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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 08:53

 Sur le blog "Le convoi du 6 juillet 1942"

 

Le « brûlot » de Rouen

 

Soldats allemands devant la Kommandantur au Havre
Le 19 octobre 1941, sabotage d’un train de matériel militaire allemand, sur la ligne Rouen-Le Havre (entre les gares de Malaunay et de Pavilly), destruction de la permanence de la LVF à Rouen. Les autorités allemandes arrêtent près de 150 communistes(1) ou présumés tels en Seine Inférieure. 45 d’entre eux seront déportés à Auschwitz.
Episode que raconte Albert Ouzoulias dans les "Bataillons de la Jeunesse" , dont il est le responsable, avec "Fabien".
« Vers le 15 octobre, il est décidé de monter trois opérations, à Bordeaux, Nantes et Rouen. Pour chacune de ces villes, l’objectif est le déraillement d’un train de troupes ou de matériel et l’exécution d’officiers nazis. Le but politique est double ; d’une part impulser la lutte armée sur tout le territoire français ; d’autre part, obliger l’ennemi à se battre sur plusieurs fronts, alors que la majeure partie des troupes allemandes ne sont plus engagées que sur le front de l’Est, contre l’Union soviétique (…) Le groupe de Rouen frappe le premier. A l’été 1941, les actes de résistance armée restent limités à la région parisienne et au Nord (dépendant de l’administration militaire allemande de Bruxelles). Pour les étendre à d’autres régions, le Comité militaire national de l’Organisation Spéciale du Parti communiste(2) décide de constituer ce que le colonel Jules Dumont(3), commissaire national, appelle «des groupes de brûlots» : les combattants apparaissent dans une région, frappent l’ennemi puis agissent dans une autre région.
Il est constitué uniquement de jeunes des «Bataillons de la jeunesse», dirigés par Maurice Le Berre accompagné de Dandurain. Il est complété sur place avec des jeunes des ateliers de chemin de fer de Sotteville-lès-Rouen(4). Les cheminots de Sotteville ont fourni les renseignements nécessaires. Le déraillement prévu se produit le 19 octobre, sur la ligne Rouen-Le Havre, entre les gares de Malaunay et de Pavilly ». Albert Ouzoulias, et Martine Garcin, janvier 2004 (in «caratères draveillois : Résistance et création » in site : http://draveil-resistance.com

Maurice Le Berre relate cette opération : «Nous avons été cachés chez les sœurs Dissoubray(5), trois ou quatre jours. Après, nous avons fait sauter la permanence de la LVF avec un engin fabriqué par les cheminots(6). Notre troisième mission, abattre un officier nazi, n'a pu se réaliser, car nous avons dû quitter précipitamment Rouen ; Dandurain s'était fait arrêter près d'Elbeuf par des gendarmes qui lui avaient demandé ce qu'il transportait dans sa sacoche et l'avaient fouillé. Il a décliné sa véritable identité. Un des gendarmes avait fait son service au même régiment que lui, on l'a laissé filer» (in Albert Ouzoulias, Les Bataillons de la Jeunesse, Éd. Sociales, 1967). Les deux autres groupes de Nantes et Bordeaux sont constitués d’adultes de l’OS et de jeunes des «Bataillons»(7). Le sabotage du tunnel de Pavilly est également rapportée par Maurice Choury ("les cheminots dans la bataille du rail" et sur le site Site Internet du Groupe Archives Quatre Mares, L'Histoire des Ateliers de Quatre Mares (voir note 9)
Les autorités allemandes ne tardent pas à réagir : en représailles, la police allemande procède dès le 20 octobre 1941 à une série d’arrestations à Sotteville et dans tout le département, ainsi que dans 3 départements limitrophes (Oise, Eure et Somme). Celles-ci se font en référence au décret d’Otto von Stülpnagel(8) du 28 septembre 1941 (« le code des otages ») qui tente ainsi d'intimider et de paralyser les communistes avec l'aide de la police française. Le commandant de la région militaire A promulgue un décret le 14 octobre 1941, relatif aux arrestations d’otages : entre le 6 et le 10 octobre 1941, 1600 personnes sont interpellées à Paris (le département de la Seine) avec l'aide de la police française. Des opérations similaires ont lieu entre le 19 et le 21 octobre dans six autres départements de la zone occupée.
La caserne Hatry
En Seine Inférieure, la plupart des militants raflés sont regroupés à la caserne Hatry à Rouen. Après avoir été interrogés par la police allemande, ils sont dirigés sur le camp allemand de Compiègne entre le 23 et le 30 octobre 1941. Quarante d’entre eux sont déportés dans le convoi du 6 juillet 1942 à destination d’Auschwitz. D’autres seront fusillés ou déportés à Sachsenhausen ou Buchenwald.

Claudine Cardon-Hamet
Notes

  1. "30 ans de luttes au service des Travailleurs Normands et de la Paix", page 53 (brochure édité par la Fédération de Seine Maritime du Parti communiste en 1964).
  2. Constituée de groupes militaires, majoritairement composés d’anciens des Brigades Internationales, l’OS est à l'origine des FTPF en avril 1942.
  3. Le colonel Jules Dumont, ancien commandant de la 14ème brigade «La Marseillaise» en Espagne, sera fusillé au Mont Valérien en 1943.
  4. Des jeunes cheminots des ateliers de Quatre Mares (Sotteville).
  5. L’une d’entre elles, Madeleine Dissoubray, sera arrêtée le 20 février 1942, et déportée à Auschwitz dans le convoi du 24 janvier 1943, dit des «31.000». Madeleine  Odru est décédée le 17 janvier 2012 à l'âge de 91 ans. Elle fut l’épouse de Louis Odru, le commandant Curie dans la Résistance, député communiste jusqu’en 1986. L’Humanité du 19 janvier écrit «Madeleine Odru a été de tous les combats, mais celui qu’elle privilégiait était celui qu’elle consacrait à l’enfance, en tant que professionnelle de l’éducation nationale, et comme résistante. Avec son association «Mémoire vive des convois des 31000 et des 45000 d’Auschwitz-Birkenau» (dont elle était présidente), elle témoignait dans les établissements scolaires de la barbarie nazie et de l’impossibilité de soumettre un peuple qui lutte». Photo de Madeleine Odru au fort de Romainville «En rentrant des camps, nous pensions avoir vécu le pire et assister à l’avènement d’un monde nouveau. Nous rêvions… Depuis la Seconde Guerre mondiale, combien de massacres, de tortures, de crimes contre l’humanité. ? J’ai compris que l’histoire peut se répéter. Il faut dire aux jeunes que cela peut arriver à nouveau. Vous êtes responsable de votre avenir et de l’avenir de l’humanité. Je suis une des dernières survivantes de ces moments terribles. Je me dois de témoigner. L’important, c’est de se battre pour que cela n’arrive plus jamais ».
  6. «Les attentats ont été souvent réalisés avec des engins fabriqués par les cheminots eux même. En effet, Messieurs Chenier, Lefevre et Menez et leur équipe de jeunes bretons communistes des ateliers de Q.M. fabriquent, outre des clés à tire-fond pour déboulonner les rails, des corps de bombes bourrées de “cheddite” (explosifs à base de chlorate de potassium ou de sodium et de dinitrotoluène)». Histoire des ateliers des quatre mares www.gaqm.fr/leGAQM.htm
  7. Le groupe de Nantes est constitué de Gilbert Brustlein, Marcel Bourdarias et Guisco Spartaco. Le 20 octobre 1941, Gilbert Brustlein exécute le lieutenant-colonel Hotz, commandant les troupes nazies de Nantes et de la région. Fabien suit les opérations et aide au repli. La riposte des nazis ne se fait pas attendre. Le 22 octobre, cinquante otages sont fusillés à Châteaubriant, Nantes, et au Mont-Valérien. Le troisième groupe part pour Bordeaux sous la direction de Pierre Rebière. Il rejoint des communistes français et espagnols de l’OS de Bordeaux. Le 21 octobre, Pierre Rebière, protégé notamment par des républicains espagnols, abat le conseiller militaire Reimer, officier d’état-major de la Wehrmacht. En représailles, cinquante otages sont fusillés au camp de Souges à Bordeaux. Ils ont été désignés aux Allemands par Pucheu, ministre de Pétain.
  8. Commandant des troupes d’occupation et de l’administration militaire allemande
  9. «Dès le 19 octobre, les jeunes cheminots de Quatre Mares membres des FTP assurent la réussite d’un déraillement entre Malaunay et Pavilly sur la ligne Paris - Le Havre, avec le concours des “bataillons de la jeunesse”. Il s’agit pour ces jeunes FTP de contraindre l’ennemi qui se lance contre Moscou, à garder d’importantes troupes d’occupation en France et d’aider ainsi l’Armée Rouge qui supporte le poids principal de l’attaque hitlérienne» (Maurice Choury in “ Les cheminots dans la bataille du rail ”). L’opération s’est avéré un véritable succès pour les FTP, mais les autorités allemandes ne tardent pas à réagir. En représailles la Gestapo procède le 22 octobre 1941 à une série d’arrestation à Sotteville. Les otages ne sont pas désignés au hasard. Ce sont des syndicalistes et des communistes depuis longtemps soupçonnés d’agir à l’encontre de l’occupant.

40 militants arrêtés dans le département de Seine-Inférieure dans les jours qui suivent le sabotage du tunnel de Pavilly sont déportés à Auschwitz le 6 juillet 1942.
  • Amfreville-la-Mivoie, Binard Jean, arrêté le 21 octobre 1941
  • Barentin, Jonquais Gustave, arrêté le 22 octobre 1941
  • Barentin, Pelletier Lucien, arrêté le 21 octobre 1941
  • Belbeuf, Denis Marcel, arrêté le 21 octobre 1941
  • Caudebec, Chaumond Maurice, arrêté le 20 octobre 1941
  • Darnetal, Genvrin Marcel, arrêté le 21 octobre 1941 (Cheminot au dépôt de Sotteville)
  • Darnetal, Gohe Marcel arrêté le 22 octobre 1941
  • Deville-Les-Rouen, Thiault Ferdinand, arrêté le 21 octobre 1941
  • Deville-Les-Rouen, Bonnifet Roger, arrêté le 22 octobre 1941
  • Harfleur, Fleury Arthur, arrêté le 21 octobre 1941
  • Le Grand-Quevilly, Le Dret Marcel, arrêté le 22 octobre 1941
  • Le Grand-Quevilly, Bouchard Michel, arrêté le 22 octobre 1941 (Cheminot aux ateliers de Sotteville-Quatre-Mares)
  • Le Grand-Quevilly, Voranget Maurice, arrêté le 21 octobre 1941 (Cheminot aux ateliers de Sotteville-Quatre-Mares)
  • Le Grand-Quevilly, Bachelet Charles, arrêté le 22 octobre 1941
  • Le Petit-Quevilly, Legac Charles, arrêté le 21 octobre 1941
  • Le Petit-Quevilly, Ducastel Lucien, arrêté le 21 octobre 1941
  • Le Petit-Quevilly, Breancon André, arrêté le 21 octobre 1941
  • Le Petit-Quevilly, Gentil Adrien, arrêté le 22 octobre 1941
  • Le Petit-Quevilly, Mettay Jules, arrêté le 21 octobre 1941
  • Le Trait, Talbot René, arrêté le 22 octobre 1941
  • Limesy, Champin Albert, arrêté le 22 octobre 1941
  • Malaunay, Valette Albert, arrêté le 21 octobre 1941
  • Maromme, Villette Julien, arrêté le 21 octobre 1941
  • Maromme, Lecour Marcel, arrêté le 21 octobre 1941
  • Maromme, Poyer Léon, arrêté le 21 octobre 1941
  • Maromme, Brien Honoré, arrêté le 21 octobre 1941
  • Notre-Dame-de-Bondeville, Godebout André, arrêté le 21 octobre 1941
  • Notre-Dame-de-Bondeville, Maillard André, arrêté le 22 octobre 1941
  • Notre-Dame-de-Bondeville, Bellet Lucien, arrêté le 21 octobre 1941
  • Oissel, Billoquet Emile, arrêté le 21 octobre 1941 (Cheminot aux ateliers de Sotteville-Quatre-Mares)
  • Oissel, Marti Gérard, arrêté le 28 octobre 1941 (Cheminot aux ateliers de Sotteville-Quatre-Mares)
  • Rouen, Creignou Jean, arrêté le 23 octobre 1941
  • Rouen, Pelletan François, arrêté le 21 octobre 1941(Cheminot aux ateliers de Sotteville-Quatre-Mares)
  • Rouen, Aligny Julien, arrêté le 21 octobre 1941
  • Rouen, Maurice Jean, arrêté le 21 octobre 1941
  • Rouen, David André, arrêté le 21 octobre 1941
  • St-Jean-du-Cardonnay, Vallet Albert, arrêté le 21 octobre 1941
  • St-Pierre-Les-Elbeuf, Mace Ange, arrêté le 22 octobre 1941
  • Sotteville-Les-Rouen, Poirier André, arrêté le 22 octobre 1941 cheminot aux ateliers de Sotteville-Buddicom.
  • Sotteville-Les-Rouen, Breton Henri, arrêté le 22 octobre 1941, au dépôt de Sotteville-lès-Rouen.
 
 
Suite au sabotage de la voie ferrée qui occasionne le déraillement du train Rouen-Le Havre, le 19 octobre 1941, ce document de la Feldkommandantur 517 daté du 29 octobre 1941 dresse une liste de 26 communistes pouvant être fusillés. 11 d’entre eux, internés à Compiègne, seront déportés à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942.

Julien Aligny,
 Robert Arpajou,
 Emile Billoquet,
 Roger Bonifet,
 Louis Briand,
 Maurice Clouet,
 Jean Creignou,
Adélard Ducroc,
Gabriel Lemaire,
Jean Maurice,
Georges Terrier

Source photo soldats allemands devant la Bourse du Havre où s'est installée la Kriegskommandantur http://www.pss-archi.eu/forum/viewtopic.php?id=9644
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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 16:46

Quand on est gilets jaunes, pour un péage en feu : un an de prison ferme et 288 000 euros - Pour les responsables de France Télécom coupables de harcèlement ayant mené à 35 suicides, peines encourues : un an de prison et 15000 euros d'amende

Manifestation de salariés de France Télécom - https://www.abcbourse.com/marches/suicides-a-france-telecom-le-proces-de-l-entreprise-et-ses-ex-dirigeants-s-ouvr_469532_PX1p.aspx
Procès France Télécom: la valeur de «l’être humain sur le marché du travail» en question

Voir sur Libération : https://www.liberation.fr/depeches/2019/05/04/proces-france-telecom-la-valeur-de-l-etre-humain-sur-le-marche-du-travail-en-question_1724941

Et sur l'Humanité :https://www.humanite.fr/france-telecom-le-proces-historique-de-la-souffrance-au-travail-671819

https://www.humanite.fr/suicides-de-france-telecom-un-grand-proces-possible-611396

Le mur devant lequel un salarié de France Télécom s’est immolé par le feu, le 26 avril 2011, à Mérignac (Gironde). PATRICK BERNARD / AFP
Quatre « gilets jaunes » condamnés à un an de prison ferme pour l’incendie d’une barrière de péage
Péage brûlé près de Narbonne - Photo Le Point

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/05/06/quatre-gilets-jaunes-condamnes-a-un-an-de-prison-apres-l-incendie-d-un-peage-a-narbonne_5459090_3224.html

 

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 13:52

vendredi 3 mai 2019 par Canaille le Rouge, Alain Chancogne (ANC) et Grossvak Serge

Regardez cette image de La Salpétrière : cela ne vous rapelle pas quelque chose ?(NDLR)
La langue anglaise est suffisamment riche pour ne pas user de ces franglicismes paresseux tels "fakes news" qui pullulent à travers la toile. D’autant que le mot ne traduit pas l’idée que celui qui l’émet est d’abord un menteur.
Par contre parler d’éditeurs de mensonges permet de bien identifier de qui et de quoi il s’agit.
En matière de mensonges, c’est comme pour les produits de consommation, l’important c’est la traçabilité.

Sur cette image une personne visiblement âgée est acculée contre un mur et menacée d’une matraque par les forces de l’ordre mais Le Monde qui la publie légende "face à face entre gilets jaunes et force de l’ordre boulevard de l’hôpital". Quand les régimes de réalité divergent à ce point je ne sais pas bien dans quel monde commun nous allons réussir à vivre. (NDLR)

La suite ici sur le site de l'ANC : http://ancommunistes.org/spip.php?article1303

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 10:23

Jeudi 2 mai, François Ruffin a présenté J’veux du soleil au rond-point des Vaches de Saint-Etienne-du-Rouvray. (©JBM/76actu)

Ci-dessous, lu sur le site de la ville de Saint-Etienne du Rouvray : https://www.saintetiennedurouvray.fr/articles/1764

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans la soirée de jeudi 2 mai à proximité du rond-point des Vaches. Elles assistaient à une projection du film documentaire « J'veux du soleil » en présence de son co-réalisateur, le député de la Somme François Ruffin.

Organisée par les Gilets jaunes du rond-point des Vaches (s'identifiant désormais eux-mêmes par le sigle GJ-RPDV qu'ils ont imprimé sur des sweaters et t-shirts), cette projection festive a rassemblé sur le parking du magasin Électrodépôt des délégations venues d'autres ronds-points du département et au-delà, ainsi que des personnes n'arborant pas le chasuble qui symbolise ce mouvement social depuis le 17 novembre 2018.
Le député de la Somme François Ruffin (LFI), co-réalisateur avec Gilles Perret du documentaire intitulé « J'veux du soleil » (en référence à la chanson du groupe Au p'tit bonheur), avait fait le déplacement depuis Amiens pour débattre avec le public et les militants, quelques heures avant la projection.
L'ambiance était festive, les GJ-RPDV ayant organisé un barbecue et un stand sandwich et installé sous un dais de toile quelques dizaines de chaises qui n'auront toutefois pas suffi à asseoir tout le monde.
Après avoir salué la volonté des Gilets jaunes stéphanais « de faire du beau dans un endroit qui ne l'est pas », faisant ainsi référence au village « Notre-Dame-des-Palettes » que les GJ-RPDV ont installé aux abords d'un parking coincé entre le restaurant d'une grande chaîne et un magasin discount aux rideaux de fer tirés, le député de la France insoumise (LFI) s'est livré à une analyse des propos tenus par Emmanuel Macron lors de la conférence de presse du 25 avril :
« Il y a des choses notables dans le discours de Macron, il y a l'absence des mots “concurrence”, “compétitivité”, “mondialisation”. Lui qui les répétait toutes les deux lignes, ces omissions sont des signes. Elles nous disent que Macron est maintenant contraint de continuer à faire la même chose mais sans le dire ! On nous avait entraînés dans cette idéologie du fric par l'enthousiasme dans les années 1980 mais maintenant que ça ne fonctionne plus, ils nous y entraînent par le matraquage et par le matraquage médiatique aussi. Mais les gens ne veulent plus de ça. Ils ne veulent plus de ça mais ils ne se sont pas encore rattachés à autre chose. On est dans un temps de gestation longue de cet autre chose, à nous de l'entraîner dans le bon côté et non vers la haine et le rejet de l'autre. »
Le député de la Somme a également alerté sur les « deux divorces » que le mouvement social se doit de réconcilier :
« Il y a deux divorces à résoudre, celui des quartiers populaires et de la France rurale, celui de la petite bourgeoisie culturelle et des classes populaires. Si on ne les réconcilie pas, on n'arrivera pas faire masse pour changer le système. »
Présent à ses côtés durant l'avant-projection, François Boulo, le porte-parole des Gilets jaunes de l'agglomération rouennaise, a quant à lui notamment pointé le « mensonge » du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui a prétendu que des Gilets jaunes avaient « attaqué » le service des urgences de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, en marge de la manifestation du 1er-Mai.
Selon François Boulo, les « médias » auraient été complices de ces « mensonges » et il les a prévenus :
« On va les pilonner, les médias. On va les forcer à dire la vérité. »
Une vérité qu'une partie de ces derniers ont néanmoins dite sans être soumis à la contrainte, certains y consacrant jusqu'à quatre pages entières à l'image du quotidien Libération du 3 mai ou encore à celle de l'Humanité avec une double page le même jour… Le Figaro se contentant quant à lui de parler de « divergences » de témoignages et de vidéo qui « semblent contredire » le ministre…
Le porte-parole des GJ a également appelé à ne pas « se faire piéger par la violence » car, a-t-il ajouté :
« Pendant ce temps là, les lois passent sous les radars, à l'image de la loi Pacte. [loi Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises, votée le 11 avril, ndlr] »
Après avoir décrit un pouvoir « élus par et pour les plus riches » que le « match des jaunes contre les bleus » [les Gilets jaunes contre les policiers, ndlr] fait rire, le porte-parole François Boulo à appelé à une « révolution pacifique » :
« Mettez du jaune partout, portez du jaune, tant que Macron sera au pouvoir on va le rendre dingue avec ça. Eux qui rigolent de mépris en nous regardant, on va finir par les faire rire… jaune ! »
Après la projection du film, le débat s'est encore prolongé quelques minutes avec François Ruffin.
Le film « J'veux du soleil » rassemble des témoignages de Gilets jaunes de plusieurs coins de France et nous livre un aperçu sensible, parfois drôle, parfois poignant, de ceux qui depuis cinq mois se sont réappropriés le débat public, comme le dit François Ruffin :
« C'est la fin de l'apathie politique c'est la reconquête de la politique par les classes moyennes. »
Le film projeté le 2 mai au rond-point des Vaches est une version courte du documentaire dont les droits ont été cédés gratuitement aux ronds-points…
Le député Hubert Wulfranc (PCF) était présent à la projection, venu accueillir son collègue de l'Assemblée.
Photo : Jean-Pierre Sageot

 

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 10:14

 

"Le matin du 2 mai les Français écoutant Christophe Castaner, ouvrant leur journal, allumant leur télévision et leur radio apprenaient qu’une bande de blacks blocs avait pris d’assaut le service de réanimation d’un grand hôpital afin d’y commettre des violences et de mettre en danger la vie des patients. 12 heures plus tard, sous les coups de la prise de parole des citoyens mobilisés, le mensonge s’effondrait. Le pouvoir et ses épigones étaient contraints de reculer en désordre. On sait maintenant qui est producteur de fake news, qui ment, qui est complotiste, et qui est violent.

Et on sait aussi pourquoi ces gens-là qui ont peur de la vérité, veulent verrouiller les outils de notre liberté d’expression."

Ce qui vient de se produire à l’occasion des manifestations parisiennes du 1er mai avec le mensonge sur l’attaque de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière est quelque chose d’assez extraordinaire. Extraordinaire d’avoir vu un pouvoir d’État dévoyé un niveau rarement atteint sous la République. Extraordinaire le spectacle d’une presse nationale qu’elle soit écrite ou audiovisuelle complètement aux ordres de ce pouvoir. Extraordinaire cette mobilisation d’une classe intellectuelle et médiatique se lançant dans la surenchère pour applaudir un mensonge d’État dont l’évidence aurait pu immédiatement sauter aux yeux en usant d’un minimum d’esprit critique.

Mais finalement, quelle leçon politique nous a fourni le déroulement de la journée du 2 mai et quel révélateur de la crise qui secoue la société française !

La vérité des faits

Chacun sait maintenant ce qui s’est passé dans l’après-midi du 1er mai sur le boulevard de l’hôpital et dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Le cortège de la manifestation a été scindé en trois par les forces de police, chaque partie faisant l’objet de charges et d’intervention de canon à eau. Cette stratégie volontairement dangereuse enferme les manifestants dans des nasses dont craignant les violences policières ils cherchent à s’échapper. C’est ce qui s’est produit avec l’intrusion de groupes pacifiques quelques instants auparavant, dans un parking dépendant de l’hôpital. Les gens espérant que les policiers se contenteraient de disperser la manifestation sur le boulevard, ont vu avec effroi les policiers rentrer dans ce parking et y lancer leurs charges alors qu’il n’y avait bien sûr aucun incident. Éparpillement des manifestants dans l’enceinte de l’établissement lui-même qui quand on le connaît apparaît comme une véritable ville avec ses bâtiments et ses rues. Les policiers en poursuivi leur stratégie folle de chasse à l’homme dans cet entrelacs, provoquant naturellement la panique. Un groupe ne comprenant aucun black bloc ni casseur s’est alors réfugié sur une passerelle, et pour se mettre à l’abri, a tenté de rentrer dans les locaux de ce qui s’est révélé être le service de réanimation de l’hôpital. Avec le professionnalisme et le sang-froid, qui caractérise le personnel soignant en général et celui des services de réanimation en particulier, ce qui était de service en ce 1er mai, se sont opposés calmement à l’intrusion. Et au fur et à mesure les choses se sont calmées. Le mieux pour mesurer la réalité de cette présentation est de voir les vidéos de ce qui s’est passé et d’écouter le témoignage des soignants impliqués. Cette réalité, cette vérité, ont été travesties par le ministre de l’intérieur de la République complètement déshonoré pour l’occasion. Il n’y a pas, en présence, deux versions de ce qui s’est passé comme le prétendent multipliant les contorsions ceux qui se sont imprudemment engagés, il n’y en a qu’une. Celle de la vérité factuelle.[...]

Lire la suite ici : https://www.vududroit.com/2019/05/attaque-de-la-pitie-internet-et-les-reseaux-armes-de-la-verite/

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 09:53

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 09:51

Cet article est reposté depuis Analyse communiste internationale.

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 09:50

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 23:46
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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 23:44

Cet article est reposté depuis Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges..

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