Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
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Humeur
Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de
l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].
Deux évènements ont eu lieu ce mardi 23 juillet 2019. En pleine canicule. En pleines vacances. Deux évènements dont la couverture médiatique a été inversement proportionnelle aux enjeux réels, voire existentiels, de la société. Ces deux rendez-vous doivent être analysés simultanément.
Extraits :
"Le premier concerne la ratification du traité de libre-échange entre le Canada et l’UE par l’Assemblée nationale française."
[...]
Le CETA, un traité de libre-échange, qui comme tous les contrats du genre, brille par les droits princiers accordés à des entités commerciales, qui ne sont pas tenues en contrepartie par des obligations .
[...]
Par la signature de ce genre d’accords, les gouvernants politiques non seulement renoncent à chercher noise à ces nouveaux souverains corporatisés, mais en plus leur accordent des garanties aussi exceptionnelles qu’irrationnelles. Et gare aux rebelles, les coûts des conflits sont si élevés que les dirigeants publics font tout pour les éviter.
Et ce malgré les activités hautement polluantes et destructrices de l’environnement. Car ces organisations sont les principales sources de pollution, étonnamment jamais dénoncées par le pouvoir en place (en France ou ailleurs).
La Presse Canadienne : On en sait trop peu sur l’impact que le bitume des sables pétrolifères peut avoir sur les végétaux et les animaux dans l’océan pour évaluer les risques de son transport dans les environnements marins, indique une nouvelle étude. Le document, qui tire ses conclusions de l’examen de plus de 9000 articles scientifiques sur le pétrole et l’environnement, soutient que les informations de base sur plusieurs sources clés de stress et de perturbations sont inexistantes ou indisponibles. http://ecoquebecinfo.com/scientifiques-savent-limpact-petrole-bitumineux-locean/
Systématiquement porteuses du label « développement durable », ces entreprises continuent leur sinistre oeuvre de destruction de la planète au nom du commerce et dela libre-circulation.
La juteuse transition écologique, initiée par les grandes firmes mondiales, est très à la mode. Elle a permis aux mêmes acteurs polluants de se recycler dans ce qui est appelé aujourd’hui le capitalisme vert. Une appellation anesthésiante qui permet d’engranger les milliards des caisses publiques. Pour quels résultats ?
[...]
Le deuxième évènement de ce mardi 23 juillet est l’accueil solennel réservé à une jeune fille, Greta Thunberg, une adolescente activiste qui est supposée provoquer une prise de conscience quant à l’urgence de la défense de l’environnement. Sauf que curieusement, Greta Thunberg déclare n’avoir « aucune opinion par rapport à ce vote ». Greta qui est supposée maîtriser les moindres détails de la question environnementale passe ainsi à côté des enfants mis au monde par le dieu-argent? En tout cas, son ignorance des ravages provoquées par les firmes les plus polluantes de la planète grâce aux traités de libre-échange est une preuve accablante du fait qu’elle soit elle-même manipulée.
Bref, le 23 juillet fut surtout une journée chargée de symboles. Par la ratification du CETA, par l’accueil d’une héroïne qui a dénigré le monde politique, et qui malgré elle a promu le capitalisme vert, le monde du business transnational a pu savourer une victoire politique.
Quant au parlement, il a acté ce 23 juillet la fin de l’Etat public, la fin de la démocratie, et la fin de l’Etat constitué par et pour des peuples. L’avènement d’un monde corporatisé et déshumanisé est une réalité qui n’a pas fini de s’en prendre à la planète…
La politique de la France concernant la réforme des services publics est directement issue des recommandations de Bruxelles. C'est la mise en oeuvre de la politique européenne par ceux qui y ont contribué directement : la Commission, les chefs d'Etat et de gouvernement. S'y opposer en faisant la grève et en manifestant, c'est combattre la politique du gouvernement Macron-Philippe et celle de l'Union Européenne. Qui sont les mêmes.
Désigner ses ennemis en France, c'est bien. Mais dénoncer le gouvernement suprême de l'UE qui est aussi le nôtre, la Commission, ça aide à faire grandir la prise de conscience et faire grossir le rapport de forces en faveur de ceux qui travaillent.
Yvette Genestal.
Par Joël Perichaud, secrétaire national du Parti de la démondialisation, chargé des relations internationales Le 19 juin 2019
Maintenant que le spectacle des élections européennes est terminé, que les bonimenteurs des « renouveler l’Europe », « changer l’Europe », « redéfinir l’Europe», « réformer l’Europe », « transformer l’Europe » ont rangé au fond de l’armoire leur panoplie électorale, le champ est libre. Le 5 juin, l’Union européenne a publié ses recommandations, pays par pays, afin qu’ils mènent toutes les réformes nécessaires pour se mettre en conformité avec ses directives et ses stratégies. Au programme : réforme des retraites, réduction de la dépense publique, privatiser des biens publics, supprimer des postes de fonctionnaires, poursuivre la réduction du nombre de communes…
Chaque année, autour du 20 mai, le Conseil européen transmet au gouvernement Français ses « recommandations concernant le programme national de réforme de la France portant avis sur le programme de stabilité́ de la France pour l’année suivante ». Chaque pays de l’Union reçoit les Grandes orientations des politiques économiques (GOPÉ), véritable lettre de mission personnalisée, pour adopter les réformes conformes aux attentes de l’UE.
Ainsi pour 2019-2020, les GOPÉ sont arrivées le 5 juin 2019. Un « léger décalage » dû aux élections européennes. En effet, il aurait été très maladroit, pour le système supranational européen, de publier les orientations dictées à la France avant le 26 mai. Car des esprits « chagrins » s’en seraient certainement saisis pour mettre en lumière la tutelle de l’UE sur le gouvernement et alerter sur les prochaines « réformes » imposées par la Commission et son thuriféraire Macron.
A quelle sauce allons-nous être mangés ?
Le document officiel (ICI) est explicite pour qui veut bien le lire. Hors le verbiage administratif et les circonvolutions de circonstance, l’essentiel tient en peu de mots mais est lourd de conséquences pour les classes dominées en France.
La Commission RECOMMANDE que la France s'attache, en 2019 et 2020 : 1. à veiller à ce que le taux de croissance nominale des dépenses primaires nettes ne dépasse pas 1,2 % en 2020, ce qui correspondrait à un ajustement structurel annuel de 0,6 % du PIB; à utiliser les recettes exceptionnelles pour accélérer la réduction du ratio de la dette publique; à réduire les dépenses et à réaliser des gains d’efficacité́ dans tous les sous-secteurs des administrations publiques, notamment en précisant pleinement les mesures concrètes nécessaires dans le contexte du programme Action publique 2022 et en surveillant étroitement la mise en œuvre de ces mesures; à réformer le système de retraite pour uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite, en vue de renforcer l'équité́ et la soutenabilité́ de ces régimes; 2. à favoriser l’intégration de tous les demandeurs d’emploi sur le marché́ du travail, à garantir l’égalité́ des chances, en mettant particulièrement l’accent sur les groupes vulnérables, notamment les personnes issues de l’immigration, et à remédier aux pénuries et aux inadéquations de compétences; 3. à axer la politique économique en matière d'investissements sur la recherche et l’innovation (tout en améliorant l’efficacité́ des dispositifs d’aide publique, dont les systèmes de transfert de connaissances), sur les énergies renouvelables, l’efficacité́ énergétique et les interconnexions avec le reste de l’Union, ainsi que sur l’infrastructure numérique, en tenant compte des disparités territoriales; 4. à poursuivre la simplification du système d’imposition, notamment en limitant le recours aux dépenses fiscales, en continuant de supprimer les impôts inefficaces et en réduisant les impôts sur la production; à réduire les restrictions règlementaires, notamment dans le secteur des services, et à mettre pleinement en œuvre les mesures visant à stimuler la croissance des entreprises.
Traduisons la novlangue bruxelloise en français courant :
Paragraphe 1
« Utiliser les recettes exceptionnelles pour accélérer la réduction du ratio d’endettement public » signifie qu’il faut privatiser des biens publics pour réduire la dette publique. En effet, la croissance étant faible, « les recettes exceptionnelles » ne peuvent être que des cessions d’actifs publics (art. 106 du Traité sur le fonctionnement de l’UE (TFUE) – « Les entreprises chargées de la gestion de services d'intérêt économique général ou présentant le caractère d'un monopole fiscal sont soumises aux règles des traités, notamment aux règles de concurrence... Le développement des échanges ne doit pas être affecté dans une mesure contraire à l'intérêt de l'Union. »). C’est la raison de l’annonce des privatisations des Aéroports de Paris, de la Française des jeux, de Engie ou des barrages hydroélectriques. Ces privatisations portant pudiquement le nom de « concession de service public ». Quand le gouvernement Macron affirme que ces privatisations aideront au « désendettement » de l’État, il répète mot à mot les arguments de l’UE.
« Veiller à ce que le taux de croissance nominal des dépenses (publiques) primaires nettes ne dépasse pas 1,2 % en 2020 » signifie que la Commission européenne exige que le gouvernement français poursuive et renforce sa politique d’austérité. En effet, les GOPÉ de l’année dernière exigeaient de ne pas dépasser 1,4 % ...
« Réduire les dépenses et à réaliser des gains d’efficacité dans tous les sous-secteurs des administrations publiques » signifie que les 3 fonctions publiques vont souffrir : l’hospitalière avec une baisse des dépenses dont on voit déjà les conséquences dans les hôpitaux publics (Urgences, etc.), la fonction publique d’État avec la réduction du nombre des fonctionnaires et la territoriale, avec les « réformes » qui démantèlent l’organisation administrative et sapent la démocratie Par la même occasion, la Commission se félicite des fusions de Régions (exigées dans ses GOPÉ 2013-2014) et demande la réduction du nombre de communes, encore insuffisante à ses yeux, malgré les fusions forcées de communes.
[...]
Qu'est-ce que les GOPE ?
"Les GOPÉ : à pas feutré en marche depuis 1992 et peaufinés avec le Traité de Lisbonne
"Il faut préciser que c’est le Traité de Maastricht (F. Mitterrand) qui a introduit la coordination progressive des politiques économiques des États membres. Lors du Conseil européen des 15 et 16 juin 2001, les GOPÉ sont définies par les États membres comme servant de « cadre pour la définition des grands objectifs politiques ». C’est le Conseil de l'Union européenne qui « surveille l’évolution économique dans chacun des États membres et dans l'Union », sur la base de rapports fournis par la Commission européenne. En 2005, le « traité constitutionnel » européen est rejeté par 55% des Français mais devient le Traité de Lisbonne qui sera signé par Sarkozy le 13 décembre 2007 et ratifié, lors d’un coup d’État parlementaire, le 8 février 2008. Il entre en vigueur le 1er décembre 2009. Le traité de Lisbonne, reprend la quasi-totalité du traité Constitutionnel, en conservant les traités existants, et en les modifiant en profondeur ... [...] Le règlement (UE) n° 1175/2011 du 16 novembre 2011, dit que les États membres doivent « dûment » tenir compte des GOPÉ « avant toute prise de décision majeure concernant leurs budgets nationaux pour les années à venir ». [...] le rôle des GOPÉ est renforcé. Le règlement confère au GOPÉ dans le cadre de cette procédure un caractère obligatoire,l’article 8 en son paragraphe 1 disposant que le plan de mesures correctives de l’État membre en vue de remédier aux déséquilibres macroéconomiques « est conforme aux grandes orientations des politiques économiques » [...] Si l'Etat membre n'obéit pas il pourra subir une amende ...
[...]
Il arrive parfois, que quelques-uns se « rebiffent » contre certaines directives, un peu excessives à leur goût, mais leur rébellion est soit de façade, soit de courte durée. L’exemple le plus emblématique est le gouvernement grec conduit par le « radical » Tsipras. Nous vous invitons à approfondir ce point en consultant nos analyses sur www.pardem.org
La conclusion s’impose d’elle-même : obéissance à l’UE ou émancipation. Pour échapper à la véritable « dictature en douce » qu’est le système de l’Union européenne et recouvrer la pleine et entière souveraineté nationale et populaire, il n’y a qu’un moyen : la sortie, unilatérale et immédiate de l’UE.
[...]
Pour connaître la politique générale à venir du gouvernement, il faut consulter les recommandations de Bruxelles.
Les recommandations de la Commission sont ensuite adoptées par le Conseil européen, composé des chefs d'Etat des pays membres. Auparavant la France a fourni, pour contrôle, à la Commission, son projet de plan budgétaire pour 2019.En général, le conseil adopte les recommandations de Bruxelles sans rien changer.
Le document d'origine, est daté du 5 juin 2019. Il est évident que personne, ni les membres de la Commission, ni les chefs d'Etat composant le Conseil européen, n'a tenu compte du vote exprimé lors des élections européennes :
RECOMMANDATION DU CONSEILconcernant le programme national de réforme de la France pour 2019 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de la France pour 2019
Auparavant la France a fourni, pour contrôle, à la Commission, son projet de plan budgétaire pour 2019. Le voici :
Suite à la CMP du 4 juillet, la version finale du projet de loi dit « de transformation de la Fonction publique » va être soumise au vote du Sénat le 24 juillet.
Commentaire : ces dispositions sont en droite ligne issues des recommandations de la Commission européenne à la France. Ces recommandations ont été faites le 5 juin 2019. Le gouvernement Macron-Philippe a donc largement anticipé la destruction de nos services publics et les recommandations ne tiennent évidemment pas compte du suffrage universel puisqu'elles ont été adressées à l'Etat français à peine plus d'une semaine après le 26 mai, date des toutes récentes élections européennes.
A l’inverse des propositions portées par les Organisations syndicales, représentantes des agent.e.s, ce projet de loi remet profondément en cause la Fonction publique et notamment son versant territorial : Extension du recrutement contractuel ; Développement de l’individualisation des rémunérations, des logiques de concurrence entre agents et d’une conception des missions centrées sur des objectifs quantifiables au détriment de la qualité du Service public ; Affaiblissement des organismes de représentation des personnels ; Suppression des CHSCT ; Réduction du droit de grève des agents territoriaux ; Suppression de l’instance de recours disciplinaire dans la Fonction publique territoriale ; Financement de l’apprentissage dans les collectivités par le CNFPT ; Instauration d’un devoir de réserve ; Remise en cause des accords locaux sur le temps de travail.
Jamais les garanties individuelles et collectives des agents n’ont été autant remises en cause, jamais le déni de démocratie sociale n’a été aussi fort. Le « rendez-vous salarial » du 2 juillet où, à aucun moment, le dégel du point d’indice n’a pu être évoqué en est aussi l’illustration.
À l’inverse des politiques et projets néfastes du gouvernement, nous revendiquons : Le retrait du projet de loi Fonction publique ; Le maintien et le développement des libertés syndicales et démocratiques ; Le dégel immédiat du point d’indice de la Fonction publique et l’augmentation des salaires du public et du privé sur la base du SMIC à 1 800 €, des pensions et des minimas sociaux ; La sauvegarde et le développement de notre système de protection sociale et de retraite, et le retrait du projet de système par points et d’allongement de la durée de cotisation voulu par le gouvernement ; Le rétablissement de l’Impôt sur la Fortune et une contribution accrue du capital au financement des services publics ; L’arrêt des suppressions de postes et fermetures des Services publics, la réouverture de Services publics et sociaux de proximité pour répondre aux besoins des populations dans une organisation équilibrée et écologiquement responsable des territoires, le réengagement financier de l’État dans le financement des Services publics ; Le recrutement massif d’emplois statutaires et l’ouverture des postes nécessaires ; L’arrêt de toute augmentation du temps de travail et sa réduction à 32h par semaine.
Afin de permettre aux personnels d’exprimer leurs revendications et de prendre des décisions d’action, la Fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève de 0 h à 24 h pour le mercredi 24 juillet 2019 pour l’ensemble des agent.e.s de la Fonction publique territoriale et pour les salarié..e.s relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social).
Nous vous adressons, Madame et Messieurs les Ministres, nos sincères salutations.
Pour la Fédération CGT des Services publics,
"Le Ceta voté par l'Assemblée, record d'abstention chez LREM
L'Assemblée a approuvé le Ceta ce mardi 23 juillet. Le traité, qui supprime notamment les droits de douane sur 98% des produits échangés entre l'Union européenne et le Canada, a été adopté par 266 voix contre 213, avec 52 abstentions et 9 votes contre au sein de La République en marche." Source : Marianne
Commentaire : Un tel vote contredit les efforts sur la transition énergétique, donne des pouvoirs étendus aux multinationales. Il aurait dû être beaucoup plus largement débattu. Le pouvoir a tenté de le faire passer fort discrètement, en plein été, alors que depuis des semaines il aurait été de son devoir d'inviter les Français à y réfléchir, à débattre. Il a tout fait pour dépolitiser le débat, cacher les enjeux climatiques, économiques, politiques.
Le CETA passe à une faible majorité. Or aujourd'hui, nos députés ne représentent pas réellement le peuple français. On connait l'écart entre le score réellement obtenu et le nombre de députés de chaque groupe. Les députés LREM, qui ont permis pour la plus grande partie d'entre eux, la ratification du CETA, sont surreprésentés par rapport au nombre de voix obtenues.
Une chose essentielle à rappeler : le parti communiste d'Ukraine n'a pas été autorisé à présenter de candidat à la Présidentielle Les deux candidats présents au second tour étaient soutenus par les Etats-Unis. Aux législatives les communistes sont toujours interdits de candidatures.
Voici ce que disait Petro Symonenko ( Parti communiste d'Ukraine ) à la veille du second tour des présidentielles :"Ces réalités sont telles aujourd’hui que, quel que soit celui des deux candidats restants qui siègera à la présidence, aucun des problèmes clés qui touchent les gens ordinaires ne sera résolu. C’est bien pour cela que le candidat du Parti communiste, en violation de la Constitution et en vertu de la loi discriminatoire de « décommunisation », s’est vu interdire de se présenter à l’élection. Dans le même temps, les candidatures des forces néonazies et néofascistes ont été enregistrées sans aucun problème par la commission électorale."
L'ONU soutient la déclaration contre les démolitions israéliennes en Palestine Nations Unies, 22 juillet (Presse latine) Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, soutient la déclaration publiée aujourd'hui par le coordinateur humanitaire dans le territoire palestinien occupé, Jamie McGoldrick, contre les démolitions d'Israël dans cette région. Avec d'autres hauts res
Un camarade a pu participer à un voyage en Corée du Nord avec une association belge d'amitié avec la Corée. Il a écrit ses impressions, quelques aperçus sur ce pays que nous connaissons si mal. Ce pays qui fut détruit, bombardé, arrosé de napalm, disloqué par les Américains au nom de la lutte anti-communiste qu'ils appellent lutte pour la liberté.
Avant de lire ce billet, regardez ces photos et voyez ce qu'ont fait à la Corée et à la Corée du Nord ceux qui se sont toujours voulu les maîtres du monde, militairement, économiquement et culturellement.
“bombardement au napalm d’un village près de Hanchon, Corée du Nord, le 10 mai 1951. L’utilisation du napalm sur des villages est devenue plus tard tristement célèbre au Viêt-Nam, mais beaucoup plus a été largué sur la Corée du Nord. (Photo : AP)”
Une vieille femme et son petit-enfant errent parmi les décombres de leur maison détruite au lendemain des bombardements aériens des avions américains sur Pyongyang, la capitale communiste de la Corée du Nord. (Photo Keystone/Getty Images).
Nous avons donc reçu le texte qui suit accompagné d'un petit mot conclu par "Paix et fraternité". On comprend que la formule n'est pas toute faite. C'est un appel à se mobiliser pour la paix. YG
Corée du Nord : un voyage au pays du grand-père, du père et du fils afin de ne pas avoir à faire avec le saint Esprit !
Au préalable quelques interrogations introductives. Est-il plus socialisant de voir un gamin snobant ses semblables avec sur son vêtement une virgule horizontale ou un gamin en pantalon bleu, chemise blanche et foulard rouge bénéficiant d’applaudissements des autres élèves parce qu’à l’enseignant il a bien répondu ? Est-il plus aliénant de s’agenouiller devant un acrobate métallique accroché à une croix que de s’incliner devant une fresque en mosaïque d’un des leaders suprêmes visitant une usine ? Est-il plus rationnel de tourner à plusieurs milliers, sous le soleil, autour d’un vaste cube noir dans le désert que de visiter la maison de naissance du grand-père Kim? Est-il plus digne de créer une émeute pour du faux chocolat en réclame dans un supermarché plutôt que de réaliser collectivement un spectacle vivant devant le leader suprême ? Est-il plus valorisant d’avoir un dirigeant qui se qualifie de Jupiter plutôt qu’un leader suprême ? Qu’est ce qui est plus louable communiquer pour vous vendre une voiture neuve, un truc inutile et jetable ou écouter la propagande du leader suprême à propos des sanctions économiques. Si on n’observe pas les faits de manière un peu dialectique on peut affirmer que les routes qui montent sont aussi des routes qui descendent et cela en vertu de notre position sur ladite route. Pour monter une route qui descend, il suffit de monter à reculons et cela nos grands prêtres du prêt à porter des idées savent très bien faire
Dans les lignes suivantes trois questions sont brièvement abordées. Pourquoi aller en Corée du Nord ? qu’est-ce qu’on peut y apercevoir ? Que retenir ?
Pourquoi y aller ?
-Premièrement, parce qu’une opportunité s’est présentée, proposée avec un voyage et un séjour organisés par l’association d’amitié belge avec la Corée. Il existe en Europe comme en France des associations actives d’amitié avec la Corée du Nord. Il convient de rappeler que la France se singularise en étant avec l’Estonie les seuls pays européens à ne pas avoir d’ambassade à Pyongyang. Cette pratique se calque d’ailleurs sur celles de grands spécialistes historiques de l’autonomie des peuples que sont Israël, le Japon et les Etats Unis. Il parait que le socle de la diplomatie française consiste à reconnaitre les états mais pas les gouvernements c’est d’ailleurs ce que fit la France avec le Chili du général pinochet.
-Deuxièmement, y aller car selon l’adage il vaut mieux (si on le peut, bien sûr) voir une fois qu’entendre cent fois. Avec la Corée du Nord le discours est multiple mais unique et sans nuance, lorsque des voies solitaires s’expriment, elles peuvent vite être taxées publiquement « d’illuminés, de derniers staliniens, de frustrés planétaires… » Des amis, des voisins peuvent même se montrer abasourdis par votre courage et votre ingéniosité supposés puisque vous êtes parvenu à entrer dans un pays qu’il est impossible de visiter.
-Troisièmement, un pays qui résiste depuis si longtemps à l’impérialisme américain ne peut que susciter la curiosité intellectuelle. Comment construire et structurer une société ostracisée à ce point et cela depuis 70 ans ?
-Quatrièmement, la confession est sans vergogne, c’est un reste d’orthodoxie antiimpérialiste, qu’une nation, un état s’obstine dans un modèle de développement socialiste est, à priori sympathique. Alors la curiosité et l’opportunité aidant, la visite a lieu au mois de mai 2019 mais il y avait longtemps que taraudait le souhait de comprendre « comment on peut être coréen du Nord ? » pour paraphraser Montesquieu et Charvin.
Qu’est-ce qu’on y aperçoit ?
-il est écrit aperçu car évidemment un séjour de 7 jours est bien court pour approcher un début d’exhaustivité. De surcroît ce séjour, comme tous les voyages organisés concentrent les volontés de l’organisateur. Il n’en demeure pas moins que ce voyage a permis de traverser en de multiples déplacements la capitale et de la quitter pour un déplacement à la campagne. Les visites organisées ont décliné des approches industrielles, éducatives, agricoles et les soins médicaux.
-Alors au titre des visites, il y eut des usines de textiles, de cosmétiques, de chaussures et de nourriture pour enfants. Bien sur ces visites sont choisies et montrées pour leur aspect modèle industriel et pour leurs équipements pédagogiques. L’aspect et la qualité des produits soutiennent sans soucis la comparaison avec leurs homologues européens. De ce qui est visible, il est évident que les procédés de fabrication et l’organisation de la production sont au niveau de l’occident capitaliste avec une dimension supplémentaire néanmoins. Le travail humain ne s’apparente pas à de l’exploitation physique et mentale, le travailleur est respecté et son environnement professionnel est très soigné.
-Les écoles visitées à Pyongyang sont sûrement ce que le pays peut offrir de mieux en terme éducatif, tant en ce qui relève des moyens matériels que des démarches pédagogiques. Et là encore, c’est impressionnant ! Des contenus de qualité, une recherche de rigueur, une culture scientifique sans cesse revendiquée et sollicitée et cela avec les outils les plus performants qui existent y compris donc ceux dits de la réalité virtuelle. La discipline, le respect et la volonté de savoir, mis en œuvre en Corée, requalifieraient définitivement en France le métier d’enseignant. Du jardin d’enfants à l’école normale tout semble relever du désir de comprendre et de faire. L’enfant est sollicité dans toute ses dimensions : sens, muscle et esprit. Du chant, de la musique, de la danse, du volley, des échecs au pilotage de robot, la personnalité est conçue et vécue comme multiple.
-La campagne se fut rapide, une nuit dans un gîte d’accueil thermal un peu rustique mais si pratique et sans mercantilisme, puis une demi-journée dans une ferme collective. Des rizières à perte de vue et un accueil chaleureux et politique par les responsables de la coopérative ont été au menu. Le contraste avec la capitale est conséquent, les villages traversés sont plutôt austères, voire pauvres et la population croisée est tout occupée au labeur manuel. Comme Cuba, embargo oblige notamment ou en particulier, les engrais sont absents pour le meilleur mais aussi pour le moins pratique. Entre deux demies journées de travail, les hommes sur un terrain aménagé s’adonnent avec sérieux et plaisir à d’interminables parties de volley-ball. Le pays est essentiellement montagneux et s’il se dit que le sous-sol est potentiellement riche en minerais, il semble que les sols, eux soient à classer en terme pédologique parmi les sols pauvres.
-A travers la déambulation urbaine encadrée par un chauffeur et deux guides, on aperçoit pas mal de pratiques quotidiennes « bavardes » sur le pays. D’abord la ville de Pyongyang est splendide ! De toute évidence une vitrine. Mais quelle vitrine ! La conception actuelle de la ville ; bâtiments et espaces publics relèvent de la cohérence, de la fonctionnalité et de l’harmonie. Les nouveaux immeubles sont tout en couleurs accordées et gaies, leurs formes arrondies peuvent être lisibles sans nécessairement de modes d’emploi architecturaux élitaires, ici une fleur, là la représentation planétaire de l’atome. Sens du collectif et rappel de l’histoire se déclinent en de vastes espaces et en monumentalité où parfois des cheminements interminables et strictement organisés conduisent en la demeure de Kim il Sung enfant, ou vers un arc de triomphe le disputant en taille au notre… La circulation automobile est modeste, les transports en communs pratiques, la marche facilitée à l’extrême par la conception de l’espace public. Même le carrefour le plus fréquenté de la capitale peut se traverser sans voisiner avec une auto, des passerelles bleues et blanches survolent la circulation. Le métro, une copie plus modeste de celui de Moscou, est tout à la fois esthétique, moderne et fonctionnel. Les dernières rames proposent en continu des dessins animées. Le domaine public est tout à la fois impeccable, propre, entretenu et attrayant. Pas de réclame, pas de graffiti, pas de papier au sol… Par contre il n’est guère possible d’échapper au poids de l’histoire de la famille Kim : fresques et statuts sont partout présentes pour rappeler leurs influences et la population, les riverains organisés entretiennent leurs abords. Souvent il est loisible de voir quatre, cinq ou plus de personnes du quartier, penchées sur deux mètres carrés de gazon, affairées à repiquer plan par plan quelques graminées. Un coup d’œil par la fenêtre de l’hôtel conduit à constater que la centrale thermique délivre un gros panache de fumée noire polluante mais les sanctions « internationales »ne laissent guère que le charbon comme source d’énergie conséquente. L’usage du téléphone portable est totalement courant, il est fabriqué par les intelligences et les moyens du pays et ne permet de communiquer que dans le pays. Dans la rue les policiers sont rares, les militaires beaucoup plus présents mais tous, à part devant les ministères, sont sans armes ni bidules, Vigipirate et autres inventions sécuritaires n’ont pas d’existence !
-A la rubrique loisir, Pyongyang c’est aussi, un delphinarium, un cirque aux numéros les plus prisés au monde, un magnifique centre aquatique très fréquenté par des habitants aussi enjoués que mauvais nageurs. Plusieurs fois dans la semaine, des flots de jeunes femmes dans des tailleurs seyants (sans doute surannés pour nos modistes), instrument de musique à l’épaule se retrouvent avant le travail sur une place, à répéter le spectacle collectif vivant, qu’à l’occasion d’une fête, elles proposeront. Coincé entre plusieurs immeubles, il est loisible de pratiquer en toute tranquillité et sécurité, dans des parcs de toutes tailles, le volley-ball, les échecs, les cartes à jouer, le bavardage et de confier les enfants à des jeux d’explorations physiques.
-La santé et les soins à l’œil. C’est le tarif, c’est gratuit moderne et équipé ! Entre le centre pour enfants handicapés et l’hôpital ophtalmique ultramoderne il est difficile de concevoir que ce pays est depuis tant d’années sous embargo strict. Une consultation en ophtalmologie c’est sans délais, en France cela peut attendre deux années.
-Les arts dans une fabrique. Surprenant ce complexe quasi-industriel par sa taille et ses productions. Sur une surface de plusieurs hectares, des sculptures, des tableaux, des poteries, des dessins animés… sont conçus, produits et vendus. Les artistes y travaillent comme salariés à la commande, sous inspiration avec une esthétique un peu codifiée mais efficace et émouvante.
Que retenir?
La certitude renouvelée par le concret, le terrain que le sens de la vie humaine se conjugue dans l’épanouissement collectif et la raison scientifique.
-L’épanouissement collectif, opposé ici à l’individualisme toujours renforcé de nos modes de penser et d’être, est la seule option face à « l’exterminisme » qui nous menace.
Le socialisme comme unique réponse à la barbarie du capitalisme. Dans les classes coréennes les élèves qui répondent aux sollicitations des enseignants bénéficient systématiquement des encouragements de leurs camarades. Le faux nez du capitalisme : « la permissivité libérale libertaire », chère à Clouscard, n’existe pas en RPDC, les fantasmes ne s’exposent ni ne se vendent et la discipline collective est la clef du vivre ensemble.
-La science et la tradition plutôt que le non futur ! Les sciences et le travail ont permis à l’homme de sortir de la préhistoire, en République Populaire et Démocratique on en reste à cette affirmation. Les campagnes anti science, anti vaccination, antiogm, antinucléaire, ..., n’ont pas d’écho. La RPDC valorise, développe les sciences, récemment un vaste équipement pédagogique dédié aux sciences et une avenue du même nom, en sont l’affirmation concrète.
-Survivance de l’idolâtrie, culte de la personnalité ou … Certains sont choqués d’autres seulement perturbés par cet aspect de la vie publique d’une société réellement moderne.
Pour l’expliquer, en dehors de ceux qui disent que la tartine tombe toujours du côté beurré mais qui, au préalable, ont bien pris le soin de la beurrer sur les deux faces et sur la tranche (sait-on jamais), il y a la persistance de mode de production antérieur, le confucianisme, l’état de guerre latent et les sanctions économiques. Il y a bien sûr la crainte des dirigeants nord-coréens de la formidable capacité de séduction du capitalisme et son corollaire l’aliénation. L’Etat a beau assumé la quasi-totalité des services publics : éducation, santé, logement, la déstabilisation, le sabotage, peut miner l’édifice socialiste, l’impérialisme n’en serait pas à son coup d’essais.
-Après plus de trente ans d’occupation japonaise, une dizaine d’années de guerre avec l’impérialisme US et treize années de rudes sanctions économiques, le pays existe toujours !, Et pourtant l’importation de produits pétroliers, chimiques au sens large, de métaux, de produits manufacturés, de denrées alimentaires sont extrêmement limités. La République populaire mesure les dégâts induits par les appétits des grandes puissances. Il s’agit pour elle et dans le contexte actuel de construire en toute indépendance sa voie vers le socialisme cela en comptant d’abord sur ses propres forces.
La quête d’indépendance en Corée du Nord est économique, politique et militaire, il suffirait sans doute que le pays baisse la garde pour être comme la Yougoslavie, l’Iraq, la Syrie, la Lybie en proies au dépeçage et au retour médiéval.
Kim Jong Un conjugue dans une même approche le développement de l’économie et celui du nucléaire, se protéger pour exister et se développer. Un espoir demeure, l’enjeu étant d’abord coréen, le Parti du Travail professe la réunification de la nation coréenne du Nord au Sud dans un État fédéral avec une nation et deux états, ce n’est sûrement pas qu’un vœu pieux, c’est aussi une stratégie politique. L’enjeu n’est pas que coréen, ce n’est pas simple, quels sont les grands états de ce monde réellement prêts à soutenir ce désir ? Les 2 Corées réunifiées une belle perspective pour les coréens mais pour beaucoup une crainte.
-Avec ce voyage il était question de capter un mouvement, de tenter de saisir à travers un autre développement, un espoir concret de fonctionnement où nous serions plus dans l’avoir exclusif mais dans l’être pour faire un autre clin d’œil à Clouscard. Cette société, si l’impérialisme lui laisse le temps et si les Coréens lui résistent, peut devenir grosse d’harmonie et d’épanouissement.
Demain 17 juillet 2019, la demande de ratification du CETA passe en première lecture à l’Assemblée nationale. Depuis que ce traité est en discussion la Parti de la démondialisation dénonce les dangers de ce traité de libre-échange dangereux pour l’emploi, particulièrement dans les secteurs agricole et agro-alimentaire, pour l’environnement et pour la démocratie et la souveraineté des Etats face aux entreprises multinationales. Dernièrement nous avons envoyé une lettre ouverte aux parlementaires. A ce jour six parlementaires nous ont répondu. Jean-Michel Clément, député PS de la Vienne, Bénédicte Taurine, députée LFI de l’Ariège, Michèle Gréaume, sénatrice PC du Nord, Fabien Di Filippo, député LR de Moselle, Lise Magnier, députée UDI de la Marne, Véronique Riotton, députée LREM de Haute-Savoie et François Patriat, sénateur LREM (président du groupe) de Côte-d’Or. Si les premiers nous disent leur accord avec notre position et leur volonté de voter contre la ratification, joignant pour certains les amendements qu’ils ont déposés, ou s’interroge, les parlementaires LREM défendent, sans surprise, la ratification demandée par M. Macron et l’Union européenne. Ils nous ont d’ailleurs envoyé le même texte que vous vous trouverez ci-après. (...)
Dans ce traité il y a tout ce qui contredit la lutte pour la transition énergétique, sociale et solidaire. La démission de F. de Rugy n'est qu'une anecdote par rapport au vote sur le traité de libre-échange entre l'UE et le Canada. Médiapart a fort mal calculé son intervention car les médias, les politiques et surtout les journalistes ne se préoccupent que de cela et non du CETA qui risque de bouleverser la vie des Français, notamment des agriculteurs et de l'agriculture familiale.
Ce vote essentiel aurait mérité un débat approfondi et un référendum tant il est vrai que l'économie des multinationales dictent sa loi aux peuples et aux nations. Un mode de scrutin injuste a envoyé à l'Assemblée nationale une majorité favorable à ce capitalisme mondialisé et au libre-échange, même si E. Macron clame - quand il intervient à une réunion de l'OIT- que "le capitalisme est devenu fou" et qu'il faut le contrôler ...
Seule une Assemblée nationale élue à la proportionnelle intégrale peut prétendre représenter réellement les Français. Sur les sujets qui bouleversent notre économie, nos lois, notre modèle social, le seul souverain ne peut être que le peuple.
Sans proportionnelle, sans référendum, toute décision est illégitime et viole les droits du peuple.
Le Tiers état supportant le clergé et la noblesse - Une doléance majeure : impôt pour tous et égalité devant l'impôt
Quelques extraits
Suppression des taxes et péages : Bondeville-sur-Fécamp donne des précisions afin de démontrer les effets nuisibles des banalités, article 5 :" ... nous en avons la preve par monsieur larchevesque de rouen au titre dabbé de fecamp il empesche les marchand du royaume ainsy que letranger dentrer des farinnes dans la ville ou il faut luy payer des droits... il a fait arester et vendre des voitures chargées de farinnes les faisant arester dans les rues, et meme apres declaration quon aloit les transporte dans des fief qui ne luy apartienne pas netant pas le seul seigneur de la ville, et sans avoir egard au lettre patentte de sa majeste qui permet le Commerce des grains et farinnes... il y a plus il a fait saisir les chevaux et le pain que les boulengés portoient au pauvres a leur domicille dans les paroisses ou il pretend avoir droit de banalité..."
Dans leur cahier, les habitants d’Ancourteville-sur-Héricourt déclarent dans l’article 1 : que Messieurs les abbées Prieurs Curés ainsi que les Seigneurs et nobles comme Sujets exemplaires de létat devrais payer comme les autres pour les Grandes routte ainsi que la taille et Capitation au prorata du revenu Ennuel qu'ils se jouissent (du revenu annuel dont ils bénéficient) dans les Paroisses... [...]
Ourville semble résumer parfaitement l’essentiel du problème posé par cette fiscalité écrasante : ... Mais il nous sera permis de nous plaindre de suporter des Impots agravants qui decouragent lartisant abiment le mercenaire et enerve le Cultivateur ; [...]Cette surcharge d’impots dont est passible le tiers Etat, ne provient que des privileges dont Jouissent les Eclessiastiques de Tous ordres, la Noblesse, et Tous ceux qui possedent des Charges (a la plupart tirée du tiers Etat) tendantes a etre ennoblie ou leurs enfants, ou pour jouir des privileges des nobles. [...]
Dans l'Aude également : Le livre intitulé "Les cahiers de doléances audois", écrit par Gilbert Larguier, paru en 1989 à l'occasion du bicentenaire de la Révolution, offre un aperçu de ce que nos ancêtres réclamaient, espéraient.
Extraits
A Blomac (21 feux, ou foyers), les habitants réclament "la suppression des droits de péages sur les rivières et les chemins" et "reculer les douanes aux barrières du royaume"
A Carcassonne (800 feux), on souhaite que "toutes les contributions royales, provinciales et municipales soient réparties sur toutes les personnes quelconques dans la juste et exacte proportion de leur faculté". On réclame également la suppression des péages est réclamée pour "une libre circulation à l'intérieur du royaume".
A Fa, on dénonce aussi le train de vie des grands de ce monde : "Le luxe et le faste ont dépravé entièrement les moeurs dans tous les états, cause de ruine, d'une infinité de crimes." Proposition : "Créer de gros impôts sur tout ce qui ne serait que de luxe et de faste."
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