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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 09:36

Ce lundi, la grève de la CGSP Cheminots a lieu sur la moitié Est de la Wallonie, dans les provinces de Liège, Namur, Luxembourg et à l’est du Brabant wallon (Ottignies, Louvain-la-Neuve, Wavre). L'autre moitié, Ouest, sera concernée demain par cette même grève. Voici le point sur les perturbations.

Extraits vus sur RTL Info

La gare de Liège était complètement paralysée lundi matin, aucun train n'ayant pu effectuer le trajet Liège-Namur entre 10h00 et 11h00, selon Infrabel. Entre 11h00 et midi, 10% des trains circulaient sur cette ligne, quelque 15% des trains ont pu rejoindre Namur depuis Bruxelles, tandis qu'un train sur trois roulait entre Namur et Arlon.

Sur cette période, un tiers des trains circulait entre Namur et Charleroi et 100% entre Charleroi et Mons. En Flandre, la situation est pratiquement normale, note le porte-parole d'Infrabel Arnaud Reymann. Sur la ligne Bruxelles-Louvain-Liège, 70% des trains étaient opérationnels, pour entre 80% et 100% ailleurs. À Liège, les grévistes empêchent les conducteurs de dégager les voies, précise Infrabel. "Toutes les voies sont occupées par des trains à l'arrêt." La gare de Namur, elle, est fonctionnelle, mais les trains sont aux abonnés absents. "Les trains n'ont pas été formés et ne sont pas sortis des dépôts", selon M. Reymann.

19 Octobre.  Après la manifestation nationale de 100 000 personnes à Bruxelles ce 7 octobre dernier, de très nombreuses entreprises et services de la province de Liège étaient à l’arrêt aujourd’hui. Pour Damien Robert, président provincial du PTB Liège, « cela montre que l’opposition des travailleurs au gouvernement Michel et ses mesures antisociales est profonde et qu’elle ne faiblit pas ». Les cheminots du pays sont également mobilisés contre le plan de la ministre Jacqueline Galant (MR).

[...] Cette grève, annoncée et préparée depuis 3 semaines, a été bien suivie dans de très nombreux secteurs : les grandes et moyennes entreprises et plusieurs petites entreprises, l’aéroport, les transports publics, certaines grandes surfaces, l’enseignement communal, provincial et de la communauté française ainsi que les administrations publiques ont été mis à l’arrêt. La grève a touché l’arrondissement de Liège, mais aussi les arrondissements de Verviers et de Huy.

Grève du rail: la 2e heure de pointe la plus embouteillée de 2015

Belga Publié le - Mis à jour le

Les importants embouteillages causés mardi durant l'heure de pointe matinale par la grève sur le rail menée par la CGSP-Cheminots et une série d'incidents font partie des pires enregistrés au cours de cette année, indique Touring. Avec quelque 420 à 430 kilomètres de bouchons vers 8h00, l'heure de pointe matinale de ce mardi 20 octobre est la deuxième plus importante en termes de bouchons cette année, fait savoir le porte-parole de Touring, Danny Smagghe.

En outre, Touring souligne que l'heure de pointe a été exceptionnellement longue, soit jusque 10h30. "On comptait alors encore 120 kilomètres d'embouteillages", selon M. Smagghe.

Le record absolu de bouchons remonte à l'heure de pointe matinale du 23 février avec 447 kilomètres de files, causées par la neige dans les provinces de Liège et de Luxembourg, ainsi que par plusieurs accidents.

Après avoir mené une grève du rail lundi dans les provinces de Luxembourg, de Liège, de Namur et dans une partie du Brabant wallon (Ottignies, Louvain-la-Neuve, Wavre), la CGSP poursuit son mouvement dans le Hainaut et une autre partie du Brabant wallon, poussant de nombreuses personnes à prendre le volant mardi.

 

Les perturbations s'étendent sur d'autres axes ferroviaires

Les perturbations se sont amplifiées sur plusieurs lignes, a indiqué à la mi-journée le porte-parole de la SNCB, Thierry Ney. La société ferroviaire note que les conséquences de la grève sont plus marquées entre Bruxelles et Anvers, notamment. Sur la ligne 130 reliant Namur et Charleroi, 40% des trains circulent, mais ils sont arrêtés à Châtelet, précise M. Ney. 30% des trains circulent sur la ligne 36 Bruxelles-Liège et quelque 70% des trains circulent entre Bruxelles et Ottignies sur la ligne 161. Sur la ligne 124 Bruxelles-Charleroi, aucune circulation ne se fait entre Luttre et Charleroi. Entre Anvers et Bruxelles, 60% des trains circulent.

[...]

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 11:58

Le fil rouge n° 56

  • Les C.E., d’un siècle à l’autre…
  • Parole d’expert : trois questions à Romain Ouzoulias
  • Chez Blin, à Elbeuf, un CE en butte au paternalisme patronal…
  • Comité d’Entreprise : deux prérogatives majeures pour les salariés
  • Michel Malot un secrétaire de comité d’entreprise face aux financiers prédateurs
Institut CGT d'Histoire sociale de Seine-Maritime : Parution du Fil Rouge n° 56
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 12:45
SOLIDARITE AVEC LES SALARIES D'AIR FRANCE

SOLIDARITE AVEC LES SALARIES D'AIR FRANCE

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 12:18

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe Air France, Droits et libertés, Emploi, Libertés

15 oct. 2015

Solidarité Air-France: rassemblement le 22 octobre à Dieppe

Le soir même de la réunion de la CE de l'Union Locale de la région dieppoise qui avait voté une motion de soutien aux salariés d'Air France, on apprenait que six salariés d’Air France étaient déférés au parquet, poursuivis pour "violences en réunion présumée". De nombreux autres salariés sont aujourd’hui menacés de poursuites disciplinaires par la direction d’Air France.

Le bureau de l'UL CGT de Dieppe exprime sa profonde indignation face à de tels procédés aussi violents et inquisiteurs pour ces travailleurs et leurs familles. Il exige la levée immédiate des poursuites judiciaires et disciplinaires engagées contre les salariés incriminés.

Pour la CGT, la violence est dans l'annonce de 2900 suppressions d'emplois, venant après 10 000 autres, et avant un plan de 5000 suivantes révélé par la presse.

L'UL CGT de Dieppe invite tous les syndicats de la CGT à exprimer leur soutien à l’ensemble des travailleurs qui luttent dans l’unité pour leur travail, l’emploi et l’avenir d’Air France et à participer très nombreux aux manifestations de soutien et solidarité, initiés par les syndicats des entreprises.

À Dieppe, la CGT appelle à un large rassemblement
Jeudi 22 octobre 2015 à 17h30 devant la Sous-Préfecture
Solidarité Air-France: rassemblement le 22 octobre à Dieppe

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 12:14
Air France : Appel intersyndical pour une journée de mobilisation le 22 Octobre, pour la levée des sanctions et des procédures disciplinaires
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 11:27

Commentaire d'AC : Le "dialogue social" n'est qu'une façon de masquer les rapports de classe et leur brutalité.  Pour le PS, Hollande,Valls et leurs épigones on ne parle plus de "lutte de classes" dorénavant mais de "dialogue social".  Alors évidemment dans ce cadre décidé par le MEDEF il est de très mauvais ton de déchirer la chemise d'un DRH.  Puisqu'on vous dit que la lutte des classes n'existe plus et a été remplacée par le "dialogue social" ...  Mais pourquoi donc la CGT s'obstine-t-elle donc à reprendre les mots du patronat ?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Et si on parlait de courroie de transmission sur le recul du départ à la retraite?

Communiqué de la CGT:

Négociations AGIRC- ARRCO

Coup de force du Medef !

Le Medef impose un report du départ en retraite d’un an par rapport à l’âge du taux plein.

Les salariés qui ne pourraient différer leur départ subiraient les trois premières années de retraite un abattement de 10 % : une double peine pour les 56 % de salariés qui ne sont plus en emploi et pour les femmes dont la pension est déjà en moyenne inférieure de 40 % à celles des hommes et de 60 % pour les femmes cadres.

Les jeunes générations verraient le niveau de leurs futures pensions diminuer de 8,5 % supplémentaires.

Les retraités essuieraient de nouvelles baisses de leur pouvoir d’achat pendant trois années supplémentaires, outre le report au 1er novembre de la revalorisation de leurs pensions.

Au total la contribution des salariés actifs et retraités s’établirait à 95 % du besoin de financement contre 5 % pour le Medef : soit 5,7 milliards à la charge des salariés et retraités contre 300 millions pour le patronat.

Pour autant les régimes ARRCO et AGIRC ne seraient pas équilibrés. Le Medef propose donc de mutualiser les réserves des régimes. Il s’ensuivrait un épuisement anticipé de quatre années des réserves de l’ARRCO qui induirait à terme une baisse du niveau des pensions pour tous.

De surcroît, l’accord troque l’existence du régime complémentaire AGIRC contre un engagement à ouvrir une négociation interprofessionnelle sur la notion d’encadrement.
Un marché de dupes très lucratif pour le Med
ef !

Nouvelle preuve en est que le dialogue social nécessite l’intervention des salariés sur tous les sujets qui les concerne pour être efficace.

Montreuil le 16 octobre 2015

Et l'appréciation de Canaille le rouge à ce propos:

"C'n'est pas à l'Elysée, c'n'est pas à Matignon..." - Canaille le Rouge, le c@rnet, ses p@ges.

"C'n'est pas à l'Elysée, c'n'est pas à Matignon..." - Canaille le Rouge, le c@rnet, ses p@ges.

C'n'est pas dans les salons où campent les patrons qu'on obtiendra satisfaction... Si la dernière phrase du communiqué confédéral n'est pas encore un appel affirmé à l'action, il marque un t...

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2015/10/c-n-e

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 08:38
Au moment où le patronat du commerce remet en cause avec la complicité d'Hollande-Valls-Macron le repos du dimanche pour des dizaines de milliers de salariés et autant de familles ouvrières, nous mettons en ligne cet article sur les batailles et les victoires menées pour le dimanche chômé paru sur le site de Fakir en 2011.  Un rappel aussi sur la dure réalité des batailles de classe.  La CFDT qui refuse de se joindre à la manifestation du 22 Octobre contre les violences faites aux salariés d'Air France devrait méditer cette histoire. AC

Par Antoine Dumini, Cédric Sabatier, François Ruffin, Nicolas Hirth, 14/06/2011 , N°51(juin-août 2011)

 

Fakir poursuit son « Dictionnaire des conquêtes sociales ». Une ébauche, du moins, avec nos carences indiquées dans des encadrés dans le texte. Parce que la vraie version de cette « Histoire populaire » à la française, c’est avec vous qu’on va l’écrire. Au programme, aujourd’hui : le repos dominical. Et c’est la gauche, là, par anticléricalisme, qui a longtemps bataillé contre cet acquis...

On est au printemps 1906

« Un coup de grisou, dans les mines de charbon de Courrières, fait plus de 1 000 morts. La grève éclate chez les mineurs, écrit Jean-Denis Bredin. C’est l’occasion pour le vieux Clemenceau, enfin ministre, de montrer son tempérament. Il se rend à Lens, harangue les grévistes, les appelle au respect de la propriété, puis, renonçant à les persuader, fait donner les gendarmes, les hussards et les dragons. Du coup, la grève se durcit, au mois d’avril, et s’étend. C’est bientôt dans le Pas-de- Calais et le Nord une véritable émeute que répriment 20 000 soldats. Tandis qu’à force de brutalité le gouvernement paraît l’emporter, à Paris, les agents des postes se mettent en grève. Le ministre révoque les grévistes, car le gouvernement, comme le parti radical lui-même, est fermement décidé à ne pas tolérer la moindre grève des fonctionnaires.

Vient le 1er mai 1906. La jeune CGT a annoncé qu’elle ferait de ce jour-là un “ 1er mai pas comme les autres ”, et a décidé de canaliser tout l’effort syndical vers une seule revendication : la journée de huit heures. à Paris, la peur est extrême. Les bourgeois achètent des conserves, et s’enferment chez eux. Les capitaux s’enfuient. Clemenceau reçoit les dirigeants de la CGT et les prévient qu’il sera impitoyable. “Vous êtes derrière une barricade. Moi je suis devant. Votre moyen d’action c’est le désordre. Mon devoir c’est de faire l’ordre.” 45 000 hommes de troupe sont massés à Paris. Le secrétaire général de la CGT est, préventivement, arrêté et inculpé. Le 1er mai se passe sans trouble important – mais de nombreuses grèves prolongent l’arrêt de travail du 1er mai, et la crainte bourgeoise ne sera pas sans suite. La révolte ouvrière y aura gagné la loi du 13 juillet 1906 qui rendra obligatoire le repos hebdomadaire. »

Les conquêtes sociales empruntent souvent des chemins détournés : l’ « agitation ouvrière » (c’est alors une rubrique de L’Humanité ) jette toutes ses forces « Vers les huit heures » , et le quotidien de Jaurès rend compte jour après jour, à sa une, de « la grève [qui] s’étend progressivement » , des « mécaniciens électriciens [qui] entrent dans le mouvement » , de « la résistance acharnée du patronat parisien » . Car devant la menace, les patrons fondent l’ancêtre du Medef et prêtent ce serment : « Considérant que le mouvement actuel n’est pas un mouvement d’ordre économique mais révolutionnaire, (…) ils ont adopté les résolutions suivantes :
1 – refus d’adopter la journée soit de huit heures, soit de neuf heures ;
2 – refus d’accepter la semaine dite anglaise avec chômage du samedi après-midi, payant soixante heures pour cinquante-cinq heures de travail. »
Ces revendications devront encore attendre trois décennies et le Front populaire pour aboutir... En revanche, le gouvernement concèdera le « repos dominical » . Qui coûtait bien moins cher au Capital.

 

[...] Lire la suite sur le site de Fakir

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 16:09

Retour sur la provocation De Juniac-Valls du 5 octobre contre Air France : pourquoi l’état a-t-il voté un plan « qui pouvait être évité ?"

 

En fait Air France va bien. 85 millions de touristes, 88 % de taux de remplissage, un prix de l’essence qui n’a jamais été aussi bas, une suppression déjà de plus de 10 000 postes, un plan de 20 % d’efforts de compétitivité depuis 4 ans, les personnels au sol ont atteint 100 % des objectifs.  Avec 96 %, les hôtesses et stewards sont près du but. Les pilotes avec 67 % de mises en œuvre n’en seraient pas loin, sans la grève de 14 jours en 2014 provoquée par les intransigeances de la direction. Les navigants ont déjà réduit leur salaire de 20 % en l’espace de 20 ans : or contrairement à tout ce qui est dit c’est un métier hyper qualifié, lourd en responsabilités et terriblement usant. La « dette » de 5 milliards, sur un chiffre d’affaires global de 20 milliards, ce n’est pas énorme, car il faut toujours compter l’innovation, l’investissement.

Mais alors pourquoi tous ces cris d’orfraie de la direction ?

Parce que les dirigeants Alexandre Bezoügnes de Juniac et Fréderic Gagey sont des fanatiques financiers, méprisants du droit du travail et des personnels. Ils donnent une priorité excessive au remboursement de la dette au détriment du développement de l’entreprise, ils s’augmentent de 70 %, et comblent leurs actionnaires en mettant 150 millions de cote pour leurs retraites chapeaux. De Juniac est connu pour ses déclarations sur le travail des enfants, contre les 35h, et sur le fait que ses « amis du Qatar auraient mis tous les pilotes prison » plutôt que de négocier avec eux. En fait il veut « Ryaniser » Air France, liquider la compagnie, en la transformant par le biais de Transavia : il restera les lignes de prestige Air France, et pour le menu fretin, le « low cost » avec des pilotes surchargés et des conditions de trajet dégradées. Un peu comme ce que Macron fait contre la SNCF, le TGV pour les riches et l’autocar pour les pauvres. Comme ce qui a été fait pour la marine marchande française qui a été bradée. C’est ça, « la mode » de la gestion de la finance.

La grande provocation du 5 octobre :

Pour forcer la main aux pilotes et leur imposer de nouveaux sacrifices (les pilotes de Ryan air sont auto-entrepreneurs) de Juniac cherche à diviser les personnels. Alors il va faire sortir publiquement avant le CCE du 5 octobre, l’annonce d’un nouveau plan de 2900 suppressions de postes : 300 pilotes, 900 hôtesses et stewards, 1700 au sol. Il n’hésite pas pour cela à commettre un délit d’entrave en se servant de la presse : ce qui provoque l’explosion de colère des 2000 membres du personnel exaspérés qui se solidarisent entre eux. Dans une vidéo devenue culte, une jeune femme Erika se fait spontanément et à juste titre porte parole de tous les griefs des personnels contre les dirigeants. L’intersyndicale CGC, FO, UNSA, CGT est là, qui représente 70 % des salariés et quelques chemises sont déchirées – lesquelles vont donner prétexte à un déchainement d’une campagne de presse apocalyptique pendant 3 jours.

Le Premier ministre Manuel Valls en est la cause, se comportant comme un irresponsable brutal : lui qui fut si modéré face au menteur Jérôme Cahuzac ou lors des tirs meurtriers contre Rémi Fraisse, se déchaîne contre les « voyous » et exige de « lourdes sanctions ». En d’autres cas, il s’était drapé dans le fait que « ce n’était pas son rôle de déclencher des enquêtes » et dans la « présomption d’innocence ». Lui et Macron, l’état détenant 17 % d’Air France, font voter le 2 octobre les 3 représentants de l’Etat en CA d’Air France-KLM en faveur des 2900 suppressions de postes. Valls cherche à placer un de ses hommes à la tête d’Air France. Il utilise les méthodes exceptionnelles, intimidantes et vulgaires, d’une rafle policière au petit matin (procédure utilisée dans 1 % des cas, car il aurait suffi d’une convocation) contre 6 salariés d’Air France : ils sont mis « plus bas que terre » et « jugés avant d’avoir comparu », au total 11 salariés sont convoqués par la police et 2 pilotes mis à pied. Alors que le pénal tient le civil en l’état, ils sont sanctionnés arbitrairement. Macron traite ces « indignés » de « stupides ». Juniac affirme qu’il ne pouvait « faire autrement »… Tout cela alourdit le dossier et mécontente l’opinion puisque 54 % de Français disent « comprendre » les violences dans un climat tendu par l’existence de 6 millions de chômeurs et l’annonce de la suppression de 132 700 postes de fonctionnaires par les mêmes Valls et Macron.

Le choc et le recul immédiats :

Mais cela ne peut tenir. La compagnie sera déstabilisée si les évènements suivent ce cours et les dirigeants contestés risquent de ne pas avoir leurs retraites chapeaux. Les pilotes ne se sentent plus isolés : devant le front syndical solidaire, le 9 octobre, le dialogue est renoué : « Vu le contexte, qui a évolué, il nous paraît difficile qu’Air France mette en œuvre unilatéralement des décisions qui relèveraient du fait du prince », commenté Véronique Damon, porte-parole du SNPL. 12 organisations appellent à manifester le 22 octobre. Ségolène Royal fait une déclaration énorme à l’Assemblée, démentant Valls et Juniac :   “Les torts sont partagés”.

Ah bon, alors ce n’étaient pas des « voyous » ? Soit c’est le tour des dirigeants d’être réveillés au petit matin à leur tour par la police, soit les plaintes doivent cesser contre les salariés injustement provoqués puis humiliés et traqués. Et on entend alors se dire que « le plan de 2900 suppressions d’emplois peut être évité » : ce qui, quand on y réfléchit est inouï. Tout ça pour ça ! Normalement Juniac coupable d’entrave et de discours irresponsable, devrait démissionner, et Valls devrait s’excuser ! Pourquoi l’état a-t-il voté un plan « qui pouvait être évité » ? Les salariés poursuivis devraient être immédiatement relaxés et honorés : car finalement les fameuses « violences » auraient pu être beaucoup plus grandes et deux chemises déchirées ont fait plus pour rétablir le dialogue et sauver les emplois que des mois de palinodies.

Ce n’est pas l’histoire seulement d’Air France, c’est celle d’un gouvernement anti social, obtus et aux abois à la fois. C’est celle d’une tension en profondeur dans le pays, elle se sent partout et cela aggravera les effets électoraux hélas, le malheur étant que c’est une droite encore plus brutale qui cherche à en retirer les marrons du feu.

 

Commentaire : Et là on se demande : pourquoi Gérard Filoche est-il toujours au PS, la seconde droite de l'intégration européenne ? AC

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 15:53

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Société - Social

Les chemises de deux cadres d'Air France avaient été arrachées par des salariés en colère./Photo AFP

Les chemises de deux cadres d'Air France avaient été arrachées par des salariés en colère./Photo AFP

Après l'arrestation des six salariés d'Air France soupçonnés d'avoir molesté les deux cadres de la compagnie aérienne, une pétition en ligne a été lancée par le collectif "JeDonneMaChemise" pour les soutenir. Elle a déjà recueilli plus de 9 000 signatures. «Suite à l'arrestation à leurs domiciles de six salariés d'Air France, nous ne pouvons accepter que le petit peuple soit traité de voyou quand les cols blancs sont eux traités avec autant de clémence de la part du pouvoir» expliquent les membres du collectif qui appellent aujourd'hui à une mobilisation nationale et des actions devant les préfectures dans les principales villes de France. Un rassemblement est organisé ce samedi midi devant la préfecture de Haute-Garonne, place Saint-Etienne «pour y déposer nos chemises blanches usagées» selon les organisateurs.

La Dépêche du Midi

Tous et tout de suite ?
Déshabillons-les !

Je ne condamne pas. Je comprends et partage la colère des travailleurs d’Air France, traités de « voyous » par un politicien aux dents si longues qu’elles cirent les parquets patronaux.

Deux chemises déchirées, fussent-elles de luxe, n’égalent pas la suppression de 2900 emplois.
Lundi 12 octobre 2015, à six heures, des « meneurs » (cinq salariés, tous syndiqués à la CGT) ont été arrêtés à domicile comme de vulgaires délinquants... Jérôme Cahuzac, lui, eut droit à d’autres égards... Faut-il qu’elles aient peur les classes dominantes et leurs chiennes de garde pour aller si loin !

Depuis le début de « l’affaire Air France », leurs médias à la botte montent les « incidents » en épingle pour mieux paralyser et mater la « populace ». Celle qui, tellement exploitée, humiliée, n’en peut plus, et dont le désespoir devient parfois violent. On ne peut pas se foutre en permanence impunément de la gueule des travailleurs. Et la saignée s’accélère. Menaces sur l’APL, une loi de finances qui émane en réalité de la Troïka...

Ils ont peur, les possédants, peur pour leurs dividendes, leurs profits, leurs privilèges. Il est temps de leur faire encore plus peur et de commencer à les déshabiller, à les obliger à « tomber la chemise ».

Hollande, Valls et Macron ont engagé un bras de fer contre les luttes, ils peuvent s’y casser les bras. La répression, l’arrestation sans ménagement de salariés, de syndicalistes, exaspérés, est indécente, insupportable. La criminalisation de luttes justes rappelle les pires moments de notre histoire.

Jean Ortiz

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 15:35

JPEG - 22.9 ko Le FN se présente souvent comme le défenseur du monde du travail contre le système. Mais au pied du mur, il se révèle toujours ! Florian Philippot condamne la colère des salariés et minimise l’arrestation des syndicalistes : "Quand on agresse quelqu’un, on est un voyou". Il ne l’avait pas dit pour Adrien Desport, ex-numéro 2 du FN en Seine-et-Marne, condamné pour avoir brûlé des voitures !

Lu sur Le Vénissian, journal de la section du PCF de Vénissieux
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