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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 15:09

Publié sur ce site en Avril.

Commentaires : L'investissement au Brésil et aux Etats-Unis semble plus juteux pour les actionnaires que l'implantation historique en France.
  Quand le président du directoire de Vallourec
prétend « surcapacité de production » en Europe il faut entendre délocalisation.  C’est en effet après avoir lourdement investi au Brésil et aux Etats-Unis que Vallourec déclare vouloir rentabiliser ses investissements.  Comprenons : l'entreprise Vallourec investit dans de nouvelles usines sur le continent américain en sachant pertinemment qu’elle sera en surproduction en Europe … et décide de licencier en France et en Allemagne. 
Cette surcapacité de production est en réalité organisée pour justifier des suppressions d'emploi en Europe pour le plus grand bénéfice des actionnaires ! L’État a engagé 4,5 millions d’aides publiques cette année, 3 millions l’an dernier. Les cadeaux fiscaux et sociaux n’ont jamais été aussi important
s. Pourtant l'emploi industriel continue de fondre.  Les multinationales et les banques bradent l'emploi et le secteur industriel.  Le problème n'est donc ni la fiscalité ni les cotisations sociales mais l'appétit des actionnaires ! AC

 
Vallourec : des suppressions de postes annoncées dans l'usine de Déville-lès-Rouen

Le groupe spécialisé dans la fabrication de tubes spéciaux pour l'industrie pétrolière a annoncé hier (29 avril) un  "projet de réorganisation dans le cadre de son plan de compétitivité"

  • par Richard Plumet (avec Colombine Denis)
  • Publié le 30/04/2015 | 12:06, mis à jour le 30/04/2015 | 12:17
 

© France 3 Haute-Normandie

© France 3 Haute-Normandie

 

Inquiétude chez les salariés de Seine-Maritime

C'est hier que Vallourec, visiblement victime de la chute rapide du cours du pétrole de ces derniers mois, a annoncé les mesures prises pour s'adapter à cette situation de crise.  Pour le spécialiste mondial de la fabrication de tubes sans soudures destinés à l'industrie pétrolière et gazière (et aussi nucléaire), la baisse des commandes va induire une  réduction des investissements et la mise en place d'un plan d'augmentation de la compétitivité  des sites de production.

Première conséquence : l'annonce de suppressions de postes, 2000  dans le monde, 1500 en Europe,  900 en France. Rien n'étant  encore annoncé en ce qui concerne le site de Déville-lès-Rouen où travaillent 400 personnes.

Une usine normande qui connaît depuis juillet 2014 une réduction de l'activité. Ces jours-ci, la production a été fortement ralentie avec du chômage partiel et  le passage de 3 à 2 équipes.

 

Extrait du communiqué de Vallourec :

La réorganisation des unités industrielles en Europe
Celle-ci se traduirait par la réduction d’environ un tiers des capacités de production du Groupe en France et en Allemagne par rapport à 2014 à travers :

  • La rationalisation des tuberies,  
  • La poursuite de la spécialisation de certaines unités de finition, notamment sur les sites de Saint-Saulve (Nord de la France) et Mülheim (Allemagne).
  • La réorganisation en profondeur dans certains laminoirs, pour passer de trois à deux postes dans les entités de Déville (Haute Normandie) et Aulnoye (Nord de la France) et sur les sites de Mülheim et Pèlerin de Rath (Allemagne).

> L'intégralité du communiqué (pdf)  :


Ce jeudi matin  (30 avril) les salariés, via les syndicats, exprimaient leur inquiétude  et attendent la tenue du  CCE  le 20 mai pour obtenir des  détails sur la répartition des suppressions de postes.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 12:32

Les concurrents de Schneider Electric sont deux grands groupes mondialisés :

Siemens, groupe international d'origine allemande.  On sait que cette firme était liée à l'Etat nazi et ft travailler des déportés du camp d' Auschwitz-Birkenau dans ses usines.  Siemens fut décartellisé après guerre en raison de son adhésion étroite à l'Etat nazi, mais il reconstitua rapidement son empire industriel, avec le soutien des Etats-Unis. 

ABB, résultat de la fusion de deux grands groupes, l'un suédois, l'autre suisse.

Siemens, ABB, Schneider Electric sont à la recherche de profits maximum.  Pour cela, ils traquent les économies à faire sur la main d'oeuvre et pratiquent un dumping social mondial. C'est de cela que sont victimes les salariés de Moselle et de Seine-Maritime. 

Schneider Electric, qui a pour origine une vieille entreprise française qui sut exploiter ses salariés depuis le XIXème siècle pour se constituer un empire industriel aujourd'hui, n'est pas réellement en dufficulté.  Son chiffre d'affaires fut de 25 milliards d'euros en 2014... Mais les actionnaires, les fonds de pension veulent des dividendes de plus en plus gonflés.

AC.

 

Pour faire face à la concurrence notamment d'ABB et Siemens, Schneider Electric devrait annoncer deux plans sociaux.

Le géant français des équipements électriques Schneider Electric va délocaliser ses activités de production de transformateurs pour industriels en Pologne et annoncer deux plans sociaux portant sur 170 emplois au total, en Moselle et en Seine-Maritime, selon Les Échos.

Le premier plan social concernera la filiale mosellane France Transfo, où 90 emplois seront supprimés sur les trois sites, la chaudronnerie de Marange-Silvange étant promise à la fermeture, affirme le quotidien économique daté de jeudi. En Seine-Maritime, le site de Petit-Quevilly, en banlieue de Rouen, où travaillent 80 salariés, est également menacé de fermeture.

Le groupe « ne parvient plus à être compétitif sur ses productions de grande série », alors que ses principaux concurrents ABB et Siemens « produisent déjà en Europe de l'Est » et que les grand donneurs d'ordres comme ERDF font pression sur les prix, expliquent Les Échos, à propos des motifs de cette délocalisation."

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 08:50

Europe – 29 mai 2005 – dixième anniversaire du déni de démocratie

Par     

Lu sur Voie militante

Le 29 mai 2005, le peuple français vote « non »  à la proposition de traité établissant une constitution pour l’Europe avec 54,67 % des suffrages exprimés. Et ce malgré le bombardement médiatique des nouveaux chiens de garde, de la classe politique, de la majorité des  églises, des dirigeants syndicaux, des dirigeants patronaux, des grands intellectuels, des élites universitaires. La nuit des nouveaux chiens de garde

Le peuple a voté non dans son intérêt à lui. Mais l’oligarchie allait bientôt voter oui dans son intérêt à elle.

 Les cinq endroits de France où le oui fait ses plus gros scores :
1- Neuilly-sur-Seine : 82,51 % de oui !
2- Paris, 7ème arrondissement : 80,52 % de oui !
3- Paris, 16ème arrondissement : 80,03 % de oui !
4- Paris, 8ème arrondissement : 79,67 % de oui !
5- Paris, 6ème arrondissement : 79,41 % de oui !
Les plus pauvres?

Ceux qui ont voté oui
1- 76 % des sympathisants de l’UDF ont voté oui.
2- 76 % des sympathisants de l’UMP ont voté oui.
3- 63 % des Français de 65 ans et plus ont voté oui.
4- 62 % des cadres et des professions intellectuelles ont voté oui.
5- 60 % des retraités ont voté oui.
Les plus âgés, la droite et les cadres.

Ceux qui ont voté non:
1- 96 % des sympathisants d’extrême-droite (FN + MNR) ont voté non.
2- 95 % des sympathisants du Parti Communiste ont voté non.
3- 81 % des ouvriers ont voté non.
4- 79 % des chômeurs ont voté non.
5- 65 % des Français âgés de 35 à 49 ans ont voté non.
6- 64 % des sympathisants des Verts ont voté non.
7- 61 % des Français sans préférence partisane ont voté non.
8- 60 % des employés ont voté non.
9- 59 % des sympathisants du Parti Socialiste ont voté non.
10- 59 % des Français âgés de 25 à 34 ans ont voté non.
11- 59 % des Français âgés de 18 à 24 ans ont voté non.
12- 56 % des professions intermédiaires ont voté non.
13- 55 % des commerçants, artisans, chefs d’entreprise, ont voté non.
Les autres…

Sources: TNS SOFRES, Ministère de l’Intérieur,

inspiration: Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 08:41

Info

UNE NOUVELLE FORME D’ORGANISATION POLITIQUE EST EN COURS DE CRÉATION EN ITALIE
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 1er juin 2015.
 
La « Coordination italienne de la Gauche contre l’Euro », partenaire du M’PEP, réunie les 11 et 12 avril 2015 lors d’une grande assemblée à Chianciano, a lancé un processus de construction d’une nouvelle organisation politique. Le M’PEP salue chaleureusement cette initiative et lui souhaite plein succès. Pour nos camarades italiens, le but le plus ambitieux de cet appel n’est pas de lancer une Coordination ni un « simple » nouveau parti auquel il faudrait adhérer sur la base de recettes déjà connues. Il s’agit pour eux, au contraire, d’une véritable démarche constituante qui vise à rassembler toutes le forces démocratiques et humanistes qui se reconnaissent dans le cadre de l’appel et qui, sur ces bases, souhaitent construire ensemble une plateforme politique mais surtout une nouvelle forme d’organisation. La prochaine réunion plénière est fixée au 26 et 27 septembre 2015. Elle sera une étape intermédiaire pour lancer, à la fin de l’année, le démarrage du projet politique. Le nom définitif (ORA ! - MAINTENANT ! - étant le nom de la démarche constituante), le programme et la forme de participation y seront décidés.
 
Pour lire ou imprimer le communiqué de « Maintenant ! », cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Une-nouvelle-forme-d-organisation-politique-est-en-cours-de-creation-en-Italie

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 08:32

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 22:55

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 22:18

Lu dans la Tribune.Fr Crise grecque

Alexis Tsipras lance un défi aux créanciers de la Grèce qui, pendant quatre mois, ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions.

Alexis Tsipras lance un défi aux créanciers de la Grèce qui, pendant quatre mois, ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions. (Crédits : FRANCOIS LENOIR)

Romaric Godin  |   -

Dans une tribune publiée dans Le Monde, le Premier ministre grec montre sa détermination et place les créanciers face à leurs responsabilités.

Depuis son élection à la tête du pays, voici plus de quatre mois, Alexis Tsipras s'était montré discret dans les médias. Il laissait plus volontiers parler ses ministres, en particulier son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, qu'il était toujours possible, ensuite, de démentir. Cette fois, dans une tribune publiée sur le site Internet du Monde, le premier ministre hellénique s'engage directement. Et il ne le fait pas au hasard.

Dénouement imminent

La partie d'échec qui s'est engagée avec les élections du 25 janvier arrive en effet avec ce mois de juin à son terme. Non seulement le prolongement du programme de soutien à la Grèce décidé le 20 février s'achève le 30 juin, mais il semble désormais certain que l'Etat grec ne pourra pas honorer les quatre échéances de remboursement au FMI pour un total de 1,6 milliard d'euros. Si le défaut n'intervient pas le 5 juin, il aura lieu le 12...

Pendant quatre mois, les créanciers de la Grèce ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions. Aussi ont-ils refusé tout compromis, rejetant les unes après les autres les « listes de réformes » présentées par Athènes et maintenant leurs exigences intactes. Cette stratégie a été résumée par Alexis Tsipras en mars dans une de ses rares interviews au Spiegel : « le nœud coulant. » A mesure que le nœud se resserre et que l'asphyxie financière augmente, la résistance grecque va se réduire.

La mise à jour de la stratégie européenne

C'est précisément l'inverse qui s'est produit. Dans sa tribune, Alexis Tsipras se montre déterminé. Il entame son texte par une nouvelle dénonciation de l'impasse des politiques mises en place par les précédents gouvernements et imposées par la troïka, poursuit en rappelant les concessions acceptées par le gouvernement grec et termine en rappelant clairement qu'il maintient ses « lignes rouges » : il n'y aura pas de coupes dans les retraites et il y aura bien rétablissement des conventions collectives. Et de justifier sa position : pourquoi la Grèce ne devrait-elle pas être soumise aux règles européennes en matière du droit du travail ? Comment pourrait-elle accepter de réduire encore des pensions déjà diminuées de 20 à 48 % durant les années d'austérité et qui sont nécessaires au maintien général du niveau de vie dans le pays ?

Alexis Tsipras met à jour toute l'absurdité des demandes des créanciers et toute la violence de leur stratégie du « nœud coulant. » Dès lors, il renvoie ces derniers à leurs responsabilités : « Il faut donc dire les choses comme elles sont : si nous ne sommes pas encore arrivés à un accord avec nos partenaires, ce n'est pas à cause de notre intransigeance ou de positions incompréhensibles. Cela serait plutôt à cause de l'obsession de certains représentants institutionnels qui insistent sur des solutions déraisonnables en se montrant indifférents à l'égard du résultat démocratique des récentes élections législatives en Grèce ainsi qu'à l'égard des positions d'institutions européennes et internationales qui se disent prêtes à faire preuve de flexibilité pour respecter le verdict des urnes. »

Qui doit « revenir sur terre » ?

La situation est alors entièrement inversée. Ce n'est plus la Grèce qui doit venir mendier un accord, ce n'est plus le gouvernement grec qui doit « revenir sur terre », pour reprendre la formule méprisante à la mode en février et en mars dans la presse européenne, mais bien les créanciers. Ce sont désormais à eux de prendre conscience de la « réalité » des concessions grecques et de la « réalité » d'une économie grecque saignée par leur blocage. Ce sont à eux désormais que revient de prendre leur part de concession nécessaire à tout compromis en acceptant les « lignes rouges » du gouvernement grec. Alexis Tsipras ne cache pas, en effet, sa détermination.

Le refus de la zone euro « à deux classes »

Sans jamais évoquer ni le Grexit, ni le défaut (c'est sa position depuis le début et ce serait suicidaire dans le contexte économique et financier actuel), le premier ministre hellénique met au défi les partisans de la « ligne dure » d'aller jusqu'au bout. Il le fait en se plaçant non pas au niveau économique, mais au niveau politique. Pour lui, faire céder la Grèce reviendrait à créer une zone euro à deux vitesses, avec un « cœur » qui dicterait sa loi : « les règles dures d'austérité et d'ajustement » et un « super ministre des Finances » qui imposerait ces « règles », au mépris même des choix des peuples concernés. Or, Alexis Tsipras ne cache pas que cette option est pour lui « le début de la fin » de la zone euro. Autrement dit, la Grèce ne semble pas disposée à jouer dans cette partie. Comprenez à demi-mots : à rester dans une telle zone euro.

Et Alexis Tsipras de poursuivre que cette stratégie menée par les créanciers « comporte des grands risques et ceux qui la soutiennent ne semblent pas en tenir compte », notamment l'inauguration d'un « processus d'incertitude économique et politique qui pourrait aussi transformer de fond en comble les équilibres dans l'ensemble du monde occidental. » Très clairement, le premier ministre grec fait ici référence au Grexit et à ses conséquences. Il fait écho aux nombreuses inquiétudes de plusieurs économistes et des dirigeants étatsuniens. La conclusion de la tribune où Alexis Tsipras fait référence à l'ouvrage de Hemingway « Pour qui sonne le glas » est sans équivoque : prendre le risque de pousser la Grèce hors de la zone euro, ce serait, pour les Européens, creuser aussi le tombeau de la zone euro. Ce serait prendre un risque considérable.

 Le premier ministre grec présente donc un choix politique : construire une zone euro solidaire ou une zone euro qui exclut. Ce choix, à la lecture de la tribune d'Alexis Tsipras, la Grèce semble l'avoir déjà fait. C'est donc maintenant aux dirigeants européens de le faire. Et donc d'évaluer les risques. « La décision repose, non plus entre les mains des institutions qui, à l'exception de la Commission européenne, ne sont pas élues et qui ne rendent pas des comptes aux peuples, mais entre les mains des leaders de l'Europe. »

Le défi lancé par Athènes

Ce mouvement tactique d'Alexis Tsipras est particulièrement habile. Désormais, c'est lui qui fixe les règles du jeu. Il semble déterminer, quoi qu'il en coûte, à camper sur ses positions. Le temps joue à présent contre les créanciers qui doivent faire un choix où ils seront perdants à tous les coups : céder à Athènes sera une défaite politique, malgré les concessions grecques, mais pousser la Grèce au Grexit sera un désastre. Le « nœud coulant », par la capacité étonnante de résistance d'Alexis Tsipras s'est donc retourné contre ses adversaires. Si la Grèce saute dans l'inconnu, elle emporte avec elle la zone euro, prétend le premier ministre. Certains estiment que ce ne sera pas le cas. Mais les dirigeants européens sont-ils prêts à tenter l'expérience ? Sont-ils prêts à prendre le risque de « tester » les fameux « pare-feux » qui n'ont jamais été testés ? Sont-ils prêts à créer un précédent et à mettre fin à l'irréversibilité de l'euro ? Alexis Tsipras se place dans la position du Comte D'Anteroches à Fontenoy et proclame : « messieurs les créanciers, tirez les premiers ! »

 Appel à Angela Merkel

 Cette tribune s'adresse aussi directement à Angela Merkel. La critique de l'intransigeance et des buts des créanciers est en réalité une critique de son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble qui n'a jamais caché sa préférence pour le Grexit. Alexis Tsipras envoie donc ce message à Berlin : Wolfgang Schäuble peut « gagner », il peut parvenir à ses fins s'il n'est pas stoppé par la chancelière, car la Grèce ne cèdera pas au chantage. Il ne peut donc plus être utilisé comme simple « menace » destiné à effrayer. D'où cette demande d'Alexis Tsipras de régler le problème grec au niveau des chefs de gouvernement. Si Angela Merkel ne prend pas la situation en main, si elle laisse Wolfgang Schäuble décider, alors elle mettra en péril et le projet européen. Or, le premier ministre grec sait bien qu'elle ne le veut pas. Décidément, Alexis Tsipras vient de donner une belle leçon de stratégie à tous les gouvernements européens : il est possible de résister à Angela Merkel. Pour certains, comme François Hollande, la leçon est sans doute cruelle...

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 21:57

Lu sur CGT-Goodyear

SCOP GOODYEAR, c'est parti !

Par CGT le jeudi 16 avril 2015, 14:51 - Lien permanent

Les salariés de GOODYEAR vont présenter leur projet de relance de l’activité pneus agraire sur le site d’AMIENS NORD à la commission de revitalisation et au Ministre de l’économie

Près de 400 salariés de l’usine d’Amiens nord sont déjà inscrits dans la démarche SCOP en vue de relancer une activité de production de pneus dans l’usine d’Amiens nord. Ils se réuniront le 23 avril prochain à la salle des fêtes – 80800 Le Hamel (village proche de Corbie) pour valider une première présentation de leur projet pneumatique agraire avant d’aller le 30 avril 2015 en délégation jusqu’à la préfecture de région afin de le déposer officiellement à la commission de revitalisation (une délégation pour Bercy sera organisée la semaine suivante).

Depuis sa première version élaborée en 2012 le plan de réindustrialisation de l’usine d’Amiens nord portée par les salariés et la CGT a sensiblement évolué.

D’une part, GOODYEAR continuant à affirmer qu’il s’est entièrement retiré de toute fabrication ou vente de pneus agricoles sur le marché européen, la SCOP doit désormais en tenir compte. Autrement dit, il y a 20% des parts de marché du pneumatique agraire en Europe qui ne sont plus occupé par GOODYEAR et que la SCOP à bien l’intention de réinvestir avant que les autres grands constructeurs ne le fassent.

D’autre part, et surtout, les salariés de la SCOP ont désormais deux atouts considérables. Le premier est la mise en place d’une véritable structure de recherche et développement. En effet, Bruno Chaudret, membre de l’Académie des Sciences, Directeur de recherche au CNRS, directeur du Laboratoire de Physique et Chimie des Nano-Objets (Toulouse), a accepté d'aider à la constitution d’une équipe de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens de très haut niveau capable de développer de nouveaux pneus. Le second est le nouveau business plan élaboré par l’un des conseils en création d’entreprise les plus reconnu aux Etats-Unis : David BenDaniel, professeur d’entreprenariat et de management au sein de l’Université Cornell.

Les salariés ont pris leurs responsabilités, ils se rassemblent et s’organisent tant pour retrouver un travail que pour éviter la disparition d’un pan entier de l’industrie picarde.

L’Etat et GOODYEAR vont ils contribuer à sauver l’emploi en soutenant le projet ou vont-ils tout faire pour nous empêcher de réussir et nous licencier une deuxième fois ?

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 17:28

Congrès AFPS des 30-31 mai 2015
Motions adoptées par acclamation à l’issue du Congrès.


1) Une nouvelle Flottille de la Liberté internationale se prépare à se rendre à Gaza. L'un des bateaux, la Marianne, partie de Suède, a fait récemment escale en France (accueillie par l'AFPS et ses partenaires à Brest) avant de poursuivre vers la Méditerranée pour y rejoindre les autres navires.

L'objectif premier est de demander pour les Palestiniens de Gaza la liberté de déplacement, notamment par la mer, espace de liberté, et l'ouverture immédiate du port de Gaza. En appui aux exigences palestiniennes, la Flottille réclame la fin immédiate du blocus illégal imposé par Israël avec la complicité de l'Egypte et le soutien direct ou implicite des grandes puissances. Elle exige la libération de la Palestine.

Réunie en congrès à St Denis les 30 et 31 mai 2015, l'AFPS apporte son plein soutien à la Flottille de la Liberté. Elle demande aux autorités françaises de prendre les mesures nécessaires pour en assurer la protection.



2) Le congrès de l'AFPS tient à exprimer son indignation quant à la politique européenne qui condamne en Méditerranée des dizaines de milliers de migrants à une mort horrible dans leur tentative d'échapper à la misère et à la guerre. Les puissances occidentales en sont les principales responsables à travers leurs politiques néocoloniales et leurs interventions militaires. Parmi ces réfugiés figurent des Palestiniens, une fois de plus chassés, une fois de plus déplacés par la force. Laurent Fabius, dans son discours devant le conseil de sécurité de l'ONU exigeait le droit à un retour rapide pour tous les réfugiés de Syrie et d'Irak. Le Congrès de l'AFPS demande qu'il fasse preuve de cohérence et qu'il agisse en conséquence dès à présent pour la réalisation du droit inaliénable au retour des réfugiés palestiniens en Palestine.
 

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 15:31

30 Mai 2015 , Rédigé par Réveil Communiste

Renault-Bursa : La lutte paie !

Tract de la CGT Renault Flins, 28 mai 2015 :

Pendant 13 jours les travailleurs de Renault Bursa, en Turquie, ont fait grève et ils ont occupé l’usine jour et nuit. Ils revendiquaient des hausses de salaire et la liberté de choisir leur syndicat. Cette grève a entrainé d’autres grèves dans de nombreuses entreprises, certaines avec occupation d’usine, à Bursa même, ainsi que dans d’autres villes comme Istanbul et Ankara. Les raisons de la grève : Le patronat de la métallurgie (dont Renault fait partie) et le syndicat pro-patronal et pro-gouvernemental Türk Metal-is ont signé un accord pour 3 ans (de 2014 à 2017) avec des hausses de salaires d’environ 3% alors que l’inflation dépasse les 20% par an en Turquie. C’est cela que les travailleurs de Renault refusaient et la direction a fini par céder.

Ce mardi 26 mai, la direction a proposé un protocole d’accord que les grévistes ont accepté. Renault propose :

• Aucun licenciement suite à la grève.

• Reconnaissance officielle des délégués élus pendant la grève comme interlocuteurs.

• Le choix pour les travailleurs d’adhérer au syndicat de leur choix.

• Deux primes immédiates : l’une de 360 euros, l’autre de 170 euros.

• Une prime, qui, elle sera versée tous les ans, de 215 euros minimum.

• Une augmentation de salaire dont le montant sera annoncé dans un délai maximum d’un mois.

• Aucune poursuite pour les faits durant la grève.

• Les 13 jours de grève payés.

Mercredi matin, les grévistes ont repris le travail la tête haute. Ils ont le moral et ils restent mobilisés car au moindre écart de la direction, ils sont prêts à remettre cela. Les travailleurs de Renault Bursa viennent de faire la démonstration que la lutte paye !!! Hé bien BRAVO !!!

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