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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 16:28
Sur le site du "Grand Soir"

Le PTP a parmi ses objectifs stratégiques d’isoler et d’acculer l'économie chinoise, la seconde économie la plus puissante du monde.

Les négociations sur l’Accord de partenariat transpacifique (PTP) se sont achevées le 5 octobre dernier à Atlanta, aux États-Unis. Il s’agit du traité de libre-échange le plus vaste de l’histoire de l’Humanité. Des négociations qui se sont déroulées dans le secret le plus absolu durant ces cinq dernières années, bien que depuis l’arrivée de Barack Obama au pouvoir, elles avaient été envisagées dans le but d’augmenter la puissance économique des grands consortiums nord-américains.

Cet Accord regroupe 12 pays : l’Australie, le Canada, le Chili, Brunei, le Japon, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, le Pérou, Singapour et les États-Unis. Situés dans des zones stratégiques de chaque côté du Pacifique, avec une population d’environ un milliard d’habitants, ces pays représentent 25% des exportations globales et 40% du Produit intérieur brut (PIB) mondial.

Récemment, la presse internationale, plusieurs syndicats, comme l’AFL-CIO et en particulier le site internet WikiLeaks, ont publié certains des contenus du PTP. En partant de cette maigre information disponible, nous pouvons en déduire quelques observations :

1. - Le PTP est un accord de libre-échange avantageux pour les États-Unis. Il réduit à néant la souveraineté des pays signataires, en leur superposant le pouvoir des monopoles transnationaux, qui auront un droit de recours jusqu’à demander une indemnité pour « pertes », dans le cas où les États imposeraient des mesures protectionnistes dans leurs pays respectifs.

2. – Concernant le droit de propriété intellectuelle (droit d’auteur, de brevet...), le PTP a deux aspects extrêmement agressifs. Le premier concerne le contrôle absolu de l’information qui circule dans les différents grands médias de communication, notamment sur Internet, à savoir que selon les clauses de ce traité, aucune information ne pourra être publiée dans un quelconque pays si le droit correspondant n’a pas été acheté préalablement.

3. - L’autre aspect du droit de brevet, qui concerne l’industrie pharmaceutique est réellement génocidaire : il impose 12 années d’exclusivité aux magnats nord-américains, alors que pendant ce temps la production de médicaments génériques est interdite, ce qui augmentera sérieusement le prix des médicaments.

4. - Le PTP est un traité visant la privatisation : il supprime toute possibilité de survie aux entreprises étatiques et paraétatiques, et oblige les États à conclure leur processus de privatisation.

5. - L’accord offre sur un plateau d’argent toutes les ressources naturelles et agricoles des pays signataires aux monopoles transnationaux, en obligeant les États à modifier leurs législations, ce qui permettra le pillage de leurs ressources.

6. - Il oblige les États membres à modifier leurs codes du travail pour garantir une plus grande exploitation de la main d’œuvre, ce qui a des conséquences non seulement pour les pays économiquement dépendants, mais aussi pour la classe ouvrière nord-américaine qui sera sous la pression du transfert de ses sources d’emploi vers d’autres pays, et de ce fait sera confrontée à la baisse de salaires et à la perte d’emplois.

7. - Le PTP a parmi ses objectifs stratégiques d’isoler et d’acculer l’économie chinoise, la seconde économie la plus puissante du monde. Le message d’Obama à cet effet a été des plus clairs : « Nous ne pouvons pas permettre que des pays comme la Chine dictent les règles de l’économie mondiale. C’est nous qui devons dicter ces règles... ». (1)

8. – La question militaire a été maintenue absolument secrète. Cependant, certains analystes estiment que l’une des clauses principales du PTP prétend renforcer la présence militaire des États-Unis dans le bassin Asie-Pacifique, alors qu’actuellement ils sont présents militairement dans 135 pays dans le monde.

Indépendamment du PTP, les États-Unis négocient le Traité de commerce transatlantique (TAFTA) avec l’Union européenne. Si cet autre accord de libre-échange venait à être conclu, il aurait un impact sur 60% du PIB mondial, 33% du commerce de biens et 42% du commerce des services. Ce traité est également négocié en secret depuis plusieurs années et possède les mêmes caractéristiques que le PTP, selon les minces informations qui ont filtré sur son contenu.

Mais ce n’est pas tout : un troisième accord de libre-échange, que Washington négocie en secret depuis 6 ans, est l’Accord sur le Commerce de services (TISA par ses sigles en Anglais), qui concernera 50 pays : l’Union Européenne, le Japon, le Canada, la Colombie, le Chili, le Mexique, l’Australie et la Corée du Sud. Cet accord représenterait 68% du commerce mondial dans les services et prétend réguler, de manière supranationale, les services financiers, de santé, d’eau, de télécommunications et de transports principalement, en réduisant toute compétence des gouvernements sur ces services, en les obligeant à la privatisation et à la vente aux grands groupes commerciaux nord-américains.

Le PTP doit maintenant être approuvé par les Parlements de chaque pays. S’il était adopté, il entrerait en vigueur en 2017.

Au cas où les négociations secrètes pour implanter le TISA et le TAFTA, associés au TPT, aboutiraient, les États-Unis disposeraient du contrôle de 80% de la valeur du PIB mondial, ce qui les confirmerait comme première puissance du monde. Il ne fait pas de doute que ces accords visent à récupérer la perte d’influence qui a plongé Washington dans la crise économique internationale en 2007-2009 et a permis de renforcer la présence de la Chine sur la scène nationale.

Ces traités de libre-échange, aussi vastes qu’agressifs, qui sont en train de se concocter (PTP, TAFTA et TISA), sont des mécanismes qui visent à étendre la maximisation du profit du capital financier, au prix de la destruction massive de la main-d’œuvre, la surexploitation de la classe ouvrière, qui jette à la rue des millions d’ouvriers et condamne de vastes majorités de population à l’indigence et à la mort.

En plus de transformer le monde en un grand marché unique et en usine mondiale, ce processus de centralisation et de concentration du capital oblige irrémédiablement les ouvriers du monde entier à se penser comme un seul ouvrier, une seule classe qui travaille dans une seule usine. De ce fait, il devient possible de mettre en place un combat unique à l’échelle internationale et de créer les conditions pour la socialisation des moyens de production à grande échelle.

Le moment est venu pour nous, le monde du travail, la classe ouvrière, les paysans et 99% de la population, qui sommes les sinistrés de cette politique, de présenter un Front Unique contre l’impérialisme, contre le fascisme, et pour le socialisme.

Comme le disait Lénine, cette époque de domination des monopoles, du capital financier est aussi l’époque du capitalisme agonisant qui se trouve aujourd’hui à la veille d’une nouvelle crise. (Fragments tiré du site Rebelion)

(1) Déclaration faite au quartier général de Nike dans l’Oregon. L’entreprise Nike est bien connue pour ses méthodes peu progressistes en matière sociale (LGS).

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 15:50

23 octobre 2015 sur Investig'action.

Un séjour à Caracas en septembre me conforte dans l’idée de la bonne marche du processus révolutionnaire bolivarien vénézuélien. Les problèmes existent, comme dans tous les pays, surtout ceux en développement, mais sont de bien moindre importance qu’on ne nous les présente dans les médias occidentaux.



La population croit aux bonnes intentions et aux efforts déployés par le gouvernement du Président Maduro, et n’est pas dupe des actions de déstabilisation lancées par les secteurs de l’opposition qui cherchent à tout prix à discréditer les dirigeants du processus bolivarien en les accusant d’incompétence et d’inefficacité.

Une lutte acharnée est engagée entre l’oligarchie, strictement blanche, riche et puissante, et le peuple vénézuélien, dans toute sa diversité, qui a pris les rênes du pouvoir politique grâce à Chavez en janvier 1999. L’élite dirigeait le pays depuis des décennies selon la maxime très peu connue de Voltaire, dans son Essai sur les mœurs et l’esprit des nations : « Un pays bien organisé est celui où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui, et le gouverne. ».

Le grand nombre, les masses populaires vénézuéliennes, ont chassé du pouvoir, grâce aux élections, cette petite élite corrompue, mue seulement par ses intérêts personnels et qui laissait la grande majorité de la population vivre dans une extrême pauvreté. Un vote a tout changé : l’élection de Chavez à la présidence de la République.

Pour tous ceux qui ne croient plus en la capacité du pouvoir politique d’agir concrètement sur la vie des gens, je vous invite à aller faire un petit tour au Venezuela. Ce que vous allez y voir est tout simplement incroyable. Petite précaution tout de même dans votre découverte de la nation de Bolivar et dans les futures tentatives de comparaison que vous ferez sûrement avec votre pays, qu’il se trouve en Europe ou ailleurs :

Il faut comparer la situation actuelle du Venezuela avec celle qui prévalait avant l’arrivée de Chavez au pouvoir, et avec d’autres pays du Sud ayant à peu près les mêmes caractéristiques en termes de niveau de développement, de démographie et de ressources naturelles.

Ayant travaillé pour le Groupe des 77 et la Chine de l’ONU, qui regroupe 132 pays en développement sur des projets de coopération Sud-Sud, j’ai eu la chance de visiter plusieurs pays du Sud en Afrique, en Asie et dans le monde arabe, et de côtoyer leurs dirigeants.

La comparaison tourne nettement en faveur du Venezuela, pour qui j’ai décidé de travailler après cette expérience onusienne sur l’accès aux droits économiques, sociaux et culturels tels que définis par l’ONU.

Il s’agit des « droits fondamentaux qui concernent le lieu de travail, la sécurité sociale, la vie familiale, la participation à la vie culturelle et l’accès au logement, à l’alimentation, à l’eau, aux soins de santé et à l’éducation. » (1)

Les nombreux accomplissements de la révolution démocratique bolivarienne, dans ces domaines, sont tout simplement stupéfiants. Les rapports des différentes agences de l’ONU sont là pour l’attester (2).

Un exemple de projet emblématique de Chavez qui a changé la vie des gens : la « Misión Barrio Adentro », qui signifie en français « Mission au cœur du quartier ». Il s’agit d’un programme d’accès aux soins de santé dans tous les quartiers populaires du pays, jusqu’aux régions les plus reculées du Venezuela. Des hôpitaux et dispensaires équipés de tout le matériel, coûtant des millions de dollars, nécessaire à des soins allant de la simple consultation médicale à des thérapies et opérations lourdes, ont été construits par milliers.

Avec l’aide de Cuba et de ses 30 000 médecins et personnels de santé, répartis sur tout le territoire, l’accès au soin gratuit a été généralisé pour tous. Les personnes issues des classes populaires, qui savent combien le manque de moyens empêche de se faire soigner correctement et comment cela nuit au bien-être des familles, comprendront à quel point cet accès à la santé gratuite pour tous est formidable. Une avancée considérable par rapport à l’époque antérieure à Chavez où ces soins étaient réservés à une élite fortunée.

Les autres n’avaient qu’à mourir. Ne croyez pas que j’exagère. C’est encore le cas dans beaucoup de pays. En effet, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, faute de soins de santé « près de 7 millions d’enfants de moins de cinq ans sont morts en 2011 » (3) et « en 2013, 289 000 femmes sont décédées pendant ou après la grossesse ou l’accouchement. La majeure partie de ces décès se sont produits dans des pays à revenu faible et la plupart auraient pu être évités » (4).

Autre problème rencontré dans les pays du Sud, le prix exorbitant de la santé qui « chaque année dans le monde, met 150 millions de personnes environ dans une situation financière catastrophique et en fait passer 100 millions au-dessous du seuil de pauvreté. » (5). Le Venezuela est épargné par ces drames, tout à fait évitables, grâce à la révolution bolivarienne de Chavez.

Drames également évités en ce qui concerne le logement avec l’accès à des appartements tout équipés pour les habitants des « barrios », l’éducation avec l’éradication de l’illettrisme, la construction d’écoles dans tous les quartiers populaires et la facilitation d’accès à l’enseignement supérieur pour tous, et enfin l’alimentation avec la création de supermarchés vendant les produits de base à des prix accessibles. Voilà pourquoi la révolution bolivarienne, malgré tous les problèmes qui existent et les erreurs commises, a encore de beaux jours devant elle.

La vie du peuple vénézuélien a changé du tout au tout avec Chavez. Un peuple dorénavant éduqué et conscient, qui se battra pour préserver son accès gratuit à ces droits humains fondamentaux. Gratuité qui fait perdre des milliards chaque année aux multinationales et aux oligarques. Ces derniers aussi sont prêts à se battre jusqu’au bout pour récupérer ces bénéfices qui leur échappent depuis maintenant 15 ans. Le peuple a également conscience de cela.

Jean Jaurès a dit : « Sous le régime capitaliste, l’individu est enfoncé dans la matière jusqu’au cœur, sous l’écrasement économique et sous l’obsession militaire. Je veux essayer de créer une cité d’espérance où l’homme s’aperçoit que les étoiles existent ».

Chavez et le Président Maduro ont construit cette cité d’espérance que le peuple doit défendre et continuellement améliorer. Les étoiles n’en seront alors que plus étincelantes.

Notes :

1) http://www.ohchr.org/Documents/Issu...

2) http://www.undp.org/content/dam/und...

3) OMS, Rapport sur la santé dans le monde 2013 : http://apps.who.int/iris/bitstream/...

4) http://www.who.int/mediacentre/fact...

5) http://www.who.int/mediacentre/fact...

Source : Le Journal de Notre Amérique, Octobre 2015

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 15:43

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 15:40

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 14:32

par Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, président de République Moderne

 

Photo JPC

 

Le terrorisme djihadiste est un défi qu’on ne relèvera que dans  la longue durée. Il faudra assécher le terreau où cette idéologie mortifère plonge ses racines, en particulier les conflits du monde arabo-musulman qui ont leurs causes endogènes mais que les États-Unis ou nous-mêmes avons souvent contribué à allumer, que ce soit en Irak ou en Libye, ou entretenus, comme c’est le cas en Syrie, pays désormais dévasté par la guerre. Afin de rendre possible l’éradication de Daech, à la fois en Syrie et en Irak et dans les délais les plus courts, la France doit hiérarchiser ses priorités, et retrouver un rôle de médiateur et facilitateur dans les relations internationales, sans mélanger droit-de-l’hommisme et politique.

Daech est une menace pour les pays musulmans d’abord mais aussi pour les autres, la Russie comme l’Occident. C’est un défi commun. Avant de former une coalition, il faut définir l’objectif politique. La France n’a rien à gagner à la fragmentation du Moyen-Orient. Elle doit s’efforcer de restaurer ou préserver l’intégrité territoriale et l’unité des États concernés en les rendant vivables pour leurs habitants : un Irak fédéral donnant une place aux sunnites de l’Ouest, une Turquie qui devrait trouver une solution durable et pacifique à la question kurde à l’intérieur de ses frontières, une Syrie, enfin, dont le régime devrait à long terme se démocratiser et s’ouvrir.

Que Bachar el-Assad soit un dictateur brutal ne fait aucun doute, mais son élimination aboutirait à ouvrir les portes de Damas à Daech. D’un côté, les frappes opérées par la coalition internationale dirigée par les États-Unis ont montré leur insuffisance. De l’autre, les alliés en Syrie, qu’on dit « modérés », n’existent pas. L’« Armée de la conquête », soutenue par l’Arabie saoudite et par la Turquie, et présente dans le nord-ouest de la Syrie, n’est pas une alternative. Elle est en fait composée pour l’essentiel d’un groupe djihadiste, al-Nosra, qui est une filiale syrienne d’Al-Qaïda, et d’un groupe salafiste Ahrar al-Sham. Faut-il préférer Al-Qaïda à Daech ? Le recul et la disparition de Daech ne pourront se faire sans le concours du régime de Bachar el-Assad, ni sans un dialogue avec la Russie, dont les frappes sont efficaces parce qu’elles sont coordonnées avec les forces gouvernementales à terre.

Nous ne devons pas non plus oublier que Daech n’est pas un phénomène né en Syrie. Al-Baghdadi a commencé par proclamer son califat en Irak, dans les régions occidentales dont la population sunnite s’est sentie rejetée par la politique sectaire du gouvernement du Premier ministre al-Maliki. C’est ensuite que cet « État islamique »(EI) s’est étendu en Syrie, en profitant du vide politique créé par la guerre civile.

Toute politique, pour avoir du sens, doit partir des réalités. Notre position « à l’ouest de l’Ouest », comme je l’ai dit à la tribune du Sénat, en septembre 2013, ne peut conduire qu’à l’isolement de la France. On ne combat pas efficacement le terrorisme par des moyens militaires seulement, mais à partir de vues politiques justes. Comme dit l’adage « Il n’y a pas de cap pour qui ne connaît pas le port ». Seule une coalition des grandes puissances d’une part, mais aussi des puissances régionales de l’autre avec la Turquie, l’Iran, l’Égypte et les pays arabes du Golfe, permettra de vaincre Daech. Nous devons éviter de rentrer dans son jeu en envoyant des troupes au sol, sans parler du risque d’enlisement, faute d’objectif clair, car Daech ne veut rien tant qu’une guerre de civilisations, entre les musulmans ralliés à sa bannière et un « Occident » unique et fantasmé engagé dans une nouvelle croisade. L’éradication de l’EI est d’abord l’affaire des peuples concernés, notamment les peuples irakien et syrien, que nous pourrions aider à s’en débarrasser. Cela pourrait se faire à travers l’appui de forces militaires terrestres, locales de préférence, au besoin soutenues par les grandes puissances dès lors qu’il y aurait un mandat clair de l’Onu.

Énoncer ce défi est une manière d’en prendre la mesure, d’autant que la question migratoire, directement liée au chaos syrien, se fait chaque jour plus pressante. Il s’agira de faire en sorte que les quatre millions de réfugiés qui se trouvent majoritairement en Turquie, en Jordanie, au Liban, mais aussi en Europe, puissent revenir en Syrie et reconstruire leur pays. Le mécanisme d’accueil mis en place au niveau européen est acceptable dans l’urgence afin de venir en aide aux réfugiés qui ont gagné les côtes européennes, mais il faut surtout tarir la source de ces flux de réfugiés, c’est-à-dire rétablir la paix : l’humanisme consiste à abréger un conflit plutôt qu’à le prolonger.

Jean-Pierre Chevènement

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 09:54
Nous reprenons ici un article de l'UL-CGT de Dieppe à propos des dangers du "tout route" auquel incite la loi Macron qui obéit aux injonctions de Bruxelles.  Car ce sont bien les réformes de libéralisation du rail, préconisées par Bruxelles avec l'aval des gouvernements français successifs, qui ont précipité sur les routes des milliers de poids lourds et maintenant des milliers d'autocars, beaucoup plus polluants et beaucoup plus dangereux.  Le trafic du fret  ferroviaire en France, tous opérateurs confondus, a chuté de 31% entre 2003 et 2013.  La loi Macron va jeter des milliers d'autocars sur les routes.  Bien sûr, il est des cas où on l'on ne peut éviter le transport par car et c'était peut-être le cas de cette excursion de personnes âgées.  Mais multiplier les transports par cars et par poids lourds amplifie les risques.  Sans compter les dérégulations successives des règles de transports et de sécurité : tonnage de plus en plus élevé, semi-remorques sur des départementales inadaptées à un tel type de véhicule, travail détaché, cabotage illégal d'entreprises de transports basées dans un autre pays européen ( plus d'une dizaine d'entreprises de transports routiers sont basées en Pologne, souvent des filiales de groupes d'autres pays européens, comme l'Allemagne par exemple ...). Action Communiste

Lire l'intégralité de l'article sur le blog de l'UL CGT Dieppe Routes, Service public, Transports routiers 

26 oct. 2015

Le danger des milliers d’autocars Macron

Tout juste une semaine après la Une des Informations-dieppoises (le 16 octobre 2015), et une entière page 3 sur l'ouverture d'une ligne d'autocar Macron entre Dieppe et Paris, le 23 octobre — cassant les prix — l'accident de Puisseguin est venu remettre les pendules à l'heure et refroidir les ardeurs.

Car... et  si la même chose arrivait demain sur la D 915, route particulièrement accidentogène ?

Pas sûr que les 3 personnes interrogées dans ce numéro, se disant prêts à aller à Paris en Bus, répondraient aujourd'hui la même chose ! D'autant que des incidents se multiplient comme cette affaire de conducteur de bus sans permis que la Voix du Nord a révélé hier.

Au lieu d'ouvrir des lignes de bus sur des routes de plus en plus encombrées de semi-remorques et de poids lourds, et de mettre en danger les voyageurs, ne ferait-on pas mieux de développer le chemin de fer ?

 

Lire la suite sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

ptées à un tel type de transport

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 17:59

Publié par Jean Lévy

 

DSCN3339

Sale temps pour Bruxelles. La zone euro avait déjà été vivement secouée ces derniers mois, certains craignant même le délitement de la monnaie unique. La reddition du gouvernement grec a permis de garder Athènes sous contrôle.

L’Union européenne est désormais déstabilisée par la crise des réfugiés et migrants. Outre le drame que vivent beaucoup de ceux-ci, les pays en première ligne sont totalement débordés. Depuis quelques jours, c’est même un véritable chaos que connaît la petite Slovénie. Mais surtout, bisbilles et confrontations se développent entre Etats membres à un degré jamais atteint dans l’histoire de l’UE. Un sommet d’urgence a été convoqué pour dimanche 25 par le président de la Commission. Cette initiative – qui aurait dû relever du président du Conseil, Donald Tusk – a elle-même a suscité pas mal de grincements de dents

LIRE LA SUITE....

http://ruptures-presse.fr

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 17:54

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 14:47
 

Trois opposants politiques à Robert Ménard, maire de Béziers, ont eu la désagréable surprise de recevoir en milieu de semaine une lettre d'insultes à connotation raciste, accompagnée de menaces de mort. Comme l'explique le quotidien régional Le Midi Libre, la missive a été envoyée au siège local du Parti communiste et désigne directement un élu municipal et deux responsables associatifs : Aimé Couquet, Linda Mendy-Hamdani et Mehdi Roland. 

Ces derniers sont connus pour s'être ouvertement opposés à la politique du maire de Béziers, notamment sur la question des réfugiés syriens. Il avaient été pointés du doigt dans le journal municipal du 15 octobre, où ils avaient été qualifiés de "militants de la haine", rappelle de son côté Metronews

"Utiliser politiquement cette histoire, c'est minable"

Envoyé le 21 octobre dernier, le courrier qui affiche en guise d'entête un dessin du Ku Klux Klan, n'est pas signé. Mais Aimé Couquet, élu communiste pense qu'il y a un lien direct entre son engagement et ces menaces : "Par ses propos et ses interventions musclées, le maire de Béziers crée dans notre ville un climat délétère, de suspicion et de dénonciation. Peut-être cela pèse-t-il dans le comportement de certains individus qui croient que tout est permis ? Ce n'est pas cela qui nous fera reculer dans notre résistance", a-t-il dit au quotidien régional, ajoutant qu'il ne porterait pas plainte. Mehdi Roland, lui, étudie cette possibilité. 

En face, le maire de Béziers a condamné ce geste, commis par "un abruti". "Mais utiliser politiquement cette histoire, c'est minable, a-t-il également réagi. Je ne rends personne responsable des graffitis me visant. Aimé Couquet a une attitude minable. Si ces faits sont graves, on commence par porter plainte avant de prévenir la presse". 

Commentaires d'Action communiste : deux de ces opposants ont été récemment cloués au pilori par le journal municipal de Béziers, journal devenu celui de Roberd Ménard.  Leurs photos y ont été diffusées et ils ont été  qualifiés de "militants de la haine".  Ce sont des méthodes fascistes.  Il n'en faut pas plus pour que des esprits faibles passent à l'acte.  C'est ce qui a été fait.  Oui, Robert Ménard est bien responsable !
Cet article lu sur le blog du Mouvement de la jeunesse communiste de Béziers décrit les méthodes d'intimidation utilisées par Robert Ménard.  Vous pouvez le vérifier en allant lire le dernier numéro du journal municipal de Béziers.  Instructif.

LE BUZZ PERMANENT ET LE FICHAGE SONT DEVENUS LA MARQUE DE FABRIQUE DE ROBERT MÉNARD. LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ CONTINUENT D'AUGMENTER !

Le Journal de Béziers, désormais célèbre nationalement depuis sa Une sur les réfugiés, est aujourd'hui plus que jamais l'expression de l'extrême-droite la plus dangereuse et réactionnaire de France, directement organisée par le cabinet du Maire. Loin d'être un bulletin d'information municipal, il porte la voix d'un Maire, de ses adjoints et de ses collaborateurs issus des groupuscules identitaires, catholiques intégristes, nationalistes, nostalgériques et avant tout bourgeois. Du haut de leurs appartements des beaux quartiers de la ville, ils y déversent le poison de la division, du repli sur soi et leur haine de l'étranger et du pauvre à destination d'une population municipale où la précarité, le chômage et la misère ne cessent de grimper.

Dans ce journal la barrière du pire est constamment franchie. Le dernier en date au moment où ces lignes sont écrites, celui du 15 octobre 2015, atteint des sommets qui n'avaient jusqu'alors été atteints que par quelques obscurs magazines d'extrême-droite tel Minute. Le « dossier » spécial sur les opposants à Robert Ménard, long de 5 pages à la violence inouïe, est une mise au pilori de militants associatifs dont le crime principal reste de s'opposer comme des centaines de biterrois à l'action du Maire.

A l'aide de photos, de copies d'écran et d'extraits partiaux de leurs publications sur les réseaux sociaux, il se prête à tous les amalgames pour tenter à la fois de décrédibiliser leur action et de diviser la colère populaire qui monte à Béziers comme dans tout le pays. Pire, il cible nominalement ces 3 militants et les dirigeants locaux et nationaux du PCF au travers d'un véritable appel à la haine, une véritable opération de fichage des opposants digne des pratiques de la CIA. Robert Ménard a décidément été à bonne école !

Qu'est-ce que Robert Ménard ne peut supporter chez ces militants, avec lesquels nous nous retrouvons dans certaines actions politiques :

  • S'opposer à sa politique. Ménard en bon autocrate ne tolère pas que de nombreuses manifestations aient déjà eu lieu contre son action, rassemblant une large et diverse représentation de la classe populaire de la ville.

  • Militer contre les politiques impérialistes, racistes et meurtrières de l'État d'Israël. En colportant les arguments de la bourgeoisie pour qui la solidarité internationale est de l'antisémitisme.

  • Militer contre l'islamophobie. Ménard s'assoit régulièrement sur les principes de laïcité (crèche, messe de la Féria) dont le premier est la neutralité religieuse de l'État et ses collectivités dans le respect de toutes les croyances.

Depuis qu'il est élu, Robert Ménard aura donc montré un large panel de ses capacités à diviser la population biterroise. Pendant que les médias sont focalisés sur ses provocations, son incapacité à endiguer la montée de la précarité dans notre ville passe presque inaperçue. C'est la mise en pratique des politiques prônées par la famille millionnaire Le Pen, trouver des boucs émissaires à la crise du capitalisme, diviser la population exploitée pour assurer dans la destruction sociale et sociétale la pérennité d'un système basé sur les inégalités et l'exploitation.

Il aime assommer de chiffres, souvent mensongers ou tronqués, les biterrois dans le JDB. Pourtant, deux statistiques, tirées de l'INSEE, n'ont jamais été citées dans les pages du journal. Plus de 22% de la population active de la ville est au chômage (moyenne nationale 9,7%), plus de 39% chez les jeunes (moyenne nationale 20,3%). 32% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, 1/3 de la population ! Voici donc la réalité biterroise, celle que les exécutant locaux de l'extrême-droite refusent de voir et de prendre en compte, confortablement installés dans les beaux quartiers !

L'extrême-droite, le FN, est plus que jamais la solution pour les riches de maintenir leur mainmise sur la société. Pendant longtemps ils pensaient avoir gagné la bataille idéologique, ils pensaient que le recours au fascisme servirait de bouclier en temps de crise. Une chemise déchirée, quelques mobilisations populaires ont récemment prouvé que la conscience de classe et la solidarité n'ont pas disparu. Travaillons à les renforcer, pour notre avenir, pour poser les bases d'une société meilleure.

Nicolas Cossange

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 14:00
Le programme Grec de privatisations : Le document déposé par le président de l'Eurogroupe

 
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  Olivier Okeanos

‘The Press Project’ revient sur les privatisations grecques : lors de la procédure d’approbation du plan d’aide à la Grèce par le parlement néerlandais, le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a déposé un document comportant 55 actions de privatisation que le gouvernement grec doit réaliser dans les deux mois à venir. Asteras, l’ancien aéroport d’Athènes Hellinikon, Kassiopi, Port du Pirée, Port de Thessalonique, aéroports, marinas ainsi que des clauses étranges se retrouvent dans les « petites lettres » de l’accord.


1 septembre 2015 

"A louer" ( photo Konstantinos Tsakalidis / SOOC)

"A louer" ( photo Konstantinos Tsakalidis / SOOC)

Outre la cession pour 50 ans des 14 aéroports régionaux les plus touristiques à la société allemande Fraport (détenue en majorité par l'Etat Allemand via le Land de Hesse et la ville de Francfort), le gouvernement grec s’engage également sur d’autres privatisations forcées, telle que la cession d’Astir à Jarmyn, d’ici la fin de l’année.

Un élément qui frappe The Press Project dans le tableau qui suit est le style impératif, notamment dans les cas où le gouvernement s’engage à approuver les études d’impact environnemental comme le veut le cessionnaire ou de surmonter les obstacles érigés par les services archéologiques. Bien entendu, le gouvernement s’engage également à abolir des lois de l’État grec car elles entravent la planification centrale de l’exploitation des actifs publics.

Notons que, au moment où le quartet parle de la nécessité de collecter des recettes et d’équilibrer les charges entre les groupes sociaux, il exige une série d’actions dont le résultat est exactement opposé. Ainsi, par exemple, le gouvernement grec est tenu, dès octobre, de permettre aux yachts de naviguer sous pavillon étranger pour plus de 12 mois.

Enfin, l’élément le plus bouleversant de la liste, ce sont les exemptions offertes aux cessionnaires. Ainsi, par exemple, par disposition législative, les collectivités locales ne pourront pas réclamer de taxes pour les services qu’elles fourniront à ceux qui auront acheté le patrimoine grec. D’autres dispositions les exempteront d’autres taxes ennuyeuses telles que l’ENFIA [taxe sur la propriété foncière, qui a été mise en place de manière rétroactive pour le reste de la population ces dernières années NdT].

Bien entendu, chaque fois qu’une privatisation se trouve confrontée à des obstacles coûteux, le TAIPED (Fonds de mise en valeur du patrimoine privé de l'Etat grec) se charge toujours de payer l’addition... Les Grecs ont toujours été ainsi... accueillants et hospitaliers.

 

PROGRAMME DE PRIVATISATIONS

 

N°. Élément Objet Autorité compétente Date-butoir
1 ΤΑΙPΕD Rapport sur le dossier de propriété Ministère des finances / Secr. général des actifs publics Septembre 2015
Actions requises : Livraison d’un rapport contenant tous les biens immobiliers inclus au ΤΑΙPΕD (y compris tous les ministères et organismes)
2 ΤΑΙPΕD Administration centrale pleinement fonctionnelle (approuvée par les ESHADA (NdT : Plans spéciaux de développement spatial de biens immobiliers publics) et maintien du cadre juridique relatif aux ESHADA, sans modifications Ministère des finances / Min Dév/ment - Environnement IMMÉDIATEMENT
Actions requises: Nomination des membres du Conseil d’administration central pour l’exploitation des actifs publics, de manière à ce qu’il devienne fonctionnel. La nomination doit avoir lieu immédiatement, pour plusieurs affaires :
  1. Pour approuver l’étude concernant Kassiopi et le dépôt d’un avis auprès du ministère de l’environnement et des finances pour émettre l’arrêté ministériel portant approbation.
  2. Pour mettre en œuvre l’ESHADA (plan de développement) à Afantou en vue du changement d’utilisation des terres de la région et son acheminement pour approbation par le Conseil d’État (NdT : donc on est certain que ce sera approuvé….)
  3. Faire avancer les études ESHADA pour: Vartholomio  (rare site de dunes), Porto Heli, Sambariza, Karteros, Markopoulos, Poseidi.
  4. Créer un nouveau plan ESHADA pour Asteras de Vouliagmeni qui soit harmonisé avec les négociations réussies avec l’investisseur sélectionné.
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