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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 14:42

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 14:06

Cet article est reposté depuis CGT Dieppe.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 10:38

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 09:14

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 09:10
  • 12/05/2015, sur le site de l'IHSCGT 76
LA CGT INTERDITE DE FESTIVAL DE CANNES ?

Au Festival de Cannes, La CGT, pas le droit de Cité ?
C’est cette semaine que s’ouvre ce que l’on appelait le Festival international du Film de Cannes.
Faut il rappeler que LA CGT en est Cofondatrice ?
La CGT fêtera ainsi l’histoire croisée du syndicat et du cinéma au travers de différentes initiatives regroupées sous l’intitulé « 120 ans de la CGT, 120 ans du cinéma » qui sont organisées par la Fédération nationale CGT des syndicats du spectacle, de l’audiovisuel et de l’action culturelle (FNSAC), l’Avenir social, l’union départementale CGT des Alpes-Maritimes, l’union locale CGT de Cannes et la CGT des hôtels, cafés et restaurants (HCR).
C’est ainsi que le 17 mai, des précaires, des privés d’emploi, des sans-papiers, des retraités et des jeunes monteront les marches et assisteront à une projection en compagnie de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.
Dans cette dynamique, le 19 mai, L’Union Locale CGT de Cannes, l’Union Départementale CGT des Alpes Maritimes, la Fédération Nationale CGT des Syndicats du Spectacle, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle (FNSAC) ont prévu d’organiser une initiative populaire au marché Forville, avec un spectacle musical et théâtral.
A quelques jours de cette initiative, M le Maire n’a toujours pas daigné répondre officiellement à notre demande, se contentant de nous faire signifier par un simple appel téléphonique son refus.
M le Maire de Cannes a t-il si peu de considération pour l’organisation et ses militants qui ont contribué à créé cet événement de renommée mondiale ?
Voudrait-il rayer de l’histoire de Cannes, l’importance de l’action du mouvement ouvrier, et plus particulièrement celle de la CGT qui a largement contribué au développement économique, social et culturel de notre département ?
Si ce refus venait à être confirmé, c’est toute la CGT qui ne manquerait pas de faire connaitre sa désapprobation devant de tels procédés, en organisant le même jour, le 19 Mai à 16h00 devant la mairie de Cannes, Place Cornut Gentille, un rassemblement pour défendre le droit d’expression et la liberté syndicale, l’accès à la culture vivante et populaire pour tous.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 09:02
 

Interview. Pascal Morel a pris la tête de l’union départementale CGT de Seine-Maritime il y a un mois. Ce dernier fait le point sur l’actualité sociale brûlante et la crise du syndicalisme.

Pascal Morel (CGT Seine-Maritime) : « Nous menons une bataille idéologique sans précédent »
Pascal Morel, dans son bureau de l’union départementale

Entré aux effectifs de Renault Cléon en 1981, Pascal Morel milite à la CGT depuis 1983. À 52 ans, ce dernier a pris les rênes de l’union départementale CGT de Seine-Maritime il y a un mois, succédant à Régis Gasse.

Comment se porte la CGT en Seine-Maritime ?

« Nous comptons aujourd’hui près de 23 000 syndiqués, ce qui fait de notre union départementale l’une des plus importantes de France. Notre objectif est d’atteindre les 28 000 dans les trois ans qui viennent. Nous restons le syndicat n° 1, au plan national comme au plan départemental. »

Partagez-vous l’idée que le syndicalisme est en crise ?

« Beaucoup font croire, au niveau national, que le syndicalisme chute. Mais notre travail au quotidien et sur le terrain nous démontre l’inverse. Rien qu’à Rouen, l’union locale a soutenu la création d’une centaine de bases nouvelles en 2014. Nous avons également mis en place une structure départementale de référence pour les salariés de la restauration rapide. Nous voulons créer de nouvelles antennes là où c’est possible. Il reste des territoires peu représentés : du côté de Gournay, Eu/Le Tréport, Fécamp, Duclair... Nous menons une bataille idéologique sans précédent contre ceux qui veulent nous faire croire que ce qui se passe aujourd’hui est inéluctable. »

Les défilés du 1er mai ont faiblement mobilisé (environ 4 000 manifestants revendiqués en Seine-Maritime). Comment l’avez-vous ressenti ?

« Ce n’est pas tout à fait un échec, mais cela aurait pu être mieux, oui, compte tenu de la situation actuelle et des attaques portées depuis plusieurs mois par le gouvernement. Mais nous avons aussi connu des années où le 1er mai se résumait à un simple rassemblement. »

Comment avez-vous vécu « l’affaire » Lepaon ? Faites-vous confiance à la nouvelle direction de la CGT ?

« Je n’ai pas à m’exprimer au sujet de Thierry Lepaon. Quand il apparaît des soucis de fonctionnement, nous avons des instances pour les régler. Lorsque l’on a des choses à se dire, il faut le faire au bon endroit. Quant à Philippe Martinez, je le connais bien, puisque j’ai milité pendant trente ans à ses côtés. Il partage, comme moi, la conviction qu’il faut une CGT démocratique, une CGT de lutte, une CGT qui n’est pas là pour accompagner tranquillement les réformes du gouvernement. »

Vous restez inscrit aux effectifs de Renault Cléon. Les annonces récentes concernant le nouveau moteur électrique et la centaine d’embauches à venir vous réjouissent-elles ?

« Pour ce moteur électrique, le groupe Renault a sollicité des aides publiques alors qu’il engrangeait des bénéfices. Et quand a été mis en place l’accord de compétitivité, les effectifs de l’usine étaient en baisse constante. Aujourd’hui, cet effet d’annonce de cent embauches est certes une bouffée d’oxygène pour les salariés qui en profitent, mais le site reste en sous-effectif. »

Quels sont vos principaux sujets de préoccupation à l’heure actuelle ?

« À la papeterie Chapelle-Darblay de Grand-Couronne, nos initiatives ont permis de mettre en place une commission industrielle : les salariés ont jusqu’au 30 juin pour convaincre UPM de la qualité de leur projet alternatif. Les dernières annonces de Vallourec nous inquiètent beaucoup, alors que les camarades subissent depuis longtemps à Déville des journées de chômage... Avec le départ de Schneider, au Petit-Quevilly, on redoute qu’Alstom parte également... Côté fonction publique, nous serons aussi attentifs à la fusion de la Normandie, en veillant à ce qu’elle ne se fasse pas au détriment de l’emploi. »

Vous exigez toujours le retrait de la loi Macron ?

« Oui, tout comme nous exigeons celui du pacte de responsabilité. De l’argent, en France, il y en a. Une fois de plus, la relance de la machine passera par les salaires ! L’électorat de François Hollande est très déçu, et le combat de la CGT est aussi celui de faire toute la clarté sur l’extrême droite et le Front national. Ce parti ne défend pas les ouvriers, c’est un leurre. »

Propos recueillis par Thomas Dubois

t.dubois@presse-normande.com

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 08:57

Cet article est reposté depuis CGT Dieppe.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 22:27

Le camp des migrants à Paris © Benoit Tessier Source: Reuters
Le camp des migrants à Paris
 

Le journaliste du mensuel progressiste Ruptures, Laurent Dauré, a déclaré dans une interview avec RT France que les migrations sont très liées à la politique étrangère des puissances occidentales.

RT France :  Que passe-t-il à Paris avec ces camps de migrants dans le quartier de la Chapelle ?

Laurent Dauré (L.D.) : C’est un nouvel épisode des drames de l’émigration. On en a vu récemment l’ampleur avec les naufrages en Méditerranée qui ont fait de très nombreuses victimes, environ 800 en un seul jour le 19 avril dernier.

Ici, à Paris, il s’agit majoritairement de Soudanais qui fuient leur pays pour échapper aux conséquences de la partition du Soudan voulue et encouragée par l’Occident, principalement les États-Unis. Ils cherchent simplement à trouver des moyens de subsistance et surtout à garder la vie sauve. Les migrations sont très connectées à la géopolitique et aux choix géostratégiques de l’Occident. Pourquoi ces gens décident de quitter leur pays ? Ce n’est pas par plaisir, ils ne partent pas en vacances, ils y sont contraints et forcés par la misère, par la guerre et il faut examiner les causes de celles-ci pour comprendre la situation.

RT France :  Ces migrants ne sont pas pris en charge, ils sont juste là, au cœur de Paris. Pourquoi les autorités ne font-elles rien ?

L.D. : J’espère que les autorités vont réagir parce qu'il n’est évidemment pas acceptable d’entasser des gens dans ces conditions. La situation ne peut que se dégrader et de façon très prévisible, cela accroît les tensions au sein de la société française ; ces événements cristallisent les passions et les partis politiques utilisent cela pour monter les Français les uns contre les autres et les détourner d'une compréhension globale de ces phénomènes.

RT France : La France a décidé de renforcer les moyens et des dispositifs pour sauver les migrants en mer mais semble ne pas faire grand-chose pour améliorer leurs conditions de vie sur le continent. Qu’en pensez-vous ?

Des migrants clandestins à Paris © Benoit Tessier Source: Reuters
Des migrants clandestins à Paris
 

L.D. : C’est l’hypocrisie habituelle de la classe politique qui s'indigne et proclame de belles intentions quand il y a des drames comme on l’a vu en Méditerranée en avril mais qui se garde bien de faire quoi que ce soit de concret quand il y a des situations d’urgence moins médiatisées. On laisse pourrir la situation sans agir sur les causes, en exposant les migrants au mécontentement des habitants. C’est irresponsable et très hypocrite parce qu’on s’en remet en fait aux associations humanitaires, aux associations qui viennent en aide aux migrants, en se disant qu’elles vont effectuer le travail de première nécessité.

RT France : La majorité des migrants vient du Soudan comme vous l’avez indiqué. Il y a quand même beaucoup d’autres migrants qui viennent d’autres pays, notamment de la Libye, de la Syrie, du Mali. Est-ce que la France est partiellement responsable de la situation actuelle ?

L.D. : Bien sûr, puisque nous avons, non seulement approuvé mais participé à la déstabilisation, voire à la destruction, des pays que vous avez mentionnés. Nous sommes à l’origine du chaos que connaissent ces pays, nous sommes donc responsables des conséquences de celui-ci, en l'occurrence les déplacements de population. Les gens fuient les catastrophes que les puissances occidentales ont provoquées. Donc, oui, le pouvoir français a une énorme responsabilité dans cette situation puisque la politique d’ingérence et de guerre produit nécessairement de tels effets. On le sait à l’avance. Quand on entame une opération militaire, quand on déstabilise un régime en utilisant au passage des groupes terroristes, on connaît les conséquences. Il est complètement cynique et hypocrite de prétendre se soucier des répercussions prévisibles de notre politique étrangère.

 Le camp des migrants à Paris © Benoit Tessier Source: Reuters
Le camp des migrants à Paris

RT France :  En quoi la présence de ces migrants, sous le pont de la Chapelle, dérange, en quoi est-elle gênante tant pour les habitants que pour les autorités parisiennes ou françaises ?

L.D. : Il est bien sûr révoltant que des personnes vivent dans de telles conditions. Personne ne devrait avoir à habiter dans une tente sous un métro parisien. Les autorités doivent donc trouver des solutions rapidement. Après, les habitants qui y voient des désagréments… On peut comprendre ce point de vue, mais là encore il ne faut pas regarder les choses par le petit bout de la lorgnette, il faut toujours considérer la situation dans son ensemble et voir quelles sont les causes de tout cela. Il serait injuste de s’en prendre aux migrants qui n’ont pas choisi d’être là, qui préféreraient être ailleurs dans une situation plus favorable. Il ne faut pas jeter la culpabilité et l’opprobre sur des gens qui sont les jouets des événements et qui sont ballotés ici et là en fonction des conflits, de la misère, des politiques migratoires, des choix politiques. Il peut y avoir des désagréments pour les gens qui habitent là, sans doute, mais ils auraient tort de considérer que les gens qu’ils ont sous leurs yeux en sont directement responsables.

RT France :  Vous dites qu’il faut régler la situation. Mais comment peut-on régler cette situation ?

L.D. : Ce que l’on peut faire, c’est cesser la politique d’ingérence dans les pays du Sud, c'est cesser d’imposer des conditions économiques et commerciales aux pays du Sud (via notamment les organismes internationaux comme le FMI, la Banque mondiale et l'OMC) qui sont telles que de nombreux membres des populations concernées n’ont pas d’autre choix pour survivre que de se lancer sur les routes de l’émigration. C’est cela que les pays occidentaux peuvent changer. En cessant de s'ingérer et d'imposer le libre-échange partout (sans parler du système de la dette), ils peuvent faire en sorte que de telles situations se raréfient, que moins de personnes se retrouvent contraintes à prendre des embarcations de fortune…

RT France :  Beaucoup de migrants veulent rejoindre l’Angleterre, cela peut-il dire que la France n’est plus attirante pour les migrants ?

L.D. : Le fait que la situation économique et sociale en France se dégrade sans cesse doit compter. Après, les migrant ne se font pas toujours une représentation correcte des conditions de vie qu’ils trouveront dans le pays qu’ils ont choisi. Mais dans leur esprit, il est préférable d’aller en Angleterre (dont ils sont plus nombreux à parler la langue) où ils ont plus de chances de trouver un travail et actuellement, c’est sans doute vrai.

RT France : Cela veut dire que non seulement  la France n’a pas les moyens pour aider les migrants qui sont déjà sur le sol français mais aussi la France n’a pas les moyens pour les accueillir ?

L.D. : Les moyens, on les a quand il s'agit de faire la guerre ou de renflouer des banques... Donc l’argument des moyens ne tient pas. Cela dit, il faut ajouter un point important : la France, comme vous le savez, appartient à l’Union européenne, elle est liée par des traités européens qui ont un impact très négatif sur l'économie, l'emploi et la protection sociale. Et donc, des moyens, nous pourrions en retrouver en sortant de l’UE, en sortant de l’euro, en renonçant à l'austérité et à cette folle politique de désindustrialisation qui évidemment nous condamne à avoir moins de ressources, moins de rentrées fiscales pour l’État, moins de moyens d’action publique.

 

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 22:18

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:24

Mis en ligne le 4 avril

Avec la loi sur la "modernisation du dialogue social", Valls offre au MEDEF plus de pouvoirs encore contre ceux qui osent résister !

 

Le patronat, les directions d’entreprises dépensent des fortunes à payer des armées de juristes, de financiers, d’avocats pour défendre leurs profits, leur argent caché dans les paradis fiscaux et plaider les attaques contre les droits des salariés. 
Le gouvernement de surcroît leur a offert une législation qui réduit les droits des salariés : l’ANI, la contre-réforme des conseils de prud’hommes : réduction du nombre de ces conseils opérés par Sarkozy, suppression des élections prud’homales par Hollande, loi Macron … En outre, dès le début de la mandature le gouvernement Hollande-Ayrault  avait  refusé l’amnistie pour les condamnations intervenues pour des faits intervenus lors d’actions syndicales.

C’est déjà beaucoup pour faire pencher le rapport de forces en faveur des patrons.


Ça ne leur suffit pas.  Non seulement les patrons pourchassent les militants syndicaux, cherchent par tous les moyens à les licencier et les traînent devant les tribunaux, mais ils réclament encore davantage.  Ils veulent écraser les salariés et leurs organisations syndicales.

Des militants syndicaux, des militants CGT, expulsés de leurs locaux

Pour cela, les maires de droite s’en prennent aujourd’hui aux locaux syndicaux.
Déjà en 2009 à Vigneux, les élus autour de Serge Poinsot, le maire UMP, ont adopté le permis de démolir de la Bourse du travail à Vigneux. Ce local avait été prêté gracieusement en 1993 aux syndicats pour 99 ans par le maire communiste d’alors.  La Bourse du travail rayonnait sur Vigneux, Draveil, Montgeron, Crosne, Yerres, Varennes-Jarcy, Boussy, Epinay et Quincy-sous-Sénart. Le maire UMP de Vigneux voulait récupérer les locaux pour les détruire et construire à la place une salle boxe …

Depuis les municipales de 2012, le mouvement s’accélère.  Plusieurs édiles de droite, chassent les militants CGT de leur local.

A Nice, en Mai 2012, le député-maire de Nice, Christian Estrosi, a annoncé ce jeudi qu'il ne souhaitait plus que l'union départementale de la CGT réintègre la Bourse du travail de la place Saint-François, dans le Vieux-Nice.  La CGT était dans ces bâtiments depuis 1896 !
A Duclair en Seine-Maritime, la nouvelle municipalité de droite dénonce la convention qui la lie à l’UL-CGT et expulse la CGT de ses locaux.  L’union locale CGT utilisait le local en question depuis 1976, ayant donc eu à faire à plusieurs municipalités de sensibilités différentes, sans jamais rencontrer de difficultés.
A Toulouse, c’est à l’UD-CGT que s’attaque la municipalité.  La CGT de la Haute-Garonne pourrait se retrouver à la rue le 30 Juin 2015. La nouvelle municipalité de Toulouse lui demande de quitter la Bourse du Travail. Un bâtiment où le syndicat est hébergé gratuitement depuis plus d'un siècle. La CGT 31 refuse de quitter les lieux.
Au Blanc-Mesnil, même opération.  Le maire (UMP) Thierry Meignen et sa majorité ont  voté la fin de la mise à disposition, au 1er janvier 2015, des locaux de la ville à la bourse du travail.  La Bourse du travail occupait les locaux depuis 1967.
A Aubagne,  la Mairie, prenant prétexte du bail de la Bourse du travail qui se termine en octobre 2015, vient d’en signifier la fin. Après avoir supprimé les subventions, c'est désormais l'ensemble des moyens de fonctionnement de la Bourse du travail que la droite veut remettre en cause.  Ces locaux étaient mis  à disposition de l'organisation syndicale depuis des décennies .
Visiblement, le nouveau maire d’Aubagne a du mal à digérer l’opposition constante de la CGT et de la FSU à sa politique d’austérité et le  résultat des élections professionnelles à la Ville d’Aubagne qui donnait plus de 75% des suffrages à ces deux organisations syndicales (CGT 57,83% et FSU 18,51%).
Enfin à Villejuif, après avoir débaptisé le parvis Georges Marchais, la municipalité s’en prend maintenant à la Bourse du travail.  Les militants CGT appellent à un rassemblement le vendredi 6 mars 2015 à 18h 30.  


120 ans après la naissance de la CGT …la chasse aux sorcières est ouverte

Ainsi la chasse aux sorcières est ouverte.  Et les maires de droite qui accomplissent ces forfaitures donnent ainsi des gages au FN qui partout réclame la suppression des subventions aux syndicats et l’expulsion des organisations syndicales des locaux qu’ils occupent.  Ils servent aussi le patronat qui se venge ainsi d’une vieille conquête sociale du XIXème siècle et du début du XXème siècle : la création des Bourses du travail et la conquête des droits syndicaux.

On note le silence du gouvernement devant ces atteintes aux libertés syndicales. Pour Valls et Hollande, « Je suis Charlie » et l’ « esprit du 11 janvier » ne valent pas pour les organisations syndicales et pour la CGT. 
Valls présentera son projet de loi sur la « modernisation du dialogue social » fin mars, début avril au conseil des ministres avant adoption par l'assemblée nationale avant les congés d'été.
  Le premier ministre a repris l’essentiel des exigences du Medef concernant les droits syndicaux à l'entreprise déjà très réduits depuis des décennies.

Côte à côte, le patronat, la droite et le gouvernement frappent donc ensemble.
Ils craignent donc bien les mouvements sociaux en ces temps d’austérité pour mener une telle bataille contre les syndicats, notamment la CGT, qui aujourd’hui combattent la politique austéritaire mortifère de l’UE et du gouvernement français.  Ils les craignent car ils savent que si les grèves et les actions syndicales ne rassemblent pas, aujourd'hui, les salariés en nombre suffisant, et ne sont pas à la hauteur des attaques contre le monde du travail, la colère est grande et pourrait bien un jour prochain, se traduire par des mouvements de plus grande ampleur. 

C'est d'ailleurs la seule force des salariés et des citoyens : leur nombre, leur détermination. 

C'est pour cela qu'il faut se saisir de toutes les occasions de crier sa colère et son opposition à cette politique austéritaire mortifère qui affecte l'ensemble des salariés et de leur vie.  Le 9 avril : soyons nombreux, très nombreux dans les grèves, dans la rue ... Nous avons suffisamment de raisons pour cela.  Une seule suffit.

 

YG
 

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