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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 22:24
La Prise de la Bastille, par Jean-Pierre Houël (1789).

La Prise de la Bastille, par Jean-Pierre Houël (1789).

« C'est ainsi que l'on se venge des traîtres. » Gravure de 1789 dépeignant des soldats ou des miliciens portant les têtes de Jacques de Flesselles et du marquis de Launay sur des piques .

« C'est ainsi que l'on se venge des traîtres. » Gravure de 1789 dépeignant des soldats ou des miliciens portant les têtes de Jacques de Flesselles et du marquis de Launay sur des piques .

Demain 14 juillet ... Mémoire du peuple
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 22:08

Une intersyndicale CGT, FO, FSU, SUD, UNEF organise une opération péage gratuit à Fresnes-lès-Montauban ce mardi sur l'autoroute A1. Elle veut ainsi protester contre la loi travail.

  • @F3nord
  • Publié le ,
 

 

Le péage de Fresnes-lès-Montauban était gratuit pour les automobilistes ce mardi matin.

Le péage de Fresnes-lès-Montauban était gratuit pour les automobilistes ce mardi matin.

 

Une opération péage gratuit a eu lieu ce mardi matin sur l'autoroute A1, au niveau du péage de Fresnes-lès-Montauban dans le sens Paris-Lille.
L'action était menée par une intersyndicale rassemblant la CGT, FO, FSU, SUD et le syndicat étudiant UNEF.

Une cinquantaine de personnes a participé à cette action dirigée contre le projet de loi travail. Les automobilistes ont été invités à passer gratuitement les barrières de péage, bloquées par les manifestants. Des tracts leur ont été distribués.[...]

La suite ci-dessous

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 22:02
Saint-Étienne : relaxe pour trois militants anti-loi travail

Par France Bleu Saint-Étienne Loire mercredi 13 juillet 2016 à 11:37

Les quatre militants saluent leurs soutiens avant de comparaître au palais de justice

Les quatre militants saluent leurs soutiens avant de comparaître au palais de justice © Radio France - (Julie Szmul)

Quatre militants anti-loi travail étaient convoqués devant la justice en début d'après-midi à Saint-Étienne, pour des faits remontant au 12 mai dernier. Trois sont relaxés. Pour le quatrième, la décision est mise en délibéré au 6 septembre.

Les prévenus, âgés de 24 à 29 ans, comparaissent en début d'après-midi au palais de justice de Saint-Étienne pour s'être introduits dans la permanence du député socialiste de la Loire Jean-Louis Gagnaire le 12 mai dernier, en marge d'un autre rassemblement contre la loi travail. Des violences leurs sont également reprochées à l'encontre de policiers intervenus lors de cette manifestation.

L'action du 12 mai était purement symbolique. Elle avait pour but d'interpeller les élus. Ils ont des comptes à rendre au peuple, ils ne sont pas intouchables - Jules, l'un des militants jugés ce mercredi

Des peines de quatre à douze mois de prison avec sursis requises pour trois prévenus

Lors de l'audience, il est décidé de juger trois des prévenus ensemble, et le quatrième ensuite. Pendant les plaidoiries concernant le cas des trois premiers prévenus, l'avocat du député Jean-Louis Gagnaire, Maître Paquet demande que les militants remboursent la somme de 700 euros, ce qui correspond à la franchise de l'assurance pour changer la serrure de la porte de la permanence de l'élu. Un euro symbolique est également demandé pour préjudice moral.  Maître Mraben, l'avocat des cinq policiers qui se sont portés partie civile, demande lui à l'encontre d'un seul des prévenus, soupçonné de violences envers les forces de l'ordre, trois amendes de 1500 euros  (pour les policiers qui ont eu 3 jours d'ITT) et deux amendes de 2000 euros (pour les deux autres policiers, qui ont eu 5 jours d'ITT). Soit un total de 8500 euros d'amende. L'avocat des policiers ne demande rien pour les deux autres prévenus.

Le procureur de la République de Saint-Étienne, Jean-Daniel Regnault, requiert lui à l'encontre de ce militant soupçonné de violences, un an de prison avec sursis, 600 euros d'amende et l'interdiction d'exercer dans la fonction publique pendant cinq ans. Pour les deux autres prévenus jugés en même temps, le procureur demande quatre mois de prison avec sursis, 500 euros d'amende et deux ans d'interdiction d'exercer dans la fonction publique. Les avocats des prévenus ont demandé la relaxe pour tous les faits reprochés à leurs clients.

Trois mois de prison ferme demandés pour le quatrième prévenu

Après une suspension d'audience, le tribunal se penche sur le cas du quatrième prévenu, jugé uniquement pour les violences envers les forces de l'ordre puisqu'il est resté en dehors de la permanence parlementaire le 12 mai dernier. Sept policiers sont partie civile et leur avocat, Maître Mraben, demande 7000 euros de dommages et intérêts. Le procureur requiert lui 18 mois de prison dont trois ferme, ainsi que l'indemnisation des victimes et l'interdiction d'exercer dans la fonction publique pendant cinq ans.

À l'issue d'une nouvelle suspension, la décision est rendue pour les trois premiers prévenus : la relaxe est prononcée. Concernant le quatrième prévenu, la décision est mise en délibéré au 6 septembre 2016.

Plus de 400 personnes venues soutenir les prévenus

Avant l'audience au tribunal, un rassemblement de soutien aux jeunes militants a été organisé entre la Bourse du travail et le palais de justice. Le défilé réunit plus de 400 personnes, venues aussi, une fois de plus, dénoncer la loi travail. À 11h30 le cortège, composé d'environ 400 personnes, s'apprête à partir en direction du palais de justice de Saint-Étienne. Un cortège composé à la fois de personnes venues soutenir les militants convoqués devant la justice, et d'opposants à la loi travail. De nombreux manifestants brandissent des drapeaux estampillés CGT. Ils défilent en scandant : "Relaxe pour nos camarades". [...]

 

Voir l'image sur Twitter

Bcp de drapeaux, de chants, de slogans dans le cortège qui traverse la place de l'hôtel de ville

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 20:34

Publié par El Diablo

Après 1336 jours de lutte, les coopérateurs de SCOP Ti (ex FraLib) produisent leur marque de thé et infusion 1336.

Après 1336 jours de lutte, les coopérateurs de SCOP Ti (ex FraLib) produisent leur marque de thé et infusion 1336.

Une militante, syndicaliste CGT, nous écrit :

Le 12 juillet 2016

"Je rentre de Carrefour (de Villejuif -Val de Marne) : le thé de nos camarades de la Scop Ti de Gemenos, la marque "1336" est en rayon. Mais voilà il y a un problème : il n'est pas au rayon des thés et tisanes mais au rayon "Produits du monde" ( cherchez l'erreur...) et en plus jeté sur l'étagère du bas, et derrière un poteau !
J'ai signalé le traitement qui est réservé la production de la Scop ouvrière, j'ai laissé un écrit et demandé à voir la directrice, elle n'était pas présente.
Je crois que l'on va s'organiser une petite descente militante pour réorganiser les rayons !
En attendant, faite comme moi : signalez les faits et demandez à voir la directrice.
Faisons tourner l'info."
Merci.

 

Vérifiez dans votre hypermarché Carrefour local.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 19:28
Italie, la crise qui vient

par sur son blog "Russeurope"·

La situation des banques italiennes est aujourd’hui critique. Le dossier de leur recapitalisation occupera une bonne partie de cet été. Il met en cause directement les règles de l’Union bancaire, qui est entrée en vigueur au 1er janvier 2016. L’impossibilité pour le gouvernement italien de respecter les règles de l’Union bancaire met en lumière les dysfonctionnements toujours plus importants de la zone Euro.

 

La part des prêts dits « non-performants » dans le bilan des banques atteint désormais près de 18%, d’après une étude du FMI[1]. En dehors de la Grèce, où ce taux atteint plus de 34%, c’est le taux le plus élevé de la zone Euro. Le Portugal suit d’ailleurs ce mouvement, mais à un niveau bien moindre, puisque le pourcentage des mauvaises dettes n’est « que » de 12%. En montant, on estime le volume total des encours à 360-400 milliards d’euros, dont 70 à 100 milliards devront être couverts, soit par l’Etat, soit par d’autres mécanismes.

[...]

La croissance du Produit Intérieur Brut, qui était relativement forte dans la décennie 1990-2000 est désastreuse dans les années qui suivent l’introduction de l’euro. L’Italie n’a d’ailleurs toujours pas retrouvé son niveau de PIB d’avant la crise de 2007. En fait, le PIB de 2015 se situe à un indice 116% par rapport à 1990 alors qu’il avait atteint l’indice 127% en 2007. Si l’Italie avait pu poursuivre sa croissance au rythme des années 1993-1999, elle serait, en 2015, à un indice 2015. Autrement dit, l’euro a coûté 34% en niveau de PIB en 2015. En PIB par habitant, ce qui constitue une grandeur plus conforme à l’évolution de la richesse de la population, et en supposant la répartition interne de cette même richesse inchangée, l’indice n’est que de 108% par rapport à 1990. Autrement dit, en 25 ans la croissance par tête n’a été que de 8%.

Mais, l’évolution de l’investissement (tant public que privé) est encore plus inquiétante. La chute brutale de l’investissement du début des années 1990, chute qui était nécessaire pour réduire l’ampleur du déficit budgétaire a été corrigée par la suite, et l’investissement est monté à un indice 125 en 2007. Mais, depuis, il n’a cessé de baisser et il est à un indice 87. Autrement dit, l’Italie investit 13% de moins en 2015 que ce qu’elle investissait en 1990. On ne doit alors pas s’étonner si la productivité du travail régresse dans ce pays et si la qualité des infrastructures publiques, qu’elles soient nationales ou municipales, se dégrade très rapidement à l’heure actuelle.

[...]

Tout se paye, un jour ou l’autre. Ayant refusé le principe de solidarité dans la zone Euro l’Allemagne a imposé sa vision des règles ; mais, elle se rend compte aujourd’hui que cette vision est intenable pour les pays de l’Europe du Sud. Elle est donc coincée entre la poursuite suicidaire d’une politique qui ne marche pas et la reconnaissance de ses erreurs passées. Ce qui rend le problème d’autant plus grave est que le poids de l’Italie est bien plus considérable que celui de la Grèce. Tout le monde comprend qu’une sortie de l’Italie de l’Euro sera l’acte de décès de la monnaie unique. La crise grec de l’été 2015 n’a été que le hors d’œuvre ; la crise italienne sera LA crise de la zone Euro.

[1] IMF Financial Soundness Indicators Database

 

Lire l'article intégral en cliquant sur le lien ci-dessous

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 18:17

13 Juillet 2016 , Rédigé par aragon 43  ( le blog de Bernard Lamirand)

MARX ELABORANT LE CAPITAL

MARX ELABORANT LE CAPITAL

MARX ET LA JOURNEE DE TRAVAIL NORMALE ( le capital chapitre X Titre V)

Reprise d’un paragraphe important de Karl Marx sur le travail vu par le capitalisme à son époque.

Je le cite et chacun pourra le mettre en rapport avec ce qui se passe aujourd’hui dans des conditions différentes de l’organisation du travail mais sur le fond "les salopards en chapeau feutre" existent toujours.

« Qu’est-ce qu’une journée de travail ?Quelle est la durée du temps pendant lequel le capital a le droit de consommer la force de travail dont il achète la valeur pour un jour ?Jusqu’à quel point la journée peut-elle être prolongée au-delà du travail nécessaire à la reproduction de cette force ?

A toutes ces questions, comme on a pu le voir, le capital répond : la journée de travail comprend vingt-quatre heures pleines, déduction faite de quelques heures de repos sans lesquelles la force de travail refuse absolument de reprendre son service. Il est évident que par soi-même le travailleur n’est rien autre chose la vie durant que force de travail, et qu’en conséquence tout son temps disponible est, de droit et naturellement, temps de travail appartenant au capital et à la capitalisation.

Du temps pour l’éducation , pour le développement intellectuel, pour l’accomplissement de fonctions sociales, pour les relations entre parents et amis, pour le libre jeu des forces du corps et de l’esprit, même pour la célébration du dimanche, et cela dans les pays des sanctificateurs du dimanche, pure niaiserie !

Mais dans sa passion aveugle et démesurée, dans sa gloutonnerie du travail extra*, le capital dépasse non seulement les limites morales, mais encore la limite physiologique extrême de la journée de travail. Il usurpe le temps qu’exige la croissance, le développement et l’entretien du corps en bonne santé. Il vole le temps qui devait être de respirer l’air libre et à respirer la lumière du soleil. Il lésine sur le temps des repas et l’incorpore, toutes les fois qu’il le peut, au procès même de la production, de sorte que le travailleur, rabaissé au rôle de simple instrument, se voit fournir sa nourriture comme on fournit du charbon à la chaudière, de l’huile et du suif à la machine. Il réduit le temps de sommeil, destiné à renouveler et rafraichir la force vitale, au minimum d’heures de lourde torpeur sans lequel l’organisme épuisé ne pourrait plus fonctionner.

Bien loin que ce soit l’entretien normal de la force de travail qui serve de règle pour la limitation de la journée de travail, c’est au contraire la dépense possible par jour, si violente et si pénible qu’elle soit, qui règle la mesure du temps de répit de l’ouvrier. Le capital ne s’inquiète point de la durée de la force de travail. Ce qui l’intéresse uniquement, c’est le maximum qui peut -être dépensé dans une journée. Et il atteint son but en abrégeant la vie du travailleur, de même qu’un agriculteur avide obtient de son sol le plus fort rendement en épuisant sa fertilité.

La production capitaliste, qui est essentiellement production de plus value, absorption du travail extra, ne produit pas simplement après la prolongation de la journée qu’elle impose la détérioration de la force de travail de l’homme, en la privant de ses conditions normales de fonctionnement et de développement, soit au physique, soit au moral - elle produit l’épuisement et la mort précoce de cette force. Elle prolonge la période productive du travailleur pendant un certain laps de temps en abrégeant la durée de sa vie.

Mais la valeur de la force de travail comprend la valeur des marchandises sans lesquelles la reproduction du salarié ou la propagation de sa classe seraient impossible. Si donc la propagation contre nature de la journée de travail , à laquelle aspire nécessairement le capital en raison de son penchant démesuré à se faire valoir toujours davantage, raccourcit la période vitale des ouvriers, et, par suite, la durée de leurs forces de travail, la compensation des forces usées doit être nécessairement plus rapide, et, en même temps, la somme des frais qu’exige leur reproduction plus considérable, de même que pour une machine la portion de valeur qui doit être reproduite chaque jour est d’autant plus grande que la machine s’use plus vite, il semblerait en conséquence, que l’intérêt même du capital réclame de lui une journée de travail normale."

nota : cette reprise du chapitre X Titre V la lutte pour la journée de travail normale mérite toute notre attention dans les conditions d’aujourd’hui avec le capitalisme qui hurle pour l’allongement du temps de travail sur la journée, les dimanches, les nuits, sur la vie avec le recul de l’âge de la retraite mais aussi avec les puissants moyens de la révolution informationnelle lui permettant d’organiser mieux encore l’exploitation des salariés dans toutes les formes de précarité des emplois et y compris en utilisant des formes de travail comme elles existaient au 19eme siècle autour du travail aux pièces avec maintenant des salariés transformés en auto-entrepreneurs et dont le travail dépend du capital et de l’organisation qui lui permettra d’extorquer le maximum de plus value en payant la force de travail à l’instant T.

Bernard LAMIRAND

*la plus-value extra (ou différentielle). Marx s’étend peu sur cette plus-value. On peut pourtant considérer qu’elle est particulièrement enrichissante dans tous les sens du terme : pour le capitaliste et pour l’analyse que l’on peut faire du capitalisme. La plus-value extra est obtenue dès lors qu’un capitaliste réalise – via des innovations – des gains de productivité qui lui permettent de produire les mêmes biens mais en moins de temps que ses concurrents

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 17:13
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 16:07
Lu sur le site du Parti du Travail de Belgique
8 Juillet 2016

Ces 8 et 9 juillet, à Varsovie, les chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Otan se réunissent pour le sommet biennal de cette organisation. Notre pays y sera représenté par le Premier ministre Charles Michel et le ministre de la Défense Steven Vandeput. Or l’Otan engloutit des fortunes, déstabilise notre voisinage direct et risque d’entraîner la Belgique dans une nouvelle guerre froide.

Lors du précédent sommet de l’Otan, tous les chefs d’État s’étaient engagés à atteindre d’ici 2024 un budget de la Défense s’élevant à 2 % de leur PIB national. C’est pourquoi le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), a sorti de sa manche une « note stratégique pour l’armée belge en 2030 ». Le budget de la Défense belge doit augmenter rapidement. On investira surtout dans du nouveau matériel, entre autres par l’achat très controversé d’avions de combat, de préférence à capacité nucléaire. Cette facture s’élève à 9 milliards d’euros. Et, si l’on prend en compte l’achat et l’entretien de ces nouveaux avions de chasse,  le coût pourrait monter jusqu’à 15 milliards.

Alors qu’un million et demi de Belges vivent dans la pauvreté, le gouvernement préfère hypothéquer les générations à venir. En effet, ce sont nos enfants et nos petits-enfants qui vont devoir rembourser ces dépenses colossales au cours des prochaines décennies.

Vers une nouvelle guerre froide ?

Le rapport britannique Chilcot sur la guerre en Irak confirme que les très coûteuses interventions militaires au Moyen-Orient (Afghanistan, Syrie) et en Afrique du Nord (Libye) ont constitué une suite de fiascos et de crimes. Avec leurs missions de bombardements, les membres de l’Otan ont semé la destruction et le chaos dans ces pays. Depuis, la situation n’a fait qu’empirer. Les bombes occidentales créent le terreau du terrorisme. L’experte italienne Loretta Napoleoni observe que, pour les groupes de terroristes, « les bombes occidentales sont la meilleure façon de consolider leur pouvoir et d’attirer de nouvelles recrues ». Chaque victime civile crée de nouveaux terroristes potentiels.

Mais les alliés de l’Otan ne se contentent pas de provoquer le chaos au Moyen-Orient. Lors du sommet, de nouveaux accords seront conclus sur le stationnement d’un roulement de troupes de quatre mille hommes en Pologne et dans les États baltes, c’est-à-dire aux frontières de la Russie. L’extension continue vers l’Est et l’accroissement de la présence militaire à cette frontière russe comporte des risques importants. Même le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, souligne que l’Otan risque d’attiser les tensions : « Ceux qui croient qu’une parade symbolique de chars à la frontière orientale de l’alliance peut créer la sécurité se trompent lourdement. » L’expert américain John J. Mearsheimer estime que le rôle russe en Ukraine est précisément une réaction à l’extension provocatrice de l’Otan. Il s’agit donc d’un cercle vicieux. L’alliance militaire joue ici un jeu particulièrement dangereux, auquel la Belgique ne devrait pas prendre part.

La Suède, la Finlande, l’Irlande, l’Autriche... ne font pas partie de l’Otan

La Belgique fait partie des 191 pays qui ont signé la Charte des Nations unies, qui oblige les États membres de l’ONU à rechercher des solutions pacifiques et qui ne tolère les interventions militaires que dans des cas très exceptionnels. S’inscrire dans la logique belliciste de l’Otan, qui inclut les armes nucléaires, est inconciliable avec ce principe. L’Otan devrait en fait être dissoute. D’ici là, notre pays peut limiter sa contribution à l’Otan et à l’Europe militaire au strict minimum, et commencer par passer d’une politique de défense militaire à une politique de défense non militaire. D’ailleurs, pourquoi la Belgique n’opterait-elle pas pour un retrait progressif de cette alliance militaire ? En effet, toute une série de pays européens – la Suède, la Finlande, l’Irlande, l’Autriche, la Suisse – ne sont pas membres de l’Otan. Si c’est possible pour ces pays, pourquoi ne le serait-ce pas pour la Belgique ?

Avec les principes de la Charte des Nations unies et le droit international comme fil conducteur, le gouvernement belge doit changer de cap et désormais mettre en œuvre une politique de paix active. Ce qui sera tout à fait bénéfique pour notre budget, pour notre sécurité et pour les générations à venir.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 14:06

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 13:13

Le blog de l'UL-CGT de Dieppe nous donne beaucoup d'informations sur les dégâts provoqués par la politique d'austérité dans le domaine de la santé.

Ci-dessous des liens vers d'autres articles

 

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