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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 14:08

Communiqué de la CGT, lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe.

La déclaration commune de 19 organisations dont le titre est « pour un renouvellement démocratique du CESE », débouche sur l’annonce de la candidature du MEDEF à la présidence du CESE pour la prochaine mandature.

Cette déclaration ne vaut pas tellement pour son contenu mais que par l’alliance de ses signataires pour porter cette candidature patronale. Elle comporte en effet très peu de nouveautés par rapport aux principes de fonctionnement adoptés en début de mandature.

Pour la CGT, le CESE est avant tout un espace de débats entre les différents acteurs de la société. Sa vocation est d’éclairer le gouvernement et le parlement sur des sujets de société qui impactent la vie des salariés et de leurs familles.

Dans un contexte social extrêmement tendu où le patronat n’a de cesse de remettre en cause les acquis sociaux et de freiner le dialogue social, il n’est pas concevable que la CGT soutienne d’une manière ou d’une autre une candidature issue de ses rangs.

La CGT veille à ce que les aspirations du monde du travail s’expriment dans les avis du CESE. Elle poursuit son travail et fera part de ses propositions au moment opportun.

Montreuil, le 7 juillet 2015

Qu'est-ce que le Conseil Economique, Social, et Environnemental ?

C'est la troisième assemblée de la République (après l'Assemblée Nationale et le Sénat)

En 1946, le Conseil économique est instauré par la Constitution de la IVe République. Ses 146 membres ont pour mission d’examiner les projets et propositions de lois.

En 1958, la Constitution de la Ve République maintient le Conseil en le renommant « Conseil économique et social ». Celui-ci s’installe au palais d'Iéna.

Enfin la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 rajoute la compétence environnementale, et permet notamment la saisine par voie de pétition

C'est une assemblée consultative.
Elle est composée de 233 membres:
  • 140 membres au titre de la vie économique et du dialogue social
    • 69 représentants des salariés (dont 17 membres de la CGT)
    • 27 représentants des entreprises privées industrielles, commerciales et de services
    • 20 représentants des exploitants et des activités agricoles
    • 10 représentants des artisans
    • 4 représentants des professions libérales
    • 10 personnalités qualifiées choisies en raison de leur expérience dans le domaine économique, dont deux issues des entreprises publiques ainsi qu'une représentant les activités économiques françaises à l'étranger
  • 60 membres au titre de la cohésion sociale et territoriale et de la vie associative
  • 8 représentants de l'économie mutualiste, coopérative et solidaire non agricole
  • 4 représentants de la mutualité et des coopératives agricoles de production et de transformation
  • 10 représentants des associations familiales
  • 8 représentants de la vie associative et des fondations
  • 11 représentants des activités économiques et sociales des départements et régions d'outre-mer, des collectivités d'outre-mer et de la Nouvelle-Calédonie
  • 4 représentants des jeunes et des étudiants
  • 4 représentants des jeunes et des étudiants
  • 18 représentants des associations et fondations agissant dans le domaine de la protection de la nature et de l'environnement
  • 15 personnalités qualifiées choisies en raison de leur compétence en matière d'environnement et de développement durable, dont au moins trois dirigeants des entreprises ayant une activité significative dans ces matières.
  • 33 membres au titre de la protection de la nature et de l'environnement
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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 13:47

Grèce : un non retentissant !

 

publié le : 9 Juillet, 2015

J'aurais aimé voir la tête des Merkel, Lagarde, Moscovici et consorts avec la mâchoire décrochée comme un tiroir caisse ouvert, à l'annonce des résultats de ce référendum. Ils auront pourtant tout fait avec la BCE, la bourgeoisie et les médias grecs, la commission européenne et tous les moyens dont ils disposent pour obtenir un oui qui leur aurait permis de finir le travail d'écrasement bien commencé et d'éloigner le danger de contamination contestataire en Europe au moins un temps. Il faut rendre hommage à la classe ouvrière, aux salariés, aux petits paysans pressurés jusqu'à la moelle des os, d'avoir eu ce sourage. Incontestablement ce vote est marqué par l'appartenance de classe : si les quartiers bobos d'Athènes ont voté oui à 80%, les quartiers populaires ont eux voté non à 80%. Réponse du berger à la bergère.

Ceci étant rien n'est réglé, tout est encore possible. En témoigne la déclaration commune des partis SYRIZA, ANEL, ND, POTAMI et PASOK interprétant le résultat du référendum comme une adhésion à l’euro et à l’Union Européenne. Les négociations qui ont reprises quelles qu'en soit l'issue ne peuvent que déboucher sur de nouvelles souffrances.

Tout dépendra de la capacité du peuple grec à poursuivre dans la voie du non, à en finir avec les illusions européennes. Le meilleur soutien que nous pouvons lui apporter c'est de développer les luttes dans notre pays contre l'austérité, pour la sortie de l'union europénne, de l'euro et de l'OTAN et pour le socialisme !

Jean-Louis Bertrand

Dans "Parlons clair", le journal en ligne du Collectif communiste polex

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 13:21
Grèce et austérité : Déclaration de l'UD-CGT de Seine-Maritime
Grèce et austérité : Déclaration de l'UD-CGT de Seine-Maritime
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 22:38

Vers une grève massive des personnels du métro londonien contre les conditions du transport de nuit

Vers une grève massive des personnels du métro londonien contre les conditions du transport de nuit

Vers une grève massive des personnels du métro londonien contre les conditions du transport de nuit

MlN pour Solidarité internationale PCF, 7 juillet 2015

Ceux qui aiment Wimbledon iront à pied ou en voiture. Une grève du métro londonien, à l’appel de 4 organisations syndicales dont le syndicat de lutte RMT et le syndicat corporatiste des conducteur, Aslef, est démarrera le 8 juillet au soir. Elle s’annonce d’une ampleur inédite depuis 10 ans. 20.000 agents se sont portés grévistes. Le réseau devrait être complètement paralysé.

La lutte londonienne porte sur les conditions du prolongement de la circulation des lignes toute la nuit le week-end à partir de septembre. Il pose de nombreux problèmes d’organisation, notamment pour l’entretien des voies, pour la sûreté, pour la sécurité. Il menace la santé, les conditions de travail et les conditions de vie des personnels.

Les agents londoniens n’entendent pas être les victimes de la nouvelle organisation. La société « London Underground », branche métro de « Transport of London » a conclu les négociations par un ultimatum. Ses dernières concessions – une prime forfaitaire de 2000 livres (2800 euros) aux seuls conducteurs et une augmentation de 2% cette année – sont jugées « diviseuses et inacceptables » par le secrétaire général du RMT, Nick Cash, qui dénonce également le manque d’embauche d’agents dans les stations, notamment les plus difficiles.

Le mouvement pourrait faire jonction avec d’autres grèves annoncées ce week-end dans les chemins de fer, à l’appel du RMT, dans les compagnies privées « First Great Western » et « Southern Rail ». Le gouvernement conservateur de David Cameron promet de restreindre encore le droit de grève…

La proposition d’étendre à la nuit la circulation des métros, en commençant par le week-end est régulièrement émise également à Paris, notamment par Anne Hidalgo. Présentée comme une liberté supplémentaire de déplacement, l’extension la nuit des métros correspond surtout à la volonté patronale de banaliser le travail de nuit, comme le travail du dimanche.

La lutte londonienne ne peut que nous en intéresser qu’encore davantage.

Pour adresser des messages de soutien au syndicat RMT du métro de Londres : http://www.rmtlondoncalling.org.uk/

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 14:12
Monde -
  • La Grèce a les ressources naturelles pour devenir le premier producteur d’or européen. Ce qui excite les convoitises de sociétés étrangères.

    La Grèce a les ressources naturelles pour devenir le premier producteur d’or européen. Ce qui excite les convoitises de sociétés étrangères. | D.R.

La Grèce a les ressources naturelles pour devenir le premier producteur d’or européen. Ce qui excite les convoitises de sociétés étrangères.

498 kilos d’or. Telle était la production annuelle en Grèce en 2011. L’an prochain, ce chiffre pourrait théoriquement dépasser les 13 tonnes – soit 26 fois plus –, plaçant ainsi le pays au premier rang des producteurs européens, devant la Finlande, actuel 40e au rang mondial.

Car le sous-sol de la Grèce est riche : le pays est déjà le premier en Europe pour la bauxite, minerai qui entre dans la fabrication de l’aluminium, et de perlite, sable siliceux utilisé en agriculture et en horticulture.

250 tonnes d'or rien qu'en Chalcidique

Dans un pays où le taux de chômage frôle les 26% - il a pratiquement triplé depuis le début de la crise économique en 2008 -, et qui aligne six années consécutives de récession économique, ces ressources naturelles sont une bonne nouvelle. Du moins en théorie.

En Grèce, le taux de chômage frôle les 26% - il a pratiquement triplé depuis le début de la crise économique en 2008. En bleu, le taux de chômage de la France.

En Grèce, le taux de chômage frôle les 26% - il a pratiquement triplé depuis le début de la crise économique en 2008. En bleu, le taux de chômage de la France. | Google

Les importantes réserves d’or présent dans le sous-sol grec – certains experts parlent de plus de 250 tonnes rien qued dans la péninsule de Chalcidique (nord) - risquent en effet de profiter à des compagnies étrangères, notamment en Thrace (extrême nord-est du pays) et en Chalcidique, justement.

Car, entre la politique clientéliste menée avant la crise, et les problèmes que connaît la Grèce depuis 2008, les mines et les sociétés pouvant les exploiter ont été délaissées ou arrêtées. Ainsi, en Chalcidique, la compagnie Goldfield European a attendu cinq ans un permis d'exploitation, bloqué pour des raisons bureaucratiques. Du coup, sa valeur en bourse s’est effondrée, la transformant en proie pour d’autres sociétés minières. Et c’est Eldorado Gold, grosse compagnie minière canadienne déjà active en Roumanie, Turquie, Chine et Brésil, qui a emporté la mise pour 2,4 milliards de dollars. 

« Ce pays est resté inexploré »

« La Grèce a un potentiel minier pour devenir un pays producteur majeur, se réjouit Jeremy Wrathall, patron de la société minière australienne Glory Resources, qui, elle, a racheté des mines en Thrace. Ce pays est resté inexploré et les techniques modernes de prospection n'ont jamais encore été utilisées ici ».

Selon Glory Resources, 200 emplois directs et 600 emplois indirects pourrait être créés pour son seul projet, sans compter les recettes générées pour l'Etat grec sous forme de taxes. Quant à Eldorado Gold, son effectif actuel de 800 personnes serait porté à 1 500 personnes (le secteur minier grec emploie un peu plus de 10 000 personnes).

Les principales mines grecques se trouvent en Thrace et en Chalcidique.

Les principales mines grecques se trouvent en Thrace et en Chalcidique. | Google Maps

Reste que l’extension et l’exploitation de ces mines d’or inquiètent les habitants des régions concernées. Dans la péninsule de Chalcidique, région très touristique, malgré un taux de chômage qui frise les 40 %, nombre de villages opposent une forte résistance, craignant une catastrophe sanitaire et écologique.

Selon le quotidien Die Zeit, en effet, « l'exploitation minière a apporté du travail aux gens d'ici, mais aussi des problèmes. Car les anciens exploitants n'ont eu que peu d'égards pour la nature. Les eaux industrielles ne cessaient de polluer la mer. Les entreprises utilisaient du cyanure toxique et des métaux lourds. Une gigantesque décharge constituée de résidus contaminés se dresse encore aujourd'hui dans les environs.»

Ce qui n’a pas suffi à arrêter le précédent gouvernement grec de Giorgios Papandreou, appâté par cette manne aurifère. L’ex-Premier ministre avait ainsi soutenu le projet de Skouries, une mine d'or à l'abandon située dans les environs du village de pêcheurs d'Aristoteles. Celle-ci devrait être exploitée par une filiale de la multinationale Eldorado Gold, et être agrandie de 80 à 700 mètres de diamètre.

« Des privilèges scandaleux »

Les habitants de la région qui s'opposent à la réouverture de la mine peuvent compter sur un allié de taille : Alexis Tsipras, qui, pendant la campagne présidentielle, s'est rendu plusieurs fois sur place pour soutenir les écologistes.

Dans son programme, Syriza, le parti de Tsipras, promettait de supprimer « les lois qui accordent des privilèges scandaleux à de grandes entrep Troïka, rises locales ou multinationales dans le domaine de l'exploitation minière ». Les ventes de plusieurs mines semblent de plus avoir été réalisée dans des conditions douteuses, celle de Skouries mouillant notamment quelques personnalités politiques.

Aujourd'hui, Syriza veut tenir ses promesses. Ainsi, selon Die Zeit, « le gouvernement a retiré depuis une série d'autorisations au projet, ou ne les a pas accordées. Mais il n'a tout de même pas totalement stoppé le projet. Pas encore. »

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 22:32

La CES soutient la demande de GSEE, la confédération grecque unique du privé, d'annuler le referendum de ce dimanche. On trouve cette information sur le site anglophone de la Confédération européenne des syndicats.

Curieusement, à l'heure où ces lignes sont écrites le communiqué n'est toujours pas sorti sur le site francophone de la CES. Nous publions donc plus bas une traduction circulant sur Internet, que nous avons vérifiée.

Ce retard à la publication est-il révélateur de divergences au sein de la CES sur l'appréciation de ce referendum? On est en effet à l'opposé de la position confédérale, appelant à manifester pour soutenir le peuple grec.

COMMUNIQUE DE LA CES : LA CONFÉDÉRATION EUROPÉENNE DES SYNDICATS SOUTIENT SON SYNDICAT GREC QUI APPELLE A L’ANNULATION DU REFERENDUM

La Confédération européenne des syndicats (CES) soutient la Confédération générale des travailleurs grecs qui appelle au retrait du référendum.

Lors d’une réunion plénière de la Confédération générale des travailleurs grecs qui s’est tenue mercredi 1er juillet 2015, le syndicat grec déclare :

La Confédération générale des travailleurs grecs considère que la tenue d’un référendum est un droit constitutionnel inaliénable des citoyens grecs dans le contexte des traditions européennes.

Cependant, le processus lui-même du référendum actuel, ses délais, sa légalité et son contenu ont été banalisés dans un cadre de faux dilemmes et d’une trop grande vitesse, qui pourrait conduire à des situations incontrôlables et diviser la société grecque.

La Confédération, de manière non négociable, s’oppose à tous les types de mémorandums et à toutes leurs implications qui se font aux frais du monde du travail et du peuple grec, que ces mémorandums viennent des créditeurs ou du gouvernement.

Notre position est également non négociable en faveur de l’orientation européenne de notre pays, et la place de la Grèce dans l’Europe et l’eurozone.

La question posée au référendum est infondée et réduit imprudemment les choix en semant la discorde alimentée par des forces extrémistes à l’intérieur et à l’extérieur de la Grèce, conduisant notre pays vers des aventures tragiques.

Nous demandons ici et maintenant le retrait du référendum.

En tant que principal syndicat des travailleurs du secteur privé, nous envoyons un message clair dans toutes les directions :
• L’orientation européenne de notre pays n’est pas négociable.
• Nous disons oui à l’Europe des peuples et de la solidarité !
• Nous disons oui à la monnaie unique et à une Europe fédérale !

1er juillet 2015

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 17:37

Mis en ligne le 30 Juin 2015

Prise de position du conseil municipal de Gonfreville l'Orcher à propos du secteur du raffinage à  l'initiative des élus communistes.  Elle ne respecte pas les règles européennes de la concurrence libre et non faussée.  Elle dit "nationalisation" du secteur pétrolier si Total s'obstine à liquider le secteur en France.  Nous la reproduisons sur notre blog.

Voici l'intervention de Jean-Paul Lecoq à propos de la raffinerie Total. 

Nous sommes prêts, à participer à une campagne pour une politique nationale du raffinage et pour la nationalisation des entreprises de ce secteur en France afin d'en garantir l'existence, condition de notre indépendance énergétique et de la sauvegarde des savoir-faire et des emplois liés.

AC

Pour une politique française du raffinage, les élus de Gonfreville l’Orcher sonnent la charge…

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Par un voeu présenté le 8 juin 2015 par les élus Communistes et Républicains, le Conseil Municipal de Gonfreville l'Orcher demande à l’Etat de prendre toutes ses responsabilités en définissant une politique nationale du raffinage basée sur les savoir-faire industriels et les capacités existantes en France, quitte, en l’absence de collaboration du secteur privé à cet objectif national, à prévoir par voie de nationalisation la création d’un secteur public du raffinage.

Dans le même voeu, les élus estimant qu’il est du devoir du groupe Total d’investir en France pour améliorer et pérenniser ses sites de raffinage et les emplois induits, ils lui demandent de prévoir les investissements nécessaires sur sur la Raffinerie de Normandie pour assurer la pérennité de l’appareil de raffinage servi par le savoir-faire de ses salariés.

Vœu présenté par les élus communistes et républicains

Conseil municipalde Gonfreville l’Orcher du 18 mai 2015


 

POUR UNE POLITIQUE PUBLIQUE DU RAFFINAGE EN FRANCE


 

En 5 ans, la France a perdu un tiers de ses raffineries, 2.500 emplois directs, 12.000 en comptant les emplois liés. La liste des fermetures de raffineries ne cesse de s'allonger : 2009 raffinerie de Dunkerque, 2010 Petroplus à Reichstet (Bas Rhin), 2012 Petroplus à Petit Couronne (Seine Maritime), 2014 LyondellBasell à Berre (Bouches-du-Rhône), sans oublier la raffinerie de Normandie àGonfreville l’Orcher qui a réduit de 40% son raffinage avec l’arrêt de la distillation 9 en 2010 etcelui d’une unité de fabrication d’huiles. A Port-Jérôme, Esso se refuse de réaliser les investissements qui permettraient d’assurer l’avenir de sa raffinerie.

Ce mouvement particulièrement inquiétant de forte diminution de la capacité de raffinage de la France, pour l’économie, pour l’emploi, pour l’indépendance nationale en matière d’approvisionnement énergétique, se trouve aggravé par la politique et les décisions du groupe Total qui annonce la suppression de 2.000 emplois d'ici la fin de l'année, l’arrêt de son activité de raffinage à La Mède (Bouches-du-Rhône) d'ici fin 2016 entrainant la perte de 180 emplois (sur 480 actuellement) et environ 700 emplois indirects.

Ici à Gonfreville-l’Orcher, Total se voit contraint de rembourser une aide publique attribuée par la CODAH pour n’avoir pas respecté ses engagements en matière de création d’emplois. Les seuls investissements annoncés (400 millions d’€ en 2015) sont au service de la réduction du raffinage pour le remplacer par une production de biocarburants, véritable aberration écologique et humanitaire.

Tout semble ainsi mis en œuvre par Total pour procéder au ravitaillement du pays en produits raffinés depuis ses raffineries du Qatar et d’Arabie-Saoudite. Cette délocalisation progressive de ses productions dans des pays à faible coût de main d’œuvre et aux normes environnementales bien moins contraignantes, voire inexistantes où les droits de l’homme ne sont pas respectés, les droits des femmes sont ignorés et les conditions de travail des salariés proches de l’esclavage, s’explique uniquement par la volonté du groupe Total de dégager toujours plus de profits et de rentabilité pour ses actionnaires.

A terme, la menace est clairement de voir disparaître les raffineries de France et le gouvernement qui reste muet sur la politique qu’il entend conduire dans ce domaine important de l’économie et de l’industrie,laisse faire. La France importe aujourd’hui plus de 40 millions de tonnes par an de produits raffinés alors qu’elle dispose des infrastructures pour en exporter !

Visiblement ce n’est plus l’Etat qui détermine la politique pétrolière de la France mais Total en fonction des intérêts de ses actionnaires.

Total, 1er groupe pétrolier français, 4èmemondial dégage un chiffre d'affaire de 180 milliards d'euros, fait 10 milliards de profits, distribue 5 milliards de dividendes à ses actionnairesmaisne paient pas d'impôts en France hors impôts locaux.  Il supprime des emplois après avoir bénéficié de 200 millions d’aides publiques à travers le CICE et le Crédit Impôt Recherche, dispositifs d’aide aux entreprises créés par le gouvernement. Il réalise ses investissements à l’étranger et plus en France.

C’est pourquoi :

Considérant l’importance pour l’économie locale et le budget communal, celui de l’agglomération havraise, de la Raffinerie de Normandie dont la fermeture entrainerait des conséquences dramatiques sur l’emploi, l’activité industrialo portuaire du Havre et la capacité de la Ville de Gonfreville-l’Orcher de répondre aux besoins de ses habitants,

Considérant le niveau de son chiffre d’affaires, de ses bénéfices, de la rémunération de ses actionnaires,

Considérant les différentes aides publiques reçues massivement de la nation pour soutenir son activité et rappelées très partiellement dans ce texte,

Considérant notamment le soutien constant qu’il reçoit de l’Etat, en particulier sur le plan diplomatique, pour favoriser son activité à l’étranger,

Les élus de Gonfreville-l’Orcher estiment que le devoir du groupe Total est d’investir en France pour améliorer et pérenniser ses sites de raffinage et les emplois induits. Ils lui demandent de prévoir les investissements nécessaires sur la Raffinerie de Normandie pour assurer la pérennité de l’appareil de raffinage servi par le savoir-faire de ses salariés.

Par ailleurs,

Considérant l’importance pour l’économie, l’emploi et la souveraineté nationale de posséder sur son sol des raffineries nécessaires,

Considérant que la France ne doit pas devenir dépendante en matière de produits finis et énergétiques ce qui représenterait une faute politique grave pour les gouvernements successifs qui contribuent par leur complicité ou leur passivité au mouvement de diminution de la capacité de raffinage en France rappelé dans le texte,

Considérant que les questions liées à la production énergétique demeurent d’intérêt public notamment parce qu’en découlent la manière dont chaque foyer peut s’approvisionner et des coûts pour lui de ces approvisionnements,

Les élus de Gonfreville-l’Orcher demandent à l’Etat de prendre toutes ses responsabilités en définissant une politique nationale du raffinage basée sur les savoirs faires industriels et les capacités existantes en France, quitte, en l’absence de collaboration du secteur privé à cet objectif national, à prévoir par voie de nationalisation la création d’un secteur public du raffinage.

Les élus de Gonfreville l’Orcher s’engagent à soutenir toutes les luttes qui seront menées pour la sauvegarde et la pérennisation des sites de raffinage.


 


 

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 07:08
19 Juin 2015, sur Solidaire, le site du PTB
 
Michaël Verbauwhede

La direction de la SNCB a décidé de fermer des guichets dans 33 nouvelles gares. Cette nouvelle décision, c’est un avant-goût de ce qui attend les navetteurs d’ici quelques mois. Ce vendredi 19 juin, en front commun (CGSP-Cheminots et CSC-Trasncom), les cheminots ont décidé de passer à l’action. Pour défendre un service important aux usagers.

Au piquet de la Gare du Midi à Bruxelles, devant les guichets fermés, les cheminots distribuent des tracts aux voyageurs : « bientôt 33 guichets fermés en plus d’ici quelques semaines. Et pour vous, ce sera 7 € en plus pour acheter votre ticket dans le train ! Merci qui ? Merci Galant la ministre de la mobilité » scande un militant de la CGSP-Cheminots. L’accueil des navetteurs est vraiment chaleureux : « ça fait plaisir » nous dit un permanent syndical. Rencontre avec Frédéric Flemal, Liégeois mais travaillant à Bruxelles-Nord. Guichetier, il y est aussi délégué syndical.

Pourquoi cette action de grève ?

Frédéric Flemal. On dénonce la fermeture de 33 guichets de la part de la direction de la SNCB. Il y a environ 500 points d’arrêts SNCB en Belgique. Deux tiers (350 environ) n’ont déjà plus de guichet : tout y est automatisé. Avec la fermeture de 33 guichets supplémentaires, ce seront presque 400 points d’arrêts sans guichets.

Avec quelles conséquences pour les voyageurs ?

Frédéric Flemal. Les voyageurs vont devoir acheter leur billet sur Internet à l’avance, ou se rendre aux automates. Mais il arrive trop souvent que ceux-ci soient en panne ! Alors, les navetteurs n’ont plus qu’à acheter leur ticket dans le train, mais ils devront payer un supplément de 7 €. S’ils arrivent à prouver que l’automate était en panne, ils pourront se faire rembourser, mais après une procédure qui peut prendre 2 mois (trouver les preuves, envoyer une lettre, contacter le service clientèle qui est débordé, etc.). Autant dire que beaucoup de gens ne vont pas réclamer. En plus, les cartes de banque ne sont pas acceptées dans le train. Donc, s’ils n’ont pas le cash ou une carte de crédit, le supplément sera de … 75 € ! Enfin, il ne faut pas oublier que 10 % de la population belge est illettrée. Un guichetier, qui les aide, est crucial pour ces personnes-là.

Vous dénoncez aussi une perte du rôle social de la SNCB ?

Frédéric Flemal. Le management voit le guichetier comme uniquement quelqu’un qui vend un billet. Mais c’est faux ! On fait beaucoup plus que ça. Il y a tout un rôle social aussi au guichet : on conseille les gens, on leur indique la formule la plus avantageuse, on peut les rassurer aussi, on leur indique l’horaire des trains, on fait les abonnements. Comme beaucoup de personnes sont illettrées, ça m’arrive très souvent d’écrire le billet (un rail pass par exemple) pour les voyageurs. Avec la fin des guichets, c’est tout ce rôle social qui va être détruit. Un automate ne remplacera jamais ce rôle social.

En fait, c’est une décision pour dégouter les voyageurs du train ? 

Frédéric Flemal.  Tout à fait. Les 33 guichets qui sont fermés, ce ne sont pas nécessairement des petites gares. Ce sont les gares de Leuze (jusqu’à 3000 voyageurs par jour), Coxyde, Flémalle-Haute par exemple. Au mois de septembre par exemple, quand les jeunes viennent faire leur abonnement scolaire, ils vont tous venir vers les grandes gares. Cela va occasionner encore des plus grandes files. En fait, c’est une stratégie anti-marketing !

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 15:52
Rouen : 3000 manifestants déterminés pour l'emploi, pour les salaires, contre la réforme régionale et la loi Macron, contre la politique d'austérité de Valls-Hollande et Bruxelles

C'est à l'appel de quatre syndicats, CGT-FO-FSU-Solidaires, que 3000 manifestants, les cheminots descendus de la gare, les "Pap Chap" en cortège depuis la zone industrielle et enfin le gros des manifestants de la rive gauche, ont convergé vers le théâtre des Arts où se tenait le Congrès des Régions. 

 

Photo Normandie actu
Photo Normandie actu

Photo Normandie actu

C'est par des gardes mobiles que furent accueillis les manifestants.  La tension fut grande à ce moment, à la mesure de la colère devant l'austérité, les suppressions d'emploi en cours ou à venir, dans le privé au nom des dividendes, dans le public au nom de l'austérité et toujours au nom des dividendes des maîtres des multinationales qui réclament toujours davantage de cadeaux fiscaux ou autres prébendes. "CICE, PACTE DE RESPONSABILITE, etc STOP A L’UTILISATION DEL’ARGENT PUBLIC POUR LICENCIER" pouvait-on lire sur une affichette de la CGT.   Les manifestants s'installèrent devant le théâtre des Arts et y restèrent jusqu'à 14 heures.  Pour faire entendre leur colère, leur inquiétude et leurs revendications aux élus régionaux.  Quelques élus du Front de gauche, PCF, d'EELV sont venus à la rencontre des manifestants.  Mais pourquoi donc sont-ils encore dans les exécutifs de ces conseils régionaux que leurs collègues socialistes sont  en train de saborder ?

1ère Photo Paris-Normandie, 2ème photo Yvette Genestal
1ère Photo Paris-Normandie, 2ème photo Yvette Genestal

1ère Photo Paris-Normandie, 2ème photo Yvette Genestal

C'est par des gardes mobiles que furent accueillis les manifestants.  La tension fut grande à ce moment, à la mesure de la colère devant l'austérité, les suppressions d'emploi en cours ou à venir, dans le privé au nom des dividendes, dans le public au nom de l'austérité et toujours au nom des dividendes des maîtres des multinationales qui réclament toujours davantage de cadeaux fiscaux ou autres prébendes. "CICE, PACTE DE RESPONSABILITE, etc STOP A L’UTILISATION DEL’ARGENT PUBLIC POUR LICENCIER" pouvait-on lire sur une affichette de la CGT.   Mais les manifestants s'installèrent devant le théâtre des Arts et y restèrent jusqu'à 14 heures.  Pour faire entendre leur colère, leur inquiétude et leurs revendications aux élus régionaux.  Quelques élus du Front de gauche, PCF, d'EELV sont venus à la rencontre des manifestants.  Mais pourquoi donc sont-ils encore dans les exécutifs de ces conseils régionaux que leurs collègues socialistes sont  en train de saborder ?

 

Sur le théâtre des Arts un pavillon déployé : "Les Régions, c'est l'avenir".  Les 21 présidents de région socialistes ( sur 22 ) ont tous approuvé la loi de régionalisation voulue par la commission de Bruxelles, les chefs d'Etat européens et le gouvernement Valls.  La disparition et le regroupement des régions, les dotations de l'Etat réduites du tiers auront des conséquences désastreuses pour les Normands.  Des centaines de milliers de suppressions d'emploi publics sont déjà programmées : Santé, Hôpitaux, aides et services sociaux, culture, tous les secteurs sont amputés. Avec des coupes drastiques de 54 milliards d'euros dans les budgets des collectivités locales, les salariés et les usagers ont de quoi être inquiets.  C'est clair : les collectivités locales rendront moins de services.  Alors proclamer "Les Régions, c'est l'avenir", c'est se moquer des salariés et des usagers.

Le secteur public largement représenté
Le secteur public largement représenté

Le secteur public largement représenté

Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...
Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...
Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...

Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...

C'était une manifestation très diverse.

Beaucoup de drapeaux CGT et des militants de FO, Solidaires et de la FSU.
Beaucoup de salariés du secteur privé en lutte pour leurs salaires et souvent également pour leur emploi : les Renault Cléon et Sandouville, Boréalis, Pétroplus, Vallourec, Danone de Gournay en Bray, Dresser Le Havre, les Pap Chap, Schneider Electric, la TCAR, les marins CGT ... On ne peut les citer tous mais les entreprises représentées étaient nombreuses.
Les salariés du public étaient nombreux également, inquiets des menaces de suppressions d'emploi, de surcharge de travail, des menaces sur le statut des fonctionnaires créé à la Libération par le vice-président communiste du Conseil, Maurice Thorez, chargé de la Fonction publique d'Etat, puis étendu à tous les fonctionnaires en 1983, sous l'autorité d'Anicet Le Pors, ministre communiste.  Côte à côte les employés territoriaux, très nombreux,  et notamment ceux de Rouen, en lutte depuis une semaine, les auxiliaires de vie, les salariés de la santé, ceux de la culture, les enseignants, les hôpitaux ...


 

Rouen : 3000 manifestants déterminés pour l'emploi, pour les salaires, contre la réforme régionale et la loi Macron, contre la politique d'austérité de Valls-Hollande et Bruxelles

A midi, les représentants syndicaux prirent la parole pour dénoncer la politique d'austérité du gouvernement, la réforme territoriale  et les cadeaux aux entreprises sur le dos des salariés.  Pascal Morel pour l'UD-CGT Seine-Maritime dénonça des mesures gouvernementales prises pour complaire au patronat européen et à la commission de Bruxelles, avec toujours la même rengaine "réduire le coût du travail".  Chaque intervenant fit un rapport avec la situation de la Grèce, victime de la Troïka.  Sur le camion de la CGT, le drapeau de la Grèce en signe de solidarité.

Un 25 juin, cette manifestation est un succès. 

Compte rendu d'Action communiste

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 15:14

Vu sur FR3 Normandie.  Allez sur le site pour voir la vidéo.

Rouen : manifestation d'ampleur contre la réforme territoriale

Regroupés autour du théâtre des Arts où se tient le congrès des régions de France (ARF), les manifestants interpellent élus et gouvernement

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 25/06/2015 | 13:
 
 
 

© France 3 Haute-Normandie

© France 3 Haute-Normandie

 

La circulation est compliquée ce jeudi 25 juin dans le centre de Rouen : après la manifestation des taxis (qui dès 9h ont mené des opérations escargot), une manifestation organisée par plusieurs syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires…) est partie à 10h du Cours Clemenceau pour se rendre, rive droite, devant le théâtre des Arts.

Un bâtiment (et ses abords) qui est  gardé depuis ce matin par des vigiles, la police et des gendarmes mobiles. Pour les forces de l'ordre il s'agit d'assurer la sécurité du congrès de l'association des régions de France.  Des élus venus de toute la France que les militants syndicaux souhaitent interpeller notamment sur les "conséquences désastreuses" de la réforme territoriale.

Dans un tract, les syndicats expliquent que cette manifestation "public / privé" de Rouen a pour but de dire "non aux destructions d'emplois, non à la réforme territoriale, non au pacte d'austérité et oui à l'augmentation des salaires et oui au développement des services publics"

VIDEO  France 3 Haute-Normandie : le face à face avec les gendarmes mobiles et l'interview de Pascal Morel, Secrétaire général de l'union départementale de la CGT Seine-Maritime
(Images : Bruno Belamri)

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