Les jeunes agriculteurs ont contrôlé ce samedi 25 juillet l'origine et le prix au kilogramme des produits laitiers et ceux du rayon boucherie dans deux supermarchés formions.
25/07/2015 à 13:51 par pierre-emmanuelreger
Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Des agriculteurs de Seine-Maritime ont organisé ce mardi 28 juillet de nouvelles actions sur des sites de restauration régionale pour vérifier la provenance des produits.
Une vingtaine d’agriculteurs issus de la FNSEA et du syndicat des jeunes agriculteurs s’étaient donnés rendez-vous ce mardi 28 juillet devant la préfecture de Rouen. Ils tenaient à vérifier l’engagement pris par le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll. Parmi la réponse du gouvernement face à la crise agricole de la semaine dernière figurait la promotion des produits français pour la restauration collective.
En clair, les collectivités s’engagent à utiliser des produits frais d’origine française dans leurs menus. Les agriculteurs ont vérifié les réfrigérateurs de la cantine de la préfecture à Rouen qui sert chaque année 82.000 repas.
Après cette action, le constat est le suivant : beaucoup de produits sont d’origine étrangère mais reconditionnés en France. Par conséquent, les agriculteurs prévoient d’intervenir sur des sites de conditionnement.
Mise à jour : 28/07/2015 à 13:17 par La Rédaction
Mise à jour : 28/07/2015 à 20:48 par Timothée L'Angevin
Déclaration faite le 13 juillet 2015

1. Le KKE appelle les ouvriers, les employés, les couches populaires pauvres, les retraités, les chômeurs et les jeunes, à dire un véritable et inflexible, grand « NON » à l'accord - mémorandum, qui a été signé par le gouvernement de coalition de SYRIZA-ANEL avec l'UE-BCE-FMI et à lutter contre les mesures sauvages qu'il inclue dans les rues et sur les lieux de travail. Ces mesures vont s'ajouter à la barbarie des mesures des précédents mémorandums. Ils doivent organiser leur contre-attaque pour que les gens ne soient pas poussés à la faillite complète. Ils doivent renforcer le mouvement syndical, l'alliance populaire, afin de frayer la voie pour libérer le peuple une fois pour toute du pouvoir du capital et des unions impérialistes qui les conduisent à toujours plus de conditions barbares.
Pas un jour, pas une heure, ne doit être gaspillée. Maintenant, sans attendre, l'activité du peuple doit être intensifiée sur les lieux de travail, usines, hôpitaux, services, quartiers, par les syndicats, les Comités de Lutte, les comités populaires et les comités de solidarité et d'assistance sociale. L'accord conduira à une nouvelle réduction significative du revenu de la population et à l'écrasement des droits des travailleurs et du peuple. Il légitime et donne le feu vert aux licenciements, à l'extension du travail non rémunéré, au chômage technique et à d'autres mesures anti-travailleurs, prises par les gros employeurs dans la période récente en utilisant les restrictions sur les opérations bancaires.
Le peuple ne doit pas permettre que prévale la complaisance, l'intimidation, le fatalisme, le climat d' "unité nationale" frauduleuse et les faux espoirs, encouragée par le gouvernement, les autres partis bourgeois, les médias, divers autres centres de la classe dominante, ainsi que les organes de l'UE. Tous appellent le peuple à accepter le mémorandum Tsipras et à se sentir soulagé, parce que, prétendument, le pire scénario a été évité.
[...]
25/07/2015 à 13:51 par pierre-emmanuelreger
Alors que la saison de la moisson bat son plein, les agriculteurs ont manifesté leur mécontentement samedi 25 juillet à Formerie. Un geste symbolique qui atteste que “cela va mal”.
En effet, ce samedi matin, une vingtaine de jeunes agriculteurs de l’ancien canton de Formerie ont relevé l’origine et le prix au kilogramme des produits laitiers et de ceux se trouvant dans le rayon boucherie, dans les supermarchés formions. À Simply Market, dans un premier temps, où ils ont accroché sur la devanture une banderole “Partagez vos marges” puis à Leader Price où les 2 tracteurs ont déversé du fumier devant l’entrée du magasin car “ici, tout n’est pas français”, lisait-on sur une nouvelle banderole.
Dans les 2 enseignes, les jeunes éleveurs ont relevé une importante différence de prix entre le prix d’achat aux agriculteurs et le prix de vente dans les enseignes. “La différence la plus significative est sur la côte de boeuf. Nous la vendons environ 3 € et elle est vendue à 17 € alors que le supermarché n’a juste qu’à l’étaler. Nous, nous devons élever l’animal pendant 3 ans et faire face à certains risques comme la maladie”, expliquaient-ils.
Même remarque pour le lait. ” Nous vendons le litre en moyenne 32 centimes.” Un prix qui n’a pas évolué depuis 20 ans mais qui ne cesse d’augmenter dans les supermarchés. En effet, ” le litre de demi-écrémé vaut en moyenne 1,40 € alors qu’ils vendent ensuite la crème”. Le prix du litre de lait entier oscille, quant à lui, de 82 centimes à 1,09€.
Ces marges importantes sont dénoncées par les jeunes agriculteurs de l’Oise (JA60) ainsi que le manque de lisibilité des emballages et étiquetages. “Aujourd’hui, nous n’avons pas de salaire, juste de quoi subvenir aux coûts de production. Il est difficile, pour nous, d’envisager l’avenir, de s’installer ou même de reprendre la ferme de nos parents”, soulignaient-ils.
L’inégalité des charges salariales entre les pays européens et des normes de plus en plus pesantes étaient aussi pointées du doigt. Ceux qui avaient déjà déversé du fumier devant l’abattoir Bigard, jeudi, et qui avaient manifesté à Beauvais, vont attendre le prochain conseil d’administration, consulter les derniers accords pris et décider s’ils poursuivront ou non les actions mais ils continueront à surveiller les prix régulièrement, dans les magasins, à proximité.
“Il est important de voir aussi ce qu’il se passe près de chez soi”, expliquait le porte-parole des jeunes agriculteurs.
Pendant ce temps, d’autres personnes du monde agricole de l’ancien canton de Songeons menaient le même type d’actions à Gournay-en-Bray et à Ferrières-en-Bray.
mis en ligne le 23 juillet 2015
Le syndicat agricole MODEF demande au gouvernement : "il faut exiger de l’UE l’exemption agricole des règles de la libre concurrence et prendre dès aujourd’hui en France des mesures législatives de fixation de prix minimum garantis pour les produits d’élevage" ...
Un voeu pieux. Comment imaginer que l'Allemagne cédera sur une telle ligne et que Hollande obtiendra satisfaction, lui qui cède toujours aux souhaits d'A. Merkel et de ses amis socialistes allemands, depuis le traité d'austérité Sarkozy-Merkel du début de mandat jusqu'au dernier memorandum meurtrier infligé à la Grèce ?
L'expérience grecque le montre. L'euro et l'UE, c'est l'austérité et la liberté des plus gros contre les plus petits.
Pour les agricluteurs, c'est la disparition des exploitations familiales et la promotion des fermes usines. Ce sont les grandes surfaces et les industries agro-alimentaires dictant leur loi et leurs prix au nom de la concurrence et de la compétitivité.
Le moment est venu de réclamer tous ensemble la sortie de l'euro et de l'UE qui ont détruit l'économie natioanle.
AC
MODEF : APPEL A REJOINDRE LES MANIFESTATIONS
Le plan de soutien à l’élevage français présenté le 22 juillet par le ministre de l’agriculture n’est pas à la hauteur.
Sur les 600 Millions d’Euros de mesures d’allègement de trésorerie seuls 100 millions constituent une aide réelle, le reste n’est que report d’échéances.
Les mesures dites structurelles ne règleront en rien le problème des prix à la production puisqu’elles ne concernent que l’exportation et que ce marché est en concurrence directe avec les pays tiers exportateurs où les distorsions de concurrence sont majeures. Dans le même temps où le gouvernement prône l’exportation pour régler la crise, il participe via la création de zone de libre-échange Européenne à ouvrir les frontières à l’importation de viande bovine, porcine, ovine et lait à prix cassés. Est-ce la nouvelle définition du développement durable et du bon sens paysan ?
Avec leur bon sens, les paysans réclament à cors et à cris des prix rémunérateurs. Mais cette revendication des éleveurs contrevient aux règles de la concurrence libre et non-faussée énoncées dans les traités qui fondent l’UE et votés par les gouvernements successifs.
Alors il faut exiger de l’UE l’exemption agricole des règles de la libre concurrence et prendre dès aujourd’hui en France des mesures législatives de fixation de prix minimum garantis pour les produits d’élevage assorties d’un coefficient multiplicateur entre fournisseurs et distributeurs.
Concernant les mesures d’urgence, le MODEF revendique la suppression pour 2015 des assiettes minimum de cotisations sociales des exploitants, l’exonération des cotisations volontaires obligatoires et autres taxes sur les produits d’élevage, la restructuration des dettes avec des prêts à taux 0%...
Pour faire valoir le droit à vivre de son travail, le MODEF appelle ses adhérents et l’ensemble des exploitants familiaux à rejoindre les manifestations en cours et prendre des initiatives d’actions là, dans les zones non couvertes par ces manifestations d’éleveurs.
Angoulême, le 23 juillet 2015

Le champion du CAC40 exploite là-bas, des travailleurs souvent immigrés, sous la coupe de régimes dictatoriaux. Il exploite ici, en détruisant détruisant le raffinage français et ses emplois. Il exploite la nature, privilégiant de manière automatique le profit à la durabilité. Rouge Vif 13 propose de maintenir en laisse la tentaculaire organisation, d’opérer une véritable nationalisation, de distribuer équitablement les richesses dans le cadre d’un projet social et environnemental.
Total est la première entreprise française, la onzième entreprise mondiale tous secteurs confondus.
Exploitation là-bas.
Total, sans aucun scrupule, s’appuie sur les dirigeants des pays quasi esclavagistes comme le Qatar, l’Arabie Saoudite, ou la Birmanie pour augmenter ses profits.
Exploitation ici.
En France, ce sont les travailleurs de la Mède qui sont attaqués. Une raffinerie parmi les 10 raffineries françaises encore existantes. Rien qu’autour de Martigues, il y avait 4 raffineries. En France, les géants du pétrole et de l’argent ont fermé 16 raffineries en 30 ans pour le seul bien des actionnaires puisque la courbe des bénéfices et celles des emplois dans les raffineries se croisent.
Exploitation partout
13 milliards d’euros de bénéfices dont 5,55 milliards d’euros versé aux actionnaires en 2014. Total gagne de l’argent, mais préfère fermer ici et ouvrir là où le droit du travail et le droit de l’environnement n’existent pas.
Pourtant ailleurs dans le monde des pays qui ont fait le choix de maîtriser leur production pour qu’elle soit au service du peuple montrent que d’autres rapports de production sont possibles.
En Amérique du sud, centrale et les Caraïbes, le programme Petrocaribe entre différentes nations a été crée en 2005. Il permet aux pays membres d’obtenir du pétrole vénézuélien à bas prix, dans le cadre d’un projet basé sur l’indépendance et la souveraineté des peuples.
Si la volonté politique est présente, l’extraction du pétrole peut servir le développement humain et la solidarité entre les peuples.
Aujourd’hui dans le monde, le pétrole est une ressource indispensable pour assurer le transport et d’autres produits. L’usine de La Mède, comme beaucoup d’usines pollue l’environnement : l’air, les milieux aquatiques, etc... c’est tout l’écosystème qui se trouve modifié. C’est notre milieu de vie qui se trouve affecté.
Mais qui fait les lois sur les seuils de pollutions ? Qui choisit de mettre en place les outils de production dans une entreprise qui pollue ? Qui choisit les tankers aux pavillons de complaisance et aux armateurs qui ne respectent rien ? Ces mêmes bateaux qui s’échouent sur nos plages. Qui gagne à ce que l’environnement soit le dernier des soucis des actionnaires ?
Ceux qui font ces choix sont bien loin des plages aux sables noirs et des étangs pollués. Ils sont plus proches des paradis fiscaux et des nuages à la Défense.
Quand le gouvernement, via le préfet, suspend le plan de prévention des risques techniques et industriels de l’usine de la Mède, préfère reculer sur l’emploi que d’avancer sur l’environnement, il choisit clairement son camp. Dans le même temps la majorité Pseudo Socialiste prépare avec l’argent public le sommet sur le climat.
Quand les tankers en état lamentable transportant du pétrole raffiné s’échoueront sur la côte bleue, cela sera plus polluant que du pétrole brut. Fermer ici et ouvrir ailleurs ça ne règle pas le problème de la pollution des usines ni de l’énergie utilisée.
Au lieu de fermer les raffineries en France, on doit améliorer les raffineries pour qu’elles ne polluent pas et c’est possible seulement si on renverse la table du capitalisme.
C’est seulement si on se dégage de la course au profit que l’on pourra produire pour le bien des peuples et leur environnement. Pour cela l’outil de production, d’une activité aussi fondamentale que la production pétrolière ou le gaz ne doit plus être dans les mains d’intérêts privés mais dans les mains de la nation : salariés, consommateurs, usagers.
Dans les médias et les communiqués de presse de l’entreprise, c’est seulement la partie émergée de l’iceberg qui est présentée. Total prévoit une suppression de 178 postes sur le site de la Mède. C’est une autre réalité qui va toucher le secteur du bassin d’emploi et c’est un autre projet plus large qui est en cours dans notre département.
Sur le site, une hémorragie interne.
Sur le site industriel il y a autour de 600 salarié(e)s du groupe Total et aussi 400 emplois de sous-traitants, souvent en contrat intérimaire. Si l’activité du site change du raffinage pour le stockage c’est chez les plus précaires que cela va faire mal. C’est autour de 350 postes industriels qui seront directement perdus.
Autour du site, un tissu industriel en décomposition.
La raffinerie de LyondellBasell a arrêté son activité, et bien sûr la société Arkema et Naphtachimie sont menacées. Les raffineries sont remises en cause et c’est toute la filière de transformation chimique qui est attaquée. Les salarié(e)s du secteur pétro-chimique de l’étang de Berre l’ont bien compris et se battent ensemble et dans le même but.
Le projet : un cancer généralisé.
L’usine NEXCIS et la Centrale à Gardanne, la SNCM, la raffinerie de Sucre Saint Louis de Marseille, les Grands Moulins Maurel de la Valentine…. On ne compte plus les femmes et les hommes qui jouent leur boulot en ce moment dans le département.
2000 personnes de plus qui iront pointer à Pôle Emploi.
Quel avenir veulent-ils pour nos enfants et nos voisins ?
La solution : une autre politique industrielle décidée et gérée par nous.
Défendre l’emploi, en particulier dans des activités supposant des échanges internationaux, impose d’agir pour que les travailleurs du monde ne soient pas mis en concurrence mais que le développement soit commun et respecte les peuples.
Sans en faire un modèle, l’exemple de SCOP-TI (ex-Fralib) doit faire réfléchir et donner des idées ailleurs. La vente de thé dans la SCOP créée, non seulement se fera sous label bio mais en plus le thé sera payé au juste prix aux paysans vietnamiens et cela en s’appuyant sur la FSM (Fédération syndicale mondiale). Cela veut dire rompre avec les pratiques du géant mondial Unilever qui, lui aussi, exploite les travailleurs ici, et encercle et enferme des villages entiers dont toute la vie de la naissance à la mort est contrôlée par la multinationale.
Rouge Vif 13 prend ses responsabilités vis à vis des travailleurs de l’usine, des travailleurs du secteur et de tous les citoyens. Notre analyse est simple : le capitalisme n’est pas amendable et n’a pas d’avenir. Il faut changer de système
Dans le cas de la raffinerie Total la Mède, nous proposons les points suivants :
Vincent Dulout pour Rouge Vif 13
Transmis par RT
Solidarité avec les travailleurs en lutte. Dons à envoyer par chèque (ordre : CGT Total La Mède) à l’adresse CGT Total La Mède avenue Mirabeau 13220 Châteauneuf Les Martigues.
Nous publions ci-dessous des propositions du MODEF à propos de la situation économique et sociale des éleveurs ( sur le site du MODEF mai 2015).
LES ÉLEVEURS SAIGNÉS PAR LEURS CLIENTS
Les éleveurs sont les victimes de l’absence de régulation des marchés et des prix, ils sont devenus les esclaves de leurs clients abatteurs, transformateurs, distributeurs.
Ils ne comptent pas leur temps pour produire des animaux de boucherie de qualité et en retour ils pourraient espérer que le prix de vente des vaches, génisses, boeufs, veaux soit à la hauteur de la qualité de leur travail.
Mais c’est sans compter sur la rapacité des abatteurs, transformateurs et distributeurs qui se comportent comme des charognards. Avec des prix à la production en baisse de 6 à 8% et des prix à la consommation en hausse de 1%, les vautours se nourrissent sur le dos des éleveurs et des consommateurs.
En déclarant aux éleveurs, je vous comprends mais je ne peux rien faire, débrouillez-vous entre vous, le ministre de l’Agriculture se positionne en observateur d’un jeu dont les règles sont définies par l’équipe adverse (pouvoir donné par la loi de modernisation de l’économie aux GMS).
Cela fait des années que le MODEF dénonce cette loi LME surnommée Loi Michel Edouard Leclerc.
Cela fait des années que le MODEF réclame un encadrement des marges de la grande distribution (coefficient multiplicateur) et la fixation de prix minimum garantis qui couvrent les coûts de production et la rémunération du travail paysan.
Qu’on ne vienne pas nous dire que ce n’est pas le rôle d’un gouvernement de fixer des prix quand celui-ci administre les prix du biogaz, de l’énergie solaire et éolienne. L’énergie ou l’alimentation sont porteurs de mêmes enjeux. Tout est question de volonté politique. La LME doit être changée pour équilibrer les relations fournisseurs transformateurs distributeurs.
Il est possible de fixer un prix plancher (voir article L 632 – 2 – 1 du code rural). Il est possible d’encadrer les marges de la grande distribution en étendant l’article L 611-4-2 du code rural à la viande bovine.
Il est inadmissible qu’abatteurs, transformateurs, distributeurs bénéficient du CICE sans qu’en contrepartie ils modifient leurs pratiques vis à vis de leurs fournisseurs que sont les éleveurs.
Il est possible au nom de la souveraineté alimentaire de limiter les importations à bas prix de viande bovine et d’imposer aux produits importés les mêmes règles de production que celles qui sont imposées aux éleveurs français.
Le Président de la République au sommet de l’élevage à Cournon en 2013 avait affiché sa volonté de sauver l’élevage. Si rien n’est fait face à cette chute des cours de la viande bovine, porcine, volailles, lait, il y aura moins d’éleveurs à sauver car ils auront pour la plupart disparu et rejoint les rangs toujours plus nombreux des sans-emploi.
Président du MODEF National,
Jean MOUZAT.
et sur le site de l'Union des étudiants communistes
Le communiqué de l'UEC toulousains du 14 juillet 2015:
Les faits récents, nous obligent, en tant qu'étudiants communistes, à réagir. Nous nous saisissons de cette date symbolique qu'est le 14 juillet jour de fête nationale pour le faire, car la réponse au référendum Grec nous montre qu'il reste encore bien des Bastilles à prendre.
Le 14 juillet 1789, nos pères prirent la Bastille des mains des monarchistes, cet « air de liberté » allait permettre la naissance de notre République. C'est ainsi que les opprimés de l'époque (paysans, artisans, bourgeois, militaires...) prirent les armes contre leurs oppresseurs (aristocrates, monarchistes et clercs). Or, même si nous savons que cette Révolution ne s'est pas toujours écrite à l'avantage des classes populaires; notamment après l'installation au pouvoir de la bourgeoisie la plus aisée, qui n'a pas hésité à assassiner les amis et défenseurs du peuple qu'étaient Marat, Robespierre ou encore Saint-Just, elle reste un des plus beaux exemples, de ce que le peuple peut réaliser : l'accomplissement de ce que certains ont considéré à l'époque comme une utopie.
Aujourd'hui, nous sommes donc le 14 Juillet 2015 et de tout cela, que reste t-il à célébrer ?
Cette année, ce 14 juillet marque l'anniversaire d'un des symboles de la Libération, puisqu'il qu'il y a 70 ans, après quatre ans d'occupation, c'est en nation libre et souveraine que la France célébrait sa fête nationale. Libéré des armées allemandes, le peuple français pouvait de nouveau scander sa devise révolutionnaire : «Liberté, Egalité, Fraternité » et pouvait porter fièrement le drapeau bleu,blanc,rouge, symbole du pouvoir du peuple sur le pays.
Cette période devait graver la nécessité pour les peuples de disposer de leur souveraineté nationale et populaire. C'est du reste aussi cette volonté portée par le Conseil National de la Résistance qui était au cœur des réclamations des Algériens massacrés à Sétif.
Au delà de ça, les acquis de la Révolution et de la Libération semblent bien loin. D'abord, l'aspect populaire de cette célébration en est aujourd'hui gommé, non pas par le défilé militaire comme certains pourrait le prétendre, mais bel et bien par la parade de nos
dirigeants et de leurs invités. Cette année, notre président a ainsi convié son homologue mexicain, le président Enrique Peña Nieto, celui-la même qui sous la tutelle des réseaux mafieux et du gouvernement États-uniens viole les droits de son peuple, à l'image de la tragique disparition de 43 de nos camarades étudiants mexicains.
Il en va de même pour les acquis de la Libération. Alors qu'il y a 70 ans le CNR proclamait la nécessité de rendre au peuple leur souveraineté, aujourd'hui, les choix du peuples sont rendus impossibles quant ils vont contre les dogmes de l'Union Européenne. "Europe de la paix" qui exerce son pouvoir par le canon -pensons à l'Ukraine ou a la Lybie-, de manière autoritaire -n'oublions pas le NON de 2005- en prolongeant l'hégémonie intellectuelle du libéralisme.
Le dossier brûlant de la Grèce en est encore la preuve, outre le fait que le parti progressiste Syriza avait déjà cédé à l'austérité qu'on lui sommait d'imposer à son peuple, voici que certains membres de l'Eurogroupe voulaient faire payer les Grecs de leur affront, en ayant par la voie de la démocratie osé exercer leur souveraineté. Les dirigeants allemands en tête de file, ont-ils sans doute oublié bien vite que malgré leurs crimes de 1945, les Grecs avaient eux accepté d'annuler la dette allemande en 1953, moins de dix ans après la fin de la guerre.
Mais la situation grecque a aussi pour mérite de ne plus laisser aucune place aux doutes: l'Union européenne est bel et bien intrinsèquement capitaliste, et ne prévoit aucune place pour la démocratie. En son sein, une politique au profit du peuple, plutôt qu'à celui des entreprises, semble dès lors impossible. Cette Union Européenne et cet Euro sont et resteront, jusqu'à ce que les peuples souverains les abattent, comme jadis les privilèges et la monarchie, les armes du libéralisme financier.
Nous étudiants communistes engageons toutes nos forces dans la lutte contre le capitalisme, d'abord en nous opposant aux mesures austéritaires imposées aux étudiants européens, ces mesures ne visant qu'à renforcer la lutte des classes ou seule "l'élite" aurait accès au savoir.
Mais aussi, nous exigeons des droits pour les étudiants, comme un salaire étudiant, afin de faciliter l'accès à des formations de qualité pour ceux qui seront les travailleurs de demain.
Bonne fête nationale à tous !
19/07/2015. Lu sur le site de l'Institut CGT d'histoire sociale de Seine-Maritime.
Depuis le 20 juin 1922, les métallurgistes havrais s’opposent au patronat du Comité des forges qui a décidé unilatéralement une baisse de 10 % des salaires. La grève part des Ateliers et Chantiers de la Gironde (A & C) ou travaillent près de 1000 ouvriers, alors que la décision vient des grandes entreprises comme Schneider et des Tréfileries, qui ont déjà appliqué la baisse des salaires depuis avril.
Entre le 20 et le 24 juin la grève s’étend à toutes les entreprises de la branche. La CGT est divisée, avec d’une part la Cgt réformiste (dite de la rue Lafayette), la Cgt U composé de dirigeants communistes et ceux de l’Union Syndicale composé de militants anarcho-syndicalistes. Dès le 21 juin un Comité de Grève est mis en place,il décide d’étendre la grève à toutes les usines de la métallurgie.
Le patronat se refusant à tout compromis, il fait coller une affiche le 26 juin dans toute la ville.
Les provocations sont multiples.
Tessandier, le Président de la chambre patronale de la métallurgie et signataire du refus, se fait conduire au poste de police proche de la gare, au moment précis où plusieurs centaines de familles envoient leurs enfants par train vers des foyers solidaires des grévistes dans le cadre de « l’exode des enfants ». A cet instant précis, Tessandier sort du poste, se rend à sa voiture, pose une jambe sur le marchepied, allume une cigarette et se met à « contempler » les grévistes. Il est rapidement entouré de femmes qui le poussent, lui crachent à la figure et retournent sa voiture, il s’enfuit alors dans le poste de police.
Le conflit durera 111 jours et fera 4 morts parmi les grévistes, Victoire, Alain, Lefevre et Tronelle.
Il aura des répercussions nationales , y compris politiques.
On retrouvera dans « UN SIÈCLE DE LUTTES POUR LE PROGRÈS SOCIAL EN SEINE-MARITIME » édité par nos soins en septembre 2013 cet épisode (10 €) mais aussi dans le livre de John BARZMANN: « DOCKERS,MÉTALLOS,MÉNAGÈRES » P.U.H.-1997 et plus récemment dans le roman édité chez Rivages par Philippe HUET (18.50 €) LES ÉMEUTIERS les moments forts de cette lutte qui marquèrent le mouvement ouvrier normand.