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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 09:12
Lu sur Les-crises.fr, 26 juin

On apprend ce soir qu’Alexis Trispras a indiqué à l’instant à la télévision qu’il convoquait un référendum le 5 juillet à propos du plan d’aide en cours de discussion.

Le référendum portera sur “l’offre en forme d’ultimatum” des créanciers du pays. De fait Tsipras appelle à voter non.

Verbatim de ce message historique :

“Nous avons livré un combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable qui mènerait à terme le mandat que nous avons reçu du peuple.

Or on nous a demandé d’appliquer les politiques issues des mémorandums [de la Troïka] comme l’avaient fait nos prédécesseurs.

Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, [Lire ici], ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens.

Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. L’objectif aujourd’hui est de mettre fin à la crise grecque de la dette publique.

Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec.

J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité.

La question qui sera posée au référendum ce dimanche prochain sera de savoir si nous acceptons ou rejetons la proposition des institutions européennes. Je demanderai une prolongation du programme de quelques jours afin que le peuple grec prenne sa décision.

Je vous invite à prendre cette décision souverainement et avec la fierté que nous enseigne l’histoire de la Grèce. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant. Je m’engage à en respecter le résultat quel qu’il soit.

La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuple, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. La Grèce est une partie indissoluble de l’Europe, et je vous invite toutes et tous à prendre, dans un même élan national, les décisions qui concernent notre peuple.” (Traduction:Vassiliki Papadaki)

Cela ne sera donc pas un référendum sur l’euro.

Par ailleurs, un officiel grec a indiqué qu’aucun contrôle des capitaux n’était prévu – et comprenez bien que, plus les capitaux sortent de Grèce, plus ils sont protégés d’une future dévaluation, et plus la dette de la Grèce envers la BCE augmente (et donc son risque augmente aussi)… Bonne nuit Super Mario !

Finalement, voilà ce qu’est un démocrate. Pensée, par exemple, à Pierre Moscovici, qui a reçu cette semaine un membre de l’opposition grecque (on se demande bien pour quoi – à 7 % des voix…)

[...]

Suite ici

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 15:52
Rouen : 3000 manifestants déterminés pour l'emploi, pour les salaires, contre la réforme régionale et la loi Macron, contre la politique d'austérité de Valls-Hollande et Bruxelles

C'est à l'appel de quatre syndicats, CGT-FO-FSU-Solidaires, que 3000 manifestants, les cheminots descendus de la gare, les "Pap Chap" en cortège depuis la zone industrielle et enfin le gros des manifestants de la rive gauche, ont convergé vers le théâtre des Arts où se tenait le Congrès des Régions. 

 

Photo Normandie actu
Photo Normandie actu

Photo Normandie actu

C'est par des gardes mobiles que furent accueillis les manifestants.  La tension fut grande à ce moment, à la mesure de la colère devant l'austérité, les suppressions d'emploi en cours ou à venir, dans le privé au nom des dividendes, dans le public au nom de l'austérité et toujours au nom des dividendes des maîtres des multinationales qui réclament toujours davantage de cadeaux fiscaux ou autres prébendes. "CICE, PACTE DE RESPONSABILITE, etc STOP A L’UTILISATION DEL’ARGENT PUBLIC POUR LICENCIER" pouvait-on lire sur une affichette de la CGT.   Les manifestants s'installèrent devant le théâtre des Arts et y restèrent jusqu'à 14 heures.  Pour faire entendre leur colère, leur inquiétude et leurs revendications aux élus régionaux.  Quelques élus du Front de gauche, PCF, d'EELV sont venus à la rencontre des manifestants.  Mais pourquoi donc sont-ils encore dans les exécutifs de ces conseils régionaux que leurs collègues socialistes sont  en train de saborder ?

1ère Photo Paris-Normandie, 2ème photo Yvette Genestal
1ère Photo Paris-Normandie, 2ème photo Yvette Genestal

1ère Photo Paris-Normandie, 2ème photo Yvette Genestal

C'est par des gardes mobiles que furent accueillis les manifestants.  La tension fut grande à ce moment, à la mesure de la colère devant l'austérité, les suppressions d'emploi en cours ou à venir, dans le privé au nom des dividendes, dans le public au nom de l'austérité et toujours au nom des dividendes des maîtres des multinationales qui réclament toujours davantage de cadeaux fiscaux ou autres prébendes. "CICE, PACTE DE RESPONSABILITE, etc STOP A L’UTILISATION DEL’ARGENT PUBLIC POUR LICENCIER" pouvait-on lire sur une affichette de la CGT.   Mais les manifestants s'installèrent devant le théâtre des Arts et y restèrent jusqu'à 14 heures.  Pour faire entendre leur colère, leur inquiétude et leurs revendications aux élus régionaux.  Quelques élus du Front de gauche, PCF, d'EELV sont venus à la rencontre des manifestants.  Mais pourquoi donc sont-ils encore dans les exécutifs de ces conseils régionaux que leurs collègues socialistes sont  en train de saborder ?

 

Sur le théâtre des Arts un pavillon déployé : "Les Régions, c'est l'avenir".  Les 21 présidents de région socialistes ( sur 22 ) ont tous approuvé la loi de régionalisation voulue par la commission de Bruxelles, les chefs d'Etat européens et le gouvernement Valls.  La disparition et le regroupement des régions, les dotations de l'Etat réduites du tiers auront des conséquences désastreuses pour les Normands.  Des centaines de milliers de suppressions d'emploi publics sont déjà programmées : Santé, Hôpitaux, aides et services sociaux, culture, tous les secteurs sont amputés. Avec des coupes drastiques de 54 milliards d'euros dans les budgets des collectivités locales, les salariés et les usagers ont de quoi être inquiets.  C'est clair : les collectivités locales rendront moins de services.  Alors proclamer "Les Régions, c'est l'avenir", c'est se moquer des salariés et des usagers.

Le secteur public largement représenté
Le secteur public largement représenté

Le secteur public largement représenté

Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...
Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...
Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...

Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...

C'était une manifestation très diverse.

Beaucoup de drapeaux CGT et des militants de FO, Solidaires et de la FSU.
Beaucoup de salariés du secteur privé en lutte pour leurs salaires et souvent également pour leur emploi : les Renault Cléon et Sandouville, Boréalis, Pétroplus, Vallourec, Danone de Gournay en Bray, Dresser Le Havre, les Pap Chap, Schneider Electric, la TCAR, les marins CGT ... On ne peut les citer tous mais les entreprises représentées étaient nombreuses.
Les salariés du public étaient nombreux également, inquiets des menaces de suppressions d'emploi, de surcharge de travail, des menaces sur le statut des fonctionnaires créé à la Libération par le vice-président communiste du Conseil, Maurice Thorez, chargé de la Fonction publique d'Etat, puis étendu à tous les fonctionnaires en 1983, sous l'autorité d'Anicet Le Pors, ministre communiste.  Côte à côte les employés territoriaux, très nombreux,  et notamment ceux de Rouen, en lutte depuis une semaine, les auxiliaires de vie, les salariés de la santé, ceux de la culture, les enseignants, les hôpitaux ...


 

Rouen : 3000 manifestants déterminés pour l'emploi, pour les salaires, contre la réforme régionale et la loi Macron, contre la politique d'austérité de Valls-Hollande et Bruxelles

A midi, les représentants syndicaux prirent la parole pour dénoncer la politique d'austérité du gouvernement, la réforme territoriale  et les cadeaux aux entreprises sur le dos des salariés.  Pascal Morel pour l'UD-CGT Seine-Maritime dénonça des mesures gouvernementales prises pour complaire au patronat européen et à la commission de Bruxelles, avec toujours la même rengaine "réduire le coût du travail".  Chaque intervenant fit un rapport avec la situation de la Grèce, victime de la Troïka.  Sur le camion de la CGT, le drapeau de la Grèce en signe de solidarité.

Un 25 juin, cette manifestation est un succès. 

Compte rendu d'Action communiste

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 15:40

Groupes capitalistes étrangers qui liquident des productions et des machines en France,  multinationales d'origine française, qui ont accumulé des capitaux depuis souvent plus de 100 ans sur le dos des ouvriers et salariés en France : ce sont les vautours qui s'abattent sur  l'emploi en France et qui exigent des cadeaux fiscaux toujours plus gros. 

Leur chef de file en France : Pierre Gattaz, patron du Medef, en Europe : Business Europe, l'organisation patronale européenne, dont le nom révèle l'allégeance au capitalisme américain.

Leurs exécutants : le gouvernement Valls-Hollande et l'Union européenne qui s'apprêtent à signer un traité honteux avec les Etats-Unis, pour le compte des multinationales américaines : TAFTA.

Voici une partie de ces grands prédateurs qui pillent les richesses et exploitent, licencient les salariés et les ouvriers en France et dans le monde entier.  Ils sévissent en Seine-maritime.

 

Ces groupes prédateurs en Seine-Maritime:

Quand Davigel, propriété du groupe Nestlé (suisse ) revend à Brackes, groupe anglo-saxon, sa branche de surgelés, il vend à un de ses concurrents directs : Brakes, groupe anglo-saxon, derrière lequel on trouve le fonds de pension américain Bain Capital.  Les salariés s'inquiètent.  Nestlé n'est pas un groupe français, mais c'est un groupe capitaliste mondialisé qui a installé des usines en France depuis le XIXème siècle.  Autant dire que sa richesse et sa puissance actuelle se sont faites sur l'exploitation de plusieurs générations d'ouvriers en France.

L'UPM, multinationale du papier carton avait racheté, dans les années 90, une entreprise française, les papeteries de Chapelle Darblay qui furent fondées en 1927 selon le site d'UPM.  En réalité l'entreprise tient son nom ( Darblay) de celui qui racheta au milieu du XIXème siècle.  une papeterie à Essonnes.  Celle-ci existait depuis le XVIIIème siècle.  Elle est passée entre plusieurs propriétaires dont l'un fut l'imprimeur Didot.  Et les papeteries Darblay ont créé deux usines dans l'agglomération rouennaise : à Oissel et à Grand-Couronne.  C'est donc une partie de l'histoire industrielle de Rouen.  Or UPM ( groupe finlandais qui a racheté l’usine dans les années 90) a décidé l'arrêt d’une machine performante et met en péril la vie même de l’usine de Grand-Couronne. Les dirigeants du groupe présent dans plusieurs autres pays veulent encore plus de profits alors qu'UPM réalise déjà un chiffre d’affaires de 10 milliards et que la cotation en bourse d’Helsinki est en hausse.  Conséquences : le papier journal que fabriquait cette machine sera fabriqué ailleurs.  Mais UPM a déjà les marchés.  Les abandonnera-t-il à l'un de ses concurrents ou réimportera-t-il en France du papier journal fabriqué ailleurs ? Et les centaines d'emplois qui sont conditionnés à l'existence de Chapelle Darblay à Grand-Couronne sont en danger également.

Total.  L'ensemble du secteur de la raffinerie est liquidé en France peu à peu.  Dans l'agglomération rouennaise, les salariés de Petroplus en ont été victimes.  Maintenant Total veut liquider également ses raffineries pour n'en garder que trois en France et installer ses raffineries au Quatar et en Arabie Saoudite ... Avec les profits accumulés sur le dos des travailleurs des raffineries en France. 

Exxon/Esso : Dumping social, délocalisation, mondialisation ont mis à mort l’entreprise d'échafaudages Travisol à Notre-Dame de Gravenchon. Exxon (Esso), société pétrolière et gazière américaine, dont le siège social est situé dans la banlieue de Dallas, a dénoncé le contrat qui le liait à l'entreprise depuis une quarantaine d'années, au profit d'une entreprise portugaise.  Or, en France, le groupe possède une raffinerie et un site pétrochimique, à Port-Jérôme (Notre-Dame-de-Gravenchon et Lillebonne), en bord de Seine, en amont du pont de Tancarville (Seine-Maritime) et une seconde raffinerie à Fos-sur-Mer. 

Schneider Electric licencie : 170 emplois menacés.

Le géant français des équipements électriques Schneider Electric va délocaliser ses activités de production de transformateurs pour industriels en Pologne et annoncer deux plans sociaux portant sur 170 emplois au total, en Moselle et en Seine-Maritime.

Les concurrents de Schneider Electric sont deux grands groupes mondialisés : Siemens, groupe international d'origine allemande et ABB, résultat de la fusion de deux grands groupes, l'un suédois, l'autre suisse. Tous ces groupes sont à la recherche de profits maximum.  Pour cela, ils traquent les économies à faire sur la main d'oeuvre et pratiquent un dumping social mondial. C'est de cela que sont victimes les salariés de Moselle et de Seine-Maritime. 

Le chiffre d'affaires de Schneider fut de 25 milliards d'euros en 2014... Mais les actionnaires, les fonds de pension veulent des dividendes de plus en plus gonflés.

Eiffage, multinationale de BTP à base française, délocalise en Pologne.  La politique austéritaire pèse sur les projets de construction publics et privés. Aujourd'hui Eiffage mise davantage sur ses réalisations hors de France, principalement en Europe de l'Ouest et en Afrique.  Malgré les difficultés économiques actuelles, le résultat opérationnel et la marge opérationnelle progressent chaque année depuis 2010.  Les actionnaires sont choyés.  Et pour toujours mieux les satisfaire Eiffage "réorgansie" son activité métal en fermant deux usines en France dont l'une à Martot dans l'Eure et délocalise en Pologne.

Yvette Genestal

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 15:30

Mai 2015 Le chômage en Haute-Normandie

 

106 312 personnes au chômage (catégorie A, sans aucune activité)

 

 

+ 1,1 % (par rapport à avril 2015)

 

Seine-Maritime    + 0,9% Eure     + 1.6%

 

 

 

moins de 25 ans   + 1,3%

 

plus de 50 ans   + 1%

 

 

Baisse de 5.1% des offres collectées par Pôle Emploi sur les 3 derniers mois

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 08:52

L’ancien représentant de la Grèce au FMI, Panagiotis Roumeliotis, a révélé lors de son audition au comité de la dette, que des journalistes grecs ont assisté à des séminaires financés par le FMI et étaient invités à présenter le FMI sous un jour favorable. Le directeur du département Communication du FMI Gerry Rice l’a démenti dans une lettre.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 08:48

Cet article est reposté depuis Le blog de Roger Colombier.

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 22:25

RAZZIA SUR LA FRANCE, on liquide et on s’en va…

 

Posté par 2ccr le 18 mai 2015

Reprise d'un article posté sur Mediapart.

aavendreExit Ducros, exit Mory, exit MoryGlobal. De reprise en reprise ce fleuron du transport routier français est mort. Avec des milliers de chômeurs sur le bord de la route.
 
Dentresangle, autre pépite du transport routier français bouffé en quelques jours par une entreprise étazunienne, XPO Logistics. Une entreprise deux fois moins puissante que Dentressangle. XPO Logistics, 2,4 milliards de dollars et une perte de 63,6 millions de dollars ; Dentressangle : 4,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires et un bénéfice de 75,9 millions d’euros (pas de dollars!), en augmentation de 8% cette année. L’étazunien emploie 10.000 personnes sur 200 sites tandis que Norbert Dentressangle emploie 42.350 personnes sur 662 sites. «Dès l’acquisition, la marque Norbert Dentressangle va disparaître» avoue Hervé Montjotin, actuel président du directoire de Dentressangle. Cherchez l’erreur…
 
L’ouverture totale des frontières offre aux entreprises états-uniennes la possibilité de faire leur marché en Europe. C’est ce qu’on appelle la globalisation, la mondialisation prédatrice à la sauce dollar. Résultat : la liste des entreprises françaises qui passent sous pavillon étranger, surtout étazunien, s’allonge, s’allonge… Rachetées pour être dépouillées de leur savoir-faire, de leurs clientèle, de leurs brevets, de leurs actifs, de leur trésorerie, puis fermées, laissant les salariés sur le carreau.
 
Vous voulez des exemples ?
 
Péchiney. Vous vous souvenez de Péchiney. Un des fleurons de l’industrie française. Champion du monde de l’aluminium. Terminé. Mort Péchiney… Le groupe français a été racheté par le canadien Alcan en 2003. En 2007, ce dernier a lui-même été racheté par Rio Tinto. Résultat : Péchiney a été racheté pour être liquidé et ainsi éliminer un concurrent.
 
Arcelor. Le groupe sidérurgique – d’abord national sous le nom d’Usinor, devenu Arcelor en 2002 en fusionnant avec d’autres sidérurgistes européens – a été bouffé en 2006 par Mittal Steel Company. On connait les résultats : fermeture des usines, des milliers de chômeurs, toute une région ruinée… L’exemple typique, quasi caricatural, d’un rachat prédateur destiné à éliminer un concurrent.
 
Rossignol. C’était le numéro un mondial du ski avec 24% de parts de marché ! Il a été bouffé en 2005 par l’américain Quiksilver, surtout connu dans le monde du surf. Salomon ayant lui aussi été bouffé par Adidas, on ne peut plus skier français…
 
TDF (Télédiffusion de France). Racheté par Intermediate Capital et Texas Pacific Group. Les émetteurs de la Tour Eiffel sous donc sous contrôle yankee ! Bonjour la fierté nationale…
 
Comment cette razzia est-elle possible ? Pour deux raisons principales :
 
1 – Les dés sont pipés puisque les Etazuniens achètent avec de la monnaie de singe, le dollar, sorti de la planche à billet de l’oncle Sam. Elles n’ont pas été « achetées » mais razziées avec de la fausse monnaie.
 
2 – Les entreprises étazuniennes prédatrices sont bourrées de thunes qu’elles volent doublement : – elles « optimisent » leur fiscalité, c’est-à-dire qu’elles volent le fisc en France. Mais si elles rapatriaient leurs bénéfs aux Etats-Unis, elles devraient payer 35 % au fisc étazunien. Ce qu’elles ne veulent pas. Elles se trouvent donc à la tête d’une montagne de pognon planqué dans des paradis fiscaux, avec lequel elles font leur marché en France et en Europe.
 
Accessoirement, la baisse de valeur de l’euro par rapport au dollar fait que les entreprises européennes valent actuellement 25% de moins qu’il y a seulement quelques mois… Voilà comment tous les bijous de la famille France foutent le camp. Et ce n’est pas sans effets. Ces investisseurs étazuniens n’ont qu’un dieu : le fric, qu’une exigence : le maximum de rentabilité pour les actionnaires. Au détriment du développement de l’entreprise et, bien sûr, de l’emploi. Les patrons-voyous imposés par les actionnaires étazuniens n’ont dès lors pas d’états d’âmes pour délocaliser les entreprises là où la main d’œuvre coûte le moins. S’ensuivent le déplacement des sièges sociaux, des centres de recherche, la rupture avec les sous-traitants français, tuant des entreprises…
 
C’est ce qui se passe pour de très nombreuses entreprises françaises :
 
Alstom, entreprise majeure, stratatégique, est passé – du moins pour sa branche énergie, sous pavillon étazunien avec son rachat par Général Electric
 
Alcatel-Lucent bouffé par le Finlandais Nokia
 
Amora Maille : le groupe français a rejoint le groupe anglo-hollandais Unilever en 2000.
 
Brasseries Kronenbourg bouffé par le groupe danois Carlsberg
 
Converteam (conversion de l’énergie électrique) : racheté par General Electric en 2011. On peut mettre en relation avec le rachat-démantèlement de Alstom.
 
ClubMed bouffé par les Chinois
 
Danone : La branche biscuit du groupe (LU) a été racheté par l’américain Mondelez International en 2007.
 
Legrand (produits et systèmes pour installations électriques et réseaux d’information) : racheté par un groupe d’investisseurs étazuniens dont KKR et Goldman Sachs.
Marionnaud, le parfumeur est passé en 2005 sous pavillon chinois.
 
PriceMinister, pionnier de l’e-commerce français, a été racheté par le japonais Rakuten.
 
SPIE (ingénierie électrique et construction) : racheté par Clayton, Dubilier & Rice en 2011 pour 3 milliards de dollars US.
 
Smoby (jouets) : en 2008, le leader français du jouet est repris par le groupe allemand Simba.
 
Solocal (ex Pages Jaunes) : racheté par KKR et Goldman Sachs.
 
Et ce n’est pas tout… On va probablement vendre aussi GDF-Suez, le fournisseur essentiel du gaz pour toute la France. L’entreprise est en train de changer de nom pour que ça fasse moins désordre…
 
Et n’oublions pas l’aéroport de Toulouse vendu aux Chinois, et bientôt – Macron l’a dit – les aéroports de Nice et de Lyon…
 
Vous me direz, la France fait pareil à l’étranger… Ceci n’est pourtant qu’un hors d’œuvre avant le grand dépouillement si TAFTA passe… « Paul Emploi illimited » ! Voilà une entreprise qui va encore se développer…
.
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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 15:14

Vu sur FR3 Normandie.  Allez sur le site pour voir la vidéo.

Rouen : manifestation d'ampleur contre la réforme territoriale

Regroupés autour du théâtre des Arts où se tient le congrès des régions de France (ARF), les manifestants interpellent élus et gouvernement

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 25/06/2015 | 13:
 
 
 

© France 3 Haute-Normandie

© France 3 Haute-Normandie

 

La circulation est compliquée ce jeudi 25 juin dans le centre de Rouen : après la manifestation des taxis (qui dès 9h ont mené des opérations escargot), une manifestation organisée par plusieurs syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires…) est partie à 10h du Cours Clemenceau pour se rendre, rive droite, devant le théâtre des Arts.

Un bâtiment (et ses abords) qui est  gardé depuis ce matin par des vigiles, la police et des gendarmes mobiles. Pour les forces de l'ordre il s'agit d'assurer la sécurité du congrès de l'association des régions de France.  Des élus venus de toute la France que les militants syndicaux souhaitent interpeller notamment sur les "conséquences désastreuses" de la réforme territoriale.

Dans un tract, les syndicats expliquent que cette manifestation "public / privé" de Rouen a pour but de dire "non aux destructions d'emplois, non à la réforme territoriale, non au pacte d'austérité et oui à l'augmentation des salaires et oui au développement des services publics"

VIDEO  France 3 Haute-Normandie : le face à face avec les gendarmes mobiles et l'interview de Pascal Morel, Secrétaire général de l'union départementale de la CGT Seine-Maritime
(Images : Bruno Belamri)

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 22:10

Sur Paris-Nie.fr

Publié le 12 juin 
La CGT de Seine-Maritime appelle à manifester à Rouen lors du congrès des Régions de France

ROUEN (Normandie). Le Congrès annuel des Régions de France se déroulera à Rouen (Seine-Maritime) les 25 et 26 juin 2015.

La CGT de Seine-Maritime appelle ses adhérents à venir manifester à Rouen le jeudi 25 juin à partir de 10 heures. Le point de rassemblement est fixé cours Clemenceau.

« Tous les présidents de régions de France, dotés de pouvoirs en pleine extension, tiennent congrès à Rouen les 25 et 26 juin. Rouen et la Normandie, comme dans toutes les autres régions, ce sont des entreprises qui ferment, des emplois qui sont détruits, des services publics supprimés», informe la CGT de Seine-Maritime.

 
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 21:39
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