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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 14:54
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 10:23

Par , le 4 mars 2015

On sait que dans un système de monnaie unique (une Union Monétaire) comme la zone Euro, les pays membres ne peuvent dévaluer les uns par rapport aux autres. Une dépréciation (ou une appréciation) de la monnaie ne peut survenir qu’entre l’ensemble de la zone et le « reste du monde ».

Dans cette Union Monétaire, un problème majeur est celui de l’évolution de la compétitivité des pays membres. Les pays ne peuvent désormais plus corriger des écarts de compétitivité par des dépréciations monétaires. Cette compétitivité peut se calculer par rapport à l’économie dominante de l’Union Monétaire, dans le cas de l’Euro, l’Allemagne. Si l’on veut mesurer l’effet de l’Union Monétaire sur l’économie des pays considérés, il faut regarder comment cette compétitivité a pu évoluer depuis la date d’entrée en vigueur de l’Union Monétaire.

La question de la compétitivité.

Dans le cas de la Zone Euro, ce problème de la compétitivité relative des pays est aujourd’hui un problème majeur. La compétitivité relative évolue alors, depuis la date d’entrée en vigueur de l’UEM (1999), en fonction :

  1. Des différences dans les rythmes d’inflation.
  2. Des différences dans les gains de productivité.
  3. Des différences dans la pression fiscale pesant sur les entreprises, sauf si une Union Fiscale a été décrétée.
  4. Des différences dans les taux de salaires directs et indirects (incluant les prestations sociales) sauf si une Union Sociale a été décrétée.
  5. De la montée en gamme de l’ensemble de la production du pays considéré par rapport à l’économie dominante.

On peut noter qu’un seul de ces facteurs s’apparente à une compétitivité « hors coût ». En fait, l’ensemble des études disponibles sur la zone Euro tend à montrer que la compétitivité « hors coût » a un rôle relativement faible, de 10% à 30% suivant les pays. Il faut aussi signaler que, en absence d’une Union Fiscale et d’une Union Sociale, les gouvernements vont être tentés de mettre en œuvre des politiques de dévaluation interne (faire baisser le salaire soit de manière relative soit de manière absolue) ou d’alléger le fardeau fiscal pesant sur les entreprises. Dans le premier cas, cela comprime fortement la demande intérieure, et peut conduire à une récession importante si la demande extérieure ne peut se substituer à la demande défaillante. Dans le deuxième cas, cela peut conduire à des politiques fiscales qui soit vont se traduire par une dette publique croissante, soit vont avoir pour effet une forte réduction des dépenses publiques, ce qui aura à terme des effets négatifs sur la santé et l’éducation de la population, et entrainera une chute des gains de productivité.

En fait, la question des gains relatifs en inflation et en productivité permet de déterminer l’ampleur nécessaire de la dévaluation interne et des transferts de charges au profit des entreprises et au détriment des ménages qu’il faut réaliser si l’on veut maintenir le niveau initial de compétitivité. On peut en déduire le freinage de l’activité qui en résulte. De fait, cette question de la compétitivité se transforme pour la plupart des pays d’une Union Monétaire en un biais dépressif important, ce qui avait été noté dès 2007 par Jorg Bibow[1].

C’est pour estimer cet effet, et le coût potentiel sur la croissance qui en résulte que l’on va considérer l’évolution de deux facteurs de la productivité, sur les pays de l’Europe du Sud. On présente donc ici l’évolution de l’inflation et de la productivité dans 4 pays (Espagne, Grèce, Italie et Portugal) pour chercher à estimer l’ampleur des autres ajustements nécessaires si ces pays veulent rester en Union Monétaire avec l’Allemagne.[...]  Lire la suite sur http://russeurope.hypotheses.org/3528

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 10:13

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 23:42
Chapelle Darblay : la lutte continue !
Chapelle Darblay : la lutte continue !
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 23:32

Publié par Michel El Diablo

JEAN SALEM : RÉSISTANCES - Entretiens avec Aymeric Monville [Éditions Delga]

Dans ces libres entretiens, Jean Salem revient, tout d’abord, sur une enfance dont le cours fut déterminé par les combats de ses parents, Henri et Gilberte Alleg. Combats pour l’indépendance de l’Algérie, pour la justice sociale et la victoire de l’idéal communiste, combats pour la cause de la paix, de la fraternité, de la liberté.

Il évoque ses propres passions intellectuelles, son parcours académique, ainsi que le grand travail de conviction, de résistance aussi, qui fut nécessaire pour faire revivre à la Sorbonne, après trente années de plomb, l’étude de l’œuvre et de la pensée de Marx.

En tirant, enfin, les enseignements des nombreux voyages qu’il effectue autour du monde en tant que militant et en tant qu’uni- versitaire, il livre ici ses réflexions sur la crise actuelle, sur la dégénérescence des gauches en Occident, et sur l’aggravation des tensions internationales.


JEAN SALEM

Résistances. Entretiens avec Aymeric Monville

Prix : 20 euros

Référence : 978-2-915854-75-6

 

JEAN SALEM : RÉSISTANCES - Entretiens avec Aymeric Monville [Éditions Delga]

Jean Salem, fils d'Henri Alleg, l'auteur de «la Question», demeure fidèle aux idéaux de son père.

 

Comme tous les soirs, il est avec sa grand-mère et sa tante, «autour de la grande table ronde de la salle à manger». Et voici que du «très volumineux appareil de radio», sort la nouvelle : «Henri Alleg s’est évadé. Toutes les polices de France sont à ses trousses.» Il se tourne vers Grannie : «C’est Papa ?» La vieille dame «se met à fondre en sanglots», cependant que Tatie explique «non pas une, mais quatre, ou six (ou douze ?) fois» qu’«on peut fort bien être un honnête homme, un bon garçon, un type droit, propre sur lui, etc., et se voir néanmoins jeté en prison».

Oui, c’était le papa de Jean. «Moins de trois mois plus tard, mon père, ma mère, mon frère et moi, nous nous retrouvions sur un quai de gare, à Prague, en Tchécoslovaquie […]. Nous avions traversé l’Allemagne. Par train. Et très discrètement. Quant à mon père, on peut dire que je faisais quasiment connaissance avec lui, puisque, depuis que j’avais eu mes trois ans, je ne l’avais jamais revu.»

 
 

Ebranlement. Jean Salem est à présent philosophe, professeur à la Sorbonne et directeur du Centre d’histoire des systèmes de pensée moderne. Il est l’un des grands spécialistes du matérialisme antique, à la tête d’une belle œuvre, qui porte sur Démocrite, Epicure et Lucrèce, mais aussi les Lumières, l’art de la Renaissance, les libertins du XVIIe siècle, Maupassant, Spinoza, Marx et Lénine. C’est un homme charmant, d’une politesse exquise, surannée, toujours enclin à l’ironie, qui, parlerait-il de la bataille de Stalingrad ou de l’Ouzbékistan, ne rate jamais un imparfait du subjonctif.  Il est né le 16 novembre 1952 à Alger.  Il est le fils d’Henri Alleg, pseudonyme d’Harry Salem. Lorsque celui-ci s’évade, Jean a neuf ans.  Il ne sait rien des activités politiques de son père.

On réalise mal aujourd’hui l’ébranlement des consciences que produit en France et dans le monde la Question d’Henri Alleg. L’ouvrage paraît le 18 février 1958. On savait peu ou prou que l’armée française torturait en Algérie. Mais le témoignage d’Alleg est décisif, qui décrit les pires horreurs subies - coups de pieds, gifles, brûlures, étouffement, «gégène», courant de magnéto haute tension sur les parties génitales, supplice de la baignoire - de la façon la plus sobre, avec «le ton neutre de l’Histoire», écrira François Mauriac. «On te niquera la gueule… On va faire parler ta femme… Tes enfants arrivent de Paris», lui crachent ses tortionnaires. Abîmé, couvert de blessures et d’ecchymoses, il leur répond : «Vous pouvez revenir avec votre magnéto, je vous attends, je n’ai pas peur de vous.» Il ne parlera pas. La presse donne à la Question - porté à l’écran par Laurent Heynemann en 1977un écho considérable. Jean-Paul Sartre écrit dans l’Express l’un de ses textes politiques les plus intenses, «Une victoire», qui deviendra la postface à l’ouvrage. L’interdiction du livre provoque des interpellations parlementaires, une adresse solennelle envoyée au président René Coty (signée par Sartre, Mauriac, André Malraux, Roger Martin du Gard…), une vague de protestations dans tout le pays. En dépit de la censure, il est réédité à Lausanne, puis, en octobre 1959, repris chez Minuit, l’éditeur d’origine, vendu à 150 000 exemplaires, traduit dans plus de quinze langues… Sartre avait raison : «Une victoire.»

Fils de tailleurs, né à Londres le 20 juillet 1921 dans une famille de juifs russo-polonais qui a fui les pogroms, naturalisé français, Harry Salem arrive à Alger en 1939, et prend fait et cause pour le peuple algérien. Il adhère au Parti communiste algérien, et entre à Alger républicain, où il signe «Henri Alleg» et dont il prend la direction en 1951.  Le journal a une ligne anticolonialiste et favorable à l’indépendance de l’Algérie.  En 1955, il est frappé d’interdiction. Alleg entre dans la clandestinité. Il est arrêté le 12 juin 1957 par les hommes de la 10e division parachutiste, alors qu’il se rend au domicile de son ami le mathématicien Maurice Audin - qui mourra, lui, sous la torture. Alleg est séquestré un mois à El-Biar : c’est là qu’il est torturé. Il est ensuite transféré au camp de Lodi, puis à la prison civile d’Alger, Barberousse, où il écrit la Question sur des feuilles de papier hygiénique qu’il parvient à transmettre au jour le jour à ses avocats. Ce n’est que le 15 juin 1960, trois ans après son arrestation, qu’il est condamné par le Tribunal permanent des Forces armées d’Alger à dix ans d’emprisonnement pour «atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat». Il est alors transféré à la prison de Rennes, d’où il s’évade - pour rejoindre la Tchécoslovaquie avec sa famille.

Alleg retournera dans l’Algérie indépendante en 1962, fera reparaître Alger républicain, puis reviendra en France et y poursuivra sa vie de militant communiste, de journaliste (l’Humanité), d’essayiste et d’historien. Il est mort à Paris le 17 juillet 2013.

 

Faim. Cela n’a pas dû être toujours facile, pour Jean Salem, d’être le fils d’Henri Alleg. Non parce que l’héritage aurait été très lourd. Il l’a, au contraire, porté avec joie et fierté, faisant siens, par libre choix, ses valeurs, ses principes moraux, ses convictions de communiste, combattant pour la justice sociale et la paix… Mais parce que toute sa jeunesse, il a eu à vivre ses absences, suivre ses itinérances, s’ennuyer beaucoup en Provence, «être» tantôt algérien, tantôt russe, tantôt français… Dans Résistances, il raconte à Aymeric Monville sa vie, son enfance, son itinéraire intellectuel, sa faim inextinguible de connaissance, ses passions, le latin, le grec, les hiéroglyphes, Maupassant, Crébillon, Pétrone, le théâtre, les voyages, ses démêlés avec une gauche qui déteste sa propre histoire…

Quand Henri Alleg est arrêté, sa femme, Gilberte, est expulsée d’Algérie et s’installe à Saint-Ouen, avec André, l’aîné des enfants. Jean, lui, est hébergé à Tarascon par Grannie et Tatie. «Je crois qu’en sept ou huit années, je n’aurai pas eu l’occasion d’accueillir plus de deux fois l’un de mes camarades de classe, afin qu’il vienne goûter ou passer un moment en ma compagnie.» Puis, «téléporté», se retrouve avec les siens à Prague. La famille est logée «dans un hôtel qui s’appelait un peu pompeusement l’"Hôtel Palace"», en fait l’«hôtel du Parti [tchécoslovaque]», qui, «rénové et privatisé, comme de juste», subsiste encore, rue Panská. Mais les parents,«en bons et en authentiques communistes», ne tiennent pas à «cette vie de luxe plus ou moins relatif», et obtiennent un appartement «dans une sorte de HLM» à Novi Hloubětín. Les enfants sont inscrits à l’école de l’ambassade soviétique, où l’enseignement est donné en langue russe. L’«immersion»dans le nouveau système scolaire se fait sans trop de difficulté. Certes, Jean fait rire sa classe quand il se trompe d’accent tonique, et raconte avoir vu place Venceslas un kiosque où étaient exposées des… patates (kartóchki), et non des journaux ou des cartes postales (kártotchki). Mais, au bout de trois mois, il arrive à manier la langue.

Le militant politique devant tout sacrifier à sa cause, c’est l’union familiale qui en souffre : Henri et Gilberte Alleg sont invités à «aller regarder de près la révolution à Cuba», puis, fin 1962, à retourner dans l’Algérie indépendante. «Et nous, fils de justes entre tous les justes, nous ne pouvions qu’acquiescer.» Jean et son frère sont d’abord placés dans «le "camp" de pionniers» d’Artek, sur la mer Noire, Crimée, où ils sont comme «des scouts de nos pays "libres" et "démocratiques"». Puis confiés à la Maison internationale de l’enfance, à Ivanovo, 250 km au nord-est de Moscou - un internat où étaient accueillis les enfants de communistes pourchassés dans leurs pays. «Je me souviens que nous rampions dans un champ tout à fait immense, afin d’y dérober un chou, ou pour y déterrer quelques maigres carottes qu’un bout de vitre cassée nous permettrait d’éplucher grossièrement. J’en déduis que nous avions faim.» L’ambiance y était «plutôt spartiate». Mais, à part une agression (un «grand escogriffe» lui inflige, «comme ça, "histoire de rire", dirait Maupassant», une «invraisemblable dérouillée»)Jean ne subit ni coups, ni injures, ni abus - à une «tondaison» près, «censément destinée à soutenir l’effort de guerre que, depuis un temps infini, l’infatigable armée des poux imposait sans relâche aux masses laborieuses de l’Union soviétique» : le coiffeur dégage «une autoroute de part et d’autre de laquelle, comme les murailles d’eau de la mer Rouge, les masses de mes cheveux se sont écartées. Dans le miroir, une larme coule sur l’une de mes joues…» Quelques mois après, l’adolescent est «redéposé» en Provence, pour enfin, en 1964, retrouver ses parents en Algérie.

Optimisme. Jean connaîtra bien d’autres «ballottements» et «voyages autour de sa chambre», avant de devenir, des années plus tard, un globe-trotteur quasiment professionnel, seul, ou avec sa compagne, Michèle, et ses enfants, Jacques-Yves et Raphaëlle. Il a comme une soif de «cosmopolitisme» (visite tout, Israël, Maghreb, Inde, Sri Lanka, Turquie, pays européens, Russie encore et toujours, Corée du Sud, Venezuela, Chine…) qu’accompagnent la soif de lire (on se demande s’il y a un livre qu’il n’ait pas lu, de la littérature gréco-latine, française, latino-américaine, russe, italienne…) et l’amour de l’art… «Je crois pouvoir dire que j’ai travaillé près de 15 ou 16 heures par jour, en considérant que tout ce qui n’était pas du temps passé devant l’ordinateur ou en bibliothèque c’était du temps perdu.» Il «gyrovague» pendant ses études : égyptologie, sciences politiques, histoire de l’art, médecine («je demeure jusqu’à ce jour à peu près imbattable concernant l’appareil uro-génital de la souris…»). Avant d’opter pour la philosophie, devenir professeur au lycée de Fourmies (Nord) - pendant les vacances, il guide les touristes français au musée Pouchkine de Moscou ou à la galerie Tretiakov, et des touristes russes à Venise ou Florence -, puis à l’université. Il aurait voulu, bien sûr, faire la «6 000e thèse» sur Marx : c’est Marcel Conche qui le convainc de la consacrer plutôt à l’Ethique épicurienne d’après Epicure et Lucrèce.

Dans l’épicurisme, Salem retrouve «le matérialisme philosophique de Marx, la causticité de Marx, la santé et la tonicité de Marx, un immense optimisme naturaliste, mais agrémentés d’un évident pessimisme anthropologique et d’une invitation à l’abstention politique». L’optimisme, il le fera toujours sien, car rien ne freinera sa recherche du bonheur, indissolublement liée à l’établissement de la justice sociale. L’«abstention politique», il ne la connaîtra guère, mais ses combats lui paraîtront avoir été désespérés par ce qu’il appelle les «années de plomb», ces années qu’ouvre la «mitterrandôlatrie», pendant lesquelles la gauche, envoûtée par les sirènes libérales, perd son âme, et, par une sorte de «détestation de soi»,liquide «ce qui restait du mouvement communiste».  Jean Salem demeure fidèle aux idéaux de son père.  Le séminaire qu’il anime à la Sorbonne - «150 à 200 auditeurs qui se pressent dans l’amphithéâtre Lefebvre» - s’appelle«Marx au XXIe siècle». Enfant, il avait, à Alger, des lapins et une tortue qu’il avait baptisée du prénom russe de Valentina - «en l’honneur de Valentina Terechkova, la première femme cosmonaute».

Robert MAGGIORI

 

SOURCE:

Jean Salem: tel père, tel fils

http://www.liberation.fr/livres/2015/02/18/tel-pere-tel-fils_1

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 12:03

Au moment où le mouvement syndical est fortement attaqué, où certaines Bourses du travail sont fermées par des maires de droite, il est utile de revenir sur la création de ces Bourses du travail au XIXème siècle et au XXème siècle.  C'était le temps où les ouvriers prenaient conscience de leur appartenance à une même classe sociale, exploitée par le patronat et le capitalisme en plein essor, et commençaient à s'organiser contre l'exploitaion capitaliste en inventant des structures collectives pour se défendre.

Ce texte est paru sur "Le fil rouge" à l'occasion de la célébration du centenaire de la création de l'UL-CGT du Havre.

 

 

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Monument du mouvement syndical

Franklin, un symbole.
Du Cercle d’ouvriers à la Bourse du Travail.

Par Albert Perrot

Franklin en 1909


Dans le cadre du Centenaire de l’Union Locale CGT du Havre, il est intéressant de mieux connaître l’histoire d’un lieu hautement symbolique au Havre : Franklin

Franklin ! Qui ne connaît Franklin ? Ce nom et lieu incarne et cristallise la riche et tumultueuse histoire du mouvement ouvrier havrais.Bastion des luttes ouvrières, centre névralgique du mouvement ouvrier, Franklin, depuis plus de cent ans est associé à la vie et à l’action du monde du travail, à la vie et à l’action syndicale.

Mais aussi nom étrange que celui de Franklin pour une « Bours

e du Travail » ! Cela mérite de revenir aux origines de ce lieu, avant de dégager les grands moments de son histoire.

Dimanche 9 janvier 1876 : Inauguration en grande pompe  du Cercle Franklin

Ce dimanche 9 janvier 1976, c’est l’effervescence dans le quartier du Rond Point. La population est venue en foule. Les drapeaux flottent partout.
C’est jour de liesse ! C’est en effet ce dimanche 9 janvier à 15 heures précises qu’à lieu l’inauguration du Cercle Franklin.

Inauguration qui va se faire en grande pompe. Toutes les grandes sociétés musicales sont là : la Fanfare Havraise, la Fanfare Gravillaise, la Lyre Havraise, la Cécilienne… Une cantate a même été composée spécialement pour l’inauguration. La foule des grands jours qui se presse va vibrer au son des harmonies musicales et des chants.

Qui plus est, cette inauguration revêt une dimension quasi nationale, marquée qu’elle est par la présence de deux grands hommes politiques :

  • Jules Siegfried, sénateur maire du Havre, député de l’Union Républicaine, futur ministre du commerce dans le cabinet Ribot.
  • Jules Simon, membre de l’Académie Française, ministre de l’Instruction Publique, futur chef du Gouvernement.

C’est ce dernier qui prononça le discours d’ouverture.

Pour l’occasion, chacun avait mis ses plus beaux atours, revêtu son costume de cérémonie.

La création de ce Cercle Franklin marqua une étape importante dans la vie du quartier. Ce qui était hier une espèce de bidonville, traversé de venelles sales, bordé de misérables bicoques, habité par des chiffonniers, se transforma en 1874 en un jardin public planté d’arbres. L’inauguration de ce Cercle Franklin avec sa façade majestueuse achevait de rénover ce quartier et lui donnait de nouvelles lettres de noblesse.

Ce lieu allait devenir un des principaux centres nerveux de la vie sociale du Havre, un lieu d’animation important.

Le Havre à cette époque comptait 92 000 habitants.

Le Cercle Franklin, à ses débuts, n’est ni une Bourse du travail, ni le siège des syndicats ouvriers

Franklin en 1909

 

Pourquoi ce Cercle Franklin ?

A l’origine, le Cercle Franklin a été conçu et réalisé pour être un Cercle d’ouvriers.

L’objectif de ces Cercles d’ouvriers est nettement défini par Jules Siegfried dans une conférence donnée le 29 novembre 1874. Il s’agit d’assurer aux ouvriers le bien-être social, intellectuel et moral, en même temps que la distraction et la récréation, pour les éloigner de ces lieux funestes que sont les cabarets, où la seule distraction consiste à fumer, boire, se laisser entraîner par de mauvais exemples et prendre des habitudes vicieuses.

« L’ouvrier, Messieurs, n’a pas de pire ennemi que le cabaret ! »

Il s’agit donc de créer un établissement doté d’une salle de conférences pour répandre l’instruction, d’une salle de concert, d’une salle de gymnastique, d’une bibliothèque, de salles de conversations, de jeux, de réunion pour les sociétés de secours mutuels, et de répétition pour les sociétés musicales.Mais l’objectif visé était surtout d’assurer la paix sociale, de réaliser l’union du capital et du travail, d’éviter toute contestation, toute remise en cause de l’ordre établi.

Il faut maintenir l’ordre existant, à tout prix, autrement dit :

  • - Les bourgeois laïques au pouvoir,
  • - L’Église maintenue dans son rôle spirituel,
  • - Et le peuple qui travaille.

Dans son discours d’inauguration, Jules Siegfried affirme clairement ses intentions :

« Le jour où chacun, qu’importe sa situation, comprendra qu’il doit s’occuper de ceux qui sont moins heureux que lui, le jour où chacun se mettra à l’œuvre, apportant son travail, si modeste soit-il, ce jour-là cette question sociale, objet de tant d’effroi, parce qu’elle est si peu connue, ne sera pas loin d’être résolue.Notre Cercle marque un pas en avant, car il montre notre désir très sincère, très réel de nous occuper, dans un esprit d’affection et avec un entier désintéressement, des classes ouvrières.Nous comprenons surtout que dans notre pays où les excitations sont si faciles, le meilleur moyen d’empêcher les révolutions qui ne profitent à personne, c’est que ceux qui possèdent tendent une main loyale à ceux ne possèdent pas.
Nous voulons dissiper les préjugés et montrer à ceux pour qui la vie est plus difficile qu’il ne doit pas y avoir de lutte entre la pauvreté et la richesse ».

Pour faire partie du Cercle Franklin, il faut acquitter une cotisation annuelle de 5 francs, ce qui représente plus d’une journée de travail pour un ouvrier. Cette cotisation importante, limitera l’adhésion des ouvriers, et le recrutement se fera parmi le

s couches moyennes, les familles suffisamment aisées. Ainsi le Cercle Franklin n’aura d’ouvrier que le nom.

La première année, le Cercle comptera jusqu’à 2000 adhérents, ce qui représente un bon succès, mais ce succès sera de courte durée, puisqu’en 1888, il est contraint de suspendre ses activités pour difficultés financières.

Le Cercle Franklin, en tant que Cercle d’ouvriers, aura donc vécu 12 ans.Durée éphémère ! Mais les travailleurs garderont de ce Cercle d’ouvriers l’idée essentielle qu’il leur faut s’instruire, réfléchir à partir de leur réalité vécue, pour trouver les solutions à leurs problèmes.

Pourquoi ce nom de Franklin ?

La dénomination de Franklin fait partie du langage courant et personne ne s’interroge sur l’origine de cette appellation.

Étrange pourtant que ce nom de « Franklin », associé à une Bourse du travail, à un siège de syndicats !

Qu’y a-t-il de commun entre des travailleurs, des syndicats, et un physicien américain du XVIIIè  siècle, devenu célèbre par son invention du paratonnerre, mais aussi philosophe, prônant notamment, une philosophie sociale du capitalisme qu’il incarnait ?

Étrange, en effet, que ce nom de « Franklin » pour une Bourse

du travail, quand on sait qu’il vantait l’argent en phrase restées célèbres :

« Souviens-toi que le temps c’est de l’argent. Souviens-toi que l’argent est par nature générateur et prolifique. L’argent engendre l’argent, ses rejetons peuvent en engendrer davantage et ainsi de suite… » (Advice to a young Tradesman 1748).

Ainsi, Benjamin Franklin prône comme idéal de vie de gagner de l’argent. L’appât du gain devient un but en soi. Le bonheur de l’individu se résume à la possession de toujours plus d’argent.Juste retour des choses ! Le Cercle Franklin, loin de devenir un temple de l’argent, sera le lieu de la lutte contre la logique d l’argent, du capitalisme.

Mais pourquoi Jules Siegfried a-t-il voulu donner à son Cercle d’ouvriers le nom de « Franklin » ?

Sans doute fut-il sensible au fait que Benjamin Franklin fut en 1731 le fondateur d’une des premières bibliothèques par abonnement aux États-Unis, voulant ainsi développer l’instruction, et ce en faisant appel à l’argent des industriels et des riches négociants.

Mais sans doute aussi, et peut-être surtout, parce que Benjamin Franklin est un symbole de la liberté, en relation avec son rôle dans la lutte d'indépendance des États-Unis (signataire de la Déclaration d’indépendance, du Traité de Paris et de la Constitution américaine). Rappelons qu’à l’époque il n’existe encore que peu de républiques, et que les systèmes démocratiques sont rares sur la planète.

Peut-être aussi, donc, parce que la création du Cercle Franklin se fait dans une période d'affirmation républicaine, face à la création des cercles ouvriers catholiques du comte Albert de Mun, avec des objectifs d’émancipation sociale, certes, mais aussi avec des finalités de rapprochement entre les classes.

Par ailleurs, Jules Siegfried est comme Franklin, protestant et franc-maçon, et partage largement ses idées, son éthique.

Ainsi, le choix du nom de « Franklin » n’est pas un acte anodin. Loin s’en faut ! Il symbolise parfaitement le projet social des républicains francs-maçons et protestants d’alors, qui constitueront pour quelques années les forces militantes de la « ligue de l’Enseignement », projet social qui est de participer à l’édification du capitalisme par la moralisation et l’instruction des ouvriers.

Les travailleurs du Havre feront de Franklin le symbole de la lutte contre les méfaits de l’argent, contre le capitalisme. A leur façon, ils feront de Franklin leur « paratonnerre ».

A cette époque, l’embauche des travailleurs havrais se fait au travers de bureaux de placement, répartis dans divers endroits de la ville, moyennant paiement bien entendu. C’est la raison pour laquelle la Fédération des Chambres Syndicales Ouvrières du Havre demanda à la Municipalité du Havre, lors du Conseil Municipal du 22 octobre 1886, l’ouverture d’une Bourse du Travail :

« Les travailleurs sont dans notre ville et dans le Département à la merci des bureaux de placement, aussi onéreux pour eux que les patrons et ils n’offrent aucune garantie pour personne.La Bourse du Travail ferait le placement gratuit des deux sexes et de toutes corporations ; elle concentrerait aussi bien les demandes  que les offres d’emploi ».

Après étude et discussion avec les syndicats, le Conseil Municipal du Havre décida, dans sa séance du 20 décembre 1897, l’ouverture d’une Bourse du Travail.

Le 23 avril 1989 eut lieu l’inauguration officielle à Franklin devenu ainsi la Maison des Syndicats. C’est une transformation radicale du Cercle Franklin qui devient une ruche ouvrière, où syndicats et travailleurs se rassemblent, élaborent leurs revendications, décident de leurs luttes, tiennent des meetings, notamment ceux du 1er Mai où prendront la parole des hommes célèbres comme Jaurès et Léon Blum.

De Cercle d’ouvriers, Franklin est devenu un bastion de la Classe Ouvrière.Onze syndicats adhèrent à la Bourse du Travail, dès sa création. Charles Mark du Syndicat du Port est nommé Secrétaire Général.

Ainsi commence une nouvelle histoire du Cercle Franklin.

Franklin en 1990

 

 

26 avenue Jean Rondeaux
 - 76108 Rouen Cedex Tél.  02 35 58 88 58 Fax : 02 35 58 88 69

Permanences : sur rendez-vous

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 05:29
Par ( sur son blog Russeurope ) 4 mars 2015 

euro centLes dernières déclarations ou articles écrits ces derniers jours par plusieurs économistes et hommes politiques européens montrent que nous sommes entrés dans une phase aiguë de la crise de l’Euro. En Grèce, la question d’un possible retour à la Drachme est ouvertement discutée. En Italie, c’est Stefano Fassina, un économiste du Parti Démocrate (parti de centre gauche dont Renzi est issu), qui fut vice-ministre à l’Économie et aux Finances dans le gouvernement Letta, qui a décidé sur la question de l’Euro de franchir le Rubicon1. La « conversion » de Fassina à des thèses critiques sur l’Euro indique bien que le débat est en train de prendre de l’ampleur en Italie. Plus récemment, c’est Wolfgang Streeck, un sociologue et économiste, qui dans Le Monde a publié une longue tribune pour indiquer que l’Europe doit abandonner la monnaie unique2. Ces différentes prises de position, sans oublier celles de Podemos en Espagne, sont un bon indicateur du fait que nous sommes actuellement à un point de rupture. Streeck le dit sans ambages, le maintien de l’Euro est en train de tuer l’Europe et de provoquer une montée de l’antagonisme antiallemand.

Ceci était prévisible. Mais conduit à poser une série de questions. En effet, si la prise de conscience de l’effet néfaste, délétère, et pour tout dire destructeur de l’Euro devient aujourd’hui de mieux en mieux partagée, la séquence des événements qui nous conduira hors de cette machine infernale est loin d’être claire.

Quelle séquence pour la crise de l’Euro ?

Le premier point qu’il convient d’éclaircir porte sur les conditions d’une dislocation de la zone Euro. Serons-nous confrontés à une dislocation survenant à la suite de conflits (entre la Grèce et l’Eurogroupe par exemple) ou d’une série de décisions unilatérales (et l’on peut penser à l’Italie) ou bien cette dislocation surviendra-t-elle à la suite d’une décision commune des pays de la zone Euro ? Très clairement cette dernière hypothèse est en théorie la meilleure. Si la zone Euro est dissoute, voire simplement « suspendue » (et l’on sait que l’on raffole à Bruxelles et dans d’autres capitales de ces euphémismes) sine die, les pays pourraient mieux gérer ce processus. Des décisions sur des « zones-cibles » en matière de taux de change pourraient être adoptées, créant une meilleure prévisibilité quant aux nouvelles parités. Des accords concernant les banques permettraient de limiter le choc, inévitable mais temporaire, qu’engendrera la fin de l’Euro. Mais, force est bien de constater que les discours politiques tenus par les différents acteurs ne vont pas dans cette direction [ ... ]

Lire la suite sur le blog Russeurope ( en cliquant sur Jacques Sapir )

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 14:14
Les communistes réunis dans les assises du communisme apportent leur soutien à Michèle Picard, maire PCF depuis 2009 pour l’élection municipale de Vénissieux des 22 et 29 mars 2015

5 Mars 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Réseaux communistes, #Élections

Michèle Picard, maire sortant de Vénissieux

Michèle Picard, maire sortant de Vénissieux

Les communistes réunis dans les assises du communisme apportent leur soutien à Michèle Picard, maire PCF depuis  2009 pour l’élection municipale de Vénissieux des 22 et 29 mars 2015

Les communistes réunis dans les assises du communisme apportent leur soutien à Michèle Picard, maire PCF depuis 2009 pour l’élection municipale de Vénissieux des 22 et 29 mars 2015

L’annulation scandaleuse de l’élection de 2014 est dûe à des manœuvres frauduleuse d’une liste d’extrême droite, utilisées par la droite et une justice de classe aveugle à l’intérêt général des urgences sociales de la ville, mais prompte à annuler l’élection d’un maire communiste pour redonner à la droite l'occasion d'une nouvelle campagne.

Les Vénissians ne se laisseront pas tromper et réélirons la liste conduite par Michèle Picard,


- parce que c'est une liste de rassemblement proposée par la section du PCF de Vénissieux avec le parti de gauche, les verts, le PRG, le MRC, et des personnalités socialistes et citoyennes, une liste dans laquelle les communistes jouent tout leur rôle.


- Parce que Michèle Picard est une élue de proximité, pleinement engagée au service des habitants de sa ville, et mobilisée pour la cause des femmes.


- Parce que, avec les élus du PCF de Vénissieux, elle a toujours été au service de la population, et que leur réélection permettra de conserver à l’est lyonnais une municipalité ouvrière.


- Parce que les communistes de Vénissieux continuent à travailler au rassemblement populaire le plus large avec la classe ouvrière dans ses combats pour l'emploi, les services publics, la dignité. Parce qu'ils défendent les vénissians contre les appétits de la métropole, dans le cadre de la réforme territoriale qui déconstruit la France et qui livre les villes aux spéculateurs des beaux quartiers.

Les communistes Vénissians ont toujours maintenu au sein du PCF une ligne claire sur les questions qui importent le plus aux travailleurs et aux classes populaires : fidèles à l’engagement du PCF contre le traité de Maastricht (1992) et contre la constitution européenne (2005), ils se sont prononcés pour les quatre sorties : sortie de l’euro, sortie de l’Union européenne, sortie de l’OTAN, et la sortie du capitalisme ! Ils dénoncent l’euro, la monnaie des riches, les guerres d’agression de l’OTAN contre les pays arabes ou africains qui sèment le racisme, l’intolérance et le terrorisme. Ils s’opposent à la guerre où les États-unis et l’UE veulent nous entrainer contre l’Iran, la Russie, ou même la Chine, manifestant à chaque occasion leur solidarité aux peuples agressés par l’impérialisme américain et occidental , et particulièrement au peuple palestinien.

Maire au service de tous, Michèle Picard se bat pour que la commune reste le socle de la République et veut construire une ville plus humaine et plus solidaire. Elle affirme son attachement a une vraie laïcité, celle qui ne dénigre aucune catégorie de croyants tout en laissant leur place aux athées. Elle se bat pour développer les services publics.

En 2014, Michèle picard a été élue après une campagne exemplaire, contre l’extrême droite, l’UMP, et le parti socialiste qui n’a pas hésité à jouer du communautarisme, cherchant à s’emparer du pouvoir en attisant les haines et en opposant les Vénissians entre eux.

En 2015, les communistes des assises apportent tout leur soutien à une réélection méritée et qui démontrera que les communistes peuvent reconstruire un rassemblement large contre le système dominant, malgré les batailles médiatiques, malgré le populisme et la montée des fascismes !

Vénissieux, plus grande ville communiste hors région Parisienne est un enjeu national pour les travailleurs

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 14:00

A propos du soutien aux communistes de Vénissieux, nous publions ce que nous avions fait paraître le 16 octobre 2014 et qui reste d'actualité ..

 

"Nous publions ci-dessous des extraits d'un article du Monde.fr à propos de l'invalidation de l'élection municipale à Vénissieux.

 

Notre commentaire : Les communistes de Vénissieux ont été élus au terme d'une quadrangulaire.  Ils étaient nettement en tête ( plus de 900 voix d'avance).  L'élection a été invalidée parce qu'une liste d'extrême-droite qui comptait nombre de candidats "malgré eux" a été invalidée après coup. 

Nos camarades sont donc victimes des manoeuvres frauduleuses de la liste menée par des militants d'extrême-droite qui ont manipulé des électeurs de la même façon que le FN en Seine-Maritime, à Elbeuf, Grand-Quevilly, Harfleur, Lillebonne.  Etonnant que la liste n'est pas été invalidée avant l'élection municipale ... Etonnant que le préfet ait laissé se présenter un candidat qui faisait circuler une photo ( Internet) sur laquelle il posait devant le drapeau nazi. 

 A Grand-Quevilly la liste du FN fut invalidée avant l'élection.  Mais il est vrai que c'est une ville dirigée par un maire socialiste depuis 1947 et que Laurent Fabius en fut maire et fut élu député de la circonscription en 2012.  Selon que vous serez communiste ou UMP-PS, les décisions préfectorales ne sont pas les mêmes ... A Vénissieux, le préfet du Rhône et le candidat de droite ont profité du délit commis par l'extrême-droite pour faire annuler l'élection. 

Tout est fait par l'UMP et le PS coalisés pour que Vénissieux cesse d'être dirigé par de vrais communistes. Nous apportons tout notre soutien à nos camarades de Vénissieux.  Nous espérons que le PCF et l'Humanité sauront les soutenir comme il se doit dans cette nouvelle bataille.

 

Voici l'article du Monde :

"Vénissieux : les élections municipales invalidées"

"Vénissieux devra revoter. Le tribunal administratif de Lyon a décidé l'annulation des élections municipales de " Vénissieux, "selon un jugement communiqué aux parties mardi 7 octobre."

Cette invalidation suit l'avis rendu par le rapporteur public, le 23 septembre, qui faisait valoir « l'enregistrement d'une liste reconnue comme irrégulière ».[...]

Dans son jugement, le tribunal a également déclaré inéligibles pour un an Yvan Benedetti et Estelle Gagon, les deux conseillers d'extrême droite élus sur la liste « Vénissieux fait front », qui avait rassemblé 10,27 % des voix.

 

RÉSULTAT FAUSSÉ

Le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, avait déposé en avril un référé demandant d'annuler l'élection d'Yvan Benedetti et d'Estelle Gagon. Dans sa requête, il rappelait que 19 personnes – sur les 49 de la liste – n'étaient pas informées qu'elles y figureraient et avaient donc été « trompées ». Selon lui, l'élection des deux conseillers d'extrême droite était donc « entachée d'irrégularité ».[...]

Un deuxième recours avait été déposé par Christophe Girard, candidat DVD-UMP malheureux (30,40 % au second tour). Il demandait l'annulation des deux tours du scrutin, rappelant « l'enregistrement d'une liste reconnue comme irrégulière » [...]

 

Réélue avec 37,64 % des suffrages à l'issue d'une quadrangulaire au second tour, la maire communiste Michèle Picard a fait part d'un sentiment de « profonde injustice » et de sa « totale incompréhension ».

« La majorité municipale est sanctionnée alors qu'aucun grief contre notre liste n'a été retenu, ni même évoqué par le tribunal administratif. »

 

 EXCLUS DU FN

La liste d'extrême droite était conduite par M. Benedetti, qui avait été élu en 2008 à Vénissieux sous l'étiquette du FN, dont il avait été exclu en 2011 – pour s'être qualifié lui-même sur Internet d'antisioniste, antisémite et antijuif – avant deprendre la tête de l'Œuvre française, groupuscule antisémite et pétainiste dissous à l'été 2013.

Sur la liste figurait également Alexandre Gabriac, ancien cadre de l'Œuvre française et leader des Jeunesses nationalistes, autre mouvement dissous. Il s'était fait exclure du FN pour avoir posé sur une photo, diffusée sur Internet, devant un drapeau à croix gammée en faisant le salut nazi."

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 12:46

Réduire la production civile pour accroître la militaire. Remplissons les arsenaux…

Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 03 mars 2015
 
Finmeccanica

[1]

C’est un vieux défaut de la gauche et des organisations : on gère séparément la lutte pour l’emploi et celle contre la guerre, alors que ce sont les deux faces de la même médaille. Fait emblématique : quand Finmeccanica[2] a annoncé la vente au japonais Hitachi de Ansaldo Sts et Ansaldo Breda, l’attention politique et syndicale s’est concentrée sur la défense de l’emploi, laissant dans l’ombre la portée stratégique de la décision : réduire la production civile pour accroître la militaire.

Dans la classification des 100 plus grandes industries productrices d’armes, rédigée par le Sipri, Finmeccanica se place au neuvième rang mondial, précédée par six étasuniennes (Lockheed-Martin. Boeing, Raytheon, Northrop Grumman, General Dynamics, United Technologies), une britannique (Bae Systems) et une franco-germano-espagnole (Airbus Group, ancienne Eads). Avec la vente d’armes, Finmeccanica réalise 50% de son chiffre d’affaires : ce qui signifie que, en accroissant cette production, elle grimpera au rang des plus grandes industries guerrières mondiales. Cette opération est effectuée en vendant à Hitachi la société Ansaldo Sts, leader dans les systèmes de signalisation pour transport ferroviaire et urbain, et Ansaldo Breda, leader dans la production de matériel roulant pour systèmes ferroviaires (y compris trains à grande vitesse) et pour le transport urbain (déjà plus de 1000 rames pour les métros de Washington, Los Angeles, San Francisco, Miami et autres grandes villes, dont Milan).

Même si Hitachi promet de garder les niveaux d’emploi de ces industries (dont les activités productives seront, probablement, dans l’avenir délocalisées dans des pays où le coût du travail est inférieur), il reste que l’Italie devra acquérir au japonais Hitachi des systèmes de signalisation et matériel roulant, en dépensant (avec de l’argent public) beaucoup plus pour les transports. En compensation, Finmecanica augmentera son chiffre d’affaires et ses profits en misant sur des industries comme Oto Melara, productrice de systèmes d’armes terrestres et navales (dont le véhicule blindé Centauro, avec une puissance de feu d’un char d’assaut, et des cannons à munitions guidées Vulcano vendus à plus de 55 marines dans le monde) ; Wass, leader mondial dans la production de torpilles (dont le Black Sharp à longue portée) ; Mbda, leader mondial dans la production de missiles (dont celui anti-navire Mars et celui air-air Meteor) ; Alenia Aermacchi qui, outre la production d’avions de guerre (comme le chasseur d’entraînement avancé M-346 fourni à Israël), gère le site Faco di Cameri choisi par le Pentagone comme pole de maintenance des chasseurs F-35 basés en Europe.

La reconversion de Finmeccanica du civil au militaire, qui réduit les postes de travail car les industries guerrières high-tech requièrent moins d’employés, a été encouragée par l’actuel et les précédents gouvernements : en octobre dernier la ministre de la défense Pinotti a présidé à la signature de l’accord de coopération entre Finmeccanica et Fincantieri pour la construction de navires de guerre dans « l’objectif d’augmenter la compétitivité sur les marchés nationaux et extérieurs ».

Sur le marché italien c’est le gouvernement qui s’occupe d’assurer la « compétitivité » : la « Loi de stabilité » affecte 6 milliards d’euros pour la construction d’autres navires de guerre et le Ministère du développement économique a déjà financé 8 des 10 frégates lance-missiles Fremm. Autre argent public qui s’ajoute à la dépense militaire : 52 millions d’euros par jour selon l’Otan, 67 selon le Sipri. Le gouvernement, encore, promeut l’export militaire, derrière le paravent du « Traité sur le commerce d’armements » que l’Italie a solennellement signé.

Manlio Dinucci 

Edition de mardi 3 mars 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/riconversione-armata-per-finmeccanica/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

 


[1] Allusion ironique à la phrase célèbre de Sandro Pertini (ex président de la République italienne) : Svuotiamo gli arsenali et riempiamo i granai ! (Vidons les arsenaux et remplissons les greniers !)

[2] Finmeccanica : second groupe industriel italien et l’un des principaux groupes du secteur aéronautique et spatial du monde. Il est présent dans la défense, les hélicoptères, l’aéronautique, l’espace, les transports et l’énergie. Wikipédia

Fincantieri : société de construction navale italienne dont le siège est situé à Trieste. Elle appartient à la société Fintecna, holding financière créée en 1993 pour restructurer et privatiser les entreprises qui faisaient partie du groupe IRI (privatisé par les gouvernements de centre-gauche), dans les domaines de la construction, de l’ingénierie civile et installations techniques.

NdT, source wikipédia.

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