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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 15:46

Quand j'étais gamine, à la fin des années 50 à Saint-Maclou la Brière,  village de Seine-Maritime près de Goderville, la Poste ne s'appelait pas La Poste, mais les PTT.  Le facteur faisait sa tournée à vélo et entrait dans toutes les maisons pour y déposer le courrier, y compris les fermes les plus éloignées.  Il apportait même l'argent des Chèques postaux.  Le lien social était ainsi assuré, chaleureusement.  C'était le service public.  Personne ne payait pour voir le facteur.  Et tout le monde trouvait ça normal.  Y compris la direction des PTT.  Depuis les années 90, l'UE, avec l'accord des gouvernements et chefs d'Etat français, a décidé l'ouverture de la Poste et de ses différents services à la concurrence.  Depuis les activités de la Poste et des télécommunications ont été séparées. Les télécommunications sont devenues "Orange" et privatisées.  Puis La Poste est devenue société anonyme ( à capitaux publics à 100% ), a introduit la compétitivité et la concurrence comme norme absolue, restructuré les services, déshumanisé le travail.

Ainsi dans un village d'Auvergne que je connais, la factrice jusqu'à la fin des années 2000, entrait dans les maisons où vivaient des personnes âgées et bavardait ( gratuitement ! ) avec celles-ci un moment.  Puis vint le jour, après 2010 où sa direction le lui interdit, où le temps lui fut compté ... Le temps de la restructuration, du réaménagement des horaires et des tournées des facteurs était venu.  La concurrence et la compétitivité avaient mis fin au lien social maintenu vaille que vaille par cette factrice.

Alors lire ce qui suit me fait sourire avec un brin d'amertune et de colère.  Car le lien social n'est plus gratuit aujourd'hui à La Poste : il est payant ! Voici le prix à  payer pour «  la concurrence libre et non faussée » de l'UE.  Faudra-t-il payer aussi pour le sourire du facteur ou de la factrice ? Yvette Genestal

 

Seine-Maritime : une commune a essayé le nouveau service de proximité de la Poste

Sur FR3 Normandie
 

Face à une baisse du volume du courrier, les facteurs sont chargés de nouvelles missions

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 03/09/2015 | 07:30, mis à jour le 03/09/2015 | 08:09

© France 3 Le Havre-Baie de Seine

4 euros par personne et par semaine

A l'heure du numérique et du virtuel, la valeur des contacts humains se révèle bien utile et irremplaçable. C'est en partant de ce constat que La Poste a eu l'idée de mettre en valeur ses facteurs. Des agents connus, reconnus et appréciés de la population qui, 6 jours sur 7, vont partout, même dans les coins les plus reculés du territoire. Une véritable armée de commerciaux de terrain représentant une force de frappe à faire pâlir d'envie n'importe quel chef des ventes !

Inquiète de la baisse du volume de courrier, La Poste équipe donc progressivement ses facteurs de terminaux électroniques et leur confie désormais des missions nouvelles.  Il s'agit de services de proximité qui sont négociés  (moyennant finance) avec des organismes sociaux, des caisses de retraites, des assurances ou des communes.

Exemple près de Fécamp, dans le canton de Valmont, où la commune de Thiétreville a expérimenté la proposition de la Poste de visiter les personnes âgées et isolées pendant les mois d'été. Un service, facturé 4 euros par personne et par semaine, qui semble avoir pleinement satisfait le maire, surtout au moment où beaucoup d'associations sont en sommeil.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 16:50

Publié par Michel El Diablo

RENTRÉE 2015 : un entretien avec Georges GASTAUD  (secrétaire national du PRCF)

Entretien de , secrétaire national du , avec la rédaction d’Initiative communiste.

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I.C. – Quel regard le PRCF porte-t-il sur la situation internationale ?

Georges Gastaud : La réalité des faits est que la crise du système capitaliste ne peut que s’aiguiser* et que de nombreux indicateurs montrent que la croissance mondiale – à supposer que ce critère discutable mais largement utilisé se suffise à lui-même – fait plus que s’essouffler. Non seulement la zone euro hésite entre stagnation et récession, non seulement la croissance chinoise – largement dépendante de la mondialisation malgré certains efforts de recentrage national – ralentit, avec une multiplication des conflits sociaux, mais la croissance états-unienne est très suspecte qualitativement et très profondément malsaine, comme l’a récemment montré un ancien responsable de l’économie états-unienne.
 
Comme on peut s’y attendre, cela ne rend pas le monde plus sûr, plus pacifique et plus écologique… Aggravée par les ingérences d’Obama et de Hollande-Fabius en Syrie, la crise géopolitique du Proche-Orient peut toujours embraser toute la région en exportant des foyers terroristes jusque dans notre pays. L’impérialisme occidental qui a misé sur les talibans en Afghanistan pour contrer l’U.R.S.S. et les forces révolutionnaires locales, qui a ensuite attisé le communautarisme religieux pour contrôler l’Irak, a désormais devant lui une mondialisation tendancielle de forces terroristes. Fondamentalement, la prolifération de ces créatures de Frankenstein qui violent, torturent et exterminent au nom de la religion, est le joli résultat des manigances de l’impérialisme occidental et de ses alliés archi-réactionnaires de la région, Arabie saoudite et Qatar en tête. Alors que notre pays s’était honoré aux yeux du monde arabe en refusant la seconde guerre du Golfe, la  déstabilisatrice de Hollande, qui fait suite aux aventures libyennes irresponsables de BHL-Sarko, attire comme un aimant les actions terroristes sur le territoire national : et ce n’est pas le flicage généralisé d’internet ou la militarisation à outrance des gares françaises qui vont nous prémunir contre les tueurs fanatisés, comme le montre encore l’affaire récente du « Thalys » ! Entendons-nous bien : le terrorisme est un phénomène odieux et un pouvoir progressiste ferait tout pour l’éradiquer en ciblant ses instigateurs véritables et non l’ensemble de la population et plus encore nos compatriotes de tradition musulmane. Mais cela ne doit pas faire oublier que les interventions néocoloniales de l’impérialisme franco-atlantique de la Syrie au Mali relèvent elles-mêmes du terrorisme d’Etat et que les vrais progressistes français – ce mot exclut le PS, tout entier acquis à l’impérialisme depuis août 1914 ! –doivent combattre bien plus fort cet impérialisme aussi dangereux pour les peuples visés que pour le peuple français qu’elles divisent, désorientent et avilissent aux yeux des peuples du Sud. Même remarque à propos du soutien honteux et hyper-dangereux que l’OTAN et son petit soldat Fabius ont apporté au pouvoir pronazi de Kiev qui joue avec la paix mondiale en provoquant la Russie, seconde puissance nucléaire au monde…
 

Cependant l’impérialisme n’a pas partie gagnée. Il parvient certes à semer la haine et le chaos partout – il n’est que de voir la liste de pays où il est désormais interdit aux citoyens du « monde libre » de voyager – mais il ne parvient absolument pas à rétablir un semblant d’ordre dans les pays qu’il déstabilise et même si au final ce chaos profite aux prédateurs impérialistes (Somalie, Soudan, Irak, Libye, Syrie, Ouest africain…), le temps est loin où l’Oncle Sam faisait régner au prix du sang la « pax americana » dans ses néo-colonies. La réalité est que les peuples consentent de moins en moins à la domination impérialiste de la nouvelle Triplice USA, Europe atlantique sous domination berlinoise, Japon en voie de remilitarisation.

D’autant que les BRICS, dans lesquels subsiste une forte influence communiste même s’il s’agit de pays intégrés à la mondialisation néolibérale, sont un obstacle grandissant à la domination US. Il ne s’agit pas d’idéaliser ces pays et de masquer les contradictions de classes qui les traversent, notamment en Chine, mais de prendre appui sur leur force montante pour isoler l’ennemi principal qui pour nous, est plus que jamais dans NOS pays terriblement prédateurs (souvenons-nous du précepte du communiste allemand Karl Liebknecht s’écriant en août 14 : « l’ennemi principal est dans ton propre pays »). En outre, répétons-le, il ne faut pas regarder les BRICS comme des réalités homogènes. En tant qu’Etat la Chine est à la fois un maillon important de la mondialisation néolibérale et un obstacle à l’hégémonie US de par sa politique nationale de construction d’un marché intérieur ; mais surtout, les  que nous sommes doivent regarder du côté de la classe ouvrière chinoise et de la paysannerie : elles n’ont pas oublié les acquis de la  populaire de 1949 et elles mènent de grandes luttes qui sont d’importance pour le rapport des forces mondial entre le capital et le travail.

 

LIRE LA SUITE DE L'ENTRETIEN SUR LE SITE D'INITIATIVE COMMUNISTE (lien)

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 16:08
Un article très documenté sur Mediapart à propos des réformes envisagées sur le code du travail. Extraits.  Lire l'article entier sur Mediapart.

02 septembre 2015 |  Par Mathilde Goanec sur Mediapart

Terra Nova, think tank proche du PS, a publié mercredi matin un rapport très offensif sur la réforme du droit du travail. Sa proposition de donner la priorité à l'accord collectif sur le code du travail rejoint une autre étude publiée par le très droitier Institut Montaigne la veille. Le gouvernement pourrait s'en inspirer pour une future loi. 

 

Mis en orbite en juin avec la sortie du livre de Robert Badinter et d’Antoine Lyon-Caen, Le Travail et la loi, la réforme du code du travail s’impose comme le sujet politique de cette rentrée. 

[...]

Sur le constat de départ, d’abord : c’est le code du travail qui bride le « dynamisme économique » et explique le taux de chômage massif en France, tout élément de conjoncture mis à part. Tous ceux qui « persistent à attribuer le chômage massif à une insuffisance de la demande et recommandent en conséquence une augmentation de la dépense publique » sont des simplistes, qui « nient les aspects factuels ». Autre gros défaut du code à la française, il ne serait pas suffisamment protecteur pour le salarié, et même bien trop complexe pour ceux censés les défendre. [...]  Il faut donc « changer de modèle », et tant pis si les syndicalistes eux-mêmes sont globalement unanimes pour dire que la réforme du code du travail est loin de constituer une priorité. 

 

Tout revoir, donc, et en premier lieu la primauté de la loi sur le contrat. La France a effectivement pour tradition d’accorder à la règle nationale (le code du travail) un statut prépondérant sur les accords signés aux niveaux de la branche professionnelle, voire de l’entreprise. Les rapports Terra Nova comme Montaigne sont sur ce point unanimes. Ils veulent que les accords d’entreprise ou de branches constituent désormais les échelons prioritaires. L’Institut Montaigne va très loin [...] en s’appuyant quasi essentiellement sur la négociation au niveau de l’entreprise. Les experts mandatés par Terra Nova se veulent plus rassurants [...] « Là où il n’y aura pas d’accord collectif, le droit général s’appliquera », rappelle Gilbert Cette. Mais dans leur ouvrage, la bascule est décrite noir sur blanc. « La logique proposée, dans un premier temps, est de faire de la dérogation conventionnelle la règle. Et dans un second temps, le droit réglementaire deviendrait supplétif du droit conventionnel. »

La possibilité de déroger au code du travail n’est pas nouvelle [...] depuis les lois Auroux en 1982 et Fillon en 2004 [...] Les lois Aubry sur les 35 heures ont également consacré le principe de négociation locale sur le temps de travail. [...]

 

La première réelle anicroche à ce postulat de base date de la création des accords de maintien dans l’emploi (AME) par le biais de l’ANI [...] Ils sont censés permettre, en cas de grosses difficultés économiques, à une entreprise de négocier à la baisse un accord sur la durée du travail et la rémunération en échange d’un maintien de l’emploi. Mais ces accords sont limités à deux ans [...] C’est pourtant bien le modèle défendu par les deux auteurs, une fois les « rigidités » levées. Ce type d’accord pourrait intervenir à tout moment, devrait n'avoir aucune durée limitée, et pouvoir se passer d'un engagement formel sur le maintien de l’emploi. Les deux auteurs vont même plus loin, ouvrant la brèche d’une intense polémique : impossible pour le salarié de refuser de signer un AME, ou alors au risque d’un licenciement sec (et non plus économique, plus favorable sur le plan des indemnités, comme aujourd’hui). 

[...] Tout accord signé devra être porté par un syndicat bénéficiaire de plus de 50 % d’audience dans l’entreprise (au lieu de 30 % aujourd’hui), le syndicalisme doit globalement se renforcer (éventuellement par le biais d'un chèque syndical comme en Belgique), les salariés être mieux informés et leurs élus plus formés. [...]

 

Mais la France n’est ni l’Allemagne, ni le Danemark. « Une contractualisation accrue est un jeu dangereux, vu l’état des forces syndicales et du rapport de force dans les entreprises aujourd’hui », met en garde Gilles Auzero, professeur de droit à l’université de Bordeaux. [...]

« L'idée que l'on puisse simplifier le droit du travail en simplifiant le code du travail est un mythe absurde. La complexité du droit reflète la complexité des rapports de travail avec de multiples statuts soumis à des règles différentes, poursuit Jacques Freyssinet. Si on sabre dans le code du travail, on va transposer cette complexité dans les accords collectifs. Aux États-Unis, vous avez des conventions collectives qui font des centaines de pages car justement, il n’y a pas de code du travail. L’autre possibilité, c’est un développement exponentiel des jurisprudences. »

[...] Pour éviter « une judiciairisation extrême », le rapport se double de nombreuses propositions sur la justice prud’homale. Favoriser la conciliation, introduire « l’échevinage » (soit l’introduction d’un juge professionnel dès la première instance des prud’hommes), et même développer l’arbitrage privé. Autant de points déjà lancés dans le débat public et férocement combattus par les partenaires sociaux.  

 

« Il y aura bien sûr des limites à la négociation locale, celles relatives à l’ordre public, aux droits de l’homme, aux règles supra-nationales », liste Gilbert Cette. Mais l’obligation de santé et de sécurité, les discriminations, l’obligation de réduire les inégalités hommes-femmes, pour ne citer que quelques exemples, seront-elles sanctuarisées, une fois la boîte de Pandore ouverte ? [...] L’exemple du salaire minimum est révélateur de cette ambiguïté : alors qu’il propose carrément une possible dérogation au Smic par « accord de branche étendu » ainsi qu’une modification des règles de revalorisation, le rapport insiste dans le même temps sur une « meilleure articulation avec les dispositifs type revenu minimum, plus adaptés pour lutter contre la pauvreté ».

 

Le rêve du Medef : le renard libre dans un poulailler "libre"( sous-titre AC)

[...] " Les frontières entre salariés et indépendants vont peu à peu s’estomper. Le code actuel, conçu pour réglementer le travail à l’usine, crèvera avec elle, qu’on le veuille ou non. » conclut Jacques BarthélémyCette impérieuse nécessité de réforme est un discours que l’on retrouve dans la bouche des dirigeants socialistes, depuis le début du quinquennat. La proximité idéologique est d'ailleurs manifeste entre les deux experts et le gouvernement. Gilbert Cette, exerçant à la Banque de France, a conseillé François Hollande pendant les présidentielles et co-préside un séminaire pour les ministères du travail et du trésor. Il a été sollicité, tout comme Jacques Barthélémy, à plusieurs reprises sur la refonte du droit du travail ou la question du salaire minimum. Jacques Barthélémy est d’ailleurs, par le biais de son cabinet d’avocats, un conseiller assidu des milieux patronaux, proche de la CGPME pour laquelle il assure des formations. Quant à Terra Nova, la fondation joue avec constance son rôle de boîte à idées d’un PS réformé.

Ce rapport est donc le prélude logique de la mission confiée au mois d’avril par le premier ministre à Jean-Denis Combrexelle sur la place de la négociation collective vis-à-vis du code du travail. [...] Jacques Barthélémy, avec gourmandise, a d’ailleurs glissé ici et là que Jean-Denis Combrexelle, conseiller d’État et ancien directeur général du travail, « pourrait aller plus loin sur un certain nombre de points »

 
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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 14:27
Affrontements de lundi à Kiev : décès de trois policiers, 141 blessés

01 Sept. 2015, 12h24 | MAJ : 01 Sept. 2015, 13h24

Extraits

Des affrontements entre les forces de l'ordre ukrainiennes et des manifestants nationalistes, devant le Parlement ukrainien à Kiev le 31 août 2015

Des affrontements entre les forces de l'ordre ukrainiennes et des manifestants nationalistes, devant le Parlement ukrainien à Kiev le 31 août 2015 (AFP/SERGEI SUPINSKY)

Le bilan s'alourdit à trois morts à Kiev où un troisième policier a succombé, mardi, à ses blessures au lendemain des affrontements devant le parlement à Kiev entre forces de l'ordre et militants d'extrême droite opposés à une réforme constitutionnelle.

 

«Un membre de la Garde nationale de plus a succombé à ses blessures à la suite de l'explosion d'une grenade (...) Cela fait mal», a écrit sur son compte Twitter le ministre de l'Intérieur Arsen Avakov. Un peu plus tard, Kiev a encore annoncé le décès d'un autre policier blessé la veille.

Ces décès porte le bilan des violences à trois policiers tués et 141 personnes hospitalisées, dont 6 policiers toujours dans un état grave, selon les derniers chiffres annoncés par le ministère.

[...]

Lundi, l'adoption par le Parlement d'un projet de loi sur la décentralisation octroyant une plus grande autonomie aux régions séparatistes en guerre avec Kiev a tourné à l'affrontement entre les forces de l'ordre et des militants d'extrême droite opposés à cette réforme.

[...]

Jets de grenades fumigènes et d'un engin explosif

Selon une porte-parole de la police de Kiev, Oksana Blychtchyk, le chef du parti d'extrême droite Svoboda, Oleg Tiagnybok, sera interrogé par la police pour l'implication des membres de son parti dans les violences.

[...]

[...]

Mardi, Berlin a condamné avec «la plus grande fermeté» ces «émeutes sanglantes» et Paris a jugé «préoccupant que des membres de partis politiques ukrainiens aient participé à ces événements». Washington a, de son côté, demandé une «enquête approfondie» sur l'origine de ces violences.

[...]
 

Ukraine: décès d'un second policier après des heurts à Kiev

http://tempsreel.nouvelobs.com


 

 
 
Affrontements entre forces de l'ordre et manifestants nationalistes, le 31 août 2015 à Kiev, en Ukraine (c) Afp
Affrontements entre forces de l'ordre et manifestants nationalistes, le 31 août 2015 à Kiev, en Ukraine (c) Afp
 

Kiev (AFP) - Les autorités ukrainiennes enquêtaient mardi pour trouver les coupables au lendemain d'affrontements entre policiers et nationalistes ayant fait deux morts à Kiev après l'adoption d'une réforme garantissant plus d'autonomie aux régions séparatistes, une mesure jugée douloureuse par beaucoup d'Ukrainiens mais saluée par les Occidentaux.

Le bilan des heurts violents devant le parlement entre forces de l'ordre et manifestants, notamment du parti d'extrême droite Svoboda, s'est alourdi après la mort dans la matinée d'un second policier alors que six personnes sur 141 hospitalisées étaient toujours dans un état grave, souffrant de blessures au ventre, aux poumons et à la tête.

 [...]

Les affrontements à Kiev, les plus violents depuis le soulèvement du Maïdan fin 2013-début 2014 qui a fait tomber le régime prorusse de Viktor Ianoukovitch, ont suscité la vive préoccupation des États-Unis et de l'Union européenne, soutiens des autorités aux affaires depuis le printemps 2014 en Ukraine, et de la Russie, accusée par les Occidentaux de soutenir les rebelles séparatistes de l'est du pays.

Ils ont opposé les forces de l'ordre à, notamment, des membres du parti nationaliste et antirusse Svoboda, en colère à l'idée de voir les députés accorder une plus grande autonomie à leurs ennemis jurés des territoires sous contrôle rebelle.

[...]

Le chef de Svoboda, Oleg Tiagnybok qui avait pris la parole devant les manifestants lundi avant que le rassemblement ne dégénère, va être interrogé dans le cadre de l'enquête, a indiqué à l'AFP la porte-parole de la police de Kiev Oksana Blychtchyk.

Dix-huit suspects restaient mardi en garde à vue, parmi lesquels le militant de Svoboda soupçonné d'avoir lancé une grenade devant l'entrée du parlement, a précisé la porte-parole de la police de Kiev.

[...]

La bataille rangée devant le parlement a été qualifiée de "très préoccupante" par la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, qui a exigé que le processus de réforme constitutionnelle ne soit pas compromis par la violence.

Berlin a condamné "avec la plus grande fermeté" ces "émeutes sanglantes" et Paris a jugé "préoccupant" que des "membres de partis politiques ukrainiens aient participé à ces événements".

Washington a de son côté demandé une "enquête approfondie" sur l'origine de ces violences. La Russie s'est quant à elle dite "naturellement préoccupée" face à ce qu'elle a dénoncé comme des violences "inacceptables".

 

 

L'UE, la France, Berlin, Washington, sourds et aveugles devant la montée des fascistes en Ukraine ?

Ainsi l'Union Européenne s'inquiète ?  Avait-elle donc été sourde et aveugle, ni vu, ni entendu les militants fascistes derrière les manifestations violentes qui avaient succédé aux manifestations pacifiques d'Ukrainiens réellement exaspérés par leurs conditions de vie et la corruption généralisée en Ukraine et qui ne concernait pas que le Parti des régions ? Ces manifestations violentes ont abouti à un véritable coup d'état et à la démission de Ianoukovitch. Et Washington qui avait composé, avec Victoria Nuland le conseil des ministres du coup de force n'aurait pas donc compris que Svoboda et Pravy Sektor étaient des forces d'extrême-droite, n'hésitant pas à recourir à la violence contre les députés, militants du parti communiste ou du parti des régions ? La NSA n'aurait donc rien communiqué ? 

Rappelez-vous : c'étaient à l'époque les gentils manifestants pro-occidentaux et pro-européens de la place Maïdan.  Certains mauvais esprits ont dit alors que les services secrets américains les avaient aidés.  Mais c'étaient de vilains "complotistes"... 

Bizarre pour des pays qui sont supposés avoir des services de renseignement parfaitement rodés de ne pas avoir compris que c'étaient de vrais néo-nazis.  Mais tant qu'ils ne tabassaient que des militants communistes, c'était pour le bien de l'Occident...

En France aussi nous avons eu nos fervents soutiens de Svoboda.  Rappelez-vous ces articles.

AC

Sur Mediapart le 20 février 2014 |  Par Di-Léta

BHL en direct à Kiev : "Je n'ai pas vu de néo-nazis !"

Ce 9 février, BHL, l’imposteur Bernard-Henry Levy, mentait en direct sur la vraie nature du ‘Maidan’. Après avoir tant menti sur la Tchétchénie, la Libye ou la Syrie…

Sur l’antenne d’EURONEWS ou sur son Blog ‘La Règle du Jeu/BHL en ligne’, il déclare sans rire ce qui suit : « Je n’ai pas vu de néo-nazis, je n’ai pas entendu d’antisémites, j’ai entendu au contraire un mouvement incroyablement mûr, incroyablement déterminé et très profondement libéral. Je crois que l’ambition de cette révolution ukrainienne est beaucoup plus importante et ce que j’entends au Maïdan, c’est la volonté de revivifier le rêve européen »…

BHL NE VOIT PAS LES NEONAZIS … MAIS LEURS DRAPEAUX FLOTTENT DEVANT LUI

Mais ces néonazis antisémites que BHL ne « voit pas », ils sont pourtant là devant lui, dans les manifestants qui l’applaudissent. Comme le démontrent sans aucune contestation les images filmées !

Sur les crises.fr le 27 février 2014

Victoria Nuland, secrétaire d'Etat adjointe voulait que Svoboda et Parvy Sektor aient leur place au gouvernement de transition ( suite au coup d'état ).

"La composition du « gouvernement de transition » ukrainien reflète le script défini par la secrétaire d’Etat adjointe Victoria Nuland, dans son désormais célèbre échange téléphonique avec l’ambassadeur américain à Kiev, au nom du président Obama. En effet, elle déclarait que « Yats » (Arseni Iatseniouk) devait être au pouvoir, contrairement à « Klitsch » (Vitali Klitschko), et que les néonazis de Svoboda (Liberté) et de Pravy Sektor (Secteur de droite) – l’aile terroriste du mouvement de l’Euromaïdan – avaient leur place aussi au gouvernement."

Fabius et l'Ukraine : mensonges d'Etat.

A propos de la composition du gouvernement transitoire en Ukraine

Mediapart le 12 mars 2014 |  Par Marc Evelyne Dumont

Extraits

Incompréhensible ?

Ce mardi matin, sur France Inter, Laurent Fabius présente la situation ukrainienne :

- « Quand on accuse ce gouvernement d'être d'extrême droite, c'est faux, c'est faux » 

« Il y a 3 membres du parti Svoboda (en réalité 4...) qui est un parti plus à droite que les autres »...

D'autant que Fabius ajoute « l'extrème droite n'est pas au sein du gouvernement » - proprement sidérant.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 13:58

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 13:48

UL CGT Dieppe Jeunes, Fonction publique, Salaire & Pouvoir d'achat

03 sept. 2015

Fonctionnaires: l'effondrement de leur pouvoir d'achat
Les salariés de État des collectivités territoriales, des hôpitaux, qu'on appelle "les fonctionnaires", sont aujourd'hui maltraités par leur employeur.

Les plus bas salaires sont désormais en dessous du SMIC. On leur attribue d'ailleurs une prime pour remonter leurs salaires au niveau du Smic.

Les débuts de carrières sont désormais si bas, que les métiers de fonctionnaires n'attirent plus suffisament de monde; les concours n'ont plus assez de candidats pour combler le nombre de postes: sait-on que l'on embauche les profs à 15% au dessus du Smic ? Ils sont pourtant à Bac plus 5 !

Le Patronat du privé aimeraient bien en faire autant:

Payer les salairés au dessous du Smic, c'est leur rève. Le Medef revendique d'ailleurs la suppression du Smic. D'ailleurs de nombreux employeurs utilisent le temps partiel pour descendre les salaires en dessous du Smic (exemple: les Super-marchés, les fast-foods, etc.). La casse du Smic serait terrible, y compris pour les fonctionnaires

Mais, même pour les cadres du privés, le patronat copie la gestion de l'État ! Désormais, pour un ingénieur à Bac +5, cela devient difficile de trouver une première embauche à Smic+25%.

Et avec l'apprentissage c'est le jackpot ! Vous avez des jeunes élèves techniciens supérieurs, et des jeunes élèves ingénieurs, quasiment pour rien ! D'ailleurs certaines grosses boites ont compris le truc: elles n'embauchent plus que des apprentis, qu'elles jettent dès le diplôme passé (et obtenu), pour les remplacer par d'autres apprentis: c'est indigne !

Lire la suite ici sur le blog de l'UL CGT de Dieppe

Les patrons disent MERCI AU GOUVERNEMENT SOCIALISTE qui donne l'exemple pour le gel des salaires ! 

En France, c'est l'Etat qui pratique le dumping social !

L' intérêt des salariés du public et du privé, c'est de lutter ensemble pour l'augmentation des salaires !

MERCI HOLLANDE, MERCI VALLS,  MERCI MACRON dit le MEDEF

MERCI HOLLANDE, MERCI VALLS, MERCI MACRON dit le MEDEF

En 2014, les hausses de salaires ont été plus rares et plus basses

Les Echos (extraits), 8 juillet 2015 :

Le bilan 2014 de la Commission de la négociation collective a été publié ce mardi.

Le point le plus saillant du rapport est le net recul des négociations salariales de branche, avec « seulement » 386 avenants salariaux signés (-12 % après déjà -27 % en 2013) contre 441 l’an passé et plus de 500 en 2012. C’est là aussi en partie la rançon des années précédentes : en 2011 et 2012, le SMIC avait été revalorisé deux fois dans l’année, poussant les branches à revoir leur grille quand les minima repassaient sous le salaire minimum. En 2013 et 2014, avec une seule revalorisation, qui est plus est limitée à la seule inflation, l’exercice a été moins souvent nécessaire et neuf branches sur dix ont désormais des minima de grille supérieurs ou égaux au SMIC, contre 73 % fin 2012.

 

Résultat : seuls 8,6 millions de salariés ont vu les salaires de leur branche être revalorisés, contre plus de 12 millions les deux années précédentes. Parmi les branches importantes n’ayant pas ouvert de discussions salariales l’an passé, on retrouve notamment le commerce à prédominance alimentaire et les transports routiers. S’y ajoutent les branches ayant ouvert des discussions mais sans parvenir à un accord, comme les banques et le commerce de gros.

Des augmentations moins élevées

La conjoncture a aussi pesé, le rapport pointant « une tendance de la majorité des branches à accorder des augmentations moins élevées » qu’en 2013. Quelque 90 % des hausses sont inférieurs à 2 %, et un gros quart est même inférieur à 1 %. Au final, la valeur médiane des hausses a atteint 1,3 %, contre 1,9 à 2,3 % les trois années précédentes.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 00:23
Portrait des agriculteurs haut-normands - Entre tradition familiale et restructuration économique

Auteurs : Michel Delacroix (DRAAF), Christian Camesella, Catherine Sueur (Insee Haute-Normandie)

Résumé

La Haute-Normandie est une région de grandes cultures et d'élevage bovin, avec trois orientations productives principales : les grandes cultures, la polyculture-polyélevage et l'élevage laitier spécialisé. L'agriculture occupe les deux tiers du territoire haut-normand. Les espaces qui lui sont dédiés diminuent mais leur consommation est un peu moins forte qu'ailleurs. Souvent proche des villes, l'agriculture haut-normande n'a pourtant rien d'une agriculture " périurbaine " où les petites structures dominent. La taille des exploitations est même supérieure à la moyenne nationale. Les moyens de production se concentrent au rythme des restructurations. Les EARL se multiplient en lien avec la recherche d'une plus grande sécurisation des moyens de financement et du statut des actifs de la famille. La proportion d'agricultrices n'a pas varié depuis dix ans mais la participation des femmes est mieux reconnue. Les agricultrices s'installent tardivement, notamment en raison des transmissions d'activité entre époux au moment de la retraite. Le renouvellement des générations est difficile. Les trentenaires, peu nombreux, sont bien formés et présentent des profils de jeunes entrepreneurs à la tête de grandes exploitations. Leurs conjoints choisissent plus facilement de travailler à l'extérieur. Les conjointes d'agriculteurs sont davantage diplômées que les conjoints d'agricultrices et comptent une proportion de cadres assez importante. Les conjoints hommes sont souvent ouvriers ou artisans. La population agricole continue de diminuer. Certains aspects du modèle familial " traditionnel " perdurent : la vie en couple prédomine et la taille des ménages est plus importante qu'en moyenne. Les agriculteurs occupent aussi des logements un peu plus grands et plus anciens.

EXTRAITS.  Voir la totalité de l'article ici.

 

Une région de grandes cultures et d'élevage

Les différents systèmes agricoles haut-normands sont répartis sur le territoire en fonction des caractéristiques des sols et du climat.

Le Sud-Est de l'Eure : Des exploitations céréalières y produisent surtout du blé, de l'orge et du colza.

Un peu plus au nord, [...], lin, betteraves et pommes de terre complètent l'assolement dans des exploitations de grandes cultures diversifiées. Encore plus au nord, l'élevage, surtout des vaches laitières et souvent des bovins à viande, est associé aux grandes cultures dans les exploitations mixtes typiques du Roumois et du Pays de Caux.

À l'est et à l'ouest, sur les reliefs plus accidentés du Pays de Bray et du Pays d'Auge, les cultures perdent de l'importance, les exploitations sont spécialisées en élevage laitier ou mixte lait et viande.

Le maraîchage et l'horticulture, peu développés, sont concentrés dans la vallée de la Seine et autour des agglomérations. L'élevage hors-sol de porcs et de volailles, également peu important, est réparti sur tout le territoire.

[...]

 

Plus de la moitié des agriculteurs réside dans l'espace périurbain

La majorité des agriculteurs réside dans l'espace périurbain (55 %). [...] La proximité des grands pôles d'emploi tertiaire des aires urbaines favorise parfois le travail à l'extérieur, notamment pour les conjointes.

 

Un potentiel économique de 1,2 milliard d'euros

Confirmant les spécificités départementales, 70 % du colza et 60 % du blé de la région sont cultivés dans l'Eure ; 75 % du troupeau laitier et 65 % du troupeau allaitant haut-normand est élevé en Seine-Maritime. La valeur globale de la production agricole(1) régionale atteint 1,24 milliard d'euros en 2010, soit 2,4 % de la valeur de la production agricole en France métropolitaine. En 2009, elle contribue à hauteur de 1,2 % à la production de richesses en Haute-Normandie.

Selon leur potentiel économique, les exploitations sont classées en trois catégories : les " petites " dont le chiffre d'affaires potentiel n'excède pas 25 000 euros par an, soit l'équivalent d'une vingtaine d'hectares de blé ; les " moyennes ", dont le potentiel économique est compris entre 25 000 euros et 100 000 euros ; les " grandes " enfin dont le chiffre d'affaires moyen dépasse 100 000 euros. La Haute-Normandie compte ainsi 41 % de grandes exploitations, 20 % de moyennes et 39 % de petites.

Seules les " moyennes " et " grandes " peuvent être considérées comme des structures véritablement économiques. Elles assurent 98 % de la valeur de la production et exploitent 96 % de la surface agricole.

Les " petites " ont une vocation patrimoniale (entretien et valorisation de biens fonciers), elles jouent aussi un rôle social (revenu d'appoint, maintien en activité, loisir) et ont un impact sur l'environnement et les paysages. Les petits agriculteurs élèvent des moutons (1 sur 3), des bovins (1 sur 3), des chevaux (1 sur 5) ; ils valorisent 22 000 ha de prairies.


(1) Exprimé en produit brut standard (PBS). Le PBS correspond à la valeur de la production en 2010. Il est calculé en appliquant le rendement moyen et le prix moyen sur 5 ans des différents produits agricoles régionaux aux surfaces et aux effectifs animaux obtenus par le recensement.

 

Des exploitations moins nombreuses mais plus grandes

En 2010, la Haute- Normandie comptait 11 500 exploitations agricoles. En dix ans, 29 % des exploitations ont disparu, une baisse plus forte dans l'Eure (− 35 %) qu'en Seine-Maritime (− 24 %), et qui affecte surtout les petites et moyennes exploitations. Les grandes exploitations restent relativement stables en nombre.

La surface agricole utilisée diminue nettement moins vite que le nombre d'exploitations, elles sont donc de plus en plus grandes en taille. En moyenne, la superficie des " grandes " est passée en dix ans de 110 hectares à 135 hectares ; celles des moyennes de 45 ha à 50 ha ; quant aux " petites ", elles restent petites, 7 ha en moyenne. Si la surface des exploitations " petites " et " moyennes " est comparable à celle observée en France métropolitaine, les " grandes " sont nettement plus grandes, 29 ha de plus que la surface moyenne française.

Les grandes exploitations réalisent 86 % du produit agricole

Les grandes exploitations réalisent 86 % du produit agricole

Source : Agreste, Recensements agricoles 2000 et 2010

 

La forme sociétaire se développe

Le fait marquant des dix dernières années est le fort développement des formes sociétaires en agriculture. Le GAEC (groupement agricole d'exploitation en commun) a longtemps constitué la seule forme sociétaire agricole. D'autres formes juridiques sont venues compléter les possibilités de choix, et en particulier l'EARL (exploitation agricole à responsabilité limitée) qui a rencontré un grand succès auprès des agriculteurs, surtout depuis 2000.

En 2010, plus de la moitié des exploitations dans les catégories " moyennes " et " grandes " sont constituées en société (3 800 sur 7 000).

[...]

Une recomposition de la main-d'œuvre agricole

En Haute-Normandie, 22 800 personnes (soit 3 % de l'emploi total en Haute-Normandie) travaillent régulièrement dans les 11 500 exploitations agricoles. En tenant compte du temps de travail réel et en intégrant la main-d'œuvre occasionnelle, l'ensemble représente l'équivalent de 15 100 emplois à temps complet(2).

La main-d'œuvre agricole est composée des exploitants agricoles, de leur conjoint et autres membres de la famille qui travaillent régulièrement dans les exploitations (population active familiale) et des salariés permanents (hors famille). L'ensemble constitue la main-d'œuvre permanente(3). Elle est complétée par la main-d'œuvre occasionnelle (travailleurs saisonniers, stagiaires) et par les travaux réalisés par des entreprises prestataires de service.

Entre 2000 et 2010, la tendance générale est à la diminution du travail familial réalisé par les membres de la famille sans réel statut, compensée par une augmentation significative du travail réalisé par les exploitants eux-mêmes et par la main-d'œuvre salariée.

Les agriculteurs exploitants sont au total 14 100, parmi eux 9 500 dirigent une exploitation " moyenne " ou " grande ". Leur nombre a diminué de 23 % en dix ans, moins vite cependant que le nombre d'exploitations du fait du développement des sociétés. Ainsi, le nombre de conjoints coexploitants est passé de 350 à près de 900 en 10 ans. Cette évolution va dans le sens d'une meilleure reconnaissance du métier d'agriculteur. La part du travail réalisé par les exploitants a ainsi progressé de près de 3 points en 10 ans, ils assurent 62 % du travail agricole total.

Les membres de la famille actifs sur l'exploitation ont très fortement baissé et tout particulièrement les conjoints, moins 40 % en 10 ans. Ils sont 3 400 en 2010, les deux tiers sont des femmes. L'accès au statut de coexploitant explique en partie cette diminution ; l'autre raison est que les conjoints, et particulièrement les jeunes femmes, privilégient de plus en plus une activité professionnelle en dehors de l'exploitation. La part du travail agricole assuré par les membres de la famille, traditionnellement forte en agriculture, se réduit fortement, de 20 % en 2000 à 13 % en 2010.

En revanche, le nombre de salariés permanents a peu diminué (− 6 %), il a même augmenté en Seine-Maritime. Ils sont 3 800 en 2010, très majoritairement sur des postes d'ouvriers. Ils sont jeunes, 35 ans en moyenne et assurent 19 % du travail total, soit 3 points de plus qu'en 2000.


(2) Exprimé en unité de travail annuel. Une UTA correspond à une personne travaillant à temps complet toute l'année dans une exploitation agricole.

(3) La main-d'œuvre permanente correspond à toutes les personnes travaillant de manière régulière sur l'exploitation durant au moins 8 mois, quel que soit le temps de travail.

Tableau 2 : La population active agricole

Répartition du travail agricole par catégorie de main-d'œuvre

Unité : %

Répartition du travail agricole par catégorie de main-d'œuvre

Source : Agreste, Recensements agricoles 2000 et 2010

 

Les jeunes agriculteurs parmi les actifs les mieux formés

La proportion de bacheliers chez les agriculteurs de moins de 40 ans atteint 80 %, parmi eux, 37 % ont suivi des études supérieures. En 10 ans, la proportion de bacheliers dans cette tranche d'âge a été multipliée par deux.

[...]

80 % des agriculteurs de moins de 40 ans au niveau bac

Unité : %

80 % des agriculteurs de moins de 40 ans au niveau bac

Source : Agreste, Recensements agricoles 2000 et 2010

 

Un renouvellement des générations difficile

L'âge moyen des agriculteurs est de 52 ans. IIs sont plus jeunes dans les exploitations " moyennes " et " grandes " (48 ans en moyenne), que dans les " petites " (59 ans). La pyramide des âges montre des signes de vieillissement. Le renouvellement des exploitations est donc problématique. Pour 100 agriculteurs de plus de 50 ans, on ne compte que 7 exploitants de moins de trente ans. La proportion est un peu plus élevée dans les exploitations " moyennes " et " grandes " (11 %), par contre elle est extrêmement faible dans les " petites " (3 %). Il faut cependant relativiser, les jeunes s'installent à 28 ans en moyenne, un âge qui n'a cessé de reculer depuis 40 ans (en 1980, ils s'installaient à 24 ans). Du côté des femmes, la pyramide présente un aspect concave qui témoigne d'installations plus tardives que pour les hommes, du fait des successions entre époux au moment de la retraite, et aussi du fait des changements de statut de conjointe à coexploitante.

[...]

Un métier à temps plein dans les grandes exploitations, une activité d'appoint dans les petites

Dans les exploitations " moyennes " et " grandes ", 90 % des agriculteurs exercent ce métier à titre principal, ils ne sont que 10 % à l'exercer comme activité secondaire, mais 4 % d'entre eux sont aussi agriculteur à titre principal sur une autre exploitation. [...]

Dans les " petites " exploitations, la situation est très différente. La majorité des exploitants sont des retraités (43 %, dont 20 % sont d'anciens exploitants) et des pluriactifs (37 %). Ces derniers sont employés (15 %), commerçants ou artisans (6 %), ouvriers (5 %), salariés agricole (5 %). Moins d'un exploitant sur cinq déclare n'exercer aucune autre activité. Pour ces petits exploitants, le temps partiel est la règle, 70 % d'entre eux consacrent moins de un quart de leur temps à leur exploitation.

[...]

Moins de propriétaires comparé aux agriculteurs de France métropolitaine

Comme dans les autres régions, la part de propriétaires chez les agriculteurs est supérieure à celle de l'ensemble des actifs. Cependant, les agriculteurs haut-normands sont moins souvent propriétaires de leur logement qu'ailleurs, comme l'ensemble des ménages.[...]

 

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 22:49

Publié par Jean Lévy

La carte de 66 communes de France métropolitaine où un service d'urgence accueille moins de 10 000 patients par an, une activité jugée trop faible par un rapport remis au ministère de la Santé en juillet. (GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO)

La carte de 66 communes de France métropolitaine où un service d'urgence accueille moins de 10 000 patients par an, une activité jugée trop faible par un rapport remis au ministère de la Santé en juillet. (GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO)

Démanteler le Code du Travail ne leur suffit pas...
Ils s'attaquent maintenant à la santé de la population

Et ce n'est pas l'hôpital américain de Neuilly qui est visé, mais les villes déjà abandonnées économiquement, hors des grandes métropoles, les territoires déjà en friche !

Ne pas laisser faire ce gouvernement au masque "socialiste", résister là comme ailleurs où sont menacés tous les acquis des luttes sociales, c'est la seule réponse à la "bande des trois", Hollande-Valls-Macron - qui pillent les biens de la Nation au profit des grandes entreprises !

 

francetvinfo.fr

 

 

67 services d'urgences seraient menacés de disparition en France, révèle Le Figaro, lundi 31 août. Un rapport, remis en juillet à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, préconise en effet la transformation en "centres de soins non programmés" des urgences dont l'activité est trop faible. L'auteur du rapport, le docteur Jean-Yves Grall, suggère le seuil de 10 000 passages par an, soit à peine plus d'un patient par heure. 

L'objectif : mieux répartir les effectifs de médecins urgentistes sur le territoire, en évitant "la présence inutile de médecins lors de période de faible activité ou sur des structures à faible activité globale". Selon Le Figaro, le ministère de la Santé "hésite encore sur les suites à donner au rapport".

Le quotidien a dressé la liste de ces services d'urgence qui accueillent moins de 10 000 patients chaque année, se basant sur les chiffres de la base de donnéesHospi Diag, datant de 2013. Plus d'un dixième des 650 services d'urgences français seraient concernés.

 

Nom de l'hôpital Ville Département N° du département
Centre hospitalier Ariège Couserans Saint-Lizier Ariège 9
Centre hospitalier d'Ambert Ambert Puy-de-Dôme 63
Centre hospitalier d'Aubusson Aubusson Creuse 23
Centre Hospitalier d'Aunay-sur-Odon Aunay-sur-Odon Calvados 14
Centre hospitalier d'Avallon Avallon Yonne 89
Centre hospitalier d'Embrun Embrun Hautes-Alpes 5
Centre hospitalier de Bagnères-de-Bigorre Bagnères-de-Bigorre Hautes-Pyrénées 65
Centre hospitalier de Champagnole Champagnole Jura 39
Centre hospitalier de Château-du-Loir Château-du-Loir Sarthe 72
Centre hospitalier de Clamecy Clamecy Nièvre 58
Centre hospitalier de Condom Condom Gers 32
Centre hospitalier de Confolens Confolens Charente 16
Centre hospitalier de Crest Crest Drôme 26
Centre hospitalier de Decize Decize Nièvre 58
Centre hospitalier de Die Die Drôme 26
Centre hospitalier de Gérardmer Gérardmer Vosges 88
Centre hospitalier de la Mure La Mure Isère 38
Centre hospitalier de la Tour Blanche Issoudun Indre 36
Centre Hospitalier de Mauriac Mauriac Cantal 15
Centre hospitalier de Montmorillon Montmorillon Vienne 86
Centre hospitalier de Pont-à-Mousson Pont-à-Mousson Meurthe-et-Moselle 54
Centre hospitalier de Ruffec Ruffec Charente 16
Centre hospitalier de Saint-Calais Saint-Calais Sarthe 72
Centre hospitalier de Saint-Céré Saint-Céré Lot 46
Centre hospitalier de Saint-Hilaire-du-Harcouët Saint-Hilaire-du-Harcouët Manche 50
Centre hospitalier de Saint-Marcelin Saint-Marcellin Isère 38
Centre hospitalier de Saint-Palais Saint-Palais Pyrénées-Atlantiques 64
Centre hospitalier de Vaison-la-Romaine Vaison-la-Romaine Vaucluse 84
Centre Hospitalier de Vire Vire Calvados 14
Centre hospitalier du Blanc Le Blanc Indre 36
Centre hospitalier du Chinonais Saint-Benoît-la-Forêt Indre-et-Loire 37
Centre hospitalier du pays d'Olmes Lavelanet Ariège 9
Centre hospitalier du Tonnerrois Tonnerre Yonne 89
Centre hospitalier du Val de Saône Gray Haute-Saône 70
Centre hospitalier Emile Borel Saint-Affrique Aveyron 12
Centre hospitalier Gabriel Déplante Rumilly Haute-Savoie 74
Centre hospitalier Hôpitaux du Sud Charente Barbezieux-Saint-Hilaire Charente 16
Centre hospitalier intercommunal des Andaines Domfront Orne 61
Centre hospitalier Jacques Boutard Saint-Yrieix-la-Perche Haute-Vienne 87
Centre hospitalier Jean Coulon Gourdon Lot 46
Centre hospitalier Jules Niel Valréas Vaucluse 84
Centre hospitalier Marguerite de Lorraine Mortagne-au-Perche Orne 61
Centre hospitalier Pierre Delpech Decazeville Aveyron 12
Centre hospitalier Sainte-Marie Grand-Bourg de Marie-Galante Guadeloupe 97
Centre hospitalier Théophraste Renaudot Loudun Vienne 86
Clinique Ambroise Paré Toulouse Haute-Garonne 31
Clinique Beau Soleil Montpellier Hérault 34
Clinique de la Miséricorde Caen Calvados 14
Clinique de Meudon Meudon-la-Forêt Hauts-de-Seine 92
Clinique des Diaconesses Strasbourg Bas-Rhin 67
Clinique du Diaconat Roosevelt Mulhouse Haut-Rhin 68
Clinique du Vallespir Céret Pyrénées-Orientales 66
Clinique Francheville Périgueux Dordogne 24
Clinique La Francilienne Pontault-Combault Seine-et-Marne 77
Clinique mutualiste chirurgicale de la Loire Saint-Etienne Loire 42
Clinique médico-chirurgicale de Bruay-la-Buissière Bruay-la-Buissère Pas-de-Calais 62
Clinique Saint-Amé Lambres-lez-Douai Nord 59
Clinique Saint-Michel Prades Pyrénées-Orientales 66
Groupement hospitalier intercommunal du Vexin Magny-en-Vexin Val-d'Oise 95
Hôpital privé du Val d'Yerres Yerres Essonne 91
Hôpital privé Saint-Claude Saint-Quentin Aisne 2
Hôpital privé Saint-François Desertines Allier 3
Polyclinique de l'Ormeau Tarbes Hautes-Pyrénées 65
Polyclinique Les Chênes Aire-sur-Ladour Landes 40
Polyclinique Marzet Pau Pyrénées-Atlantiques 64
Polyclinique Pasteur Pézenas Hérault 34
SINCAL Nancy Meurthe-et-Moselle 54

 

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 16:18

Publié par Michel El Diablo

 

Grosse polémique après la proposition de Jacques Sapir, économiste revendiqué de gauche, d’envisager, dans le cadre d’un « Front de libération nationale » contre les ravages de l’Euro, des relations, non seulement avec certaines composantes de droite, mais aussi avec le Front national.

On passera ici sur les réactions enfiévrées, mais caricaturalement convenues, des éditocrates mainstream comme Jean Quatremer. Haro sur le Sapir comme sur tout ce qui dépasse les limites étroites de leur pensée unique. Les chiens aboient contre toutes les caravanes qui les dépassent. Et se jettent sur tous les os venus. pour les discréditer. Normal, c’est leur fonction.

Une proposition inutile de Jacques Sapir

Il n’en reste pas moins qu’à mon sens, Jacques Sapir  a en l’occurrence péché par excès de théorisation politique (son péché mignon, avec la modélisation mathématiques des comportements économiques). Deux raisons :

  • Sauf à être le commode épouvantail agité par l’axe UMP/PS, le FN ne possède toujours aucun réel poids politique dans le pays. Après trente-sept ans d’agit-prop régressif, le parti de la famille Le Pen (décomposée) compte toujours ses députés sur les doigts d’une seule main et ne dirige — la plupart du temps très mal — qu’un maximum d’une dizaine de villes importantes. Si tant est qu’aujourd’hui, l’axe UMP/PS, maqué à la mafia financière, est bien plus dangereux que son épouvantail.

 

  • Si, électoralement parlant, le FN pèse bon an mal an un cinquième des suffrages exprimés, son électorat ne se manifeste surtout qu’à l’occasion de premiers tours sans conséquences. De fait, les voix se portant sur le FN expriment plus un rejet épidermique des partis institutionnels qui se partagent le pouvoir, qu’une adhésion raisonnée aux thèses de l’extrême-droite. Le vote FN est souvent une autre facette, rageuse, de l’abstention.

De fait, quel que soit la justesse de la cause défendue (la neutralisation de la dangereuse monnaie unique européenne en est une), proposer d’ouvrir des relations avec un parti aussi douteux que le FN apparaît donc comme non seulement périlleux et politiquement amoral, mais aussi parfaitement inutile et maladroit : en proposant d’ouvrir des relations avec le FN, Jacques Sapir confère à ce parti une importance qu’il n’a pas.

Le mono-idéisme de gauche de Frédéric Lordon

On se gardera pourtant de tomber dans l’excès de « clarté » idéologique exigée en retour de bâton par Frédéric Lordon . Sous prétexte de pourfendre le « mono-idéisme » de Sapir contre l’euro (face au mono-idéisme des européistes qui veulent y rester), Lordon verse dans un autre travers tout aussi pernicieux : le mono-idéisme de gauche et ses obligations monomaniaques de pureté idéologique qui finissent par confiner la gauche dans un verbiage ampoulé à n’en plus finir (le péché-mignon de Lordon) et dans le cadre électoralement étriqué des cercles exclusivement militants.

Ce n’est pas banaliser le FN que de constater la propagation de ses idées, même si, à juste titre, on les trouve faisandées et pour tout dire puériles. Qui d’entre nous n’a pas dans son entourage (familial, bistrot…) quelques pourfendeurs ardents des immigrés cosmopolites, des fainéants de chômeurs, des arnaqueurs patentés aux prestations sociales, de ces petits salopards de terroristes qui viennent jusque dans nos bras égorger nos fils, nos compagnes… ?

Ce n’est pas sacraliser le FN que de prendre acte de son intrusion dans le paysage politique français. Qui niera que sans l’apport des voix frontistes, le non au référendum de 2005 sur le projet de constitution européenne serait resté tristement minoritaire ?

Et alors, qu’est-ce qu’on fait ? On envoie les brebis galeuses frontistes de notre entourage en camp de rééducation ? On les fusille ? On se réfugie dans notre tour d’ivoire de gauche purifiée à 10 % maxi (en comptant large) des voix à chaque élection ? La réalité politique d’un pays est sans doute bien plus complexe que l’idée dont voudraient se convaincre les théoriciens en leur vase clos.

Toujours en vertu des grands principes

En vérité, peu me chaut personnellement de voter comme le FN, ou plutôt que le FN vote comme moi. Que Marine Le Pen en vienne un jour à approuver ma proposition de régulariser tous les migrants sans papier ne me perturberait en rien, bien au contraire. Je l’ai dit et répété, seuls comptent les grands principes auxquels nous nous référons sans défaillir. Ceux-là tiennent en trois mots — Liberté, Égalité, Fraternité — et en 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme . Point.

A-t-on besoin d’ourdir quelques sombres ou troubles relations pour faire valoir ces grands principes ? Qui les aiment les suivent, de droite comme de gauche, extrêmes ou non, c’est leur problème, pas le nôtre.

Le Conseil national de la Résistance, auquel se réfère Jacques Sapir, et qui rassembla des forces de tous horizons, n’est pas né d’une stratégie politique mûrie en alcôves, mais d’une urgence communément ressentie à un moment critique de l’Histoire. Advienne à nouveau que pourra.

Quant à l’accusation faisandée de “rouge-brun” proférée à l’envi par les zozos hystériques de la pensée unique et leurs médiocres épigones, autant dire que l’on doit s’en foutre comme de l’an quarante.

 

LE YÉTI

 

SOURCE:

 

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 14:58
Lu sur le Grand Soir

Discrètement, le gouvernement prépare déjà une nouvelle offensive contre le droit du travail, dans la foulée des lois Macron et Rebsamen. Les milieux patronaux en rêvent depuis longtemps : que les règles de travail négociées dans l’entreprise, là où la pression sur les salariés est la plus forte, puissent s’imposer à la loi et aux conventions collectives. Ce rêve est-il sur le point de devenir réalité ? Pour plancher sur la question, le gouvernement vient de créer une commission, en partie composée d’ « experts » proches des milieux néolibéraux. Leur rapport est attendu pour la rentrée. Sous prétexte de simplifier le Code du travail, ce rapport pourrait être annonciateur de nouvelles régressions pour les salariés.

Le gouvernement a décidé d’enclencher la vitesse supérieure sur les « réformes » du marché du travail. Les lois Macron et Rebsamen sont à peine adoptées, qu’une nouvelle dérégulation d’ampleur est en préparation. Présentée le 4 mai dernier, une commission « accords collectifs et travail », surnommée « mission Combrexelle » du nom de son président, est actuellement à pied d’œuvre à la demande du Premier ministre. Son objectif ? Produire, pour la rentrée, un rapport dont les préconisations devront inspirer une réforme pour donner plus de place aux accords collectifs – c’est à dire les accords de branche et surtout d’entreprise – dans la définition des règles qui encadrent le travail et le lien de subordination des employés à leurs employeurs. Sous couvert de bon sens et de pragmatisme – le « dialogue social de terrain » serait plus adapté à la réalité des entreprises – le projet s’attaque en fait à l’un des piliers du droit social français, suivant l’une des revendications les plus anciennes du Medef.

Dans le code du travail, deux principes jouent un rôle crucial. La « hiérarchie des normes », d’abord, consacre la primauté de la loi : cette dernière s’impose aux conventions de branche qui s’imposent, elles-mêmes, aux accords d’entreprise. En vertu du second, appelé « principe de faveur », une règle négociée au niveau d’une branche ou d’une entreprise ne peut être que davantage favorable aux salariés. En clair, si une convention de branche fixe le salaire horaire minimum à douze euros, un accord d’entreprise, dans le même secteur, ne pourra prévoir un salaire inférieur à cette somme. En revanche, rien n’interdit d’aller au delà, par exemple à treize euros. Logique, à moins de rendre la loi ou les accords de branche caducs. En principe, donc, ces règles garantissent les mêmes droits pour tous les salariés, et préviennent le dumping social au sein d’une même branche d’activité.

 

« Moderniser en profondeur notre système de relations sociales »

En pratique, les dérogations sont nombreuses. Rendues possibles, d’abord, par les lois Auroux en 1982, puis par les lois Aubry sur les 35 heures, enfin par les réformes successives des gouvernements Raffarin, Fillon et Ayrault, elles concernent essentiellement l’organisation du temps de travail, et parfois les salaires. Ainsi, depuis 2008, la durée minimale de repos journalier, légalement fixée à onze heures, peut, dans certains secteurs, être ramenée à neuf heures par accord de branche ou d’entreprise. Concernant les rémunérations, la loi du 14 juin 2013, transcription législative de l’Accord national interprofessionnel (ANI, lire ici), autorise, en cas de difficultés économiques, une réduction des salaires par simple accord d’entreprise – les fameux accords de maintien de l’emploi, étendus par la loi Macron.

Aujourd’hui, loin de restreindre le domaine des règles soumises à la dérogation, le Premier ministre entend « engager une réflexion nouvelle pour élargir la place de l’accord collectif dans notre droit du travail ». Une place « encore trop limitée », écrit Manuel Valls dans sa lettre de mission adressée à Jean-Denis Combrexelle, le président de la commission. Le champ concerné reste restreint, et les partenaires sociaux ne se saisissent pas suffisamment de la souplesse que la loi leur donne pour déroger au cadre réglementaire. (...) Je souhaite que vos propositions ne se limitent pas à des aménagements du cadre législatif actuel, mais ouvrent des perspectives nouvelles et audacieuses, capables de moderniser en profondeur notre système de relations sociales. » La dérogation deviendra-t-elle la règle et le respect de la loi l’exception ?

 

Emmanuel Macron : « Autoriser les entreprises à déroger aux règles »

« Il s’agit d’une demande récurrente du Medef, constate Marie-Laure Morin, ancienne conseillère à la chambre sociale de la Cour de cassation. Le patronat veut élargir la négociation d’entreprise sur le modèle anglo-saxon. Aux États-Unis, les règles de travail sont négociées dans chaque entreprise, dans le cadre d’un contrat collectif. » En 2014, le Medef publiait un « Livre jaune » programmatique, qui réaffirmait cette priorité : « Le cœur de la définition des règles sociales doit être l’entreprise. Cela suppose une révolution importante car aujourd’hui, c’est la loi qui fixe ces règles. » Autre indice des intentions gouvernementales : Emmanuel Macron n’annonçait-il pas la couleur, à la veille de son entrée au ministère de l’Économie ? « Nous pourrions autoriser les entreprises et les branches à déroger aux règles de temps de travail et de rémunération. C’est déjà possible pour les entreprises en difficulté. Pourquoi ne pas l’étendre à toutes les entreprises, à condition qu’il y ait un accord majoritaire avec les salariés ? »

Auprès des syndicats, la mission Combrexelle passe mal. C’est d’abord le calendrier qui surprend, puisque la commission travaille et auditionne en plein examen parlementaire de la loi Rebsamen qui porte, déjà... sur le dialogue social ! « Ce n’est pas logique, s’agace Marie-Alice Medeuf-Andrieux, secrétaire confédérale chez Force ouvrière (FO). Ce point avait été abordé, puis mis de côté pendant la discussion sur le dialogue social. » Suite à l’opposition des syndicats, « le gouvernement a voulu reprendre la main », estime la juriste Marie-Laure Morin, auditionnée le 6 juillet par la commission. Sa composition est perçue comme « très orientée ». « Il y a surtout des juristes et des pseudo-économistes, déplore Julien Gonthier, du syndicat Solidaires-industrie. Ces gens ne connaissent pas grand chose au fonctionnement d’une entreprise. En tout cas, ils ne sont pas inspirés d’un grand progressisme. »

 

Des experts obsédés par l’« obésité » du code du travail

La commission regroupe, de fait, des experts habitués à naviguer entre public et privé, certains affichant des orientations ouvertement néolibérales. Après avoir été directeur adjoint du cabinet de Martine Aubry, Yves Barou, actuel président de l’AFPA [1], a intégré la direction RH de l’entreprise Thalès. Longtemps membre du Conseil d’analyse économique, Michel Didier est quant à lui président du Coe-Rexecode, un « institut privé d’études économiques » proche du Medef. Il est aussi proche du très libéral Cercle des économistes, tout comme Pierre Cahuc, favorable à la réduction du « coût » du travail et à l’assouplissement des conditions de licenciement. Dans la commission, on trouve aussi, pêle-mêle, le président du groupe Alpha (un cabinet de conseil en relations sociales), Pierre Ferracci, la DRH de Lafarge France, une ex-DRH enseignant désormais en business school, ou encore le juriste Paul-Henri Antonmattei, fervent soutien de François Bayrou lors de la dernière présidentielle. Voilà qui promet !

La participation d’Antoine Lyon-Caen, auteur avec Robert Badinter d’un ouvrage et d’une tribune qui viennent de faire du bruit, est encore plus remarquée. Dans Le travail et la loi, les deux juristes – habituellement classés à gauche – dénoncent la « complexité croissante » et l’« obésité » du code du travail. Ils proposent de réduire ce dernier à 50 principes fondamentaux. Enfin, c’est le pedigree du président de la commission, Jean-Denis Combrexelle, qui laisse perplexe. Dans les milieux syndicaux, le conseiller d’État est décrit comme le « Talleyrand » du ministère du travail [2] : de Jospin à Raffarin, en passant par de Villepin ou Ayrault, le haut-fonctionnaire, ancien directeur général du travail (DGT), survit à tous les gouvernements ! [3]

 

« A force de déroger, on fait du code du travail un véritable gruyère »

« Jean-Denis Combrexelle est le chantre de la "négociation administrée", explique Julien Boeldieu, inspecteur du travail et secrétaire national de la CGT Travail, emploi et formation professionnelle (CGT-TEFP). On négocie, et l’administration valide après-coup, comme pour les plans sociaux depuis l’ANI. On glisse d’une logique de contrôle à une logique d’accompagnement, avec une faveur aux employeurs. » En parallèle, la multiplication des « assouplissements » affaiblit la norme légale. « Chaque gouvernement enfonce un ou plusieurs coins dans le code du travail, poursuit Julien Boeldieu. On multiplie les dérogations, les droits se différencient selon les secteurs d’activité, les entreprises, les territoires. » Peu à peu, « on instaure une inégalité de traitement, une concurrence de fait entre entreprises et entre salariés », insiste Marie-Alice Medeuf-Andrieux, de FO.

La mission Combrexelle va-t-elle confirmer cette tendance ? « Sous couvert de simplification, l’objectif est de poursuivre l’inversion de la hiérarchie des normes et du principe de faveur. On veut définir un socle de droit minimal, et renvoyer le reste aux accords de branche et d’entreprise, craint Julien Boeldieu. En fait, la simplification est un faux débat, car le code du travail est complexe par nature. Il ne s’agit pas seulement du travail du législateur, mais aussi du résultat de luttes sociales sédimentées. Si on simplifie la base légale, on va produire de la jurisprudence ce qui, pour le coup, est une véritable source de complexité. » « A force de déroger, on fait du code du travail un véritable gruyère, confirme l’ancienne magistrate Marie-Laure Morin. On fait de la déréglementation par sur-réglementation ! »

 

La loi, une limite au pouvoir considérable des employeurs ?

Serait-ce une manière de rogner, lentement mais sûrement, un siècle d’émancipation sociale ? Jusqu’aux premières lois sociales, à la fin du XIXe siècle, les règles de travail sont fixées par le règlement intérieur de l’entreprise, et sont donc imposées par la direction. Avec la légalisation des syndicats et la création d’une administration du travail, la loi vient fixer des limites à ce pouvoir considérable, tout en harmonisant les droits des salariés sur le territoire national. Les premières lois touchent le travail des enfants, l’hygiène et la sécurité, les temps de repos. Cet encadrement public, réalisé au nom de l’intérêt général, est très tôt combattu par le patronat. Ce dernier y voit une ingérence insupportable, et dénonce une entorse à la propriété privée des entreprises (sur l’histoire des mouvements sociaux, lire ici).

Cette position sera longtemps la ligne des organisations patronales. Elle s’est bien-sûr atténuée, officiellement du moins. Cependant, l’heure est à la mondialisation des marchés, à la recherche, coûte que coûte, de compétitivité pour les entreprises. Il faut « assouplir », « faciliter », « réduire le coût du travail ». La loi serait une source de « rigidité », et l’entreprise le lieu idéal pour une redéfinition des normes de travail. Il faut « faire une plus grande place à la négociation collective et en particulier à la négociation d’entreprise, pour une meilleure adaptabilité des normes aux besoins des entreprises ainsi qu’aux aspirations des salariés », explique Manuel Valls. Mais qui dit négociation, dit acteurs sur un pied d’égalité. Et dans l’entreprise, les salariés sont-ils vraiment en capacité de négocier ?

 

Chômage de masse et chantage à l’emploi

Le contexte de chômage de masse s’avère lourdement défavorable aux salariés : « Si la direction fait du chantage à l’emploi, la négociation est terminée », estime Julien Gonthier du syndicat Solidaires. « Dans l’entreprise, les salariés sont fragilisés, les délégués du personnel exposés », souligne encore Marie-Alice Medeuf-Andrieux. C’est précisément l’une des raisons d’être du code du travail. Le rapport salarial est un rapport de subordination, qui bride, voire rend impossible, les velléités de revendication individuelles mais aussi collectives. La loi permet, de ce point de vue, la construction d’une norme plus émancipée d’un tel lien de dépendance économique.

Dès lors, quelle doit être la place des accords collectifs ? Les positions syndicales divergent sensiblement. Sur une ligne de compromis, la CFDT se montre plutôt favorable à un élargissement de la négociation collective et à l’adaptation des normes, « dans un cadre protecteur défini par la loi », selon les besoins des branches et des entreprises. « A défaut d’accord, la loi s’applique », précise Marylise Leon, secrétaire nationale au dialogue social. Pour Solidaires et au sein de plusieurs instances de la CGT [4], la hiérarchie des normes et le principe de faveur ne sont pas négociables : « Il vaudrait mieux supprimer les dérogations inutiles pour les entreprises », estime Julien Boeldieu à la CGT. Chez FO, « on est accrochés à la branche », ose Marie-Alice Medeuf-Andrieux. Le syndicat défend la hiérarchie des normes, tout en donnant la priorité à la négociation nationale et en acceptant l’accord d’entreprise, « s’il est dans l’intérêt des salariés ».

 

Renforcer la présence syndicale... ou bien l’étouffer ?

Dans le même temps, la loi Rebsamen, indissociable de la mission Combrexelle, vient affaiblir la représentation syndicale (voir également notre article). « L’enjeu, c’est au contraire de renforcer la présence syndicale, estime Julien Gonthier. De donner aux délégués les moyens de mieux représenter les salariés. La mission Combrexelle s’intéresse au référendum en entreprise. Mais je pense que c’est un moyen pour contourner les syndicats. » La loi Rebsamen permettra bientôt la fusion des institutions représentatives du personnel, ainsi qu’un regroupement des obligations d’information et de négociation avec les représentants salariés. « Jusqu’à présent, le Comité d’entreprise était consulté avant tout projet de réorganisation, poursuit Julien Gonthier. Désormais, l’information arrivera après-coup. Quand on casse les outils qui permettent de comprendre le fonctionnement de l’entreprise, alors on casse la négociation collective. »

Depuis son arrivée à Bercy, Emmanuel Macron n’a qu’une obsession : « Nous devons continuer à réformer en profondeur le marché du travail », répète-t-il à l’envie. S’agit-il de renforcer la représentation syndicale ? « L’important, c’est que la loi précise les règles générales et [donne] davantage de place aux accords de branche et d’entreprise, donc aux partenaires sociaux. Cela suppose que les organisations syndicales s’adaptent à l’évolution de leurs responsabilités. » Non content de déréguler le marché du travail, c’est à dire de dégrader nos conditions de travail et d’existence, l’ancien banquier d’affaires chez Rothschild, qui pourra se targuer d’avoir employé trois fois l’article 49-3 de la Constitution pour imposer sa dernière loi, compte aussi expliquer aux syndicats comment ils doivent « s’adapter ». Ces derniers seront-ils en mesure de résister à la révolution menée au pas de course par un exécutif qui n’a plus de socialiste que le nom ?

Thomas Clerget

Photo : CC Gerry Lauzon

Notes

[1] Association pour la formation professionnelle des adultes.

[2] Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, dit « Talleyrand », est un homme d’État et diplomate français qui a survécu à tous les régimes politiques de l’Ancien régime jusqu’à la Monarchie de Juillet.

[3] Jean-Denis Combrexelle a successivement occupé les fonctions de directeur des relations du travail des gouvernement Jospin, Raffarin et de Villepin, puis de directeur général du travail (DGT), le plus haut poste du ministère, jusqu’à la fin du gouvernement Ayrault, au début de l’année 2013. Sacrée longévité !

[4] Malgré nos relances, le secrétariat confédéral de la CGT n’a pas répondu à nos questions.

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