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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 15:56

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 9 mars 2015.
 
Démondialiser, pour le M’PEP, correspond à l’ensemble des actions, initiatives, luttes sociales, processus électoraux visant à s’émanciper de l’ordre néolibéral mondial et de son avatar européen. C’est construire une autre configuration internationale. Celle-ci se construira progressivement, pays par pays. Pour redonner son rôle à la politique, on ne peut compter, dans l’état actuel du monde, que sur les luttes sociales et la reprise en main des États par les peuples. Il est illusoire et nocif d’espérer un hypothétique gouvernement mondial ou une quelconque « gouvernance » mondiale. L’échelle mondiale, aujourd’hui, est un no man’s land démocratique. C’est le règne des institutions multilatérales supranationales, des firmes multinationales, des médias interplanétaires à leur service. Aucun contrepoids démocratique n’existe à cet échelon, comme à celui de l’Union européenne. Prétendre vouloir prendre des mesures mondiales revient à livrer les peuples aux classes dominantes mondialisées.
 
Démondialiser, c’est :
 
(…)
 
Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3932

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 15:14
Mis en ligne sur le blog d'Action Communiste le 13 novembre 2015.  Toujours d'actualité.
"Lettre à mes amis de Marianne"
Lettre de Jean-Pierre Chevènement à l'hebdomadaire Marianne, le 6 novembre 2015.  Paru sur le blog de J.P. Chevènement.  Paru sur "Marianne".

 

Cher Jean-François Kahn, chers amis,

J’avais été choqué et attristé par la parution, le mardi 15 septembre dernier, il y a donc plus d’un mois, de cinq pages du journal « Libération » clouant au pilori Michel Onfray sur le thème : « Comment Michel Onfray fait le jeu du Front National ».
Cette « reductio ad Le Penum », pour parler comme Pierre-André Taguieff qui évoquait, jadis, la « reductio ad Hitlerum », comme moyen de disqualifier a priori l’adversaire, me peinait d’autant plus qu’elle touchait un homme dont la générosité m’a toujours paru évidente. Elle venait de surcroît de l’ancien Rédacteur en chef du « Crayon entre les Dents », « périodique jeunes » du Ceres dans les années 1970 que j’apréciais particulièrement, Laurent Joffrin, aujourd’hui directeur de « Libération ». La reprise d’une interview donnée à un autre journal pour y répondre point par point, en l’absence de l’intéressé, est une forme de dialogue qui restait à inventer.

 

J’observe d’abord que Laurent Joffrin réfutait souvent moins les propos que les omissions de Michel Onfray. Mais l’essentiel était ailleurs : « Le peuple français est méprisé, déclarait Michel Onfray, depuis que Mitterrand a converti le socialisme à l’Europe libérale, en 1983. Ce peuple est oublié au profit de micro-peuples de substitution ». En quoi est-ce pendable ? Que le choix de mars 1983 ait été le choix fondateur des deux septennats de François Mitterrand et ait permis à la fois le grand acte de dérégulation libérale qu’a été l’Acte Unique et la monnaie unique dont nous éprouvons à l’usage les conséquences, n’est plus sérieusement contesté par personne. L’économiste américain Rawi Abdelal a parlé du retournement de mars 1983 comme d’un « combat pour l’âme même du socialisme français ».
Quant à la substitution aux couches populaires de minorités diverses additionnées pour permettre au parti socialiste de rester majoritaire, celle-ci a été théorisée par le « think tank » Terra Nova dont je ne sache pas qu’il soit proche de Marine Le Pen. Onfray, il est vrai, va plus loin : « J’en veux moins, déclare-t-il, à Marine Le Pen qu’à ceux qui la rendent possible ! »
Laurent Joffrin, pour lui voler dans les plumes, lui prête des projets dont je suis bien placé pour savoir qu’ils ne sont pas les siens : supprimer l’aide médicale ou le logement d’urgence aux sans-papiers, renvoyer chez eux les étrangers, etc... Ces attaques sont caricaturales. Onfray propose qu’on se préoccupe du peuple dans son entier, y compris ses étrangers, sans donner le sentiment qu’on oppose le premier aux seconds. Laurent Joffrin veut rejeter dans l’enfer du racisme tous ceux qui ne partagent pas sa propre cécité au tournant social-libéral et à ses effets ravageurs sur notre pays.


Je suis bien placé pour connaître la chanson : Le Pen, le 21 avril 2002, c’était moi ! Ce n’étaient pas les erreurs de campagne du candidat socialiste, encore moins les impasses du social-libéralisme que j’avais été le premier à pressentir en mars 1983, quand Le Pen, alors, n’existait pas. Le pays s’était installé dans un chômage de masse et la courbe du chômage avait repris sa progression depuis avril 2001.
Mais le coupable c’était moi ! Et non pas Christiane Taubira et encore moins ceux qui depuis 1983 avaient cautionné cette impasse décrite comme simple « parenthèse ». Les jugements critiques que je portais sur le capitalisme financier, sur la manière de faire l’Europe en dehors des nations et sur l’abandon du rôle de l’Etat républicain dans l’Ecole et dans la société me désignaient évidemment à la vindicte de la gauche bien-pensante, je veux dire celle qui ne pense pas plus loin que le bout de son nez. Cette gauche bien-pensante eût été mieux inspirée de corriger sa trajectoire ! Elle avait dix ans pour cela. Elle ne l’a pas fait et la voilà prisonnière de la même impasse qu’en 2002 ! Il fallait un bouc émissaire. Ce fut Michel Onfray.


Votre débat n’est plus ce soir Michel Onfray mais est devenu « peut-on encore débattre librement aujourd’hui ? » Ma réponse est non et cela ne date pas d’hier.

A) Je parle évidemment de l’essentiel qu’est la politique économique et la politique européenne de la France qui sont une seule et même chose. En 1983, Jacques Delors me traitait d’« Albanais » parce que je craignais que le choix d’une monnaie forte – alors l’accrochage du franc au mark, aujourd’hui l’euro – n’accélère notre désindustrialisation. Je ne dis pas que la surévaluation de la monnaie soit le seul facteur de notre régression industrielle mais c’est le facteur principal. En 1992, le même Jacques Delors conseillait à tous ceux qui combattaient le traité de Maastricht de prendre leur retraite ou de changer de métier.
Le 29 mai 2005, le peuple français a rejeté le projet de traité constitutionnel européen à une majorité de 55 % des voix. Trois ans plus tard, en 2008, par accord de l’UMP et du PS, on lui a fait avaler le traité de Lisbonne qui reprenait – dixit Mme Merkel – la « substance du projet de traité constitutionnel européen ». Et cela, comme à un enfant à qui on fait réingurgiter l’huile de foie de morue qu’il avait recrachée. Même manège avec le TSCG de 2012, signé en mars et ratifié en octobre. Au printemps 2015, M. Juncker, Président de la Commission européenne, a ainsi pu déclarer : « La démocratie ne peut s’exercer qu’à l’intérieur des traités ». Comprenez : « y compris à travers la législation européenne et le droit dérivé. » Il ne reste pas grand chose : moins de 20 % de notre législation.
On a vu ensuite à quoi servait le référendum grec : M. Tsipras a dû plier. Beaucoup s’interrogent à juste titre sur ce que signifie encore une démocratie ainsi réduite à la portion congrue.

B) Sans doute est-il encore possible de faire entendre sa petite musique, à ses risques et périls : il y a au moins les réseaux sociaux. Marianne et, sur les sujets de politique extérieure, le Figaro pour rompre le blocus. Partout ailleurs, ou presque, ce ne sont que grilles de lecture pré-formatées quand ce ne sont pas les procès en sorcellerie ou tout simplement le silence. Alors, il est vrai que par le livre quelques corsaires de talent arrivent encore à se faire entendre, atteignant des tirages souvent impressionnants : Onfray, Zemmour, Finkielkraut, Debray, etc. Ce sont ceux-là qu’il faut faire taire par toutes les techniques de l’insinuation et de l’amalgame car ces quatre là n’ouvrent évidemment pas sur le même horizon.
Je ferai observer au parti socialiste qu’il se nuirait gravement en « dézinguant » des intellectuels comme Michel Onfray ou Régis Debray, dont il ne méprisait pas le soutien, il n’y a encore pas si longtemps. Plus généralement, il n’a rien à gagner à attaquer les intellectuels même qualifiés de « pseudo-intellectuels ». Il vaut mieux discuter, le cas échéant réfuter leurs arguments, mais toujours écouter. Pour changer le monde, la gauche a besoin de le comprendre. Elle a besoin des intellectuels, de tous les intellectuels, y compris de ceux qui la combattent de manière argumentée.

C) Pour l’homme politique, il y a une déontologie qui s’applique, quelque difficulté qu’il ait à convaincre dans l’instant. Pierre Mendès France a écrit une galerie de portraits de grands républicains qu’il a intitulée « La vérité guidait leurs pas ». Pour un républicain qui croit à la République la vérité finit toujours par se faire jour.
Si on pensait que l’euro par exemple était dès le départ, c’est-à-dire 1991, une monnaie mal fichue, fallait-il le dire ou fallait-il le taire ? Si l’euro comportait par construction ordo-libérale – c’est-à-dire dès 1989 – un gène récessionniste dont on voit les effets dans toute l’Europe, fallait-il le dire ou fallait-il le taire ? Si c’était une erreur de faire l’Europe sans les nations, voire contre elles, comme si on pouvait la substituer aux trente nations qui la composent depuis mille ans, fallait-il le dire ou fallait-il le taire ?
Un essayiste, Pierre Manent qui a fondé « Commentaire » - il n’est donc pas de mon bord – écrit dans un livre récent « Situation de la France » : « En dépit des efforts constants conduits depuis près d’un demi-siècle par une classe dirigeante presque unanime, les Européens vivent encore principalement dans leurs vieilles nations, et la perspective d’un saut dans une Europe post nationale a perdu presque toute plausibilité ». Si cela est vrai, faut-il le dire, c’est-à-dire le répéter, ou faut-il le taire ?
Il y a à ces questions deux réponses : Celle donnée dans les colonnes de Libération du 8 août 2015 par M. François Foret : « La monnaie a toujours eu une dimension religieuse, elle repose sur un acte de foi … L’Euro n’arbore pas de dimension religieuse aussi explicitement que le dollar, arborant fièrement sa devise : « In God we trust ». Il constitue pourtant en lui-même un « nouveau sacré européen » justifiant tous les sacrifices. Quitter l’euro, ce serait aussi quitter la communauté des croyants en l’euro … » Si l’euro et la conception de l’Europe qui le sous-tend est une nouvelle religion, il faut en effet brûler les hérétiques et interdire le débat.
Mais il y a une autre réponse que nous connaissons bien, celle de Jaurès : « Le courage c’est de chercher la vérité et de la dire ».

D) Ce que j’ai suggéré à propos de la monnaie unique à savoir qu’il vaut mieux la réformer par accord mutuel des participants que de s’entêter à conserver une formule qui ne marche pas, j’aurais pu le dire aussi à propos de notre politique au Moyen-Orient. Nous prétendons lutter contre le terrorisme mais nous cultivons le terreau du salafisme où il plonge ses racines. Nous voulons lutter contre Daech, mais nous ménageons Al Nostra, c’est-à-dire une filiale d’Al Quaïda. Si tout cela est vrai, faut-il le dire, ou faut-il le taire ?
Le dire serait – paraît-il – faire le jeu de Le Pen.
Eh bien non ! Ce qui fait le jeu de Le Pen, c’est cette permanente omerta sur ce qu’est le bien public. Ce qui fait le jeu de Le Pen, c’est de lui avoir laissé, il y a déjà bien longtemps, la nation, la Marseillaise et d’autres symboles, et de lui avoir ainsi permis de les dévoyer.
Ce qui fait le jeu de Le Pen, c’est l’oubli de l’intérêt de la France qui ne consiste pas à dresser certains de ses citoyens contre les autres, mais au contraire à fortifier l’amitié civique en soudant la nation derrière des projets dignes d’elle et à la hauteur des défis de notre temps. Ce n’est pas une République décolorée et purement incantatoire qu’il faut opposer à Le Pen, mais une République exigeante et généreuse offrant à tous un horizon de progrès partagé. C’est ce recours qu’il faut préparer dès aujourd’hui par le libre débat, car si la tempête est en vue, le naufrage n’est pas certain.
La seule chose sûre est qu’il n’y a pas de cap pour qui ne connaît pas le port. Mais le port, nous le savons, c’est le bien commun. C’est le civisme et le patriotisme qui le rend possible. Bref, il nous faut redécouvrir que les droits de l’homme n’ont de sens que s’ils sont garantis par les droits du citoyen. En défendant le libre débat, en préparant une véritable alternative, nous défendons donc ensemble la République et le sursaut qui viendra après les secousses inévitables.
 
Rédigé par Chevenement.fr le Samedi 7 Novembre 2015 à 15:03
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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:12
Lu sur le site Okeanews
Manolis Glezos : ce que l’Allemagne n’est pas arrivée à faire par les armes, elle l’a réussi par l’euro

Dans un entretien accordé au journal chypriote « SIMERINI », Manolis Glezos critique le modèle de l’Europe « allemande »

10 mars 2015

 

Manolis Glezos (source iefimerida.gr)

Manolis Glezos (source iefimerida.gr)

Pour Manolis Glezos, la monnaie commune et la politique économique commune étaient les outils qui, avec le soutien de l’OTAN et des USA, ont amené à l’hégémonie européenne actuelle.

"Cela semble différent mais l’est-ce vraiment ? Ce que l’Allemagne n’est pas arrivée à faire à l’époque par les armes, c'est-à-dire, de créer une Europe allemande, elle arrive à le faire de nos jours avec la puissance économique et l’aide des USA et des autres vainqueurs de la 2e guerre mondiale - soviétiques exclus, bien entendu, cela va de soi. La guerre froide a donné aux USA et à leur création, l’OTAN, la possibilité d’imposer leur volonté à l’Europe. Et le fruit de cette volonté, c’est l’Allemagne actuelle"

Parlant des réparations de guerre, le cadre historique de la Gauche estime que le Parlement européen et les rapports de force n’y sont pas favorables afin que des initiatives se soldent par une réussite.

Il pense, néanmoins, que l’Allemagne sera de fait amenée à discuter avec la Grèce à ce sujet :

"le gouvernement allemand, ‘mal élevé’ jusqu’à présent à cause des autres européens qui cèdent constamment, ne pourra pas refuser ad vitam aeternam de discuter de la chose avec la Grèce. D’ailleurs, M. Prokopis Pavlopoulos, le nouveau Président de la République grecque, maîtrise parfaitement, en tant que juriste également, la question des dettes de l’Allemagne envers notre pays. En définitive, il apparaîtra à quel point les arguments des allemands manquent de fondement, s’ils osent procéder à la signature d’un traité de paix avec la Grèce, au lieu de se contenter du régime peu clair de la « situation non-en-guerre » qui est actuellement en vigueur. Alors, ils seront contraints de payer."

Le député européen qui a réuni un très grand nombre de voix aux élections et qui s’est exprimé contre les dirigeants du parti en critiquant fortement l’accord à l’Eurogroupe du 20 février dernier, parle des difficultés auxquelles le gouvernement est confronté, en soulignant que la question de la souveraineté du Peuple et du respect de la Constitution est d’une importance cruciale :

"Les promesses préélectorales et les déclarations concernant le programme du gouvernement ne peuvent être réalisées que si le pouvoir passe entre les mains du peuple. Syriza a promis la souveraineté populaire qui, pour la Constitution actuellement en vigueur, est le fondement du régime politique, bien que tous les gouvernements au pouvoir à ce jour l’ont ignorée et méprisée. Le peuple attend, avant toute chose, du gouvernement qu’il a élu, d’appliquer la Constitution."

Source : iefimerida.gr

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 07:12
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 18:31
Précisions sur le travail détaché :
Le travail détaché a encore fortement augmenté en 2014. 230 000 travailleurs détachés ont été déclarés aux autorités en 2014, contre 212 600 en 2013. 
C’est une directive européenne de 1996, 3 ans après le traité de Maastricht voté avec le soutien de la droite et du Parti socialiste, qui a créé le statut de « travailleur détaché »  dans l’Union européenne. Les employeurs surexploitent cette main-d’œuvre bon marché et plus flexible. Ils payent en effet les cotisations dans le pays d’origine ( souvent moins chères qu'en France), et entre 220 000 et 300 000 travailleurs détachés ne seraient pas déclarés officiellement et la loi est fréquemment contournée ( rapport sénatorial de 2013 ).  Les inspecteurs du travail, faute de moyens et de volonté politique, ont du mal à effectuer des contrôles approfondis.
Le BTP représentait 43 % des travailleurs détachés en 2013.  Bouygues a un résultat net de 807 millions d'euros en 2014.
En nombre de travailleurs détachés employés, l
a France est le deuxième pays de l’Union européenne, derrière l’Allemagne.
 
Lu sur La Croix
La justice se penche sur le chantier Bouygues de l’EPR

Bouygues et deux sociétés sous-traitantes sont poursuivies mardi 10 mars à Cherbourg pour travail dissimulé concernant 460 ouvriers sur le chantier du méga réacteur nucléaire normand.

 

 

Pose du dôme au sommet du bâtiment réacteur de l’EPR3, chantier de Flammanville, juillet 2013.

Jean Yves DESFOUX/OUEST FRANCE

Pose du dôme au sommet du bâtiment réacteur de l’EPR3, chantier de Flammanville, juillet 2013.
 

Un procès qui pose la question des travailleurs détachés abusivement employés sur les chantiers.

Cela devait être l’un des chantiers les plus emblématiques de la technologie française. Mais, la construction de l’EPR de Flamanville (Manche), l’un des quatre premiers réacteurs nucléaires de troisième génération en construction dans le monde, qui a pris cinq ans de retard et dont le coût ne cesse d’exploser, ne cesse d’accumuler les déboires.

460 ouvriers non déclarés

Alors que la cour d’appel de Caen doit se prononcer, le 18 mars sur la condamnation en première instance de Bouygues et d’un de ses sous-traitants, Tissot, pour la mort accidentelle en 2011 d’un ouvrier sur ce gigantesque chantier qui fait travailler près de 3 600 personnes, un nouveau front judiciaire s’ouvre mardi 10 mars devant le tribunal de Cherbourg avec un procès qui pourrait durer trois ou quatre jours, selon le parquet.

Il s’agit cette fois de la non-déclaration, entre 2008 et 2011, de 460 ouvriers travaillant pour des sous-traitants de Bouygues, en charge du génie civil. Les ouvriers « auraient dû être déclarés en France. Ils ne l’étaient pas », avait résumé le procureur de la République de Cherbourg, Éric Bouillard, en juillet lors de l’annonce des poursuites.

Travail dissimulé

Le procès concerne 163 ouvriers de la société internationale d’intérim Atlanco Limited, qui embauchait ces ouvriers depuis une antenne à Chypre, et 297 de la société roumaine Elco, sociétés poursuivies pour « travail dissimulé ». Les entreprises françaises Bouygues TP, responsable du génie civil, sa filiale Quille, et la société Welbond Armatures devront répondre pour leur part de « recours aux services d’une entreprise pratiquant le travail dissimulé ».

« Les trois entreprises poursuivies encourent des peines d’amende d’un montant maximum de 225 000 € mais elles pourraient aussi avoir à rembourser les cotisations non versées. C’est à l’Urssaf de préciser les choses mais le préjudice avait été estimé aux alentours de huit millions d'euros », a précisé le procureur Éric Bouillard sur France Bleu.

La question de l’abus du travail détaché

« Nous contestons les infractions, mais nous réservons nos explications au tribunal de Cherbourg », a déclaré à La Croix Me Pierre Cornut-Gentille, avocat de Bouygues construction, à qui certaines sources prêtent l’intention de demander la nullité de la procédure. Le procès, qui devait initialement se tenir en octobre, a déjà été repoussé pour tenter de mettre la main sur Atlanco, société aux ramifications complexes, qui semble toujours introuvable.

Inédit par son ampleur, ce procès sera surtout regardé de près car il se penche sur la très sensible question de l’abus du travail détaché, source de concurrence déloyale pour les entreprises qui respectent le code du travail français.

> À lire : Travailleurs détachés, salariés au rabais

Nombreux cas de non-respect du code du travail

La directive européenne qui permet de recourir à des travailleurs d’autres pays européens pour des missions limitées dans le temps prévoit en effet que le « noyau dur » de la législation du pays d’accueil, notamment le salaire minimal ainsi que la durée du travail, soit respecté, mais que les charges sociales, elles, sont dues dans le pays d’origine. Ce qui rend le recours au travail détaché très attractif financièrement. D’autant plus que de très nombreux cas de sous-déclaration de cotisations et de non-respect du code du travail et de recours abusif au travail détaché sont constatés sur les chantiers.

Des ouvriers qui touchent de 600 à 700 € par mois

« Normalement, explique Jean-Pascal François, secrétaire fédéral de la Fédération construction de la CGT, partie civile au procès, un salarié détaché doit percevoir le salaire au moins équivalent au minimum conventionnel. Dans le cas de l’EPR, les ouvriers polonais auraient dû toucher, avec l’allocation grand détachement, autour de 3 000 € par mois. Ceux qu’on a rencontrés recevaient entre 600 et 700 € par mois, et beaucoup faisaient beaucoup plus que les 35 heures. Et il semblerait qu’ils n’aient bénéficié d’aucun droit social une fois de retour au pays, ce qui veut dire que les cotisations n’ont pas été payées. »

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 11:17

Lu sur El Diablo

POURQUOI la GRÈVE à la SNCF le 10 mars 2015 ?

La tension monte entre la CGT et la direction

de la SNCF
 

Toujours opposé à la réforme ferroviaire, le premier syndicat de l'entreprise appelle à la grève le 10 mars.

La CGT persiste dans son opposition à la réforme ferroviaire, pourtant adoptée il y a plus de 6 mois par le Parlement. Le syndicat, première organisation de l'établissement public avec 34,6 % des voix aux dernières élections professionnelles, a déposé hier un préavis de grève (non reconductible) allant du lundi 9 mars à 19 heures au mercredi 11 mars à 8 heures. La date n'a pas été choisie par hasard : c'est le 10 mars que sera consulté le comité central d'entreprise (CCE) sur la mise en oeuvre de la réforme.

En juin dernier, la CGT-cheminot avait déjà appelé à la grève durant une douzaine de jours, aux côtés de SUD-rail, pour protester contre cette réorganisation du système ferroviaire. Et le syndicat n'a pas varié dans son analyse : «  Nos arguments de l'an dernier se vérifient, avance Thierry Nier, le porte-parole du syndicat. La réforme n'est pas financée, elle sera payée par les cheminots et les usagers. »

Cet appel à la grève témoigne, également, d'une dégradation des relations entre la direction et la CGT, à un moment où l'agenda social est extrêmement chargé. Les syndicats doivent notamment négocier, d'ici à juillet 2016, une nouvelle organisation du travail, un enjeu majeur pour gagner en productivité, selon le président du directoire du groupe, Guillaume Pepy. Mais ces discussions capitales s'engagent dans un climat conflictuel, ce dont les deux camps se renvoient la responsabilité.

« Avancer sans eux »

«  La direction a une volonté de nous mettre hors jeu », accuse un vieux militant cégétiste. Un cadre de l'entreprise réfute toutefois toute discrimination syndicale : «  La direction est ouverte à la discussion avec l'ensemble des organisations syndicales représentatives », affirme-t-il, tout en concédant que «  toutes ne s'impliquent pas de la même manière dans les négociations ». Selon un expert du social à la SNCF, le noeud du problème serait là : face à une CGT braquée dans son opposition à la réforme, la direction «  a décidé d'avancer sans eux ». Avec les risques que cela comporte : la CGT et Sud-rail restent majoritaires dans le groupe mais surtout chez les roulants, les cheminots susceptibles de bloquer la circulation.

Signe qu'elle ne cherche pas particulièrement à ménager son syndicat majoritaire, la direction des ressources humaines vient de lancer une négociation pour mettre en place un accord d'intéressement chez SNCF Réseau, l'un des établissements publics créés par la réforme, qui regroupe 1.100 salariés de l'ex-Réseau Ferré de France (RFF) et 50.000 cheminots de l'ex-SNCF.

Mais en attendant de nouvelles élections professionnelles à la fin de l'année, la représentativité des syndicats sera celle prévalant chez RFF… où n'étaient présents ni la CGT ni SUD, ce qui revient à les exclure des discussions. Un «  déni de démocratie » dénonce la CGT dans un tract, forte d'un score de 40 % réalisé chez les 50.000 cheminots transférés. « Un message fort envoyé par la direction », juge un représentant d'un autre syndicat, même si l'analyse sur la représentativité est conforme à la jurisprudence.

Lionel Steinmann, Les Echos
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 11:09

UL CGT Dieppe  retraités

10 mars 2015

Des retraités de nationalités étrangères, titulaires d'une pension française, menacés de devenir sans papiers.

L’Union Départementale CGT et l’Union Syndicale des Retraités CGT de Seine Maritime s’alarment de la situation de pensionnés de nationalité étrangère, titulaires d’une pension de retraite française, qui rencontrent de grandes difficultés lors du renouvellement de leur carte de résident.

La loi n’autorisant pas un titulaire de la carte de résident à quitter le territoire français pendant une période de plus de trois ans, ces retraités sont l’objet d’une suspicion systématique de la part des services de la préfecture. Il leur est demandé toutes sortes de documents prouvant leur présence continue en France et même la photocopie de toutes les pages de leur ancien passeport qu’ils ont dû normalement rendre à la délivrance de leur nouveau passeport.

Certains ont même été retenus en centre de rétention et menacés de reconduite à la frontière, alors que titulaires d’une pension contributive, ils peuvent au minimum bénéficier d’un droit au séjour au titre de retraité.

S’agissant d’anciens salariés ayant travaillé et cotisé toute leur carrière en France et ayant liquidé leurs droits à la retraite au cours de la période de validité de leur carte de résident, nous demandons le renouvellement de cette carte, qui leur permet en particulier de se faire soigner dans notre pays, pour des pathologies souvent dues à leurs conditions de travail.

Devant la multiplication des cas qui lui sont signalés, la CGT de Seine-Maritime organise :

Un rassemblement Jeudi 12 Mars 2015 à 12h00 devant la préfecture de Seine-Maritime.
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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 18:30
Mardi 10 Mars à Elbeuf projection du film "Le sel de la mer"
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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 17:39

Réformes : remise en cause des acquis sociaux, économiques, politiques
 

Exemples :

  • Réformes des conseils de prud’hommes : recul de la démocratie ( les élections sont supprimées).  Vu le prétexte choisi ( faible participation des salariés aux élections), on pourrait étendre la réforme à tous les types d’élections que l’on remplacerait par le choix de technocrates choisis dans  chaque parti en fonction des sondages réalisés par des instituts de sondages reconnus officiellement. On pourrait alors exiger des candidats un diplôme attestant qu’ils ont bien compris le sens de la modernisation et le bien fondé de l’Union européenne.  Ce diplôme serait délivré par la commission de Bruxelles, puis validé par le gouvernement français.
  • Réformes de la sécurité sociale : recul des prestations sociales et recul égal des remboursements.  Mise en place ensuite d’assurances privées qui pallieront ces reculs grâce à leur compétitivité et aux profits qu’elles réaliseront.  
  • Réformes de la poste et de la SNCF : suppressions des gares et bureaux de poste dans les petites villes et villages, suppressions de trains dans les gares qui existent encore.


Modernisation : remise en cause des acquis sociaux, économiques et politiques au motif que ceux-ci ont été gagnés aux XIXème siècle et au XXème siècle et qu’on doit regarder vers l’avenir et non pas vers le passé.
Les exemples utilisés précédemment peuvent servir également pour la modernisation.

Partenaires sociaux : classe capitaliste et classe des exploités.  Ils sont sensés discuter à égalité.  Mais ce sont toujours les patrons qui gagnent, surtout quand les représentants des classes exploitées ont cru qu’ils discutaient d’égal à égal et ont considéré les patrons comme des « partenaires » avec qui il était donc possible de faire des compromis. Le problème est qu’aujourd’hui les « compromis » sont toujours à l’avantage des capitalistes.

Dialogue social : discussions dans lesquelles le patronat et le gouvernement proposent des réformes résolument modernes ( voir plus haut) que les salariés ont le droit d’amender à la marge sans rien changer sur le fond.  Les classes exploitées perdent à chaque coup.  Même quand elles croient gagner lorsque les « capitalistes partenaires » les ont laissé amendé à la marge. Pour les « capitalistes partenaires » et leurs représentants ( patronat et gouvernement ) les classes exploitées ne sont pas modernes et regardent toujours vers le passé ( par exemple vers les acquis du Conseil National de la Résistance ).  C’est pourquoi on ne doit pas les écouter dans les négociations. 

Dictionnaire de termes très en vogue actuellement chez nos "élites", patrons, gouvernement, politiques de droite ou PS, médias « chiens de garde » ...

Modernisation du dialogue social : vu les définitions précédentes, les salariés perdront s’ils acceptent le dialogue social pour moderniser celui-ci.

Ces derniers ont intérêt fissa à prendre conscience qu’ils ont des intérêts communs largement supérieurs à leurs contradictions à s’opposer à la politique d’austérité que les gouvernements et l’UE ne sont pas prêts de stopper.  Ainsi le salarié qui prend le train et proteste contre les grévistes est peut-être exploité au bout du compte par les mêmes financiers qui réclame la « modernisation » du rail et ont transformé les « usagers » du rail en « client ».

Yvette Genestal

PS Ce dictionnaire est loin d’être exhaustif.  Nous n’avons pas parlé de compétitivité, de monnaie forte, d’étroitesse, de repli sur soi, de corporatisme, de populisme, de pédagogie ( pour les opposants à l’Union européenne ou à l’euro …) …

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 17:34

Lu dans la revue de presse du blog "Contre la cour" cet article de Lafranceagricole.fr

 

Traité transatlantique
Angela Merkel favorable à un accord en 2015

Publié le mercredi 04 mars 2015 - 18h18

 

La chancelière allemande, Angela Merkel, a affiché mercredi 4 mars son soutien à une conclusion rapide, en 2015, de l'accord de libre-échange actuellement négocié entre l'UE et les États-Unis.
« Le Conseil européen a été très clair (...), les échéances pour la conclusion des négociations sont fin 2015 », a rappelé Mme Merkel, lors d'un point de presse à Bruxelles après un entretien avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

 

Nécessaire soutien des Etats

Mais la Commission, qui négocie cet accord de libre-échange connu sous l'acronyme de TTIP (Tafta en français), « ne pourra tenir cette échéance que si elle sait pouvoir compter sur le soutien des États membres », a ajouté la chancelière. « L'Allemagne en tout cas le lui garantit », a-t-elle déclaré.
Réunis en sommet, les chefs d'État et de gouvernement de l'UE avaient réaffirmé en décembre leur ambition de conclure d'ici à la fin 2015 cet accord, ou du moins d'en avoir les grandes lignes à cette échéance.
La commissaire européenne chargée du Commerce, Cecilia Malmström, avait déclaré en janvier que seule « l'ossature » d'un accord pourrait être prête d'ici à la fin de l'année.

 

Merkel confiante sur la protection des investissements

Sur la question très sensible de la protection des investissements, « nous avons toujours dit qu'il fallait un équilibre » et « je suis persuadée que cet obstacle, comme d'autres, pourra être levé », a ajouté la chancelière. Elle s'est félicitée de ce que l'approche « très transparente » de Mme Malmström ait permis « d'en savoir davantage » sur ce point.
La question cristallise les inquiétudes de l'opinion publique européenne, et particulièrement allemande, face au risque que la mise en place d'un mécanisme de protection des investissements (ISDS), demandée par les Etats-Unis, ne permette aux multinationales de contester devant des tribunaux d'arbitrage des politiques nationales.
« Nous demandons suffisamment de clarté car cette question n'est pas un point qui sera relégué à la périphérie de la négociation, c'est un point politique prioritaire », a insisté Mme Merkel.

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