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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 16:50

Publié par Michel El Diablo

RENTRÉE 2015 : un entretien avec Georges GASTAUD  (secrétaire national du PRCF)

Entretien de , secrétaire national du , avec la rédaction d’Initiative communiste.

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I.C. – Quel regard le PRCF porte-t-il sur la situation internationale ?

Georges Gastaud : La réalité des faits est que la crise du système capitaliste ne peut que s’aiguiser* et que de nombreux indicateurs montrent que la croissance mondiale – à supposer que ce critère discutable mais largement utilisé se suffise à lui-même – fait plus que s’essouffler. Non seulement la zone euro hésite entre stagnation et récession, non seulement la croissance chinoise – largement dépendante de la mondialisation malgré certains efforts de recentrage national – ralentit, avec une multiplication des conflits sociaux, mais la croissance états-unienne est très suspecte qualitativement et très profondément malsaine, comme l’a récemment montré un ancien responsable de l’économie états-unienne.
 
Comme on peut s’y attendre, cela ne rend pas le monde plus sûr, plus pacifique et plus écologique… Aggravée par les ingérences d’Obama et de Hollande-Fabius en Syrie, la crise géopolitique du Proche-Orient peut toujours embraser toute la région en exportant des foyers terroristes jusque dans notre pays. L’impérialisme occidental qui a misé sur les talibans en Afghanistan pour contrer l’U.R.S.S. et les forces révolutionnaires locales, qui a ensuite attisé le communautarisme religieux pour contrôler l’Irak, a désormais devant lui une mondialisation tendancielle de forces terroristes. Fondamentalement, la prolifération de ces créatures de Frankenstein qui violent, torturent et exterminent au nom de la religion, est le joli résultat des manigances de l’impérialisme occidental et de ses alliés archi-réactionnaires de la région, Arabie saoudite et Qatar en tête. Alors que notre pays s’était honoré aux yeux du monde arabe en refusant la seconde guerre du Golfe, la  déstabilisatrice de Hollande, qui fait suite aux aventures libyennes irresponsables de BHL-Sarko, attire comme un aimant les actions terroristes sur le territoire national : et ce n’est pas le flicage généralisé d’internet ou la militarisation à outrance des gares françaises qui vont nous prémunir contre les tueurs fanatisés, comme le montre encore l’affaire récente du « Thalys » ! Entendons-nous bien : le terrorisme est un phénomène odieux et un pouvoir progressiste ferait tout pour l’éradiquer en ciblant ses instigateurs véritables et non l’ensemble de la population et plus encore nos compatriotes de tradition musulmane. Mais cela ne doit pas faire oublier que les interventions néocoloniales de l’impérialisme franco-atlantique de la Syrie au Mali relèvent elles-mêmes du terrorisme d’Etat et que les vrais progressistes français – ce mot exclut le PS, tout entier acquis à l’impérialisme depuis août 1914 ! –doivent combattre bien plus fort cet impérialisme aussi dangereux pour les peuples visés que pour le peuple français qu’elles divisent, désorientent et avilissent aux yeux des peuples du Sud. Même remarque à propos du soutien honteux et hyper-dangereux que l’OTAN et son petit soldat Fabius ont apporté au pouvoir pronazi de Kiev qui joue avec la paix mondiale en provoquant la Russie, seconde puissance nucléaire au monde…
 

Cependant l’impérialisme n’a pas partie gagnée. Il parvient certes à semer la haine et le chaos partout – il n’est que de voir la liste de pays où il est désormais interdit aux citoyens du « monde libre » de voyager – mais il ne parvient absolument pas à rétablir un semblant d’ordre dans les pays qu’il déstabilise et même si au final ce chaos profite aux prédateurs impérialistes (Somalie, Soudan, Irak, Libye, Syrie, Ouest africain…), le temps est loin où l’Oncle Sam faisait régner au prix du sang la « pax americana » dans ses néo-colonies. La réalité est que les peuples consentent de moins en moins à la domination impérialiste de la nouvelle Triplice USA, Europe atlantique sous domination berlinoise, Japon en voie de remilitarisation.

D’autant que les BRICS, dans lesquels subsiste une forte influence communiste même s’il s’agit de pays intégrés à la mondialisation néolibérale, sont un obstacle grandissant à la domination US. Il ne s’agit pas d’idéaliser ces pays et de masquer les contradictions de classes qui les traversent, notamment en Chine, mais de prendre appui sur leur force montante pour isoler l’ennemi principal qui pour nous, est plus que jamais dans NOS pays terriblement prédateurs (souvenons-nous du précepte du communiste allemand Karl Liebknecht s’écriant en août 14 : « l’ennemi principal est dans ton propre pays »). En outre, répétons-le, il ne faut pas regarder les BRICS comme des réalités homogènes. En tant qu’Etat la Chine est à la fois un maillon important de la mondialisation néolibérale et un obstacle à l’hégémonie US de par sa politique nationale de construction d’un marché intérieur ; mais surtout, les  que nous sommes doivent regarder du côté de la classe ouvrière chinoise et de la paysannerie : elles n’ont pas oublié les acquis de la  populaire de 1949 et elles mènent de grandes luttes qui sont d’importance pour le rapport des forces mondial entre le capital et le travail.

 

LIRE LA SUITE DE L'ENTRETIEN SUR LE SITE D'INITIATIVE COMMUNISTE (lien)

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 16:08
Un article très documenté sur Mediapart à propos des réformes envisagées sur le code du travail. Extraits.  Lire l'article entier sur Mediapart.

02 septembre 2015 |  Par Mathilde Goanec sur Mediapart

Terra Nova, think tank proche du PS, a publié mercredi matin un rapport très offensif sur la réforme du droit du travail. Sa proposition de donner la priorité à l'accord collectif sur le code du travail rejoint une autre étude publiée par le très droitier Institut Montaigne la veille. Le gouvernement pourrait s'en inspirer pour une future loi. 

 

Mis en orbite en juin avec la sortie du livre de Robert Badinter et d’Antoine Lyon-Caen, Le Travail et la loi, la réforme du code du travail s’impose comme le sujet politique de cette rentrée. 

[...]

Sur le constat de départ, d’abord : c’est le code du travail qui bride le « dynamisme économique » et explique le taux de chômage massif en France, tout élément de conjoncture mis à part. Tous ceux qui « persistent à attribuer le chômage massif à une insuffisance de la demande et recommandent en conséquence une augmentation de la dépense publique » sont des simplistes, qui « nient les aspects factuels ». Autre gros défaut du code à la française, il ne serait pas suffisamment protecteur pour le salarié, et même bien trop complexe pour ceux censés les défendre. [...]  Il faut donc « changer de modèle », et tant pis si les syndicalistes eux-mêmes sont globalement unanimes pour dire que la réforme du code du travail est loin de constituer une priorité. 

 

Tout revoir, donc, et en premier lieu la primauté de la loi sur le contrat. La France a effectivement pour tradition d’accorder à la règle nationale (le code du travail) un statut prépondérant sur les accords signés aux niveaux de la branche professionnelle, voire de l’entreprise. Les rapports Terra Nova comme Montaigne sont sur ce point unanimes. Ils veulent que les accords d’entreprise ou de branches constituent désormais les échelons prioritaires. L’Institut Montaigne va très loin [...] en s’appuyant quasi essentiellement sur la négociation au niveau de l’entreprise. Les experts mandatés par Terra Nova se veulent plus rassurants [...] « Là où il n’y aura pas d’accord collectif, le droit général s’appliquera », rappelle Gilbert Cette. Mais dans leur ouvrage, la bascule est décrite noir sur blanc. « La logique proposée, dans un premier temps, est de faire de la dérogation conventionnelle la règle. Et dans un second temps, le droit réglementaire deviendrait supplétif du droit conventionnel. »

La possibilité de déroger au code du travail n’est pas nouvelle [...] depuis les lois Auroux en 1982 et Fillon en 2004 [...] Les lois Aubry sur les 35 heures ont également consacré le principe de négociation locale sur le temps de travail. [...]

 

La première réelle anicroche à ce postulat de base date de la création des accords de maintien dans l’emploi (AME) par le biais de l’ANI [...] Ils sont censés permettre, en cas de grosses difficultés économiques, à une entreprise de négocier à la baisse un accord sur la durée du travail et la rémunération en échange d’un maintien de l’emploi. Mais ces accords sont limités à deux ans [...] C’est pourtant bien le modèle défendu par les deux auteurs, une fois les « rigidités » levées. Ce type d’accord pourrait intervenir à tout moment, devrait n'avoir aucune durée limitée, et pouvoir se passer d'un engagement formel sur le maintien de l’emploi. Les deux auteurs vont même plus loin, ouvrant la brèche d’une intense polémique : impossible pour le salarié de refuser de signer un AME, ou alors au risque d’un licenciement sec (et non plus économique, plus favorable sur le plan des indemnités, comme aujourd’hui). 

[...] Tout accord signé devra être porté par un syndicat bénéficiaire de plus de 50 % d’audience dans l’entreprise (au lieu de 30 % aujourd’hui), le syndicalisme doit globalement se renforcer (éventuellement par le biais d'un chèque syndical comme en Belgique), les salariés être mieux informés et leurs élus plus formés. [...]

 

Mais la France n’est ni l’Allemagne, ni le Danemark. « Une contractualisation accrue est un jeu dangereux, vu l’état des forces syndicales et du rapport de force dans les entreprises aujourd’hui », met en garde Gilles Auzero, professeur de droit à l’université de Bordeaux. [...]

« L'idée que l'on puisse simplifier le droit du travail en simplifiant le code du travail est un mythe absurde. La complexité du droit reflète la complexité des rapports de travail avec de multiples statuts soumis à des règles différentes, poursuit Jacques Freyssinet. Si on sabre dans le code du travail, on va transposer cette complexité dans les accords collectifs. Aux États-Unis, vous avez des conventions collectives qui font des centaines de pages car justement, il n’y a pas de code du travail. L’autre possibilité, c’est un développement exponentiel des jurisprudences. »

[...] Pour éviter « une judiciairisation extrême », le rapport se double de nombreuses propositions sur la justice prud’homale. Favoriser la conciliation, introduire « l’échevinage » (soit l’introduction d’un juge professionnel dès la première instance des prud’hommes), et même développer l’arbitrage privé. Autant de points déjà lancés dans le débat public et férocement combattus par les partenaires sociaux.  

 

« Il y aura bien sûr des limites à la négociation locale, celles relatives à l’ordre public, aux droits de l’homme, aux règles supra-nationales », liste Gilbert Cette. Mais l’obligation de santé et de sécurité, les discriminations, l’obligation de réduire les inégalités hommes-femmes, pour ne citer que quelques exemples, seront-elles sanctuarisées, une fois la boîte de Pandore ouverte ? [...] L’exemple du salaire minimum est révélateur de cette ambiguïté : alors qu’il propose carrément une possible dérogation au Smic par « accord de branche étendu » ainsi qu’une modification des règles de revalorisation, le rapport insiste dans le même temps sur une « meilleure articulation avec les dispositifs type revenu minimum, plus adaptés pour lutter contre la pauvreté ».

 

Le rêve du Medef : le renard libre dans un poulailler "libre"( sous-titre AC)

[...] " Les frontières entre salariés et indépendants vont peu à peu s’estomper. Le code actuel, conçu pour réglementer le travail à l’usine, crèvera avec elle, qu’on le veuille ou non. » conclut Jacques BarthélémyCette impérieuse nécessité de réforme est un discours que l’on retrouve dans la bouche des dirigeants socialistes, depuis le début du quinquennat. La proximité idéologique est d'ailleurs manifeste entre les deux experts et le gouvernement. Gilbert Cette, exerçant à la Banque de France, a conseillé François Hollande pendant les présidentielles et co-préside un séminaire pour les ministères du travail et du trésor. Il a été sollicité, tout comme Jacques Barthélémy, à plusieurs reprises sur la refonte du droit du travail ou la question du salaire minimum. Jacques Barthélémy est d’ailleurs, par le biais de son cabinet d’avocats, un conseiller assidu des milieux patronaux, proche de la CGPME pour laquelle il assure des formations. Quant à Terra Nova, la fondation joue avec constance son rôle de boîte à idées d’un PS réformé.

Ce rapport est donc le prélude logique de la mission confiée au mois d’avril par le premier ministre à Jean-Denis Combrexelle sur la place de la négociation collective vis-à-vis du code du travail. [...] Jacques Barthélémy, avec gourmandise, a d’ailleurs glissé ici et là que Jean-Denis Combrexelle, conseiller d’État et ancien directeur général du travail, « pourrait aller plus loin sur un certain nombre de points »

 
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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 13:48

UL CGT Dieppe Jeunes, Fonction publique, Salaire & Pouvoir d'achat

03 sept. 2015

Fonctionnaires: l'effondrement de leur pouvoir d'achat
Les salariés de État des collectivités territoriales, des hôpitaux, qu'on appelle "les fonctionnaires", sont aujourd'hui maltraités par leur employeur.

Les plus bas salaires sont désormais en dessous du SMIC. On leur attribue d'ailleurs une prime pour remonter leurs salaires au niveau du Smic.

Les débuts de carrières sont désormais si bas, que les métiers de fonctionnaires n'attirent plus suffisament de monde; les concours n'ont plus assez de candidats pour combler le nombre de postes: sait-on que l'on embauche les profs à 15% au dessus du Smic ? Ils sont pourtant à Bac plus 5 !

Le Patronat du privé aimeraient bien en faire autant:

Payer les salairés au dessous du Smic, c'est leur rève. Le Medef revendique d'ailleurs la suppression du Smic. D'ailleurs de nombreux employeurs utilisent le temps partiel pour descendre les salaires en dessous du Smic (exemple: les Super-marchés, les fast-foods, etc.). La casse du Smic serait terrible, y compris pour les fonctionnaires

Mais, même pour les cadres du privés, le patronat copie la gestion de l'État ! Désormais, pour un ingénieur à Bac +5, cela devient difficile de trouver une première embauche à Smic+25%.

Et avec l'apprentissage c'est le jackpot ! Vous avez des jeunes élèves techniciens supérieurs, et des jeunes élèves ingénieurs, quasiment pour rien ! D'ailleurs certaines grosses boites ont compris le truc: elles n'embauchent plus que des apprentis, qu'elles jettent dès le diplôme passé (et obtenu), pour les remplacer par d'autres apprentis: c'est indigne !

Lire la suite ici sur le blog de l'UL CGT de Dieppe

Les patrons disent MERCI AU GOUVERNEMENT SOCIALISTE qui donne l'exemple pour le gel des salaires ! 

En France, c'est l'Etat qui pratique le dumping social !

L' intérêt des salariés du public et du privé, c'est de lutter ensemble pour l'augmentation des salaires !

MERCI HOLLANDE, MERCI VALLS,  MERCI MACRON dit le MEDEF

MERCI HOLLANDE, MERCI VALLS, MERCI MACRON dit le MEDEF

En 2014, les hausses de salaires ont été plus rares et plus basses

Les Echos (extraits), 8 juillet 2015 :

Le bilan 2014 de la Commission de la négociation collective a été publié ce mardi.

Le point le plus saillant du rapport est le net recul des négociations salariales de branche, avec « seulement » 386 avenants salariaux signés (-12 % après déjà -27 % en 2013) contre 441 l’an passé et plus de 500 en 2012. C’est là aussi en partie la rançon des années précédentes : en 2011 et 2012, le SMIC avait été revalorisé deux fois dans l’année, poussant les branches à revoir leur grille quand les minima repassaient sous le salaire minimum. En 2013 et 2014, avec une seule revalorisation, qui est plus est limitée à la seule inflation, l’exercice a été moins souvent nécessaire et neuf branches sur dix ont désormais des minima de grille supérieurs ou égaux au SMIC, contre 73 % fin 2012.

 

Résultat : seuls 8,6 millions de salariés ont vu les salaires de leur branche être revalorisés, contre plus de 12 millions les deux années précédentes. Parmi les branches importantes n’ayant pas ouvert de discussions salariales l’an passé, on retrouve notamment le commerce à prédominance alimentaire et les transports routiers. S’y ajoutent les branches ayant ouvert des discussions mais sans parvenir à un accord, comme les banques et le commerce de gros.

Des augmentations moins élevées

La conjoncture a aussi pesé, le rapport pointant « une tendance de la majorité des branches à accorder des augmentations moins élevées » qu’en 2013. Quelque 90 % des hausses sont inférieurs à 2 %, et un gros quart est même inférieur à 1 %. Au final, la valeur médiane des hausses a atteint 1,3 %, contre 1,9 à 2,3 % les trois années précédentes.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 14:58
Lu sur le Grand Soir

Discrètement, le gouvernement prépare déjà une nouvelle offensive contre le droit du travail, dans la foulée des lois Macron et Rebsamen. Les milieux patronaux en rêvent depuis longtemps : que les règles de travail négociées dans l’entreprise, là où la pression sur les salariés est la plus forte, puissent s’imposer à la loi et aux conventions collectives. Ce rêve est-il sur le point de devenir réalité ? Pour plancher sur la question, le gouvernement vient de créer une commission, en partie composée d’ « experts » proches des milieux néolibéraux. Leur rapport est attendu pour la rentrée. Sous prétexte de simplifier le Code du travail, ce rapport pourrait être annonciateur de nouvelles régressions pour les salariés.

Le gouvernement a décidé d’enclencher la vitesse supérieure sur les « réformes » du marché du travail. Les lois Macron et Rebsamen sont à peine adoptées, qu’une nouvelle dérégulation d’ampleur est en préparation. Présentée le 4 mai dernier, une commission « accords collectifs et travail », surnommée « mission Combrexelle » du nom de son président, est actuellement à pied d’œuvre à la demande du Premier ministre. Son objectif ? Produire, pour la rentrée, un rapport dont les préconisations devront inspirer une réforme pour donner plus de place aux accords collectifs – c’est à dire les accords de branche et surtout d’entreprise – dans la définition des règles qui encadrent le travail et le lien de subordination des employés à leurs employeurs. Sous couvert de bon sens et de pragmatisme – le « dialogue social de terrain » serait plus adapté à la réalité des entreprises – le projet s’attaque en fait à l’un des piliers du droit social français, suivant l’une des revendications les plus anciennes du Medef.

Dans le code du travail, deux principes jouent un rôle crucial. La « hiérarchie des normes », d’abord, consacre la primauté de la loi : cette dernière s’impose aux conventions de branche qui s’imposent, elles-mêmes, aux accords d’entreprise. En vertu du second, appelé « principe de faveur », une règle négociée au niveau d’une branche ou d’une entreprise ne peut être que davantage favorable aux salariés. En clair, si une convention de branche fixe le salaire horaire minimum à douze euros, un accord d’entreprise, dans le même secteur, ne pourra prévoir un salaire inférieur à cette somme. En revanche, rien n’interdit d’aller au delà, par exemple à treize euros. Logique, à moins de rendre la loi ou les accords de branche caducs. En principe, donc, ces règles garantissent les mêmes droits pour tous les salariés, et préviennent le dumping social au sein d’une même branche d’activité.

 

« Moderniser en profondeur notre système de relations sociales »

En pratique, les dérogations sont nombreuses. Rendues possibles, d’abord, par les lois Auroux en 1982, puis par les lois Aubry sur les 35 heures, enfin par les réformes successives des gouvernements Raffarin, Fillon et Ayrault, elles concernent essentiellement l’organisation du temps de travail, et parfois les salaires. Ainsi, depuis 2008, la durée minimale de repos journalier, légalement fixée à onze heures, peut, dans certains secteurs, être ramenée à neuf heures par accord de branche ou d’entreprise. Concernant les rémunérations, la loi du 14 juin 2013, transcription législative de l’Accord national interprofessionnel (ANI, lire ici), autorise, en cas de difficultés économiques, une réduction des salaires par simple accord d’entreprise – les fameux accords de maintien de l’emploi, étendus par la loi Macron.

Aujourd’hui, loin de restreindre le domaine des règles soumises à la dérogation, le Premier ministre entend « engager une réflexion nouvelle pour élargir la place de l’accord collectif dans notre droit du travail ». Une place « encore trop limitée », écrit Manuel Valls dans sa lettre de mission adressée à Jean-Denis Combrexelle, le président de la commission. Le champ concerné reste restreint, et les partenaires sociaux ne se saisissent pas suffisamment de la souplesse que la loi leur donne pour déroger au cadre réglementaire. (...) Je souhaite que vos propositions ne se limitent pas à des aménagements du cadre législatif actuel, mais ouvrent des perspectives nouvelles et audacieuses, capables de moderniser en profondeur notre système de relations sociales. » La dérogation deviendra-t-elle la règle et le respect de la loi l’exception ?

 

Emmanuel Macron : « Autoriser les entreprises à déroger aux règles »

« Il s’agit d’une demande récurrente du Medef, constate Marie-Laure Morin, ancienne conseillère à la chambre sociale de la Cour de cassation. Le patronat veut élargir la négociation d’entreprise sur le modèle anglo-saxon. Aux États-Unis, les règles de travail sont négociées dans chaque entreprise, dans le cadre d’un contrat collectif. » En 2014, le Medef publiait un « Livre jaune » programmatique, qui réaffirmait cette priorité : « Le cœur de la définition des règles sociales doit être l’entreprise. Cela suppose une révolution importante car aujourd’hui, c’est la loi qui fixe ces règles. » Autre indice des intentions gouvernementales : Emmanuel Macron n’annonçait-il pas la couleur, à la veille de son entrée au ministère de l’Économie ? « Nous pourrions autoriser les entreprises et les branches à déroger aux règles de temps de travail et de rémunération. C’est déjà possible pour les entreprises en difficulté. Pourquoi ne pas l’étendre à toutes les entreprises, à condition qu’il y ait un accord majoritaire avec les salariés ? »

Auprès des syndicats, la mission Combrexelle passe mal. C’est d’abord le calendrier qui surprend, puisque la commission travaille et auditionne en plein examen parlementaire de la loi Rebsamen qui porte, déjà... sur le dialogue social ! « Ce n’est pas logique, s’agace Marie-Alice Medeuf-Andrieux, secrétaire confédérale chez Force ouvrière (FO). Ce point avait été abordé, puis mis de côté pendant la discussion sur le dialogue social. » Suite à l’opposition des syndicats, « le gouvernement a voulu reprendre la main », estime la juriste Marie-Laure Morin, auditionnée le 6 juillet par la commission. Sa composition est perçue comme « très orientée ». « Il y a surtout des juristes et des pseudo-économistes, déplore Julien Gonthier, du syndicat Solidaires-industrie. Ces gens ne connaissent pas grand chose au fonctionnement d’une entreprise. En tout cas, ils ne sont pas inspirés d’un grand progressisme. »

 

Des experts obsédés par l’« obésité » du code du travail

La commission regroupe, de fait, des experts habitués à naviguer entre public et privé, certains affichant des orientations ouvertement néolibérales. Après avoir été directeur adjoint du cabinet de Martine Aubry, Yves Barou, actuel président de l’AFPA [1], a intégré la direction RH de l’entreprise Thalès. Longtemps membre du Conseil d’analyse économique, Michel Didier est quant à lui président du Coe-Rexecode, un « institut privé d’études économiques » proche du Medef. Il est aussi proche du très libéral Cercle des économistes, tout comme Pierre Cahuc, favorable à la réduction du « coût » du travail et à l’assouplissement des conditions de licenciement. Dans la commission, on trouve aussi, pêle-mêle, le président du groupe Alpha (un cabinet de conseil en relations sociales), Pierre Ferracci, la DRH de Lafarge France, une ex-DRH enseignant désormais en business school, ou encore le juriste Paul-Henri Antonmattei, fervent soutien de François Bayrou lors de la dernière présidentielle. Voilà qui promet !

La participation d’Antoine Lyon-Caen, auteur avec Robert Badinter d’un ouvrage et d’une tribune qui viennent de faire du bruit, est encore plus remarquée. Dans Le travail et la loi, les deux juristes – habituellement classés à gauche – dénoncent la « complexité croissante » et l’« obésité » du code du travail. Ils proposent de réduire ce dernier à 50 principes fondamentaux. Enfin, c’est le pedigree du président de la commission, Jean-Denis Combrexelle, qui laisse perplexe. Dans les milieux syndicaux, le conseiller d’État est décrit comme le « Talleyrand » du ministère du travail [2] : de Jospin à Raffarin, en passant par de Villepin ou Ayrault, le haut-fonctionnaire, ancien directeur général du travail (DGT), survit à tous les gouvernements ! [3]

 

« A force de déroger, on fait du code du travail un véritable gruyère »

« Jean-Denis Combrexelle est le chantre de la "négociation administrée", explique Julien Boeldieu, inspecteur du travail et secrétaire national de la CGT Travail, emploi et formation professionnelle (CGT-TEFP). On négocie, et l’administration valide après-coup, comme pour les plans sociaux depuis l’ANI. On glisse d’une logique de contrôle à une logique d’accompagnement, avec une faveur aux employeurs. » En parallèle, la multiplication des « assouplissements » affaiblit la norme légale. « Chaque gouvernement enfonce un ou plusieurs coins dans le code du travail, poursuit Julien Boeldieu. On multiplie les dérogations, les droits se différencient selon les secteurs d’activité, les entreprises, les territoires. » Peu à peu, « on instaure une inégalité de traitement, une concurrence de fait entre entreprises et entre salariés », insiste Marie-Alice Medeuf-Andrieux, de FO.

La mission Combrexelle va-t-elle confirmer cette tendance ? « Sous couvert de simplification, l’objectif est de poursuivre l’inversion de la hiérarchie des normes et du principe de faveur. On veut définir un socle de droit minimal, et renvoyer le reste aux accords de branche et d’entreprise, craint Julien Boeldieu. En fait, la simplification est un faux débat, car le code du travail est complexe par nature. Il ne s’agit pas seulement du travail du législateur, mais aussi du résultat de luttes sociales sédimentées. Si on simplifie la base légale, on va produire de la jurisprudence ce qui, pour le coup, est une véritable source de complexité. » « A force de déroger, on fait du code du travail un véritable gruyère, confirme l’ancienne magistrate Marie-Laure Morin. On fait de la déréglementation par sur-réglementation ! »

 

La loi, une limite au pouvoir considérable des employeurs ?

Serait-ce une manière de rogner, lentement mais sûrement, un siècle d’émancipation sociale ? Jusqu’aux premières lois sociales, à la fin du XIXe siècle, les règles de travail sont fixées par le règlement intérieur de l’entreprise, et sont donc imposées par la direction. Avec la légalisation des syndicats et la création d’une administration du travail, la loi vient fixer des limites à ce pouvoir considérable, tout en harmonisant les droits des salariés sur le territoire national. Les premières lois touchent le travail des enfants, l’hygiène et la sécurité, les temps de repos. Cet encadrement public, réalisé au nom de l’intérêt général, est très tôt combattu par le patronat. Ce dernier y voit une ingérence insupportable, et dénonce une entorse à la propriété privée des entreprises (sur l’histoire des mouvements sociaux, lire ici).

Cette position sera longtemps la ligne des organisations patronales. Elle s’est bien-sûr atténuée, officiellement du moins. Cependant, l’heure est à la mondialisation des marchés, à la recherche, coûte que coûte, de compétitivité pour les entreprises. Il faut « assouplir », « faciliter », « réduire le coût du travail ». La loi serait une source de « rigidité », et l’entreprise le lieu idéal pour une redéfinition des normes de travail. Il faut « faire une plus grande place à la négociation collective et en particulier à la négociation d’entreprise, pour une meilleure adaptabilité des normes aux besoins des entreprises ainsi qu’aux aspirations des salariés », explique Manuel Valls. Mais qui dit négociation, dit acteurs sur un pied d’égalité. Et dans l’entreprise, les salariés sont-ils vraiment en capacité de négocier ?

 

Chômage de masse et chantage à l’emploi

Le contexte de chômage de masse s’avère lourdement défavorable aux salariés : « Si la direction fait du chantage à l’emploi, la négociation est terminée », estime Julien Gonthier du syndicat Solidaires. « Dans l’entreprise, les salariés sont fragilisés, les délégués du personnel exposés », souligne encore Marie-Alice Medeuf-Andrieux. C’est précisément l’une des raisons d’être du code du travail. Le rapport salarial est un rapport de subordination, qui bride, voire rend impossible, les velléités de revendication individuelles mais aussi collectives. La loi permet, de ce point de vue, la construction d’une norme plus émancipée d’un tel lien de dépendance économique.

Dès lors, quelle doit être la place des accords collectifs ? Les positions syndicales divergent sensiblement. Sur une ligne de compromis, la CFDT se montre plutôt favorable à un élargissement de la négociation collective et à l’adaptation des normes, « dans un cadre protecteur défini par la loi », selon les besoins des branches et des entreprises. « A défaut d’accord, la loi s’applique », précise Marylise Leon, secrétaire nationale au dialogue social. Pour Solidaires et au sein de plusieurs instances de la CGT [4], la hiérarchie des normes et le principe de faveur ne sont pas négociables : « Il vaudrait mieux supprimer les dérogations inutiles pour les entreprises », estime Julien Boeldieu à la CGT. Chez FO, « on est accrochés à la branche », ose Marie-Alice Medeuf-Andrieux. Le syndicat défend la hiérarchie des normes, tout en donnant la priorité à la négociation nationale et en acceptant l’accord d’entreprise, « s’il est dans l’intérêt des salariés ».

 

Renforcer la présence syndicale... ou bien l’étouffer ?

Dans le même temps, la loi Rebsamen, indissociable de la mission Combrexelle, vient affaiblir la représentation syndicale (voir également notre article). « L’enjeu, c’est au contraire de renforcer la présence syndicale, estime Julien Gonthier. De donner aux délégués les moyens de mieux représenter les salariés. La mission Combrexelle s’intéresse au référendum en entreprise. Mais je pense que c’est un moyen pour contourner les syndicats. » La loi Rebsamen permettra bientôt la fusion des institutions représentatives du personnel, ainsi qu’un regroupement des obligations d’information et de négociation avec les représentants salariés. « Jusqu’à présent, le Comité d’entreprise était consulté avant tout projet de réorganisation, poursuit Julien Gonthier. Désormais, l’information arrivera après-coup. Quand on casse les outils qui permettent de comprendre le fonctionnement de l’entreprise, alors on casse la négociation collective. »

Depuis son arrivée à Bercy, Emmanuel Macron n’a qu’une obsession : « Nous devons continuer à réformer en profondeur le marché du travail », répète-t-il à l’envie. S’agit-il de renforcer la représentation syndicale ? « L’important, c’est que la loi précise les règles générales et [donne] davantage de place aux accords de branche et d’entreprise, donc aux partenaires sociaux. Cela suppose que les organisations syndicales s’adaptent à l’évolution de leurs responsabilités. » Non content de déréguler le marché du travail, c’est à dire de dégrader nos conditions de travail et d’existence, l’ancien banquier d’affaires chez Rothschild, qui pourra se targuer d’avoir employé trois fois l’article 49-3 de la Constitution pour imposer sa dernière loi, compte aussi expliquer aux syndicats comment ils doivent « s’adapter ». Ces derniers seront-ils en mesure de résister à la révolution menée au pas de course par un exécutif qui n’a plus de socialiste que le nom ?

Thomas Clerget

Photo : CC Gerry Lauzon

Notes

[1] Association pour la formation professionnelle des adultes.

[2] Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, dit « Talleyrand », est un homme d’État et diplomate français qui a survécu à tous les régimes politiques de l’Ancien régime jusqu’à la Monarchie de Juillet.

[3] Jean-Denis Combrexelle a successivement occupé les fonctions de directeur des relations du travail des gouvernement Jospin, Raffarin et de Villepin, puis de directeur général du travail (DGT), le plus haut poste du ministère, jusqu’à la fin du gouvernement Ayrault, au début de l’année 2013. Sacrée longévité !

[4] Malgré nos relances, le secrétariat confédéral de la CGT n’a pas répondu à nos questions.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 14:05
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 13:12

Stand de « Rouge-midi » à la fête de l'Humanité 2015

Avec SCOP-TI, de La Fabrique du Sud et de Fakir

Vous découvrirez , ci-dessous, le programme des 3 jours sur un stand "Rouge Midi" dont la surface sera doublée par rapport aux années passées pour accueillir les amis et camarades du RCC (Rassemblement des Cercles Communistes) , de "Rouge Vif" des autres départements, de SCOP-TI, de La Fabrique du Sud et de Fakir et les artistes qui se succèderont sur le stand.

Les camarades de "Rouge Midi" vous invitent à venir nombreux pour multiplier les rencontres !

  • Vendredi 11 septembre 19h: quelle action aujourd'hui pour la Palestine et pour George Ibrahim Abdallah, président d'honneur de Rouge Vif 13 ?
  • Samedi 12 septembre 15h: Face à face François Ruffin de Fakir et des syndicalistes de l'industrie énergetique: Centrale thermique de Gardanne, Nexcis,Total... Ecologie et emplois énergétiques sont-ils compatibles ?
  • Samedi 12 septembre 17h: Quelle action politique à l'entreprise ? Avec Gérard CAZORLA de SCOP-Tl (ex-Fralib) Jean CALVARY de la SNCF....
  • Dimanche 13 septembre 11h: Comment rassembler les communistes? Avec Hervé POLY secrétaire fédéral du PCF 62 et des militants de Rouge Vif, de la coordination communiste 59/62..

 

Rouge Midi

http://www.rougemidi.org/

Source : http://www.communcommune.com/2015/08/il-y-aur...

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 22:03
Publié le 28/08/2015 á 21H42 sur Paris-Normandie
Port de Rouen : le délégué du personnel de l’URA conteste le fait d’être en grève
Pour l’heure, les silos de Sénalia sur le port de Rouen sont pleins et ne peuvent être déchargés
 

La tension persiste sur le port de Rouen où les silos de céréales du groupe Sénalia attendent toujours d’être déchargés. Si le DG du groupe, Gilles Kindelberger affirme être victime d’une grève des 25 dockers de l’URA (Union rouennaise d’acconage), le délégué du personnel du manutentionnaire, Gérald Chaventré, affirme au contraire que si un préavis de grève illimitée par tranche de 24 heures a bien été déposé vendredi 21 août, à aucun moment il n’a été appliqué. « C’est Sénalia qui nous a viré de ses sites car nous remettons en cause le plan d’actions mis en place depuis la fin juin chez URA, un plan validé par Sénalia, actionnaire à 34 % de notre entreprise, pour réaliser d’avantage de profits. »

Au cœur du problème, une nouvelle manière de travailler au chargement et au déchargement des navires, avec un seul docker en poste au lieu de deux auparavant. « Pour nous, c’est une question de sécurité. Si un accident se produit, si un docker tombe à la Seine, qui sera là pour lui prêter assistance ? »

Profit vs sécurité ?

Pour l’heure Sénalia a lancé un appel d’offres pour trouver un manutentionnaire capable de reprendre le marché et espère en trouver un pour le 1er septembre. Un appel d’offres auquel l’URA peut même répondre... « Nous demandons simplement le retour à la situation antérieure », conclut Gérald Chaventré, qui espère que les dockers des autres entreprises portuaires seront solidaires, une demande relayée d’ailleurs par la section CGT des ouvriers dockers du port de Rouen.

L. D

l.derouet@presse-normande.com.

Commentaires

Qui est le groupe Sénalia ?
Le groupe Sénalia  assure la prestation logistique pour le compte de SAIPOL, elle-même filiale industrielle de Sofiprotéol.
Et qui est le patron de Sofiprotéol ? Xavier Beulin, un bien curieux syndicaliste … qui laisse bafouer le droit de grève sans vergogne sur les quais de Rouen.  Car faire appel à des entreprises concurrentes à l’annonce d’un préavis de grève sur les conditions de travail aggravées exigées par le dit groupe Sénalia, c’est bien une remise en cause du droit de grève et c’est illégal.
AC.

 

Fâchés par leurs conditions de travail, les dockers ont déposé un préavis de grève vendredi 21 août 2015. Ils accusent leur client de les empêcher de faire grève. Le client dément.

Mise à jour : 28/08/2015 à 19:11 par La Rédaction de Normandie-actu

Extraits

 

(Photo d'illustration © Haropa Port de Rouen)

Depuis le samedi 22 août 2015, des centaines de milliers de tonnes de céréales ne bougent pas du port de Rouen. La raison ? Un différend entre les dockers, leur patron et leur client. (Photo d'illustration © Haropa port de Rouen)

Au port de Rouen (Seine-Maritime), les silos à céréales sont pleins à craquer. Depuis le samedi 22 août 2015, impossible de charger ou de décharger les navires. La cause ? Ceux qui sont censés le faire – à savoir les salariés du manutentionnaire Ura - sous la direction du client Sénalia [exploitant de terminaux portuaires céréaliers], ont déposé, la veille, un préavis de grève. Une action menée à la suite  d’un conflit opposant les dockers à leur direction et ce client.

Seul et non plus en binôme

La tension entre les trois parties est palpable depuis fin juin 2015. C’est à cette période que les directions des deux groupes auraient conjointement imposé de nouvelles conditions de travail aux dockers : le manutentionnaire doit assurer seul la fonction et non plus en binôme. Les 25 salariés de l’Ura s’y sont pliés jusqu’à fin août 2015. Gérald Chaventré, délégué du personnel dresse le bilan de cet essai :

Non seulement, c’est risqué d’être seul en cas de chute dans la Seine mais en plus c’est usant ! L’un d’entre nous, bientôt à la retraite, a perdu trois kilos. Nous sommes des humains, pas des chiens ! »
Grève ou pas grève ? Version contre version

[...] Le délégué du personnel de l’Ura explique à Normandie-actu que, le samedi 22 août 2015, lorsque les salariés ont voulu exécuter leur droit de grève au port de Rouen, site où ils ont l’habitude de travailler, Sénalia les en aurait empêchés. Récupérant leurs clés et leurs badges.
[...]
Dès le 1er jour supposé de grève, Sénalia, pourtant actionnaire de l’Ura, a tenté de travailler avec un autre prestataire. [...]

Sénalia, en quête d’un nouveau prestataire

Bien décidé à ne plus poursuivre la collaboration avec les travailleurs de l’Ura, « Sénalia a lancé, le 25 août 2015, un appel d’offres à l’ensemble des sociétés de manutention portuaire à Rouen.

[...]

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 14:01
À Dieppe, l’union départementale CGT est déjà mobilisée
Publié le 28/08/2015 á 22H49
Sur Paris-Normandie.fr

Syndicat. L’union départementale de la CGT a annoncé une rentrée sociale houleuse.

À Dieppe, l’union départementale CGT est déjà mobilisée
Deux cents représentants des unions locales CGT étaient réunis
 

L’union départementale de Seine-Maritime du syndicat CGT s’est réunie vendredi dans la salle Pierre-Lingois de Neuville-lès-Dieppe devant deux cents représentants des unions locales.

Pascal Morel, secrétaire départemental, a fait le point sur les prochaines actions du syndicat ouvrier qui se démarque de plus en plus des mesures du gouvernement « qui se dit de gauche. »[...]

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe

 Union départementale CGT 76,

29 août 2015

L’union départementale CGT a commencé à mobiliser ses militants
Ce vendredi 28 août, l'Union départementale CGT de Seine-Maritime tenait à Neuville-lès-Dieppe son Assemblée Générale de rentrée.

Après le mot de bienvenue de M. Sébastien Jumel, maire de Dieppe, Pascal Morel, le secrétaire général de l'UD, a présenté; devant 200 militants venant de toute la Seine-Maritime, un rapport d'introduction copieux, dans lequel il a fait un tour d'horizon, tant international que national, sur l'offensive patronale contre les acquis des salariés, et, en face sur la riposte à construire.

Il a notamment dénoncé la politique que la Troïka fait subir au peuple grec, en lui déniant le droit de choisir librement son destin. En Grèce, le PIB a baissé de 25% depuis 2009, le salaire minimum est passé de 680€ à 580€, la TVA a été portée à 23%, les conditions de départ à la retraite ont été durcies, etc.. Ce n'est pas à la Grèce mais c'est aux salariés Grec que l'on fait payer la dette. Mais, plus largement, c'est un message qui est envoyé à tous les salariés européens. Ce que l'on fait aux salariés, grecs, c'est que les capitalistes veulent faire subir aux salariés de l'Europe entière, à commencer par l'Espagne, l'Italie, et la France.

De même, il a dénoncé la situation faite aux hommes, aux femmes, et aux enfants qui fuient leur pays et tentent de traverser la méditerranée, et que l'on qualifie de "migrants". L'été a été marqué par des centaines de morts. C'est une honte pour l'Europe, et pour la France. Il s'est inquiété sur le danger que cela faisait courir pour la paix en Europe.

 

L'austérité ça suffit !

La baisse du pouvoir d'achat en France conduit à la stagnation de l'économie, et à l'aggravation continue de la situation de l'emploi: faible croissance au 1e trimestre, stagnation au second. Le gouvernement gave de milliards d'euros le patronat, et celui-ci se contente de les transférer aux actionnaires; à par enrichir les plus riches, cela n'a aucun effet sur l'activité économique.

Il a critiqué l'avalanche de lois anti-sociales publiées cet été, et s'est inquiété de la multitudes de sujets parfois traités dans la même loi :

  • Loi sur le renseignement (10 juillet)
  • Loi macron (16 juillet)
  • Loi NOTRe (réforme territoriale) (17 juillet)
  • Loi de programmation militaire qui comporte des aspects inquiétants
  • Loi sur la transition énergétique (17 août)
  • Loi Rebsamen (17 août), qui réduit la représentation des salariés, et dégrade le dialogue social.
Ces lois remettent cause notre modèle social.

Pascal Morel a attiré l'attention sur les nombreux dossier chauds qui sont sur la table à la rentrée, comme la loi santé, la négociation Agirc-Arco, les annonces du sinistre Macron sur les 35 heures, etc. Il a insisté sur la nécessité d'être très vite sur le terrain, et d'expliquer aux salariés, les nouvelles menaces qui pèsent sur eux.

Urgent: Les 32 heures en 4 jours, sans perte de salaire !

Face à cela la CGT poursuite sa campagne contre le coût du capital, et son exigence d'une augmentation des salaires. La CGT réactive sa pétition nationale sur le sujet et appelle ses militants à se déployer dans les entreprises.

Le 23 septembre prochain, nous préparons une action de lutte contre la discrimination syndicale. De plus en plus de patrons menacent les salariés qui veulent se syndicaliser et pas seulement à la CGT. Or le droit d’être syndiqué dans une entreprise, c’est un droit inscrit dans la constitution. Il faut le respecter.

D'autre part la CGT lance une grande campagne pour les 32 heures en 4 jours. Il faut partager le travail sans baisser les salaires !

Toute cette actualité a donné lieu à un débat riche.

Il a fallu limiter les interventions à 4 minutes, pour que tout le monde puisse s'exprimer.

On notamment été abordés:

  • La réduction massives des dotations de l'État aux collectivités territoriales, qui font peser une grave menace sur l"emploi, tant au sein des administrations locales que dans les organismes et associations qui sont subventionnées par elles.
  • La fermeture de lits dans les hôpitaux.
  • La question des salaires et du pouvoir d'achat en baisse.
  • La nécessité de renforcer la CGT pour peser plus fortement.
  • Le mépris gouvernemental et patronal vis à vis du monde du travail, et la permanence du discours et la similitude des arguments patronaux, sur des dizaines d'années, voire des centaines d'années.
  • L'analyse des mobilisations du printemps dernier, et la necessité de se mobiliser plus, et de mettre plus de monde dans l'action.
  • La question des jeunes qui sont les plus exploités.
  • La nécessité de s'attacher à résoudre la question du "carreau cassé" dans l'entreprise, c'est à dire des premières revendications des salariés, pour donner confiance.
  • La campagne de carte pétition chez les retraités qui marche très fort, et va contribuer à la réussite du
  • La journée d'action sur les libertés, le 23 septembre.
  • La Grèce, et le mépris dont les salariés grecs sont la victime, alors qu'ils ne sont pour rien dans ce qui leur arrive.
  • Etc.
Prochains rendez-vous dans l'action
  • La rencontre avec les salariés dans chaque entreprise où la CGT est présentes pour discuter de leurs attentes, des revendications à poser, en présentant la pétition et en proposant l'adhésion à la CGT. C'est quand la CGT a été nombreuse en adhérents, que les conquêtes sociales ont été arrachées.
  • Le Meeting de rentrée le 9 septembre à Paris: l'UD organise deux transports en bus, l'un au départ de Rouen, l'autre au départ du au Havre (Nombre d eplaces limitées: pour participer, s'inscrire auprès de l'UD; particiaption aux frais demandée)
  • L'organisation de manifestations puissantes de retraités à la fin septembre, partout dans le département, pour exiger l'augmentation des pensions, et dénoncer la baisse des remboursements des médicaments, voire leur suppression pure et simple.
  • Une grande initiative pour la défense des libertés syndicales le 23 septembre.
  • La préparation de la journée d'action interprofessionnelle du 8 octobre à l'appel de la CGT, de la FSU, et de SUD !
A la CGT, le mot d'ordre est:  Tout monde sur le pont !
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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 13:44

Publié par Michel El Diablo

« Nous n’avons aucune place au sein d’un parti qui s’est soumis aux injonctions de l’establishment local,  mais aussi aux maîtres étrangers » :  DÉMISSION de membres de la SECTION SYRIZA de PARIS

DÉCLARATION DE SORTIE DE MEMBRES DE LA SECTION LOCALE DE SYRIZA À PARIS:

 

Les évolutions politiques accélérées des dernières semaines nous contraignent à rendre nos démissions de membres de SYRIZA, puisqie le parti subit une mutation irréversible et  sans précédent, se transformant en parti de soutien aix mémorandums; ceci de l’exclusive responsabilité du groupe qui le dirige.

Les faits qui nous ont conduit(e)s à une telle décision sont de deux ordres essentiellement:

  1. Le détournement des textes programmatiques fondamentaux du parti (décision politique du 1er Comgrès fondateur, programme de Thessalonique) mais aussi des déclarations de programme du gouvernement qui en confirmait les orientations. SYRIZA fut le parti qui, dès le départ, a lutté contre les choix politiques imposées comme des sens uniques: les mémorandums, le néolibéralisme, le déni de démocratie. Les décisions des dernièrrs semaines annulent les orientations essentielles de SYRIZA et conduisent le parti inéluctablement à la soumission à l’establishment autochtone et international dont SYRIZA deviendra dès à présent l’incontournable serviteur.
  2. Le parti ne fonctionne plus, depuis un certain temps, pour ce qui est substantiel. Des décisions concernant la marche du pays et le peuple, portant sur les décennies à venir, ont été prises, non seulement sans la contributions des instances officielles du parti (Secrétariat Politique, Comité Central, éventuellement Congrès) , mais dans leur complète ignorance.
    Même la décision récente au sujet d’élections anticipées (qui prévisiblement allait conduire à la scission du parti) a été prise en cercle fermé sans information préalable des instances du parti.

Nous considérons que nous n’avons aucune place au sein d’un parti qui s’est soumis aux injonctions de l’establishment local,  mais aussi aux maîtres étrangers, d’autant plus que ses instances ne participent nullement à la plannification et à l’exercice de la politique, mais n’ont qu’un rôle ornemental, au sein d’un parti qui dévie vers le bonapartisme et la gestion des mémorandums.

Cependant, en dépit d’une très grande déception, nous considérons que la démobilisation est une option inadaptée.


Citoyen(ne)s grec(que)s de la diaspora, nous considérons que le troisième mémorandum sera dévastateur; il s’impose donc d’apporter toutes nos forces au combat pour l’annuler, d’annuler aussi les mémorandums précédents.

La lutte contre les mémorandums socio-destructeurs, contre la dépendance de l’impérialisme, est une nécessité.


Nous mènerons ce combat au niveau du mouvement social et du politique, à travers un nouveau grand pôle de lutte contre les mémorandums, pour accéder à l’unité du peuple, nécessaire à la lutte pour le démontage des politiques hostiles au peuple.

Nous sommes dans l’attente de soutien des mouvements syndicaux et populaires européens. Soutien à notre combat pour la reconstruction productive progressiste, pour l’émancipation des inatances réactionnaires européennes.


Par conséquent nous diffuserons notre décision à toutes lea forces qui, des années durant, se sont positionnées à nos côtés, en France, dans les luttes communes contre l’austérité, contre le néolibéralisme, contre le déni de la souveraineté nationale.

Apostolidou Eleni – membre de SYRIZA Paris

Goulas Vangelis – coordinateur de SYRIZA Paris

Grigoriadou Lena – membre de SYRIZA Paris

Kosadinos Emmanuel – membre de SYRIZA Paris

Kiriakidis Pâris – membre du secretariat de SYRIZA Paris

Nestoridis Nestor – vice-coordinateur de SYRIZA Paris

Papageorgiou Chryssa – membre du secretariat de SYRIZA Paris

Papadomihelaki Alice – membre de SYRIZA Paris

Le 23 août 2015

SOURCE:

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 11:00

Publié le 28 Août 2015 sur le blog de Canaille Lerouge.  Merci à lui pour ce travail.

Le Mikado de l'agro industriel,

Beulin et Sofiprotéol encore

Dokers de Rouen, une des plus vieilles professions de la ville portuaire, Les marchands de blé formaient une corporation puissante à Rouen. Située sur la Seine à 80 kilomètres de la Manche, Rouen depuis des siècle est un grand port fluvio-marin. Les céréales récoltées y convergent encore aujourd'hui , c'est le premier port céréalier d'Europe, et le numéro un au monde pour le blé, ce qui permet à X Beulin de faire le sien.

Dokers de Rouen, une des plus vieilles professions de la ville portuaire, Les marchands de blé formaient une corporation puissante à Rouen. Située sur la Seine à 80 kilomètres de la Manche, Rouen depuis des siècle est un grand port fluvio-marin. Les céréales récoltées y convergent encore aujourd'hui , c'est le premier port céréalier d'Europe, et le numéro un au monde pour le blé, ce qui permet à X Beulin de faire le sien.

 

Du temps de l'activité professionnelle de Canaille le Rouge, à l'époque où la SNCF se faisait un point d'honneur de réaliser du trafic voyageurs et marchandises, il était coutumier de regarder le cours des céréales à la bourse de Chicago (qui donnait le "la" de la spéculatuion en la matière ) pour voir si des trains issus des silos beaucerons (dont ceux de Beulin) devrait (vide) aller charger et partir (plein) livrer leur précieux chargement au port de Rouen qui est aux céréales ce que le port du Havre est aux containers (ou Antibes aux yachts de luxe).

Canaille le Rouge ne savait alors pas que la verticalité et l'horizontalité de l'organisation de groupes comme Sofiprotéol permettaient de faire son beurre avec la fabrication d'huile (dont lesieur) la nourriture des troupeau (tourteaux) et que la spéculation sur le cour des grains permettrait à Beulin d'entasser son blé. 

Le capitalisme n'est grand que sachant garder à l'ombre ses mystères.

Un article de Paris Normandie (lien ci dessous)du 27 aout 2015, presque anodin mais qui dans la période éclaire la nature revendicative du patron de la FNSEA.

« Le groupe Sénalia, qui exploite les plus importants terminaux portuaires céréaliers et agro-industriels du port de Rouen, ne peut plus charger, ni décharger navires et péniches sur ses sites rouennais depuis la fin de la semaine dernière. La cause ? Une grève illimitée, reconductible chaque jour, des vingt-cinq dockers du manutentionnaire URA (Union rouennaise d’acconage) en conflit avec leur direction.

Nous sommes les otages de ce mouvement », assure le directeur général de Sénalia, Gilles Kindelberger qui aimerait pouvoir vider les 400 000 tonnes de céréales stockées actuellement dans ses silos du port de Rouen, pleins comme des oeufs. « Toute la chaîne d’approvisonnement est bloquée, jusqu’à nos coopératives adhérentes qui sont impactées ».

 

Arrivé à ce moment, la question est à poser : connaissez-vous Saipol ?

"SAIPOL

Saipol est une filiale industrielle de Sofiprotéol. Saipol favorise la création de valeur à chaque étape de la filière afin de permettre à chacun de vivre de son métier, développe et structure la filière française des huiles et protéines végétales.
Trituration et raffinage sont les premières étapes indispensables dans la valorisation du colza et du tournesol.
A partir du colza et du tournesol, Saipol produit des huiles végétales brutes et raffinées, destinées à l’alimentation, les biocarburants et la chimie. Les coproduits de l’extraction de l’huile, appelés tourteaux, sont commercialisés dans les filières de nutrition animale.

Saipol est le leader français du secteur et dispose d’une capacité de transformation de 4 millions de tonnes de graines, soit de l’ordre de 70 % des capacités nationales.

Sénalia assure la prestation logistique pour le compte de SAIPOL."

 

C'est la présentation qu'en fait son site internet

Le patron de Sofiprotéol comme chacun  commence à le savoir est l'innérable Xavier Beulin, syndicaliste agricole bien connu, le Berger de la FNSEA pour qui la lutte revendicative revient à aider à la suppression des petites exploitations et à demander des financements publics pour faire passer la potion refusée par les petits producteurs.

 

Ce qui est plus que croquignolet c'est de voir le directeur de la boite présidée par celui qui encourage à envahir Paris de tracteurs, qui légitime la mise à sac de la mutalité agricole , dont les activistes sont connus pour mettre le feu aux gares et aux préfectures crier à la prise d'otages. 

Au coeur du conflit l'antagonisme de classe qui est le quotidien du syndicalisme de lutte : salaires, effectifs, conditions de travail et rémunération.http://www.port-de-rouen--les-silos-de-senalia-bloques-par-une-greve-de-dockers#.Vd_3vfbtluB

Sachant que Sénalia (X. Beulin) est actionnaire )34% de l'entreprise en grève, l'argumentation de la direction est plus que spécieuse. Elle tente des manoeuvres dilatoires pour contourner le conflit. Dès lors, la CGT des dockers menace de le généraliser sur le bassin portuaire. 

Valls va-t-il envoyer ses CRS comme Jules Moch savait le faire ?

On attend avec impatience la réaction des petits producteurs qui appelait à cette solidarité qu'il n'ont jamais manifesté pour les gars de Conti ou Goodyear (qui pourtant directement ou par rebond travaillaient pour leur filière).

En attendant il est évident que les dokers, les salariés de la filière agro-industrielle ont la sympathie de Canaille le Rouge, sympathie qui pour qu'ils en prennent la mesure est à la hauteur du mépris qu'il professe à l'encontre des patrons de la FNSEA.

 

Pour mesurer ce que pèse Sénalia

Prise d'otage à Rouen, mais que fait Jeanne d'Arc ?

2013/2014 est restée stable par rapport à la campagne précédente avec près de 7 millions de tonnes manutentionnées

 

Ces 7 millions de tonnes font environ 4650 trains de 25 wagons, chacun pesant trois camions de céréales. Ce qui fait environ 350 000 camions près de 1000 par jours.

Cela aide à prendre la mesure de qu'est réellement ce curieux syndicaliste.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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