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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 16:09
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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 15:58

Il y a une alternative en faveur du peuple, avec un KKE fort partout, dans la voie du renversement du capitalisme

Dans son discours, le 27 août, pendant la grande manifestation organisée par l’organisation du parti de l’Attique, à Syntagma, en face du parlement, le SG du CC du parti, Dimitris Koutsoumpas, a appellé le peuple à contribuer avec son vote à l’organisation de la lutte pour le renversement, en renforçant la voix de la cohérence militante, de la vérité, de la sortie réelle en faveur du peuple, la voix du KKE.

La manifestation a été le début de l’effort d’amener dès aujourd’hui à chaque maison populaire l’appel pour le renforcement électoral du KKE.

« Tu les as essayés… Maintenant avec le KKE il y a une solution dans la voie du renversement », était le slogan sur l’estrade de la manifestation, qui résume l’appel des communistes au peuple à faire le bilan de tout ce qu’il a vécu pendant les dernières années et les derniers mois, à juger par son expérience tout ce qu’il écoute et voit aujourd’hui, à arriver aux urnes avec le bulletin du KKE à la main.

Dimitris Koutsoumpas a souligné qu’en réalité, des partis tels que le SYRIZA, la ND, POTAMI, PASOK et ANEL, qui ont voté pour le 3ème mémorandum (accord) du gouvernement avec les organisations impérialistes (EU, FMI, BCE), demandent du peuple de dire « oui » avec son vote au massacre de ses droits, à choisir le gouvernement qui implémentera le 3ème mémorandum. Il a souligné qu’il ne faut pas que le peuple se piège dans les promesses du SYRIZA pour une meilleure gestion du mémorandum, et aussi qu’aucun vote populaire ne rentre à la ND et au PASOK, ne soit pas piégé par POTAMI.

Le SG du CC du KKE a appelé les travailleurs à rejeter l’effort de « SYRIZA 2 », du nouveau parti de l’ « Unité Populaire », de ressusciter la ligne frauduleuse anti-mémorandum. Il a noté les responsabilités par la participation de ce parti au gouvernement SYRIZA-ANEL, ainsi que ce parti défend la même propriété et pouvoir capitalistes, comme les autres partis.

Il a aussi demandé du peuple de ne pas disculper l’ « Aube Dorée » fasciste et criminelle et il s’est référé à son activité criminelle (des assassinats, des attaques). Il a aussi révélé que l’ « Aube Dorée » soutient les intérêts de la bourgeoisie.

Enfin, il s’est référé en détail à la proposition politique du KKE, en soulignant qu’elle est la seule proposition aspirante, qui puisse mettre un point final décisif aux mesures antipopulaires, imposées en faveur de la voie de développement capitaliste. Avec le KKE, afin que le peuple devienne le maître de l’économie et du pouvoir, pour une domination et un pouvoir vraiment ouvriers et populaires.

Il a noté qu’aujourd’hui, on peut créer des conditions meilleures pour l’organisation, le regroupement du mouvement ouvrier, le renforcement de l’alliance populaire, afin d’ouvrir la voie du renversement. Dans cette route, il faut un KKE plus fort partout.

 

28.08.2015

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 14:31

prcf_logoC’est la «concurrence libre et non faussée» qui nous a été imposée, en assujettissant la France contre notre volonté, à l’Union Européenne et à son maudit Euro, qui plonge chaque jour davantage les peuples dans la misère et mène les agriculteurs à la faillite. Ce que le gouvernement cède aujourd’hui sous la pression des cultivateurs, soyez convaincus que cela sera effacé dans quelques mois et que la situation sera redevenue la même.

La viande, le lait et, de manière générale, les marchandises françaises demeureront systématiquement plus chères que celles venant de l’étranger et même si les produits venus d’ailleurs sont moins bons, devant le coût de la vie, hormones ou pas hormones, la majorité des Français sera (en fonction de ses revenus) obligée d’acheter ce qu’il y aura de moins cher et cela ne changera rien aux difficultés de nos agriculteurs, car les grandes surfaces leur demanderont alors de s’aligner sur le prix des denrées étrangères et les difficultés reprendront de plus belle pour tous nos producteurs.
Le but final d’ailleurs n’est-il pas de liquider partout les petites et moyennes exploitations et de livrer la production agricole aux grandes sociétés capitalistes, à l’exemple de la «ferme des mille vaches», quitte à empoisonner la population ?

Le seul moyen de se débarrasser de ce carcan, c’est de sortir de cette U.E., prison des peuples !

Oui, pour s’en sortir, il faut en sortir, sinon nous allons tout droit vers un recul social qui nous ra-
mènera plus d’un siècle en arrière et condamnera notre peuple à la misère perpétuelle.

Il est certain qu’avec les événements de Grèce nos médias ainsi que nos hommes politiques s’en sont donné à cœur joie pour nous effrayer, en disant que si nous sortons de l’Euro et de l’U.E. ce sera pour nous une véritable catastrophe pour notre pays et pour notre peuple.

C’est faux et il est utile de rappeler que notre pays est la deuxième nation européenne derrière l’Allemagne à financer le budget européen. Il faut également savoir que par notre participation au fi nancement de l’Europe, nous versons chaque année 9 milliards d’Euros de plus que nous n’en recevons.

Avec ces 9 milliards, il y aurait moyen de donner aux agriculteurs une véritable aide et non une aumône qui, en bout de chaîne, devra être payée par les consommateurs. Si la France décidait de sortir unilatéralement de l’Union Européenne, sous la domination de ce qui s’apparente à un IVème Reich allemand, celle-ci serait en grande diffi culté de survie, elle ne pourrait plus nous imposer ses diktats et nous pourrions reprendre nous-mêmes en main notre destin, revenir à notre monnaie nationale le Franc, sans que le budget de notre pays soit préalablement préparé à Bruxelles ou à Francfort.

Il y a quelques années des dizaines de milliers de Français manifestaient dans les rues de nos villes,aux cris de «Tous ensemble !» Oui tous ensemble ! Mais il convient d’ajouter, si vraiment nous voulons changer les choses : «et en même temps» : travailleurs des villes et des campagnes. Nos gouvernants, quels qu’ils soient, se réclament souvent de l’héritage du Conseil National de la Résistance.Léon Landini, Président du Pôle de Renaissance Communiste en France, ancien Résistant rappelle sans cesse au nom de tous ses camarades assassinés par les nazis, que s’ils ont supporté l’insupportable c’était avec la conviction qu’ils se battaient pour une France libre, forte, indépendante et souveraine.

Que faire aujourd’hui ?

C’est à notre peuple, en reprenant dans des conditions nouvelles le flambeau de la Résistance et du C.N.R., qu’il appartient de reconquérir, ce que les représentants de la finance internationale nous arrachent chaque jour et de construire enfin les «Jours heureux».

www.initiative-communiste.fr vous propose de retrouver une sélection des articles et des prises de position du au sujet de la crise agricole.

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 14:02
SOLIDARITE avec les MIGRANTS, OUI, PAS avec les DJIHADISTES qui les chassent pour le compte des impérialistes occidentaux.

fauteurs de guerresAu rassemblement parisien de « solidarité avec les  » qu’ont porté ce week-end le PS et sa mouvance d’ « extrême gauche », on a vu flotter partout, non pas le drapeau officiel de l’Etat syrien à deux étoiles, mais celui de la « rébellion » djihadiste (à trois étoiles) encouragée par les pétromonarchies intégristes chères à Hollande (qui vend, humanitairement au Qatar et à l’Arabie saoudite, des « Rafales » qui leur serviront à écraser les révoltes populaires).

La solidarité avec les peuples commence par l’observation d’un devoir élémentaire : celui de NE PAS s’ingérer dans leur affaires, de NE PAS les déstabiliser (au départ pour faire tomber un allié de la Russie et de l’Iran), en se souvenant du mot de Robespierre : « LES PEUPLES N’AIMENT PAS LES MISSIONNAIRES ARMES ». Cela s’appelle le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et celui des travailleurs à VIVRE ET A TRAVAILLER AU PAYS au lieu de servir d’ « armée mondiale de réserve du capital » à l’aune de l’euro-mondialisation !

qui sème le néocolionalisme et vend des armes récole des réfugiésN’oublions jamais que dames patronnesses et dagues patronales appartiennent à la même famille politique : celle de l’impérialisme, ennemi principal de tous les peuples, y compris le nôtre, et de ses créatures intégristes !

Ajoutons que voir flotter un drapeau intégriste porté par des individus masqués sur la statue de la République est une insulte au peuple français et à tous les martyrs républicains du 19ème siècle tombé pour la liberté des peuples.

Plus que jamais, SOLIDARITE AVEC LES COMMUNISTES SYRIENS qui luttent pour une indépendante, unie, laïque et démocratique où tous les Syriens qui le souhaitent pourront vivre et travailler !

Paris: Le drapeau des djihadistes en Syrie flottait lors du rassemblement en soutien aux réfugiés

 

rebelles en syrie

Le drapeau qu’arborent les groupes terroristes en Syrie depuis 2011 porte trois étoiles

 

syrie_damas_drapeau_sn635

Le drapeau officiel de l’Etat syrien porte deux étoiles.

***

Lors du rassemblement du 5 septembre à Paris, réclamant « l’accueil des et le respect de la dignité humaine de tous les migrants »,  nous avons été fort surpris de voir flotter des drapeaux à trois étoiles, emblème des groupes djihadistes en Syrie, et de l’opposition au gouvernement Assad alignée sur les puissances engagées à déstabiliser la Syrie. Une déstabilisation qui a très largement provoqué la fuite de millions de Syriens.

 

paris - drapeau  syrie 2

 Au rassemblement de soutien aux réfugiés, samedi 5 septembre, place de la République à Paris. (Photo Martin Colombet. Hans Lucas)

syrie - paris

 Place de la République à Paris le 5 septembre 2015 (Photo FB)

Silvia Cattori | 6 septembre 2015Source: http://arretsurinfo.ch/paris-le-drapeau-des-djihadistes-en-syrie-flottait-lors-du-rassemblement-en-soutien-aux-refugies/

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 11:08

"La Commission européenne refuse de remettre aux députés les documents permettant d'examiner si les États membres de l'UE utilisent des régimes fiscaux spéciaux qui favorisent les grandes sociétés multinationales telles que Facebook et Amazon. Le commissaire à l'économie de l'UE Pierre Moscovici a écrit à la commission spéciale du Parlement européen sur les réglementations fiscales cette semaine affirmant qu'il était incapable de lui donner 25 documents demandés sans le consentement des Etats membres. "Près de la moitié des Etats membres consultés par mes services ont dit qu'ils ne consentiraient pas à la transmission de ces documents à votre commission spéciale", a déclaré M. Moscovici dans la lettre, vu par le site EUobserver, citant la confidentialité comme la raison principale du refus de coopérer."

Source : The independant

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 08:41

Débat avec Jacques Sapir.  Une réponse de Frédéric Lordon.

mercredi 26 août 2015, par Frédéric Lordon sur son blog La pompe à phynances

La question de l’euro échappera-t-elle un jour à la malédiction du FN ? Sans doute tout la destinait-elle à y tomber, spécialement en une époque où se mêlent toutes les confusions et toutes les hystéries, au point de rendre presque impossible le moindre débat rationnel. Mais que dire quand ce sont certains des avocats mêmes de la sortie de l’euro qui ajoutent au désordre intellectuel et, identifiés à gauche, en viennent à plaider d’invraisemblables alliances avec l’extrême-droite ?

Le FN, ce terrible fléau, cette bénédiction Retour à la table des matières

Sauf à vivre dans le monde des rêves habermassien, l’expérience élémentaire enseigne l’improbabilité du débat ordonné – qui appelle des prérequis institutionnels très particuliers, comme ceux des institutions scientifiques, pour avoir sa chance. Mais les défigurations qu’aura souffertes le débat sur l’euro resteront sans doute dans l’histoire contemporaine comme un cas extrême d’altération, et même d’aberration, offrant le spectacle d’un monde politique que toute rationalité argumentative semble avoir déserté. Il est certain que, prêts à tout pour défendre l’ordre social qui fait leur bonheur, les dominants sont notamment prêts aux travestissements les plus éhontés pour écarter toute alternative, invariablement présentée comme monstruosité. C’est bien pourquoi l’ordre dominant a impérativement besoin de ses monstres s’il veut soutenir – en y renvoyant systématiquement – le caractère monstrueux de tout ce qui n’est pas lui. Ainsi, par exemple, la Corée du nord est-elle moins l’anomalie de la mondialisation qu’elle n’est sa secrète bénédiction, sa monstrueuse, sa nécessaire altérité : comment mieux plaider l’irresponsabilité de la démondialisation qu’en l’enfermant dans l’unique figure possible de la Corée du nord (plaise au Ciel qu’elle dure encore longtemps), pour mieux asséner l’argument supposé rédhibitoire : « c’est ça que vous voulez ? ».

Mutatis mutandis le FN est, pour le débat de l’euro, l’équivalent fonctionnel de la Corée du nord pour celui de la démondialisation. Car, bien sûr, on n’aura pas la maladresse de dire qu’il n’y pas d’alternative : on dira qu’il y a celle-là… La suite s’en déduira d’elle-même. Leur opposition « radicale » de surface masque alors la profonde solidarité structurale des deux termes supposément en conflit – le FN et le grand parti unique eurolibéral – qui sont, là encore, une bénédiction l’un à l’autre, au point de les faire vivre dans un parfait rapport de symbiose fonctionnelle : le FN prospère du monopole de singularité que lui abandonne le parti unique d’en-face, lequel, usé jusqu’à la corde, ne se maintient plus qu’en renvoyant au monstre tout projet de faire autrement.

Car une chose est certaine, c’est qu’à part le terrorisme au FN, le parti eurolibéral – dans lequel on aura compris que PS et UMP sont deux parfaits substituts – n’a plus rien à dire. Il est rincé, à sec, lyophilisé, de la pensée en granules, du discours en poudre. À la vérité comment pourrait-on trouver quoi que ce soit à dire quand l’accablant spectacle donné depuis 2010 ne peut que réduire à rien, ou bien à un scandale supplémentaire, la défense d’un ordre européen qui s’est rendu haïssable, et sous tous les rapports : la catastrophe économique y est effrayante, les exigences même les plus formelles de la démocratie y sont foulées au pied, plusieurs pays ont été conduits à la crise humanitaire – en Europe ! Par l’Europe !

Par bonheur, quand il n’y a plus rien, il y a encore le FN. Et voilà aussi par quoi l’euro se maintient. Pour que le monstre remplisse son office cependant, il importe de lui faire absorber toute altérité possible, et de confondre toutes les alternatives en une seule, la sienne – monstrueuse. C’est bien pourquoi les idéologues eurolibéraux, journalistes embedded en tête, n’ont jamais rien eu de plus urgent que d’assimiler ainsi toute idée de sortie de l’euro au nationalisme xénophobe du Front National, d’égaliser strictement les deux termes, opportunément soudés dans la même indignité. Qu’importe les projets de gauche en cette matière : s’ils sont rouges, c’est qu’ils sont rouges-bruns – dans une expérience de pensée oulipienne, il faut imaginer le désarroi, peut-être même le sentiment d’impossibilité radicale, de Jean-Marie Colombani et Jean Quatremer invités à objecter à la sortie de l’euro sans dire une seule fois « rouge-brun » (ou « repli nationaliste », ou « tentation xénophobe »).

[...]

suite sur le site de Frédéric Lordon

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 07:32

Mis en ligne le 2 septembre 2015.  Nous publions à sa suite l'article de Frédéric Lordon.

Commentaire : Nous publions les prises de position de Jacques Sapir sur la sortie de l’euro et la question des alliances.  La petite phrase qui suit l’appréciation positive de la rencontre Chevènement-Dupont-Aignan : « A terme, la question des relations avec le Front National, ou avec le parti issu de ce dernier, sera posée. » nous semble profondément erronée politiquement et source de confusion, de débats sans issue, de pertes de repères pour les militants de gauche opposés sincèrement à la politique européenne.  Si bien des électeurs du FN sont réellement attachés à la souveraineté nationale et à une sortie sociale de l’euro, il n’en est certainement pas de même pour les dirigeants dudit parti d’extrême-droite.  Malgré la mise en scène de l’exclusion du père, de nombreux dirigeants frontistes sont prêts à chausser sa politique violemment anti-syndicale et anti-communiste dès que l’opportunité s’ouvrira.  Rappelons par ailleurs que le CNR rassemblait des mouvements politiques très différents mais qui avaient signé une Charte qui comprenaient de nombreux aspects anti-capitalistes et progressistes et qui avaient lutté activement contre la collaboration économique et idéologique avec les nazis prônée par le promoteur de la « Révolution nationale », Philippe Pétain.   Et qui l’avaient fait avec un Parti communiste dont l’influence au sortir des années de résistance était sans commune mesure avec celle d’aujourd’hui.  Ces articles font débat.  Nous les publions.

Le point de vue de Jacques Sapir

Par · 21 août 2015

Interview réalisée pour FIGAROVOX le vendredi 21 août, par Alexandre Devecchio. Ceci est la version longue du papier publié sur le site de FigaroVox. Les différences entres les deux versions sont de mon fait et non de l’équipe de FIGAROVOX.

 

Le troisième plan d’aide à la Grèce en cinq ans, d’un montant de 86 milliards d’euros est en place. Les ministres des Finances de la zone euro ont approuvé mercredi soir le déblocage d’une première tranche de 26 milliards d’euros. Le pays a été en mesure jeudi de rembourser en temps et heure et sans drame 3,4 milliards d’euros à la BCE. Est-ce une bonne nouvelle ?

Les remboursements qui ont été faits par la Grèce (à la Banque Centrale Européenne) étaient prévus et organisés depuis ces derniers jours. Ils n’ont donc rien d’étonnant. Mais il faut se garder de tout optimisme. Le plan que l’on appelle d’aide à la Grèce, mais qui est essentiellement un plan visant à assurer la solvabilité à court terme de ce pays en contrepartie de conditions qui sont, elles, réellement draconiennes, va permettre à ce pays de rembourser ses créanciers. En fait l’Union européenne va prêter de l’argent pour pouvoir être remboursée. C’est une mécanique absurde et qui ne va pas sortir la Grèce de la crise. Elle ne va même pas garantir la place de la Grèce à l’intérieur de la zone Euro[1], mais elle va imposer de nouveaux sacrifices à la population, et tout cela en pure perte. On pressent bien que l’Euro n’est nullement sauvé[2], et en ce qui concerne la Grèce elle-même le pire est que ce plan va l’enfoncer, tout en organisant une immense spoliation des actifs appartenant au gouvernement grec[3] au profit de quelques sociétés, essentiellement allemande. La Grèce sera à nouveau en dépression quant on regardera les résultats du 3ème et surtout du 4ème trimestre. Le résultat du 2ème trimestre, une croissance de 0,8%, étant dû essentiellement aux achats de précaution de la population grecque dans le cours du mois de juin, et à l’impact du tourisme. Avec l’asphyxie économique organisée par la Banque Centrale Européenne à partir du 26 juin, il est évident que les résultats du 3ème trimestre vont être très mauvais.

Cette dépression, organisée en réalité par le plan dit d’aide, va se poursuivre en 2016 et sans doute après. Telle est la réalité des faits. Prétendre le contraire c’est au mieux se mentir, au pire mentir aux autres. Dans ces conditions, parler de solvabilité retrouvée a pour la Grèce une dimension surréaliste. Techniquement, la Grèce peut rembourser ce qu’elle doit, mais avec un emprunt supplémentaire. C’est ce que l’on appelle en économie un « système Ponzi », une pyramide financière comme celles que l’on a connues dans les années 1990 en Russie et dans les pays ex-socialistes. Avec cette pyramide, la dette de la Grèce va atteindre le 200% du PIB. C’est la preuve que les politiques mises en place par les mémorandums successifs ne fonctionnent pas.

[...]  Lire la suite sur le blog de Jacques Sapir Russeurope.

 

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 18:04

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 17:24

Texte de l'allocution de Marx au meeting londonien sur la Pologne, Deutsche-Brüsseler-Zeitung


Cf. : "Engels, compte-rendu du meeting de Londres sur la Pologne..." http://merlerene.canalblog.com/archives/2015/09/05/32247116.html

Voici le texte de l'intervention de Marx au meeting londonien du 29 novembre 1847, tel que le publie le journal bihebdomadaire bruxellois de Marx le 9 décembre 1847. (Son lectorat germanophone mêle radicaux, socialistes et communistes.)
On peut consulter plusieurs traductions. Je donne ici celle de Maximilien Rubel.

"L’entente et la fraternité des nations est une phrase que tous les partis ont à la bouche aujourd’hui, notamment les libre-échangistes bourgeois. Il existe en effet une sorte de fraternité parmi les classes bourgeoises de toutes les nations : c’est la fraternité des oppresseurs contre les opprimés, des exploiteurs contre les exploités. De même que la classe bourgeoise d’un pays est fraternellement unie contre le prolétariat du même pays, malgré la concurrence et la lutte des membres de la bourgeoisie entre eux, de même les bourgeois de tous les pays sont fraternellement unis contre les prolétaires de tous les pays malgré leur rivalité et leur concurrence sur le marché mondial. Pour que les peuples puissent vraiment s’unir, il faut que leurs intérêts soient communs, il faut abolir les conditions actuelles de propriété, car elles impliquent l’exploitation des peuples entre eux. Seule la classe ouvrière a intérêt à abolir le régime actuel de la propriété. La classe ouvrière est d’ailleurs la seule à avoir les moyens de le faire. La victoire du prolétariat contre la bourgeoisie est en même temps la victoire sur les conflits nationaux et industriels qui dressent de nos jours les différents peuples les uns contre les autres. Aussi la victoire du prolétariat contre la bourgeoisie sera-t-elle le signal de la libération de tous les peuples opprimés.
L’ancienne Pologne est certes perdue et nous serions les derniers à souhaiter son rétablissement. Mais l’ancienne Pologne n’est pas la seule à être perdue. La vieille Allemagne, la vieille France, la vieille Angleterre, toute l’ancienne société est perdue. Mais la perte de l’ancienne société n’est pas une perte pour ceux qui n’ont rien à perdre dans l’ancienne société, et dans tous les pays, c’est le cas pour la grande majorité des hommes. Bien au contraire, ils ont tout à gagner à la disparition de l’ancienne société, qui entraîne la création d’une société nouvelle non plus fondée sur l’antagonisme des classes. De tous les pays du monde l’Angleterre est celui où l’antagonisme entre le prolétariat et la bourgeoisie est le plus développé. La victoire du prolétariat anglais sur la bourgeoisie anglaise est, par conséquent, décisive pour la victoire de tous les opprimés contre leurs oppresseurs. Il en résulte que ce n’est pas en Pologne que la Pologne doit être libérée, mais en Angleterre. Et vous, chartistes, vous n’avez pas à exprimer de pieux souhaits pour la libération des nations. Battez vos propres ennemis de l’intérieur et vous pourrez avoir la fière conscience d’avoir battu toute l’ancienne société."

 

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 15:00

L'Union Européenne en gestation-le point de vue de la CGT en 1957

Lu sur Réveil communiste.

Source : http://hlguemene.over-blog.org/page /LUnion_Europeenne_en_gestationle_point_de_vue_de_la_CGT_en_1957-1400140.html

Lors du congrès de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) qui se tient à Leipzig du 4 au 15 octobre 1957, Benoît Frachon, secrétaire général de la CGT de France,  prononce un discours dans lequel il pointe les dangers du Marché commun qui allait donner naissance à l'Union européenne

[...]

"Je veux limiter mon intervention à deux points sur lesquels il me semble nécessaire d'apporter une contribution à leur approfondissement.

Le premier est le Marché commun des six pays d'Europe.

A première vue, cette question semble intéresser plus particulièrement les syndicats membres du Marché commun. En réalité, elle soulève des problèmes qui ont une valeur internationale.

 

La CGT française s'est prononcée à l'unanimité contre le Marché commun sans rémission.

Cependant, les promoteurs de ce Marché ont fait beaucoup de propagande pour le présenter comme une réforme progressive, une mise en commun des ressources de l'Allemagne, de la France, de l'Italie, de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg, et comme un moyen d'améliorer le sort des peuples de ces pays.

Cette propagande cache des visées bien différentes.

Le Marché commun fait partie d'un ensemble de mesures conçues et mises en œuvre par les impérialistes américains en vue de poursuivre leur objectif de domination mondiale.

Les six pays intéressés font partie de cette machine de guerre qu'est l'OTAN et qui a déjà abouti à la création de nombreuses bases militaires américaines en Europe, à la militarisation à outrance des pays membres, à imposer à leurs peuples des charges militaires écrasantes, à la remilitarisation de l'Allemagne de l'Ouest.

Rien qu'en France, il y a actuellement sous les armes un million deux cent mille hommes, beaucoup plus qu'il n'y en a jamais eu en période de paix, même immédiatement avant la Deuxième Guerre mondiale. Ce serait déjà suffisant pour rejeter et combattre une telle forme de mise en commun des ressources et des moyens de production.

Elle n'est cependant pas la seule raison.

Le Marché commun constitue en fait un grave danger pour l'économie nationale des pays les plus faibles et une menace non moins grave pour les travailleurs de l'ensemble de ces pays. Contrairement à ce qu'en disent les promoteurs, le Marché commun ne fait pas disparaître les contradictions internes du régime capitaliste. Ces contradictions s'expriment déjà dans notre pays par les craintes exprimées par certains dirigeants d'industries ou d'entreprises menacées par la concurrence d'industries similaires d'autres pays du Marché commun mieux placés qu'eux. Le Marché commun ne peut favoriser le développement économique dans tous les pays intéressés, il ne peut aboutir qu'à l'hégémonie des capitalistes et des monopoles les plus puissants, en l'occurrence les monopoles allemands étroitement associés aux monopoles américains.

 

Ce en quoi cette question du Marché commun a une importance internationale pour les syndicats réside notamment dans les moyens employés par les monopoles et les gouvernements qui mènent leur politique pour essayer de le faire admettre par les masses populaires et la classe ouvrière, alors qu'il constitue une véritable trahison des intérêts nationaux de la plupart des pays qui y participent. Ce qui intéresse les travailleurs de tous les pays, ce sont les moyens que ces mêmes monopoles et gouvernements utilisent pour troubler la conscience de classe des travailleurs et pratiquer une politique réactionnaire en essayant de la parer des vertus du progrès, en utilisant même parfois ou en faisant utiliser par des dirigeants d'organisations ouvrières un langage à prétention socialiste. C'est ainsi que la concentration toujours plus poussée des moyens de production entre les mains de quelques monopoles, l'expropriation et la disparition de petites et moyennes entreprises au profit des grands capitalistes sont présentés comme un moyen d'enrichissement du peuple et d'amélioration de la situation de la classe ouvrière. Mais nous savons bien que le renforcement des monopoles signifie, au contraire, une exploitation renforcée de la classe ouvrière, l'augmentation des prix par rétablissement des prix de monopole. Les propriétaires des mines en Allemagne de l'Ouest viennent de nous en donner l'exemple par la récente augmentation des prix de l'acier en France.

 

Je rappelle que le pool charbon-acier qui devait, aux dires de ses promoteurs, aboutir à une réduction des prix, a provoqué, au contraire leur augmentation de 30 %.

 

Le renforcement des monopoles signifie également une domination plus grande des capitalistes sur l'État et l'utilisation de l'appareil de cet État contre les libertés et les droits de la classe ouvrière. Le Marché commun prévoit la libre circulation des travailleurs dans les six pays intéressés. On nous présente cela comme une grande conquête dans la voie de la liberté, une espèce de préface à la suppression des frontières. La vérité est beaucoup plus prosaïque.

 

Pour s'opposer aux revendications de la classe ouvrière, pour réduire les salaires réels, imposer de longues journées de travail et des conditions de travail toujours plus dures, les capitalistes ont besoin d'une armée de réserve de chômeurs. La soi-disant libre circulation des travailleurs leur permettra d'utiliser à leur gré cette armée, de la transporter d'un pays à l'autre suivant les besoins.

 

En ce qui concerne le niveau de vie des travailleurs, tous ceux qui veulent cacher les véritables buts du Marché commun affirment que les salaires et conditions sociales seront nivelés par le haut. Mais comme le rappelait le camarade Di Vittorio, c'est au contraire vers le niveau le plus bas que s'orientent les capitalistes de tous les pays. Chez nous, bien avant que le Marché commun ait été voté par le Parlement, les patrons répondaient aux demandes d'augmentation des salaires formulées par les syndicats par la nécessité de faire face à la concurrence dans le futur marché et faisaient peser la menace du chômage.

 

Chez nous, les dirigeants social-démocrates de droite, ainsi que les dirigeants réformistes et les partisans de la collaboration des classes dans les syndicats présentent le Marché commun comme une tranche de socialisme.

 

Une plus grande centralisation des moyens de production, une division du travail plus poussée, à une échelle plus grande, est présentée par eux comme une voie ouverte vers le socialisme.

 

Mais le développement de la forme sociale du travail en même temps qu'une plus grande concentration de la propriété privée des moyens de production n'est pas du socialisme. Il y manque une simple petite chose : la transformation de la propriété privée des monopoles en propriété collective. Mais cela ne se réalise pas par des dissertations prétendument théoriques, ni par des appels à la bonne volonté des propriétaires, ni par une collaboration avec eux dans l'espoir de leur faire abandonner bénévolement tout ou partie de leurs privilèges.

 

Ce n'est pas pour réaliser le socialisme que les monopoles et les gouvernements des six pays ont mis debout le Marché commun, ni pour aller si peu que ce soit dans cette voie. Non seulement aucun de ces gouvernements n'est socialiste, mais aucun d'eux n'est un gouvernement s'appuyant sur les larges masses populaires. Alors, si l'on pense que la libération de la classe ouvrière exige une lutte acharnée contre les monopoles, on avouera que c'est une singulière façon de préparer la lutte et de s'orienter vers la victoire que de commencer par renforcer son ennemi.

 

Cette présentation du Marché commun européen comme un progrès n'est pas une nouveauté.

 

Voilà plus de trente ans, nous avons connu des discussions qui s'apparentent à celles d'aujourd'hui. Elles se déroulaient à propos d'une conception émise alors dans certains milieux ouvriers sur les États-Unis d'Europe. Elle s'était terminée par la confusion de ses protagonistes à qui il avait été facile de démontrer qu'il n'était guère possible de développer une discussion sur ce sujet sans s'occuper de ce que pourraient être ces États-Unis d'Europe, ou capitalistes ou socialistes. Dans le premier cas, il n'est pas possible de concevoir que puissent être surmontées les contradictions internes du régime capitaliste.

 

Il est possible, disions-nous à ce moment-là, que les capitalistes de différents pays essaient de surmonter leurs difficultés croissantes en organisant des ententes, dans le genre de celle du Marché commun. Elles ne peuvent aboutir à un progrès social et économique quelconque, mais au renforcement des monopoles et si, dans un cadre limité, ces monopoles peuvent ainsi atténuer momentanément certaines contradictions, ces contradictions sont reportées à une échelle plus élevée, à l'échelle internationale.

 

Dans les organismes du Marché commun, les monopoles et leurs gouvernements ont réservé une place aux représentants des syndicats, pas tous les syndicats mais ceux qui soutiennent ce Marché, ce qui indique qu'ils ne tiennent pas du tout à voir dans leurs doctes assemblées des représentants authentiques de la classe ouvrière dénoncer leurs manigances et informer les travailleurs de la réalité des choses. Eux-mêmes, les représentants des syndicats admis, se plaignent qu'on ne leur offre qu'un strapontin. Mais les monopoles n'ont besoin de représentants ouvriers dans leurs entreprises de brigandage que pour donner le change, pour servir de paravent et non pour autre chose.

 

Il faut faire preuve de beaucoup de naïveté pour croire que dans le Marché commun, dans cette assemblée de rapaces, les monopoles s'embarrasseront des avis des représentants des syndicats.

 

Nous avons, dans l'histoire des luttes de la classe ouvrière en France, un exemple célèbre de cette espèce de collaboration entre la bourgeoisie et la classe ouvrière. En 1848, lorsque par son action révolutionnaire, la classe ouvrière renversa le pouvoir absolu, la bourgeoisie lui ravit le résultat de sa victoire et prit le pouvoir pour son propre compte. Mais elle aussi avait besoin de faire croire à sa volonté de collaboration avec la classe ouvrière. Elle institua une Commission à la tête de laquelle elle plaça un socialiste opportuniste bien connu, Louis Blanc, qui consentit à lui donner sa caution. Cette Commission n'avait aucun autre pouvoir que celui de discourir, et tandis que la bourgeoisie, avec son gouvernement et son Parlement, votait des lois antiouvrières, organisait la répression contre les travailleurs, assurait ses privilèges, la Commission du Luxembourg, comme on l'appelait, palabrait à longueur de journée sur les droits des ouvriers, ce qui désorientait et décourageait la classe ouvrière.

 

Nous, nous sommes convaincus de la nécessité impérieuse pour les travailleurs et les syndicats des six pays du Marché commun de s'unir pour se défendre ensemble contre les menaces nouvelles qui pèsent sur eux du fait de ce marché. Ce n'est pas d'une Commission du Luxembourg qu'ils ont besoin, mais d'une solide unité d'action.

 

Nous sommes aussi convaincus que cette union permettra de nouvelles conquêtes sociales. Les travailleurs des six pays de la petite Europe ont beaucoup de revendications communes et ils luttent déjà dans leurs pays respectifs pour les faire triompher. Le Marché commun, l'union des monopoles pour les exploiter en commun sera un élément de plus pour leur faire comprendre que leur union à eux est possible et nécessaire. Nous sommes décidés à tout mettre en œuvre pour qu'elle se réalise sur la base de la lutte contre les monopoles unis dans le Marché commun. Nous avons établi quelques contacts avec les travailleurs des syndicats de la République fédérale Allemande. Nous ne négligerons rien pour les affermir et les étendre. Nous multiplierons nos efforts unitaires auprès des syndicats de la République Fédérale allemande pour une action commune. Mais nous ne nourrissons pas de l'illusion dangereuse de domestiquer cette machine infernale forgée par les monopoles sur l'initiative des impérialistes américains qu'est le Marché commun.

 

L'intérêt des travailleurs de tous les pays du Marché commun est de combattre pour sa destruction et nous ne pensons pas que le fait qu'il ait été voté par les Parlements soit une raison pour que nous abandonnions la lutte pour sa liquidation. Nous ne nous inclinons pas devant le fait accompli. Nous savons qu'une partie du peuple de France, trompé ou mal informé, réagira contre les conséquences inévitables de ce Marché commun.

En tout cas, la CGT française poursuivra sa lutte, non seulement avec la classe ouvrière, mais en s'appuyant sur toutes les forces nationales qui veulent sauvegarder l'indépendance de notre pays et assurer un développement de son économie nationale.

 

[...]

 

Extraits de l'intervention de Benoît Frachon, secrétaire général de la CGT de France sur le Marché commun devant le Congrès de la Fédération Syndicale Mondiale (Leipzig -du 4 au 15 Octobre 1957)-publiée dans dans  Cahiers internationaux. Novembre 1957, n° 90; 9e année, pages 91-94.

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