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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 16:34

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 22:01

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le

La fermeture du site Continental de Clairoix a suscité la révolte des salariés victimes du plan social. La Cour de cassation tranchera mercredi 6 juillet sur la responsabilité de la maison-mère.

La fermeture du site Continental de Clairoix a suscité la révolte des salariés victimes du plan social. La Cour de cassation tranchera mercredi 6 juillet sur la responsabilité de la maison-mère.

REUTERS/Vincent Kessler

La Cour de casssation doit se prononcer ce 6 juillet sur la responsabilité de la maison-mère du groupe Continental dans le plan social organisé dans la filiale de Clairoix en 2010. L'arrêt constituera un message fort à l'attention des multinationales.

C'est une décision très attendue, qui pourrait modifier la jurisprudence sur la responsabilité des grandes multinationales dans l'organisation de plans sociaux. 

Mercredi 6 juillet, les "ex-Conti", verront se jouer un nouveau combat, cette fois-ci devant la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire. La société, maison-mère du groupe, est-elle bien responsable de la fermeture de l'usine de Clairoix en 2010? 

"L'enjeu est celui du co-emploi qui permet aujourd'hui dans le droit français de faire porter la responsabilité sociale de la fermeture d'une filiale et d'un licenciement collectif, à la société-mère qui en a pris la décision", résume maître Fiodor Rilov, avocat des anciens salariés. 

Une particularité française

L'arrêt dépassera le cas de Continental, car il adressera un message aux multinationales qui pratiquent "l'optimisation sociale" en ouvrant et fermant des usines sans vouloir en assumer la responsabilité, estime l'avocat. 

"Le droit social est un peu une particularité française et Continental voudrait nous voir abandonner cette extravagance nationale qui oblige un employeur à justifier d'un licenciement économique, une situation de plus en plus rare dans le monde", a-t-il ajouté. 

LIRE AUSSI >> Loi Travail et licenciement économique, ce qui va changer 

La Cour de cassation a été saisie en novembre 2014 par Continental qui souhaite faire voler en éclats cette notion de "co-emploi", une particularité du droit français. 

Le fabricant de pneumatiques venait de subir un échec devant la cour d'appel d'Amiens à propos du licenciement de 683 salariés de cette usine de pneus située dans l'Oise, au terme d'un dur conflit social

Pour la justice, ces licenciements annoncés au printemps 2009 n'avaient "pas de justification économique". La cour, retenant la notion de co-emploi, avait condamné solidairement la maison-mère et sa filiale. Continental avait dû s'acquitter du versement de 29 millions d'euros d'indemnités. 

Le "co-emploi", notion délicate

Devant la Cour de cassation, le 18 mai dernier, l'avocate de l'équipementier allemand s'est employée à démontrer que la filiale française était bien une entité distincte et à critiquer le "co-emploi", en indiquant que "la France est l'un des rares, si ce n'est le seul pays au monde, à avoir cette notion". 

Pour elle, la maison mère allemande ne s'est pas impliquée de manière "pathologique" dans les affaires de Continental France et ne mérite donc pas d'être traitée comme une "mère abusive". 

L'avocat général, qui représente le ministère public, a lui aussi remis en question cette notion de "co-emploi", "des plus délicates" surtout "dans le cadre d'une concurrence mondialisée" entre multinationales. Mieux vaut selon lui s'en remettre au droit de la responsabilité civile pour faire face à des sociétés-mères "prédatrices"

A l'opposé, maître Antoine Lyon-Caen a fait valoir que la filiale française de Continental était "une société captive" à laquelle sa maison-mère allemande imposait des prix de vente et des cadences de production. 

"Les "Conti" qui ont observé la lente agonie de cette filiale seraient très étonnés que la société-mère sorte indemne de ce long épisode judiciaire", avait dit l'avocat. 

LIRE AUSSI >> Plan social : ceux qui restent... 

Quelle jurisprudence à l'avenir?

"Jusqu'ici, la jurisprudence de la Cour de cassation a toujours confirmé la notion juridique de co-emploi qui remonte en France à 1974 avec les premières manifestations de la concentration des pouvoirs dans des multinationales", détaille maître Fiodor Rilov. 

En 2000, un arrêt de la haute juridiction a fondé le co-emploi sur une triple confusion, "d'intérêts, d'activités et de direction". Un arrêt suivant a précisé: "se manifestant par une immixtion de l'une des sociétés dans la gestion économique et sociale de l'autre". 

La cour a maintenant trois possibilités: confirmer et même amplifier sa jurisprudence en estimant que la maison-mère de Continental s'est bien immiscée dans la gestion économique de sa filiale; considérer que le cas Continental n'entre pas dans ce cadre de sa jurisprudence et réduire ainsi considérablement son application ou enfin abandonner la notion de co-emploi, ce qui serait un revirement de jurisprudence.

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 21:44

Loi « El Kohmri » : comment sauver le soldat PS...

et tirer dans le dos du mouvement social

 

, par  Pascal Brula sur le site de Faire vivre le PCF

 

 

L’Humanité du dimanche 3 juillet nous apprend que « Des cadres dirigeants lancent un appel pour renouer avec le dialogue social en France ». Mais de quel dialogue parle-t-on ? Je ne savais pas qu’il y avait du "dialogue social" sous le système capitaliste. Ah oui ! C’est peut-être ce fameux dialogue qui fait que les syndicats doivent régulièrement rencontrer le patronat et le gouvernement et ressortir en ayant toujours dit oui : le dialogue du "béni-oui-oui". Mais où est le temps où l’Huma était l’organe central du PCF, c’est-à-dire des communistes, prenant parti, contestant, argumentant ? Y a-t-il encore des communistes qui dirigent l’Huma ? Comment peut-on avoir un titre aussi neutre vis-à-vis de ce texte, véritable coup de poignard dans le dos du mouvement social ?

 

Penchons-nous sur cet appel… Il est revendiqué par des membres de l’UGICT dont sa secrétaire générale. Qui trouve-t-on dans cet attelage hétéroclite ? Oh surprise, il y a des membres éminents du PCF, à savoir le responsable de la section économique, Frédéric Boccara, le "fils de", et puis Denis Durand, lui aussi membre de cette section ainsi que Denis Gibelin, membre du CN. Il y a aussi une majorité de cadres supérieurs, que la surexploitation capitaliste actuelle ne doit pas beaucoup toucher, mais qui ont le cœur sur la main (je n’en mettrais pas la mienne à couper)... Cet appel sent à plein nez le résultat de tractations avec le PS comme gage de quelques strapontins futurs (?).

 

Que nous dit cet appel ? « Sur le plan économique, depuis quelques semaines, les investissements repartent dans notre pays tout comme la consommation des ménages. Tout cela reste fragile et conjoncturel, mais cette légère embellie économique est le produit de la mise en commun des intelligences et des savoir-faire ». Eh les p’tits gars, vous êtes sûrs de ce que vous avancez ? On dirait du Hollande dans le texte. Apparemment oui, puisque vous êtes des têtes tellement bien pensantes !

 

Et puis le texte continue, comme si le mouvement social contre la Loi "El Kohmri" était étranger aux signataires de ce texte, figés dans une sorte de neutralité d’observateurs, dont la plupart sont membres de l’UGICT, syndicat à part entière de la CGT : « Le gouvernement croit détenir toute la vérité. Pourtant, une bonne partie des Français ne partage pas ses positions et l’exprime, certains par des actions, des grèves, d’autres à travers des sondages d’opinion ». Ou encore : « Chacune des parties a fourbi ses arguments. Les points de désaccords sont identifiés ». On a envie de leur demander "Et vous, vous en pensez quoi ?". En fait ils pensent ça : « La loi Travail, en rompant avec les régulations sectorielles au niveau de la branche risque de généraliser ces logiques [1] ». Ah oui, maintenant c’est clair...

 

D’ailleurs, les travailleurs et le gouvernement sont renvoyés dos-à-dos, puisque ce sont les ennemis de la démocratie qui vont profiter du conflit : « Pendant ce temps, les ennemis de la démocratie comptent les points en silence, usent de démagogie pour engranger les mécontentements. Ils s’apprêtent à sortir du bois le moment venu. Quel en sera alors le prix à payer pour notre économie, pour nos entreprises ? ». Ben oui quoi, faut vite "dialoguer", sinon c’est notre "économie" qui va en pâtir… ou leurs profits ?

 

C’est pourquoi, d’après eux, il faut retrouver le calme, la tranquillité, et la "cohésion sociale", j’ai envie de rajouter, travailleurs et patrons, main dans la main : « Face à ces dangers et aux diverses provocations violentes qui se développent en marge des manifestations, il est indispensable de retrouver dès que possible une cohésion sociale et économique dans notre pays ». Dites, vous n’avez pas d’avis sur qui est à l’origine de ces provocations violentes ? Et puis surtout, l’appel nous dit que tout cela doit se conclure par le fameux "dialogue social", ce merveilleux "dialogue social" par qui tout doit arriver, notamment les nouveaux droits pour les salariés (non, non, je ne déconne pas !) : « Pour cela, la seule solution dans une démocratie demeure le dialogue. Un dialogue apaisé, sans provocations et qui conduise à des avancées sociales. Il est temps que des négociations s’engagent afin de parvenir à un accord qui apporte de nouveaux droits pour les salariés ».

 

Non, non, pas la peine de se pincer, c’est bien réel, nous ne rêvons pas. D’ailleurs, le texte et les signataires sont à l’adresse suivante sur le site de l’Huma : 

 

http://www.humanite.fr/loi-travail-des-cadres-dirigeants-lancent-un-appel-pour-renouer-avec-le-dialogue-social-en-france

 

Et oui, vous avez bien lu : cette vision de bisounours est portée par "d’éminents" membres du PCF et de l’UGICT. La lutte des classes ? Connait pas ! L’exploitation de l’homme par l’homme ? Non plus ! Et vive le "dialogue social" !

 

Pascal Brula

 

[1] Ces logiques, à savoir "la vision court-termiste qui prédomine dans la gouvernance des grands acteurs économiques" et "l’impact dévastateur du dumping social et économique qui fragilise la pérennité de l’investissement dans les entreprises"

 

 

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 16:33
La vérité sur les honoraires des médecins et leur remboursement
Daniel Roucous
Jeudi, 11 Février, 2016 dans l'Humanité

A quelques jours de la renégociation de la convention sécu/médecins libéraux, le point sur le tarif des consultations et leur remboursement.

Des médecins libéraux, sous convention avec la sécurité sociale depuis 2011, ont décidé d’appliquer le tarif sécurité sociale de 9 à 17 heures et de faire payer aux patients les heures supplémentaires.

Ils entendent par là contester leurs honoraires bloqués dont ils exigent une revalorisation. Ils se gardent bien de dire les avantages offerts par cette convention :dépassement autorisé de leurs honoraires sans plafond pour l’instant (plafonné à 100% en 2017) et 5 500 euros par an d'aide pour chacun (sources sécurité sociale).

Par quelques bout qu’on le prenne, c’est toujours le patient qui tousse.

A l'heure de la conférence sur la santé (sans les libéraux) et à quelques jours de la renégociation de la convention médicale sécu/médecins libéraux dont on peut prendre connaissance ici  http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante/medecins/votre-convention/convention-medicale rappelons les différents tarifs des honoraires et leurs remboursements par l'assurance maladie. Ainsi le tarif des consultations des médecins généralistes comme spécialistes sont soit libres soit soumis au tarif sécu soit un mélange des deux. Leur remboursement s’élève toujours à 70% du tarif de la sécurité sociale même en cas de dépassement.

Les dépassements d’honoraires sont donc le pourcentage au-delà du tarif de la sécurité sociale. Ces dépassements ne sont jamais remboursés par la sécurité sociale mais peuvent l’être, en tout ou partie, par une mutuelle ou complémentaire santé mais dans la limite actuelle de 125% du tarif de la sécurité sociale. Dans tous les cas, ils sont interdits pour les bénéficiaires de la CMU-C, de l’ACS (aide à la complémentaire santé) et de l’AME (aide médicale de l’Etat) ainsi qu’en cas d’urgence.

Concrètement on trouve trois sortes de médecins et spécialistes :

L'intégralité ci-dessous

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 15:25
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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 11:16
La parution du numéro 11 de Ruptures est imminente !
La parution du n°11 de Ruptures est imminente…

Le n°11 de Ruptures est en cours de bouclage. Les abonnés le recevront jeudi 7 juillet.

Il sera naturellement très largement consacré au Brexit…

L’éditorial pointera la leçon essentielle du scrutin : désormais, chaque peuple sait qu’il peut quitter l’UE. Le vote britannique a provoqué l’effroi des dirigeants européens, et la colère des nantis contre ces « couches défavorisées » « irrationnelles et mues par la haine »…

La page 2 analysera les résultats – le Brexit emporte la victoire par 51,9% des suffrages – et ses conséquences : démission du Premier ministre David Cameron et quasi-implosion des deux grands partis, désavoués par leurs propres électeurs.

La page 3 rendra compte du désarroi et de la cacophonie au sein des dirigeants européens qui tentent d’endiguer la « contagion » et s’affrontent sur l’avenir de l’Union européenne.

Les pages 4 et 5 offriront un reportage exclusif à Londres, réalisé trois semaines avant le vote, en pleine campagne de terreur cataclysmique animée par les pro-UE…

La page 6 proposera la critique d’un  essai de Bruno Drweski sur la Russie actuelle, et fera le point sur l’avenir du mensuel.

On retrouvera page 7 les brèves, ainsi qu’une interview d’Olivier Mateu, le leader de la CGT des Bouches-du-Rhône, qui estime que le mouvement social contre la loi Travail inspirée par Bruxelles a permis de renouer avec des repères de classe rassembleurs.

Enfin, la page 8 analysera les municipales en Italie, marquées par des victoires impressionnantes du Mouvement cinq étoiles, ainsi que les nouvelles élections législatives en Espagne, qui n’ont toujours pas dégagé de majorité claire.

 

Pour ne pas manquer cette édition, abonnez-vous vite, si ce n’est déjà fait…

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 22:45
5 juillet 2016 - A l'appel de l'Intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-UNEF -Journée de grèves et manifestations en Seine-Maritime contre la loi Travail - NI AMENDABLE, NI NEGOCIABLE, NI 49-3
5 juillet 2016 - A l'appel de l'Intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-UNEF -Journée de grèves et manifestations en Seine-Maritime contre la loi Travail - NI AMENDABLE, NI NEGOCIABLE, NI 49-3
5 juillet 2016 - A l'appel de l'Intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-UNEF -Journée de grèves et manifestations en Seine-Maritime contre la loi Travail - NI AMENDABLE, NI NEGOCIABLE, NI 49-3
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 22:30

Et nous n'avons pas tout mis ... Jamais vu ça un 5 juillet !  Regardez la carte en fin d'article.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 22:30

Excellent article et témoignage sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

Si la situation médicale est critique dans le secteur de Dieppe, elle se tend de plus en plus dans de nombreux autres secteurs.  Le nombre de médecins généralistes diminue dangereusement.  Dans la région de Fécamp il ne fait pas bon être malade quand on est en vacances.  Beaucoup de médecins généralistes refusent de vous prendre car vous n'êtes pas un patient habituel. "Allez aux urgences" répondent les secrétaires sollicitées et embarrassées.  Or, d'après une étude de l'INSEE, la moitié des médecins généralistes en Haute-Normandie en 2013 a plus de 55 ans.  

A Elbeuf par exemple, les gynécologues parties en retraite ne sont pas remplacées.  Pour beaucoup de femmes c'est donc Rouen ou l'abandon des visites régulières chez la gynécologue.  Les ophtalmologues partent et ne sont pas remplacés... Quand à Rouen il faut compter trois mois pour consulter un stomatologue, dans la région de Nice, en quinze jours le rendez-vous est pris ...  C'est certain,  en Seine-Maritime le seuil critique est dépassé.

Quant au nombre de spécialistes conventionnés secteur I, ils se font rares et il faut beaucoup d'obstination pour en trouver un ... De plus, les spécialistes se regroupent dans des usines médicales, telles les cliniques Saint-Hilaire, Mathilde ou Europe, éloignées des banlieues et au standard téléphonique hasardeux.  Le plus souvent, c'est rendez-vous par Internet, impossible de parler de ses problèmes ou de l'urgence nécessaire, Internet et "doctolib" ( le site sur lequel vous vous devez obligatoirement vous connecter, si vous voulez prendre un rendez-vous avec les médecins qui ont choisi cet accueil si peu humain ) ne comprend pas ça.  Cela économise une secrétaire.  Le patient n'est qu'un client.  Il ne faudrait tout de même pas qu'il coûte trop cher au médecin, souvent de secteur II.

La médecine à deux vitesses est en place.  Plus vous êtes pauvre, plus vous habitez loin des centre-villes ou dans une zone défavorisée, plus il vous est difficile de vous déplacer, moins vous serez bien soigné. 

Quand vous êtes vieux, pauvre et sans moyens de transports, vous avez perdu. 

UL CGT Dieppe 

04 juil. 2016

Pénurie de médecins généralistes en secteur dieppois

Pénurie de médecins généralistes en secteur dieppois

"Nous sommes face à une aggravation de la fracture sanitaire. Un électrochoc s'impose !", a lancé 29 juin 2016 le président de l'association de consommateurs UFC-Que choisir:

"Il est temps que ce débat soit pris à bras-le-corps par les pouvoirs publics !", a-t-il ajouté.

Confortant ce que ne cesse de dire la CGT, l'UFC-Que choisir déplore "un recul de l'accès aux soins, aux tarifs de la Sécurité sociale, pour plus de 30 millions de Français" particulièrement depuis 4 ans. Ces résultats sont issus d'une étude sur l'offre de soins de ville de quatre spécialités : généralistes, pédiatres, ophtalmologistes et gynécologues.

Lorsqu'on se connecte sur la Carte interactive sur leur site on découvre que la fracture sanitaire touche aussi des secteurs proches de Dieppe, le cœur de la circonscription du nord du département qui est en situation d'abandon.

Mais ce que ne dit pas l'UFC-Que choisir, et que dénonce la CGT, c'est que cette fracture médicale a une cause: le Numérus Clausus.

Les élus CGT du comité de section de Seine-Maritime de la Mutuelle Générale (ex-MGPTT) s'en sont fait l'écho par la bouche d'un ancien membre de notre Commission exécutive, lors de l'AG de cette Mutuelle, à Issy-les-Moulineaux:

Texte de l'intervention des élus CGT à la MG:

"Nous somme ici pour discuter de la manière dont la mutuelle va couvrir ses adhérents, mais aujourd’hui la question cruciale à laquelle ils sont confrontés devient l’accès au soin. Nous pensons en Seine-Maritime que cette question aurait dû être traitée dans le rapport moral, car aujourd’hui le parcours de santé de nos adhérents est en train de devenir un véritable parcours du combattant. Or cet aspect des choses est globalement absent du rapport.

"En effet, il devient aujourd’hui quasiment impossible d’obtenir un rendez-vous dans les 24h00 chez un généraliste, dans une majorité de région.

"Aujourd’hui, pour obtenir un rendez-vous chez un dentiste, un ophtalmo, un spécialiste en général, il faut attendre 6 mois minimum

"Mais ce qu’il y a de pire dans la situation, c’est qu’il devient difficile, pour un patient ou une patiente qui perd son médecin référent, d’en retrouver au autre. Il en est de même pour son ophtalmo, son dentiste, je ne parle même pas de son gynécologue, où là, la situation est catastrophique pour les femmes."

La situation se dégrade: l'exemple des ophtalmos de Dieppe:

"Je vais prendre un exemple, celui des ophtalmologistes, pour illustre mon propos et alerter notre assemblée générale : J’ai assisté à une scène hallucinante, il y a deux semaines, dans un cabinet ophtalmologiste de ma province. Il y a eu fermeture de plusieurs cabinets ophtalmologiste dans la ville de Dieppe, où j’habite, ville moyenne de 30 000 habitants, au centre d’une agglomération de 80 000 habitants.

"Alors que j’attendais dans la salle d’attente, qui est aussi le bureau de la secrétaire médicale du cabinet, que mon épouse passe un examen de fond d’œil, j’ai assisté à une succession de visites de patients en détresse, car ils étaient en recherche de nouvel ophtalmo. A chaque fois, la secrétaire médicale leur a répondu :

« On ne prend plus de clients, parce que nous ne voulons pas dépasser la durée d’attente de 6 mois ».

"Elle a répondu la même chose au téléphone, à plusieurs personnes qui n’étaient pas clientes du cabinet. A chaque fois elle les a renvoyés vers une clinique rouennaise située à 60 kilomètres en leur disant qu’à sa connaissance, il y avait encore des possibilités d’y obtenir un rendez-vous. J’ajoute que parmi ces patients, l’un d’entre eux était diabétique, et avait besoin de faire un fond d’œil. Il ne sera pas fait d’exception pour lui.

A Rouen la situation se tend aussi !

"Je me suis renseigné auprès de mes camarades élus du comité de section, qui m’ont tous dit que la situation se tendait aussi en région rouennaise. L’un deux, patient d’une ophtalmo dans cette même clinique rouennaise, m’a dit être inquiet, parce que son ophtalmo prenait sa retraite en fin d’année et qu’elle ne serait pas remplacée, un autre ophtalmo de ce cabinet ayant déjà pris sa retraite, et n’ayant pas été remplacée. Les autres praticiens se répartissent les patients entre eux, ce qui entraine un allongement des délais d’attente initialement de 6 mois à 8 mois aujourd’hui.

"S’ajoute à cela un effet sur les tarifs : les ophtalmos sur le départ pratiquent tous des tarifs de 28€. Un jeune ophtalmo arrivé dans ce cabinet il y a deux ans, venant de son pays natal de l’est de l’Europe, ne s’embarrasse pas avec ce tarif : le sien est de 50€. La pénurie de praticien a donc un 2eme effet : il provoque l’élévation du tarif de la consultation.

"Vous m’objecterez peut-être que ce que je décris est un épiphénomène marginal, limité aux ophtalmologistes. Mais je peux vous faire quasiment la même description pour les dentistes.

"La question cruciale, aujourd’hui, en matière de santé, est certes la question du remboursement des frais, et du tiers payant. Mais ce qui devient de plus en plus prégnant c’est l’accès au soin.

L'effet Numérus Clausus en fin de 1e année de médecine; un peu d'histoire:

"Nous sommes entrés dans une période où un très grand nombre de médecins partent à la retraite ; pourquoi ? Parce qu’ils sont nombreux à avoir atteint et dépassés l’âge de 65 ans. Certes la loi de modernisation du système de santé dont le rapport moral nous vante le contenu, se présente comme ayant l’ambition d’améliorer cet accès au soin, mais elle fait l’impasse sur la production de nouveaux médecins.

"Ceux qui partent aujourd’hui en retraite sont les derniers à être entrés en 2e année de médecine avant la mise en place du numérus clausus en 1971. La situation est dramatique, car selon les propres chiffres du Conseil de l’ordre, 26,7% des médecins des médecins généralistes ont aujourd’hui plus de 60 ans, soit plus d’un sur quatre, alors que 14,8% seulement des médecins généralistes ont moins de 40 ans.

"Cela veut dire que dans les 5 ans la population médicale française va subir un choc terrible, qui va généraliser et aggraver les exemples que je vous ai présenté en début de mon propos.

"On en connait les raisons :

  • "Jusqu’en 1978, c'est-à-dire la dernière année d’où sont sortis du cursus de formation, les étudiants entrés en 2e année médecine avant la mise en place du numérus clausus, on produisait plus de 8000 médecins tous les ans.
  • "En 2016 le numérus clausus ne dépasse guère les 7000 places, alors que la population française a augmenté de 10 millions d’habitants entre 1978 et 2016.
  • "Mais entre ces deux dates, la courbe s’est effondrée ; on a baissé le numérus clausus jusqu’à un étiage inférieur à 3600 entre 1992 et 1999, pour ne le remonter que très progressivement qu’à partir de l’an 2000 ; si bien que la population médicale présente l’aspect démographique similaire à celle de la population française à la suite de la guerre 14-18.

"Il nous semble évident donc que le rapport moral aurait dû consacrer à ce grave problème, une partie de son propos, d’autant qu’à l’évidence, au-delà du fait que cela a déjà des conséquences importantes sur la vie de nos adhérents, cela risque d’avoir aussi des conséquences en matière de gestion.

"Car au-delà des problèmes sanitaires que cela va créer, cette pénurie risque de contribuer à une hausse rapide et brutale des honoraires, car la santé n’est pas isolée des logiques de fonctionnement du monde économique, et qu’une pénurie produit toujours une élévation des coûts."

 

La pénurie d'ophtalmos est encore pire en pays de Bray et en Vallée de Bresle !

La pénurie d'ophtalmos est encore pire en pays de Bray et en Vallée de Bresle !

Quelques liens pour des informations complémentaires.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 22:13
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