane Aubouard
Samedi, 11 Avril, 2015

Photo : Kacper Pempe/Reuters

Pour le PCF "Le but de Porochenko n’est-il pas ainsi de solder les comptes de la Seconde guerre mondiale pour donner des gages aux partisans de l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan et de la mise en coupe réglée des lois du FMI ?"
Photo : Kacper Pempe/Reuters
 
Le Parlement, majoritairement antirusse, a voté, jeudi, une loi interdisant toute « propagande des régimes totalitaires communiste et nazi ». "Une remise en question de la démocratie et du pluralisme" estime le Parti communiste français.

254 députés ont voté en faveur de cette décision, contre un minimum requis de 226. Ce texte interdit « toute négation publique » de leur « caractère criminel », ainsi que toute « production », « diffusion » et « utilisation publique » de leurs symboles. Une manière pratique pour le président Porochenko, soutenu par Bruxelles et Washington, de se débarrasser d’un Parti communiste ukrainien (PCU) encore influent et dont les responsables ont été depuis un an régulièrement menacés et attaqués dans leur intégrité physique par des groupuscules d’extrême droite proches du pouvoir.

Dans un communiqué, le PCF estime que "le président Petro Porochenko vient de franchir un nouveau pas dans la crise profonde qui plonge le pays dans un néant politique économique et social" (...). "Mettre sur le même pied l’idéologie de la barbarie nazie et le communisme manifeste de la volonté de privilégier le négationnisme des crimes des Bandéristes, alliés des SS face aux résistants ukrainiens et à la libération du pays par les soldats de l’Armée soviétique" s'insurge le PCF.  Et de pousuivre "sous prétexte de condamner les régimes totalitaires, c’est en réalité la démocratie et le pluralisme que Petro Porochenko remet en question."

Trois monuments aux dirigeants communistes ont été déboulonnés par des inconnus dans la nuit de vendredi à samedi à Kharkiv, grande ville industrielle de 1,4 million d'habitants, chef-lieu de la région frontalière des zones séparatistes prorusses de Donetsk et de Lougansk. Les monuments ont été démontés de la même manière par des jeunes gens encagoulés. La police a assisté sans intervenir au déboulonnement d'un de ces monuments.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 12:28

"En condamnant le communisme, le gouvernement a miné l'intégrité territoriale de l'Ukraine" (P.Simonenko - KPU)

Vendredi 10 Avril 2015

Réaction de Petro Simonenko, Premier secrétaire du Parti communiste d'Ukraine (KPU) suite à l'adoption de la loi №2558 "sur la condamnation du régime totalitaire communiste et national-socialiste (nazi) en Ukraine et sur l'interdiction et la promotion de leurs symboles." - traduction Nico Maury
 
"En condamnant le communisme, le gouvernement a miné l'intégrité territoriale de l'Ukraine" (P.Simonenko - KPU)
 
"Le paquet de lois dites de "décommunisation" vient de porter un coup à la sécurité nationale et menace l'existence de l'Etat de l'Ukraine elle-même! En fait, en voulant dénoncer le pacte Molotov-Ribbentrop (23 Août, 1939) ils viennent de mettre en danger la réunification de l'Ukraine occidentale avec le reste de l'Ukraine. En outre, la reconnaissance du régime soviétique comme «criminel» dénonce les action du "régime criminel" de la RSS d'Ukraine, co-fondateurs et membre de l'Organisation des Nations Unies. Cette loi annule de fait l'inclusion de la Crimée à l'Ukraine (19 Février 1954) et est une reconnaissance de facto du référendum de mars 2014 sur la réunification de Crimée avec la Russie. Il s'avère, qu'avec l'adoption de cette loi, la déclaration de souveraineté du 19 Juillet 1990 et l'Acte d'Indépendance du 24 Août 1991 doit être abolie, car promue par un "régime communiste criminel" déclare Petro Simonenko.

"Bien sûr, le contenu des lois adoptées le 9 avril nécessite une étude approfondie en termes de droit, de droits de l'homme et des libertés. Bien sûr, c'est une violation flagrante de la Constitution d'Ukraine" déclare le leader des communistes.

"En outre, nous assistons à l'expression du dédain de certains députés du peuple de cette convocation qui refusent les décisions de la communauté internationale, notamment du Tribunal de Nuremberg. Cette Cour internationale de Justice a condamné sans équivoque tout ce qui était lié à Hitler et ses collaborateurs, y compris sur le territoire de l'Ukraine" déclare Petro Simonenko.

Selon le chef du Parti communiste,ils cherchent des prétextes pour effacer la période historique de allant de 1917 à 1991.

"L'adoption de ces lois est conduit par le "parti de la guerre". Le Parlement ukrainien, interdit aux vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale de porter leurs décorations, elle interdit la journée du 9 mai, Jour de la Victoire, nos peuples frères, qui ensemble ont vaincu Hitler et libérés non seulement le territoire de l'Union soviétique, mais aussi de l'Europe, les films soviétiques sont aussi interdits, la littérature qui raconte les exploits des héros de la seconde guerre mondiale sont interdits. Il est interdit à nos anciens combattants et de ceux qui honorent la mémoire de cette grande victoire, d'utiliser la Bannière de la Victoire de venir avec sur les lieux de mémoire. Le Parti communiste d'Ukraine, légalement enregistré en 1993 ne peut plus utiliser les symboles mondiaux que sont l'étoile rouge, le marteau, la faucille, et le nom de Parti communiste. C'est pourquoi ils ont décidé d'interdire l'idéologie communiste en Ukraine".

Petro Simoneko souligne que "les conséquences de ces actes seront tragiques pour le peuple ukrainien."

"Cet acte déclenche une nouvelle vague escalade des tensions dans la société ukrainienne. Je tiens à souligner que cette folie aura de graves conséquences pour l'Ukraine dans un proche avenir" résume le chef du Parti communiste.
Nicolas Maury
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 02:25

Ukraine : "Un processus irréversible qui conduira à la désintégration complète du pays"

Vendredi 10 Avril 2015

Le Parlement ukrainien a voté hier la reconnaissance des combattants de l'OUN-UPA (Organisation des nationalistes ukrainiens - Armée insurrectionnelle ukrainienne) comme des libérateurs. Il s'agit d'une erreur irréversible qui conduira à la désintégration complète du pays selon le Président de la République Populaire de Donetsk (DNR) Alexander Zakharchenko - article et traduction Nico Maury
 
Ukraine : "Un processus irréversible qui conduira à la désintégration complète du pays"
 
"Cette « loi » est une autre tentative pour brouiller la Russie et l'Ukraine. Une autre tentative pour faire des héros des combattants, ce n'est rien de plus qu'une farce. J'exprime mon dégoût et ma répulsion face à cet événement "historique". Historique, car aujourd'hui, on peut dire que le fascisme est victorieux en Ukraine. Très vite, la majorité de la population de l'Ukraine va comprendre que ce pays n'est plus, les autorités ukrainiennes ont lancé un processus irréversible qui conduira à la désintégration complète du pays" déclare le Président Alexander Zakharchenko.

271 députés à la Rada ont adopté une loi sur "le statut juridique des participants dans la lutte pour l'indépendance ukrainienne au cour du XXe siècle". Cette loi s'ajoute à l'interdiction de l'idéologie communiste.

L'UPA responsable de massacres de nombreux civils juifs et polonais pendant la guerre

Stepan Bandera, une des figures de ce nationalisme, c'est l'un des fondateurs de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) et dirigeant de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), une organisation de "libération" de l'Ukraine dont le programme est clairement anti-polonais, anti-soviétique, et antisémite. Stepan Bandera est considéré par certains comme un ancien collaborateur des nazis. «L'influente organisation juive Centre Simon Wiesenthal a dénoncé l'attribution à titre posthume du titre d'Héros de l'Ukraine à Stepan Bandera, qualifiant ce dernier de collaborationniste nazi responsable du massacre de milliers de Juifs pendant la guerre de 1939-1945».

 

Portrait de Stepan Bandera

Portrait de Stepan Bandera
L'UPA est une armée de guérilla ukrainienne formée en octobre 1942, en Volhynie. Ses dirigeants ont été Dmytro Klyachkivskiy, Roman Choukhevytch (dès janvier 1944) et Stepan Bandera. Il s'agit de la branche militaire de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN). Son principal objectif était l'indépendance totale de l'Ukraine. L'UPA est responsable de massacres de nombreux civils juifs et polonais, notamment, à l'été 1943 lors des massacres des Polonais en Volhynie.

Pendant la seconde guerre mondiale, l'OUN travaillera avec la Gestapo pour réduire les poches de résistances soviétiques en Ukraine. C'est grâce au soutien actif de l'OUN que la division SS «Galicie» a pu être fondée, équipée. Selon la recherche, les membres de l'OUN-UPA sont responsables d'au moins un million de personnes, dont environ 200.000 Polonais.

L'UPA reçut de l'aide de la CIA et du renseignement britannique, bien que l'opération ait été dénoncée par Kim Philby. C'est seulement en 1947-1948 que la résistance de l'UPA fut suffisamment brisée pour permettre la mise en œuvre, par les Soviétiques, de la collectivisation à grande échelle dans l'ouest de l'Ukraine. Des raids sporadiques de l'UPA se poursuivirent jusqu'au milieu des années 1950, après la mort du général Roman Choukhevytch, qui fut tué dans une embuscade près de Lvov, en mars 1950.

 

Symboles de l'UPA

Symboles de l'UPA
 
Pour en savoir davantage sur l'UPA, l'OUN et la division SS Galicie, allez sur le site Les Crises en cliquant sur le titre ci-dessous.:
 
Publié le 11 août 2014

billet précédent sur l’Ukraine

ATTENTION : billet contenant des images très dures 

À la fin de 1942, l’UPA a participé à une campagne de nettoyage ethnique de Volhynie (où vivaient 350 000 Polonais), et au début de 1944, ses campagnes ont commencé à inclure la Galicie orientale.

On estime que près de 70 000 Polonais, principalement des femmes et des enfants ainsi que des hommes non armés, ont été tués au cours de la campagne du printemps et de l’été 1943 en Volhynie par l’UPA.  [...] Lire la suite en cliquant sur le titre.

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 22:45

Publié par Michel El Diablo

La LIBERTÉ DE LA PRESSE un mythe ?

Récemment la tragédie de « Charlie hebdo » a déclenché une multitude de déclarations de journalistes sur leur liberté de parole et d’analyse. Sont-ils aussi libres et indépendant qu’ils le prétendent ? L’ensemble de la presse française (quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, écrite, radios et TV) est entre les mains de 27 groupes capitalistes français et étrangers, l’audio télévision publique est entre les mains de l’Etat. Il faut bien faire un constat. Sur toutes les questions économiques et sociales, sur toutes les analyses de la situation internationale, sur les causes et les origines de la crise qui frappe les peuples, sur les moyens d’y mettre fin, toute la presse écrite ou parlée donne les mêmes explications.

Les attentats que nous avons vécus ont déclenché un raz de marée journalistique jouant sur l’émotion et la compassion vis-à-vis des victimes mais rien sur les raisons profondes de ces violences.

Pendant des jours, pour l’ensemble des médias, l’information fut uniquement portée sur un triangle local: siège de « Charlie hebdo », Dammartin, Porte de Vincennes. Pendant ce temps la SNCF annonce 1100 suppressions d’emplois. Silence, personne n’en saura rien. De même le saccage de la ville de Baga au nord du Nigéria et le massacre de ses 2000 habitants mené par un groupe terroriste ne suscitera aucun écho médiatique, aucune réaction des officiels français. Une vie en France vaut- elle plus qu’une vie africaine ? Seule comptait la position officielle : « la France est attaquée, c’est une nouvelle guerre, il faut l’union nationale pour sauver la patrie en danger ».

Le 12 janvier 2015, rendant compte de la manifestation de la veille au journal de « France 2 » à 13 heures la journaliste Nathalie Saint Cricq déclare « Il faut repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie ». Un véritable appel à la délation qui en rappelle d’autres. Ainsi tous ceux qui ont refusé de défiler derrière Sarkozy et Hollande responsables des interventions militaires de la France, ceux qui refusent de défiler derrière B. Netanyahou dirigeant d’un pays qui occupe les territoires palestiniens depuis 1967 en dépit des décisions de l’ONU doivent être repérés et traités. C’est une conception bien particulière de la liberté d’opinion que cette journaliste exprime là. Celle de la dictature du capital qui ne supporte qu’une seule liberté : la sienne.

Dans cette affaire la presse française est restée fidèle à son histoire. Celle de la défense des intérêts de la classe dominante dont elle est le porte-voix au détriment de la recherche de la réalité.

[...]

Lire la suite sur http://www.sitecommunistes.org/

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