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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 16:53
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 15:56
  • Par
  • Mis à jour
 

Un collectif de salariés du Festival d'Avignon a déclaré "persona non grata" tout membre du gouvernement qui se rendrait dans les salles du festival In d'Avignon, selon un communiqué mercredi soir. "Dans le cadre de la lutte contre la loi travail et suite à l'assemblée générale du 12 juillet, les salariés du Festival ont été invités à se positionner sur le "persona non grata" aux spectacles du Festival In d'Avignon" , indique le communiqué.

Sur 125 votants, 88% ont voté pour déclarer "persona non grata" tout membre du gouvernement, soit 111 "oui", 10 "non" et 4 "blanc". "Il ne s'agit pas d'empêcher les spectacles de se tenir, mais de ne pas débuter un spectacle tant que le membre du gouvernement présent n'aura pas quitté la salle", a indiqué un membre du collectif.

[...]

Lire l'article intégral en cliquant sur le lien ci-après :http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/07/14/97001-20160714FILWWW00023-le-gouvernement-persona-non-grata-a-avignon.php

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 15:55
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 15:48
Déclaration du Parti communiste de Grèce sur le Sommet de l'OTAN : Des déclarations en faveur de la paix avec des décisions pour la guerre.

Publié le 11 Juillet 2016  vu sur "Le Lien", journal numérique du PADS (Parti Algérien pour la Démocratie et le socialisme, Parti des communistes d'Algérie).

 

Le Bureau de Presse du CC du KKE se référant au Sommet de l'OTAN à Varsovie a fait la déclaration suivante intitulée: " Des déclarations en faveur de la paix avec des décisions pour la guerre."

 

"Le Sommet de l'OTAN à Varsovie a montré, une fois encore, le criminel rôle de cette organisation impérialiste, qui a décidé: 

La concentration plus avancée et le transfert de forces militaires prêtes au combat dans des pays qui ont une frontière avec la Russie.

L'achèvement de l'installation et de la mise en service du dénommé "Bouclier Missile" avec des bases en Roumanie et en Pologne, avec un soutien naval et plus d'infrastructures générales liées à l'emploi des armes nucléaires dans une confrontation destructrice. Ce n'est pas un accident que  la Déclaration du Sommet dans ses conclusions met l'accent sur la préparation de l'OTAN afin d'utiliser les armes nucléaires. 

La création et le renforcement d'une présence permanente de l'OTAN en Mer noire, dans la Baltique, le nord de l'Atlantique, la Mer Égée et Méditerranéenne, en utilisant dernièrement le prétexte d'un contrôle des flux de réfugiés causés et renforcés par les guerres impérialistes et leurs douloureuses conséquences au détriment des peuples. 

La poursuite de sa présence  en Afghanistan et Irak, tout aussi bien dans les Balkans, le Caucase, l'Afrique du nord.  Effectivement  une plus grande présence de l'OTAN dans ces régions est liée à la continuation des opérations militaires en Syrie, à la préparation d'une nouvelle intervention en Libye. 

Les décisions de l'OTAN et l'approfondissement de la collaboration avec l'UE impérialiste, décisions qui sont  prises au nom de la "paix" et de la "Sécurité", n' ont évidemment aucune relation avec les intérêts actuels des peuples, mais uniquement pour la "Sécurité" et les profits des monopoles Euro-américains. 

Le Parti communiste de Grèce dénonce le gouvernement SYRIZA-ANEL, qui volontiers participe activement dans tous les dangereux plans des USA, de l'OTAN et de l'UE  cités ci-dessus, lesquels dans le contexte de leur antagonisme avec la Russie peut causer un réel holocauste pour les peuples d'Europe et plus  général. 

Ce qui doit être exigé maintenant  c'est la vivification des luttes contre l'engagement de la Grèce dans les plans de guerre de l'OTAN, pour la sortie de notre pays de l'OTAN qui met "le feu aux poudres" et de toute alliance impérialiste, afin de réaliser le slogan "Ni terre ni eau aux assassins des peuples". 

 

(Source: Solidnet - traduction de l'anglais par la rédaction du Lien)

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 15:42
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 15:14
"FAKIR" de juillet-août 2016 est paru !

Le dernier Fakir vient à peine de sortir. Mais puisque le rédac’chef se décide à coller à l’actu, on publie - et en exclu - l’édito que vous retrouverez dans vos boites à lettres et vos kiosques bientôt.

« Les ‘vieux’ ont pris la décision qui engage leur avenir : les jeunes Britanniques, très majoritairement favorables au maintien dans l’UE, sont particulièrement frustrés par les résultats du référendum et furieux envers leurs aînés », indique une dépêche de l’Agence France-Presse. Ainsi de Mary Treinen, 23 ans, consultante en technologie : « Je suis en colère. Ceux qui ont voté Brexit ne vont pas avoir à se battre pour leur avenir. »
L’ex-eurodéputé Daniel Cohn-Bendit reprend au bond cet argument : « Le passé a décidé de l’avenir. » A la RTBF, la radio télé belge, le directeur de l’information y va de sa proposition iconoclaste : « Faut-il supprimer le droit de vote aux plus de 60 ans qui votent contre l’avenir des jeunes ? » Le Monde, bien sûr : « Le droit de vote, c’est comme le permis : franchement, au bout d’un certain âge, on devrait leur retirer. » Pour d’autres, le vote des jeunes devrait peser davantage aux élections, parce qu’ils vont devoir « vivre plus longtemps » avec cette décision.
C’est une idée que nous avait déjà soumise Emmanuel Todd, mais pour un but presque inverse.
Les pro-européens devraient, en effet, se méfier.
Certes, en Grande-Bretagne, 73 % des 18-24 ans, 62 % des 25-34 ans, 52 % des 35-44 ans ont voté pour le Remain, le Leave dominant ensuite. Mais qu’en est-il, alors, chez nous, au référendum de 2005 ? C’est l’inverse qui est apparu : 56 % des 18-24 ans, 60 % des 25-34 ans, 63 % des 35-49 ans ont voté pour le « Non », le « Oui » ne devenant majoritaire que chez les 65 ans et +.
Ici, ce sont les vieux qui tiennent le plus à l’Union européenne.
Qui mettent notre avenir en péril par leur attachement à la « concurrence libre et non faussée ».
Et l’on ne voit pas l’AFP, Le Monde, Cohn-Bendit, etc. protester contre ces choix anti-jeunes, de Maastricht à Lisbonne...

Par souci d’amélioration de la démocratie, faisons une seconde suggestion : depuis quarante ans, « nous » avons fait le choix d’un libre-échange mondialisé. Mais qui en a payé le prix, en première ligne ? Les classes populaires. Ne faudrait-il pas, alors, leur accorder, à elles aussi, un double suffrage ?
Elles savent, en tout cas, se saisir du sujet lorsque la question leur est posée. En France, en 2005, 79 % des ouvriers et 67 % des employés s’étaient opposés à la Constitution européenne (contre 65% des cadres pour le « Oui »). En Grande-Bretagne, 64 % des ouvriers et 64 % des employés ont voté pour le Leave (contre 57 % des cadres pour le Remain).

"FAKIR" de juillet-août 2016 est paru !

Dans le nouveau Fakir en kiosque, une femme de ménage l’emporte contre le géant du nettoyage. Mais dans cette bataille, Madame Gueffar n’était pas seule... Entourés des cheminots, des soutiens, des amis, on a appris un truc dans cette bataille : la victoire en se taisant.
Mais aussi :

 

  • Cet été, vos cerises auront une autre saveur ! Que du pur produit ! Car le gouvernement français a pris une décision franchement protectionniste : il a interdit le dimethoate, un pesticide largement utilisé, risquant le drame sanitaire. Puis il a interdit qu’on importe des cerises traitées par ce produit. Et l’Allemagne, la Belgique, la Grèce, l’Italie, l’Espagne ont suivi. Surtout, on y a vu une brèche. Aujourd’hui les cerises et pourquoi pas, demain, les abricots ?, les prunes ?, les poireaux ? Ce régime sans pesticides 5 fruits et frontières par jour, Emmanuel Aze nous l’a expliqué, dans son verger de Villeneuve-sur-Lot.
  • Marc, un ancien des services secrets, avait lâche le mot : Kazakhstan. Après quelques recherches, c’est une vraie histoire d’amour qu’on a trouvée. Et illustrée avec des photos, de Sarko, par qui l’amour commence. Et de Hollande, qui l’a non plus, n’incarnera pas trop le changement.
  • Mais qui tue (vraiment) les entreprises ? Des caves de l’Insee aux bureaux de Bercy, Fakir vous propose de partir à la recherche de celui qui silencieusement abat l’investissement. Et attention, les rapports supposés critiquer la Finance ne sont pas toujours ce que l’on croit...
  • Notre « FO », « Film obligatoire » du moment : Queimada. Avec Marlon Brando qui délivre des leçons de guérilla...
  • Une immersion dans les caves de Marks & Spencer !
  • La mondialisation pour les nuls, à Zutkerkque, avec Jibé.
  • Nos heures sup’, non tarifées, de Nuit debout aux dockers du Havre...
  • Et bien sûr le carnet de bord de nos reporters.

A retrouver en kiosque, à commander en ligne. Mais le mieux, c’est quand même de s’abonner !

 

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 15:07
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 14:42
Un autre regard critique… venant du Sud : Union Européenne, droit et devoir d’inventaire

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Et c’est le droit, et le devoir, de tous les peuples du monde de s’affranchir, de se libérer, pour construire un autre monde, post-capitaliste, post-impérialiste, post-européen…

Elle se fissure l’UE actuelle, avant peut-être un long et profond processus de désagrégation. Cela devait arriver, seulement que nous ne savions point ni quand ni comment. Le Royaume-Uni vient de décider de quitter l’Union européenne après un referendum, qu’ainsi soit-t-il. La Grèce aurait pu le faire en 2015, car il y avait toutes les raisons d’un « Grexit », mais son gouvernement n’eut pas le courage ni voulut se doter des moyens pour le faire et laissa piétiner son référendum anti-austérité.

La CECA-EURATOM//CEE/Union Européenne fut et reste encore le volet civil et économique de l’OTAN. Elle était destinée au début à amarrer l’Allemagne à la France, au dessein fixé par les USA à l’Europe occidentale, avec le Plan Marshall d’abord. Ce fut inauguré avec l’éclosion de la guerre froide, cette ère de paix impossible, guerre improbable, lancée en mars 1947 par un célèbre discours de Harry Truman. Pour faire face aux Soviétiques il fallait donc à la base neutraliser définitivement l’Allemagne, initiatrice des deux guerres mondiales, par des moyens irréversibles. Cependant, même occupé par les vainqueurs du nazisme en 1945 -soviétiques, états-uniens, britanniques et français- et divisé ensuite en deux États, la RFA et la RDA, le pays de Goethe et de Bismarck ne pouvait que se réindustrialiser et redevenir la première puissance industrielle de l’Europe occidentale, et aussi se réunifier in fine.

A sa double mission initiale se rajouta une autre, fondamentale. Depuis le milieu des années 1980 apparut clairement une nouvelle fonction pour la CEE (Communauté économique européenne), ne pas la moindre et bien plus vaste, celle de prescripteur et vecteur fondamental de la politique néolibérale dans le sous-continent. La philosophie et les objectifs de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), promotrice du libéralisme économique en Europe occidentale, étaient directement adoptés par Bruxelles. Bousculant la souveraineté des États et des peuples, corrodant ou détruisant peu à peu les garanties de protection sociale des travailleurs, leurs salaires et leur pouvoir d’achat, en démolissant petit à petit l’État social. Depuis 2002 la monnaie unique est ainsi son instrument permanent de torture. L’euro fort bénéficie avant tout et surtout à l’Allemagne.

Le système construit en Europe occidentale pour consolider la guerre froide consistait donc en : a. une doctrine, l’endiguement de l’URSS et ses alliés ; b. la force militaire avec le développement des armes nucléaires -déjà en possession des USA depuis 1945- et la dissuasion ensuite ; c. l’alliance atlantiste, l’OTAN, fondée en avril 1949 ; d. le Plan Marshall (1948-1951). A la fin, celui-ci fut suivi en 1951 par la première institution ouest-européenne en tant que telle, la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier). L’URSS ayant rejeté la proposition d’aide financière états-unienne, car conditionnée à l’acceptation du libéralisme économique par les pays bénéficiaires et vecteur d’une mise sous tutelle économique et culturelle, fonde en janvier 1949 le CAEM(COMECON)-Conseil d’assistance économique mutuelle, incluant tous les pays de l’Europe de l’Est et finalement une alliance militaire, le Pacte de Varsovie, le 14 mai 1955, en réponse à l’adhésion à l’OTAN le 9 mai 1955 de la RFA, en voie de remilitarisation.

La astucieuse trouvaille française, consistant à vouloir dompter et brider l’ogre germanique, car d’après Robert Schuman l’objectif était de rendre une nouvelle guerre avec les Allemands non seulement impensable mais aussi matériellement impossible, se retourna contre ses créateurs. C’est l’Allemagne, réunifiée même -mais plutôt parler d’une annexion par la RFA de la RDA – après la chute du Mur de Berlin en 1989, qui fini par faire de l’UE une sorte de nouveau saint-empire romain-germanique, euro-germanique, où rien ne se fait contre Berlin ou sans le consentement de Berlin, qui nomme -ou consenti la désignation de- l’exécutif et les technocrates à Bruxelles, avec des feuilles de route bien précises. Le deutschemark devenu €/euro fut depuis toujours bien contrôlé à Francfort par la banque centrale allemande.

Les prémices du rassemblement ouest-européen furent le traité défensif de Dunkerque entre la France et le Royaume-Uni en 1947, et le traité défensif de Bruxelles de mars 1948 devenu ensuite Union de l’Europe occidentale, qui fut comme une répétition générale. Un intense travail souterrain et de lobbying (entre 1948-1960) du Comité américain pour une Europe unie/American Committee on United Europe finançait et soutenait en sous-main les personnalités et mouvances fédéralistes européennes, notamment le Mouvement européen international.

Ce traité exclusivement ouest-européen (France, Royaume-Uni et Benelux) fut suivi par la signature à Washington le 4 avril 1949 du traité défensif créant l’OTAN. Les membres fondateurs de l’alliance militaire furent les cinq que nous venons de citer du traité de Bruxelles plus les États-Unis, le Canada et encore quatre autres pays européens, la Norvège, le Danemark, l’Islande et le Portugal (du dictateur Salazar). A présent toute l’UE sauf cinq pays -l’Irlande, l’Autriche, Chypre, la Suède et la Finlande- font partie de cette alliance défensive … qui devint offensive.

[...]

Lire l'article intégral en cliquant sur le lien ci-dessous

http://www.investigaction.net/un-autre-regard-critique-venant-du-sud-union-europeenne-droit-et-devoir-dinventaire/

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 14:33

Merci à Jean Lévy d'avoir écrit ce texte.  Nous le reprenons.  Et le faisons nôtre.

14 juillet 1789..."A votre avis, Hollande et son gouvernement dans quel camp auraient-ils été : dans celui des "émeutiers"  ou celui des aristocrates, des Gardes Suisses et du Royal Allemand ?

par Jean LEVY

 

La grande imposture de François Hollande et de son gouvernement, c'est d'oser célébrer l'insurrection populaire contre l'absolutisme royal,  et  de fêter son symbole, la prise de la Bastille par les manouviers des faubourgs. Certes, le pouvoir actuel n'a pas innové en la matière. Pour se limiter  aux cinquante dernières années, tous les présidents de la République ont participé à la mascarade, Mitterrand comme Sarkozy, Giscard comme Chirac. Au moins, le général de Gaulle avait le privilège d'avoir participé, comme on le sait, à la Libération de la France et à la recouvrance de sa souveraineté.

Mais le scandale,  aujourd'hui, c'est que François Hollande, l'initiateur de l'état d'exception toujours en vigueur, célébre sans vergogne le triomphe de la Liberté conquise par le peuple au prix de son sang. Car enfin, ce 14 juillet 1789, c'est bien une population exaspérée par un régime agonisant, où une petite minorité de privilégiés - les aristocrates - régnait sans partage sur 26 millions de sujets, méprisés, réduits à la misère -  et, en cette année-là, à la famine - alors que la Cour se gobergeait à Versailles dans un luxe provoquant.

Résultat de recherche d'images pour "1789 Images populaires et classes sociales aristocratie clergé"

 

Et ce pouvoir royal comptait bien réduire l'insurrection en faisant appel aux mercenaires étrangers, les régiments des Gardes suisses et du Royal allemand.

 

Trois ans plus tard, sentant trône menacé,  il fera appel aux rois d'Europe coalisés pour réduire en cendres le Paris insurgé.

On songe aujourd'hui, aux projets d'armée européenne chargée d'assurer l'ordre sur le continent intégré. 

 

En mai 2005,  Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne s'est prononcé dans un hebdomadaire allemand pour la mise en place d'une armée européenne. Le moment politique est le bon....Déjà, un "Eurocorps" est formé..

De plus, en France même, des manoeuvres militaires visent à initier la troupe aux combats de rue contre d'éventuels ennemis de l'intérieur...

Cette année, les cérémonies du 14 juillet, leur référence à la "liberté", leur utilisation par le pouvoir en place, ont quelque chose de plus indécent encore que dans la période passée.

En effet, prenant prétexte de cas de vandalisme autour des luttes sociales contre la loi travail, la France est mise en régime de liberté surveillée. Les manifestations syndicales sont confinées sur un trajet imposé, les participants contrôlés, voire fouillés, les rues barrées par des forces policères en tenue de guerre. Nul ne peut rejoindre ou quitter le défilé hors des rares points de passage autorisés, toutes stations du métro fermées : la nasse est hermétiquement bouclée. 
 

Et ces mêmes autorités osent célébrer la "liberté" à la gloire du 14 juillet !

Que de similitudes entre la fin de règne de la monarchie, celle des années précédant la prise de la bastille et celles que nous vivons aujourd'hui :

Hier, une aristocratie excécrée qui dispose de tous les pouvoirs qu'elle exerce en dominant la multitude soumise à son bon plaisir, 26 millions de paysans, de bourgeois et de manouvriers. Aujourd'hui, une oligarchie - financiers, grands patrons, politiques à leur dévotion,  tous gardés par leurs chiens de gardes, leurs médias - qui écrase à son seul profit un peuple exaspéré mais encore soumis, qui renâcle et qui commence à secouer ses chaînes...

Mais un jour viendra où  celui-ci détruira les nouvelles Bastilles...

Qui l'aurait dit le 13 juillet 89 ?

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 22:32
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