Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 13:45

sur le dos

des cochons de payants...

et des petits agriculteurs

Publié le 19 Août 2015 par Canaille Lerouge

Quand Beulin fait son lard

Crise de l'élevage porcin, prix du KG sur Pied, la Coperl qui, condamnée pour fraude trafic et empoisonnement volontaire (ici l'article de Roger repris par canaille-le-rouge.over-blog.), négocie en direct avec Le Foll.

Ne manquait dans ce paysage où le lisier joue le N°5 de chez Chanel qu'un rappel de la place du patron de la FNSEA. 

Canaille le Rouge est tombé par hasard sur un article de la revue Reporterre (dont il ne partage pas forcément tous les choix) dont les sources et documents produit sont incontestable (le lien en bas de p@ge). En voici quelques extraits croustillants qui renvoient aux articles de La Canaille d'il y a quelques jours :

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2015/07/les-mysteres-de-l-ouest.html

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2015/07/la-pac-et-les-plumes-de-la-filiere-et-ses-caciques.html

Avec l'article de Reporterre et les deux ci dessus apparait nettement la place de la FNSEA et son président : un peu comme si Balkany allait défendre les dossiers du DAL chez Ségolène Royale.

Avec cela l'avenir de l'agriculture française est garanti mais comme les petits éleveurs ne veulent rien entendre et préfèrent bruler les gares, la mutalité agricole et les directions départementale de l'agriculture plutôt que de botter le cul  de ceux qui les ruinent...

Au final, ce sont les travailleurs et leur famille qui paient au prix fort la viande quand ils arrivent à en acheter.

Bonnes p@ges de l'article de Reporterre

"La métamorphose du vocabulaire – « entreprise », « PME », « marché » – illustre celle du monde agricole dans son ensemble. Le changement d’échelle des fermes traduit leur industrialisation. Dans ces grandes exploitations, la rationalisation du travail mène les machines sophistiquées à remplacer le plus possible les hommes. En novembre, les journalistes de Complément d’enquêtesont parvenus à filmer l’intérieur de l’usine des mille vaches : on y découvre le plus gros« rotolactor » de France, une machine qui permet de traire cinquante vaches en cinq minutes. Il n’y a plus de pâturage, et les animaux sont alimentés avec des composés industriels, tandis que les éleveurs sont devenus de véritables ouvriers spécialisés.

Le statut même d’agriculteur est remis en cause. La loi d’avenir agricole, votée à l’automne, en redéfinit les critères. Pour toucher les aides publiques, l’« agriculteur actif » doit désormais répondre au critère de revenu dégagé – à côté de ceux de la surface cultivée et du temps de travail. Quel sera le minimum à atteindre ? Un décret d’application en discussion doit le préciser. Mais le lobbying de la FNSEA a d’ores et déjà payé : le chiffre d’affaire est désormais un élément déterminant dans la définition du statut de l’agriculteur et de son « entreprise ».

L’industrialisation a une autre conséquence : la financiarisation de l’agriculture. La dimension des infrastructures ouvre la porte aux capitaux extérieurs, seules des entreprises à fort capital peuvent financer les acquisitions foncières et les équipements adossés. Si, jusqu’à présent, les agriculteurs restent propriétaires de leur société, on constate de plus en plus l’arrivée d’actionnaires non-agriculteurs.

L’exemple de la filière porcine en Bretagne

Deux projets de porcherie géante, inscrits également à la carte de l’industrialisation de l’agriculture, illustrent cette mutation. A Poiroux (Vendée) et à Trébrivan (Côtes-d’Armor), les deux fermes-usines prévoient d’accueillir un millier de truies qui donneront naissance à près de 25 000 porcelets par an. Outre les nuisances environnementales, ces exploitations sont symptomatiques du modèle économique qui se dessine : journal spécialisé, Porc Magazine offre dans un article intitulé « Un concentré de solutions originales » une vue approfondie de l’intérieur de la maternité de Trébrivan.

Qu’apprend-on ? Que « tout est pensé pour réduire l’importance d’une main-d’œuvre salariée »grâce à une « mécanisation complète » et « à la pointe de la technologie ». Moins de travailleurs, plus de capital : « Les originalités économiques de construction payent pour une part les équipements high-tech, les associés misent au final sur une grosse productivité allégée en main d’œuvre ».

Qui porte le projet de Trébrivan ? La SCEA (Société civile d’Exploitation Agricole) Ker Anna, qui est composée de cinq associés-fondateurs :

- Voir les statuts de la SCEA Ker Anna :

  • PDF - 591.4 ko

L’un de ces cinq associés est la SARL Kerloann, que l’on retrouve également au capital de la ferme de Poiroux, dont le projet est porté par la SCEA Village du Bois.

- Voir les statuts de la SCEA Village du Bois :

  • PDF - 61.6 ko

Initialement, la SAS Sanders Ouest était également présente dans le montage sociétaire, comme l’indiquait il y a quelques semaines un article de Ouest France, puis elle a disparu du montage final de Poiroux. Mais en réalité, la SAS Sanders Ouest n’a pas vraiment disparu du projet. Elle est en effet un actionnaire de la même SARL Kerloann, au même titre que Sanders Bretagne, Abera ou encore Les groupements de producteurs de porcs de l’Ouest et de l’Armorique :

- Voir les statuts de la SARL Kerloann :

  • PDF - 616.9 ko

Sanders Ouest est même doublement dans la Sarl Kerloann, puisque la SAS Sanders Ouest, tout comme de nouveau la SAS Sanders Bretagne, est également au capital de Porc Armor – également actionnaire de Kerloann donc – né de la fusion des groupements de producteurs de porcs de l’ouest et de l’Armorique. On y trouve aussi, entre autres, France Gènes :

- Voir les statuts de la SAS Porc Armor :

  • PDF - 569.5 ko

Vous vous y perdez ? C’est pourtant simple. Sanders Ouest, Sanders Bretagne, Abera, France Gènes sont toutes filiales d’un seul et même opérateur : Sofiproteol, rebaptisé Avril le mois dernier.

Avril-Sofiproteol, acteur omnipotent des filières de l’agro-industrie

Leader français de l’alimentation animale, avec Glon Sanders justement, le groupe Avril-Sofiproteol est très présent dans la filière porcine à travers ses filiales spécialisées dans la nutrition (Sunfeed), l’hygiène et la santé (Tecnofirm), la génétique (Adevia, fruit de la fusion deFrance Gènes, la même structure qui est au capital de Porc Armor…), et ce jusqu’à l’aval de la filière, avec les abattoirs, par le biais d’Abera – société que l’on retrouve elle au capital de la SASKerloann.

L’actualité illustre encore la volonté du groupe d’étendre son réseau : le site manchois des abattoirs AIM, dont les salariés sont en grève depuis jeudi 19 février, n’a qu’un repreneur présenté officiellement, et il se nomme… Sofiproteol.

Ce groupe peut-il être à la fois le principal acteur économique de la filière et participer au capital des nouvelles exploitations industrielles qui s’y montent ? Comment ne pas imaginer alors qu’il assure par la même occasion un débouché à ses diverses activités ?"

Pour accéder à la totalité de l'article de Reporterre, c'est ici  : http://reporterre.net/ENQUETE-1-Le-maitre-cache-de-l

Rédigé par Canaille Lerouge

Partager cet article
Repost0
25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 13:32

Publié le : 9 Août, 2015 par le Collectif communiste polex

Le quotidien Le Monde qui n'a cessé de soutenir l'accord imposé par l'UE à la Grèce, a révélé le 14/7/2015 ce que l'état Grec doit vendre selon les ordres et sous le contrôle de l'UE, pour un total de 50 milliards d'euros, qui iront pour la moitié " à restructurer les banques ", et pour un autre " au service de la dette et aux investissements " ( portion congrue pour ces derniers! )

En premier, viennent les 14 aéroports régionaux, cédés il y a plusieurs mois à l'entreprise allemande Fraport, associée pour l'occasion à une société privée grecque, pour 1, 2 milliard. Le site de l'ancien aéroport d'Athènes, revient pour 900 millions à une famille de milliardaire grecs, les Latsis, associée à un fonds chinois et un autre d'Abu Dhabi : le capitalisme mondialisé ,en matière de profits, ne se réfère pas à une nation, ni à une étiquette politique... La société nationale de jeux, l'OPAP, reviendra à un consortium tcheco-grec, sous la houlette du magnat athénien du pétrole, Melissanidis : La majeure partie du peuple Grec voit son état national dépouillé de son patrimoine, mais c'est au profit des financiers de toute origine, y compris ceux nés en Grèce. La tragédie grecque est aussi un conflit de classe, les vautours qui en tirent profit ne sont pas tous nés allemands.

Francis Arzalier

http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_130_art3.htm

Partager cet article
Repost0
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 21:10

Publié par Jean Lévy

Euro : vers de nouveaux abandons de souveraineté

 

Un nouveau rapport prônant un saut fédéral en deux étapes a été soumis au Conseil européen. Pointant les « défauts » de l’intégration monétaire, le texte propose d’enlever aux Etats de la zone euro leur souveraineté en matière de politique économique, afin de faire converger leur « compétitivité ».

« notre but commun est de rendre impensable (…) un avenir sans Europe »

Du traité de Maëstricht jusqu’à la mise en place de la gouvernance économique de la zone euro (semestre européen ; traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance ; et textes associés…) en passant par le traité de Lisbonne, d’immenses chantiers d’inspiration fédéraliste se sont succédé. La monnaie unique, les mécanismes de contrôle budgétaire et l’Union bancaire sont désormais devenus des réalités, et ce, sans que les parlements nationaux aient été, ou si peu, consultés.

Pourtant, les dirigeants européens continuent de déplorer les « défauts de construction » de l’Union économique et monétaire (UEM) qui subsistent, et ne cessent d’appeler de leurs vœux une « convergence accrue » entre les économies de la zone euro.

Depuis trois ans, les groupes de travail et rapports n’ont pas manqué : groupe informel de réflexion sur l’avenir de l’Europe (ministres), projet détaillé de la Commission « pour une Union économique et monétaire véritable et approfondie », feuille de route « vers une véritable union économique et monétaire » de l’ex-Président du Conseil Herman Van Rompuy, communications de la Commission relatives à la gouvernance économique…

C’est dans cette continuité qu’un « rapport des cinq présidents » a été soumis à la réunion du Conseil européen des 25 et 26 juin. Le président du Conseil, Donald Tusk, de l’eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, du parlement européen, Martin Schulz, de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi proposent un document visant à renforcer l’intégration économique et institutionnelle de la zone euro. Ce sont surtout les deux derniers cités qui étaient à la manœuvre.

L’objectif des auteurs a le mérite de la clarté. Ils plaident en effet pour que « les Etats membres acceptent de plus en plus de décisions communes sur des éléments de leurs propres budgets et de leurs politiques nationales », ce qu’ils nomment pudiquement le « partage de souveraineté ». Car, selon eux, « la deuxième économie du monde ne peut plus être gérée à travers de simples règles de coopération ».

Ce document propose de procéder en deux étapes : utiliser d’abord les capacités d’intégration « à traité constant », d’ici à fin juin 2017 ; puis, à partir de cette date, engager un processus de réforme desdits traités. Face à l’impopularité croissante de l’Union européenne, envisager d’emblée de nouveaux référendums serait en effet suicidaire.

Dès la première phase, chaque pays serait tenu de mettre en place une « autorité de la compétitivité », instance « chargée de surveiller les performances et les politiques en matière de compétitivité ». Ces instances nationales « indépendantes » auraient pour mandat de « s’assurer que les salaires évoluent conformément à la productivité, et de comparer les évolutions avec celles des autres pays de la zone euro, et parmi les autres partenaires commerciaux importants ». En termes simples : pas trop vite.

L’harmonisation des politiques économiques serait assurée par des « critères de convergence » supplémentaires. Outre les « coûts salariaux », l’amélioration de l’« environnement des affaires » (la « flexibilité du marché du travail », entre autres), ou la « cohésion sociale » seraient également mesurées.

Afin d’accélérer cette « convergence », les pays méritants seraient récompensés par des mécanismes de transferts financiers. Est ainsi suggérée la mise en place d’une assurance européenne des dispositifs nationaux d’indemnité chômage. On retrouvé ici l’idée promue depuis longtemps par Berlin d’un conditionnement plus strict des aides européennes, moyennant un budget communautaire renforcé.

Pour renforcer la convergence des politiques économiques, il est également proposé de modifier le calendrier actuel du semestre européen afin de faire précéder les recommandations spécifiques pour chaque Etat par une phase consacrée à l’examen de la zone euro dans son ensemble. Le document propose aussi de créer une présidence permanente de l’eurogroupe, ainsi qu’une sous-commission propre à la zone euro au sein du parlement européen.

Le rapport plaide en outre pour la création d’un « conseil budgétaire européen ». Par ailleurs, des facilités de prêts sous forme d’obligations émises par la zone euro (« project bonds » associant financement public et investissement privé) seraient lancées. En filigrane se dessine ainsi la seconde phase, qui verrait notamment la mise en place d’un véritable Trésor commun pour les pays de la zone euro.

 

Car le patron de la BCE, notamment, n’a jamais dissimulé la couleur : seul un « saut qualitatif » vers des mécanismes plus fédéraux est susceptible d’assurer la survie de la monnaie unique à moyen terme. Cela recoupe la vision des dirigeants allemands : pas d’« union de transferts » (financiers) sans prise de contrôle par Bruxelles – et, de fait, par Berlin – des finances et des budgets des Etats de la zone euro.

Cette dernière serait donc le noyau de l’intégration. Les pays n’y appartenant pas constitueraient un ensemble plus lâche, partageant essentiellement le marché unique (biens, services, capitaux, main d’œuvre).

Toutes ces idées recoupent une contribution publiée récemment dans plusieurs quotidiens européens signée par les ministres français et allemand de l’Economie. Les deux sociaux-démocrates plaidaient pour l’amorce d’un budget de la zone euro, et pour un commissaire européen chargé de cette dernière. Et concluaient leur tribune en affirmant : « notre but commun est de rendre impensable (…) un avenir sans Europe – ou avec moins d’Union ».

Magali Pernin

Auteur du blog http://www.contrelacour.fr

Partager cet article
Repost0
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 17:47

 

Dans cette vidéo, l’eurodéputée Tiziana Beghin, porte-parole du Mouvement 5 Étoiles, nous explique ce que signifie ce vote du 8 juillet 2015.

Dans cette vidéo, l’eurodéputée Tiziana Beghin, porte-parole du Mouvement 5 Étoiles, nous explique ce que signifie ce vote du 8 juillet 2015.

par ilfattoquotidiano.fr (son site) 
 

mercredi 15 juillet 2015

 

TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO

 

Tiziana Beghin – porte-parole du Mouvement 5 Étoiles

 

Le vote de ce jour sur le TTIP a été très décevant, inutile de le cacher. Mais je veux tranquilliser les citoyens : il ne s’agissait pas de voter le TTIP, mais des recommandations du parlement européen à la Commission en vue des négociations. Le vote portait sur des lignes directrices qui ne protègent pas les citoyens, très génériques, très loin de ce que veulent les citoyens.

 

Il y a un mois, si le président Schulz n’avait pas bloqué le vote, le verdict aurait été très différent, puisque tous les grands groupes étaient divisés sur ce sujet. Il a suffi d’un mois aux lobbyistes et aux groupes de pression pour transformer une recommandation beaucoup plus contraignante pour la commission, en une espèce de soupe générique qui permettra à la Commission de continuer à défendre les intérêts des multinationales plutôt que ceux des consommateurs et des citoyens. Les tribunaux arbitraux privés sont l’emblème de tout cela. Ils ont clairement été refusés lors d’une consultation sur Internet par 97% des votants, une participation record dans ce genre de consultation en ligne, et pourtant, encore une fois, l’"establishement" a décidé de ne pas en tenir compte.

 

Le président Schulz, Lange, la commissaire Malmström, continuent imperturbablement contre la volonté des citoyens. Un bel exemple de la "démocratie" européenne. Mais la lutte n’est pas terminée, ils vont continuer, avec ces tribunaux privés réformés dont personne ne sait encore en quoi ils consisteront. Mais ce qui est sûr, c’est que nous avons donné aux multinationales la possibilité de décider, c’est ce qu’ils feront, les normes les plus avantageuses pour elles, et donc d’outrepasser l’autonomie des États et la volonté de leurs citoyens.

 

Ils ont gagné une bataille, mais pas la guerre. Nous sommes toujours là, plus déterminés que jamais. Le président Schulz, que j’ai interpelé en séance plénière par "Sa Majesté", car il considère désormais le parlement comme son royaume, il y fait ce qu’il veut, pense peut-être avoir ouvert les portes aux multinationales, mais nous, du Mouvement 5 étoiles, sommes là, vigilants, et jusqu’au dernier jour, nous défendrons les intérêts de ceux qui nous ont élus, et qui paient nos salaires, les citoyens, et non les grandes compagnies.
 

Extrait du site LantiDiplomatico.it
Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

 

Pendant que tout le monde a les yeux braqués sur la Grèce, des choses importantes pour notre avenir se passent au Parlement européen, avec comme protagoniste principal son président Martin Schulz qui cette fois n’y est pas allé par quatre chemins. Il ne lui a visiblement pas suffi de faire le forcing le mois dernier pour faire reporter le vote sur le TTIP (Grand Traité transatlantique, ou TAFTA). Aujourd’hui, interprétant librement le règlement, M. Schulz est allé jusqu’à interdire le vote d’un amendement contre la clause des tribunaux arbitraux privés proposée par le Mouvement 5 Étoiles (Italien). Le plan des grandes multinationales et des lobbies a donc réussi au sein du parlement de Bruxelles et de Strasbourg. En un mois, ils sont parvenus à convaincre la majorité des eurodéputés indécis, ceux qui, jusqu’au mois dernier, auraient voté contre la clause de la discorde.

 

Partager cet article
Repost0
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 13:55
Publié le 22 Août 2015 La Canaille.  Merci à lui.

ou "Europe über alles"*

comme unique horizon

*A partir du moment où celui qui émet l'idée de souveraineté populaire est catalogué de "nationaliste de tout poil", permettez à ce que les qualifiés à leur tour estampille l'auteur de ces propos par une référence qui traduit une facette majeure de sa pensée du moment.

Évangélisation des peuplades dissidentes sur les bords du Saint Laurent

Évangélisation des peuplades dissidentes sur les bords du Saint Laurent

L'Humanité de ce samedi 22 août fait état d'un duel à l'épée, mais à 20m pour être sûr de ne pas s'atteindre entre Laurent et Joffrin, les deux étant sur un pré identifié comme le "champ de la gauche".

Laurent endossant le pourpoint de la radicalité (pourquoi pas, il ya bien un ministère du travail dans le gouvernement Valls?).

La passe d'arme est terrible, d'entrée la botte de Laurent : "les tenants de l’ordre libéral en Europe et les partisans du retour au choc des nationalismes sont les deux protagonistes d’une même impasse mortifère", puis parade du même rappelant à l'Huma que "la rupture (qu’il prône) consiste en la refondation d’une Europe sociale et démocratique".

Laurent de contre attaquer : « en acceptant, contraint, les conditions draconiennes de l’accord, c’est en quelque sorte maintenu dans la prison de l’austérité que Tsipras a décidé de continuer à mener le combat, parce que le choix alternatif du Grexit n’était pas celui de la liberté mais du condamné à mort ».

Cette phrase, Laurent en a-t-il mesuré le sens ? renvoie à la geste révolutionnaire. Combien va-t-elle blesser de communistes authentiques qui par sentiment sont attachés à une image glorieuse du PCF ?

Pour P. Laurent il vaut mieux vivre couché que mourir debout en luttant . Dans la prison de l'austérité, la mortalité infantile (parce que les gosses sont incarcérés dans cette geôle où les vieux sont euthanasiés) a augmenté de 50%.

Preuve que c'est la mort couchée qui est au bout de cette voie.

Le but d'un parti communiste depuis le Manifeste de 1848 , confirmé ici par la Commune puis en 1920 à Tours et considéré comme l'orientation de fond de la pensée communiste est-il de modifier les institutions continentales modelées par le capital ou de s'affranchir de sa domination  et d'assurer l'appropriation collective des moyens de production et d'échange pour émanciper l'humanité de l'exploitation capitaliste ?

Depuis bientôt vingt ans cette question n'est plus dans les fontes de la cavalerie du P"c"F.

Interêt de cet article, il semble que Laurent précise le fond de sa pensée avec cet échange. Jamais n'apparait la question de l'exploitation. Sont-ce des lois européennes qui organisent la répression dans les entreprises, qui criminalisent les syndicalistes ou le patronat et un gouvernement qui lui sert (sans qu'aucun texte européen autre que des choix partisans) le lui impose ? L'idée des transpositions des directives européennes (qui avec la casse des statuts les privatisation, sont un des aspects réels de cette europe du capital) est -elle liée aux lois macron ?

Non il s'agit d'un choix délibéré du PS pour s'affider toujours plus au capital et gérer loyalement dans son intérêt.

Et dès lors pourquoi cette désertion par le P"c"F du combat national par la souveraineté constitutionel du peuple ? 

Nous avons maintenant confirmation officielle que la direction du P"c"F accepte la forfaiture de 2005 puisqu'il ne relève plus le gant du respect du verdict des urnes en acceptant la superstructure étatique européenne rejetée alors  par notre peuple.

Poussons le débat : il n'y aurait d'issue que par une refondation de l'Europe laquelle en l'état n'est possible que par un accord unanime des pays membres. Une UE bordée par une "constitution" qui interdit de contester le primat du capital exprimé par cette fameuse concurence libre et non faussée laquelle interdit aux peuples de s'assurer la maîtrise de leurs orientations sociales, politiques et économiques.

Au mieux un donquichottisme politique qui disqualifie le cavalier d'une rossinante nourrie aux choux de Bruxelles, plus certainement l'apparition d'une forme politicienne d'Alzheimer qui enjolive le passé lointain pour éviter de mesurer celui immédiat et afficher une dégénérescence cérébrale irréversible.

La conclusion de Laurent porte en elle-même aveu et condamnation de la stratégie de son auteur :"Cette gauche réformiste, relève Pierre Laurent, est aujourd’hui alignée sur les positions de la droite libérale. La seule voie pour la gauche, c’est justement l’audace de la transformation de l’Europe dont la social-démocratie ne fait preuve nulle part."

Mais comme ce "nulle part" intègre de fait le PGE et le GUE dont aucun texte ne condamne le système auquel la social démocratie à décidé de servir de paillasson, comme l'émancipation du salariat n'est plus dans les objectifs du parti dirigé par P. laurent qui en cela ne peut donc plus se parer de l'objectif-titre de communiste : la suppression du rapport social d'exploitation qui se nomme capitalisme, celui ci prend place sur l'étagère de ce qu'il dit combattre : les partis socio-démocrates. 

C'est d'ailleurs depuis Kautsky ce qui caractérise l'espèce : s'inscrire dans l'institutionnel et sa délégation de pouvoir pour gérer l'état et refuser de s'en prendre à ceux qui exercent leur hégémonie de classe sur cet état. Depuis le Manifeste de 1848 mais aussi après Lafargue, Rosa Luxembourt, Lénine, Liebknecht, Politzer, bien sûr Gramsci , tous ont publié là-dessus.

Il se trouve que d'ici quelques jours, lors du rassemblement du Bourget, seront présents un nombre considérable d'éditeurs parmi lesquels ceux de textes politiques théoriques.

Il serait bon que ceux-ci préparent un filet garni des classiques de la pensée anticapitaliste (et aussi des réformistes). Bien sûr, l'école marxiste classique mais pas que,  même les oeuvres de jeunesse de Boccara y ont leur place (si, si, sans rire) , pour qu'il puissent les étudier.

Canaille le Rouge a souvenir qu'au comité fédéral du PCF d'alors, le jeune Laurent des années 90, pourtant issu directement de l'université pour devenir dirigeant politique (c'est peut-être pour cela que le rapport social d'exploitation lui est si étranger) ne brillait pas de connaissance en la matière et comme disait Brassens, ses propos rapportés dans l'Huma le confirment : "Le temps ne fait rien à l'affaire".

Rédigé par Canaille Lerouge

Partager cet article
Repost0
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 13:53
 

 

 

photo selon une étude portant sur 600 000 personnes, les horaires de travail à rallonge augmentent considérablement les risques de faire un accident vasculaire cérébrale. © joël le gall/ ouest-france

Selon une étude portant sur 600 000 personnes, les horaires de travail à rallonge augmentent considérablement les risques de faire un accident vasculaire cérébrale.© Joël LE GALL/ Ouest-France

Selon une étude portant sur 600 000 personnes, les horaires de travail à rallonge augmentent considérablement les risques de faire un accident vasculaire cérébrale.

En analysant les données fournies par des études portant sur 600 000 personnes originaires d'Europe, des États-Unis et d'Australie, des chercheurs ont découvert que travailler plus de 55 heures par semaine augmentait de 33 % le risque de faire un AVC et de 13 % celui de développer une maladie des coronaires (les artères nourricières du cœur) par rapport à un travail hebdomadaire de 35 à 40 heures. 

Ce résultat a été obtenu en suivant pendant 7 à 8 ans des hommes et des femmes qui n'avaient aucune maladie cardiovasculaire connue au début de l'étude. Il a été pondéré en tenant compte des autres facteurs de risques des maladies cardiovasculaires - tabagisme, consommation d'alcool ou sédentarité -, précise l'étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.

Stress et horaires allongés

Ses auteurs relèvent que le risque d'AVC n'apparaît pas brutalement au-delà de 55 heures de travail hebdomadaires mais augmente parallèlement à la durée du travail : 10 % de plus chez les personnes travaillant entre 41 et 48 heures et 27 % de plus chez ceux travaillant entre 49 et 54 heures..

« Les professionnels de santé devraient être conscients du fait que de longs horaires de travail sont associés à un accroissement significatif du risque d'AVC et peut-être également de maladie coronaire » souligne le Pr Mika Kivimäki, professeur d'épidémiologie à l'University College de Londres et coordinateur de l'étude.

Le rôle joué par le stress dans plusieurs maladies cardiovasculaires dont les infarctus et les AVC a déjà fait l'objet de nombreuses études, contrairement aux horaires de travail qui n'avaient jusqu'à présent pas été étudiés avec autant de précision.

La France, en 9e position

Dans un commentaire joint à l'étude, le Dr Urban Janlert de l'université suédoise Umea rappelle pour sa part que parmi les membres de l'OCDE (Organisation pour la coopération économique et le développement), la Turquie a la plus grosse proportion de salariés travaillant plus de 50 heures hebdomadaires (43 %), alors que les Pays-Bas ont la proportion la plus faible, moins de 1 %.

Juste derrière la Turquie, on trouve le Mexique (28,8 %) et la Corée du Sud (27,1 %). La France arrive en 9e position (8,7 %) alors que l'Allemagne compte seulement 5,6 % d'employés réalisant plus de 50 heures de travail par semaine, selon des chiffres publiés en avril par l'OCDE.

Plutôt que de réduire les horaires de travail, ce qui risque d'être « difficile ou impossible » à mettre en œuvre, « la plupart d'entre nous pourrions réduire le temps passé assis, augmenter notre activité physique et améliorer notre alimentation » suggère de son côté le Dr Tim Chico, un consultant en cardiologie, non lié à l'étude.

Ouest-France  

Partager cet article
Repost0
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 13:46

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Partager cet article
Repost0
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 13:30

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

Partager cet article
Repost0
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 13:23

Publié par Michel El Diablo

LOI MACRON et « zones touristiques internationales » (ZTI) : un communiqué de l'UD CGT de Paris

Communiqué de l'UD CGT Paris sur le projet de décrets loi Macron zones touristiques et gares:

Les syndicats CGT parisiens ont reçu, pour consultation, plusieurs projets de décrets d’application de la loi Macron. Ces projets concernent les « zones touristiques internationales » (ZTI) et les gares dans lesquelles les commerces seraient autorisés à employer des salariés le dimanche de manière permanente.

Ils montrent qu’à la suite du processus autoritaire qui a présidé à l’adoption du texte par le Parlement et l’utilisation à trois reprises de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution devant l’Assemblée Nationale, le Gouvernement :

• Viole l’esprit même du texte de la loi en projetant d’inclure dans les ZTI des zones qui ne connaissent pas une affluence touristique internationale particulière ;
• Qu’il viole également la démocratie locale, ne tenant aucun compte de l’avis donné par le conseil de Paris au début de l’année 2015 sur le rapport de la MIE.

Si, pour sa part, la CGT s’oppose au principe même d’une déréglementation du temps de repos le dimanche et la nuit, dans l’intérêt des travailleurs, il nous semble que les projets de décrets envoyés le 14 août méritent une réaction ferme pour préserver les droits des salariés des professions directement ou indirectement concernées et celles des parisiens, notamment des riverains des zones ciblées.

Notre Union départementale sollicite donc auprès d’Anne Hidalgo, Maire de Paris, une rencontre dans un délai rapide, au vu des dates imposées par le Gouvernement qui exige une première réponse le 15 septembre 2015 au plus tard.

Elle appelle les salariés et les habitants de la Capitale à s’unir pour faire obstacle à un projet inspiré par de grandes chaînes de la distribution, à leur seul profit et qui ne voient l’avenir de Paris que sous l’angle d’un gigantesque centre commercial.

Fait à Paris, le 21 août 2015

 

Partager cet article
Repost0
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 09:39

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents