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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 14:15
Vu sur FR3 Normandie.  Une députée de droite et le maire de droite de Forges les Eaux sont venus apporter leur soutien aux éleveurs manifestants.  Les gouvernements de droite n'ont pourtant jamais freiné la disparition des petites exploitations familiales.  Mais ont au contraire soutenu l'agriculture industrielle.  Tout comme le gouvernement socialiste d'aujourd'hui qui temporise et refuse de fixer, par la loi, des prix minimum d'achat aux producteurs pour la grande distribution et les industriels de la viande. AC.

Des éleveurs bovins et laitiers haut-normands de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs se sont réunis à l'occasion du concours des boeufs de boucherie de Forges-les-Eaux (Seine-Maritime). A l'approche du sommet des ministres de l'Agriculture européens, leur colère est intacte.

  • Par Marianne Skorpis
  • Publié le 26/08/2015 | 12:56, mis à jour le 26/08/2015 | 12:56 Extraits
 

© Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte

 

Les éleveurs bovins et laitiers français sont toujours inquiets pour leur avenir. Un mois après des manifestations qui ont émaillé une bonne partie de l'Hexagone, des membres de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs se sont donnés rendez-vous ce mercredi 26 août 2015 lors du concours interdépartemental des bovins de boucherie. L'objectif : relancer leur mouvement à l'approche de la rentrée et dix jours avant le conseil des ministre de l'Agriculture européens demandé par le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll. Ces professionnels demandent toujours une rémunération plus juste et un allégement des contraintes administratives qui pèsent sur leur activité. Une manifestation nationale aura lieu le 3 septembre à Paris.

Cent-vingt tracteurs venus d'une dizaine de communes de la région étaient attendus sur place [...]

© Frédéric Nicolas

© Frédéric Nicolas

 

© Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte© Frédéric Nicolas

© Frédéric Nicolas

 

 

© Frédéric Nicolas

 

© Frédéric Nicolas

 

© Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte

 

© Stéphane L'Hôte

© Frédéric Nicolas

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 21:33

Par sur le blog Russseurope· 5 août 2015

Un sondage qui vient d’être réalisé en Grèce par BridgingEurope.net sur la période du 22 au 24 juillet 2015, présente des résultats intéressants, qui témoignent d’un changement d’attitude au sein de la population grecque[1]. Le désenchantement vis-à-vis de Syriza apparaît nettement, mais sans que cela change – pour l’instant – les pronostics pour des élections législatives anticipées, qui auront très probablement lieu cet automne. Le changement le plus spectaculaire porte sur l’Euro. L’écart entre le nombre de grecs désireux de garder l’Euro et ceux désireux de la quitter apparaît bien plus faible que ce qu’annonçaient les sondages de début juillet. Par ailleurs, une majorité absolue des personnes interrogées pense que la Grèce va sortir de l’Euro. Et cela qu’ils approuvent ou désapprouvent cette option.

Il convient d’être prudent quant à ces résultats. Les sondages en Grèce sont assez peu fiables. Celui-ci, cependant, a été fait par un organisme étranger. Il utilise la méthode des appels téléphoniques. Or, cette méthode tend à minorer la part des plus démunis dans le sondage et à décaler l’échantillon, ne serait-ce que de quelques points, vers les classes moyennes, dont on sait qu’elles sont très opposées à une sortie de la Grèce de l’Euro. On peut donc raisonnablement penser que l’écart est encore plus faible que ce qui est indiqué dans ce sondage.

 

Une « trahison » de la part de SYRIZA

Les premières questions portent sur l’appréciation de la politique de Syriza. La politique actuelle du gouvernement est rejetée, ou considérée comme insatisfaisante, par 77% des personnes interrogées. Mais, ce qui est véritablement important, ce sont les raisons pour lesquelles cette politique est rejetée :

Tableau 1

Pensez-vous que Syriza aitabandonné son programme

électoral ?

  Pensez vous que le gouvernement grec ait capitulé devant ses créanciers  
Oui 83% Oui 76%
Non 9% Non 9%
Ne sait pas/ne se prononce pas 8% Ne sait pas/ne se prononce pas 15%

On ne trouve que 9% des personnes interrogées qui ont répondu « non » à ces deux questions. Plus de trois grecs sur quatre estiment que le gouvernement a bien « capitulé » devant les exigences des créanciers. Le ressenti de la population grecque, si on doit suivre ce sondage, est bien celui d’une trahison.

Pourtant, et ce point est important, la rupture au sein de Syriza provoquée par le diktat du 13 juillet n’est pas ressentie comme une bonne chose.

Tableau 2

Pensez vous que la rupture au sein de Syriza soit un bon ou mauvais développement

Ensemble   Electeurs de Syriza  
Bon 31% Bon 16%
Mauvais 58% Mauvais 79%
Ne sait pas/ne se prononce pas 11% Ne sait pas/ne se prononce pas 5%

Ces chiffres montrent que, d’une certaine manière, la population grecque reste attachée à un gouvernement de Syriza. Compte tenu du système électoral grec, qui a été bien intériorisé par la population, une division de Syriza risque de ramener la droite (Nouvelle Démocratie ou le parti To Potami « La Rivière ») au pouvoir. En effet, les élections sont à la proportionnelle, mais le parti arrivé en tête obtient une majoration de 50 sièges. Le risque évident est que, dans le cas d’une division, Syriza arrive en seconde position derrière la Nouvelle Démocratie (qui comme le disent de nombreux grecs est un double mensonge car n’étant ni nouveau ni démocratique). Or, de cela, non seulement les électeurs de Syriza ne veulent pas, mais il semble bien que l’ensemble de la population, lassée de l’alternance entre deux formations, le PASOK (socialiste) et la Nouvelle Démocratie, également népotistes et corrompues, ne le souhaitent pas non plus. Ce résultat est confirmé par les intentions de votes suivantes :

Tableau 3

Intention de vote en cas d’élections anticipées

Syriza 33,2%
Nouvelle Démocratie 18,6%
To Potami (La Rivière) 6,4%
Aube Dorée 5,9%
KKE (Parti communiste de Grèce) 5,2%
Grecs Indépendant (ANEL) 4,1%
PASOK 3,0%
Divers 4,2%
Ne se prononcent pas 19,4%

Ces résultats sont extrêmement intéressants. En premier lieu, ils montrent que le bloc des électeurs de Syriza est toujours fortement majoritaire. Ensuite, les partis pro-européens traditionnels restent très faibles. Le bloc Nouvelle Démocratie – To Potami – PASOK ne ferait que 28% des suffrages. On ne voit aucune montée, suite à la déception enregistrée avec Syriza, des partis représentants la position traditionnelle d’acceptation des conditions de la Troïka. Ce bloc des trois partis, qui représentait « l’espoir » des institutions européennes, reste très faible dans les intentions de vote. De même, les partis représentants une oppositions radicale, que ce soit Aube Dorée pour l’extrême droite ou la KKE pour l’extrême gauche, ne progressent pas. Enfin, et ce point est important, il y a une hausse forte de la catégorie « ne se prononcent pas ». Or, il n’est pas impossible que, au sein de cette catégorie, on ait soit des électeurs « ex-Syriza » qui attendent pour se prononcer de voir apparaître un nouveau parti à la gauche de Syriza, soit que l’on ait aussi des électeurs qui n’osent pas avouer aux sondeurs qu’ils ont fait le choix d’Aube Dorée. Il semble bien que l’augmentation importante de cette catégorie reflète un réel problème au sein des électeurs grecs.

 

L’Euro, un sujet qui fâcherait moins

Un autre enseignement de ce sondage est l’évolution des représentations liées à l’Euro. Tout d’abord, il convient de relever l’extrême scepticisme des grecs au sujet de l’accord signé le 13 juillet.

Tableau 4

Pensez vous qu’un accord de « bail-out » aboutisse à une amélioration des conditions sociales et économiques de la Grèce ?

Ensemble   Electeurs de Syriza  
Oui 8% Oui 7%
Non 73% Non 82%
Ne sait pas/ne se prononce pas 19% Ne sait pas/ne se prononce pas 11%

Ce qui est frappant, ici, c’est la relative unanimité des réponses. Massivement, les personnes sondées ne pensent pas que les conditions économiques et sociales de la Grèce seront améliorées par un accord avec les créanciers. Visiblement, l’accord du 13 juillet est bien perçu pour ce qu’il est : une capitulation qui n’entraînera aucune amélioration de la situation. La perspective d’une sortie de l’Euro est désormais vue comme inévitable, et le pourcentage séparant les avis favorables et opposés à cette sortie se réduit. On était à près de 75% d’opinions opposées à une sortie de l’Euro à la fin juin.

Tableau 5

Dans les circonstances présentes préférez-vous rester ou sortir de l’Euro   Pensez vous qu’un GREXIT ait été évité  
Rester 41% Oui 32%
Sortir 36% Non 58%
Ne sait pas/ne se prononce pas 23% Ne sait pas/ne se prononce pas 10%

En un sens, la seconde question est même plus importante que la première. Si la population « croit » en une sortie de l’Euro (le Grexit), elle se comportera comme si cette sortie devait survenir, en particulier du point de vue de son comportement face au système bancaire. Dans ces conditions, une sortie risque fort d’être inévitable. C’est le phénomène connu sous le non d’anticipation « auto-réalisatrice ». Le fait que 58% de la population pense qu’une sortie est inévitable va peser considérablement sur les comportements économiques et financiers des ménages et des entreprises. Mais, il faut aussi noter que le nombre de personnes sondées qui préfère rester dans l’Euro semble s’être profondément effondré depuis moins d’un mois. Il n’y a plus aujourd’hui que 41% des personnes sondées à vouloir rester dans l’Euro, face à 36% de personnes considérant qu’il serait préférable que la Grèce sorte. La marge de 5% entre les deux positions est très faible et, vraisemblablement correspond à la marge d’erreur d’un sondage réalisé par téléphone.

On assiste donc bien à un véritable retournement de l’opinion sur ce point.

 

 

 

[1] Ce sondage peut être téléchargé à l’adresse suivante : http://www.bridgingeurope.net/uploads/8/1/7/1/8171506/be_nationwide_poll_july2015.pdf

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 14:36

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 13:52

Publié par Jean Lévy sur son blog Ça n'empêche pas Nicolas

 L'Agent Orange : Pendant plus de 10 ans, l'US Army a incendié le Viet Nam et ses habitants d'armes biologiques et chimiques...Qui s'en souvient ?
 L'Agent Orange : Pendant plus de 10 ans, l'US Army a incendié le Viet Nam et ses habitants d'armes biologiques et chimiques...Qui s'en souvient ?

AGENT ORANGE 

Dow Chemical, Monsanto, 
Diamond, Uniroyal...
Découvrez les crimes impunis des marchands de la mort

Quatre décennies plus tard,

enfin le temps des responsabilités ?

  • Agent Orange, Apocalypse Viêt Nam

Alors que Nguyên Phu Trong, secrétaire général du Parti communiste du Vietnam, avait déclaré en juillet que les relations entre le Vietnam et les Etats Unis avaient fait un « grand bond en avant », ces derniers n’ont toujours pas officiellement reconnu les conséquences dramatiques des épandages d’agent orange pendant la guerre. Une Viet Kieu de 73 ans pourrait faire évoluer les choses…

 

C’est le 10 août 1961 que l’armée américaine a pour la première fois utilisé l’agent orange au Vietnam, dans la province de Kontum. C’était le début de l’opération Ranch Hand dont l’un des objectifs était d’affaiblir les rebelles vietnamiens en rasant leurs champs et ainsi en les affamant.

En 10 ans, après plus de 6500 épandages et 75 millions de litres pulvérisés, 10 millions d’hectares de terres agricoles avaient été détruits et 12% des territoires du Sud Vietnam avaient été contaminés.

A certains endroits, le taux de concentration en TCDD (une dioxine réputée pour être la molécule la plus toxique jamais créée par l’homme) était plusieurs centaines de fois supérieur au taux recommandé par l’Agence de Protection de l’Environnement aux Etats Unis.

Dès 1966, les Nations Unies avaient déclaré que les Etats Unis violaient le Protocole de Genève de 1925 réglementant l’utilisation des armes biologiques et chimiques. Les Etats Unis avaient riposté à cette époque en affirmant que l’agent orange n’était qu’un désherbant utilisé pour détruire les cultures et plantations qui nourrissaient les guérilleros et non pas une arme destinée à tuer des êtres humains…

En parallèle, dès 1965, Arthur Galston, botaniste américain et à l’origine malgré lui de l’agent orange, commença à faire du lobbying auprès de la communauté scientifique et du gouvernement américain afin que l’utilisation de ce défoliant soit stoppé craignant les effets qu’il pourrait avoir sur les êtres humains et sur l’environnement.

Mais ce n’est qu’en 1971, suite à la publication de ses conclusions sur l’impact de l’agent orange sur des rats de laboratoire que le Président Richard Nixon se décida à finalement bannir l’utilisation de cette substance.

Sauf qu’entre temps le mal était fait… L’usage intensif de substance hautement toxique avait entraîné de graves problèmes environnementaux et de terribles pénuries qui ont affamé des centaines de milliers de civils vietnamiens dans les années 60. Et elle a aussi provoqué de nombreuses maladies incurables qui continuent d’affecter les nouvelles générations…

Selon le gouvernement vietnamien, 4 millions de citoyens auraient été exposés à l’agent orange et 3 millions souffriraient encore de pathologies qui en résultent (maladies de peau, cancers, …).

Depuis la fin de la guerre, plus de 500 000 enfants seraient nés avec des malformations génétiques…

Et encore aujourd’hui, certains entrepôts qui avaient servi à stocker l’argent orange pendant la guerre seraient toujours contaminés (le taux de dioxine dans la base aérienne de Danang par exemple serait encore 350 fois supérieur aux recommandations internationales).

La terre et les sédiments souillés continuent d’affecter la chaine alimentaire et le quotidien des Vietnamiens.

Le gouvernement américain dément quant à lui toujours le nombre de victimes. En effet, alors qu’il reconnait implicitement les conséquences de l’agent orange puisque plusieurs milliers de ses vétérans sont financièrement dédommagés pour des maladies qui y sont liées, il n’en a toujours pas officiellement reconnu les conséquences sur la population vietnamienne et aucune victime n’a jamais été indemnisée au Vietnam.

Un premier pas va cependant peut-être bientôt être fait, non pas au Vietnam ni aux Etats Unis, mais en France. Mme Trân Tô Nga, une Française d’origine vietnamienne victime de l’agent orange, a en effet intenté un procès contre vingt six entreprises américaines qui seraient impliquées dans la production ou l’approvisionnement de cette dioxine pendant la guerre.

Parmi lesquelles on retrouve notamment Monsanto. Deux avocats français du cabinet William Bourdon & Forestier la défendent dans ce procès sans précédent et, même s’il ne permettra pas d’indemniser les victimes vietnamiennes puisqu’il ne concerne que cette Viet Kieu de 73 ans, ce procès pourrait redonner espoir à ces milliers de victimes et il est suivi avec beaucoup d’attention ici au Vietnam.

Une marche en soutien à Mme Trân Tô Nga et organisée par l’AVAO (Association des Victimes de l’Agent Orange, qui fête ses 10 ans cette année) a même réuni plus de 8 000 personnes à Ho Chi Minh Ville.

Cette marche a eu lieu en amont du 10 Août, Journée de l’Agent Orange, et au moment du lancement de la campagne Orange Pain 2015, qui a pour objectif de lever des fonds pour les victimes.

Pour participer, il suffit d’envoyer DACAM par SMS au 1409 avant le 30 septembre. 18 000 VND par SMS seront reversés à l’AVAO (0,75 euro). 500 000 euros ont ainsi été collectés depuis la première campagne en 2011 et ont permis d’améliorer le quotidien des familles de victimes.

 

Marielle Capelle

(lepetitjournal.com/Hochiminhville)

24 Août 2015

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 13:49

Mardi 21 Juillet 2015 à 11:20

Propos recueillis par
Alors que l'exécutif vient d'annoncer un plan d'urgence, Philippe Collin, agriculteur et ancien porte-parole de la Confédération paysanne, explique que la situation que connaissent aujourd'hui les éleveurs est finalement assez proche de celle des Grecs. D'ailleurs, pour Collin, la "liquidation de l'agriculture française" relève d'un "choix politique" consistant pour les Etats de l'Union européenne a abandonné "depuis vingt-cinq, trente ans" leurs "marges de manœuvre".
Mobilisation des éleveurs à Caen, 20 juillet 2015 - ROBERT BEAUFILS/SIPA

Marianne : La grande distribution jure avoir respecté ses engagements du 17 juin dernier, à savoir rémunérer davantage les éleveurs qui vendent leur production à perte depuis plusieurs mois. « Nous avons augmenté comme prévu les prix de 5 centimes chaque semaine » explique par exemple le délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), Jacques Creyssel. « Visiblement cet argent ne va pas dans la poche des éleveurs » ajoute-t-il. Or selon Le Figaro, « le boeuf n'a augmenté que de 7 centimes le kilo (...) et il manque en outre 20 centimes le kilo pour le porc. » Qu’en est-il ? 
Philippe Collin : L’une des difficultés, c'est de pouvoir vérifier les chiffres. Ce qu’on peut conclure néanmoins, c’est que, si la FCD dit vrai, et que ça ne marche pas, cela signifie que l’accord était de la poudre aux yeux. On a organisé un deal pour mettre en place un espèce d’écran de fumée sur une situation qui est sérieuse. D'abord, jamais les coûts de production n’ont été intégrés dans la fixation des prix aux producteurs. D'autant qu'il y a aujourd’hui une augmentation des coûts de production notamment liée à la sécheresse que connaissent bon nombre de régions. Ce qui amplifie les problèmes déjà existants. Résultat : si on augmente trop faiblement les prix, on continue de maintenir une sous-rémunération du travail paysan.

[...]

Lire la suite sur Marianne.net ici.

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 13:45

sur le dos

des cochons de payants...

et des petits agriculteurs

Publié le 19 Août 2015 par Canaille Lerouge

Quand Beulin fait son lard

Crise de l'élevage porcin, prix du KG sur Pied, la Coperl qui, condamnée pour fraude trafic et empoisonnement volontaire (ici l'article de Roger repris par canaille-le-rouge.over-blog.), négocie en direct avec Le Foll.

Ne manquait dans ce paysage où le lisier joue le N°5 de chez Chanel qu'un rappel de la place du patron de la FNSEA. 

Canaille le Rouge est tombé par hasard sur un article de la revue Reporterre (dont il ne partage pas forcément tous les choix) dont les sources et documents produit sont incontestable (le lien en bas de p@ge). En voici quelques extraits croustillants qui renvoient aux articles de La Canaille d'il y a quelques jours :

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2015/07/les-mysteres-de-l-ouest.html

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2015/07/la-pac-et-les-plumes-de-la-filiere-et-ses-caciques.html

Avec l'article de Reporterre et les deux ci dessus apparait nettement la place de la FNSEA et son président : un peu comme si Balkany allait défendre les dossiers du DAL chez Ségolène Royale.

Avec cela l'avenir de l'agriculture française est garanti mais comme les petits éleveurs ne veulent rien entendre et préfèrent bruler les gares, la mutalité agricole et les directions départementale de l'agriculture plutôt que de botter le cul  de ceux qui les ruinent...

Au final, ce sont les travailleurs et leur famille qui paient au prix fort la viande quand ils arrivent à en acheter.

Bonnes p@ges de l'article de Reporterre

"La métamorphose du vocabulaire – « entreprise », « PME », « marché » – illustre celle du monde agricole dans son ensemble. Le changement d’échelle des fermes traduit leur industrialisation. Dans ces grandes exploitations, la rationalisation du travail mène les machines sophistiquées à remplacer le plus possible les hommes. En novembre, les journalistes de Complément d’enquêtesont parvenus à filmer l’intérieur de l’usine des mille vaches : on y découvre le plus gros« rotolactor » de France, une machine qui permet de traire cinquante vaches en cinq minutes. Il n’y a plus de pâturage, et les animaux sont alimentés avec des composés industriels, tandis que les éleveurs sont devenus de véritables ouvriers spécialisés.

Le statut même d’agriculteur est remis en cause. La loi d’avenir agricole, votée à l’automne, en redéfinit les critères. Pour toucher les aides publiques, l’« agriculteur actif » doit désormais répondre au critère de revenu dégagé – à côté de ceux de la surface cultivée et du temps de travail. Quel sera le minimum à atteindre ? Un décret d’application en discussion doit le préciser. Mais le lobbying de la FNSEA a d’ores et déjà payé : le chiffre d’affaire est désormais un élément déterminant dans la définition du statut de l’agriculteur et de son « entreprise ».

L’industrialisation a une autre conséquence : la financiarisation de l’agriculture. La dimension des infrastructures ouvre la porte aux capitaux extérieurs, seules des entreprises à fort capital peuvent financer les acquisitions foncières et les équipements adossés. Si, jusqu’à présent, les agriculteurs restent propriétaires de leur société, on constate de plus en plus l’arrivée d’actionnaires non-agriculteurs.

L’exemple de la filière porcine en Bretagne

Deux projets de porcherie géante, inscrits également à la carte de l’industrialisation de l’agriculture, illustrent cette mutation. A Poiroux (Vendée) et à Trébrivan (Côtes-d’Armor), les deux fermes-usines prévoient d’accueillir un millier de truies qui donneront naissance à près de 25 000 porcelets par an. Outre les nuisances environnementales, ces exploitations sont symptomatiques du modèle économique qui se dessine : journal spécialisé, Porc Magazine offre dans un article intitulé « Un concentré de solutions originales » une vue approfondie de l’intérieur de la maternité de Trébrivan.

Qu’apprend-on ? Que « tout est pensé pour réduire l’importance d’une main-d’œuvre salariée »grâce à une « mécanisation complète » et « à la pointe de la technologie ». Moins de travailleurs, plus de capital : « Les originalités économiques de construction payent pour une part les équipements high-tech, les associés misent au final sur une grosse productivité allégée en main d’œuvre ».

Qui porte le projet de Trébrivan ? La SCEA (Société civile d’Exploitation Agricole) Ker Anna, qui est composée de cinq associés-fondateurs :

- Voir les statuts de la SCEA Ker Anna :

  • PDF - 591.4 ko

L’un de ces cinq associés est la SARL Kerloann, que l’on retrouve également au capital de la ferme de Poiroux, dont le projet est porté par la SCEA Village du Bois.

- Voir les statuts de la SCEA Village du Bois :

  • PDF - 61.6 ko

Initialement, la SAS Sanders Ouest était également présente dans le montage sociétaire, comme l’indiquait il y a quelques semaines un article de Ouest France, puis elle a disparu du montage final de Poiroux. Mais en réalité, la SAS Sanders Ouest n’a pas vraiment disparu du projet. Elle est en effet un actionnaire de la même SARL Kerloann, au même titre que Sanders Bretagne, Abera ou encore Les groupements de producteurs de porcs de l’Ouest et de l’Armorique :

- Voir les statuts de la SARL Kerloann :

  • PDF - 616.9 ko

Sanders Ouest est même doublement dans la Sarl Kerloann, puisque la SAS Sanders Ouest, tout comme de nouveau la SAS Sanders Bretagne, est également au capital de Porc Armor – également actionnaire de Kerloann donc – né de la fusion des groupements de producteurs de porcs de l’ouest et de l’Armorique. On y trouve aussi, entre autres, France Gènes :

- Voir les statuts de la SAS Porc Armor :

  • PDF - 569.5 ko

Vous vous y perdez ? C’est pourtant simple. Sanders Ouest, Sanders Bretagne, Abera, France Gènes sont toutes filiales d’un seul et même opérateur : Sofiproteol, rebaptisé Avril le mois dernier.

Avril-Sofiproteol, acteur omnipotent des filières de l’agro-industrie

Leader français de l’alimentation animale, avec Glon Sanders justement, le groupe Avril-Sofiproteol est très présent dans la filière porcine à travers ses filiales spécialisées dans la nutrition (Sunfeed), l’hygiène et la santé (Tecnofirm), la génétique (Adevia, fruit de la fusion deFrance Gènes, la même structure qui est au capital de Porc Armor…), et ce jusqu’à l’aval de la filière, avec les abattoirs, par le biais d’Abera – société que l’on retrouve elle au capital de la SASKerloann.

L’actualité illustre encore la volonté du groupe d’étendre son réseau : le site manchois des abattoirs AIM, dont les salariés sont en grève depuis jeudi 19 février, n’a qu’un repreneur présenté officiellement, et il se nomme… Sofiproteol.

Ce groupe peut-il être à la fois le principal acteur économique de la filière et participer au capital des nouvelles exploitations industrielles qui s’y montent ? Comment ne pas imaginer alors qu’il assure par la même occasion un débouché à ses diverses activités ?"

Pour accéder à la totalité de l'article de Reporterre, c'est ici  : http://reporterre.net/ENQUETE-1-Le-maitre-cache-de-l

Rédigé par Canaille Lerouge

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 13:32

Publié le : 9 Août, 2015 par le Collectif communiste polex

Le quotidien Le Monde qui n'a cessé de soutenir l'accord imposé par l'UE à la Grèce, a révélé le 14/7/2015 ce que l'état Grec doit vendre selon les ordres et sous le contrôle de l'UE, pour un total de 50 milliards d'euros, qui iront pour la moitié " à restructurer les banques ", et pour un autre " au service de la dette et aux investissements " ( portion congrue pour ces derniers! )

En premier, viennent les 14 aéroports régionaux, cédés il y a plusieurs mois à l'entreprise allemande Fraport, associée pour l'occasion à une société privée grecque, pour 1, 2 milliard. Le site de l'ancien aéroport d'Athènes, revient pour 900 millions à une famille de milliardaire grecs, les Latsis, associée à un fonds chinois et un autre d'Abu Dhabi : le capitalisme mondialisé ,en matière de profits, ne se réfère pas à une nation, ni à une étiquette politique... La société nationale de jeux, l'OPAP, reviendra à un consortium tcheco-grec, sous la houlette du magnat athénien du pétrole, Melissanidis : La majeure partie du peuple Grec voit son état national dépouillé de son patrimoine, mais c'est au profit des financiers de toute origine, y compris ceux nés en Grèce. La tragédie grecque est aussi un conflit de classe, les vautours qui en tirent profit ne sont pas tous nés allemands.

Francis Arzalier

http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_130_art3.htm

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 21:10

Publié par Jean Lévy

Euro : vers de nouveaux abandons de souveraineté

 

Un nouveau rapport prônant un saut fédéral en deux étapes a été soumis au Conseil européen. Pointant les « défauts » de l’intégration monétaire, le texte propose d’enlever aux Etats de la zone euro leur souveraineté en matière de politique économique, afin de faire converger leur « compétitivité ».

« notre but commun est de rendre impensable (…) un avenir sans Europe »

Du traité de Maëstricht jusqu’à la mise en place de la gouvernance économique de la zone euro (semestre européen ; traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance ; et textes associés…) en passant par le traité de Lisbonne, d’immenses chantiers d’inspiration fédéraliste se sont succédé. La monnaie unique, les mécanismes de contrôle budgétaire et l’Union bancaire sont désormais devenus des réalités, et ce, sans que les parlements nationaux aient été, ou si peu, consultés.

Pourtant, les dirigeants européens continuent de déplorer les « défauts de construction » de l’Union économique et monétaire (UEM) qui subsistent, et ne cessent d’appeler de leurs vœux une « convergence accrue » entre les économies de la zone euro.

Depuis trois ans, les groupes de travail et rapports n’ont pas manqué : groupe informel de réflexion sur l’avenir de l’Europe (ministres), projet détaillé de la Commission « pour une Union économique et monétaire véritable et approfondie », feuille de route « vers une véritable union économique et monétaire » de l’ex-Président du Conseil Herman Van Rompuy, communications de la Commission relatives à la gouvernance économique…

C’est dans cette continuité qu’un « rapport des cinq présidents » a été soumis à la réunion du Conseil européen des 25 et 26 juin. Le président du Conseil, Donald Tusk, de l’eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, du parlement européen, Martin Schulz, de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi proposent un document visant à renforcer l’intégration économique et institutionnelle de la zone euro. Ce sont surtout les deux derniers cités qui étaient à la manœuvre.

L’objectif des auteurs a le mérite de la clarté. Ils plaident en effet pour que « les Etats membres acceptent de plus en plus de décisions communes sur des éléments de leurs propres budgets et de leurs politiques nationales », ce qu’ils nomment pudiquement le « partage de souveraineté ». Car, selon eux, « la deuxième économie du monde ne peut plus être gérée à travers de simples règles de coopération ».

Ce document propose de procéder en deux étapes : utiliser d’abord les capacités d’intégration « à traité constant », d’ici à fin juin 2017 ; puis, à partir de cette date, engager un processus de réforme desdits traités. Face à l’impopularité croissante de l’Union européenne, envisager d’emblée de nouveaux référendums serait en effet suicidaire.

Dès la première phase, chaque pays serait tenu de mettre en place une « autorité de la compétitivité », instance « chargée de surveiller les performances et les politiques en matière de compétitivité ». Ces instances nationales « indépendantes » auraient pour mandat de « s’assurer que les salaires évoluent conformément à la productivité, et de comparer les évolutions avec celles des autres pays de la zone euro, et parmi les autres partenaires commerciaux importants ». En termes simples : pas trop vite.

L’harmonisation des politiques économiques serait assurée par des « critères de convergence » supplémentaires. Outre les « coûts salariaux », l’amélioration de l’« environnement des affaires » (la « flexibilité du marché du travail », entre autres), ou la « cohésion sociale » seraient également mesurées.

Afin d’accélérer cette « convergence », les pays méritants seraient récompensés par des mécanismes de transferts financiers. Est ainsi suggérée la mise en place d’une assurance européenne des dispositifs nationaux d’indemnité chômage. On retrouvé ici l’idée promue depuis longtemps par Berlin d’un conditionnement plus strict des aides européennes, moyennant un budget communautaire renforcé.

Pour renforcer la convergence des politiques économiques, il est également proposé de modifier le calendrier actuel du semestre européen afin de faire précéder les recommandations spécifiques pour chaque Etat par une phase consacrée à l’examen de la zone euro dans son ensemble. Le document propose aussi de créer une présidence permanente de l’eurogroupe, ainsi qu’une sous-commission propre à la zone euro au sein du parlement européen.

Le rapport plaide en outre pour la création d’un « conseil budgétaire européen ». Par ailleurs, des facilités de prêts sous forme d’obligations émises par la zone euro (« project bonds » associant financement public et investissement privé) seraient lancées. En filigrane se dessine ainsi la seconde phase, qui verrait notamment la mise en place d’un véritable Trésor commun pour les pays de la zone euro.

 

Car le patron de la BCE, notamment, n’a jamais dissimulé la couleur : seul un « saut qualitatif » vers des mécanismes plus fédéraux est susceptible d’assurer la survie de la monnaie unique à moyen terme. Cela recoupe la vision des dirigeants allemands : pas d’« union de transferts » (financiers) sans prise de contrôle par Bruxelles – et, de fait, par Berlin – des finances et des budgets des Etats de la zone euro.

Cette dernière serait donc le noyau de l’intégration. Les pays n’y appartenant pas constitueraient un ensemble plus lâche, partageant essentiellement le marché unique (biens, services, capitaux, main d’œuvre).

Toutes ces idées recoupent une contribution publiée récemment dans plusieurs quotidiens européens signée par les ministres français et allemand de l’Economie. Les deux sociaux-démocrates plaidaient pour l’amorce d’un budget de la zone euro, et pour un commissaire européen chargé de cette dernière. Et concluaient leur tribune en affirmant : « notre but commun est de rendre impensable (…) un avenir sans Europe – ou avec moins d’Union ».

Magali Pernin

Auteur du blog http://www.contrelacour.fr

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 17:47

 

Dans cette vidéo, l’eurodéputée Tiziana Beghin, porte-parole du Mouvement 5 Étoiles, nous explique ce que signifie ce vote du 8 juillet 2015.

Dans cette vidéo, l’eurodéputée Tiziana Beghin, porte-parole du Mouvement 5 Étoiles, nous explique ce que signifie ce vote du 8 juillet 2015.

par ilfattoquotidiano.fr (son site) 
 

mercredi 15 juillet 2015

 

TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO

 

Tiziana Beghin – porte-parole du Mouvement 5 Étoiles

 

Le vote de ce jour sur le TTIP a été très décevant, inutile de le cacher. Mais je veux tranquilliser les citoyens : il ne s’agissait pas de voter le TTIP, mais des recommandations du parlement européen à la Commission en vue des négociations. Le vote portait sur des lignes directrices qui ne protègent pas les citoyens, très génériques, très loin de ce que veulent les citoyens.

 

Il y a un mois, si le président Schulz n’avait pas bloqué le vote, le verdict aurait été très différent, puisque tous les grands groupes étaient divisés sur ce sujet. Il a suffi d’un mois aux lobbyistes et aux groupes de pression pour transformer une recommandation beaucoup plus contraignante pour la commission, en une espèce de soupe générique qui permettra à la Commission de continuer à défendre les intérêts des multinationales plutôt que ceux des consommateurs et des citoyens. Les tribunaux arbitraux privés sont l’emblème de tout cela. Ils ont clairement été refusés lors d’une consultation sur Internet par 97% des votants, une participation record dans ce genre de consultation en ligne, et pourtant, encore une fois, l’"establishement" a décidé de ne pas en tenir compte.

 

Le président Schulz, Lange, la commissaire Malmström, continuent imperturbablement contre la volonté des citoyens. Un bel exemple de la "démocratie" européenne. Mais la lutte n’est pas terminée, ils vont continuer, avec ces tribunaux privés réformés dont personne ne sait encore en quoi ils consisteront. Mais ce qui est sûr, c’est que nous avons donné aux multinationales la possibilité de décider, c’est ce qu’ils feront, les normes les plus avantageuses pour elles, et donc d’outrepasser l’autonomie des États et la volonté de leurs citoyens.

 

Ils ont gagné une bataille, mais pas la guerre. Nous sommes toujours là, plus déterminés que jamais. Le président Schulz, que j’ai interpelé en séance plénière par "Sa Majesté", car il considère désormais le parlement comme son royaume, il y fait ce qu’il veut, pense peut-être avoir ouvert les portes aux multinationales, mais nous, du Mouvement 5 étoiles, sommes là, vigilants, et jusqu’au dernier jour, nous défendrons les intérêts de ceux qui nous ont élus, et qui paient nos salaires, les citoyens, et non les grandes compagnies.
 

Extrait du site LantiDiplomatico.it
Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

 

Pendant que tout le monde a les yeux braqués sur la Grèce, des choses importantes pour notre avenir se passent au Parlement européen, avec comme protagoniste principal son président Martin Schulz qui cette fois n’y est pas allé par quatre chemins. Il ne lui a visiblement pas suffi de faire le forcing le mois dernier pour faire reporter le vote sur le TTIP (Grand Traité transatlantique, ou TAFTA). Aujourd’hui, interprétant librement le règlement, M. Schulz est allé jusqu’à interdire le vote d’un amendement contre la clause des tribunaux arbitraux privés proposée par le Mouvement 5 Étoiles (Italien). Le plan des grandes multinationales et des lobbies a donc réussi au sein du parlement de Bruxelles et de Strasbourg. En un mois, ils sont parvenus à convaincre la majorité des eurodéputés indécis, ceux qui, jusqu’au mois dernier, auraient voté contre la clause de la discorde.

 

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 13:55
Publié le 22 Août 2015 La Canaille.  Merci à lui.

ou "Europe über alles"*

comme unique horizon

*A partir du moment où celui qui émet l'idée de souveraineté populaire est catalogué de "nationaliste de tout poil", permettez à ce que les qualifiés à leur tour estampille l'auteur de ces propos par une référence qui traduit une facette majeure de sa pensée du moment.

Évangélisation des peuplades dissidentes sur les bords du Saint Laurent

Évangélisation des peuplades dissidentes sur les bords du Saint Laurent

L'Humanité de ce samedi 22 août fait état d'un duel à l'épée, mais à 20m pour être sûr de ne pas s'atteindre entre Laurent et Joffrin, les deux étant sur un pré identifié comme le "champ de la gauche".

Laurent endossant le pourpoint de la radicalité (pourquoi pas, il ya bien un ministère du travail dans le gouvernement Valls?).

La passe d'arme est terrible, d'entrée la botte de Laurent : "les tenants de l’ordre libéral en Europe et les partisans du retour au choc des nationalismes sont les deux protagonistes d’une même impasse mortifère", puis parade du même rappelant à l'Huma que "la rupture (qu’il prône) consiste en la refondation d’une Europe sociale et démocratique".

Laurent de contre attaquer : « en acceptant, contraint, les conditions draconiennes de l’accord, c’est en quelque sorte maintenu dans la prison de l’austérité que Tsipras a décidé de continuer à mener le combat, parce que le choix alternatif du Grexit n’était pas celui de la liberté mais du condamné à mort ».

Cette phrase, Laurent en a-t-il mesuré le sens ? renvoie à la geste révolutionnaire. Combien va-t-elle blesser de communistes authentiques qui par sentiment sont attachés à une image glorieuse du PCF ?

Pour P. Laurent il vaut mieux vivre couché que mourir debout en luttant . Dans la prison de l'austérité, la mortalité infantile (parce que les gosses sont incarcérés dans cette geôle où les vieux sont euthanasiés) a augmenté de 50%.

Preuve que c'est la mort couchée qui est au bout de cette voie.

Le but d'un parti communiste depuis le Manifeste de 1848 , confirmé ici par la Commune puis en 1920 à Tours et considéré comme l'orientation de fond de la pensée communiste est-il de modifier les institutions continentales modelées par le capital ou de s'affranchir de sa domination  et d'assurer l'appropriation collective des moyens de production et d'échange pour émanciper l'humanité de l'exploitation capitaliste ?

Depuis bientôt vingt ans cette question n'est plus dans les fontes de la cavalerie du P"c"F.

Interêt de cet article, il semble que Laurent précise le fond de sa pensée avec cet échange. Jamais n'apparait la question de l'exploitation. Sont-ce des lois européennes qui organisent la répression dans les entreprises, qui criminalisent les syndicalistes ou le patronat et un gouvernement qui lui sert (sans qu'aucun texte européen autre que des choix partisans) le lui impose ? L'idée des transpositions des directives européennes (qui avec la casse des statuts les privatisation, sont un des aspects réels de cette europe du capital) est -elle liée aux lois macron ?

Non il s'agit d'un choix délibéré du PS pour s'affider toujours plus au capital et gérer loyalement dans son intérêt.

Et dès lors pourquoi cette désertion par le P"c"F du combat national par la souveraineté constitutionel du peuple ? 

Nous avons maintenant confirmation officielle que la direction du P"c"F accepte la forfaiture de 2005 puisqu'il ne relève plus le gant du respect du verdict des urnes en acceptant la superstructure étatique européenne rejetée alors  par notre peuple.

Poussons le débat : il n'y aurait d'issue que par une refondation de l'Europe laquelle en l'état n'est possible que par un accord unanime des pays membres. Une UE bordée par une "constitution" qui interdit de contester le primat du capital exprimé par cette fameuse concurence libre et non faussée laquelle interdit aux peuples de s'assurer la maîtrise de leurs orientations sociales, politiques et économiques.

Au mieux un donquichottisme politique qui disqualifie le cavalier d'une rossinante nourrie aux choux de Bruxelles, plus certainement l'apparition d'une forme politicienne d'Alzheimer qui enjolive le passé lointain pour éviter de mesurer celui immédiat et afficher une dégénérescence cérébrale irréversible.

La conclusion de Laurent porte en elle-même aveu et condamnation de la stratégie de son auteur :"Cette gauche réformiste, relève Pierre Laurent, est aujourd’hui alignée sur les positions de la droite libérale. La seule voie pour la gauche, c’est justement l’audace de la transformation de l’Europe dont la social-démocratie ne fait preuve nulle part."

Mais comme ce "nulle part" intègre de fait le PGE et le GUE dont aucun texte ne condamne le système auquel la social démocratie à décidé de servir de paillasson, comme l'émancipation du salariat n'est plus dans les objectifs du parti dirigé par P. laurent qui en cela ne peut donc plus se parer de l'objectif-titre de communiste : la suppression du rapport social d'exploitation qui se nomme capitalisme, celui ci prend place sur l'étagère de ce qu'il dit combattre : les partis socio-démocrates. 

C'est d'ailleurs depuis Kautsky ce qui caractérise l'espèce : s'inscrire dans l'institutionnel et sa délégation de pouvoir pour gérer l'état et refuser de s'en prendre à ceux qui exercent leur hégémonie de classe sur cet état. Depuis le Manifeste de 1848 mais aussi après Lafargue, Rosa Luxembourt, Lénine, Liebknecht, Politzer, bien sûr Gramsci , tous ont publié là-dessus.

Il se trouve que d'ici quelques jours, lors du rassemblement du Bourget, seront présents un nombre considérable d'éditeurs parmi lesquels ceux de textes politiques théoriques.

Il serait bon que ceux-ci préparent un filet garni des classiques de la pensée anticapitaliste (et aussi des réformistes). Bien sûr, l'école marxiste classique mais pas que,  même les oeuvres de jeunesse de Boccara y ont leur place (si, si, sans rire) , pour qu'il puissent les étudier.

Canaille le Rouge a souvenir qu'au comité fédéral du PCF d'alors, le jeune Laurent des années 90, pourtant issu directement de l'université pour devenir dirigeant politique (c'est peut-être pour cela que le rapport social d'exploitation lui est si étranger) ne brillait pas de connaissance en la matière et comme disait Brassens, ses propos rapportés dans l'Huma le confirment : "Le temps ne fait rien à l'affaire".

Rédigé par Canaille Lerouge

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