Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 août 2024 7 11 /08 /août /2024 14:16
Cause commune : le SGF (Statut Général de la Fonction publique) de 1983, une modernité inscrite dans l’histoire - Interview d'Anicet Lepors

Un statut général de la fonction publique réécrit en 1983

Cause commune : Quel bilan tirez-vous de l’expérience de 1983 avec l’élaboration du statut général de la fonction publique ? 

Anicet Le Pors : Si l'on écarte un texte statutaire publié sous Vichy le 14 septembre 1941, nous avons connu depuis trois versions du statut général des fonctionnaires. La première par la loi du 19 octobre 1946 élaborée sous l’autorité du ministre de la fonction publique de l’époque, Maurice Thorez, vice-président du conseil et secrétaire général du parti communiste français (PCF). Cette loi fut adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale constituante après seulement quatre heures de débats. La deuxième fut promulguée sous la forme de l’ordonnance du 4 février1959, elle ne procéda pour l’essentiel, qu’à un ré ajustement du statut dans le cadre de la Ve République. La troisième est le statut actuellement en vigueur constitué par une loi du 13 juillet 1983 sur les droits et obligations des fonctionnaires, suivi de trois lois en 1984 et 1986 relatives respectivement aux fonctionnaires de l’État, des collectivités territoriales et des établissements publics hospitaliers. Nous venons d’en fêter le 40eanniversaire.

Pour la première fois des fonctionnaires vont prendre leur retraite après une carrière entièrement déroulée sous le même statut. Cette solidité  résulte de la cohérence de l’architecture juridique retenue et des choix opérés des principes fondamentaux . D’abord, le choix du fonctionnaire-citoyen hérité du statut de 1946. Puis, le système de la carrière, mettant celle-ci en harmonie avec le nécessaire prospective de long terme de l’administration. Ensuite, la recherche d’un juste équilibre entre l’unité et la diversité des fonctions publiques. Enfin, l’évocation de trois principes républicains fondamentaux ancrés dans notre histoire : légalité, l’indépendance, la responsabilité [...]

La suite ci-dessous :

Partager cet article
Repost0
9 février 2024 5 09 /02 /février /2024 18:17

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

L’ÉCOLE PUBLIQUE NE DOIT PAS DISPARAITRE !
Partager cet article
Repost0
1 août 2023 2 01 /08 /août /2023 15:05

Pierre Alain Millet nous invite à réfléchir,

réfléchir pour comprendre ce qui nous arrive, dans les quartiers, à gauche, dans les réactions populaires

réfléchir pour faire de la politique et pour agir efficacement, concrètement ...

Crier "Halte au fascisme" ne suffit pas pour arrêter les idées d'extrême-droite.  Pierre Alain est membre du PCF, élu communiste à Vénissieux et évoque les propositions du PCF.  Il donne donc le point de vue du PCF.  Mais surtout il dissèque ce qu'il connait très bien : le réel des quartiers populaires.  Pour agir.

Nous avons besoin de telles analyses en ce moment.  Loin de toute polémique.

Pour un débat public et citoyen loin des polémiques
, par  Pierre-Alain

 

 

On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans écrivait Rimbaud.

 

Un jeune de 17 ans est mort, par une balle de police, et la France craque dans 5 jours de violences, d’incendies, de destruction de biens publics, écoles, mairie, de biens privés, voitures, commerces...

Il y a beaucoup de discussions entre amis, militants, voisins sur ces jours d’émeutes. Il est difficile de tenir compte de tous les aspects de ces évènements. La gauche se retrouve divisée. Certains ne veulent parler que des violences policières, parfois même en refusant de condamner les violences qui ont suivies, en les considérant même comme des "luttes de classe" qui auraient un contenu révolutionnaire... D’autres voient au contraire la dégradation du tissu social et des violences qui sont une guerre dans le peuple, bien loin d’une guerre contre la bourgeoisie.

Cela conduit certains à des polémiques insultantes, notamment contre Fabien Roussel, les communistes et leur plan de réconciliation nationale par l’égalité républicaine qui associe propositions de réforme de la police, et propositions pour la justice, contre les inégalités sociales, territoriales, républicaines en les inscrivant dans un projet progressiste de transformation sociale.

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 16:44

Pour que vous vous fassiez un avis éclairé sur cette proposition de loi, voici donc une analyse rapide de l’ensemble de ses dispositions liberticides. Une analyse du collectif « Droit Liberté Action Juridique » de la CGT.

Il faut noter que tout le monde parle de l’article 24 et du droit de filmer les policiers en action, ou de la généralisation des outils technologiques de surveillance comme les drones, mais on parle moins souvent du renforcement des polices locales et des polices privées, qui accélèrent l’évolution vers une police type USA laissant le privé ou les collectivités se payer s’ils le peuvent les moyens de la sécurité du quotidien…  [...]

EXTRAITS

Le titre I concerne la police municipale pour « renforcer son rôle de proximité ».

Alors que la police nationale de proximité a été supprimée sous Sarkozy, le gouvernement compte se servir de la police municipale pour remplir ce rôle et lui attribuer de nouvelles prérogatives. Cela conduit indiscutablement à une privatisation à peine déguisée de missions pourtant régaliennes. Si bien sûr les agents de police municipale sont des agents territoriaux donc bien souvent fonctionnaires, on sait bien qu’il s’agit d’une police entre les mains de la municipalité, avec ses potentiels dérives arbitraires.  [...]

Le titre II concerne le renforcement du secteur de la sécurité privée

Afin de renforcer leur rôle dans les grands évènements tels que les JO ou les coupes du Monde, tout en voulant renforcer leur légitimité qui était sous le feu des critiques (manque de formation et de contrôle). L’article 7 vise à encadrer la sous-traitance (interdiction de la sous-traitance de la sous-traitance). Les articles 10 et 11 prévoient pour la délivrance des cartes professionnels et pour l’agrément des chefs d’entreprises l’obligation d’avoir un casier judiciaire B2 sans aucune condamnation, alors que le droit actuel limite déjà les inscriptions au B2 mais avec une appréciation qui pouvait se faire au niveau du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Alors que ce secteur est fortement précarisé, cette disposition risque forte de fragiliser encore plus les 180000 agents de sécurité et pourra notamment entraîner des discriminations  [...]

De manière très inquiétante, des articles étendent de manière démesurée les pouvoirs des agents puisqu’ils pourront se voir confier des missions de surveillance sur la voie publique contre des actes terroristes. L’article 18 supprime l’habilitation spécifique et l’agrément pour réaliser des palpations de sécurité par des agents de sécurité privée.

Il s’agit donc véritablement d’un glissement vers une privatisation de missions de service public !

Le Titre 3 concerne les outils technologiques de surveillance de masse, généralisée

L’article 20 élargit les habilitations pour visionner les images de la vidéo surveillance  [...]

L’article 21 concerne les caméras portables qui, selon les rapporteurs du texte, devraient équiper « toutes les patrouilles de police et de gendarmerie […] dès juillet 2021 » [...] Cela permettra l’analyse automatisée des images, et notamment la reconnaissance faciale des manifestants et des passants, en lien avec les 8 millions de visages déjà enregistrés par la police dans ses divers fichiers.[...]

L’article 22 autorise la surveillance par drones qui, jusqu’à maintenant était interdite (rappel censure par le Conseil d’État durant le 1er confinement).[...]

Le Titre 4 vise à « protéger les forces de l’ordre » en s’attaquant à la liberté de presse

[...] L’article 24 est le fameux article qui est particulièrement dénoncé pour atteinte à la liberté de la presse et la liberté d’informer. Malgré la nouvelle formulation du gouvernement, le problème reste entier : cet article est très dangereux dans la mesure où celui-ci va conduire [...]

Lire l'intégralité sur le site Le Vénissian

Partager cet article
Repost0
31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 17:11

La rentrée des classes 2015 commence mal. Ainsi la «circulaire de rentrée » datée du 3 juin a manifestement été écrite par des gens qui devraient revoir le programme de philosophie du baccalauréat plutôt que de parler à tort et à travers d' «enseignement moral» et civique. Car s'il est un fait culturel qui ne doit pas et ne peut pas s'enseigner, c'est bien «la morale». Aucune honte toutefois à l'ignorer, sauf quand on fait partie des collaborateurs intellectuellement relâchés de la ministre de l'éducation nationale.

 

Qui, à partir du plus jeune âge, peut accepter sans broncher d'agir «moralement» sur ordre d'une personne investie du pouvoir d'ordonner ? Ou selon les préceptes contenus dans un livre «sacré» ? Ou selon les injonctions d'un «petit livre rouge» ? Ou plus simplement selon la bien-pensance dominante dans une société ? Personne, sinon sous la contrainte. Et cette contrainte, qu'elle soit institutionnelle, sociale, religieuse, liée à une personne ayant autorité et pouvoir de faire peur, voire de terrifier, transforme toute injonction qualifiée de «morale» en exercice malsain d'un pouvoir social : «Ce n'est pas bien de répondre à la maîtresse, tu feras des tours de cour ». Mais lorsque l'élève ne répond plus à la maîtresse, l'instituteur croit-il avoir fait progresser moralement l'enfant qu'il a auparavant humilié à la récréation ? Croit-il que la morale s'acquiert par l'humiliation ? Nietzsche disait que «Tout ce qui est humiliant est inhumain». C'est dire que ce qu'on appelle «morale», c'est à dire la prise en compte en actes de la distinction entre ce qui est jugé bien ou mal, mérite qu'on y réfléchisse, au moins un peu. Faisons-le à la place des collaborateurs de Najat Vallaud-Belkacem.

 

 

L'enseignement de la morale est une négation de la moralité

 

On aura compris que la morale relève de la liberté des êtres humains. Certes, les injonctions morales ne viennent pas de rien. Elles sont liées aux valeurs dominantes des sociétés. Mais ce qui donne aux préceptes moraux leur importance, c'est que je peux souverainement les accepter, ou les refuser. Tout être humain a toujours cette possibilité. C'est sa liberté et c'est ce qui donne du poids à ses choix, quels qu'ils soient. Ainsi, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et tout à l'honneur du corps enseignant, beaucoup de professeurs ont refusé l'usage politiquement dévoyé de la fameuse lettre de Guy Moquet. Il s'agissait pourtant déjà, pour le pouvoir de l'époque, de prétendre promouvoir des «valeurs de la République».

 

Personne ne devrait se prêter à la moindre mascarade d'enseignement de la «morale», puisqu'il s'agirait d'une imposture. Ce serait, en outre, fort immoral... Dès lors, quel est le statut des fameuses «valeurs de la République» ? C'est simple : si elle ne viennent pas du ciel, elles proviennent plus ou moins lentement, plus ou moins brutalement de l'histoire. Et elles sont toujours décrétées, c'est-à-dire officialisées. Ce qui n'est jamais politiquement dépourvu de sens. Par exemple quand le maréchal Pétain remplace la devise révolutionnaire «Liberté, égalité, fraternité» par «Travail, famille, patrie», ce n'est pas innocent, on en conviendra.

 

 

2015 : Les valeurs de la République désormais accommodées en salmigondis

 

C'est également ce qui vient d'être fait sous l'égide de la ministre de l'Education Nationale. Sauf qu'on patauge dans un étrange salmigondis. Le renforcement de la transmission des valeurs de la République est abordé dans la partie II, 2 de la circulaire de rentrée publiée au Bulletin Officiel de l'Education Nationale (circulaire n° 2015-085 du 3-6-2015). C'est également abordé ailleurs, comme par saupoudrage, mais on ne va quand même pas demander aux porte-plumes du gouvernement Hollande de savoir faire un plan.

Dans la foire à tout dont la fréquentation est infligée aux enseignants, on ne trouve pas les trois valeurs fondamentales de la République dont il a été question plus haut : «Liberté, égalité, Fraternité.» C'eût été structuré.

En revanche, on trouve pêle-mêle de bonnes intentions («Agir contre les déterminismes sociaux et territoriaux», par exemple (c'est sous le concept d''Egalité ? Très bien mais un peu court). Cela dit, on cherche vainement les moyens mis en oeuvre autrement que par d'habiles recompositions des dépenses. Quant à la «Charte de la laïcité à l'Ecole», elle devra être signée par les parents «pour attester la reconnaissance par chacun de ses principes». La morale, le civisme, sont donc obligatoires et c'est attesté par signature ! La morale obligatoire ! et ce sont à ces gens-là qu'on confie nos enfants ?

Ensuite, on trouve des étrangetés comme les «Semaines de l'engagement lycéen», les campagnes nationales de solidarité (comme la République n'a que faire d'être encombrée par les myopathes, c'est la charité du téléthon qui bouche les trous du financement de la recherche biomédicale). Il y a aussi les «commémorations patriotiques» ! Une idée qui demandera beaucoup de vigilance, néanmoins. L'éventualité de commémorations dévoyées est à considérer, non ?

«La prévention du racisme et de l'antisémitisme» fait partie des excellentes intentions contenues dans la circulaire. D'autant que des «associations qualifiées» seront partenaires de l'école. On espère que l'association France-Palestine solidarité ne sera pas écartée de ce combat et pourra populariser auprès des élèves l'importance de la nécessaire distinction entre antisionisme et antisémitisme.

Dans les nouvelles valeurs très «tendance» de la République, on observe «l'encouragement des projets d'ouverture sur l'Europe et le monde» et «(...) la mobilisation citoyenne (sic) de l'école contre le changement climatique». Là, on s'étonne : être anti-européiste interdirait d'être républicain ? Quant au changement climatique, il aurait au moins fallu écrire «contre les effets du changement climatique» plutôt que de crétiniser les élèves en leur cachant qu'une part importante des facteurs du changement en question échappe totalement aux efforts des êtres humains car ils sont astronomiques : c'est vers une glaciation inéluctable que les planètes du système solaire nous dirigent (dans quelques dizaines de milliers d'années, il est vrai). En tout cas, des débats citoyens sur le sujet du réchauffement se tiendront pendant la «semaine du climat» afin de bien préparer les élèves à la conférence des Nations-Unies "Paris Climat 2015-COP 21", un titre qui ne veut rien dire, mais nous sommes habitués.

 

 

Restera-t-il du temps pour les matières fondamentales ?

 

Enfin, et c'est bien, il faudra lutter contre toutes les formes de discrimination et de violences. Là, il y a du pain sur la planche parce que la dotation en Tasers (500 €) voire en armes de poing classiques (1000 €) des polices municipales risque de poser des problèmes et l'alcoolisme raciste des contrôleurs au faciès, municipaux ou nationaux, continuera d'envenimer les choses.

Les luttes contre le harcèlement et l'homophobie auront toute leur place dans l'éventail des activités...scolaires ? Certes. On espère toutefois qu'il restera un peu de temps pour la littérature, le calcul matriciel, la musique de Mozart, les visites de musées et les voyages scolaires. Pardon, il n'y a plus beaucoup de voyages scolaires, sécurité oblige, mais cette réduction obligée des demandes permet de respirer financièrement (avec tous ces porte-hélicoptères de guerre invendus, on s'inquiétait pour le budget de l'Education...)

 

 

 

«Les Réservistes de la République», dernière tarte à la crème du ministère

 

«La réserve citoyenne de l’éducation nationale constitue une forme d’engagement individuel bénévole.» Une nouveauté ? Oui, bien sûr : nous sommes en présence de volontaires qui vont se poser en gardiens de l'orthodoxie républicaine. C'est nouveau, car il existe depuis longtemps des bénévoles, souvent retraités, qui passent de longues fins de journée à «l'aide aux devoirs». Authentiques pédagogues et pas donneurs de leçons «républicaines», mais simplement enseignants sincères et bénévoles, portés dans cette activité par le respect de leurs élèves, l'amour de la culture et de la vérité.

Saluons ces héritiers des «Hussards de la République». Les autres comprendront bien assez tôt quels intérêts ils ont servi..

 

Pascal Acot

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents