Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 13:42

Lu sur 50-50 Magazine

Ce que la Grèce fait aux femmes

En 2010, la Grèce apparaissait aux yeux des Européen-ne-s comme la source de tous les malheurs de cette économie de la dette qui régit l’économie mondiale. La Grèce était coupable d’avoir laissé exploser sa dette publique, là était bien le discours dominant. La sentence fut la mise sous tutelle de la Grèce par la Troïka organisme non élu et créé de toute pièce pour orchestrer les politiques d’austérité. Les femmes ont été les premières victimes des mesures d’austérité.

Les plans de restructuration ou mémoranda n’ont eu de cesse de démanteler la structure sociale de la société grecque, prenant pour cibles les services publics, le système de santé, l’environnement, les régimes de retraites, et prônant une privatisation sans merci de tous les secteurs de la société et même de ses lieux publics.

Les violentes mesures d’austérité ont fait de nombreuses victimes; les femmes ont été les premières précarisées par les baisses et suppressions de prestations sociales. De fait, elles sont fortement utilisatrices des services publics liés à l’emploi et à la famille mais aussi à leur santé sexuelle et reproductive. Les salaires des femmes en Grèce comme ailleurs sont systématiquement inférieurs à ceux des hommes, aussi lorsque les salaires baissent d’environ 40 % les conséquences pour les femmes sont énormes.

En matière de santé, Sofia Tzitzikou, vice-présidente de l’UNICEF grec et pharmacienne, a repris du service à la tête de l’un des 12 dispensaires d’Athènes. Elle témoigne de l’horreur du démantèlement du système de santé: impossibilité d’accoucher dans un hôpital public, appauvrissement extrême des femmes et de leurs enfants avec une augmentation des cas de malnutrition, une population toujours plus nombreuse qui n’a plus accès aux soins de base. La crise sanitaire remonte jusqu’aux centres d’accueil des migrant-e-s.

Fortes de l’expérience des femmes du Sud qui avaient fait face aux plans d’ajustement structurels, Sonia Mitralias et Voula Taki avaient compris qu’il fallait créer des espaces où les femmes pourraient se regrouper et partager leurs expériences et souffrances. Nous avons rendu visite à la maison de la solidarité des femmes de Thessaloniki. Qu’elles aient perdu leur travail, l’électricité, leur maison et même parfois le goût de vivre, elles sont maintenant plus fortes grâce à cette maison d’où elles organisent de nombreuses actions. Leur maitre mot : Solidarité.

Les mouvements de résistance ont aussi été portés par des artistes comme Nena Venetsanou qui a toujours lié son art à son engagement. Elle défend l’indépendance de l’art dans un moment où les politiques oublient la place civilisatrice de la culture.

L’élection de Syriza en janvier dernier avait redonné espoir à une société grecque abattue même si beaucoup avaient remarqué que le nouveau gouvernement était un gouvernement d’union masculine. Une partie de l’espoir des femmes qui s’étaient mobilisées pour cette élection reposait sur une femme d’exception, Zoe Konstantopoulou, élue présidente du parlement hellénique avec une large majorité des voix. Entre janvier 2015 et octobre 2015, elle a symbolisé un changement d’approche, invitant des femmes au Parlement comme les femmes de ménage du ministère des Finances. Elle a aussi défendu la notion d’Etat de droit en luttant contre la corruption, et combattu les oukases de la Troïka en mandatant l’audit de la dette grecque grâce à la commission pour la dette grecque.

Ces femmes témoignent que l’espoir de voir refleurir des valeurs démocratiques, qui incluraient les femmes et les hommes, existe encore. Elles portent haut et fort la puissance de la solidarité dont nous avons tout-e-s tant besoin.

Marie-Hélène Le Ny et Brigitte Marti 50-50 magazine

Troïka:  Banque Centrale Européenne, Commission Européenne et Fonds Monétaire International

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 10:48

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 09:22

OTAN: nous soutenons pleinement la décision de la Turquie d’abattre le jet russe…

Stay classy, NATO.
Après sa « réunion extraordinaire » le Secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg a déclaré  « nous manifestons notre solidarité avec la Turquie et  nous soutenenons l’intégrité territoriale de notre allié de l’OTAN, la Turquie »

Après une réunion d’urgence avec les pays membres à Bruxelles, le Secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg a annoncé que l’OTAN soutient pleinement la décision de la Turquie d’abattre un bombardier russe. Mais ce n’est pas tout:
« J’ai déjà exprimé mes inquiétudes sur les conséquences des actions militaires de la Fédération de Russie à proximité des frontières de l’OTAN.
  Cela souligne l’importance d’avoir les moyens e faire respecter les dispositions pour éviter de tels incidents à l’avenir.  Comme nous l’avons à maintes reprises répété clairement , nous manifester notre solidarité avec la Turquie et nous soutenons l’intégrité territoriale de notre allié de l’OTAN, la Turquie. »

Le reste de la Conférence de presse était prévisible : Stoltenberg a accusé la Russie de violation de l’espace aérien de l’OTAN,  et dit que  la Russie devrait être plus prudente afin d’éviter les « accidents » comme celui-ci à l’avenir et puis il a été  admis que l’OTAN n’est pas directement en contact avec la Russie.

L’OTAN  se conduit aujourd’hui d’une manière encore plus caricaturale que durant la guerre froide où aucun avion soviétique n’a été abattu. Cela prouve bien que ce fossile de la guerre froide n’a aucune raison d’être si ce n’est de faire peser la menace de guerre en Europe sur ordre des Etats-Unis. Qui ne voit pas que cet incident a été déclenché sur ordre des mêmes , avec leur assentiment, dans le seul but de faire capoter l’initiative du président français qui n’a plus qu’à accepter la vassalité quitte à subir le massacre de ses concitoyens sans faire autre chose que restreindre leur liberté…

Il faut sortir de l’OTAN…

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 09:13

Au moins 300 personnes se sont réunies jeudi soir place de la République...

Des manifestants protestent contre l'interdiction des rassemblements publics instaurée par l'état d'urgence, place de la République à Paris, le 26 novembre 2015.

Des manifestants protestent contre l'interdiction des rassemblements publics instaurée par l'état d'urgence, place de la République à Paris, le 26 novembre 2015. - FRANCOIS GUILLOT / AFP

Le 27 novembre 2005 sur 20 minutes M.C. avec AFP.  Extraits.

Ils ont manifesté... pour le droit de manifester. Au moins 300 personnes ont bravé jeudi soir place de la République à Paris l'interdiction de «manifestation de voie publique» instaurée par l'état d'urgence, pour protester contre cet arrêté préfectoral en vigueur jusqu'au 30 novembre.

 

«Il est clair que l'état d'urgence va profiter au gouvernement pour raser tout ce qui bouge au niveau associatif et pour faire en sorte que les mouvements contestataires se taisent», a dénoncé Jean-Claude Amara, porte-parole de l'association Droits devant !, l'un des 35 syndicats, partis politiques et associations soutenant la manifestation. «Et à côté de ça, tous les magasins restent ouverts», a-t-il poursuivi. «Les marchés de Noël sont devenus un droit fondamental plus important que celui de manifester», a renchéri Xavier Renou, du collectif Désobéir.

«On va au cinéma, on boit en terrasse et on doit pouvoir manifester»

Dans un communiqué, la préfecture de police a appelé jeudi «les organisateurs de ce rassemblement à respecter la solennité de ce lieu et à ne pas contrevenir à l'interdiction de manifester», rappelant qu'ils s'exposaient à des «sanctions pénales». Les contrevenants encourent une peine pouvant aller jusqu'à six mois d'emprisonnement et à une amende de 7.500 euros. Elle a cependant précisé que les hommages aux victimes n'étaient pas concernés par cette interdiction.

A quelques pas des Parisiens qui continuaient à se recueillir, des militants associatifs, de la CGT-75 ou encore du NPA ont pris la parole face aux caméras, mégaphone à la main. «Combien de temps est-ce que ça va durer?», a demandé Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l'association Droit au Logement. «La vie doit continuer, on va au cinéma, on boit en terrasse et on doit pouvoir manifester.»

Une personne ayant manifesté dimanche jugée en comparution immédiate

[...]

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 08:45

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 22:59

 

Après avoir interdit les manifestations citoyennes autour de la COP21, voici que le ministre de l’Intérieur assigne à résidence M. Joël Domenjoud, en charge de la « legal team » de la coalition au motif qu’il ferait partie de l’ultra-gauche parisienne qui veut remettre en cause la tenue de la COP. M. Domenjoud est tenu de pointer trois fois par jour au commissariat.

Si l’on avait besoin d’une confirmation que l’état d’urgence est un danger pour les libertés publiques, cette mesure en attesterait tant elle révèle que la lutte contre le terrorisme n’est ici qu’un prétexte pour interdire toute voix dissonante.

Comme nous l’avions craint, l’état d’urgence s’accompagne de mesures de plus en plus arbitraires.

D’ores et déjà nous demandons la levée immédiate de l’assignation à résidence de M. Joël Domenjoud.

 

Paris, le 26 novembre 2015

 

 

 

Deux jours avant le début du sommet, un membre du conseil juridique de la coalition a appris qu'il devait pointer trois fois par jour au commissariat.

Les assignations à résidence ne concernent pas que les personnes soupçonnées de liens avec l’islam radical. Les militants qui voulaient se faire entendre pendant la COP21 viennent de l’apprendre.

Joël Domenjoud, qui participe à la «legal team» (le conseil juridique) de la Coalition climat (qui regroupe 130 organisations de la société civile), doit désormais pointer trois fois par jour au commissariat, a indiqué la Ligue des droits de l’homme dans un communiqué. Selon l’ONG, le ministère de l’Intérieur reproche à ce membre du collectif de soutien aux opposants à Notre-Dame-de-Landes de faire «partie de l’ultra-gauche parisienne qui veut remettre en cause la tenue de la COP».

Mediapart rapportait aujourd’hui que Joël Domenjoud était convoqué au commissariat jeudi en début d’après-midi. Son assignation dure jusqu'au 12 décembre, indique à Libération son avocate, Muriel Ruef, qui déposera dès demain un recours devant le tribunal administratif. 

Cette assignation à résidence s’ajoute à d’autres mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence, à commencer par l’interdiction de toute manifestation hormis celles organisées dans des «espaces fermés et aisément sécurisables».

Plusieurs personnes ont déposé un recours contre l’interdiction de manifester. Joël Domenjoud était l’un des plaignants. Des intellectuels ont par ailleurs lancé un appel à braver l’état d’urgence en manifestant dimanche.

Pierre Alonso

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 20:54

Nous ne laisserons pas salir l'histoire de Renault-Billancourt!

Publié le par Front Syndical de Classe

On le sait Renault-Billancourt n'a pas été fermé en 1992 pour des raisons économiques.

C'est sous Mitterrand, Rocard que les 10 de Renault sont licenciés, prélude à la fermeture totale.

Il fallait que la "forteresse ouvrière" soit réduite au silence pour que puisse se déployer le règne de l'argent, des Tapie les contre-réformes et la remise en cause de tous les conquis de la Libération et du Conseil National de la Résistance.

A présent c'est la mémoire même de cette histoire et des combats qui la jalonne qui est attaquée travestie sous couvert de témoignages.

C'est pourquoi la vérité devait être rétablie, ce à quoi le texte de l' Association des Travailleurs Renault Ile Seguin, "Nous ne laisserons pas salir l'histoire de Renault-Billancourt" procède.


Une réplique qui doit être largement connue et diffusée.

Et le texte signé le plus largement.

Par ailleurs, l'ouvrage de Youcef Haji, "De Renault-Billancourt à l'Olympia, IDBIHI, parcours d'un marocain 1968-1987" préfacé par Roger Silvain constitue une toute autre approche qui au travers d'un parcours personnel retrace bien l'ambiance et les combats de cette époque.

__________________

ASSOCIATION DES TRAVAILLEURS RENAULT ILE SEGUIN (ATRIS)

Nous ne laisserons pas salir l'histoire de Renault-Billancourt

 

Samedi 21 novembre 2015 s'est tenu à la Sorbonne un « séminaire Marx 21e siècle », devant un public d'universitaires et d'étudiants. L'invitée en était Laurence Bagot, l'auteure d'un livre paru aux Éditions de l'Atelier sous le titre « Ceux de Billancourt ».

Plusieurs membres d'ATRIS ont assisté à cette réunion et sont intervenus dans le débat.
 

Nous remercions les organisateurs du séminaire de nous avoir permis de nous exprimer. Le contenu de cet ouvrage, sous couvert de témoignages réécrits, choisis à la seule convenance de l'auteure, défigure gravement l'histoire de Renault-Billancourt et la mémoire des dizaines de milliers de salariés qui y ont travaillé de la Libération à la fermeture de l'Île Seguin en 1992.


Sans apporter de preuves, ce livre salit le rôle d'Henri Krasucki, accusé d'avoir voulu « échanger » la fermeture de Renault-Billancourt contre le maintien des chantiers navals de la Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, en 1986. C'est infâme, tout comme affirmer, sans davantage de justifications, que la CGT a abandonné les travailleurs immigrés dans la bataille pour le maintien de l'usine et de l'emploi.

La CGT a toujours été un trait d'union et de solidarité entre les salariés qui défendaient leurs salaires et leurs conditions de travail.
 

Nous appelons toutes les personnes et les organisations concernées par le mouvement social à dénoncer ces mensonges, alliant l'ignorance et la manipulation, qui entachent ce qui fut un des grands chapitres de l'histoire sociale en France.
 

Nous demandons aux médias de nous aider à rétablir, de manière argumentée et contradictoire, la réalité de l'histoire de Renault-Billancourt. Nous sommes à la disposition des historiens, de la presse, des supports audiovisuels et internet pour fournir des éléments, preuves à l'appui, sur ce qu'ont été la vie et les luttes
des travailleurs de Renault-Billancourt.


Vous pouvez soutenir cette action d'ATRIS et des premiers signataires en signant ce texte sur l'adresse suivante :

21atris21@gmail.com
 

 

LES PREMIERS SIGNATAIRES


Arezki AMAZOUZ, président d'ATRIS, ancien secrétaire CGT Renault-Billancourt, ancien membre de la CE confédérale ;

Pierre BERNARDINI, défenseur des victimes de l'amiante Renault-Billancourt;

Joëlle CHASTRUSSE, déléguée CGT 1975-82 et 2003-2012 ;

Robert CRÉANGE, ancien directeur CGT des activités sociales du C.E. Renault-Billancourt ;

Mustapha DHAOUADI, ancien secrétaire CFDT à Renault-Billancourt ;

Pierre FABRE, ancien secrétaire général général CGT du groupe Renault ;

Mohand HADJAZ, secrétaire CGT Renault- Billancourt 1970-73 ;

Youssef HAJI, écrivain ;

Aimé HALBEHER, secrétaire général CGT Renault-Billancourt en 1968 ;

Georges HUBSCHMIDTT, ingénieur CGT tôlerie Renault ;

Mostefa IDBIHI, ancien ouvrier, auteur du livre « De Billancourt à
l'Olympia » ;

Ibrahima LY, délégué CGT à Renault-Billancourt jusqu'en 1992 ;
 

Alain MAS, ancien élu UGICT-CGT, DSC adjoint Renault TCR ;

Michel MONDIOT, ancien technicien Renault-Billancourt ;

G é r a r d M U T E A U , ancien administrateur CGT salarié du groupe Renault ;

Philippe MUTEAU, militant CGT ;

Yves PERRIN, membre des « Dix de Billancourt » ;

Claude POPEREN, secrétaire général de la CGT Renault-Billancourt 1958-1967 ;

Jean-Pierre ROSSI, monteur, Délégué du Personnel CGT ;

Daniel SANCHEZ, secrétaire général de la Fédération de la Métallurgie CGT ;

Roger SILVAIN, secrétaire CGT Renault- Billancourt 1971-76 ;

Serge TONNEAU, ex-tourneur outilleur, militant CGT. ;


Anne-Marie VIERGE, ancienne déléguée CGT à Renault-Billancourt ;

PierreVIERGE, ancien délégué CGT à Renault-Billancourt

 

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 15:51
Partager cet article
Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 15:31

Une très bonne tribune de Jean Lévy. 

Publié par Jean Lévy

Le drapeau tricolore, emblème de la Révolution, rassemble le peuple souverain

Le drapeau tricolore, emblème de la Révolution, rassemble le peuple souverain

François Hollande a proposé aux Français de participer à l'hommage national qui sera rendu vendredi 27 aux victimes des attentats du 13 novembre en accrochant chez eux un drapeau français...

 

Cette ferveur patriotique soudaine donne à réfléchir.

 

Le temps n'est pas lointain où les dirigeants de notre pays, qu'ils soient de "gauche" ou de droite, priorisaient le drapeau européen "qu'il fallait accrocher aux frontons de toutes nos mairies".

La notion même d'Etat national était brocardée comme une survivance surannée d'un patriotisme hexagonal démodé. Le temps était venu, nous disait-on, de considérer "l'Europe" comme notre nouvelle patrie. Et ceux qui ne s'inclinaient pas devant une telle évidence, étaient pour le moins considérés comme des « nationalistes » attardés, égarés dans notre époque, ou le plus souvent désignés à la vindicte publique comme "populistes", terme d'opprobre qui devait vous assigner à l'isolement politique.

Cette attitude n'était seulement un positionnement sémantique. Car nos moines européens ne se limitaient pas à des prêches fanatiques. Ils modifiaient nos lois et nos principes pour les adapter à leur nouvelle idéologie.

C'est ainsi que notre budget, celui de la France, pour être adopté, devait recevoir préalablement l'aval de l'étranger sis à Bruxelles, que toute notre législation ou presque devait répondre aux critères définis au-delà de nos frontières.

Tel est le crédo de l'Union européenne, devenue notre nouvel Etat. 

Et de prôner une "Europe" des régions, celle des Nations étant, nous disait-on, dépassée. Finie la République "Une et indivisible", dont la langue se limite au français...

Nous en étions-là quand les attentats terroristes ont répandu une mare de sang dans notre pays.

Cet évènement suscitant une émotion profonde et un vaste mouvement de solidarité, c'est alors que nos gouvernants, le Président en premier, ont repris à leur compte une initiative citoyenne de brandir le drapeau de la République comme symbole du ressaisissement populaire face à l'agression.

Faudrait-il que ce geste, le drapeau tricolore aux fenêtres, ne soit pas pour nos dirigeants une manière provisoire de jouer la carte patriote, alors qu'ils démantèlent la France, ses richesses et ses entreprises vendues à l'étranger,  le principe de la République "Une et indivisible" relégué aux magasins d'accessoires et son drapeau sorti opportunément, pour cause d'élection.

Il faut redonner au drapeau tricolore son sens premier, son sens révolutionnaire.

Celui qui flottait à Valmy le 20 août 1792, le jour d'avant de la Première République. 

Celui des Révolutions  tout au long du XIXème siècle, avant sa prise de guerre par la bourgeoisie, collaboratrice des Prussiens, contre les Communards. 

Celui de la Résistance contre l'envahisseur fasciste, et des FTP en première ligne.

Il ne peut être l'emblème de ceux qui enferment la France dans la prison européenne.

Il doit être le drapeau du peuple rassemblé pour sa libération et sa souveraineté. 

Celui de l'indépendance nationale

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 15:30

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents