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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 11:57
La grève des raffineries, plus grand mouvement social dans le secteur en 35 ans
Vu sur itélé.

La grève des raffineries, plus grand mouvement social dans le secteur en 35 ans

Le secteur du raffinage pétrolier américain est en grève depuis cinq semaines, ce qui en fait le plus important mouvement social de l'industrie pétrolière depuis 35 ans. L’échec des négociations entre le principal syndicat industriel américain et la compagnie Shell Oil a déclenché cette action de grande ampleur.

Près de 7.000 travailleurs en grève et 15 sites touchés

En pleine période de baisse des prix du pétrole, les Etats-Unis vivent une grève de grande ampleur qui touche une douzaine de raffineries à travers le pays. 

Le mouvement social a débuté le 1er février avec quelque 3.800 grévistes. Ils sont aujourd’hui près de 7.000 à avoir répondu à l’appel d’United Steelworkers (USW), le principal syndicat industriel nord-américain.

Travailleurs en grève devant la raffinerie Lyondell-Basell à Houston, Texas, le 1er février, premier jour du mouvement social. (© Reuters/Richard Carson)

La grève, qui concerne 15 sites dont 12 raffineries, est la plus importante du secteur depuis 1980. Selon les responsables syndicaux, 20% des capacités nationales de production étaient touchées fin février. 

La mobilisation a également été suivie sur les réseaux sociaux sous le hashtag #USWstrike.

Salaires, santé et sécurité

Le point de départ de ce conflit historique : l’arrêt des négociations concernant une nouvelle convention collective entre l’USW et la compagnie Shell Oil - filiale de Royal Dutch Sell. Selon le porte-parole de Shell, Ray Fisher, cité par Reuters

Les quatre principaux axes de négociations sont les salaires, les soins médicaux, le recours à des contractuels et la fatigue.

De son côté, USW reproche notamment au patronat de ne pas respecter la sécurité des employés, notamment en ayant recours à des travailleurs temporaires pour des opérations de maintenance. Selon les syndicalistes, l’absence d’une clause de "no-retrogression" (principe de non-régression) dans les contrats reste l’un des points critiques des pourparlers. 

Daniel Read, gréviste cité dans ijsberg magazine, explique les enjeux liés à cette clause : 

Sans cette clause n’importe quel programme de sécurité, nos primes, la surveillance des salariés et la responsabilité de l’employeur peuvent être outrepassés à n’importe quel moment, pour n’importe quelle raison, affirme Daniel Read. Cette clause est dans nos contrats depuis des décennies pour empêcher que ces droits nous soient retirés.

Les négociations entre le syndicat USW et Shell Oil devaient reprendre ce lundi à Houston au Texas, dans l'espoir d'aboutir à un accord. 

Photo de Une : © Wendy Bloom/Twitter

Rédaction web d'iTELE

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 23:28

Publié par Michel El Diablo

LOI SANTÉ : Pourquoi la CGT ne peut être dans le rue le 15 mars  avec les libéraux

Qui sont ceux qui appellent à cette action ?

Sous couvert d’un discours mettant en avant les intérêts des patients, c’est bien ceux d’une profession corporatiste qui motivent cette journée d’action du 15 mars. Si ce qui semblerait nous rassembler, à savoir le retrait de la loi santé, pourrait apparaître intéressant pour certains, faire alliance avec le regroupement d’organisation qui appelle à cette mobilisation brouillerait nos propres revendications et motivations pour refuser cette loi. Par ailleurs, il faut savoir qu’une des organisations la plus en pointe est l’UFML (Union Française de la Médecine Libre), une structure hétéroclite très réactionnaire et issue du mouvement « Les médecins ne sont pas des pigeons ». Il s’agit de fait de la frange la plus libérale de la profession médicale.

En effet, quelle est leur principale revendication ? Le refus du tiers payant. Pour quelle raison ? Parce qu’alors le seul reste à charge pour les patients sera les dépassements d’honoraires qui ont tendance à se généraliser. Ainsi, les assurés sociaux, pour lesquels il est très difficile aujourd’hui de se reconnaître dans un système très complexe, auraient une connaissance directe des sommes qui vont directement dans la poche des médecins et ils pourraient éventuellement en contester la légitimité.

Même si la généralisation du tiers payant ne règle pas les deux problèmes que sont la rémunération à l’acte et le désengagement de l’assurance maladie obligatoire au profit des assurances complémentaires, il s’agit tout d’une même d’une mesure favorable aux assurés sociaux, au regard de ce qui se passe depuis plusieurs années pour les médicaments.

 

Notre refus de la loi de santé est motivé par d’autres raisons

Notre motivation repose sur le fait que nous considérons que la loi santé n’abroge pas la loi Bachelot et en renforce même certains de ses aspects les plus négatifs. C’est notamment le cas du renforcement de la place et de l’autorité des ARS sans aucun contre-pouvoir et l’obligation de la mise en place de groupements hospitaliers de territoire (GHT). Cette dernière mesure constitue de fait un outil permettant l’accélération des restructurations, sous la tutelle des ARS, qui s’imposeront aux établissements sans aucune possibilité de contestation institutionnelle.

 

Ne nous allions pas avec nos pires adversaires

Il ne peut donc être question pour une raison tactique de nous allier avec les pires adversaires du service public et de la sécurité sociale. Leur discours sur « l’intérêt général » n’est qu’un faux-nez pour défendre leurs intérêts particuliers, s’inscrivant dans une logique ultralibérale qui peut se résumer de la manière suivante : je prends l’argent de la sécurité sociale mais je n’accepte aucune contrainte. Il s’agit de la même logique que celle qui prévaut pour les banques qui privatisent les bénéfices et se débarrassent auprès des Etats de leur créances douteuses afin qu’elles soient couvertes par des fonds publics.

 

Mettons en avant nos propositions alternatives pour notre santé de santé (disponibles sur le site confédéral : http://www.cgt.fr/-Systeme-de-sante-les-propositions-.html)

La crise récente liée à l’épidémie de grippe montre bien la justesse de notre analyse. Les patients viennent aux urgences par défaut pour deux raisons : les délais de rendez-vous chez leur médecin qui est incompatible avec le degré d’urgence ressenti et les dépassements d’honoraires de plus en plus fréquents.

 

Il est donc clair qu’une réforme de notre système de santé doit impliquer tant la médecine de ville que l’hôpital en imposant les mêmes devoirs et obligations. Cette réforme doit reposer sur deux principes : le service public et une prise en charge intégrale par la sécurité sociale.  C’est la raison pour laquelle nous demandons une régulation de l’installation des médecins ainsi que  la fin du secteur 2 en ville et de l’activité privée à l’hôpital public. Il est clair que sur ces questions, nous sommes en opposition frontale avec les organisateurs de la journée du 15 mars.

 

Alors disons NON à la loi santé en développant nos arguments et nos revendications auprès des salariés et de la population. 

 

La FÉDÉRATION CGT SANTÉ ACTION SOCIALE

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 17:45
Lu sur le site de Sud Santé
Pour une vrai loi de santé publique

Le collectif « Notre santé en danger », qui regroupe des syndicats, usagers, partis, associations et dont SUD Santé Sociaux fait partie des animatrices, ne s’associe pas à la mobilisation des médecins exerçant en libéral, qui manifesteront le 15 mars contre la généralisation du tiers-payant prévue dans le projet de loi de santé.

Les vrais Enjeux

« Notre santé en danger » est partisan du tiers-payant, qui permet la non avance des frais, tel qu’il est déjà pratiqué dans les établissements publics et dans bon nombre d’établissements privés à but non lucratif, ainsi que dans les pharmacies.
Mais nous estimons que débats et polémiques sur le tiers-payant masquent les vrais enjeux et la gravité de l’orientation fondamentale de ce projet de loi.

En effet, non seulement il ne remet pas en cause la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires « (HPST) mais il l’aggrave :
- par une privatisation accrue, notamment en rendant obligatoire l’adhésion des hôpitaux publics à un groupement hospitalier de territoire (GHT) auquel le privé lucratif pourra être associé et il ne s’en privera pas.
- en maintenant la toute puissance des Agences régionales de Santé (ARS) sous tutelle de l’Etat, qui continueront à détruire le maillage des territoires et à imposer les fusions/privatisations.

Pour une Sécu Universelle et Solidaire

Par ailleurs, le projet de loi donne une place prépondérante aux complémentaires santé, dont les Assurances, qui sont « appelées à contribuer de façon décisive à la politique de santé » (art 1er).La généralisation du tiers-payant, couplée à la complémentaire santé obligatoire, va leur permettre de s’introduire encore plus dans notre système de santé. C’est l’abandon de la solidarité et de l’universalité que seule la sécurité sociale peut assurer. La généralisation du tiers-payant exige un guichet unique, celui de l’assurance-Maladie qui doit en garder le contrôle.

Ce projet de loi va a contrario des objectifs que s’est donné le collectif « Notre Santé en danger » :

  • un véritable service public de santé sur tout le territoire,
  • un financement solidaire par la sécurité sociale
  • la suppression de tous les « restes à charge ».

C’est pourquoi, pour construire la mobilisation, nous appelons à une journée–débats :

Les raisons de notre colère

Maison des métallos - salle Jean Bornes
samedi 25 avril 2015 de 10h30 à 17h30
94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 17:28
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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 17:24
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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 16:14
Lu sur okeanews
Discours intégral de Tsipras sur les réparations de guerre dues à la Grèce

La Rédaction

L’Allemagne a une nouvelle fois rejeté hier les demandes grecques de réparations de guerre à la suite de l’occupation de la Grèce par la Wehrmacht entre 1941 et 1944. La Grèce a annoncé ne pas exclure la saisie par la justice de patrimoine de l’État allemand sur son territoire. Retour sur le discours d’Alexis Tsipras prononcé le 10 mars 2015 dans le cadre de la commission parlementaire concernant les réparations de guerre.


12 mars 2015

 

Alexis Tsipras à la Vouli, le 8 février 2015

Alexis Tsipras à la Vouli, le 8 février 2015

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Aujourd’hui, je prends la parole en cette réunion historique, pour des raisons non seulement symboliques mais aussi essentielles.

En tout premier lieu, je voudrais rendre hommage aux victimes de la 2ème guerre mondiale.

Mais je voudrais également rendre hommage à tous les combattants et combattantes du monde entier qui ont donné leur vie pour la liberté de leur patrie, qui ont donné leur vie pour la défaite du nazisme qui avait jeté son brouillard délétère sur les peuples du monde.

Je prends également la parole pour rendre hommage aux combattants de la résistance grecque qui ont donné leur vie pour que notre pays soit débarrassé de la sauvagerie et de l’occupation nazie.

Pour que nous ayons, aujourd’hui, une patrie libre et souveraine.

D’aucuns nous demandent « pourquoi vous occupez-vous du passé ? Regardez vers l’avenir ».

Mais quel est le pays qui peut avoir un avenir sans rendre hommage à son histoire et à ses luttes ?

Quel est le peuple qui peut aller de l’avant en effaçant la mémoire collective, en laissant ses luttes et ses sacrifices sans sanction historique ?

D’ailleurs, le temps passé depuis n’est pas si long, mesdames et messieurs les Députés.

La génération de l’Occupation et de la Résistance nationale est encore en vie.

Et, dans la mémoire collective de notre peuple, les images et les sons des tortures et des exécutions à Distomo et Kaisariani, à Kalavryta et Vianno sont encore frais.

Dans la mémoire de notre peuple, les crimes et la destruction causée par les armées du IIIème Reich d’un point à l’autre du territoire Grec mais aussi de l’Europe entière sont encore vifs dans la mémoire.

Et ses mémoires doivent être préservées pour les nouvelles générations.

Il est de notre devoir historique, politique et moral de les préserver.

Nous pas pour préserver la méfiance et la haine entre les peuples mais pour toujours se souvenir de ce qu’est le nazisme, ce que signifie le nazisme.

Pour se souvenir que, lorsque la place de la solidarité, de l’amitié, de la coopération et du dialogue entre les peuples est prise par le sentiment de supériorité et de destinée historique, lorsque la place du respect est prise par la haine raciale ou sociale, alors ce qui domine c’est la guerre et le noir.

Et, l’Europe a connu ce noir.

Elle l’a connu et l’a haï.

C’était une des raisons pour lesquelles les peuples européens ont décidé ensemble de lancer les processus de 1957, pour que les sirènes de la guerre ne résonnent plus jamais.

"Et il ne faut pas oublier que le peuple allemand a aussi souffert de la sauvagerie nazie. Et que le nazisme a dominé en Allemagne parce que, auparavant, le peuple allemand avait été humilié."

Bien sûr, cela, n’est pas une justification mais une explication.

C’est la leçon du 20ème siècle bref, pour citer Éric Hobsbawm.

À la suite de la 1ère guerre mondiale, ce qui domina c’était la haine et l'esprit de revanche. Ce qui domina c’était la logique à court terme de l’humiliation du vaincu pour avoir péché, la logique de la répudiation et de l’appauvrissement d’un peuple entier pour avoir été vaincu.

Et, ce choix, a été payé plus tard par le sang des jeunes du monde entier.

Allemagne incluse.

Les peuples d’Europe et leurs dirigeants doivent se souvenir et tirer des conclusions de l’histoire européenne contemporaine.

Parce que l’Europe ne doit pas, il ne lui est pas permis, de commettre aujourd’hui les mêmes erreurs.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Après la 2ème guerre mondiale, en effet, la leçon fut tirée.

En dépit des crimes commis par le IIIème Reich et des hordes hitlériennes qui ont mis le monde à feu et à sang, en dépit du mal intégral de la Shoah, l’Allemagne a bénéficié –et c’est à juste titre qu’elle a bénéficié- d’une série d’interventions.

 

Les principales étant l’annulation de sa dette à la suite de la 1ère guerre mondiale, avec la Convention de Londres de 1953, et, naturellement, les capitaux énormes déboursés par les Alliés pour la reconstruction du pays.

Mais, la Convention de Londres reconnaît en même temps qu’il reste les réparations de guerre relatives à la 2ème guerre mondiale ; ces réparations devaient être réglées avec le traité de paix final qui n’avait pas été signé jusqu’à 1990, à cause de la division de l’Allemagne.

La réunification des deux Allemagnes a créé les conditions juridiques et politiques nécessaires à la résolution du problème mais, depuis, les gouvernements allemands ont opté pour le silence, les subterfuges juridiques, le report et le retard.

Et, Mesdames et Messieurs les Députés, je me demande :

Cette attitude, est-elle morale ?

J’ai parlé de subterfuges juridiques et, ces points étant particulièrement importants, je voudrais expliquer clairement ce que j’entends, pour qu’il n’y ait aucune ombre.

Lorsque l’Allemagne accepte ne fut-ce que de prendre position concernant ses dettes envers la Grèce suite à la 2ème guerre mondiale, elle invoque notre accord bilatéral de 1960.

C’est alors que, de sa propre initiative, elle versa 115 millions de marks, en réparations, et que le Royaume de Grèce reconnut ne plus avoir de réclamations ultérieures.

 

Toutefois, cet accord ne portait pas sur les réparations au titre des dommages subis par le pays mais au titre des préjudices subis par les victimes du nazisme en Grèce.

Et, bien entendu, il ne portait en aucun cas sur le prêt forcé de l’Occupation ni des réclamations en dédommagement au titre de crimes de guerre, suite à la destruction quasi-totale des infrastructures du pays et de son économie durant la guerre et l’occupation.

Je le sais, tout cela est en même temps hautement technique et particulièrement sensible et, probablement, ce n’est pas ici le lieu ni le moment de m’étendre.

Ce n’est pas moi mais les spécialistes, juristes et historiens, qui apporteront les précisions nécessaires et traiteront la question sur le plan technique.

Ce dont je veux assurer, tant le peuple grec que le peuple allemand, c’est que nous aborderons la question avec la sensibilité précise requise, avec sens des responsabilités et sincérité, avec une volonté d’entente et de dialogue.

Mais, nous attendons que le Gouvernement allemand fasse de même.

Pour des raisons politiques, historiques, symboliques mais aussi morales.

 

Mesdames et Messieurs les Députés,

Face aux discours moralisants qui ont dominé depuis quelques années le débat en Europe, nous ne choisissons ni la place de l’élève qui baisse le regard face aux injonctions morales données d’en haut, ni ne revendiquons-nous la place du maître ès morale qui lève le doigt face au prétendu pécheur, l’enjoignant de payer pour ses péchés.

Au contraire, nous choisissons la voie de la négociation et du dialogue, de l’entente mutuelle et de la justice.

Il ne s’agit pas de théodicée, mais, en même temps, nous ne renonçons pas à nos réclamations imprescriptibles.

Nous ne donnons pas de leçons de morale, mais nous n’en acceptons pas non plus.

Car, vous le savez, bien souvent, dernièrement, à entendre les nombreuses déclarations provocantes venues de l’étranger, je pense au célèbre extrait du discours de Jésus sur la montagne : ils voient la paille dans l’œil de leur frère, mais ne voient pas la poutre dans le leur.

 

Mesdames et Messieurs les Députés,

Madame la Présidente,

En concluant cette brève intervention, je voudrais vous assurer que le gouvernement grec œuvrera sans relâche de manière à ce que, sur un pied d’égalité, au travers d’un dialogue dans le cadre d’une négociation honnête, il contribue à trouver une solution aux problèmes complexes auxquels l’Europe est confrontée.

Il travaillera afin de respecter ses obligations dans leur intégralité.

Mais, en même temps, il travaillera afin que soient respectées toutes les obligations qui n’ont pas été remplies envers la Grèce et le peuple Grec.

Et, tout comme nous nous engageons à respecter nos obligations, toutes les parties doivent faire de même.

Car, la morale ne peut pas être « à la carte ».

Elle ne peut pas dépendre des circonstances.

Le nouveau gouvernement grec soutiendra véritablement et de toutes ses forces l’initiative de reconstitution et d’amélioration du niveau de la Commission de revendication des dettes allemandes envers la Grèce.

Nous la soutiendrons véritablement et de manière essentielle et non pas pour des raisons de communication.

Nous sommes prêts à apporter toute contribution politique et juridique afin que les efforts consentis par la Commission soient fructueux.

Et portent un résultat essentiel dans le cadre de son mandat.

Qu’ils apportent une solution.

 

Que justice soit faite à cette dette morale mais aussi matérielle, non pas envers le peuple Grec mais envers tous les peuples d’Europe qui ont lutté, saigné et vaincu contre le nazisme.

Il en va de notre devoir envers notre histoire.

Il en va de notre devoir envers les combattants de la Résistance nationale.

Il en va de notre devoir envers les victimes de la 2ème guerre mondiale.

Il en va de notre devoir envers l’Europe et ses peuples qui ont le droit à la mémoire et à un avenir libre de tout totalitarisme.

Je vous remercie.

Source : docdroid.net

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 15:50
Grève. En Normandie, les routiers annoncent des nouveaux blocages

Les routiers sont toujours en colère. Un (nouveau) mouvement doit débuter dimanche 15 mars 2015, à 22h, de Caen (Calvados) à Rouen (Seine-Maritime). Les revendications.

14/03/2015 à 09:09 par La Rédaction

 

Après des actions, fin janvier, en Normandie, les routiers promettent encore des blocages, dès dimanche 15 mars 2015, à 22h. (Archives)

Après des actions, fin janvier, en Normandie, les routiers promettent encore des blocages, dès dimanche 15 mars 2015, à 22h. (Archives)

Le ton est donné. Après les mouvements aux portes de Rouen (Seine-Maritime), au Havre et sur le périphérique de Caen (Calvados), fin janvier 2015, l’intersyndicale CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC et FO des syndicats représentatifs des transports routiers appelle l’ensemble des salariés de la branche à se mobiliser (encore), dimanche 15 mars 2015, à partir de 22h, et pour une durée indéterminée, pour des actions de blocages et de grève. Un appel au durcissement du conflit après l’échec des négociations salariales.
Le syndicat CGT des transports routiers de Normandie donne notamment rendez-vous lundi 16 mars 2015, à 4h, au centre routier de Mondeville, près de Caen. Des blocages de dépôts pétroliers ne sont pas à exclure.

Augmentation du pouvoir d’achat

Les organisations syndicales ont décidé de confirmer la suspension de toute négociation sur chaque secteur de la branche tant qu’un accord sur la rémunération ne sera pas trouvé. Dès l’origine du conflit, l’intersyndicale (à laquelle s’est ralliée ensuite la CFDT) revendique : « une augmentation du pouvoir d’achat de 100 euros par un taux horaire minimum de 10 euros pour les coefficients les plus bas à l’embauche, soit 5% de revalorisation, par une mise en place d’une ancienneté linéaire ; l’ouverture de négociation pour la gestion des fins de carrière des salariés non couverts par le congé de fin d’activité à 57 ans ; l’ouverture de négociations pour une prise en charge de l’inaptitude pour toutes et tous ; l’ouverture de négociations pour une protection sociale plus forte (mutuelle, prévoyance, dépendance) ; le respect des garanties conventionnelles existantes ; la mise en place d’un 13e mois.»

Lu sur Normandie actu

Lu sur "canempechepasnicolas"
EN GRÈVE POUR LEURS SALAIRES LE 15 MARS Les routiers salariés font le choix de l’unité

La cgt

Publié le mardi 10 mars 2015 
 

L’ensemble des organisations syndicales CFDT – CGT – FO – CFTC – CFE/CGC du transport routier marchandises appellent les salariés de la branche à durcir le conflit après l’échec des négociations salariales.

Les organisations syndicales ont décidé ensemble de confirmer la suspension de toute négociation sur chaque secteur de la branche tant qu’un accord sur la rémunération ne sera pas trouvé. Et faute d’être entendu, d’appeler à la mobilisation l’ensemble des salariés de la branche à partir du dimanche 15 mars 2015, 22 heures, dans des actions de blocages et de grève pour une durée indéterminée.

  • Que veulent les routiers ?

Dès l’origine du conflit, l’intersyndicale (à laquelle s’est ralliée ensuite la CFDT) revendique : 


- une augmentation du pouvoir d’achat de 100€ par un taux horaire minimum de 10€ pour les coefficients les plus bas à l’embauche soit 5% de revalorisation, par une mise en place d’une ancienneté linéaire ;

- l’ouverture de négociation pour la gestion des fins de carrière des salariés non couverts par le Congé de fin d’activité à 57 ans ;

- l’ouverture de négociation pour une vraie prise en charge de l’inaptitude pour toutes et tous ;

- l’ouverture de négociation pour une protection sociale plus forte (mutuelle, prévoyance, dépendance) ; 

- le respect des garanties conventionnelles existantes ;

- la mise en place d’un 13ème mois.

 

Dans un communiqué commun du 17 février, les syndicats dénoncent l’attitude "dure et décomplexée" de la partie patronale qui met "tout en œuvre pour faire échouer le dialogue social".

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 14:54
Syriza sur la corde raide
par Stathis Kouvelakis

vendredi 13 mars 2015, par Comité Valmy

 

Syriza sur la corde raide

 

Avec son style inimitable, Wolgang Schäuble, le ministre allemand des finances, avait déclaré dès la conclusion de l’accord entre la Grèce les autres membres de l’Eurogroupe, le 20 février dernier : « le gouvernement grec aura du mal à faire passer cet accord auprès de son électorat ». En réalité, l’électorat semble se montrer compréhensif vis-à-vis d’un gouvernement soumis à un chantage permanent, qui a tenté un exercice auquel aucun de ses prédécesseurs n’avait sérieusement songé : négocier le plus durement possible dans le cadre de l’euro pour sortir le pays de la cure d’austérité qui l’a plongé dans une dépression sans fin.

Selon un sondage récent, Syriza bénéficie d’un solide soutien populaire. En cas de nouvelles élections, il obtiendrait 41,3%, des suffrages, avec 20 points d’avance sur la Nouvelle Démocratie. La même enquête pointe un paradoxe apparent : l’accord conclu avec l’Eurogroupe le 20 février est jugé par 70% des personnes interrogées « meilleur » ou « plutôt meilleur » que le précédent, mais une majorité relative (39%) pense également qu’il est « certainement » ou « plutôt », la continuation des Mémorandums contre 31% qui sont de l’avis contraire et presque autant qui se déclarent « sans avis » sur cette question.

Il semble donc bien que l’opinion publique pense que le gouvernement a fait ce qu’il a pu dans le contexte donné sans pour autant adhérer à sa rhétorique autojustificatrice, qui s’efforce de présenter le résultat comme un « succès ». Raison pour laquelle, les taux d’approbation d’options visant à durcir la stratégie suivie lors des négociations sont les plus élevés jamais enregistrés jusqu’à présent, avec 44% se déclarant en faveur de mesures de contrôle des capitaux (52% contre) et 38% en faveur d’une sortie de la zone euro, avec 60% d’avis contraire.

Un « coup d’état soft »

Reste que l’accord en question représente un sérieux recul pour le gouvernement Syriza, obligé à des concessions de taille : reconnaissance de l’intégralité de la dette, engagement à éviter toute « mesure unilatérale » susceptible d’avoir un impact budgétaire ou de menacer la « stabilité financière », reconduction enfin de la tutelle de la Troïka elle-même, désormais appelée « Institutions ». La liste des « réformes » envoyée par Yanis Varoufakis le 25 février à ses homologues complète le tableau : le gouvernement grec s’engage à poursuivre les privatisations, à introduire de la « flexisécurité » dans un marché du travail déjà dérégulé et à tenter d’améliorer la qualité des services publics à dépense strictement constante. Les engagements préélectoraux de Syriza paraissent bien loin…

Alexis Tsipras a certes obtenu un répit de quatre mois, qui devrait assurer les besoins de financement du pays et de son système bancaire. Mais le discours qu’il a tenu depuis et visait à présenter l’accord comme un « succès » et une « démonstration des possibilités de négociation au sein du cadre européen » n’a pas tardé à sonner faux. Le gouvernement se trouve les mains liées, dans l’incapacité de réaliser la plupart de ses engagements électoraux et de sortir le pays du corset des « Mémorandums » honnis. Il en a résulté une paralysie presque irréelle pour un gouvernement de la gauche radicale, avec un travail législatif au point mort, et un flot de déclaration contradictoires et/ou dilatoires sur la quasi-totalité des mesures emblématiques qui avaient été annoncées lors des premiers jours du gouvernement, tout particulièrement sur le relèvement des salaires, la suppression des taxes foncières particulièrement pénalisantes pour les couches moyennes et populaires, le relèvement du seuil de non-imposition, bref l’essentiel de ce qui aurait permis de donner un bol d’air à une société exsangue.

Syriza se trouve en fait confronté à ce que certains qualifient de « coup d’état européen soft », où les armes monétaires et les techniques de manipulation de la communication ont remplacé (pour l’instant en tout cas) les chars d’assaut, et qui lui interdit de mettre en œuvre le programme pour lequel il a reçu un mandat populaire. Plus grave encore : si cet état de choses se perpétue, le « temps gagné » de ces quatre mois couverts par l’accord du 20 février pourrait fort bien jouer contre le gouvernement, conduisant à l’érosion du soutien populaire et permettant à l’adversaire de réorganiser ses forces et de contre-attaquer. Et, surtout, il n’y a aucune raison de penser que, si la même approche que celle que suivie par la délégation grecque à Bruxelles le mois dernier est maintenue, le résultat lors du nouveau round de négociations qui s’ouvrira en juin pourrait être différent. D’autant que ce dont il sera question ne portera pas sur un arrangement transitoire de quelques mois mais sur des engagements de long terme.

Vers une « désobéissance contrôlée » ?

Les critiques n’ont donc pas tardé, et elles se sont manifestées au sein même du Syriza, à son plus haut niveau. A l’issue d’une réunion marathon de douze heures, le 27 février, environ un tiers du groupe parlementaire a manifesté son opposition à l’accord lors d’un vote indicatif. Pas moins de six ministres ont marqué leur désapprobation par un vote « blanc », à savoir les quatre ministres issus des rangs de la Plateforme de gauche (Panagiotis Lafazanis, Dimitris Stratoulis, Nikos Chountis et Costas Isyhos), auxquels se sont ajoutés Nadia Valavani (vice-ministre des finances) et Thodoris Dritsas (vice-ministre au développement). Ils ont été rejoints par la présidente de l’Assemblée nationale, Zoé Kostantopoulou, qui n’a pas hésité à voter contre. Cette fronde a obligé Alexis Tsipras à reporter sine die toute idée de soumettre l’accord du 20 février à un vote parlementaire, qui ne ferait que révéler les fractures au sein de sa propre majorité.

Les résistances ont franchi un nouveau seuil lors de la réunion du comité central de Syriza, qui s’est tenue le week-end dernier. L’aile gauche du parti, emmenée par l’actuel ministre du redressement productif Panagiotis Lafazanis, s’est livré à une démonstration de force en réussissant à rassembler 41% des voix sur un amendement rejetant aussi bien l’accord de l’Euro que la « liste Varoufakis » des réformes à mener. Pour la Plateforme de gauche, le gouvernement doit sortir du cadre des accords signés et mettre en œuvre certains de ces engagements-phare, en se passant de l’accord préalable des « Institutions ». En vue des négociations de juin, elle propose « un plan alternatif », qui n’hésiterait pas devant des mesures unilatérales, y compris, en cas de nouveau chantage à la liquidité, une rupture avec le cadre de l’euro. Et pour « avancer dans ce sens », et pour la gauche de Syriza propose de s’« appuyer sur les luttes ouvrières et populaires, de contribuer à leur revitalisation et à l’élargissement continu du soutien populaire ». Les médias ont aussitôt fait état d’un parti divisé sur les choix stratégiques et peu enclin à accepter le carcan imposé par les instances de l’UE.

C’est toutefois un nouveau point d’équilibre qui semble se dégager aussi bien du discours d’Alexis Tsipras devant le comité central que des annonces ministérielles qui ont suivi. Le gouvernement s’oriente à présent vers une sorte de « désobéissance contrôlée » vis-à-vis de la tutelle européenne. Tsipras a annoncé la présentation imminente de cinq projets de loi, qui porteront sur les mesures d’urgences pour faire face à la crise humanitaire, le règlement des arriérés au fisc selon des modalités favorables aux contribuables modestes, l’interdiction de la saisie des résidences principales pour cause de dette, la reconstitution de l’audiovisuel public et la constitution d’une commission d’enquête sur les responsabilités des politiques qui ont conduit à la signature des Mémorandums.

Le projet de loi pour résoudre la crise humanitaire a depuis été présenté au parlement, mais il faut souligner qu’il ne constitue qu’unε version fortement revue à la baisse du « premier pilier » du programme de Thessalonique, du fait notamment des conditions restrictives fixées pour avoir accès aux aides offertes. Son coût est évalué à 200 millions d’euros contre 1,8 milliard pour celui correspondant aux engagements préélectoraux, ou même 1,3 si on enlève les 500 millions prévus pour le rétablissement d’un treizième mois pour les bénéficiaires de la pension minimale. Il est toutefois complété par les mesures annoncées par le ministre des affaires sociales, Dimitris Stratoulis, qui annulent les coupes sur les retraites que le précédent gouvernement s’était engagé à effectuer courant 2015. Stratoulis, l’une des figure de proue de la Plateforme de gauche, a par ailleurs déclaré qu’il ne comptait soumettre le moindre de ses projets à l’accord préalable des « Institutions », seul le ministre des finances étant celui-lui chargé de discuter avec la Troïka relookée. Quant au salaire minimum, le projet de loi visant à le ramener à son niveau de 2009, soit 751 euros brut, en deux étapes (l’une au cours de cette année, la seconde en 2016), ainsi qu’à rétablir les conventions collectives, est attendue d’ici deux semaines.

Pour compléter ce tableau de désobéissance sélective, il faut mentionner les initiatives du ministre du redressement productif, et dirigeant de l’aile gauche de Syriza, Panagiotis Lafazanis qui a bloqué la poursuite des trois projets sans doute les plus emblématiques de la politique d’ « accumulation par dépossession » poursuivie à marche forcée par les gouvernements précédents : la poursuite du dépeçage de la compagnie d’électricité qui visait à privatiser sa partie « rentable », l’exploitation à à ciel ouvert de la mine d’or de Skouries dans la Chalcidique, cédée dans des conditions scandaleuses au mastodonte de l’extractivisme Eldorado Gold et la cession du terrain de l’ancien aéroport d’Athènes à un prix dérisoire à un holding constitué par le milliardaire grec Latsis associé à des capitaux qataris.

Vers un nouveau round d’affrontement

Cette orientation ne pourrait que compliquer davantage les rapports avec les « Institutions » et cela alors que la situation économique se dégrade fortement. Confronté à un effondrement des rentrées fiscales qui pourrait conduire à un défaut de paiement désordonné, le gouvernement a annoncé son intention de reporter le versement des obligations de la BCE qui viennent à échéance, pour pouvoir honorer celles du FMI.

Mais Wolgang Schäuble ne l’entend pas de cette oreille. Dans un entretien accordé à l’édition dominicale de Bild Zeitung, il a averti les dirigeants grecs qu’un quelconque retard dans le remboursement de la dette serait automatiquement considéré comme un défaut de paiement. Il leur a également enjoint de mettre en œuvre immédiatement les « réformes » auxquelles ils se sont engagés sous peine de se voir refuser le moindre financement. Une menace à prendre d’autant plus au sérieux que la BCE n’a toujours pas levé les restrictions à l’approvisionnement en liquidité des banques grecques, plus que jamais dans un état critique. Mario Draghi a même tenu à préciser que ces restrictions ne seraient levées que si le conseil de la BCE « décidait que les conditions pour un achèvement réussi du programme sont réunies », tout en exprimant de fortes « réserves » concernant les réformes envisagées par Athènes.

Au total, il apparaît que, loin de résoudre la crise grecque, l’issue de ce premier round de négociations mouvementées n’était qu’une première étape d’un affrontement prolongé entre le premier gouvernement européen de gauche radicale et une Union Européenne plus que jamais retranchée dans la défense de la « cage de fer »* des politiques néolibérales. Il reste à voir si le gouvernement Syriza, mais aussi le parti et les mouvements sociaux, sauront mettre à profit ces quatre mois pour élaborer une stratégie alternative en mesure de briser ce carcan et d’éviter la répétition des déboires de février.

*Référence au concept du sociologue allemand Max Weber, qualifiant le capitalisme de "Stahlkäfig", "cage d’acier [Note de Tlaxcala]

Stathis Kouvelakis Στάθης Κουβελάκης

Stathis Kouvelakis enseigne la philosophie politique au King’s College de l’université de Londres. Membre de la rédaction de la revue Contretemps , il a dirigé l’ouvrage Y a t il une vie après le capitalisme ? (Le Temps des Cerises, 2008) et il est l’auteur de La France en révolte : Luttes sociales et cycles politiques (Textuel, 2007) et de Philosophie et révolution, De Kant à Marx (PUF, 2003). Il est membre du comité central de la Coalition de gauche grecque SYRIZA -EKM.

Sources :

https://www.ensemble-fdg.org/content/syriza-sur-la-corde-raide

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp ?reference=14368

Date de parution de l’article original : 05/03/2015

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 10:22
Défaite d’Obama : la totalité des gouvernements sud-américains lui demande de retirer son décret contre le Venezuela
Publié par Venezuela infos dans Droit international

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Cinglante défaite pour Barack Obama et nouveau pas dans l’unité et la souveraineté latino-américaines : tous les Etats membres de l’Union des Nations Sud-Américaines (Unasur), à savoir l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Équateur, le Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela se sont réunis en session extraordinaire à Quito ce samedi 14 mars 2015 pour manifester leur rejet unanime du décret pris par Washington contre le Vénézuéla le 9 mars 2015 parce qu’”il constitue une menace d’ingérence et de violation de la souveraineté et du principe de non-intervention dans les affaires intérieures d’autres États”.

Chargé de lire la déclaration finale, le chancelier de l’Uruguay a expliqué que les douze gouvernements ont réaffirmé leur engagement “avec la pleine actualité du droit international, la solution pacifique des controverses et le principe de non-intervention” et, dans une claire allusion à la possibilité d’un blocus économique ou d’une invasion militaire, ont appelé tout gouvernement “à s’abstenir de mesures coercitives unilatérales qui violent le droit international”. Les participants à la réunion de Quito ont demandé instamment aux États-Unis d’évaluer et de mettre en pratique “des alternatives de dialogue avec le Gouvernement du Venezuela basée sur les príncipes de souveraineté des peuples« .

En outre, le porte-parole a rappelé que l’UNASUR poursuivra sa mission d’accompagnement du “plus large dialogue politique avec toutes les forces démocratiques vénézuéliennes, dans le plein respect de l’ordre constitutionnel, des droits humains et de l’État de droit”. La semaine passée la délégation de l’UNASUR s’était rendue à Caracas pour enquêter sur la tentative de coup d’État du 12 février contre le gouvernement de Nicolas Maduro, avait invité les diverses forces politiques à un réunion et s’était entretenue avec les autorités du Centre National Électoral. Au terme de ces travaux, le président de l’UNASUR, l’ex–président colombien Ernesto Samper, avait rejeté toute ingérence extérieure et recommandé à l’opposition de jouer le jeu électoral et de renoncer à la violence.

Une position réaffirmée ce samedi par le chancelier uruguayen : “L’Unasur considère que la situation intérieure du Venezuela doit être résolue par les mécanismes prévus dans la Constitution vénézuélienne” et offre son plein appui dans le cadre de l’observation des prochaines élections législatives prévues cette année au Venezuela,  “convaincue de l’importance de maintenir l’ordre constitutionnel, la démocratie et la plus totale permanence des droits humains fondamentaux de l’Unasur”.

Pour rappel, le lundi 9 mars 2015, le gouvernement des États-Unis avait franchi un nouveau seuil dans les menaces vis-à-vis du Venezuela lorsque le président Barack Obama avait signé un ordre exécutif décrétant “l’urgence nationale aux États-Unis vu la menace extraodinaire et inhabituelle que représente le Venezuela pour notre sécurité nationale et notre politique extérieure” (sic).

Ce document avait, en peu de jours, suscité une solidarité active avec le Venezuela de la part des mouvements sociaux latino-américains et de collectifs du monde entier qui ont défilé à Buenos Aires, à Brasilia, à La Paz, á Managua, La Havane, etc.. jusqu’à Madrid : collectifs citoyens, mouvements étudiants, syndicats de travailleurs, mouvements paysans comme les Travailleurs Sans Terre du Brésil

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Marche de soutien au Venezuela á Buenos Aires

Marche de soutien à Buenos Aires

Marche de soutien au Vénézuéla á Brasilia

Marche de soutien à Brasilia

Le président équatorien Rafael Correa a déclaré : “Comment ne pas rejeter avec indignation cette barbarie ! A l’époque des dictatures des années 70, c’était quelque chose de commun mais aujourd’hui, en plein XXIème siècle ! Le droit international existe ! Que l’on soit ou non d’accord avec le gouvernement de Nicolas Maduro, la plus élémentaire des dignités nous oblige, en tant que latino-américains, à rejeter tant d’arrogance, tant d’unilatéralisme, tant d’impérialisme. Nous en avons assez ! Quelle honte !”. Pour l’ex-Président Mujica, dire que « le Venezuela est une menace est une folie, nous en avons assez de l’intromission permanemte des États-Unis ! » et  le président bolivien Evo Morales a exigé au président Obama de présenter  ses excuses à l’Amérique Latine.

Des théologiens brésiliens de la Libération comme le père franciscain Leonardo Boff et l’évêque Pedro Casaldáliga, le Père nicaraguayen Miguel d’Escoto, ex-Secrétaire Général de l’ONU, ainsi que l’évêque Thomas Gumbleton et l’ex-Procureur Général des États-Unis Ramsey Clark, ont  écrit au président Obama pour lui demander de retirer son décret. “Nous qualifions d’honteux et de profondément hypocrite votre décret. Il constitue également une violation flagrante du droit international en tant que menace d’usage de la force contre le Venezuela et en tant qu’encouragement à vos agents vénézuéliens pour qu’ils continuent à déstabiliser le pays”.

T.D., Caracas, 14 mars 2015.

Message envoyé à la Maison Blanche par la population de l'État de Falcon (Venezuela), depuis le Parc National Médanos de Coro, le 12 mars 2015.

Message personnel envoyé à la Maison Blanche par la population de l’État de Falcon (Venezuela), depuis le Parc National Médanos de Coro, le 12 mars 2015.

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 19:03

 

 

Un deuxième volet de l'affaire de manipulation des changes est-il sur le point de s'ouvrir?
Un deuxième volet de l’affaire de manipulation des changes est-il sur le point de s’ouvrir? 

Les banques françaises BNP Paribas et Société Générale ont été assignées par le régulateur financier de New-York pour avoir manipulé les taux de devises, selon l’AFP.

Des banques françaises sont dans le viseur du régulateur des services financiers de New York (DSF), Benjamin Lawsky. Il a adressé une assignation aux banques françaises BNP Paribas et Société Générale qu’il soupçonne d’avoir manipulé les taux de devises, ont indiqué vendredi à l’AFP des sources proches du dossier.

Par ailleurs, une investigation en cours de Benjamin Lawsky contre Barclays dans cette même affaire retarde actuellement un accord de l’établissement britannique avec d’autres régulateurs américains et britannique, selon les mêmes sources ayant requis l’anonymat.

Assignation adressée en décembre

L’assignation adressée, en décembre, à BNP Paribas, Société Générale, Goldman Sachs et Credit Suisse leur demande de fournir des documents liés aux opérations sur les devises, a précisé une des sources, ajoutant que M. Lawsky s’intéresse particulièrement à des “technologies spécifiques” utilisées par ces banques.
Les quatre établissements coopèrent, selon elle. Contactée par l’AFP, SocGen n’a pas réagi dans l’immédiat. Ni les services de Benjamin Lawsky, ni BNP Paribas, ni Credit Suisse n’ont souhaité faire de commentaire.

Les autorités américaines reprochent aux cambistes – des opérateurs de marché spécialistes des devises - de grandes banques d’avoir utilisé des forums de discussion sur internet et des messageries instantanées pour se concerter de façon indue afin d’infléchir les cours des monnaies.

Barclays aussi dans le viseur…

En ce qui concerne Barclays, Ben Lawsky soupçonne la banque d’avoir eu recours à de la manipulation algorithmique, ont indiqué les sources à l’AFP. Le régulateur a ainsi décidé de ne pas s’associer à un accord en négociation entre la banque et le département de la Justice américain, le régulateur américain des marchés dérivés (CFTC) et l’autorité de conduite financière du Royaume-Uni (FCA).

Cette intransigeance du régulateur new-yorkais, qui a le droit d’octroyer ou de révoquer la licence bancaire d’une banque opérant à New York, contrecarre les projets de Barclays qui souhaite conclure un accord global, selon la source.

Benjamin Lawsky est en train de faire examiner les ordinateurs de la plateforme électronique de courtage Barx, propriété de Barclays, selon les sources. Ces “super” ordinateurs sont dotés d’algorithmes capables d’effectuer de façon automatisée des opérations très sophistiquées dans des temps extrêmement courts.

… tout comme Deutsche Bank

Les mêmes soupçons pèsent sur l’allemande Deutsche Bank, dont les ordinateurs de la plateforme d’échanges électronique Autobahn sont également scrutés, selon une des sources.
Barclays s’est toujours refusée à commenter ces informations, tandis que Deutsche Bank a déjà dit à l’AFP qu’elle coopère avec toutes les enquêtes la concernant et prendrait des mesures disciplinaires contre des individus si nécessaire.

Ben Lawsky a installé un surveillant chez Barclays et un autre chez Deutsche Bank pour contrôler leurs opérations de courtage de changes, selon les sources.
En novembre, un premier volet de l’affaire avait été refermé avec l’imposition d’une pénalité de 4,25 milliards de dollars à un groupe de banques actives sur le marché des changes comprenant JPMorgan Chase, Citigroup, Royal Bank of Scotland, UBS et HSBC.

Source : La Tribune, le 28 février 2015.

Lu sur LesCrises.fr

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