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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 17:09

Le monarque Hollande a décidé sans consulter le moins du monde ses sujets, comme il le fit pour l'intervention au Mali, et comme l'avait fait auparavant Sarkozy en Libye, d'envoyer les avions français bombarder des localités de Syrie, avec ses compères US et Britanniques, alors même que le gouvernement légitime de Damas ne le veut pas. Cela sous le prétexte de punir les intégristes-terroristes de DAECH, dont le seul ennemi résolu et efficace est l'armée nationale syrienne que les médias parisiens persistent à présenter comme l'incarnation du Mal.


Comment pourrait on croire aux bonnes intentions occidentales, quand le même Hollande ne cesse depuis 10 ans d'affirmer sa volonté de détruire le régime syrien, certes autoritaire, mais dont personne ne peut nier le caractère laïque, protecteur des minorités religieuses et représentatif de la volonté nationale? D'autant que les Alliés occidentaux de Messieurs Fabius et
Hollande, Anglo- Saxons, Turquie de l'OTAN, monarques pétroliers intégristes du Golfe, Saoudiens et Qataris, persistent à laisser s'alimenter en armes et mercenaires le "Djihâd" de DAECH.


Qui peut croire que la destruction de quelques villages syriens et de leurs habitants, combattants et civils mêlés, résoudra les problèmes de la région, qui, déjà, fourmille de foules de réfugiés tentant de fuir la guerre au péril de leur vie en se précipitant vers le mirage européen?
L'hypocrisie est depuis des années commune à tous ces " coalisés " occidentaux, affairés à redessiner à leur profit la carte du Moyen-Orient au détriment des peuples: il y a quelques semaines, le gouvernement islamiste turc Erdogan, un des piliers de l'OTAN, à prétexté intervenir contre DAECH, pour en réalité mener une offensive contre ses opposants kurdes du PKK. Comment ne pas craindre que les frappes françaises et occidentales n'aient pour objectif essentiel la destruction de l'état national syrien, après ceux d'Irak par les USA et de Libye par Sarkozy, avec les résultats de chaos sanglant que l'on sait?


L'intervention militaire impérialiste n'est en aucun cas la solution, elle n'apporte ni la paix ni la démocratie dont les peuples ont besoin, mais le meurtre, les camps de réfugiés et la fuite affolée de " migrants " qui transforment les pays européens en poudrières xénophobes.


Francis Arzalier, Collectif Polex
Le 08/ 09 / 2015

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 16:59

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 16:46

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 13:37

Publié par Michel El Diablo

L’ALLEMAGNE et les MIGRANTS: un accueil pas désintéressé

L'Allemagne s'attend à recevoir 10 000 réfugiés venus de Hongrie via l'Autriche dimanche, un niveau jamais atteint en une seule journée, après en avoir accueilli 7 000 la veille, un chiffre légèrement révisé en baisse, selon la police fédérale. L’Allemagne, qui a assoupli ses règles d'accueil notamment pour les ressortissants syriens, reste la destination favorite des migrants, loin devant les autres pays européens.

Ils arrivent à la gare de Munich les yeux cernés, épuisés, mais soulagés. Originaire de la Syrie, du Pakistan, de l’Erythrée ou d’autres pays encore, ces migrants ont traversé la Méditerranée, la Turquie, la Grèce, la Serbie et la Hongrie pour rejoindre l’Allemagne. Certains ont des photos de la chancelière Angela Merkel dans leurs affaires. D’autres ont écrit le nom de leur destination finale en anglais sur des pancartes : « Germany », ce nouvel eldorado, ce pays dont l’économie tourne à plein régime et qui attire plus que d’autres les migrants en quête d’une nouvelle vie.

Environ 8 000 sont arrivés samedi en Bavière. Les autorités locales s’attendaient à en accueillir autant ce dimanche. La mairie de Munich a transformé une partie du parc d’exposition en centre d’accueil. « Nous sommes bien préparés à gérer cette situation. Depuis une semaine, nous nous sommes améliorés. Nous maîtrisons tous les problèmes logistiques. C’est digne d’une planification militaire. Tous les jours, nous avons des réunions de crise, même le week-end. Nous sommes préparés à accueillir 2000, 3 000 ou 5 000 personnes, sans problème », a ainsi assuré le maire de la ville, Dieter Reiter.

Un manque de main-d’œuvre criant

Mais la plupart des réfugiés ne resteront pas en Bavière. Ils seront acheminés en autocar dès aujourd'hui vers d’autres Länder. La répartition se fait selon un système de quota, en fonction de la richesse et de la densité de population de chaque région. « Je demande à tous les Länder de se montrer solidaires. Sinon, l’Allemagne ne pourra pas relever ce défi. Les réactions à l’étranger sont très positives. Les médias internationaux sont présents ici. Nous donnons une bonne image de l’Allemagne. Et cela fait du bien au pays », s’est encore réjoui Dieter Reiter.

Cet accueil n’est toutefois pas dénué d’intérêt. Car si les migrants voient l’Allemagne comme un nouvel eldorado, celle-ci voit en eux une solution à son manque de main-d’œuvre criant. Pays vieillissant, la première économie européenne manque de 140 000 ingénieurs et techniciens, tandis que l’artisanat, la santé, l'hôtellerie sont en permanence à la recherche de personnel.

Pour le président de la Fédération des industries allemandes, intégrer rapidement les migrants dans le marché du travail c'est les aider et c'est aider l'Allemagne. Les employeurs observent en effet avec intérêt que beaucoup de migrants sont jeunes et pour certains très qualifiés. Ils sont donc prêts à les accueillir dans les entreprises, surtout si certaines mesures sont prises par le gouvernement pour faciliter leur accès à l'emploi. La suppression de l'obligation de prouver qu'aucun Allemand ne convient pour un poste, par exemple, la garantie qu'un nouvel embauché ne sera pas expulsé du jour au lendemain, la reconnaissance rapide des diplômes étrangers, l’enregistrement des qualifications des migrants dès leur arrivée, ou encore le déblocage des financements nécessaires à l'apprentissage de l'allemand. La pratique de la langue reste en effet le principal obstacle à l'emploi des nouveaux arrivants.

 

SOURCE:

L'Allemagne et les migrants: un accueil pas désintéressé

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/l%E2%80%99allemagne-et-les-migra

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 13:30

Lu sur Investig'action

 

En ce moment les syndicats se préparent pour automne chaud. Les réfugiés dans nos rues et les déclarations sentencieuses de politiciens populistes forment un excellent paratonnerre contre cette lutte sociale qui s'annonce.



Nous le savons de par notre propre histoire : la guerre fait fuir les gens en masse. Au cours de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale, des centaines de milliers de nos compatriotes ont cherché refuge dans les pays voisins, où ils ont été les bienvenus et ont reçu un bon accueil. C’est la logique même, car tout pays civilisé ouvre ses frontières aux personnes en détresse qui fuient la violence.

Dans le cas de l’afflux actuel, il y a une raison supplémentaire pour accueillir les expatriés. La majorité d’entre eux viennent d’Afghanistan, d’Irak, de Syrie et de Libye, précisément quatre pays où nous sommes largement responsables de la violence guerrière. L’Occident voulait changer les régimes de ces pays, avec toutes les conséquences possibles. L’invasion de l’Irak a entraîné la naissance de l’État islamique. En Libye, notre intervention militaire a provoqué le chaos total dans le pays. En outre, elle a entraîné une dispersion massive d’armes et donc de violence dans la région. Mais surtout, elle a ouvert les vannes aux réfugiés d’Afrique.

On parle d’une « crise des réfugiés », ce qui n’est pas exact. Ce à quoi nous assistons chez nous n’est pas une crise des migrants, mais bien une crise délibérée de l’accueil, en tout cas en ce qui concerne la Belgique. En ce sens c’est aussi une crise des consciences et du niveau de civilisation dans notre pays. Bien sûr, il y a une crise des réfugiés, mais elle se déroule ailleurs, pas ici. En Syrie il y a dix millions de gens qui fuient leur propre pays. La Turquie accueille 1,7 millions de Syriens, le Liban, 1,1 million, soit un quart de sa population. Heureusement, la Belgique a eu la générosité de bien vouloir en accueillir 5662 …

Ceux qui prétendent ou laissent entendre que nous sommes débordés par les réfugiés sont de mauvaise foi. On s’attend cette année à un million de demandes d’asile en Europe. Cela fait 0,2 % de la population totale. En outre la très grand majorité – 80 % - est accueillie en Allemagne. Ce pays, qui pour ces mêmes politiciens de droite reste le grand modèle, aborde la question sous un angle totalement différent. Là-bas le gouvernement engage justement la confrontation avec les crispations populistes et primitives, au lieu de jeter de l’huile sur le feu. Le taux de vieillissement en Allemagne est le plus élevé d’Europe et à terme, il hypothèque l’économie allemande. Le gouvernement l’a bien compris et il considère l’afflux de réfugiés comme une perfusion bienvenue contre le vieillissement de sa population.

Les populations arabes et africaines sont très jeunes et on aurait du mal à qualifier de fainéants des gens qui ont bravé des déserts et des mers démontées pour arriver jusqu’ici. Des études ont démontré que les immigrants sont toujours plus entreprenants que la population autochtone et qu’ils sont moins enclins à une criminalité lourde. La fable suggérant qu’ils profitent de notre sécurité sociale ne tient pas. Selon une étude récente de l’OCDE (le club des 30 pays les plus riches) la contribution annuelle nette des migrants au trésor représente en moyenne 0,35 % du PIB, et en Belgique ce serait même le double ,soit 0,76 %.

Le refus de prévoir un accueil sérieux et humain est choquant. Pires encore sont les tentatives de certains politiciens d’attiser des sentiments primitifs pour en jouer. L’éditorial de Knack souligne à juste titre : «  On pourrait attendre des politiques qu’ils expliquent à la population que nous ne pouvons abandonner à leur sort des personnes qui fuient la guerre, et qu’elles ont droit à un minimum d’aide. Après les expériences de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale il ne devrait plus y avoir le moindre doute à ce sujet. Le mot « profiter » ne fait rien d’autre que semer le doute ».

Le chaos organisé autour de l’accueil arrange bien ce gouvernement de droite. En ce moment, les syndicats se préparent pour un automne chaud. Les réfugiés dans nos rues et les déclarations sentencieuses de politiciens populistes constituent un excellent paratonnerre pour la lutte sociale qui s’annonce. La question des réfugiés doit nous faire oublier que la facture de l’énergie augmente de 30 %, que nous devons travailler plus longtemps pour une pension réduite, que nous devons avaler un saut d’index, que les malades sont débusqués, etc. Au début de cette année, les militaires déployés dans la rue ont dû détourner l’attention de l’opposition sociale. A présent, c’est au tour des réfugiés. Les images des demandeurs d’asile qui campent autour du bâtiment de l’Office des Etrangers sont carrément honteuses et elles dégradent l’image de marque de notre pays. Dans le passé des ministres ont dû démissionner pour moins que cela.

Références : Knack 2 septembre 2015 ; The Economist 29 août 2015 ; De wereld morgen ; OECD.

Traduction du néerlandais par Anne Meert pour Investig’Action.

Source : Investig’Action

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 09:01

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 08:59

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 08:39

Les assassins des droits des travailleurs!

Publié le par FSC

Les assassins des droits des travailleurs!

C'est aujourd'hui que "tombe" le rapport COMBREXELLE commandité par Vals.

On en connaît la logique : voir ci-après le texte paru hier dans "les Echos" et se référer à l'excellent travail d'information réalisé par le site de la Filpac CGT depuis longtemps.

Parallèlement au travail idéologique contre le code du travail il s'agit de contourner toutes les lois de protection par là où les salariés sont - pour l'heure en ce temps de crise - les plus vulnérables : les branches et surtout les entreprises.

Le couteau sur la gorge, dans les déserts syndicaux des PME et dans les plus grandes entreprises au moyen des syndicats de collaboration et le cas échéant en créant des syndicats maisons à l'instar de la CFT d'antan sont dans la mire : le temps de travail (les 35 heures), les salaires, les conditions de travail ...

Les travaux pratiques sont déjà en chantier comme on vient de le voir avec l'usine SMART d'Hambach (les 39 heures payées 35) et ce qui se passe chez Amazon à l'occasion des élections professionnelles où les outils de mise en condition sont testés.

Pas d'autres voies que la résistance là où la force de proposition paraît bien désuette.

_____________________________

L'article des Echos sur le rapport COMBREXELLE :

 

EXCLUSIF - Le rapport sur le droit du travail qui sera remis ce mercredi veut ouvrir considérablement le champ de la négociation collective.

 

Le président de la République l’a annoncé : le fait majoritaire va devoir aussi s’imposer dans les négociations entre employeurs et syndicats. C’est, sans surprise, une des propositions du rapport que l’ancien directeur général du Travail, Jean-Denis Combrexelle, doit remettre ce mercredi au Premier ministre et dont « Les Echos » ont eu connaissance. Mais la mesure, que le conseiller d’Etat veut généraliser « à compter de 2017 », ne résume pas, loin s’en faut, son contenu.

 

Manuel Valls, qui l’avait chargé de réfléchir sur des mesures permettant d’ « élargir la place de l’accord collectif dans notre droit du travail », ne va pas être déçu. C’est une profonde évolution du droit du travail que propose Jean-Denis Combrexelle. S’il ne donne pas toutes les clefs aux entreprises, comme l’a proposé l’Institut Montaigne , il suggère de réduire singulièrement la place de la loi dans notre édifice juridique social et de modifier en ce sens la Constitution « en inscrivant dans son préambule les principes de la négociation collective ». 

 

La 26ème de ses propositions, au nombre de 44, est sans doute la plus osée. Le rapport forme le « projet à moyen terme, c’est-à-dire dans un délai maximal de quatre ans, d’une nouvelle architecture du Code du travail faisant le partage entre les dispositions impératives, le renvoi à la négociation collective et les dispositions supplétives en l’absence d’accord ».

 

Un dispositif centré sur les accords d’entreprises

 

Jean-Denis Combrexelle veut limiter le caractère impératif de la loi à quelques règles d’ordre public social (les 48 heures de durée maximale de travail par semaine en matière de temps de travail, le SMIC en matière de salaires). Une bonne partie de l’ordre public serait renvoyé au niveau des branches, dont il veut accélérer la concentration sur trois ans. Il leur reviendrait de définir l’ « ordre public conventionnel qui s’applique à l’ensemble des entreprises du secteur et qui est opposable, sous réserve de l’application du principe de faveur [d’être plus avantageux pour les salariés] , à l’ensemble des accords d’entreprises », dont la durée de validité serait limitée à 4 ans. Le dispositif préconisé serait donc centré sur ces derniers, qui s’appliqueraient en priorité, sous réserve, certes, de l’ordre public social législatif et conventionnel, mais dont le champ serait réduit.

 

A court terme, soit dès le « courant de l’année 2016 », seraient « cibl[és] les domaines sur lesquels, du point de vue social et économique, il y a une urgence à développer la négociation collective et à adapter, en conséquence, les dispositions du code du travail ». En l’occurrence, ce que Jean-Denis Combrexelle appelle les « quatre piliers de la négociation que sont le temps de travail, les salaires, l’emploi et les conditions de travail ».

 

Autre point clef : « Lorsque l’emploi est en cause et que l’accord vise à le protéger, le maintenir, le préserver et le développer, l’accord et l’intérêt collectif qu’il incarne priment sur l’intérêt individuel concrétisé par le contrat de travail », écrit Jean-Denis Combrexelle. Dans le cas où un salarié refuserait les conséquences de l’accord sur son contrat de travail, il ne propose pas de revenir sur le fait qu’il bénéficie d’un licenciement pour cause économique, mais prône des indemnités spécifiques de licenciement « moins attracti[ves] ». Seraient concernés les accords de mobilité, de GPEC et de maintien dans l’emploi.

 

Parmi les autres propositions, figurent des propositions très diverses. Côté Etat, il y a notamment la « limitation du nombre de réformes législatives du droit du travail en fixant un agenda social annuel et en le respectant » ou encore l'« application du principe selon lequel toute disposition nouvelle du code du travail doit être gagée par l’abrogation d’une disposition devenue obsolète du même code ». Jean-Denis Combrexelle préconise l’« encadrement dans le temps des conditions de recours judiciaire contre les accords collectifs avec application de règles inspirées du contentieux réglementaire » mais également de reconnaître aux services déconcentrés de l’Etat la capacité de « contester les accords collectifs d’entreprise (à l’exception des accords portant sur les PSE) devant le tribunal de grande instance ». Il suggère encore une « assimilation législative de l’accord de groupe aux accords d’entreprise ». Et évoque le lancement d’une expérimentation relative aux accords collectifs concernant les filières et les sous-traitants dans le cadre de la notion d’« entreprise étendue », également évoquée par le DRH d’Orange, Bruno Mettling, dans un rapport qu’il doit remettre dans quelques jours à la nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri .

__________________________

 

L'article de l'Humanité d'hier sur ce qui se passe chez Amazon :

 

Vote sous influence chez Amazon

 

Le premier tour des élections professionnelles dans l'entrepôt de Saran se tient ce jour. La CGT dénonce l'arrivée d'une obscure organisation maison.

Listes maison ?

 

Mercredi 2 septembre, lors d'une journée de négociation du protocole d'accord préélectoral (PAP) visant le prochain scrutin de l'entrepôt de Chalon-sur- Saône (Saône-et-Loire), les quatre syndicats implantés sur le site ont eu la surprise de découvrir deux membres d'une organisation inconnue et non représentative : la Confédération autonome du travail (CAT), dont le logo est un soleil jaune. En 1947, année où la tendance réformiste de la CGT fit scission afin de créer Force ouvrière, d'autres trans- fuges cultivant une ligne farouche- ment anticommuniste créèrent la CAT. Lors des élections prud'homales de 1979, la CAT noua d'ailleurs une alliance avec la Confédération des syndicats libres (CSL), le « syndicat » d'extrême droite jadis implanté dans l'industrie automobile né sous le nom de Confédération française du travail (CFT) et qui changea son nom pour celui de la CSL suite à l'assassinat, par des militants CFT, du syndicaliste CGT Pierre Maître, en 1977. La CAT est aujourd'hui un groupuscule dont le site Internet n'a pas été mis à jour depuis 2013, implanté es- sentiellement dans l'entreprise Darty. « C'est le syndicat maison par excellence, explique Jean-Marc Miduri, de la CGT Darty. La direction l'a monté de toutes pièces à la fin des années 1970. La CAT valide tout ce que la direction met en place. Quand Darty a supprimé 500 emplois en 2013, la CGT a attaqué le plan en justice mais la CAT l'a voté sans discuter. »

 

Hasard du calendrier, l'arrivée de la CAT dans plusieurs entrepôts Amazon correspond à celle d'un tout nou- veau juriste dans l'entreprise, Pierre- Loïc Courtel. « C'est très étrange car ce cadre porte un badge vert, celui des intérimaires. Il est présent depuis plusieurs mois mais ne nous a jamais été présenté officiellement, observe Alain Jeault. Lors des négociations du PAP, les quatre syndicats ont refusé la présence de la CAT, non représentative. Mais pendant sept heures, la direction a cherché à nous l'imposer, en demandant à trois reprises des suspensions de séance de vingt minutes, à chaque fois pour consulter ce conseiller de l'ombre. » Un conseiller dont le dernier employeur n'est autre que l'Union des industries métallurgiques et minières (UIMM), le syndicat patronal. CGT, CFDT, FO et CFE- CGC viennent d'adresser un courrier commun à la Direccte afin de dénoncer les agissements d'Amazon en fa- veur de la CAT : « Face à l'insistance de la direction à valider la présence de ce syndicat en tant que signataire du PAP, nous avons refusé d'entrer dans la négociation » et « avons quit- té la réunion », y font-ils savoir. La CAT vient également de déposer des listes dans l'entrepôt de Montélimar (Drôme), sans qu'aucun PAP n'ait été voté. La CAT assure cependant que ses nouveaux militants issus de dif- férents sites « ont découvert (l') orga nisation par Internet ».

 

De son côté, Amazon n'a pas souhaité répondre à nos questions.

La logistique représente en France plus de 800 000 emplois non délocalisables et concentre un très grand nombre de travailleurs pauvres, pour beaucoup intérimaires. Les conditions de travail y sont extrêmement pénibles, la moyenne d'accidents du travail est supérieure à celle du bâ- timent. Avec le déploiement continu de l'e-commerce ainsi que des points-retrait où les clients viennent toujours plus nombreux retirer au volant de leurs automobiles des courses commandées sur Internet, la logistique créera ces prochaines an- nées de nouveaux emplois précaires pour en détruire bien davantage dans le commerce de proximité et la grande distribution. « La logistique sera l'un des enjeux majeurs du com- bat syndicaliste européen », prévient Heiner Reimann, du syndicat alle mand VerDi. Amazon, et plus large- ment l'e-commerce, est une terre de mission syndicale. « En Allemagne, VerDi a beaucoup investi en y déta- chant des permanents : nous avons réussi à syndiquer des jeunes dépolitisés de plus en plus nombreux sur les piquets de grève, et qui apportent une pugnacité que nous avions per- due en Allemagne », observe Heiner Reimann. Avant d'encourager ses ca marades : « Nous sommes tous derrière la CGT Amazon pour ces élections. Dans ces entrepôts, s'écrivent de nouvelles pages d'histoire sociale. » ■

 

par Jean-Baptiste Malet

__________________________________

 

Un certain nombre d'articles parus sur le site de la Filpac CGT :

 

http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article10310

 

http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article10309

 

LE RAPPORT COMBREXELLE ? LA STRATÉGIE DU CHOC ! C’EST LA SUITE NATURELLE DE LA LOI MACRON - REMIS LE 9 SEPTEMBRE À MIDI À VALLS - MISSION ? TOUT LE POUVOIR AUX PATRONS !

http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article10307

 

Contre la violence libérale des relations sociales, Combattons l’austérité"

http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article10279

Ainsi que d'autres articles ...

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 16:56

Publié par Jean Lévy sur "canempechepanicolas"

Les agriculteurs européens font entendre leur colère à Bruxelles
Les agriculteurs européens font entendre leur colère à Bruxelles
Les agriculteurs européens font entendre leur colère à Bruxelles

Par Philippe SIUBERSKI |

Ils ont lancé des pétards, klaxonné, incendié des pneus jusqu'à sous les fenêtres des institutions européennes. Des milliers d'agriculteurs ont crié lundi leur colère à Bruxelles et exhorté les dirigeants européens à trouver une issue à la crise.

Partis à l'aube de Belgique, de France et d'Allemagne, des colonnes de tracteurs sont arrivés dans la capitale belge dans la matinée, où ils ont causé de très importants embouteillages, en particulier dans le quartier Schuman, qui abrite le siège de la Commission et du Conseil européen.

La police, qui avait vivement déconseillé aux automobilistes de se rendre à Bruxelles, a comptabilisé 1.455 tracteurs et quelque 7.000 agriculteurs, producteurs de lait ou de viande principalement, réunis à l'appel des syndicats agricoles.

Objectif: se faire entendre des responsables de la Commission et des ministres de l'Agriculture des 28, réunis en conseil exceptionnel, à la demande de la France, sur la nouvelle crise que traverse le monde paysan depuis plusieurs mois.

"Je suis Eleveur", indiquait une pancarte portée par un jeune manifestant, en écho aux "Je suis Charlie" qui avaient fleuri après les attentats de Paris en janvier.

Rémy Hulin, un éleveur à la retraite, est venu du Calvados (ouest de la France) avec une potence suspendant un mannequin habillé d'une salopette d'agriculteur. "Il y a des centaines de suicidés dans l'élevage, c'est le résultat d'une politique agricole désastreuse", a-t-il expliqué à l'AFP.

"Tous les matins, on se lève et on perd de l'argent à traire nos vaches", a protesté Jacky, un autre agriculteur venu lui aussi du Calvados avec près de 100 membres de la Coordination rurale.

Sur le rond-point Schuman, épicentre de la manifestation, des cordons de policier en tenue anti-émeute, plantés derrière des barbelés, ont barré tout accès aux bâtiments européens pendant des heures, subissant des jets d'oeufs, de bouteilles en verre et d'autres projectiles.

Un vache en plastique bleu et frappée des étoiles jaunes du drapeau européen, grandeur nature, pendait corde au cou du haut d'un bulldozer.

- 'Nous on crève' -

Des manifestants ont même utilisé une louche en guise de catapulte pour bombarder d'oeufs les forces de l'ordre. Un policier, blessé à la jambe, a dû être emmené à l'hôpital, pendant qu'un second était soigné sur place, selon un porte-parole de la police cité par l'agence Belga.

Les policiers belges - exceptionnellement renforcés par des collègues néerlandais - ont fait usage de gaz lacrymogène pour empêcher des manifestants de forcer le barrage avec leurs tracteurs. Ils se sont également servi de canons à eau pour faire reculer les protestataires et éteindre des ballots de paille, des pneus et même une caravane incendiés par les agriculteurs.

Malgré ces incidents, le bourgmestre (maire) de Bruxelles, Yvan Mayeur, a estimé que la manifestation se déroulait jusqu'ici "globalement dans le calme".

En milieu d'après-midi, une partie des manifestants avait commencé à refluer vers leurs autocars, mais plusieurs centaines d'entre eux continuaient leur face-à-face tendu avec la police aux abords du rond-point Schuman, dans une atmosphère chargée de l'odeur âcre des brasiers.

Dans les rues avoisinantes, les engins agricoles occupaient toujours la chaussée en rangs de trois ou quatre, sur des centaines de mètres en direction du centre-ville. Ils devaient quitter Bruxelles dans la soirée.

"Le lait est payé moins cher qu'il nous coûte à produire, il nous faudrait un prix de base de 350 à 400 euros (la tonne) alors qu'on est payé 280 euros actuellement", a déploré le producteur laitier français.

"Quelle nourriture donnerez-vous à vos enfants ?" "Europe veux-tu encore de nous ?", pouvait-on lire sur des pancartes et bannières. "On vous nourrit, nous on crève". "Passant, souviens-toi de l'agriculture équitable et nourricière aujourd'hui décimée par la mondialisation", lisait-on sur d'autres.

L'effondrement des cours du lait et des viandes bovines et porcines a provoqué tout l'été une fronde des agriculteurs européens, du Royaume-Uni à l'Allemagne, en passant par la France.

Manfred Gilch, un producteur laitier bavarois, disait recevoir 29 centimes par litre de lait, pour un coût de production de 45 à 50 centimes le litre. Sa ferme, qui existe depuis plusieurs siècles, n'est plus rentable. "Il n'y a pas de perspective de transmettre la ferme", a-t-il témoigné.

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 16:41

Lettre d'Espagne

 

Le Parti Communiste espagnol a une longue histoire glorieuse de luttes, durant la guerre contre le fascisme franquiste, et durant quatre décennies de clandestinité.
L'Espagne et la France ont un passé différent: Nous avons hérité des révolutionnaires de 1789 une Nation unie malgré ses différences régionales, alors que les Communistes d'Espagne ont depuis longue date reconnu l'existence de Nationalités (Catalogne, Euzkadi, etc ) au sein de leur État : Le PCF et le PCE ont cependant mené des combats communs, au service de la République de Front Populaire, et dans la Résistance antifasciste. Ils ont connu aussi les mêmes dérives opportunistes et électoralistes à la fin du XXème siècle, qui ont entraîné la même perte d'influence.
Comme en France, certains Communistes d'Espagne fidèles à leur idéal, ne se résignent pas à ce déclin: A preuve, ces réflexions de militants d'Andalousie commentant le document-programme proposé par la direction d'Izquierda Unida (l'équivalent du Front de Gauche français). On peut ainsi voir à quel point les préoccupations des Communistes de part et d'autre des Pyrénées se rejoignent.

Collectif Communiste Polex
publié le : 8 Septembre, 2015

 

Contenu du processus d'unité populaire (extraits)
1 S'agit-il d'une dénonciation claire du mode de production capitaliste et de ses manifestations dans les divers cadres géographiques? Ou, au contraire, consiste-t-il à légitimer les politiques social- démocrates pratiquées par le PSOE, comme cela s'est fait, par exemple en Andalousie ( où IU et PSOE dirigeaient ensemble la Région de 2012 à début 2015 ).
Le document ne mentionne pas le socialisme comme objectif absolument nécessaire de l'Unité Populaire: un socialisme qui combatte efficacement l'inégalité sociale, le chômage et la misère, qui fasse la promotion d'une nouvelle démocratie politique et économique, et qui en finisse avec les agressions contre l'environnement; un socialisme qui mise résolument sur la paix.
Au contraire, l'expression utilisée, confuse et ambiguë, est le " changement de modèle productif " inclus dans un programme permettant la " sortie sociale de la crise " ( ? ). Le document n'indique pas en quoi consisterait ce changement, ni ce que serait ce " nouveau modèle."
S'il s'agit d'un oubli, c'est énorme, si c'est délibéré, c'est encore pire.
La stratégie d'Unité Populaire n'a de sens que si elle a pour objectif, de manière constante, la construction d'une société socialiste. Tout autre démarche conduit au renforcement du capitalisme et transforme l'Unité Populaire en une organisation au service de la social-démocratie et du bipartisme, ne pouvant déboucher que sur des changements cosmétiques, perpétuant un régime d'oppression et d'exploitation qui bénéficie à une minorité.
2 Il nous paraît au contraire pertinent, et même indispensable, d'appeler à la rupture démocratique comme objectif de base de l'Unité Populaire.
Mais pour que cette stratégie de rupture démocratique soit crédible aux yeux des protagonistes appelés à construire cette Unité Populaire, il faut que soit pratiquée l'autocritique correspondante. Pourquoi s'évertuer à passer sous silence les responsabilités -politiques- de ceux qui ont participé à la mise en place du régime de 1978, fruit d'un pacte entre les forces sociales, politiques et économiques de la dictature franquiste, avec celles de la Droite parlementaire et Nationaliste, de la Social-démocratie, et de " l'Euro-Communisme "?
Aujourd'hui, il n'est pas crédible d'appeler à une rupture démocratique, si, en même temps, on s'acharne à éviter l'analyse d'une " transition", qui a si fort lésé les intérêts des ouvriers et des couches populaires.
Parce que cette " transition " de 78 eut, entre autres, pour conséquences: la légitimation a la tête de l'État du personnage désigné par le Dictateur, en oubliant les aspirations de renouer avec le régime républicain, et en méprisant tous les citoyens qui avaient lutté et souffert pour lui; que le pouvoir de la Finance est aujourd'hui plus grand que dans les dernières années du Franquisme; que les privilèges de l'Église catholique n'ont pas diminué, bien au contraire, depuis 1978; que depuis 78, un extraordinaire processus de privatisations et d'expropriations a entraîné une accumulation accélérée du Capital dans les mains d'une minorité; que les réformes successives du Droit du Travail et de la protection sociale adoptées par les gouvernements du PSOE et du PP ont sévèrement rogné d'importantes conquêtes du mouvement ouvrier, avec la connivence d'un syndicalisme de collaboration de classe promu au détriment de celui de combat ( Accords de Moncloa en 1977 ); que se sont multipliées les atteintes à la souveraineté nationale, territoriale, économique et financière ( OTAN, boucliers anti-missiles, bases états-uniennes, disparition de la monnaie nationale, limitation du déficit de l'État, base permanente US de déploiement rapide en Afrique, etc ); que la Loi d'Amnistie de 1997 a laissé impunis les crimes du Franquisme. Et, plus récemment, s'y sont ajoutées des atteintes multiples aux droits sociaux, économiques, et aux libertés (loi " bâillon "), sans oublier le sauvetage des banques privées, alors que le chômage dépasse toujours 25 pour cent des salariés.
Nous avons le droit et le devoir d'analyser notre passé avec un regard critique, si nous voulons éviter de commettre de nouvelles erreurs: le projet d'Unité Populaire doit être formulé à partir de l'autocritique.
3. Il n'y aura pas d'Unité Populaire ni même pas de réponse électorale efficace au bipartisme, si elle ne s'appuient pas sur une large mobilisation sociale et ouvrière, dans les villes et les entreprises, contre l'oppression et l'exploitation dans les usines, contre les expropriations, les privatisations et les régressions de toutes sortes en dehors des lieux de production......
4 Le projet d'Unité Populaire ne peut passer sous silence les agressions de l'Impérialisme dans et hors de notre aire géographique. Unité Populaire doit signifier appui et solidarité effective avec les peuples en lutte pour leur émancipation politique, économique, et sociale, contre l'Impérialisme, et la dénonciation constante et ferme des positions opportunistes et complices de la Social-démocratie: le rôle honteux de valet de l'Empire contre les gouvernements progressistes d'Amérique Latine joué par Felipe Gonzalez en est un bon exemple...
Les responsabilités ( au sein de l'Unité Populaire ) doivent être confiées par des élections directes des militants de base en Assemblées...
L'intégration des militants syndicaux et sociaux est prioritaire au sein de l'UP: les militants de l'UP doivent s'impliquer de manière active dans les mobilisations sociales, ouvrières et populaires en cours et à venir, avec le souci de favoriser leur développement...
Le renforcement de l'organisation et le réarmement idéologique sont des tâches urgentes au sein de l'UP: combattre les positions réformistes, revivifier les valeurs supérieures du Socialisme,....provoquer la rupture démocratique, l'ouverture d'un processus constituant, la récupération de la souveraineté par la sortie de l'UE, de l'OTAN, de l'Euro, le démantèlement des bases militaires étrangères.....
Les positions réformistes sont celles qui font le plus de tort au caractère démocratique de l'organisation. Les conduites et les actes d'autoritarisme dans notre organisation, à tous les niveaux, sont basés sur ces déviations. C'est la tâche de chacun, y compris des militants de base, de s'y opposer, et de défendre sans cesse un mode d'organisation et une réflexion vraiment collective.

Traduction du collectif polex

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