La CGT déplore « un manque de personnel », demande une « revalorisation des salaires », et lance un appel à la grève, samedi 23 mai 2015, au Monoprix de Rouen. Explications.
Mise à jour : 19/05/2015 à 16:26 par Fabien Massin sur Normandie-actu
Samedi 23 mai, les salariés du magasin Monoprix de Rouen sont appelés à cesser le travail par le seul syndical représenté dans l’entreprise, la CGT. « Les conditions de travail se sont détériorées depuis 2/3 ans », explique le délégué syndical CGT Patrick Richard. « Mais là, c’est le ras-le-bol ». Selon lui, l’entreprise compte entre 75 et 80 salariés (hôtesses de caisse, employés, agents de maîtrise, encadrement...). « Un nombre en baisse », assure le délégué syndical. « Les arrêts maladie et les congés ne sont plus remplacés et il y a eu plusieurs départs en retraite non remplacés. Parfois, il arrive que la direction remplace des 35 h par des 20 h, ce qui n’est pas la même chose ! ».
« Les clients s’énervent »
Patrick Richard se fait l’écho de la lassitude des salariés. « Nous avions une opération commerciale récemment, mais par exemple au rayon poisson, il y a trop de file d’attente, les clients partent... Aux caisses, il y a des queues trop importantes, les clients s’énervent... Avant, Monoprix avait le monopole en ville, mais ce n’est plus le cas... ». Selon Patrick Richard, « le mouvement de grève de samedi sera suivi, mais le magasin ne devrait pas fermer ses portes ».
Contacté hier, le service communication de la direction parisienne de Monoprix indique que la politique de l’enseigne « est de remplacer les absences - sauf courtes absences non prévisibles - tout en tenant compte de l’activité du magasin ». Par exemple, précise-t-il, « sur les quatre premiers mois de l’année 2015, nous avons procédé à 10 % de remplacement supplémentaires par rapport à la même période de l’année précédente. C’est bien la preuve que la situation ne s’est pas dégradée ».
Quant à l’augmentation de 100 euros par salarié demandée par la CGT, « les négociations salariales annuelles obligatoires auront lieu au plan national début 2016. Il n’y aura pas d’autres négociations d’ici là ».
Samedi, selon la direction, comme selon le syndicat, le magasin de la rue du Gros-Horloge ne devrait pas fermer ses portes.
PA. B.
p.buffet@presse-normande.com
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