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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 11:35

 

Démosphère

samedi 15 novembre 2014 

à 14h

 

Manifestation
pour une alternative

à la politique gouvernementale

Contre le budget d'austérité de Valls-Hollande
Contre les cadeaux au Medef

carte

 

Trajet / parcours:

Manifestation

de

Denfert-Rochereau

à l'Assemblée nationale

 

Syndicalistes - politiques - associatifs - citoyen-ne-s

ensemble pour une alternative à l'austérité

La coupe est pleine ! Le pays s'enfonce dans la crise avec son cortège de misère, de chômage, de précarité, de violentes divisions. Depuis des années la droite et, depuis 2012, François Hollande, les gouvernements Ayrault et Valls poursuivent le même but dans le cadre des traités européens et en accord avec les dirigeants de l'Europe libérale : austérité, compétitivité par la baisse du coût du travail, reculs sociaux, coupes claires dans les dépenses publiques le tout adossé à une politique productiviste qui aggrave la crise environnementale. Ces politiques ont échoué partout en Europe comme elles échouent en France : elles nourrissent la crise, creusent tout à la fois les inégalités et les déficits.

Aujourd'hui, ils veulent aller toujours plus loin. Après les milliards de cadeaux au patronat dans le cadre des « pactes » de compétitivité et de responsabilité, le gouvernement annonce des mesures qui s'en prennent gravement encore aux salarié-e-s, aux retraité-e-s , aux jeunes, aux chômeurse-s, et d'abord aux femmes.

Pour financer les cadeaux faits aux actionnaires, il faut en effet bien prendre l'argent quelque part ! C'est sur la majorité de la population que pèseront les 21 milliards d'économies annoncés dans le budget 2015 : 9,6 milliards pour la Sécurité sociale, 7,7 milliards pour la réduction des services publics et 3,7 pour réduire l'action des collectivités locales.

Il faut stopper cet engrenage ! A l'assemblé nationale, le gouvernement ne dispose plus que d'une majorité fragile.

Les députés qui ont été élus pour faire une politique inverse de celle de Nicolas Sarkozy doivent respecter le mandat que le peuple leur a confié. Ils ne doivent pas adopter dans les jours qui viennent un budget libéral qui répond aux exigences du MEDEF et de la Commission Européenne pas aux besoins de la population et à l'intérêt général.

Nous disons que d'autres choix sont possibles. Nous ne sommes pas condamnés à l'austérité permanente et à l'insécurité sociale. Il faut mettre en œuvre une politique qui parte des besoins sociaux, s'attaque aux inégalités. Une réforme fiscale d'ampleur permettrait une redistribution des richesses et une relance des investissements productifs au bénéfice de la grande masse de la population, s'inscrivant dans la transition écologique.

Il faut redonner du pouvoir d'achat, augmenter les salaires, créer des emplois. Il faut créer les moyens d'une véritable reconquête industrielle. Il est nécessaire de financer les besoins en matière de recherche, d'éducation, de santé ou encore de logement. Pour cela, il faut s'attaquer au capital, à la finance, à la rente des actionnaires qui est supportée par les salarié-es, les chômeurs, les précaires, les retraités et la jeunesse.

Des résistances, des luttes se mènent déjà contre les conséquences de cette politique. Il faut élever la mobilisation des salarié-es, l'intervention des citoyens et citoyennes pour mettre un coup d'arrêt aux politiques en cours, imposer d'autres choix.

Pour dire non au budget d'austérité du gouvernement Valls

et appeler à ce qu'il soit rejeté !
 

Pour dire non aux exigences du Medef !
Pour rassembler et construire une alternative à la politique actuelle !


 Lien : http://paris.demosphere.eu/rv/35729
Source : http://www.cgteduc93.fr/spip.php?article6204
Source : http://www.rezocitoyen.org/Mettre-un-coup-d-a...


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La CGT 93

Pour une alternative

à la politique gouvernementale

Contre le budget d'austerité de Valls-Hollande
Contre les cadeaux au Medef

Nous n'en pouvons plus. Le chômage gonfle, boucler le mois devient très compliqué. Les aides sociales reculent, les services publics sont asphyxiés, dé- membrés, fermés, y compris les services de proximité alors que les usagers se mobilisent pour les défendre. Se soigner, se nourrir et se loger décemment, s'occuper de ses enfants ou de ses parents, devient un parcours du com- battant.

Partout, nous ne rencontrons que du mépris.

Mépris pour les chômeurs auxquels on propose des métiers déqualifiés, des bas salaires, des temps partiels sous-payés, et qu'ils doivent accepter à moins d'être radiés.

Mépris, quand les loyers et les charges augmentent et qu'il ne reste rien pour vivre. Mépris, quand dans les HLM, faute de budgets sociaux, les plafonds se fissurent, les ascenseurs sont régulièrement hors service.

Mépris quand, à la limite du surendettement, EDF ou GDF-Suez exigent que les factures soient réglées ou sinon, c'est la coupure de l'électricité ou du gaz.

Mépris pour celles et ceux qui restent sur le carreau, « en vrac », quand les firmes débauchent même si leurs actions flambent.

Mépris partout quand on est blacks, beurs, ou sans-papiers surexploités et sans droits. Mépris, quand après 40 ans au boulot, ne reste qu'une retraite de misère.

Mépris quand la concurrence au travail nous casse, parfois tue, et qu'il faut faire toujours plus avec moins de moyens.

Enfin, mépris, dans la bouche des dirigeants pa- tronaux et politiques, quand on laisse entendre que cette situation serait de la faute de ceux qui trinquent.

Toutes ces galères font monter une immense colère, chez celles et ceux qui les su- bissent ou qui les voient sévir autour d'eux. Cette colère est légitime. Nous devons transformer cette colère en une force qui fasse cesser les galères, et impose un autre modèle de société, égalitaire et solidaire.

Vite, très vite !

Car l'exaspération produit aussi du « chacun pour soi » et la guerre des pauvres contre de plus pauvres qu'eux, dont se nourrit le Front National. Les galères ne viennent pas de nulle part.

C'est le résultat du système capitaliste, des politiques libérales et patronales menées depuis des décennies.

Depuis 2012, le Président de la République, dans la lignée de son prédécesseur, a enrichi les riches et appauvri les pauvres. Alors que son impopularité tourne aujourd'hui à l'illégitimité, Hollande poursuit sa politique de régression sociale. En plus, il décide autoritairement une réforme des collectivités locales, qui Nous devons transformer cette colère en une force qui fasse cesser les galères va attaquer plus encore la démocratie et les services publics locaux.

Le gouvernement Valls 2, en plein accord avec le MEDEF , donne de nouveaux gages au patronat : démantèlement du code du travail, coupes multipliées dans les dépenses publiques et sociales, accélération des exonérations fiscales pour le capital, démolition de la loi Allur, attaques sur la politique familiale. Toujours tout aussi autoritairement, au plan international, se négocient dans le plus grand secret des accords de libre échange qui auront des impacts lourds en termes de pouvoirs renforcés des multinationales, de chômage supplémentaire, mal-bouffe.

Et se poursuit l'alignement sur la politique étrangère américaine.

L'austérité n'est pas pour tout le monde. Pendant que nous payons, pour eux, les milliards qu'ils empochent, le CAC 40 et les banquiers se gavent : 40 milliards de di- videndes versées aux actionnaires en 2013, 5% de plus qu'en 2012.

Cette politique n'est faite ni pour le peuple, ni par le peuple :

Il n'a pas voté cela !

Ces nouveaux seigneurs nous gouvernent, circulent et font carrière des sommets de l'Etat aux banques ou aux directions du CAC 40, font leur loi… et se croient au dessus de la loi.

*Cette politique, nous n'en voulons plus.

Nous disons : « ça suffit » ! Et nous la combattons.

Beaucoup résistent. Mais nos mobilisations sont trop éparses.

Nos combats doivent converger.

Si nous tous, citoyens et citoyennes, salarié-e-s, privé-e-s d'emploi, retraité-e-s, syndicalistes, militant-e-s associatifs et politiques, actrices et acteurs du monde de la culture et du sport, nous nous rassemblons, nous rendrons possible une alternative, une autre politique sociale et solidaire, écologiste et féministe, démocratique.

Nous sommes avec celles et ceux qui luttent et redressent la tête. Avec les salariés qui se battent pour leurs salaires, leurs emplois, leurs droits. Avec les chômeurs, les intermittents, les précaires.

Nous sommes dans les luttes pour les droits au logement, à l'éducation, à la santé.

Nous sommes dans les luttes des femmes, des migrants, pour faire reculer toutes les discriminations, les exclusions, le racisme, la répression.

Nous sommes dans les luttes contre les reculs de la démocratie, à l'œuvre aussi dans les entreprises et les administrations.

Nous nous battons contre les projets qui ravagent notre planète et notre environnement. Nous voulons construire des ponts entre toutes ces luttes. Nous voulons organiser des mobilisations et des actions communes, localement et nationalement, pour combattre l'austérité et nous en sortir. Le plus rapidement possible.

Partout, nous invitons au lancement de collectifs locaux pour mettre en place des cadres d'actions et de mobilisations communes, soutenir, aider, développer les luttes. Nous voulons aussi ouvrir un vaste débat, national et local.

Comment faire reculer le chômage, quels droits, y compris nouveaux pour les salariés, les citoyens, quelle politique pour le logement, la santé, l'éducation, la culture ?

Nous voulons inverser cela : montrer ce que veut et peut le plus grand nombre. Nous voulons qu'on invente les solutions ensemble, en les discutant dans les quartiers, les villes, les entreprises, et sans exclusive : avec toutes celles et tous ceux qui viendront faire entendre leurs exigences sociales contre l'austérité.

Nous nous proposons de d'élaborer, mettre en débat ensemble des mesures d'urgence.

Il est plus qu'urgent de nous rencontrer, urgent de résister, urgent de reprendre le contrôle de nos vies, ur- gent d'empêcher qu'on nous les vole, urgent d'imposer d'autres choix. C'est le but de notre collectif, qui s'est donné pour tâche de réunir mouvement associatif, mouvement syndical et mouvement politique, afin de porter une alternative à l'austérité dans le débat politique et dans la rue.

Manifestons ! le 15 novembre à Paris

14 h pour une alternative sociale, écologique et politique

 Source : http://www.cgteduc93.fr/spip.php?article6204

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 11:31
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 23:09

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

La guerre est déclarée. La chancelière Merkel a sorti la grosse Bertha cette semaine pour finir de détruire ce qu'il reste du droit de grève en Allemagne. La « bataille du rail » enrage le grand capital allemand qui veut éradiquer ce droit fondamental.

 

La fête est gâchée. En pleine commémoration des 25 ans du mur de Berlin, d'auto-célébration du modèle allemand – qui appauvrit l'Europe, et les travailleurs allemands eux-mêmes –,les cheminots allemands continuent leur « bataille de rail ».

 

La « bataille du rail » en Allemagne :

4 jours de grève qui gâchent la commémoration de la chute du mur !

 

Les conducteurs de train ont appelé ce mercredi à une grève de 4 jours de l'ensemble des salariés du rail contre la volonté de la direction de la Deutsche Bahn (DB) d'éliminer le syndicat des conducteurs de train GDL de la négociation des nouvelles conventions collectives.

C'est le troisième mouvement de grève en un mois. Les conducteurs réclament, pour tous les salariés du rail, une augmentation du salaire de 5 % et le passage de la semaine de travail de 39 à 37,5 h. 

 

Ce n'est pas le seul secteur qui bouge. Le fleuron du transport aérien, la Lufthansa, a connu plusieurs grèves qui ont cloué au sol 5 800 avions cette année. Dans le commerce, Amazon a vu aussi se multiplier les grèves face à l'hyper-exploitation.

 

Le nombre d'entreprises touchées par les grèves a été de 1 384 en 2013, un record depuis vingt ans, alors que l'Allemagne pourraît connaître la récession en 2014.

Le nombre de travailleurs participant aux grèves, le nombre de jours de travail perdus ont atteint un pic en 2013, sur les six dernières années. 

Une enquête de l'Institut d'études pro-patronal IW, menée par Hagen Lesch, sur 123 conflits du travail avait montré que les syndicats dits catégoriels (aussi de « lutte », de « base » dans le contexte allemand) allaient plus souvent au conflit que les autres.



Merkel monte au front : « les petits syndicats font trop de grèves »

 

C'est pourquoi l'offensive du gouvernement, du patronat porte sur un projet de restriction du droit de grève, visant à limiter la capacité d'action des syndicats de base, au nom de la représentativité syndicale, ou « tariffeinheit »(unicité de négociation syndicale).


Et cette fois, c'est Angela Merkel, la chancelière, qui monte au créneau, tout en dénonçant publiquement – une première – la grève des conducteurs de train :

« Nous notons une tendance des petits syndicats à partir en grève avec de graves conséquences. Nous avons pris la décision de changer la capacité à négocier les conventions collectives, elle sera limitée à un syndicat par entreprise ».

 

Nom de code : « tariffeinheit ». Avec le « tariffeinheit », un seul syndicat représentatif pourrait mener les négociations dans une entreprise, une branche. Un seul syndicat dans les négociations, un seul donc légitime à les rompre et à entrer en grève. Les autres syndicats seraient réduits à l'impuissance, donc à la disparition.

Le tariffeinheit avait été instauré en 1950 dans la RFA capitaliste (où le Parti communiste était interdit, comme les grèves dans le secteur public, ce qui est toujours le cas!) pour façonner un panorama syndical docile, de co-gestion, derrière la DGB réformiste.

 

Les grandes entreprises allemandes effrayées par les mouvements de grève

 

Le but est bien entendu toujours de faire triompher les syndicats de co-gestion liés à la DGB sur les syndicats de métier mais aussi de lutte comme la GDL, ou VC.

Les grandes entreprises ont très peur d'un mouvement social d'ampleur. Lufthansa a déjà perdu 160 millions d'€ cette année à cause des grèves. Une grève de quatre jours dans les transports pourraient coûter 100 millions d'€, selon l'Institut pour la recherche économique de Cologne. 

Wolkswagen, BMW, Audi ont déjà fait savoir au gouvernement qu'elles ne toléraient pas d'arrêt de travail sur leurs chaînes de production.

 

Une syndicaliste social-démocrate pour achever le droit de grève !

 

Ironie de l'histoire, c'est à une Ministre social-démocrate et dirigeante du syndicat IG Metall, Andrea Nahles, que Merkel a confié la tâche d'achever le droit de grève : son projet de loi limiterait la capacité à négocier, donc à rompre les négociations et faire grève, au plus grand syndicat de chaque entreprise. Une façon de briser les syndicats plus petits et plus combatifs.

 

Comme le note le syndicat Vereiningung Cockpit, qui représentent les pilotes de la Lufthansa, « c'est une intervention contre le droit de grève, en cela c'est inconstitutionenel ». Il s'agit « de casser la puissance des syndicats plus petits ».

Les syndicats de base s'appuient sur un jugement de la Cour fédérale du travail de Francfort qui, en 2010, avait reconnu le principe démocratique de la « tariffpluralitat », c'est-à-dire non seulement la reconnaissance de la pluralité syndicale mais aussi de la diversité des acteurs pouvant négocier les conventions collectives, partir en grève.

Il y a de quoi agir, se mobiliser quand on sait que les revenus moyens des Allemands n'a pas augmenté depuis 2006, selon la Fondation Hans-Boeckler, liée aux syndicats réformistes allemands.

 

Le modèle allemand qui nous est montré en exemple, c'est la paupérisation, l'hyper-exploitation. Celles que combattent de plus en plus les travailleurs allemands. Face à leur action organisée, le gouvernement allemand est prêt à détruire ce qu'il reste des droits démocratiques et sociaux. L'heure est à la résistance, en Allemagne comme en France.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 23:00

Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe.  Cliquez sur le titre ci-dessous pour y accéder

L'Allemagne sans trains : grève historique à la Deutsche Bahn !

2014-11-06-Greve-en-allemagne-03.jpgC’est l'une des plus longue grève dans l’histoire des chemins de fer allemands qui vient de commencer. La grève est massivement suivie. Le patronat tonne contre les risques de pertes de millions d'euros de profits.

Le 5 novembre, après l’échec des négociations salariales entre les syndicats des conducteurs de train et la direction de la Deutsche Bahn, les cheminots du fret ont arrêté le service. Ce jeudi, c’est le transport des passagers qui est également concerné. L’arrêt de travail durera jusqu’au lundi 9 novembre – 100 heures en tout –, et deux trains sur trois ne quitteront pas leur gare. Du jamais vu outre-Rhin.

Résultat : "Les gares sont vides. Les rues d’autant plus encombrées. Et maintenant, nous risquons de manquer d’essence", persiffle le Handelsblatt. Le premier quotidien "économique" du pays (Düsseldorf), entièrement au service du patronat et de sa vision antisociale, est donc allé en reportage dans sa région, une des plus densément peuplées du pays. Il constate : "Les bus, les agences de location et les taxis sont les gagnants de cette grève. [Mais] sans les trains, les durées de trajet ont doublé ce 6 novembre." Le quotidien, comme la grande majorité de la presse, tire à boulets rouges contre les cheminots, et dénonce une "prise d'otages" inédite dans un pays prétendument fier de son dialogue social policé. On a l'habitude de cela en France, n'est-ce pas ?

Une grève qui touche au porte-monnaie patronal

Côté passagers, les Allemands, forts de l'expérience de six grèves depuis septembre, auraient fait le plein d'essence il y a plusieurs jours déjà. La grève serait populaire au point que, le journal Die Welt, est obligé d'écrire que "le désagrément serait très relatif". Le quotidien de droite ironise donc sur la service régulièrement dégradé que connait la Deutsche Bahn, comme aussi en France à la SNCF, car on y applique les mêmes règles de gestions à la mode ("libérale") : "Enfin une nouvelle grève à la Deutsche Bahn. Beaucoup de passagers avaient déjà protesté contre cette pause inhabituellement longue. [Grâce au syndicat des conducteurs], ils tiennent enfin une explication pour les retards, les annulations ou l'éternelle rupture de stock dans les bistrots à bord des trains." Eh oui, les suppressions d'emplois, la soutraitance, la gestion prétendument "économique", etc. produisent partout les mêmes effets et désagréments pour les usagers.

Côté patrons, l’heure est évidemment à la canonade patronale et médiatique anti-grèvistes. Les fédérations patronales éructent sur "des coûts allant dans les millions d’euros", rapporte la Süddeutsche Zeitung. En premier ligne les producteurs d’acier qui risquent de manquer de matière première, car la moitié des 200 000 tonnes d’acier ou de charbon transportés chaque jour passent par les rails. Le patronat, oublieux de ses profits, dénonce que "Les entreprises ne pourront pas compenser une grève de cinq jours", note le quotidien prétendument de "centre gauche" (mais pro-patronat), "ni le port de Hambourg, qui traite 25 000 containers par jour". Ce centre de l’industrie d'Allemagne du nord "perdra son rythme".

Cela veut dire que les cheminots touchent là où dela fait mal, avec leur grève. Ils méritent notre soutien.

Les cheminots revendiquent hausses de salaires et réduction du temps de travail

Entre-temps, la direction de la Deutsche Bahn, elle, tente de combattre la grève. Elle a porté l'affaire en référé devant la justice pour tenter de l’arrêter, mais dans l’après-midi d'hier (jeudi 6 novembre) elle a été déboutée.

A Berlin, ville censée accueillir des milliers de visiteurs ce week-end pour commémorer les vingt-cinq ans de la chute du Mur, le Tagesspiegel se demande donc "innocemment" comment résoudre le conflit. Ce dernier porte sur une revendication de hausse de salaires et de réduction du temps de travail; il suffit de satisfaire les revendications !

Mais il s'agit aussi d'un conflit sur la représentativité du syndicat. La Deutsche Bahn veut choisir ses interlocuteurs et refuse de négocier avec le syndicat des conducteurs de trains qui veut une convention s'appliquant à l'ensemble des cheminots, pour qu'ils aient les mêmes droits. 

Campagne de propagande anti-grève sur le thème de "Kit de survie pour usagers énervés"

D'une manière générale les usagers soutenaient plutôt la grève. Les journaux et les télévisions s'investissent donc dans un prétendu "soutien aux passagers", tout en "appelant au calme" qui règne pourtant partout. Le Spiegel Online publie donc un kit de survie pour usagers énervés, où l'on trouve, en plus guide du juron ou de la méditation, une playlist musicale sur le thème "Waiting for a train..." ("En attendant le train"; en allemagne aussi on "anglicise un max").

Donc que ce soit en Allemagne ou en France les actionnaires des journaux pèsent donc sur les lignes éditoriales pour que les médias aillent dans le sens de leurs intérêts. La question d'une presse impartiale est donc posée là-bas comme ici.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 14:33

italie-carte

Matteo Renzi, président du Conseil italien, entend ne rien céder sur son plan de contre-réforme du marché du travail, qu’il désigne lui-même sous l’appellation anglaise de «Jobs Act». Le projet, réponse aux exigences de réformes structurelles édictées par l’Union européenne, a été approuvé au Sénat mais pas encore à la Chambre des députés.

 

Il a déjà suscité une manifestation monstre à Rome le 25 octobre à l’appel de la CGIL (Confédération générale italienne du travail). Cette dernière appelle maintenant à huit heures de grève générale et a prévu deux manifestations en novembre.

 

Pour autant, Matteo Renzi multiplie les déclarations où il affirme son mépris pour les revendications et sa volonté d’en découdre avec ce qui reste d’organisations politiques ouvrières en Italie, y compris au risque d’une scission dans son Parti démocrate. Il entend ainsi se rapprocher encore davantage du centre-droit.

 

Le 7 octobre 2014, mécontente que Renzi ait écourté sa rencontre avec une délégation de la centrale syndicale CGIL, la secrétaire générale de la confédération, Susanna Camusso, avait déclaré qu’une telle absence de « dialogue social » était sans précédent en Europe, sauf sous le gouvernement de Madame Thatcher.

 

Le 26 octobre 2014, le quotidien financier américain, le Wall Street Journal, qualifiant les manifestations italiennes de «mouvement suicidaire» et appelant Renzi à la fermeté, estimait que l’Italie «devrait s’estimer heureuse d’avoir sa Dame de fer.».

 

Le 5 novembre 2014, Tony Blair, invité du journal de 20 heures sur France 2, associait Manuel Valls et Matteo Renzi dans son panégyrique de la «troisième voie».

 

La Confédération générale italienne du travail (CGIL) appelle à poursuivre le combat contre la remise en cause de « l’emploi à vie » et du droit des licenciements proposés par le président du conseil des ministres italien, Matteo Renzi.

source: POI

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 14:18

Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe.  Cliquez sur le titre ci-dessous pour y accéder

L'Allemagne sans trains : grève historique à la Deutsche Bahn !

2014-11-06-Greve-en-allemagne-03.jpgC’est l'une des plus longue grève dans l’histoire des chemins de fer allemands qui vient de commencer. La grève est massivement suivie. Le patronat tonne contre les risques de pertes de millions d'euros de profits.

Le 5 novembre, après l’échec des négociations salariales entre les syndicats des conducteurs de train et la direction de la Deutsche Bahn, les cheminots du fret ont arrêté le service. Ce jeudi, c’est le transport des passagers qui est également concerné. L’arrêt de travail durera jusqu’au lundi 9 novembre – 100 heures en tout –, et deux trains sur trois ne quitteront pas leur gare. Du jamais vu outre-Rhin.

Résultat : "Les gares sont vides. Les rues d’autant plus encombrées. Et maintenant, nous risquons de manquer d’essence", persiffle le Handelsblatt. Le premier quotidien "économique" du pays (Düsseldorf), entièrement au service du patronat et de sa vision antisociale, est donc allé en reportage dans sa région, une des plus densément peuplées du pays. Il constate : "Les bus, les agences de location et les taxis sont les gagnants de cette grève. [Mais] sans les trains, les durées de trajet ont doublé ce 6 novembre." Le quotidien, comme la grande majorité de la presse, tire à boulets rouges contre les cheminots, et dénonce une "prise d'otages" inédite dans un pays prétendument fier de son dialogue social policé. On a l'habitude de cela en France, n'est-ce pas ?

Une grève qui touche au porte-monnaie patronal

Côté passagers, les Allemands, forts de l'expérience de six grèves depuis septembre, auraient fait le plein d'essence il y a plusieurs jours déjà. La grève serait populaire au point que, le journal Die Welt, est obligé d'écrire que "le désagrément serait très relatif". Le quotidien de droite ironise donc sur la service régulièrement dégradé que connait la Deutsche Bahn, comme aussi en France à la SNCF, car on y applique les mêmes règles de gestions à la mode ("libérale") : "Enfin une nouvelle grève à la Deutsche Bahn. Beaucoup de passagers avaient déjà protesté contre cette pause inhabituellement longue. [Grâce au syndicat des conducteurs], ils tiennent enfin une explication pour les retards, les annulations ou l'éternelle rupture de stock dans les bistrots à bord des trains." Eh oui, les suppressions d'emplois, la soutraitance, la gestion prétendument "économique", etc. produisent partout les mêmes effets et désagréments pour les usagers.

Côté patrons, l’heure est évidemment à la canonade patronale et médiatique anti-grèvistes. Les fédérations patronales éructent sur "des coûts allant dans les millions d’euros", rapporte la Süddeutsche Zeitung. En premier ligne les producteurs d’acier qui risquent de manquer de matière première, car la moitié des 200 000 tonnes d’acier ou de charbon transportés chaque jour passent par les rails. Le patronat, oublieux de ses profits, dénonce que "Les entreprises ne pourront pas compenser une grève de cinq jours", note le quotidien prétendument de "centre gauche" (mais pro-patronat), "ni le port de Hambourg, qui traite 25 000 containers par jour". Ce centre de l’industrie d'Allemagne du nord "perdra son rythme".

Cela veut dire que les cheminots touchent là où dela fait mal, avec leur grève. Ils méritent notre soutien.

Les cheminots revendiquent hausses de salaires et réduction du temps de travail

Entre-temps, la direction de la Deutsche Bahn, elle, tente de combattre la grève. Elle a porté l'affaire en référé devant la justice pour tenter de l’arrêter, mais dans l’après-midi d'hier (jeudi 6 novembre) elle a été déboutée.

A Berlin, ville censée accueillir des milliers de visiteurs ce week-end pour commémorer les vingt-cinq ans de la chute du Mur, le Tagesspiegel se demande donc "innocemment" comment résoudre le conflit. Ce dernier porte sur une revendication de hausse de salaires et de réduction du temps de travail; il suffit de satisfaire les revendications !

Mais il s'agit aussi d'un conflit sur la représentativité du syndicat. La Deutsche Bahn veut choisir ses interlocuteurs et refuse de négocier avec le syndicat des conducteurs de trains qui veut une convention s'appliquant à l'ensemble des cheminots, pour qu'ils aient les mêmes droits. 

Campagne de propagande anti-grève sur le thème de "Kit de survie pour usagers énervés"

D'une manière générale les usagers soutenaient plutôt la grève. Les journaux et les télévisions s'investissent donc dans un prétendu "soutien aux passagers", tout en "appelant au calme" qui règne pourtant partout. Le Spiegel Online publie donc un kit de survie pour usagers énervés, où l'on trouve, en plus guide du juron ou de la méditation, une playlist musicale sur le thème "Waiting for a train..." ("En attendant le train"; en allemagne aussi on "anglicise un max").

Donc que ce soit en Allemagne ou en France les actionnaires des journaux pèsent donc sur les lignes éditoriales pour que les médias aillent dans le sens de leurs intérêts. La question d'une presse impartiale est donc posée là-bas comme ici.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 22:56

Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe.  Cliquez sur le titre ci-dessous pour aller sur ce blog.

SNCF: l’"Équipement agent seul" (EAS) ou le TER low cost, le "mal travail" en croissance !

Voyage-ferroviaire.jpgLa politique commerciale de la SNCF en épouse les contours les plus classiques du Low Cost avec OUIGO, IDTGV et IDBus, et maintenant les plus inattendus avec IDVroom… Pour la CGT, l’EAS (Équipement Agent Seul) est un exemple supplémentaire de cette mise en œuvre. Son extension est le produit d’une réforme ferroviaire dont la direction de l’entreprise, et le gouvernement, comptent faire porter le financement conjointement aux cheminots, aux usagers, et aux contribuables.

Le Low cost est un modèle de production qui pénètre aujourd'hui de plus en plus de champs d’activités. Il conduit les utilisateurs et les salairtés à accepter une baisse importante du niveau de qualité, voire de sécurité, la soumettant à la seule lecture du prix affiché. le concept de low cost surfe sur des concepts idéologiques en vogue, comme l'individualisme et l'égoisme, s’appuyant sur une communication démagogique portant sur des propositions de solutions prétenduement "personnalisées".

Mais le Low cost est surtout une technique d'optimisation financière, derrière lequel on trouve toujours l'argent argent public. On le comprend bien dans l'aérien, où les lignes et les aéroports — comme celui de Beauvais — n'existent qu'à coup de subventions massive des Régions sans lesquelles ils ne pourraient exister. Ce que l'usager ne paye pas dans son billet il le paie par ses impôts. Plus qu’à l’usager, le low cost profite avant tout à l’actionnaire, en poussant les feux d’une financiarisation de l’économie, et ne répondant pas à la demande des usagers.

La SNCF n’échappe pas à ces stratégies d'étranglement. L’Equipement en Agent Seul (EAS) fait partie de cette panoplie conceptuelle, ignorant les demandes des usagers, bousculant les lignes métiers, le professionnalisme, et l’éthique des salariés. Il est surtout le produit de la mise en concurrence entre les opérateurs ferroviaires, dont la seule variable d'ajustement est la masse salariale, donc l'emploi et les salaires.

Il permet aussi au ministre Macron de proposer l'impensable: le développement du transport routier par bus pour les pauvres, c'est à dire le transfert vers la route de plusieurs centaines de kilomètres de relations ferroviaires, au mépris des objectifs environnementaux de réduction de gaz à effet de serre, multipliant les fermetures de lignes et de gares. On imagine la galère que vivraient le millier d'usagers quotidien de la ligne Dieppe-Rouen, si on les obligeait à emprunter le bus.

De plus, si l’argumentation principale de la direction de la SNCF s’appuie sur les transferts de compétences et la maîtrise des contributions publiques, elle omet le coût annuel d’une dette ferroviaire (1,7 milliard d’€ d’intérêts annuels) qui pèse sur son budget, et que la puissance publique a créé et refuse de traiter sur le fond.

Pour l'usager, l’EAS se double d’une annonce de la limitation de la durée de validité des billets et du renforcement de la lutte contre la fraude, qui va l'emprisonner dans de nouvelles contraintes et pressions, tout en distendant le contact humain. Gare à elle, la vieille grand-mère qui ne saura pas valider son titre de transport, et qui sera transformée en délinquante, pour n'avoir pas trouvé de soutien humain.

Pour la CGT, le low cost enferme donc la production de service ferroviaire dans une fuite en avant de baisse de qualité globale, comme de baisse de la sécurité. Il fait reculer des droits sociaux, et généralise le "mal travail". Il fait un usage abusif de la sous-traitance aux fins de segmenter le corps social professionnel.

Enfin, il suffit de regarder l'évolution de l'offre de transport ferroviaire Paris-Dieppe, marquée par la disparition des trains directs, mais aussi par la disparition du confort "grande ligne" — Difficulté à caser ses bagages, pas de restauration, souvent des vieux wagons de "grande banlieue", horaires peu respectés, retards dus aux pannes fréquentes, etc., etc.) pour comprendre qu'avec le Low Cost, cela ne va pas aller dans le bon sens.

A la veille de la conférence environnement et de son volet « Transport », la CGT invite l’ensemble des salariés des transports et notamment les cheminots à se mobiliser le 04 novembre 2014, dans le cadre de l’action nationale à l’appel de l’Union Interfédérale des Transports CGT.

La CGT appelle à s’opposer à la mise en place des politiques low cost dans les entreprises, dont la SNCF, et pour réclamer une politique nationale des transports qui œuvre à la complémentarité des modes et au développement des services publics.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 22:25

Lu sur "canempechepasnicolas".  Cliquez sur le titre ci-dessous pour aller sur le blog de Jean Lévy.

La CGT appelle à la grève le 4 novembre dans les transports pour la défense du service public et contre le "dumping social"

 

Le syndicat appelle les salariés des transports à une mobilisation nationale

le 4 novembre

pour la défense du service public

et contre le «dumping social».

Des rassemblements seront organisés dans plusieurs villes de France, dont Paris.

La journée de mobilisation devrait avoir un impact sur la SNCF, les transports urbains (tramway, métro, RER), le maritime, l'aérien et l'aéroportuaire, le fluvial et les routes, selon l'Union Interfédérale des Transports, qui regroupe les sections CGT du secteur, à l'origine du mouvement.

La fédération CGT des Services publics, qui s'est jointe au mouvement, a déposé un préavis de grève ce même jour.

Des rassemblements seront organisés

dans plusieurs villes de France, dont Paris.

A cause de la politique de «privatisation» et de «mise en concession» menée dans le secteur des transports, «c'est l'usager qui est le perdant car cette logique du ‘bas coût' assure un service dégradé», écrit la CGT-Cheminots dans un communiqué. «Ces orientations remettent bien souvent en cause la sécurité dans les transports», selon le syndicat, qui «exige l'arrêt des politiques qui cassent les emplois, les conditions sociales des salariés et qui menacent l'avenir du service public».


Inquiétude après l'abandon de l'écotaxe
 La CGT entend dénoncer la réforme ferroviaire «qui fragilise - encore plus - l'entreprise nationale SNCF» avec «des fermetures de lignes, (...) de centaines de guichets et des suppressions de contrôleurs sur les TER».

Dans le viseur du syndicat, également, le projet gouvernemental de libéralisation du transport interrégional par autocar, suspectée d'entraîner une mise «en concurrence avec les trains, au risque de supprimer certaines dessertes».

Pour la fédération, «la course du patronat contre le ‘coût du travail' entraîne un dumping social en général et particulièrement agressif à l'encontre des salariés des transports».

En outre, la CGT s'inquiète de «l'abandon définitif de l'écotaxe», qui «va avoir de lourdes conséquences sur le financement des infrastructures, déjà mis à mal depuis le désengagement de l'État (...) et conduire à de nouvelles privatisations et concessions de routes nationales, devenant... payantes!».

La CGT-Transports espère que la journée du 4 novembre pèsera «sur le contenu et les décisions de la prochaine Conférence Environnementale», prévue fin novembre, «durant laquelle se tiendra une table ronde sur les transports». 

Ajout de la rédaction : Des préavis de grève, notamment dans les transports, en Seine-Maritime.  La CGT a lancé un appel à la grève dans les transports : un préavis a été déposé à la SNCF, pour le mardi 4 novembre 2014.

 

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 22:15

cgt-mines-energie

Pourquoi les électriciens, les gaziers, les hydrauliciens seront en grève le 4 novembre 2014 ?

Vous lirez [ci-dessous] un tract de la CGT-Fédération Mines-Énergie qui alertent et informent les usagers concernant la loi de transition énergétique afin que les citoyens deviennent acteurs de ce qui va se passer avec la privatisation des barrages hydrauliques.

Mme la Ministre a réussi l’exploit à faire passer un montage ou le public ne serait plus propriétaire qu’à 34% de ces moyens de production pour une reprise en main par un pôle public ! (aujourd’hui ces barrages sont pour 80% d’entre eux exploités par EDF possédé à 85% par l’Etat et pour le reste à 51% propriété publique........)

Résultat : 32 votants pour la privatisation 29 contre 3 (bonjour la démocratie).         
Les usagers payeront la facture...

L’article 29 de la loi prévoit que les concessions hydroélectriques (en clairs les barrages) seront exploités par des sociétés d’économie mixtes c’est à dire des sociétés anonymes à capital public et privé. La part publique serait de 34% pour le public, 34% pour l’exploitant et 32% pour des investisseurs tiers. C’est une privatisation de fait puisque in-fine la puissance publique devient largement minoritaire.  Qui plus est, la part publique de 34% serait ouverte à l’Etat (qui nous dit on est sans le sous) et aux collectivités locales riveraines du cours d’eau.

 

En clair à n’importe quelle collectivité dans la mesure où la loi métropole prévoit de confier la compétence gestion des milieux aquatique (GEMAPI) aux collectivités locales qui seront donc regroupées de manière ad-hoc. C’est un pas supplémentaire du morcellement de la République et de sa féodalisation. Car rien ne garantit que l’intérêt de la collectivité locale partie prenante de la SEM soit de produire de l’électricité. Sa priorité pourrait très bien être de se protéger contre les inondations (responsabilité abandonnée par l’Etat au profit des collectivités locales qui auront donc une casquette multiple, bonjour les conflits d’intérêts !), de pourvoir à de l’irrigation ou au tourisme etc....

 

Quant aux opérateurs privés, rien n’indique non plus qu’à la différence d’un monopole public leur intérêt de court terme soit de garantir une production hydro-électrique permettant de stabiliser le réseau et donc d’exploiter au mieux les capacités de production d’électricité du pays. De   même,   en   quoi l’ouverture   à   la   concurrence   des  concessions Hydrauliques contribue  t- elle   à   réduire  les   émissions   de   CO2 ?

 

Il suffit d’imaginer la rupture d’un grand barrage des Alpes ou du Jura et les catastrophes en chaînes que l’inondation que cela provoquerait (un « tsunami » sur les usines chimiques et centrales nucléaires par exemple) généreraient pour comprendre que l’on ne peut absolument pas tolérer que ces ouvrages échappent à une maitrise totale de la Nation.   

  
Au regard des risques, ces barrages doivent être exploités par une entreprise publique totalement contrôlée par l’Etat et leurs bénéfices doivent revenir à l’ensemble de la collectivité nationale.

 

Par ailleurs, alors que le scandale de la privatisation des autoroutes fait les gros titres des journaux ces derniers temps, qui pourrait ignorer les similitudes entre barrages hydro-électriques et autoroutes.

Gérard DM

CGTenergie-nov2014-1.jpg

CGTenergie-nov2014-2.jpg

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 14:58

francetvinfo.fr

 

SNCF : appel à la grève
des contrôleurs
du 4 au 7 décembre

Un contrôleur SNCF dans un TGV à destination de Paris, le 15 avril 2011.

 

 

 

Un contrôleur SNCF dans un TGV à destination de Paris, le 15 avril 2011. (GERARD JULIEN / AFP)

 

La CGT-Cheminots et SUD-Rail

ont déposé un préavis de grève

pour réclamer des postes et protester

contre la réorganisation des contrôles.

La CGT-Cheminots et SUD-Rail appellent les contrôleurs de la SNCF à débrayer, du jeudi 4 décembre, 19 heures, au dimanche 7 au matin, 7 heures, selonRTL

Les deux syndicats, respectivement première et troisième organisations dans l'entreprise, ont déposé, lundi 24 novembre, un préavis de grève national pour réclamer des postes et protester contre la réorganisation des contrôles, groupés et plus systématiques, indiquent-ils mercredi.

 

D'ici au 4 décembre, la CGT-Cheminots demande à la direction "une réelle négociation", après déjà deux réunions qu'elle juge infructueuses.

Parmi les motifs de grogne, l'emploi. La CGT estime qu'il manque au niveau national 436 contrôleurs "pour assurer la charge de travail conformément aux cadres d'organisation définis par la direction elle-même". 

Les deux syndicats considèrent également que le mode d'exploitation dit "agent seul", laissant à certaines heures le conducteur seul agent à bord, met à mal la sécurité et bouleverse le métier des contrôleurs.

Déjà à l'œuvre sur près d'un train sur deux en France, selon la SNCF, ce dispositif a mis fin à la présence systématique du contrôleur à bord, au profit de contrôles ciblés par des brigades de plusieurs contrôleurs.

"La présence humaine a un effet dissuasif"

Sur la ligne Paris-Beauvais, où il est expérimenté depuis juillet, ce dispositif rencontre l'hostilité d'une partie des conducteurs, qui ont exercé de manière répétée leur droit de retrait avec le soutien de tous les syndicats du réseau nord."Là où c'est déjà en place, notamment sur les lignes régionales en Ile-de-France, personne n'est satisfait", affirme Nathalie Bonnet, de Sud-Rail.

Pour son collègue de la CGT-Cheminots, ce mode d'exploitation "ne convient pas sur un certain nombre de lignes". "Conduire un train est un métier. Informer les passagers et accompagner le train en veillant à la sécurité de tous en est un autre".

"Nous considérons que la présence humaine dans les gares et dans les trains a un effet dissuasif", ajoute le porte-parole de la CGT-Cheminots, pour qui la SNCF"cherche à faire des économies pour financer la réforme ferroviaire"qui au 1er janvier réunira la SNCF et Réseau ferré de France, le gestionnaire du réseau. Les deux syndicats affirment en outre vouloir défendre les déroulements de carrière des contrôleurs, dont le métier est aujourd'hui "en refonte".

 

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