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Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Nous publions ci-dessous un article trouvé sur "Toute l'Europe" et quelques extraits d'une interview du nouveau secrétaire de la CES. Comme langue de bois on ne fait pas mieux. On retrouve le «dialogue social » dont les militants syndicaux savent qu’il signifie "négocier les reculs sociaux" , ou « partenaires sociaux » qui sous-entend qu’actionnaires et salariés ont des intérêts communs alors qu’ils ont des intérêts diamétralement opposés. C’est d’ailleurs cette opposition fondamentale et les luttes qu’elle génère que Marx appelle « lutte de classes ». Et puis le secrétaire de la CES vante le « modèle social européen », formule qui n’a aucun sens à l'heure où l’UE veut au contraire détruire tous les acquis sociaux, non seulement en France, mais aussi dans les autres pays européens.
Mais il est des expressions qui devraient alarmer les salariés et les militants syndicaux.
Ainsi « aider les partenaires sociaux à forger de nouvelles relations industrielles appropriées et un dialogue social convenable ». Les salariés d'Air France apprécieront.
Il s’agit d’inviter les salariés à collaborer à la bonne marche de l’économie dans leurs entreprises et à supporter stoïquement, et si possible avec le sourire, les baisses de salaires, augmentation de temps de travail, déréglementations, abandon des droits inscrits dans le code du travail … En bref on leur demande de comprendre un peu les difficultés des patrons et du Medef qui ont tant de mal à remplir les poches de leurs actionnaires.
Enfin Luca Visentini reprend l’expression « économie sociale de marché » que l’on retrouve dans le traité de Lisbonne et semble l’intégrer aux objectifs de la centrale syndicale européenne. On sait depuis dix ans ce que veulent dire les contre-réformes sociales dûes à l’instauration de la dite «économie sociale de marché ». Il convient pour être clair de rappeler ce dont il s’agit.
Voici quelques extraits de Wikipédia pour tenter d’y voir clair :
« L’économie sociale de marché est un système économique basé sur le capitalisme de marché, censé être naturellement social. Elle a été développée et mise en place en Allemagne de l'Ouest par l'Union chrétienne-démocrate sous la direction du Chancelier Konrad Adenauer.
La doctrine de l'économie sociale de marché assume l'idée que le libre-marché est naturellement social.
Au Royaume-Uni, l'expression est reprise dans les années 1970 dans la même acception que celle des ordolibéraux par le Center for Policy Studies, qui réunissait les tories les plus libéraux, dont Margaret Thatcher et Keith Joseph. Le centre se fit un moment l'apologiste de l'économie sociale de marché, expression qui permettait de rappeler que seule une économie de marché pouvait permettre le progrès social.
Le Traité de Lisbonne, tout comme la Constitution européenne qu'il a vocation de remplacer, instaure l' « économie sociale de marché » comme un des objectifs principaux de l'Union européenne : "Elle (L'Union) œuvre pour [...] une économie sociale de marché hautement compétitive [...]".
Bref, avec la CES et Mr. Luca Visentini, tout ira pour le mieux dans la meilleure économie « sociale » de marché possible. La Commission et Mr Juncker sont déjà ravis. La centrale européenne va œuvrer effectivement pour l’"intégration européenne" des salariés rétifs. Mais là personne ne pourra dire qu’il a été trompé. C’est dans les statuts de la Confédération Européenne des Syndicats.
Yvette Genestal
"dialogue social", "modèle social européen", "partenaires sociaux", "stimuler l'économie pour relancer l'emploi" et un petit nouveau : l'"économie sociale de marché"... un vrai langage de technocrate européen versus "social-démocrate"
Luca Visentini souhaite ainsi rencontrer prochainement le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, pour discuter des prochaines mesures sociales à mettre en oeuvre. Lors de son discours d'ouverture du congrès de la CES le 29 septembre, M. Juncker a appelé à "compléter la dimension sociale de l'Europe" avec "un socle de droits sociaux minimaux" et à "relancer le dialogue social européen", tout en affirmant que "le contrat de travail normal est un contrat de travail à durée indéterminée" et que "l'économie sociale de marché doit rester le modèle social européen".
Né à Udine (Italie) en 1969, Luca Visentini rejoint l'Union italienne du travail (UIL) à 20 ans. En 2007, il intègre la Confédération européenne des syndicats comme membre du comité Économie et Emploi, puis devient secrétaire confédéral de l'organisation en 2011, lors du 12e congrès. Le 2 octobre 2015, il succède à Bernadette Ségol comme secrétaire général de la CES.
Avec trois recueils publiés en 2004, 2005 et 2007, Luca Visentini est également écrivain et poète. Il a fondé des associations et des réseaux actifs dans le domaine de la littérature et le théâtre.
Publié par Jean Lévy
A propos des évènements d'Air France,
Les incidents, qui se sont déroulés dans les locaux du Comité central d'entreprise d'Air France, ont suscité une vague d'indignation de la sphère médiatique, française et internationale. Celle-ci, s'alignant naturellement sur la thèse patronale, s'en est pris aux syndicats comme aux salariés coupables de recourir à la violence, et de crier au scandale - voire à la répression- .
Et le gouvernement PS de lui faire, bien entendu, écho.
De quoi s'agit-il ?
D'un DRH dont la chemise a été déchirée, et de quelques contusions...Au-delà de la photo qui a fait le tour du monde pour désigner à la vindicte publique les auteurs de cet attentat à la puissance patronale, la hargne de la bonne société s'exerce à sens unique contre ces "sauvages" qui ont osé s'en prendre à ceux qui leur annoncent leur prochain licenciement.
Mais si le CCE s'était déroulé dans le calme, entre gens de bonne compagnie, si les 2900 licenciements avaient été accueillis sereinement par les salariés, qui, dans nos médias, aurait une pensée pour ces privés d'emploi, par décision de la direction d'Air France ? Qui aurait songé à leur avenir, de leur souffrance, aux drames domestiques qui s'en suivraient ? Qui aurait fait la "Une" de cette purge patronale ?
Nécessité économique, nous aurait-on doctement expliqué, statistiques comptables à l'appui. On entend d'ici à France 2 et sur France Inter, les Lenglet, les Dominique Seux justifier les suppressions d'emploi, comme nécessaires à la bonne marche de l'entreprise...
Mais voilà, les salariés se sont rebellés ! Crime de lèse majesté patronale ! Un DRH a perdu sa chemise alors que 2900 agents d'Air France risquent de perdre plus que la leur.
C'est la preuve, comme l'écrivait Louis-Auguste Blanqui :
"Oui, ceci est la guerre entre les riches et les pauvres; les riches l'ont ainsi voulu, car ils sont les agresseurs. Seulement ils trouvent mauvais que les pauvres fassent résistance; ils diraient volontiers en parlant du peuple - "Cet animal est si féroce qu'il se défend quand on l'attaque"
Jean Lévy
Mis en ligne sur le blog "Action communiste" le 5 octobre 2015.
Le 26 juin 1945 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Aviation civile française est nationalisée et Air France devient propriété de l’État. Charles Tillon, communiste, est alors Ministre de l’Air.
Le 10 février 1999, la compagnie Air France fait l'objet d'une privatisation partielle et prend la dénomination de Société Air France. Jean-Claude Gayssot est alors Ministre de l’Équipement, des Transports et du Logement. Il représente le PCF au sein du gouvernement de la gauche plurielle. A lui donc le déshonneur d’avoir ouvert la voie à la privatisation totale. A lui donc le crime d’avoir renoncé à une conquête de la Libération mise en œuvre par un ministre communiste issu des rangs de la Résistance. AC
ublié par Jean Lévy
Air France a dévoilé son plan de restructuration, lundi 5 octobre au matin. La compagnie aérienne française veut supprimer 2 900 postes d'ici à 2017, dont 1 700 parmi le personnel au sol, 900 chez les hôtesses de l'air et stewards et 300 chez les pilotes, selon les syndicats cités par Reuters.
Le groupe compte également supprimer quatorze avion de sa flotte long-courrier - cinq en 2016 et neuf en 2017 - et réduire de 10% son activité dans ce secteur. L'entreprise souhaite par conséquent annuler sa commande 25 Boeing 787. La direction d'Air France a fait ces annonces au cours d'un Comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire, convoqué au siège d'Air France à Roissy.
Air France: la réunion du comité central d'entreprise interrompue par les salariés
Selon des sources syndicales, plusieurs centaines de salariés ont envahi le siège d'Air France, interrompant la réunion du Comité central d'entreprise (CCE) au cours de laquelle la direction a confirmé la suppression de 2900 postes. Le CCE pourrait ne pas reprendre avant 14h30.
Note de la rédaction : Nous reprenons un article du blog de Roger Colombier. Au risque de décevoir l'auteur de ces lignes (avec lequel nous partageons nombre d'analyses), nous regrettons de rappeler que la CGT a une position très proche de celle du nouveau secrétaire de la CES quand elle déclare dans sa feuille de route à l'occasion du Congrès de la CES :
« La tentation est parfois grande que de se dire: si on ne peut pas peser sur l’échelon européen, concentrons-nous sur l’espace national et si l’on ne peut pas non plus à ce niveau, concentrons-nous sur l’entreprise, l’établissement, le service. Ce repli sur soi, là où l’on travaille et milite serait salutaire si nous n’en restions pas là. »
Qualifier de repli sur soi les luttes au niveau national ... c'est tout un programme. C'est toute une orientation. Et c'est celle de la CGT, aujourd'hui. Ce n'était pas celle de la CGT de l'époque du traité de RomeYG.
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
Le congrès de la Confédération européenne des syndicats avait débuté par les interventions progressistes (je rigole bien sûr) de Jean-Claude Juncker et de François Hollande, l'un président de la Commission européenne et l'autre représentant les 28 chefs d'état et de gouvernement, tous deux membre de l'exécutif dirigeant le capitalisme en Europe. C'était donc bonjour à l'Europe sociale! Le dernier jour du congrès, les 507 délégués, dont les 8 de la CGT, ont élu leur secrétaire général: l'italien Lucas Visentini.
L'Humanité de ce vendredi sous-titre sa photo ainsi: "il veut mettre la question des revenus au centre du débat". Est-ce à dire que, jusqu'alors, le pouvoir d'achat des travailleurs ne fut pas la tasse de thé de la CES? Il est vrai que, pour avoir participé à nombre de manifs à Bruxelles, si la CGT fut en nombre, les syndicats européens réformistes, dont la CFDT gauloise, ne brillèrent pas par leur représentation.
Toujours sur la lutte des classes et le réformisme s'y opposant, le portait de Lucas Visentini dressé par l'Humanité: il est issu de l'UIL, l'Union italienne des travailleurs, issue de la CGIL -Confédération générale italienne des travailleurs- en 1950, lors de la guerre froide. C'est un peu court.
En 1947, en France, pour torpiller la CGT, FO est créée, financée par les USA et soutenue activement par les socialistes français. A cette époque, les ministres communistes sont chassés du gouvernement, car ils soutiennent grèves et manifestations impulsées par la CGT. En Italie, même scénario: exclusion des ministres communistes sous la pression des USA et du Vatican. Côté syndical, scission de la CGIL et création de l'UIL grâce aux USA, au pape, aux socialos et démocrates chrétiens italiens.
L'UIL est donc tout sauf une référence pour la lutte des classes.
Surtout, si je lis les propos du camarade Visentini nouveau patron de la CES, dans le journal de Pierre Laurent: "Alors que l'Europe influence très fortement le quotidien des travailleurs, ces derniers misent exclusivement sur les organisations nationales pour régler leurs problèmes. il nous faut dépasser ce paradoxe".
Repris sur le blog de l'UL CGT Dieppe 32 heures
01 oct. 2015
Source : Terrafemina.com
Trente heures: C'est désormais le nombre d'heures hebdomadaires qu'auront à travailler les fonctionnaires de Göteborg, à l'est de la Suède.
Déjà championne – tout comme le Danemark – de l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, la Suède n'est pas frileuse en matière de décision radicale pour améliorer le quotidien de ses travailleurs.
Alors qu'en France, les gouvernements et les hommes politiques — ceux qui sont au service des actionnaires et des plus riches —, s'écharpent sur la viabilité des 35 heures, la ville de Göteborg ne s'est pas posée la question a mis en place en 2014 la journée de six heures dans le secteur public et ce, sans baisse de salaire:
L'expérience s'avère plutôt concluante.
Interrogées par le Guardian , des infirmières passées à la semaine de 30 heures en février dernier sont très enthousiastes. "J'avais l'habitude d'être épuisée tout le temps, quand je rentrais du travail je m'écroulais sur le canapé, raconte Lise-Lotte Pettersson, qui travaille à la maison de soins de Svartedalens, à Göteborg. Mais plus maintenant. Je suis beaucoup plus alerte : j'ai gagné en énergie dans mon travail, mais aussi pour ma vie de famille."
Même constat à l'hôpital universitaire de Sahlgrenska, où chirurgiens orthopédiques font désormais des journées de six heures pour leur bien-être... et celui de leurs patients, la qualité des soins étant bien meilleure depuis que les travailleurs travaillent trente heures par semaine.
"Depuis les années 1990, nous avons davantage de travail et moins de personnel - nous ne pouvons pas faire plus", explique Ann-Charlotte Dahlbom Larsson, chef de soins aux personnes âgées à la maison de soins de Svartedalens. "Il y a beaucoup de maladies et la dépression au sein du personnel dans le secteur des soins sont causés par l'épuisement. Le manque d'équilibre entre le travail et la vie personnelle n'est bon pour personne."
Non seulement bénéfique pour la santé, la journée de six heures a aussi permis de créer des emplois : à Svartedalens, 14 personnes supplémentaires ont été embauchées pour pallier aux journées de travail plus courtes.
Les effets positifs sont tels que le secteur privé s'est aussi mis à la journée de six heures. Dans l'usine Toyota de Göteborg, cela fait treize ans que les salariés – mécaniciens et employés de bureau – l'expérimentent. Et ce, pour leur plus grande satisfaction. "C'est merveilleux de terminer sa journée à midi, commente Sandra Andersson, 25 ans, qui a rejoint Toyota en 2008. Avant d'avoir une famille, je pouvais aller à la plage après le travail. Maintenant, je peux passer l'après-midi avec mon bébé."
Les habitants de Göteborg ont-ils, en réduisant leur temps de travail hebdomadaire, trouvé la solution pour rester en meilleure santé et être plus productif au travail?
C'est ce qu'avance Roland Paulsen, chercheur en administration des affaires à l'Université de Lund.
Interrogé par le Guardian, il explique que réduire les heures de travail va de pair avec une augmentation progressive de la productivité des travailleurs ces quarante dernières années.
"Pendant longtemps, les politiciens ont été en compétition pour nous dire que nous devions créer davantage d'emplois avec de plus longues heures. Le travail était devenu une fin en soi. Mais la productivité des salariés a doublé depuis les années 1970 donc, techniquement, nous avons le même potentiel que si nous que pour une journée où nous travaillerions quatre heures. Reste désormais à savoir comment ces gains de productivité vont être distribués."
À l'heure où le "modèle scandinave" est érigé en exemple par de nombreux personnages politiques, le modèle de Göteborg devrait faire réfléchir. D'autant que, selon les chiffres d'Eurostat et de l'OCDE, la France est championne de la productivité devant l'Allemagne et le Royaume-Uni, avec un taux de 125,5.
Lorsque Philippe Martinez affirme qu'une réduction du temps de travail est incontournable en France pour créer des emplois estimant que parler d'un passage aux 32 heures ne serait "pas une absurdité", il est réaliste.
Grandes manœuvres pour une « recomposition »
Lu sur PCFBassin et Faire vivre le PCF
A la lecture de la presse de ce matin, plusieurs camarades m’ont interpellée sur le sens des propos de Pierre Laurent qui lance un appel pour « un mouvement de reconstruction politique populaire » (*). Ces quelques mots parus dans le Journal Sud-Ouest ont touché nos camarades et ravivé les inquiétudes sur le risque de liquidation du PCF et, de prise de décisions sans débat démocratique de l’ensemble des communistes.
Membre du CN, avec mes camarades, nous n’étions pas informés. Ces déclarations sont arrivées au fur et à mesure sur internet et dans la presse (**, ***) et dans l’Humanité-Dimanche, où le Député André Chassaigne annonçait ses objectifs depuis la semaine dernière : « les parlementaires veulent rebâtir une gauche, puis «… pas de nouveau groupe à l’Assemblée dans l’immédiat,… mais on y travaille… ».
Je comprends parfaitement l’inquiétude qui se dégage de ces informations. Je pose donc plusieurs questions :
Notamment, pour les prochaines élections régionales, où les décisions finales transgresseront les choix des communistes.
Que signifie : « nouvelle gauche » ou groupe « rouge, rose, vert », etc…. ?
Stratégie à l’italienne (où la gauche a totalement disparu) ou « nouvelle Syriza à la française » (pour envoyer le peuple en exil dans son propre pays, la Grèce n’est-elle pas sous domination coloniale des institutions européennes et des banques ? Pour nous, non merci !!!
Est-ce un « congrès de Tours » à l’envers qui se prépare ?
Nous sommes officiellement en préparation de Congrès : ouvrir une perspective historique de rupture avec le capitalisme devrait être notre préoccupation prioritaire en s’appuyant sur toutes les luttes des salariés (****), du monde du travail, des citoyens….
L’abstention massive du peuple de France est une réponse implicite de l’attente de la reconquête de sa souveraineté nationale et populaire, de sa dignité.
Là est notre place, en tant que communistes organisés au sein d’un parti qui doit être démocratique, vivant, répondant aux attentes, notamment son « NON » à l’Union Européenne qui n’est pas respecté.
Il nous faut donc poser cette question :
Notre Direction a-t-elle clairement l’intention de constituer un nouveau parti en laissant mourir le nôtre ?
Si oui, qu’elle se prononce rapidement. Mais les communistes doivent à nouveau être consultés sans tarder, comme nous l’avons fait en 2007, où nous, communistes nous avions rejeté sa liquidation.
Danielle Trannoy
Membre du Conseil National.
Le 25 septembre 2015
(*) Sud-Ouest, 25 septembre 2015.
(****) N’a-t-on pas recensé 750 conflits sociaux pour la période de juin-juillet ?
Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe. Extraits.
Retraités, répondez présent à l'appel de la CGT et son Union Confédérale des Retraités, Mais aussi de FO, de la FSU, de SOLIDAIRES, de la CFE-CGC, de la CFTC, de la FGR-FP, de LSR et de l'UNRPA: contribuez à une forte mobilisation le 1er octobre, pour exprimer votre ras-le-bol, et faire signer massivement la pétition unitaire lancée à l’appel des 9 organisations de retraités.
Les retraités de la CGT appellent à la mobilisation le 1er octobre, place Louis-Vitet à Dieppe. Gel des pensions de retraite, mesures fiscales injustes, déremboursements des médicaments, nouveau mode de calcul de la contribution sociale généralisée, poids de la TVA de plus en plus lourd, régimes complémentaires menacés, augmentation de l’énergie, des transports et des logements... « Nous disons non à la baisse du pouvoir d’achat », rappelle Philippe Stalin, retraité des cheminots. « Comment le gouvernement compte-t-il relancer l’activité économique de cette façon ? L’argent existe, c’est une question de volonté », poursuit le syndicaliste. Il sera jeudi prochain avec ses camarades et huit autres formations syndicales dans les rues dieppoises pour lutter contre une politique néfaste aux retraités. « Sur le marché de Dieppe, une femme retraitée nous a interpellés sur sa retraite qui a diminué de 100 €. Ça ne peut plus continuer comme ça », insiste Didier Lecanu, retraité des équipements. Une centaine de personnes est attendue pour manifester et signer la pétition.
Infos pratiques
Rassemblement jeudi 1er octobre à 10 h 30 place Louis-Vitet.
UL CGT Dieppe Hôpital, Santé & action sociale
29 sept. 2015Les hospitaliers du CHI Elbeuf-Louviers, du CHU de Rouen, du CH du Rouvray, de l’EDP Grugny, du CH Dieppe, s'adressent aux usagers.
Madame, Monsieur,
Les hospitaliers vous alertent : Madame Touraine, Ministre de la Santé, a déposé une loi pour faire 10 milliards de coupes budgétaires dans la santé. (*)
Les victimes seront les patients.
Nous voyons déjà :
Les Directeurs d’hôpitaux s’en indignent dans une lettre ouverte : « Les françaises et les français ne se rendent en effet pas à l’hôpital par plaisir ! Les hôpitaux ne développent pas des activités inutiles… Il est de même irresponsable de demander des fermetures de lits en médecine, alors que les capacités actuelles s’avèrent insuffisantes pendant les périodes d’épidémie (grippe, bronchiolite…). »
Les équipes hospitalières, les soignants, les administratifs, les services techniques et les médecins font le maximum pour assurer les meilleurs soins et accueillir chaque patient sans discrimination.
Mais Madame Touraine taille dans les dépenses de personnel alors que les effectifs sont déjà insuffisants :
Nous mettons en accusation le gouvernement et Madame la Ministre Touraine, coupables avec les coupes budgétaires, avec la loi santé, d’organiser le pire !
Les hospitaliers n’acceptent pas, n’accepteront pas que soit organisée la catastrophe.
En toute circonstance nous défendons l’Hôpital public et l’accès aux soins pour tous.
►Le retrait de la loi que Mme Touraine veut faire voter au Sénat.
►L’Arrêt des coupes budgétaires.
►La défense de tous les lits, tous les services, toutes les Urgences.
►Le maintien de tous les postes et la titularisation des CDD.
(*)« …dans le cadre du Pacte de responsabilité et de solidarité, il a été prévu 10 milliards d’euros d’économies d’ici 2017 pour l’assurance maladie » (discours de Mme Touraine le 4 février 2015).