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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 mai 2019 3 22 /05 /mai /2019 10:11

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21 mai 2019 2 21 /05 /mai /2019 17:16
25 ans de lutte contre Texaco, contre Chevron - A l'Est de l'Equateur, Texaco a laissé 60 millions de litres de pétrole et 70 millions de litres de résidus toxiques - Une BD pour raconter ce combat

Texaco, Et pourtant nous vaincrons, Sophie Tardy-Joubert, Pablo Fajardo et Damien Roudeau, Les Arènes BD — Amnesty International, 136 p. 20 EUR.

BD | Un reportage dessiné

Le récit de Pablo Fajardo, son combat judiciaire de 25 ans a été adapté en BD par Sophie Tardy-Joubert. Journaliste, elle avait longuement rencontré Fajardo lors de voyages en Équateur. Elle en avait fait un long portrait pour la revue XXI. Mais restait une certaine frustration, celle de ne pouvoir raconter davantage l’imbroglio judiciaire. "C’était frustrant de se limiter à la seule personnalité de Pablo, alors qu’il y a tellement de gens derrière et tellement de choses à raconter. Il y a des épisodes qui tiennent autant de l’espionnage que du polar", précise-t-elle.

Faute d’images, impossible de faire un film de cette histoire. "Comme je vis avec un dessinateur et que l’on rêvait de travailler ensemble… c’était l’occasion."

La BD s’est donc imposée comme une évidence pour porter le souffle narratif de cette saga de 25 ans. Derrière l’histoire économique et judiciaire, il y a l’histoire des gens et il fallait leur donner vie, par le dessin. "Fondamentalement, je pense qu’il faut faire connaître cette histoire même si elle est assez indigeste si on s’en tient aux procès et aux milliers de pages du dossier. La BD permet de rendre accessible quelque chose de compliqué. Quand on travaille sur un tel sujet, c’est presque un devoir de le rendre accessible, d’être pédagogue. C’est une manière un peu plus ludique de rentrer dans un sujet."

Effectivement le récit très documenté, même s’il est aussi très orienté, reste particulièrement fluide et se lit comme un roman. Très réaliste, le dessin de Damien Roudeau, chatoyant dans ses couleurs, parvient très bien à éviter les pièges des scènes de prétoires et un récitatif pourtant omniprésent. LOF

Texaco, Et pourtant nous vaincrons, Sophie Tardy-Joubert, Pablo Fajardo et Damien Roudeau, Les Arènes BD — Amnesty International, 136 p. 20 EUR.

Jan Fremon ( avocat des parties civiles dans le procès Eternit en Belgique) : "Il y a clairement un déséquilibre entre le plaignant et les multinationales dans ce cas de figure. Déjà en ce qui concerne l’accès à la justice. Le plus souvent les victimes sont pauvres ou disposent de moins de moyens que l’entreprise incriminée et n’ont que peu ou pas d’accès à la justice dans le pays de la maison-mère"

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21 mai 2019 2 21 /05 /mai /2019 15:57

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21 mai 2019 2 21 /05 /mai /2019 15:30
© FRANCOIS GUILLOT Source: AFP
Didier Lombard, ancien PDG de France Telecom (image d'illustration).

Le rédacteur en chef du mensuel Ruptures Pierre Levy revient pour RT France sur la vague de suicides chez France Télécom, à la suite de laquelle sept anciens dirigeants de l'entreprise comparaissent aujourd'hui devant la justice.

Procès France Telecom : guerre (commerciale), crimes de guerre et vrais responsables

Le procès de sept anciens dirigeants de France Telecom s’est ouvert le 6 mai. Il devrait durer au moins deux mois, tant les charges sont lourdes, et les victimes nombreuses. Au banc des accusés figure en particulier Didier Lombard, président du groupe entre 2005 et 2010, ainsi que la société elle-même, en tant que personne «morale» – un terme pour le moins ironique.

Les prévenus sont accusés de harcèlement organisé à l’échelle de l’entreprise qui comptait, en 2005, près de 200 000 salariés. L’objectif n’est alors pas dissimulé : il s’agissait de se débarrasser de 22 000 d’entre eux. Par tous les moyens, en particulier les pires, puisque la plupart des employés avaient encore le statut de fonctionnaire : ils ne pouvaient donc pas être licenciés aussi facilement que des salariés du privé. Dès lors, le plan baptisé Next – évidemment un anglicisme, modèle de management oblige – flanqué de son volet «social» visait à mobiliser la hiérarchie autour d’un objectif principal : provoquer coûte que coûte les départs annoncés.

En réalité, ce sont des milliers d’agents qui sont détruits, brisés, poussés à la dépression, condamnés aux anxiolytiques, ou dont la vie personnelle et familiale bascule.

La pression est telle que près d’une vingtaine de salariés se suicident. Une douzaine d’autres commettent des tentatives analogues. Cela, c’est la partie émergée de l’iceberg. En réalité, ce sont des milliers d’agents qui sont détruits, brisés, poussés à la dépression, condamnés aux anxiolytiques, ou dont la vie personnelle et familiale bascule. On peut espérer que le procès mette au jour ces dramatiques réalités, mais qui pourra jamais recenser vraiment l’ampleur des drames humains ?

En cause : les méthodes de harcèlement, la pression de et sur la hiérarchie pour «faire du chiffre» (en poussant aux départs), mais aussi et peut-être surtout la tragique contradiction entre la culture de service public à laquelle le personnel est historiquement attaché, et les perspectives de mercenaires commerciaux offertes à ceux qui restent.

Les juges instructeurs n’ont pas retenu l’incrimination d’homicide involontaire, au motif qu’il est juridiquement délicat d’établir un lien de causalité directe entre les faits reprochés et l’issue fatale à laquelle certains ont été acculés. Dans la réalité vécue, celle-ci ne fait pourtant guère de doute. Du reste, la qualification aurait sans doute pu être, non d’homicide involontaire, mais bien d’homicide volontaire. Car que visaient donc M. Lombard, son DRH et leurs complices, si ce n’est la mort sociale de milliers de salariés ? Pour nombre d’entre eux, le départ d’une entreprise à laquelle ils avaient lié intimement leur existence et tant donné, et les faibles perspectives de trouver un autre emploi correspondant à leur expérience, valaient mise au rancart de la société.

En 2007, je ferai les départs d’une façon ou d’une autre, par la porte ou par la fenêtre.

Délinquance, ou véritable criminalité ? Les propos de Didier Lombard, tenus en petit comité à l’époque mais dont la trace a été retrouvée, éclairent l’état d’esprit qui régnait alors : «En 2007, je ferai les départs d’une façon ou d’une autre, par la porte ou par la fenêtre»… Une image particulièrement sinistre quand on songe que certains se sont en effet défenestrés sur leur lieu de travail. Et que dire de cette formule utilisée devant les médias de l’époque par le président moquant cette «mode du suicide» qui se répandait parmi ses troupes ? Il y a donc eu un premier, puis un deuxième, puis un troisième, jusqu’à un dix-neuvième acte tragique (connu), et la direction poursuivait sciemment son travail planifié…

Pour leur défense, les prévenus mettent en avant l’introduction de la concurrence, et la véritable guerre commerciale qui en a résulté.

Et cela, en dépit des alertes et plaintes déposées par les syndicats, des signalements de la médecine du travail, de l’intervention de l’inspection du travail.

Pour leur défense, les prévenus mettent en avant l’introduction de la concurrence, et la véritable guerre commerciale qui en a résulté. Et sur ce point, il faut leur donner raison. Cela ne constitue cependant nullement une excuse : la guerre ne saurait excuser les crimes de guerre. D’autant que M. Lombard et son état-major partageaient pleinement, et se faisaient même les chantres de l’idéologie ultralibérale à l’origine de cette offensive meurtrière, non seulement à l’égard des salariés, mais aussi destructrice du principe même de service public. Ils en ont été les exécutants zélés.

L’histoire débute au deuxième semestre 1989, quand l’Union européenne (alors sous présidence tournante française) décide du principe d’une ouverture des télécommunications à la concurrence.

Mais les véritables donneurs d’ordre étaient (et restent) conjointement à Paris et à Bruxelles. L’histoire débute au deuxième semestre 1989, quand l’Union européenne (alors sous présidence tournante française) décide du principe d’une ouverture des télécommunications à la concurrence. En 1993, la Commission européenne donne cinq ans pour une libéralisation totale, et produit, en 1994, 1996 et 1999 des directives en précisant les modalités, avalisées par les Etats membres.

Ceux-ci engagent parallèlement leur mise en œuvre. En France, le scénario bien huilé est éclairant : les PTT sont scindés en deux en 1990 ; un an plus tard, la partie télécom est transformée en exploitant de droit public ; puis devient, en 1996, une société anonyme ; en 1997, son capital est ouvert au privé ; et en 2004, l’Etat devient minoritaire au sein de celui-ci. Dès le début des années 2000, la concurrence imposée par l’Union européenne fait rage, les nouveaux venus privés imposent une course aux tarifs les plus bas par un moins-disant social accéléré. Face à cela, c’est donc en 2005 que les dirigeants de l’entreprise autrefois publique lancent le plan Next.

Au passage, les usagers sont devenus des clients, et les décennies de recherche, de développement, et de savoir-faire technologique de pointe reconnus mondialement aux télécoms françaises sont passées par pertes et profits : la rentabilité est devenue le maître mot.

Il y a bien un lien de causalité directe entre l’introduction de la concurrence orchestrée par l’UE [...] et les dégâts humains, sociaux mais aussi économiques qui en ont résulté.

Bref, le cadre contraignant vient bel et bien de Bruxelles ; et les gouvernants français successifs, quelle que soit leur couleur politique, ont été des acteurs de premier plan. On notera en particulier que l’étape décisive, l’ouverture du capital, a été l’une des premières mesures du gouvernement Jospin associant toutes les nuances de la «gauche plurielle».

Quoi qu’il en soit, il y a bien un lien de causalité directe entre l’introduction de la concurrence orchestrée par l’UE, la privatisation mise en œuvre par les gouvernants français, la guerre commerciale sans merci qui en a découlé, et les dégâts humains, sociaux mais aussi économiques qui en ont résulté. Il est bon que les plus hauts dirigeants d’un groupe emblématique se retrouvent ainsi face à la justice – c’est du reste une première. Mais on attend encore que les responsables politiques figurent, eux aussi et plus encore, sur le banc des accusés.

D’autant que les magistrats instructeurs n’ont pas hésité à rappeler que le plan Next «a été conçu sous la pression des marchés financiers», et que les promesses faites à ces derniers ont été tenues rubis sur l’ongle : 22 000 départs, et 7 millions d’euros de cash-flow.

A qui profite le crime ?

 

 
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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 15:37
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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 15:02
Aurélien Bernier : "L’Union européenne se révèle comme un agent du capitalisme le plus violent, jusqu’à nier l’expression démocratique et martyriser le peuple"
Aurélien Bernier : « L’Union européenne surplombe toutes les questions économiques et sociales »
Ancien militant d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne), Aurélien Bernier est l’auteur de nombreux essais sur la démondialisation ou l’écologie, dont « La gauche radicale et ses tabous » (Seuil, 2014) et « La démondialisation ou le chaos » (Utopia, 2016). Il vient de publier avec le collectif Chapitre 2 « La gauche à l’épreuve de l’Union européenne » (éditions du Croquant, 2019). Il revient avec nous sur ce dernier ouvrage.
 
Le Comptoir : Comment et pourquoi s’est constitué le collectif Chapitre 2 ?

Aurélien Bernier : Nous sommes un groupe d’amis. Nous nous sommes croisés dans des mouvements militants et nous avons gardé le contact. Nous sommes tous actifs dans le débat politique et intellectuel et partageons des valeurs essentielles : nous sommes internationalistes, nous luttons contre le pouvoir de la finance et des multinationales et nous sommes eurocritiques.

Chapitre 2 se constitue entre les précédentes élections européennes (2014) et les élections nationales de 2017, après la capitulation de Syriza en Grèce. La crise grecque a profondément changé les données du débat politique. Nous voyons d’abord l’Union européenne se révéler comme un agent du capitalisme le plus violent, jusqu’à nier l’expression démocratique et martyriser le peuple. Nous voyons également la gauche incapable d’élaborer un plan crédible pour sortir de la crise, en particulier parce que ses réponses sur l’Union européenne ne sont pas du tout à la hauteur des enjeux. Pour nous, le sujet européen est central pour la gauche, car l’Union européenne surplombe toutes les questions économiques et sociales.

« Au cœur de ce livre, nous avons placé la question taboue par excellence : celle du carcan juridique européen. »

Les positions des partis de gauche présents à l’élection européenne de 2014 étaient floues et largement basées sur l’idée de changer l’Union européenne “de l’intérieur”, un scénario que la crise grecque rendait irréaliste (à supposer qu’il ait un jour été possible, ce que je n’ai personnellement jamais cru). Notre groupe a donc voulu intervenir publiquement dans la séquence électorale de 2017. Nous avons notamment organisé un débat pendant la campagne présidentielle en invitant toutes les forces étiquetées “à gauche”, qui sont toutes venues. Nous les avons interpellées sur les angles morts de leur approche sur l’Union européenne, sur le fait qu’elles sous-estimaient les rapports de force et les contraintes juridiques. [...]

La suite ici : https://comptoir.org/2019/05/09/aurelien-bernier-lunion-europeenne-surplombe-toutes-les-questions-economiques-et-sociales/

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 14:56
 Pieter Brueghel l’Ancien. — « La Parabole des aveugles », 1568. Musée Capodimonte de Naples.

Pieter Brueghel l’Ancien. — « La Parabole des aveugles », 1568. Musée Capodimonte de Naples.

17 mai 2019

Quand un problème est trop embarrassant, il y a toujours la possibilité de regarder ailleurs. Avec une parfaite constance dans l’évitement, un sens du slogan qui fait penser à une publicité de la SNCF des années 80  Changer l’Europe, c’est possible ! »), et une conception de la politique essentiellement empruntée au mouvement scout (« À condition toutefois que l’on s’y mette tous »), le groupe des intellectuels organiques du hamono-glucksmannisme (1) remet le couvert avec ses sautillements d’« Europe démocratique », équivalent fonctionnel de l’ancienne promesse d’« Europe sociale », mais suffisamment ripolinée pour envisager de perdre deux ou trois décennies de plus.

L’honnêteté commande toutefois de souligner le progrès : l’« Europe sociale » façon Guigou-Aubry-Moscovici était à peine mieux que de l’hélium soufflé dans un ballon — en réalité personne n’y a jamais cru et, n’y croyant jamais, personne donc ne feignait même le moindre mouvement : écrire un truc ou deux, au moins faire semblant… mais rien. Ici au contraire, on y croit à fond — c’est presque pire. En tout cas on écrit, on n’arrête pas même. Nous avions déjà eu droit au Pour un traité de démocratisation de l’Europe en 2017, puis au Manifeste pour la démocratisation de l’Europe en 2018, c’est bien la moindre des choses qu’on nous informe que C’est possible ! en 2019. [...]

La suite ici : https://blog.mondediplo.net/apres-l-europe-sociale-l-europe-democratique-ou-l

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 14:24

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 14:00

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 13:57

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

La GAUCHE a-t-elle un problème avec la NATION ?
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