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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 09:41

Publié par Michel El Diablo

La pauvreté AUGMENTE chez les retraités ! 39 000 RETRAITÉS PAUVRES supplémentaires en 1 an !

Aujourd’hui, dans les médias on vous dit que le taux de pauvreté recule en France. Mais c’est FAUX, avec les mêmes chiffres de l’INSEE, nous nous apercevons que la pauvreté augmente chez les plus âgés. Retenez bien un chiffre : en douze mois 39 000 retraités pauvres supplémentaires ! 7,9% des retraités sont pauvres soit 1 078 000 retraités  pauvres ! Le minimum vieillesse n’a pas été augmenté, les retraités sont gelées, les seniors qui arrivent à la retraite n’ont pas toujours des carrières complètes…tous ces facteurs font que les retraités se paupérisent…en silence…

Les experts et les journalistes vont vous bassiner que le taux de pauvreté dans notre pays est passé en un an de 14,3% à 14%. Certes, la priorité des gouvernants a souvent été la jeunesse et dans cette tranche d’âge, la pauvreté diminue. Mais comment entendre et comprendre que de plus en plus de retraités sont pauvres. Voulons nous prendre comme exemple la Grèce, où le sort des plus vieux est dramatique ? Est-ce le modèle à suivre ?

Chez les plus de 50 ans, le taux de pauvreté a augmenté de 2012 à 2013 de 0,3% passant à 9,5% de cette catégorie d’âge soit 101 000 personnes seniors pauvres supplémentaires. Quel gâchis et quel drame !

Le taux de pauvreté chez les retraités avait baissé de 2010 à 2012 car le minimum vieillesse avait augmenté de 25% à l’époque. Mais là, avec le gel des retraites, des retraites complémentaires et de l’allocation de solidarité pour les personnes âgées, la situation des retraités va s’empirer. 

Le 1er Octobre, normalement les retraités devraient être revalorisées mais attendons nous au pire. Il faut se préparer à une année supplémentaire de gel des retraites soit 42 mois consécutifs, d’avril 2013 à octobre 2016! C’est scandaleux !

C’est dramatique, un pays qui ne s’occupe pas de ses anciens est un pays qui …se meurt.

 

SOURCE: Senior en forme.com

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 09:18

1336 ... c'est parti

Publié le par FSC

1336 ... c'est parti
1336 ... c'est parti
Fralib ... A réclamer dans la distribution sans modération!
1336 ... c'est parti

A Saint-Aubin les Elbeuf, près de Rouen, pas trace de la marque 1336.  Interrogées deux employées semblent penser que ce ne sera distribué qu'en très grande surfaces ...  L'une avait entendu parler de la marque et un peu de son histoire, l'autre l'ignorait.

Alors soyez nombreux à réclamer !

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 09:15

Lu sur PCFBassin, l'opinion d'un militant du réseau "Faire ivre le PCF".

 

Ou comment la recherche de la forme, le rassemblement est un artifice pour évacuer le fond.
Quid des contenus ?, du pourquoi ?, pour quels objectifs ?, avec qui ? : Face au capital la stratégie des bourgeois de Calais mise en oeuvre.

 

 

Les propos tenues par Pierre Laurent et André Chassaigne (celui qui fait dans le Sapin) (nouveau groupe rouge, vert, rose en gestation), le soutien à Tsipras, donc aux politiques d'austérité, indique que pour la direction du PCF, au delà de la paille des mots, le grain des choses, le temps est venu, pour eux, d'un congrès de Tours à l'envers.

 

Ces élites de "gôche" sont de fait sur une trajectoire à l'italienne, prêt à liquider non seulement l'héritage communiste, mais même au delà toute référence à la gauche. (En Italie la gauche n'existe même plus)

 

Pour se mettre, in fine, à la disposition du capital pour tenter d'intégrer le monde du travail aux objectifs du capital (c'est pour cela que le PGE est financé par les institutions européennes)

 

Je sais que je choque, mais le temps est venu d'en finir avec les autruches. Une telle mélasse nauséabonde, de cuisine électorale où visiblement la lutte des places s'étale comme substitue à la lutte des classes. Une telle bouillie ne peut qu'éloigner les milieux populaires des urnes.

 

Pour rassembler il est impérativement nécessaire de répondre aux attentes populaires, ce n'est absolument pas le cas aujourd'hui.

 

Quand nous leur parlons d'"Europe sociale" ils nous tournent gentiment les talons en souriant. Ces réorientations stratégique à l'oeuvre se déroulent sans que les communistes de base n'est à aucun moment leur mot à dire. Ceux d'en haut savent pour eux, ceux d'en bas n'ont plu qu'à exécuter.

 

Les "machins" imaginés là-haut sont autant de raccourcis pour échapper au réel, comme un refus face au difficile affrontement de classe. C'est se préparer à passer sous la table plutôt que la renverser.

 

Bernard Trannoy

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 16:45

150 à ROUEN pour les libertés syndicales

 

Les militants CGT s'étaient rassemblés devant le palais de Justice dans le cadre de la journée d'action nationale de la CGT pour défendre les libertés syndicales. Pascal Morel, secrétaire de l'UD-CGT 76 a pris la parole, suivi par une représentante de Solidaires qui s'était joint à la manifestation. 

 

Pas de conquêtes sociales sans conquête et défense des libertés syndicales

Dans son intervention P. Morel rappela l'importance des libertés syndicales et d'une organisation collective des salariés à l'entreprise pour les conquêtes sociales.  Aujourd'hui rappela-t-il, "le patronat, le gouvernement, l'Union européenne, veulent institutionnaliser les syndicats pour qu'ils deviennent des outils d'accompagnement" de la politique de  la régression sociale.

Devant le palais de justice à Rouen

Devant le palais de justice à Rouen

 

 

Faire peur pour faire taire : Partout en France, en Seine-Maritime, les atteintes aux libertés syndicales se multiplient.

"Faire peur pour faire taire", et donc criminaliser toute action syndicale, c'est le but du patronat, encouragé par le gouvernement.

"Aujourd'hui, 23 septembre sont convoqués au tribunal correctionnel de Paris cinq militants du syndicat CGT Energie Paris pour atteinte à la liberté du travail alors qu’ils défendaient avec 200 agents le droit au travail d’une collègue licenciée arbitrairement."

"En Seine-Maritime de nombreux militants sont menacés pour leur action syndicale.  A Setin, à Martot, un jeune militant est menacé pour avoir voulu créé une section syndicale.  A Mac Do à Barentin, les salariés qui voulaient créer une section syndicale sont licenciés.  Au Havre cet été la police convoque des militants pour une action insignifiante lors du passage du Tour."

A cela s'ajoute les menaces d'expulsion des locaux syndicaux.

"Avec les lois Rebsamen, Macron, le pouvoir et le patronat entend précariser de plus en plus les salariés pour mieux les mater. "

Rouen, Dieppe : Pour défendre les libertés syndicales Rouen, Dieppe : Pour défendre les libertés syndicales
Rouen, Dieppe : Pour défendre les libertés syndicales

Des droits nouveaux pour protéger les militants syndicaux et associatifs

La CGT réclame "une loi portant sur des droits nouveaux protégeant les militants syndicalistes et progressistes qui, dans le cadre de leur mandat, agissent dans une action collective" et que des "locaux soient mis à disposition des organisations syndicales à titre gracieux par les collectivités locales" pour que les libertés syndicales puissent s'exercer pleinement.  Enfin que la loi d'amnistie portant sur « des délits commis lors des mouvements sociaux » soit définitivement votée par l'Assemblée Nationale.

Libertés syndicales: rassemblement devant le tribunal de Dieppe

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe Droits et libertés 

23 sept. 2015

Libertés syndicales: rassemblement devant le tribunal de Dieppe

Mercredi 23 septembre 2015, une cinquantaine de militants de la CGT se sont réunis symboliquement devant le tribunal de Dieppe, dans le cadre de la journée d'action nationale pour défendre les libertés syndicales.

Jean-Henri Dufils a pris la parole pour rappeler l'importance, pour les salariés, des libertés syndicales.

Le rapport présenté au premier ministre VALLS par l'ancien directeur général du travail, Jean-Denis COMBREXELLE, a donc pour objectif de ramener les salariés au 19ème siècle. La loi du patron prévaut sur l'intérêt général alors que le Code du travail avait été conçu pour rééquilibrer le rapport dans l'entreprise entre les salariés et le patronat. Il protégeait le salarié.

Par ce sabotage, le gouvernement s'est fixé l'objectif de sécuriser davantage l'employeur. Une fois de plus, le patron est gagnant.

Pour les salariés, une seule voie possible: s'organiser dans le syndicalisme combatif, résister et se mobiliser !

Libertés syndicales: rassemblement devant le tribunal de DieppeLibertés syndicales: rassemblement devant le tribunal de Dieppe
Libertés syndicales: rassemblement devant le tribunal de Dieppe
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 14:17

VERS UNE SOCIETE DU TRAVAIL SANS STATUT … grâce à Macron, Valls et compagnie, le rêve du Medef va devenir réalité !

Posté par 2ccr le 24 septembre 2015

 

« Le Capital a horreur de l’absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le Capital devient hardi. A 20%, il devient enthousiaste. A 50%, il est téméraire ; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime »…Karl Marx, Le Capital, chapitre 22

 

LIBYA-CONFLICT-KADHAFI-TRIALMacron vient de s’en prendre spectaculairement au statut des fonctionnaires. Il s’en était déjà, pris au statut des salariés du privé. Valls a épousé sa cause en présentant le rapport Combrexelle et le rapport Mettling. Tout cela est tellement extraordinaire et violent comme attaque contre les droits élémentaires de 24 millions de salariés, publics et privés, que bien des commentateurs le mesurent et le croient. Mais ceux qui étudient, voient parfaitement la logique délibérée, destructrice de tous nos droits telle qu’elle est à l’oeuvre.

Les rapports COMBREXELLE et METTLING pourraient s’intituler : comment faire le (con)tour des droits des travailleurs en 80 « bonnes pratiques » patronales. En fait,  ces rapports sont déjà écrits depuis plusieurs dizaines d’années. Ils  attendaient juste le moment où l’affaiblissement des forces du camp d’en face en permettrait la parution au grand jour sans risques. Il est cependant utile au vu du grand brouillard organisé autour de leur contenu réel de dénoncer clairement l’arnaque vers lequel ils nous entrainent, permettre la mise en œuvre d’une législation du non droit du  travail. L’unique objectif de ces deux rapports et de leurs 80 « propositions » pour l’un, « préconisations » pour l’autre est le suivant : en finir avec les contraintes légales et règlementaires sur la durée du travail, ainsi qu’avec le SMIC horaire et les salaires minima conventionnels.

Ils « uberisent » comme le dit Attali, mentor de Macron, qui décrit un monde où « le salariat sera réservé à l’élite ». Ils organisent le retour au XIXème siècle avec des loueurs de bras, des journaliers, sans droit, sans loi, sans horaires, sans salaires. Comme l’a dit Macron, l’avenir est à une société non statutaire, une société sans statuts. Ni droit du travail, ni statut de la fonction publique, l’avenir est aux indépendants, aux prétendus « autoentrepreneurs »,  à « l’entreprise étendue », un noyau avec une nébuleuse d’intérimaires et précaires gravitant autour, payés de gré à gré, pour des  « tâches », des « missions » des « chantiers » et ce, sans convention ni code.

Evidemment, vu que le salariat représente 93 % des actifs ce n’est pas demain qu’ils vont y arriver, mais ils s’y acharnent déjà systématiquement ! Depuis la « recodification » du code du travail et les coups de griffes aux garanties de l’emploi des fonctionnaires, l’embauche accélérée de « contractuels », ils n’ont de cesse de batailler opiniâtrement pour changer les principes fondamentaux du droit en faveur de leur projet. C’est la caractéristique dominante de tout ce qui a été introduit par l’A.N.I du 11 janvier 2013 puis la loi Sapin du 14 juin 2013, puis la loi Macron du 8 août 2015. Et qui poursuit et aggrave la loi Fillon du 4 mai 2004, la « recodification », les lois Bertrand de 2008 : ils sont obstinés, opiniâtres, férocement pervers, ils avancent pas à pas, mais savamment selon la même méthode et vers le même objectif.

Cet objectif est celui du Medef : remplacer « le lien de subordination juridique permanent » du contrat de travail avec contrepartie, par une « soumission librement consentie » sans droit ni loi. A la fin ce sera clair : plus de code du travail, plus de statut de fonctionnaire, tout au contrat individuel selon l’objectif central affiché de Valls « le compte personnel  d’activité » (prévu le 1er janvier 2017… avec sa carte à puce ou toute votre carrière individuelle figurera).

Pour apporter sa pierre à cet objectif, le D.R.H d’Orange, Mettling, a donc mené à bien la mission qui lui avait été confiée par le Ministre du travail, (« examiner la question de l’effet de la transformation numérique sur le travail »). Son rapport peut être simplement résumé : adapter l’homme à la machinerie numérique, dont il est indispensable et bon de développer le marché, et non l’inverse.

Après la lecture des 69 pages et 36 « préconisations » du rapport, empreint d’un catéchisme managérial anglo-saxon, il est temps de dire : « Trop c’est trop ! ». De déclarations en déclarations, Emmanuel Macron s’en est pris en quelques semaines aux 35 h de tous les salariés, a permis la multiplication des CDD pour les jeunes, et le voilà qui propose de mettre fin aux statuts des salariés du privé comme du public.

Il trace, en fait, la voie d’une « société sans statut » : alignement vers le bas pour tous, flexibilité généralisée, société « ubérisée », avec « entreprises étendues » entourée de nébuleuses « d’indépendants » ramenés au stade de journaliers et de loueurs de bras du 19° siècle. Faut-il énumérer, outre les 308 articles de sa loi de déréglementation libérale tout azimut :

  •   appelant les « jeunes à avoir envie de devenir milliardaires »
  •   expliquant que « son job n’est pas de défendre les emplois existants »
  •   affirmant que « les britanniques ont eu la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »
  •   « le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés » dit-il en Allemagne en vantant les  lois Schröder-Hartz
  •   « la France est en manque d’un roi », écrit-il en philosophant dans la revue des « Deux mondes »
  •    il qualifie ceux qui s’opposent à sa loi au sein du PS de « foyer infectieux »
  •    ses sorties contre le CDI, contre le droit protecteur des licenciements …
  •    enfin sa dernière sortie brutale contre le statut de la Fonction publique.

 Stop, stop, stop ! Macron démission ! … Mais l’on peut se demander pourquoi Macron a été recruté par un gouvernement socialiste, alors qu’il est complètement inféodé au capitalisme et au Medef ! Peut-être que le fruit est plus pourri qu’il n’y parait ! Car peut-on  imaginer qu’il fait ses sorties tout seul… ou alors est-ce un poisson pilote qui agit sur ordre ? Dans ce cas, c’est tout le gouvernement, tout le PS qui est pourri, ultralibéral atlantiste et quant aux frondeurs ils ne sont là que pour donner le change, car au moindre coup de sifflet ils rentrent aussitôt dans le rang craignant pour leur future éventuelle réélection !

 D’après un article de Gérard Filoche et de commentaires parus sur son site

 

Warren Buffett, homme d'affaires et investisseur américain est un des hommes les plus riches du monde :  sa fortune est estimée en 2015  à 74 milliards de dollars.
Voici ce qu'il a déclaré:

«  Il y a une lutte des classes, évidemment, mais c'est ma classe, la classe des riches qui a mené la lutte. Et nous sommes en train de gagner. » ( New York Times, le 26 novembre 2006, citant une interview de CNN en 2005 ).
 

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 09:58

Comment l’histoire répète-t-elle les arguments contre la réduction du temps de travail ?

Lu sur Bellaciao
de : Michel ETIEVENT
samedi 19 septembre 2015 - 16h21 - 

A l’heure des lois Macron, de l’offensive du patronat contre le code du travail et la bienveillance du gouvernement envers le Medef ... voici quelques exemples historique pour comprendre que le discours de la classe dirigeante n’a pas pris une ride, il s’agit toujours de la même rengaine ...

Juin 1936. La semaine tombe à quarante heures. Les maîtres de forges en Lorraine tonnent contre ce qu’ils baptisent « la loi de fainéantise sociale »  : « Nos entreprises sont perdues. Comment relever le pays si nos ouvriers habitués à la tâche et fiers de l’accomplir travaillent deux fois moins  ? La France va à sa ruine. Et tous, nous pâtiront de ce luxe de paresse  ! » La chanson contre la réduction du temps de travail est une vieille rengaine. Au fil des siècles, les archives déclinent les mêmes arguments.

Nous sommes en 1848. La journée de travail du textile lyonnais vient de passer de quatorze à douze heures. Pour la chambre patronale des soieries, c’est la catastrophe. Elle adresse au préfet une supplique pour dénoncer la dangerosité et l’amoralisme de la nouvelle loi  : « Nous attirons votre attention sur les graves conséquences qu’auraient à subir nos industries au cas où la loi venait à être appliquée. Vous le savez, la main-d’œuvre ici est exigeante et hors de prix. Avec quatorze heures, nous tenions à peine. Douze heures précipiteraient les faillites. Le travail, dans nos entreprises, a toujours commencé à quatre heures du matin, repos d’un quart d’heure à midi, repos final à dix-huit heures Les filles employées s’y livrent sans que leur santé n’en ait jamais été altérée et sans qu’elles ne se plaignent de leur sort par ailleurs envieux quand on songe à tous les “sans-travail” qui écument les rues. Ici, la main-d’œuvre est plus coûteuse qu’à l’étranger. Si nous maintenions le même salaire pour la journée réduite à douze heures, la partie ne serait plus tenable. Nous serions dans l’obligation de fermer nos manufactures et de les transporter là où l’ouvrière est la moins dispendieuse. Et puis, que l’on ne se trompe pas, l’ouvrière ramenée à douze heures continuerait à se lever à l’aurore pour n’arriver à la manufacture qu’à la minute obligatoire, plus disposée à se reposer des occupations auxquelles elle aurait vaqué dehors qu’à attaquer avec ferveur le travail de nos fabriques. Redevenue plus tôt libre le soir, elle n’en profiterait pas dans l’intérêt de son sommeil. Il y aurait à craindre pour la moralité de celles qui, étant sans famille, se verraient affranchies de toute surveillance pendant deux longues heures de la soirée. » Le texte est éloquent.

On entendra la même remarque pour réprouver la loi qui interdit aux enfants le travail dans les mines  : « Loi qui porte atteinte au droit du travail et à la liberté individuelle », 1919. La loi des huit heures suscite les mêmes réactions. Voici ce qu’écrit un entrepreneur de la métallurgie  : « On en veut à ceux qui font la richesse du pays. Il est sûr que nos industries péricliteront, et puis que feront nos ouvriers de tout ce temps vacant  ? Désœuvrement, fréquentation plus assidue des estaminets. Décidément, la morale n’est plus du côté du gouvernement. Faudra-t-il bientôt que nous transportions nos industries dans les colonies  ? »

Un dernier exemple. 12 novembre 1938. Par une série de décrets, baptisés « décrets misère », le gouvernement Daladier supprime les acquis du Front populaire. Entre autres, la semaine de quarante heures. L’argument mérite citation  : « Cette loi de paresse et de trahison nationale est la cause de tous les maux de notre économie. Elle va précipiter la chute de la France. On ne peut pas avoir une classe ouvrière avec une “semaine de deux dimanches” et un patronat qui s’étrangle pour faire vivre le pays  ! » Deux ans plus tard, reprenant les mêmes arguments, Pétain, à la une ces jours-ci pour son antisémitisme exacerbé, balayera les dernières lois sociales et les syndicats qui en étaient à l’origine.

D’après un article de Michel ETIEVENT

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 22:00
CGT-23 Septembre-Pour le respect des libertés syndicales : A Rouen devant le palais de justice, rassemblement et conférence de presse

 

A ROUEN, RASSEMBLEMENT

ET CONFERENCE DE PRESSE DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE

A 16 heures 30

 

CGT - 23 septembre 2015 : journée nationale pour le RESPECT des libertés SYNDICALES

Le 23 septembre 2015 la CGT organise une journée nationale

pour le respect des libertés syndicales.

 

« Casser du militant », briser des élans sociaux, créer des peurs, menacer les Bourses du travail… la répression syndicale reste un des moyens patronal pour freiner le développement du syndicalisme. Ainsi, certains militantes et militants de la CGT, de par leur engagement, sont traités comme des délinquants. Ils sont trainés devant les tribunaux, dans des procédures de plusieurs années. Leur carrière est souvent brisée, leur vie bouleversée, leur famille affectée…

Les affaires judiciaires de Roanne, des « 5 d’EDF-GDF », l’inspectrice du travail à Annecy poursuivie par Tefal, de la Bourse du travail du Blanc-Mesnil, de Chartres, du Havre, de Villefranche-sur-Saône, de la Caisse d’Epargne de l’Ile de France… sont autant de preuves d’une volonté patronale et d’une partie du pouvoir judiciaire, de criminaliser l’action syndicale dans un contexte d’action collective (Grève, manifestation…).

Les sanctions en droit pénal, qui pèsent contre les militants syndicaux, traités comme des « voyous » par le patronat et certains procureurs, sont inadmissibles et n’ont rien à voir avec la réalité du fait syndical !

Pour la CGT, porter atteinte à un militant syndical, c’est porter atteinte à toute la CGT ! La lutte contre la criminalisation de l’action syndicale, s’inscrit dans la démarche générale de la CGT de lutte contre toutes les formes de discrimination.

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 15:34

Moins-disant social ?

par Olivier Petitjean sur le site "Observatoire des multinationales"

Le groupe aéronautique européen Airbus vient d’inaugurer en grande pompe une nouvelle usine de production d’avions à Mobile, dans l’Alabama. Cette implantation dans le pré carré de son grand concurrent Boeing a plusieurs avantages pour Airbus : la proximité du marché nord-américain, la possibilité de de se protéger des variations de change... et l’absence de syndicats. Fabrice Brégier, directeur exécutif d’Airbus, ne se prive pas de souligner les avantages de cette situation, ajoutant que l’Europe et ses syndicats devraient « prendre garde ».

 

A Mobile nous n'avons pas de syndicats

« À Mobile, nous avons pas de syndicats. Nous avons de bonnes relations avec les syndicats, mais nous pensons qu’à Mobile, c’est mieux sans eux. C’est une autre culture. Je ne pense pas que nos travailleurs aient besoin d’un syndicat pour avoir de bonnes relations avec Airbus. »

C’est dans ces termes que le le directeur exécutif d’Airbus, le français Fabrice Brégier, se félicite de l’inauguration de la nouvelle usine du groupe à Mobile, Alabama, dans un entretien avec le Welt am Sonntag. À l’arrière-plan de cette inauguration en grande pompe d’une usine qui reste encore relativement marginale dans la production globale du groupe, il y a aussi la question des rapports de forces entre Airbus, ses syndicats français et allemands, et les gouvernements concernés.

« Le marché américain a clairement un avantage concurrentiel... L’Europe doit vraiment faire quelque chose pour sa compétitivité... En France, par exemple, les charges sociales sont beaucoup trop élevées. »

Lorsqu’elle atteindra son rythme de croisière, en 2017, la nouvelle usine d’Airbus emploiera environ 1000 personnes et produira quatre A320 par mois (sur environ 50 produits dans le monde par les salariés d’Airbus). Dans un message à peine voilé aux syndicats européens du groupe, Fabrice Brégier envisage même la possibilité que dans l’avenir, l’usine de Mobile exporte sa production non seulement aux États-Unis, mais aussi dans le reste du monde.

Une compétitivité en trompe-l’oeil ?

Les moindres coûts de production affichés par Airbus pour son usine américaine sont peut-être liés en partie à des salaires et une fiscalité plus faibles, mais aussi au fait que Mobile bénéficie de moyens de production dernier cri, ainsi que de coûts de transport plus faibles pour le marché local.

Selon l’AFP, toutefois, l’équation économique globale n’est en fait pas si favorable que cela à la future production aux États-Unis : « Un avion assemblé à Mobile va revenir plus cher qu’un appareil fabriqué en Europe à cause des coûts de transport et de la parité euro-dollar actuelle. Les pièces des avions assemblées à Mobile sont produites en Europe, d’autres (pompes à fioul et valves hydrauliques) aux États-Unis et envoyées sur le Vieux Continent avant d’être réexpédiées. »

On rappellera aussi que pour construire cette usine, Airbus a bénéficié d’aides publiques directes et indirectes de l’État de l’Alabama, du comté et de la municipalité de Mobile, pour un montant total estimé à pas moins 158,5 millions de dollars (lire États-Unis : $456,000 dollars de subvention en moyenne pour créer un emploi et le détail des aides et des conditions qui leur sont assorties ici).

Culture anti-syndicale

Contrairement aux régions industrielles historiques des États-Unis, de Detroit à Seattle, le Sud du pays se caractérise par la faiblesse du salaire minimal (7,25 dollars de l’heure en Alabama) et par une très forte culture anti-syndicale. Les constructeurs automobiles ont commencé à s’implanter dans les États du Sud à partir des années 1980 pour profiter de ces conditions favorables - d’abord les japonais comme Nissan, puis les constructeurs européens comme Volkswagen (lire Volkswagen, Nissan et la lutte pour les droits syndicaux dans le Sud des États-Unis).

Boeing possède déjà plusieurs usines en Alabama et en Caroline du Sud, dont certaines ont des syndicats, d’autres non. Le syndicat américain IAMAW (International Association of Machinists and Aerospace Workers), les Machinists, a déjà annoncé son intention de tenter de créer une section syndicale dans l’usine d’Airbus à Mobile.

Olivier Petitjean

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 15:17
SNCB : La stratégie de la privatisation
Photo Solidaire, Salim Hellalet

Photo Solidaire, Salim Hellalet

 
Michaël Verbauwhede

Le 15 juillet, en pleine période de congés, la ministre des Transports, Jacqueline Galant (MR), a présenté sa vision stratégique pour le rail à la commission infrastructure du Parlement. Un plan qui pourrait se résumer selon la formule du philosophe américain Noam Chomsky : « C’est la méthode classique pour privatiser : définancez, faites en sorte que cela ne fonctionne plus, ainsi les gens sont en colère et alors vous le laissez au capital privé. »

 

3 066,8 millions d’euros. C’est le montant qui sera enlevé au rail belge entre 2015 et 2019. Les mesures concrètes devront être détaillés dans les plans d’entreprise de la SNCB et d’Infrabel qui seront divulgués probablement en octobre.
Mais Galant annonce déjà les grandes lignes stratégique. Parmi celles-ci, la baisse de la dotation du chemin de fer de 2 950 millions d’euros en 2015 à 2 593,1 millions d’euros en 2019.

D’abord, il y aura une «augmentation drastique de la productivité de 20 % sur 5 ans. En réalité, il s’agira de « simplement » liquider 7000 emplois en supprimant un peu partout des postes. Actuellement, les différentes directions du chemin de fer sont en train d’analyser comment ils pourront faire fonctionner le rail avec 7000 personnes en moins. Les échos du terrain ne laissent présager rien de bon. Cette hausse de la productivité rimera surtout avec une réduction du service aux usagers : réduction du personnel en gare, remplacement des guichetiers par des automates, suppression des accompagnateurs dans certains trains (le « one man car », voir ci-dessous)…

À noter que la productivité des cheminots a déjà augmenté fortement ces 10 dernières années. En 2004, 165 millions de voyageurs étaient transportés par plus de 40 000 cheminots. En 2014, 34 000 cheminots transportaient prés de 225 millions de voyageurs.

Le plan Galant : un plan ambitieux… de désinvestissement

Ensuite, il y a la révision des plans d’investissements 2013-2025. La proposition initiale du groupe SNCB s’élevait à 42,8 milliards. Cette première version avait été refusée par le ministre de tutelle du gouvernement précédent, Paul Magnette (PS). Selon une étude du département de la stratégie de la mobilité du gouvernement Wallon, « la première version du PPI (2012-2025) partait de la demande en transport pour définir les investissements en infrastructures nécessaires. Il demandait un investissement de 42,8 milliards. Cependant, les restrictions budgétaires (...) ont eu pour effet d’inverser la logique de cette méthodologie. (…) L’usager et ses besoins ne sont donc plus le point de départ du PPI. »1


[...]

La suite sur le site du PTB: Solidaire.

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 14:05
Par AFP
Sur Libération.fr.  Extraits.
Des milliers de personnes manifestent à Helsinki contre l'austérité, le 18 septembre 2015 en Finlande Photo HEIKKI SAUKKOMAA. AFP
FINLANDE : 30 000 manifestants contre les mesures d'austérité à Helsinki

Finlande: «vendredi noir» de grève et manifestation contre l’austérité

La Finlande vivait un «vendredi noir» dans les transports et les services publics en raison d’un appel à la grève contre l’austérité, ponctuée d’une manifestation de quelque 30.000 personnes à Helsinki.

Une foule importante pour un pays peu habitué à la grogne a bravé le vent et les orages pour se rassembler en fin de matinée sur une grande place du centre de la capitale, dans une atmosphère festive avec ballons de baudruche et musique dans les hauts-parleurs.

«Pas question!», disaient des affiches brandies par les manifestants, dont le nombre a été estimé à 30.000 par la police et les organisateurs.

Depuis sa prise de fonctions en mai, le Premier ministre centriste Juha Sipilä a déroulé comme promis pendant la campagne législative un douloureux programme de réductions des dépenses publiques, destiné à faire sortir le pays de trois années de récession.

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Ports et aéroports fonctionnaient a minima à la mi-journée. La compagnie nationale Finnair a annulé 15 vols intérieurs et prévoyait des retards pour l’ensemble de ses opérations.

Une minorité d’écoles ou garderies ont fermé, la Poste a cessé son activité pour la journée, et une cinquantaine des quelque 300 magasins d’État d’alcool ont fermé durant les deux heures de la manifestation.

Retraités, fonctionnaires, allocataires sociaux et salariés du privé: les mesures d’économie n’épargnent pratiquement personne, en particulier ceux qui peinaient déjà à boucler leurs fins de mois, affirment les syndicats.

Ces derniers réclament le retrait des dernières réformes présentées par le gouvernement qui sabrent les majorations salariales pour les heures supplémentaires et les dimanches, suppriment deux jours fériés ainsi que huit jours de congés aux agents de l’État.

Les grèves et les manifestations sont rares en Finlande où la politique sociale est depuis des décennies le fruit d’un consensus entre partenaires sociaux. Mais cette fois, le gouvernement a choisi de légiférer après l’échec de la négociation cet été.

[...]

La Finlande, autrefois présentée comme un modèle dans la zone euro, a vu depuis trois ans son économie s’enfoncer dans la récession, avec une population qui vieillit rapidement et des secteurs industriels en crise.

 

AFP

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