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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 16:51

Dans un contexte mondial de course au cobalt, le Congo conduit une gestion plus souveraine de ses richesses naturelles. Le nouveau Code minier renforce les conditions sous lesquelles les entreprises multinationales peuvent extraire ce minerai. Le pays renégocie aussi ses contrats avec les multinationales, conclus sous le Code minier précédent qui faisait la part belle aux grands groupes. Ce revirement ne plaît pas au secteur minier privé qui s’organise en lobby pour défier le gouvernement de Kinshasa. Contrairement à ce qu’on pourrait penser : ce lobby n’est pas purement occidental. Et les miniers agissent aussi individuellement à l’instar de Glencore, le premier producteur mondial de cobalt dans ses concessions congolaises, ou du kazakh ERG, qui semblent assécher le marché pour influencer le prix du cobalt, à la hausse bien sûr.

Ni l’adoption du Code minier, en mars 2018, ni sa mise en application ne font l’unanimité. C’était prévisible. Plusieurs indices annonçaient l’émergence d’un conflit majeur entre le gouvernement et le secteur privé.

En mars 2015, lorsque le gouvernement a envoyé un brouillon du nouveau Code au parlement, la Chambre des Mines a vu rouge en raison de « la chute récente des prix des matières premières » et appelait à une extrême prudence parce que « tous les gains impressionnants de la décennie précédente risquent d’être renversés. (…) Les propositions fiscales favoriseraient inéquitablement l’État et refuseraient un juste retour sur leurs investissements aux investisseurs ». Pour mémoire : des gains impressionnants avaient effectivement été engrangés, mais ils avaient été transférés à l’étranger, comme nous l’avons démontré dans l’article « Le Congo, exportations libérales des richesses ».

[...]

Les grands du cobalt

Plus de 100 entreprises industrielles privées, de tailles différentes, sont actives dans le secteur minier au Congo, à côté d’une demi-douzaine d’entreprises étatiques. Du cuivre et du cobalt sont produits dans environ 120 sites [4]. Mais qui sont les principaux miniers congolais dans le secteur du cobalt ? Fin 2018, plusieurs sources les ont répertoriés. Parmi elles l’agence Bloomberg mais aussi l’entreprise Trafigura, grand négociant de matières premières non coté en bourse. [5] Le graphique ci-dessous reprend le classement des producteurs de cobalt.

Envolée du prix de la tonne de cobalt en dollars (2016 – 2018). Source : London Metal Exchange, consulté le 22 mars 2018.

 

Tableau. Les entreprises du cobalt au Congo et leur part de la production en 2017

29% Mutanda Mining Glencore, Switzerland
21% TFM CMOC, China
9% Tilwezembe Other D.R.C. including artisanal mining
8% Luiswishi Congo Dongfang Mining, Zhejiang Huayou Cobalt, China
6% Ruashi Ruashi Mining, Jinchuan Group, China
5% Etoile Etoile/Usoke, Shalina Resources/Chemaf, U.A.E.
4% Mukondo Boss Mining, ERG, Luxembourg
4% Kamoya Kamoya, Wanbao Mining Ltd. (Comika), China
4% Diverse Metal Mines, Nanjing Hanrui Cobalt, China
3% Big Hill Big Hill, GTL, Belgium/Cuba
3% Kisanfu Somika, Somika SPRL, D.R.C.
3% Diverse MJM, Jiana Energy, China
2% Kalumbwe-Myunga MKM, CREC, China
1% Dima Sicomines, CREC, China
N/A Kamoto Glencore, Katanga Mining/KCC, Switzerland

Source Bloomberg (basé sur Darton Commodities)

[...]

L'article intégral ici : https://www.investigaction.net/fr/congo-les-multinationales-inlassablement-en-opposition/

Ci-dessous d'autres aspects, notamment le travail des enfants, des activités de ces multinationales.

"Régulièrement épinglée dans des affaires de pollution et abondamment citée dans les « Paradise Papers » [16], la multinationale Glencore qui emploie plus de 150 000 personnes à travers 50 pays du monde (chiffres de 2016), enregistre pour sa part un bénéfice net en hausse de 319 % sur un an, à 5,78 milliards de dollars en 2017. « Notre performance en 2017 est la plus forte de notre histoire », indique, satisfait, Ivan Glasenberg, pour qui la performance n’est pas des moindres non plus puisqu’il empoche une rémunération stable de 1,5 million de dollars en 2017, sans compter 242,4 millions de dollars de dividendes sur la base de ses 8,40 % de droits de vote dans la société [17]." Article complet ci-dessous.

Le cobalt de nos téléphones portables est-il extrait par des enfants en Afrique ?

60 % de la production mondiale de cobalt provient du sud de la République démocratique du Congo (RDC). Ce métal précieux est arraché du sol par 200 000 « creuseurs », souvent très jeunes.

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 06:29
Image tirée du film " Les Nouveaux Chiens de Garde" de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat - Et l'émission d'Eric Brunet dont il est question ci-après
Image tirée du film " Les Nouveaux Chiens de Garde" de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat - Et l'émission d'Eric Brunet dont il est question ci-après

Image tirée du film " Les Nouveaux Chiens de Garde" de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat - Et l'émission d'Eric Brunet dont il est question ci-après

par Guillaume Lancereau,

 

Le mercredi 24 avril, sur RMC, Éric Brunet consacrait son émission à la promotion du dernier ouvrage de l’historien Claude Quétel : Crois ou meurs ! Histoire incorrecte de la Révolution française (Tallandier, 2019) [1]. Dès les premières secondes, le ton est donné. L’invité de Radio Brunet « a plutôt envie de se payer la Révolution française et la façon dont on en parle depuis des décennies » (0’30), d’après l’animateur qui ne voit lui-même dans l’événement qu’« une espèce d’espace qui a laissé la dictature et la folie meurtrière se développer » (1’20). Cet accueil réservé, à une heure de grande écoute et sans contradicteur sur le plateau, à un historien-pamphlétaire en passe de devenir une référence intellectuelle dans la nébuleuse de la vulgarisation contre-révolutionnaire [2], appelle quelques réflexions sur les formes et enjeux de cette médiatisation du discours sur l’histoire.

Au sein de l’espace médiatique, les éditorialistes et animateurs distribuent la parole et contribuent ainsi à produire les standards de légitimité intellectuelle. Dans l’ensemble, l’opinion des chercheurs universitaires s’y trouve moins souvent sollicitée que celle des chroniqueurs et autres figures d’« experts » médiatiques [3]. De surcroît, les points de vue des uns et des autres tendent à être considérés comme équivalents, ce qui permet régulièrement auxdits chroniqueurs de balayer d’un revers de main les conclusions de travaux universitaires : ainsi lorsqu’un Éric Zemmour ou un Alain Finkielkraut sont jugés légitimes à désavouer le travail historiographique développé par une cohorte d’historiens de métier dans l’Histoire mondiale de la France dirigée par Patrick Boucheron, professeur au Collège de France – « une arme de gros calibre au service de l’historiquement correct » selon Zemmour ; « un bréviaire de la bienséance et de la soumission » d’après Finkielkraut [4]. Il n’en va pas autrement, d’ailleurs, dans le cas de la sociologie, puisque tout chroniqueur de télévision ou de radio s’estime manifestement autorisé à contester en plateau les conclusions empiriques des enquêtes menées depuis trente ans par les Pinçon-Charlot.

Cette remise à plat de la légitimité intellectuelle s’avère toutefois à géométrie variable : les titres et diplômes universitaires peuvent, en effet, avoir une certaine valeur, mais seulement dans le cas où leur porteur développe une thèse conforme à celle des tenants du pouvoir médiatique. L’entretien d’Éric Brunet et Claude Quétel, le 24 avril sur RMC, en donne une illustration. Charmé d’entendre un discours en tous points semblable à ses représentations contre-révolutionnaires de l’histoire, l’animateur n’a de cesse, au long de cet échange complaisant, de marteler les titres de son invité : ancien directeur de recherches au CNRS, ancien directeur scientifique du Mémorial de Caen, « un historien sérieux » (8’30), « un historien de première catégorie » (21’30) ! [...]

« Vous êtes historien, vous ? »

Les mêmes variations s’observent dans le rapport à l’opinion des auditeurs. Alors que la parole des intellectuels universitaires est souvent dépréciée comme une expression élitiste contraire au « bon sens » populaire, nous assistons à l’inverse, dans l’émission d’Éric Brunet, à la disqualification de la parole d’un auditeur, certes critique, face à celle de l’historien au statut validé par l’animateur. Un moment-clef de l’émission est en effet l’intervention d’un certain Daniel, de Voiron (Isère). Dès que celui-ci intervient pour dénoncer l’obsession de Quétel pour le « génocide » vendéen, les « morts » de la Révolution et la référence permanente à la « terreur », l’objection d’Éric Brunet ne se fait pas attendre : « Vous êtes historien, vous, Daniel ? » (22’10).

[...]

Sur le plateau, Éric Brunet est donc le seul à autoriser la tenue d’un discours légitime sur le passé. Le fait est notable et d’autant plus dommageable que les rares figures historiennes conviées à « Radio Brunet » appartiennent dans leur écrasante majorité au sérail des « historiens de garde » [6].

[...]

L'article intégral ici : https://www.acrimed.org/Un-enieme-proces-de-la-Revolution-francaise-par

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 05:30
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26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 17:21

Cet article est reposté depuis Analyse communiste internationale.

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26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 15:36

IV. Et la quatrième en 2011 : “et le semestre européen fut”

Au vu du succès fou rencontré, et comme c’était encore un peu mou du genou, a été adoptée la Directive 2011/85sur les exigences applicables aux cadres budgétaires des États membres” (merci M. Sarkozy).

[...]

Le règlement 1176/2011 de 2011 “sur la prévention et la correction des déséquilibres macroéconomiques” a donc encore renforcé le contrôle :

Citations d'articles qui démontrent combien nos politiques nationales découlent des recommandations de la Commission via le Conseil européen :

(20) Si des déséquilibres macroéconomiques sont détectés, il convient d’adresser des recommandations à l’État membre concerné, en y associant s’il y a lieu les comités compétents, pour le conseiller sur les mesures appropriées à prendre. La réaction de l’État membre concerné devrait être rapide et utiliser tous les instruments d’action disponibles, sous le contrôle des autorités publiques. […] La réaction devrait être adaptée à l’environnement et à la situation spécifiques de l’État membre concerné et devrait couvrir les principaux domaines d’action de la politique économique, parmi lesquels les politiques budgétaire et salariale, les marchés de l’emploi, les marchés des produits et des services et la régulation du secteur financier. […]

 

Les États membres tiennent dûment compte des orientations qui leur sont transmises pour l’élaboration de leurs politiques économiques, de l’emploi et budgétaires avant toute prise de décision majeure concernant leurs budgets nationaux pour les années à venir. La Commission suit l’évolution de la situation.

[...]

A été adopté en même temps le règlement 1175/2011 de 2011 “relatif au renforcement de la surveillance des positions budgétaires ainsi que de la surveillance et de la coordination des politiques économiques”, qui est central dans la procédure actuelle :

Toute absence de réaction d’un État membre aux orientations reçues peut entraîner:
a) de nouvelles recommandations visant à l’adoption de mesures spécifiques;
b) un avertissement de la Commission au sens de l’article 121, paragraphe 4, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne;

c) des mesures en vertu du présent règlement […]

 

L'article entier.  Un peu long mais bourré d'informations, ici : https://www.les-crises.fr/comment-bruxelles-a-mis-l-europe-sous-tutelle-2/

 

Commentaires :

Exit la souveraineté des nations et des peuples!

Et c'est comme ça que nous avons eu en 2016 la Loi travail sous Hollande et en 2017, la Loi Travail sous Macron ! Sans compter le gel des salaires, encore une contre-réforme des retraites, et bien sûr la contre-réforme de la fonction publique, c'est-à-dire la marche vers la privatisation des services "publics".  Vous avez voté contre en 2005 ?  Qu'importe ! Car comme le dit Juncker, "Il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens" !

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26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 15:34

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 15:20

Le 26 mai prochain, nous sommes appelés à élire nos députés européens.

Depuis 1957 les gouvernements européens ont oeuvré dans l'ombre pour enfermer les citoyens de chaque pays adhérent dans une Europe ayant pour principes quasi constitutionnels le capitalisme mondialisé : "Libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux", "concurrence ... pas faussée".

Tout le pouvoir a été confié à la commission européenne, véritable gouvernement de l'Union européenne. Politique agricole commune, Traité de Maastricht, Traité de Lisbonne : peu à peu les Etats ont été privés de pans entiers de leur souveraineté au plan monétaire, commercial, économique, extérieur. Pendant ce temps la défense était confiée à l'OTAN.

Toute la politique de la France aujourd'hui est corsetée et inspirée par l'UE : Casse des transports publics, des retraites, du droit du travail, de la sécurité sociale, privatisations ... Tout est dans les directives. Toutes les luttes des dernières années ont eu pour enjeu ces politiques européennes. Même si les salariés, tout comme les gilets jaunes, préfèrent s'adresser à ceux qu'ils ont élus en France, en oubliant l'UE plus lointaine.

Dans cette Europe là, les Français peuvent voter pour un changement politique et social. Mais les traités européens s'y opposent. Juncker l'a bien martelé à propos de la Grèce : "Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens".

Sauf à décider d'en sortir.

Alors changer l'Europe en changeant la majorité du Parlement européen ?

Ce dernier n'a aucun pouvoir. Il ne désigne pas la commission. Ni même le président de la commission. C'est un arrangement entre amis européistes et non le résultat de l'application d'un texte institutionnel. Même si le président était, jusqu'alors, le chef du parti victorieux : socialiste ou de droite. Le Parlement ne vote ni les traités, ni les directives, ni même les lois européennes. Chaque fois qu'il vote contre l'avis de la commission - c'est très rare - il doit ensuite discuter avec la commission et faire des "compromis". Il ne décide donc de rien.

Dans cette UE dominée par les lobbys et le capitalisme mondialisé, le citoyen n'a aucun pouvoir. Tous les 5 ans, les institutions européennes lui donnent l'illusion qu'il peut décider. Mais aucune élection au Parlement ne peut faire évoluer quoique ce soit en Europe. Et même si une percée des opposants aux politiques européennes se faisait, la droite européenne bâtirait une alliance très rapide avec les socialistes et les libéraux pour s'opposer au "populisme".

Alors la décision se fera dans chaque pays, mais certainement pas dans les urnes dimanche prochain.

Je ne veux cautionner ni l'illusion sociale, ni l'illusion démocratique. Je m'abstiendrai.

Soutenons, renforçons les luttes partout où elles existent - syndicales, politiques, gilets jaunes - et à faire la clarté sur les politiques européistes du pouvoir Macron-Philippe. Seule solution pour créer le rapport de force nécessaire pour en finir avec ces politiques européennes mortifères. Et pour sortir de cette UE qui les conduit.

Yvette Genestal

 

 

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 14:42

Mardi 21 mai au matin, la CGT a distribué de nombreux tracts devant les bureaux de poste de la gare et de l’hôtel de ville menacés de fermeture.

Le grand débat est clos depuis quelques semaines maintenant, mais l’interrogation sur l’avenir de certains services publics demeure. Mardi 21 mai au matin, plusieurs membres de la CGT se sont réunis devant deux bureaux de poste de Rouen menacés de fermeture : le bureau de la gare et celui situé rue Orbe, à proximité de l’hôtel de ville. « Nous sommes là pour informer et sensibiliser la population, car c’est elle qui va être directement touchée par ces fermetures », expose Fabien Leseigneur, représentant CGT. D’après le groupe La Poste, le bureau de la gare doit fermer d’ici la fin du mois de septembre 2019. Celui situé rue Orbe fermera, lui, en fin d’année.

Un « point de contact » en remplacement du bureau

Pour compenser cette fermeture, un « point de contact » est envisagé pour le bureau de la gare. Mais cette option ne convient pas : « On met en place ce genre de choses, mais avec des personnes qui ne sont pas formées. Et il faut savoir que toutes les opérations aujourd’hui réalisables en bureau ne le seront pas forcément dans ces points de contact ».[...]

La totalité de l'article ici, sur le site de Paris-Normandie : https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/rouen--une-petition-lancee-pour-sauver-les-bureaux-de-poste-de-la-gare-et-de-la-rue-orbe-CB15057126?utm_source=newsletter_mediego&mediego_euid=f2c3147b0e&mediego_ruuid=16c55998-2517-4964-b656-97477c7a49c2_0&mediego_campaign=20190522_news_actu&utm_content=20190522&utm_campaign=newsactu&utm_medium=email

Gares, bureaux de postes et guichets SNCF, Hôpitaux et maternité ... : Leur disparition progressive sur le territoire est un des symboles de l'attaque généralisée contre les services publics  C'est bien la politique de l'UE et  du capitalisme mondialisé qui inspire ces décisions et la casse de la Poste : suppression des bureaux de poste, précarisation accrue, recours aux sous-traitants et travailleurs indépendants, salariés sous-payés, parfois même en dehors de toute légalité ...

Vive l'Union Européenne et ses directives sur les services :  Macron en est un partisan et élève zélé.  Moins il y a de services publics, plus il y a de services privés et nous payons de plus en plus pour les actionnaires du capitalisme mondialisé. 

Doucement, depuis 1957 et le traité de Rome, le capitalisme a su mettre au pas les pays européens et aucune élection "européenne" n'y a rien changé.  En 2005, le vote des citoyens français pouvait y mettre un coup d'arrêt.  Ce vote n'a pas été respecté. 

Comme le dit Juncker, « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. » 

YG

 

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 14:27

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 14:22

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Devant l'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris le 1er mai 2019 - Photo El Diablo

 

Selon les autorités, une partie des manifestants auraient « volé » le défilé du 1er mai à Paris. Depuis le cortège, et à écouter les témoignages, c’est un autre tableau qui se dessine. Au niveau de la Pitié-Salpêtrière et sur le boulevard Saint-Marcel, des milliers de personnes de tous âges ont été contenues dans une immense nasse, progressivement refermée à coups de matraques et de lacrymogènes. Une partie d’entre-elles ont dû se réfugier dans les halls d’immeubles pour éviter l’écrasement et la suffocation. Fidèles aux consignes données, les forces de l’ordre ont fait preuve d’une agressivité qui, loin de se limiter à ses adversaires déclarés, a brutalisé l’ensemble de la manifestation.

Sur le boulevard de l’Hôpital, Peu avant la charge (crédit Benoît L. / Bastamag)

Mercredi 1er mai, il y a ce qui s’est passé dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dont le détail est maintenant connu. Et il y a ce qui s’est passé à l’extérieur, dans la gigantesque nasse de manifestants encerclés par la police et qui s’est prolongée pendant environ une heure, à l’intersection du boulevard de l’Hôpital et du boulevard Saint-Marcel, où Basta ! était présent. La partie centrale de la manifestation, très dense, compacte sur toute la largeur, n’y a pas seulement été bloquée, puis copieusement arrosée de lacrymogènes au moment de ladite « intrusion » dans l’hôpital, vers 16h15. Le cortège y a en fait, peu à peu, été littéralement disloqué à coups de matraques, de gaz, de grenades et de canon à eau.

Les dix minutes environ de la charge finale, qui a eu lieu autour de 17h, ont été interminables pour les milliers de personnes écrasées les unes contre les autres, sans autre échappatoire que les cages d’escaliers des bâtiments avoisinants pour celles et ceux qui ont pu s’y engouffrer. Suffoquant, crachant, se tenant les uns et les unes aux autres pour éviter de tomber et d’être piétinées, dans le stress des palets de lacrymogène qui s’abattaient sur les têtes, des explosions de grenades, puis des coups de matraques qui s’approchaient. Une scène de chaos provoquée par une manœuvre inédite des forces de l’ordre, du moins a priori à une telle échelle : transformer la traditionnelle « nasse » en étau, peu à peu refermé sur les manifestants.

Doctrine de « harcèlement » du black-bloc

« Ça castagnait devant nous, et aussi derrière nous, raconte Yoann, un manifestant coincé par la manœuvre. Toutes les rues étaient fermées, impossible de sortir, même pour ceux qui voulaient, poursuit le jeune homme, étudiant à Sciences Po Strasbourg. On avait peur. Il y avait des enfants, des personnes âgées. Des gens faisaient des crises d’angoisse. » « Il n’y avait aucune échappatoire, confirme Benoît, un autre témoin lui-aussi contacté par Basta !. Derrière, ça matraquait. C’est ce qui a fait paniquer les gens. De l’autre côté, il y avait des "voltigeurs" (brigades à moto, ndlr). Ils ont avancé, mais se sont arrêtés au carrefour, car il y avait trop de monde »

Jusque-là, la progression du cortège avait été tranquille, et même plutôt festive. De longs affrontements ont cependant eu lieu à Montparnasse avant son départ, entre 12h30 et 14h. Conséquence, semble-t-il, de la nouvelle doctrine policière de « harcèlement » visant à empêcher coûte-que-coûte la constitution d’un black-bloc. Pris au milieu des premières charges et des tirs de lacrymogènes, les fourgons des organisations syndicales, surmontés des traditionnels ballons aux couleurs des différentes centrales, se sont ensuite retrouvés noyés dans la foule.

« La manifestation était rouge, noire, jaune… c’était tranquille et motivé »

Une fois passées, en piétinant, les premières centaines de mètres, et notamment le goulet d’étranglement formé par les dizaines de policiers protégeant le restaurant La Rotonde – où Emmanuel Macron avait fêté sa qualification pour le second tour de la présidentielle en 2017 –, le spectacle d’un cortège interminable, dense, occupant la largeur du boulevard Montparnasse, s’offrait aux yeux [1]. Venus en nombre, toujours aussi déterminés, les gilets jaunes étaient mélangés aux autres manifestants dans un immense « cortège de tête » de plusieurs dizaines de milliers de personnes, qui a quasiment fini par devenir, ce 1er mai 2019, la manifestation en elle-même. Le cortège syndical, en effectifs réduits à l’essentiel, démarrait plus tard, en fin de défilé. Nombre de syndicalistes étaient déjà dans la première partie.

[...]

Légende : en bleu : le tracé de la manifestation. En rouge : la partie du cortège nassée jusqu’à 17h15 environ. En noir : les barrages et poussées policières (dont la position a donc évolué dans le temps). Cliquer sur la carte pour l’agrandir.

L'intégralité de l'article ici : https://www.bastamag.net/Tout-le-monde-voulait-echapper-aux-forces-de-l-ordre-comment-la-machine

 

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