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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 13:16

dacia-roumanie.jpgChantage patronal de Renault en Roumanie : des menaces de délocalisation au Maroc face à la grève des ouvriers de Dacia

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



On connaissait le chantage à l'emploi pratiqué par Renault en France, et les menaces de délocalisation en Europe de l'Est. Désormais, via sa filliale Dacia, ce sont les ouvriers roumains qui sont victimes de ce chantage.



Les mouvements revendicatifs se multiplient dans les usines Dacia, partie intégrante du groupe Renault. Ce 21 mars, les ouvriers de l'usine de Mioveni, au sud de la Roumanie, ont commencé une grève de 36 heures pour obtenir une augmentation de salaire de 113 euros par mois.



Face à cette grève, premier mouvement d'ampleur depuis la grève victorieuse de 2008, la direction met en avant la perte financière pour le groupe – 20 millions d'euros – et a brandi une nouvelle menace en Europe de l'est : la délocalisation.



« Si nécessaire, nous délocaliserons notre production vers nos usines au Maroc car nous ne pouvons pas faire face à la hausse des coûts en Roumanie. Les revendications des employés sont irréalistes », a avancé le vice-président de Dacia.



Selon la direction, les ouvriers roumains seraient actuellement payés en moyenne 800 € par mois, soit deux fois la moyenne nationale et six fois le salaire minimum. Nombre d'ouvriers ont protesté contre ce chiffre, arguant de payes deux fois inférieures.



Le patron de Dacia en Roumanie a rappelé que l'ouvrier marocain avait comme avantage d'être rémunéré deux fois moins qu'un roumain.



Le syndicat unique dans l'usine, le SAD, fidèle à sa stratégie de concertation de classe a désavoué la grève et a appelé les ouvriers à reprendre le travail.



Dacia, première source de profits pour Renault



Pourtant, pour Renault, le rachat de Dacia en 1998 est une affaire lucrative. Depuis, la production de véhicules n'a cessé d'augmenter, allant de pair avec les cadences de travail et les taux de productivité.



Dacia, avec le modèle Sandero produit en Roumanie, est aujourd'hui le moteur des profits réalisés par Renault. Les Dacia permettent, par la pratique des bas salaires et de la délocalisation, de réaliser une marge de profits de 10%, comparable à celles des voitures de luxe.



La nouvelle usine marocaine, inaugurée l'an dernier par Dacia et évoquée par le directeur de Dacia, devrait pouvoir produire 400 000 voitures par an.



Avec près de 8 000 travailleurs, elle, l'usine roumaine de Mioveni produit chaque jour 1 400 véhicules soit 350 000 véhicules par an. Parmi les revendications des ouvriers, aussi le relâchement de la pression des cadences, chaque ouvrier ne disposant que de 40 secondes pour chaque unité.



En 2012, Dacia a encore augmenté ses ventes de 4,8%, pour un total de 360 000 unités, dont seulement 6% sont destinés au marché intérieur, le reste se dirigeant prioritairement vers la France, premier marché avec 23% des ventes de Dacia.

 

Article repris sur solidarité-Internationale-pcf

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 22:46

Nous reprenons ici un texte de colère et de combat de notre ami Jean Lévy
 

DANS 9 JOURS LE PREMIER MAI…

 

UNE OCCASION D’ORGANISER

UNE RIPOSTE POPULAIRE DE MASSE

A L’OFFENSIVE MEDEF-HOLLANDE-CFDT

MENEE CONTRE LES TRAVAILLEURS

 
Pourquoi laisser la rue depuis des semaines

aux seuls manifestants

POUR ou CONTRE

le mariage gay ?

 

Le 1er MAI, journée de lutte des travailleurs, doit être en 2013

une JOURNEE DE RIPOSTE MASSIVE contre

le Medef, les syndicats à sa botte et le pouvoir PS à son service, qui mènent ensemble une offensive frontale concertée contre le Code du Travail, la dernière digue qui protégeait encore les salariés de l’exploitation sans limite du patronat.

 
Avec le vote accéléré de l’ANI au Sénat par les parlementaires socialistes, sans discussion des amendements déposés – véritable coup de force du gouvernement Hollande –
la seule réponse ouvrière se trouve dans la rue.

Pourquoi laisser celle-ci aux seuls manifestants Pour ou Contre le mariage « gay » ?


Certes, il y a eu l’initiative CGT du 9 avril à laquelle se sont joints FO, la FSU et Solidaire. Sans campagne de masse pour la réussite des manifestations, celles-ci n’ont pas eu – et de loin – l’ampleur que la situation exigeait.

Il faut donc faire du 1ermai, une réplique à la hauteur des enjeux.

Il reste neuf jours.

Nul besoin de faire grève ce jour-là, cette journée est fériée.

Elle ne se situe pas en fin de semaine, mais un mercredi.

 
Rien ne s’oppose à réaliser partout de vastes rassemblements populaires exprimant la juste colère des salariés et des retraités.

 
Les sujets ne manquent pas :

 
le chômage envahissant,

les fins de mois qui se terminent parfois le 10,

la retraite une fois de plus menacée,

le Code du Travail en voie d’être fracassé.

 

Le Premier Mai 2013

doit refléter la volonté du monde du travail

de dire STOP

à l’offensive frontale du patronat et de ses soutiens politiques et syndicaux

 

Comme en 1968, où le 1er mai massif et combatif a ouvert la voie à la grève historique de mai
le 1er mai 2013, par son ampleur, doit permettre une nouvelle mobilisation populaire d’ampleur nationale, premier acte d’une reconquête ouvrière de ses droits et de ses conditions de vie.

Oui, il est possible, si nous y mettons tous, de « renverser la table » et d’imposer une autre politique économique et sociale au gouvernement qui doit son existence au vote populaire.

 La rue appartient au peuple, quand celui-ci se soulève.

Avec la CGT, avec tous les syndicats qui choisissent la lutte

 
FAIRE DU PREMIER MAI 2013

UN ENORME RASSEMBLEMENT POPULAIRE

EN Y PARTICIPANT ACTIVEMENT

AVEC SA FAMILLE, SES AMIS, SES VOISINS

CELA DEPEND DE VOUS

 

paru sur le blog canempechepasnicolas

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 16:09

Paru le 8 avril 2013 ...

Sont-ils encore socialistes ?
Sont-ils encore de gauche ?

Les députés « socialistes », parmi lesquels Guillaume Bachelay, Estelle Grelier, Sandrine Hurel se félicitent de l’accord compétitivité intervenu dans les usines Renault et s’apprêtent à voter l’ANI et à casser ainsi le code du travail.  Aucun député socialiste de Seine-Maritime ne s’est d’ailleurs prononcé contre l’ANI.

Travailler plus et gagner moins

En somme, ils appellent les salariés à se résigner. L’accord dont ils se réjouissent c’est pour les salariés de Renault :

 
- jusqu’à 21 jours de congé en moins
- Possibilité d’imposer la semaine de 6 jours pendant 4 mois de l’année
- Des samedis travaillés « obligatoires » sans majoration
- Blocage des salaires pendant 3 ans
- Et 8260 suppressions d’emplois !


Mais c’est grâce à cela 500 millions d’économies qui pourront être redistribués aux actionnaires qui sont les seuls à bénéficier des richesses créées par les salariés.

« Dialogue social » patronal = plus de reculs sociaux

Patronat, gouvernement, médias et syndicats réformistes nous prêchent le «  dialogue social » mais ce sont des reculs sociaux qui ont été acceptés  par les syndicats signataires. Quand ces gens-là clament « concertation » les accords signés sont toujours à l’avantage du patronat.

Nationaliser pour maîtriser l’industrie et les emplois

Les trois députés socialistes s’agitent, interpellent le ministre, interviennent dans les médias, mais ils ne votent aucune mesure sérieuse. Nous comptons plus de 150 000 demandeurs d’emplois en Seine-Maritime.  Or ce sont là des emplois, de vrais emplois d’avenir qui disparaissent. L’Etat français est actionnaire de Renault à hauteur de 15% mais il n’a pas eu un geste contre les délocalisations au Maroc et les suppressions d’emplois dans l’automobile.  Renault a reçu plus de subventions depuis la privatisation que du temps de l’entreprise nationale.  Comme beaucoup d’autres multinationales.  Si ces entreprises ne respectent pas leurs engagements, il faut les nationaliser.

Renault, laboratoire du patronat

Ce soutien des socialistes au dirigeant patronal de Renault est dans la logique de l’action gouvernementale. Devant les syndicats, Carlos Ghosn se référait à l’ANI : « On prend appui sur l’accord national », l’ « Accord National Interprofessionnel » gagné par le patronat et présenté au parlement par le gouvernement « socialiste ». Renault a été le laboratoire du patronat en cette matière.  D’autres anticipent la loi. Europac, entreprise du papier, après avoir reçu des subventions en 2012, a cherché à imposer une mobilité au Portugal à certains salariés.  A Eiffage, dans l’agglomération rouennaise, on s’en prend également aux droits syndicaux.


Les députés « socialistes » de Seine-Maritime prêts à casser le code du travail

Dans l’agglomération rouennaise, la députée socialiste Luce Panne a également annoncé qu’elle voterait cette loi anti-sociale.  Telle quelle.  Comme l’ont exigé L.Parisot et les technocrates de Bruxelles.  La France a été tancée vertement en janvier par Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques : « Il est essentiel que la France avance sur le chemin des réformes et prenne des mesures supplémentaires en faveur de la compétitivité de ses entreprises ».  Les parlementaires « socialistes » se déclarent ainsi prêts à satisfaire les vœux du patronat et de la commission européenne en cassant le code du travail au détriment des ouvriers et travailleurs. Ils ne sont pas de gauche, ils sont « sociaux-libéraux », la version sociale de la droite européenne libérale …

Ce n’est pas au Parlement que s’exerce la démocratie

Mais les luttes, si elles prennent de l’ampleur et convergent pourraient bien les faire reculer.  Car ce n’est pas avec la majorité « socialiste », ce n’est pas au parlement qu’on pourra « changer maintenant ».  Ce parlement élu avec des modes de scrutin injustes ne représente pas les travailleurs. Ce n’est même pas une démocratie représentative.  La démocratie réelle est ailleurs : dans les entreprises, dans les quartiers, là où s’expriment et se battent les salariés, les populations les plus pauvres.  Alors luttons.  Le 9 avril et au-delà.

Manifestations du 9 Avril en Seine-Maritime

 

Rouen : 10 heures Cours Clémenceau

Dieppe : 10 heures Gare SNCF

Le Havre : 10 heures 30 Franklin

 

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 17:46

300 manifestants à Rouen, 150 à Dieppe et au Havre. 

Le slogan le plus repris était " De l'argent pour les retraites, pas pour les banquiers".


 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 09:48

Nous publions ci-dessous le tract diffusé à Renault Cléon suite à la signature de l'accord de régression arraché par Carlos Ghosn après la signature de l'ANI par des syndicats minoritaires.  FO, non signataire de l'ANI, a pourtant signé un accord inspiré par l'ANI pour le groupe Renault.

A noter que le syndicat FO de Renault Cléon a condamné l'accord et apposé l'affichette suivante:


"Au regard de la position de Renault France concernant la signature de l'accord de Renault relatif à la compétitivité, le syndicat FO Cléon organisera une assemblée générale très prochainement afin de statuer sur l'avenir du syndicat FO Renault Cléon

Notre syndicat qui a toujours défendu la non-signature de cet « accord » réaffirme tous ses regrets vis à vis de la position votée en central"

 

Serait-ce que cet accord ne passe pas chez les militants FO et les ouvriers et salariés de Renault Cléon ?

 

Pour lire l'intégralité, cliquez ici

 

CGTRenault-Cleon-une140313

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 17:52

Ils font des profits
Ils détruisent nos emplois
Ils investissent à l’étranger

 


En 2012 : Renault, Sanofi, Total, EDF, les entreprises du CAC40 accumulent les profits.  La Bourse de Paris a gagné 15% en 2012 et les dividendes versés aux actionnaires ont grossi de 5%.  Mais notre industrie compte 500000 emplois de moins qu’il y a 10 ans : agroalimentaire ( Danone), textile, automobile( Renault …), sidérurgie, informatique, téléphonie, chimie et pétrochimie (Petroplus, Sanofi, Grande Paroisse)… tous les secteurs sont touchés.

 

L’industrie bradée
Les patrons, après avoir exploité les salariés en France, après avoir empoché les subventions publiques, émigrent pour exploiter ailleurs plus intensément. Ainsi Renault implante une grande usine à Tanger, au Maroc, et réimportera la production: 20% seulement des voitures Renault achetées en France sont produites en France ! L’existence de l’outil industriel français est en jeu ! Si ça continue comme ça, les jeunes seront réduits, à vie, aux petits boulots, à la précarité.

Chantage à l’emploi et licenciements
Le gouvernement a salué l’accord minoritaire du 11 janvier qui a réjoui le Medef.  Les patrons se sont sentis encouragés. A PSA, à Renault … ils ont proposé, dans la foulée, des plans de restructuration et des reculs sociaux.  D’autres ferment leur site comme Goodyear.  On est bien loin de « l’interdiction des licenciements »,  même boursiers.

Perte de pouvoir d’achat = baisse de la consommation
Cette baisse générale de la vente de produits industriels en France et en Europe est évidemment due à une baisse de pouvoir d’achat de tous les Européens.  Seules les industries de luxe échappent à la morosité.  Preuve que la crise ne frappe pas les hauts revenus. Et pourtant le gouvernement, le patronat et les médias continuent de prôner l’austérité au nom de la compétitivité. 

Le 5 Mars, contre l'ANI, pour nos droits sociaux
De nombreux salariés sont aujourd’hui déçus par ce gouvernement socialiste qui impose l’austérité voulue par l’Europe capitaliste.  Beaucoup désavouent l’accord minoritaire signé avec le Medef. La convergence des luttes se met en place.  La mobilisation lancée le 5 mars rencontre un large écho.  A la CGT et à FO se sont joints la FSU et Solidaires. Les luttes peuvent modifier le rapport de forces en faveur des salariés et contraindre le pouvoir à ne pas céder au Medef.  Les salariés sont les plus nombreux.  Qu’ils se fassent entendre.

Des solutions existent … mais l’UE n’en veut pas !
Si l’austérité est voulue par l’UE, c’est le gouvernement socialiste qui l’impose.  On est bien loin de l’Europe sociale !  Les seules solutions vraies, au niveau local comme au niveau national contredisent le libre-échange et la politique européenne.  Battons-nous pour les obtenir.

 

 

 

Propositions pour réindustrialiser

Augmenter les salaires, augmenter le nombre de CDI
Avec cette politique toutes les industries de biens de consommation sont en crise sur le marché français, l’automobile en premier.  L’austérité ne relance pas l’économie. L'austérité et les attaques contre les services publics approfondissent encore la crise économique et sociale.  C’est ce qui se passe en Grèce, en Espagne, au Portugal, en France.  Pour relancer l’économie, il faut au contraire réévaluer les salaires et en finir avec la précarité.  On ne peut pas continuer à suivre les injonctions européennes sur les réductions de salaires et l’emploi flexible.

Nationaliser pour réindustrialiser
Le gouvernement laisse le patronat décider de notre avenir alors que c'est à lui de proposer une stratégie de réindustrialisation. Le patronat brade tout. Il ne faut plus lui laisser les mains libres.  C’est la nationalisation qui est à l’ordre du jour pour l’automobile, la sidérurgie, la chimie, les transports, l’agroalimentaire, le textile… et bien sûr les banques et les assurances.  Avec une participation des travailleurs à la réflexion et aux décisions.  

Relocaliser pour réindustrialiser
Il faut contraindre à relocaliser.
Il faut taxer les produits importés en France: une taxe anti-dumping social et une taxe anti-réchauffement climatique, proportionnelle à la distance parcourue et au mode de transport. Les marchés publics doivent intègrer des critères sociaux et environnementaux favorisant les productions locales et nationales (coût énergétique, impact sur l’emploi…).  Les aides publiques aux entreprises ayant délocalisé tout ou partie de leur production sont annulées et remboursées. 1

Internationalisme
En défendant le travail ici, nous aidons aussi les ouvriers chinois, marocains, roumains … à se défendre.  C’est en développant leurs marchés intérieurs et donc en augmentant les salaires que les pays émergents peuvent développer leur économie sans dépendre des multinationales. Organiser une coopération internationale équilibrée, non déficitaire, comme le font les pays latino-américains de l'ALBA, ce n'est pas là "s'isoler", c'est se développer pour mieux échanger à égalité. Sortons du libre-échange qui engraisse les plus forts.  C’est ce que nous pouvons faire en France.  Discutons avec tous pour coopérer équitablement et non pas se concurrencer. C’est l’Etat qui doit y veiller.

 


 

L’UE ne veut pas ?  Il faut donc sortir de cette UE pour ouvrir d’autres choix et d’autres possibilités que la régression capitaliste à vie !

 

1  Propositions du M'Pep sur les délocalisations que nous reprenons.

 

Nos analyses sont le fruit de nos discussions.  Nous nous sommes aussi inspirés des textes et propositions de nos amis et camarades de Rouges-Vifs, du M’Pep, du PRCF.  Bien sûr nous nous sommes abreuvés aux textes mis en ligne par le blog d’EL DIABLO que nous vous  recommandons :www.communcommune.com

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 14:34

L'austérité approfondit encore la crise industrielle, économique et sociale.

 

 

berlin pasjanv2013 004Yvette Genestal et Michel Barrière ont interviewé, pour le blog d’Action Communiste, Pascal Morel, secrétaire du syndicat CGT de l’usine Renault Cléon.  Depuis plusieurs semaines les salariés de Renault se battent contre les accords compétitivité exigés par la direction de Renault.  Mercredi 20 Février, l’ensemble des syndicats CGT du groupe appellent à une nouvelle mobilisation.

 

 

1) Après Peugeot et ses 11 000 postes sacrifiés, Renault annonce la suppression de plus de 8000 emplois d'ici 2016; y a-t-il à ton avis, un rapport de cause à effet entre l'accord medef cfdt sur la compétitivité et ces licenciements programmés?

L’accord minoritaire du 11 janvier sur la flexibilisation de l’emploi  n’a pas manqué d’encourager la direction de Renault à mettre en œuvre son vaste plan de dégraissage prévu depuis plus de 10 ans. Pour accélérer la mise en place de ce dernier, il fallait que le rapport des forces opposant les salariés au patronat soit favorable à ce dernier. C’est le cas quand un gouvernement prône l’austérité au nom de la compétitivité et que la direction parvient à diviser quelque peu les forces syndicales.

2) La vente des véhicules neufs, qui est en baisse générale en Europe ( moins 8,2 pour cent) touche plus intensément l'Europe du sud: Portugal et Grèce moins 40 pour cent, Italie moins 20 pour cent, Espagne moins 13 pour cent).  Comment expliques-tu cette réalité d'ensemble et ces disparités?

Cette baisse générale de la vente de véhicules neufs en Europe est évidemment due à une baisse de pouvoir d’achat de tous les salariés européens. Mais cette baisse revêt une intensité différente selon les pays. Une monnaie forte, telle l’euro, pénalise davantage les pays les moins industrialisés et les plus touristiques. C’est le cas de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne auxquels l’Europe impose les plans d’austérité les plus rigoureux.
Cette diminution de la vente de véhicules neufs a pour conséquence l’augmentation du marché de l’occasion et pour conséquence le vieillissement du parc automobile et les risques de pollution et d’insécurité qui en découlent.

3) PSA et Renault accusent des baisses record alors que les marques allemandes par exemple tirent leurs épingles du jeu. A quoi selon toi sont dues ces différences?

Il faut savoir que les industriels allemands se sont depuis longtemps spécialisés dans les productions «  haut de gamme » beaucoup plus destinées à l’exportation qu’au marché intérieur. C’est le cas pour les appareils ménagers, les machines outils et les voitures. Concernant ces dernières, il est à noter que les marques qui tiennent le mieux leur épingle du jeu sont celles des voitures de luxe ; Porsche, Mercedes, Audit et BMW. Ce qui montre que la crise épargne certains revenus.
A la différence de ces marques allemandes ; PSA et Renault trouvent essentiellement leur débouché sur le marché français et accusent de plein fouet la baisse du pouvoir d’achat de nos concitoyens. S’ajoute à cela le fait que les directions de ces entreprises ont voulu occuper toutes les gammes de la production au détriment de la production de voitures populaires qui a pourtant fait, avec la 2 CV, la 4 L et la Clio par exemple , leur réputation et leur succès.

4) L'Etat est actionnaire de Renault à hauteur de 15 pour cent et le gouvernement socialiste a été élu sur un programme de changement de cap industriel. Comment expliques-tu qu' Arnaud Montebourg se félicite qu'il n'y ait pas de licenciement sec et pas de plan social chez Renault?

Je ne comprends pas qu’il se félicite : 8200 emplois de moins, c’est la destruction de l’emploi industriel, c’est 8200 chômeurs supplémentaires et ça accentue la précarité.  La mobilité forcée se fera au détriment des familles.

On attend au contraire de l’Etat «  l’interdiction des licenciements ».  Rappelons que Renault a vu ses profits bondir de plus de 50% en 2012 … L’Etat actionnaire devrait plutôt inciter les PDG à baisser leur salaire ( 13 millions d’euros pour Carlos Ghosn, salaire Renault et Nissan cumulés ) et les actionnaires à réduire leurs dividendes qui ont encore augmenté en 2012. La provocation de Carlos Ghosn qui consiste à reporter 430000 euros  ( une petite partie de son salaire ) en 2016 en échange de la signature des syndicats ne fait que souligner l’énormité des sommes versées.  Ça fait encore plus de 30000 euros par jour … Il faut utiliser autrement cet argent et promouvoir une politique de développement industriel en France.  Si les responsables d’entreprises refusent cette stratégie, c’est à l’Etat de le faire.
Pour justifier la privatisation le gouvernement socialiste de l’époque avait présenté la nationalisation comme un frein au développement …  Or depuis qu’il est privatisé Renault n’a jamais fait autant appel à l’argent public !  Et ça va de mal en pis. La nationalisation est ainsi à l’ordre du jour pour toutes les industries qui bradent leur potentiel : automobile, sidérurgie, chimie, transports… Avec une participation des travailleurs à la réflexion et aux décisions.  

5) Quelles sont les propositions de la CGT pour l’automobile et pour Renault en particulier?

Les investissements doivent porter sur l’innovation et le développement. Renault a sacrifié sa recherche développement en France en réduisant ses investissements dans ce domaine et en malmenant ses chercheurs. On se rappelle les suicides et les fausses accusations d’espionnage.  Mais les centres de recherche en Inde, en Roumanie, au Brésil montent en puissance.
Renault brade son héritage et Carlos Ghosn privilégie Nissan.  La crainte, c’est que si rien n’est fait, si Renault ne change pas de stratégie, aux alentours de 2016, c’est l’existence de Renault qui est en cause.  C’était, c’est le meilleur motoriste du monde.  Et ceux qui avaient le savoir-faire ont été licenciés et n’ont pas été remplacés.
Le succès des voitures bas coût produites hors France démontre que l’on a besoin d’élargir les gammes de voitures pas trop chères, en réduisant les marges. Par ailleurs les modèles de la famille Logan doivent principalement leur rentabilité à la nouvelle façon de concevoir et de fabriquer les véhicules. L’insuffisance de productivité et donc de compétitivité en France est essentiellement due à la stratégie de Renault qui fait tourner des usines en France avec une capacité de 60% voire 30% contre 120 ou 130% en Turquie ou en Roumanie.  Résultat : seulement 20%  des voitures Renault vendues en France sont produites en France.  On peut, par exemple, comme d’autres constructeurs le font, assembler plusieurs types de véhicules sur une chaîne de montage.
A Cléon la direction a obtenu des subventions pour le moteur électrique en échange du maintien dans l’emploi des 4047 CDI.  Aujourd’hui elle contourne cet engagement en contraignant les salariés d’autres sites à la mobilité !  C’est à dire qu’elle licencie à Cléon mais fait venir d’autres salariés…Ce qui fait qu’à Cléon, tout en tournant de 120% à 150% de capacité, on perd 200 emplois par an.
En outre, pour relancer l’économie, pour une meilleure répartition des richesses il faut réévaluer les salaires et concéder l’obtention d’un 13ème mois. On ne peut pas continuer à suivre les injonctions européennes sur les réductions de salaires. Avec cette politique toutes les industries de biens de consommation sont en crise sur le marché français, l’automobile en premier.  L’austérité ne relance pas l’économie, l'austérité et les attaques contre les services publics approfondissent encore la crise économique et sociale.  

6) Que penses-tu  de l’expression « dialogue social » employé à propos des négociations sur la compétitivité ?

Il n’y a pas de dialogue.  La direction vient avec ses idées et tout ce qui a été proposé par la CGT a été rejeté par la direction.  On demande aux syndicats jusqu’où ils veulent bien reculer.  Ce n’est pas un «  dialogue social », ce ne sont pas des négociations, c’est du chantage à l’emploi pour obtenir des reculs sociaux. «  Pas de fermeture de sites si vous signez ».  Voilà ce que dit la direction de Renault !

La direction nous présente comme des exemples tout ce qui a été signé ailleurs en Europe, en Espagne notamment.  Le pire c’est quand on nous présente comme un modèle de compétitivité l’usine Nissan de Sunderland au Royaume-Uni.  Là-bas la moyenne d’âge est de 28-30 ans.  Les travailleurs sont très rapidement cassés, usés.  Et quand ils ne peuvent plus travailler, on les remplace, au bout de quelques années.  C’est ça qu’ils voudraient en France.  C’est ça leur « dialogue social ».

C’est dans la droite ligne des accords signés par le Medef le 11 janvier avec des syndicats minoritaires. Au nom de la compétitivité, les salariés doivent renoncer à leurs acquis : mobilité forcée, précarité avec la création de CDI intermittents, limitation des possibilités de recours devant les prud’hommes, possibilité de signer des accords minoritaires sur des réductions de salaires…


 

renault 5 2 2013 007

Pascal Morel et les militants de la CGT le 5 Février devant l'usine Renault Cléon.

 

 

7) Face à une situation aussi grave ( licenciements, fermetures d'entreprises,  délocalisations, flexibilité...) comment expliques-tu qu'il soit si difficile de mobiliser l'ensemble des travailleurs dans une riposte de grande ampleur au niveau national?

Les confédérations syndicales sont dans l’accompagnement de la crise.  Elles ne remettent pas en cause le système capitaliste.  En laissant croire qu’une Europe sociale pourrait se développer dans cette Union Européenne qui multiplie les attaques contre les salariés, elles freinent les capacités de lutte contre les causes de la crise sociale et des politiques patronales et gouvernementales soutenues et inspirées par l’UE. Le syndicalisme rassemblé n’a pas permis de faire la clarté sur les responsabilités de la crise industrielle. Ces ambiguïtés et les désillusions d’aujourd’hui ont ouvert la voie aux signatures des syndicats minoritaires.

Comme il ne perçoit pas nettement les causes profondes de ces attaques, le salarié réagit au coup par coup.  Les luttes sont individualisées comme le sont les loisirs,  le travail.
L’action séparée, entreprise par entreprise est bien sûr nécessaire mais ça ne suffit pas.  MEDEF, organisations réformistes comme la CFDT, gouvernement socialiste et partis de droite sont décidés à s’en prendre aux protections sociales, à aggraver la précarité des salariés, à flexibiliser davantage le marché du travail.  Ils appliquent la stratégie de Denis Kessler qui préconisait en 2007 « de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »  C’est le rôle des syndicats de montrer comment la « crise » a servi d’accélérateur pour cette offensive du capital.  C’est le rôle de la CGT de lutter contre ce que nous répètent tous les experts de l’idéologie dominante sur la fatalité de la crise et la nécessaire compétitivité.
Il n'y a pas de compromis possible entre les intérêts des salariés et la politique menée, au nom de la « dette » ou de l'Euro pour les profits des grands groupes capitalistes.
C’est le fatalisme et la division qu’il faut vaincre pour stopper l’offensive patronale et gouvernementale car seul un puissant mouvement social prolongeant la résistance des entreprises en lutte pourra faire reculer le patronat et le gouvernement.   

Mais les rapports de forces ne sont pas éternellement figés. De nombreux salariés sont aujourd’hui déçus par un gouvernement qu’ils ont élu et qui leur impose l’austérité voulue par L’Europe capitaliste. La vague rose serait à coup sûr moins déferlante si les élections législatives avaient lieu aujourd’hui. Par ailleurs, bon nombre de salariés adhérents aux syndicats minoritaires et signataires de l’accord désavouent leur direction. Enfin la convergence des luttes se met en place comme le prouvent les actions menées en commun par les Renault, les PSA, les Good Year… etc.. L’appel à la mobilisation le 5 mars lancé par la CGT et FO est de nature à entraîner d’autres syndicats dans la lutte pour contraindre le gouvernement réuni le 6 mars à renoncer à transcrire dans la loi  l'accord minoritaire et néfaste sur la flexibilisation de l'emploi.


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2 mai 15 4 02 /05 /mai /15 07:29
Manifestation du 9 avril 2015 à Rouen

Manifestation du 9 avril 2015 à Rouen

Appel intersyndical pour les manifestations du 1er mai en Seine-Maritime
Appel intersyndical pour les manifestations du 1er mai en Seine-Maritime

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