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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 15:03

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 14:55

Par · 4 novembre 2015

Un document de travail, co-écrit par 4 économistes du Fond Monétaire International[1], dont Daniel Leigh qui avait déjà été le co-auteur du document de travail avec Olivier Blanchard sur la valeur réelle du multiplicateur budgétaire[2], vient jeter un nouveau regard sur les conséquences d’une dépréciation de la monnaie sur les exportations. Très clairement, ces auteurs montrent que le taux de change a une importance considérable sur le commerce international, et qu’une forte dépréciation peut avoir des effets bénéfiques. Les résultats de ce papier confirment les calculs qui avaient servis de base à la rédaction de la note de la Fondation ResPublica, Les Scenarii d’une dissolution de l’Euro[3].

Rappelez moi quelle était la question ?

Depuis les années 1990, des doutes s’étaient fait jour parmi certains économistes sur l’efficacité réelle de dépréciations monétaires pour relancer les exportations d’une économie. Ces doutes étaient issus des conséquences de l’accord monétaire du Plazza (en 1985) qui avait conduit à une forte baisse du Dollar et une hausse importante du Yen. Or, ces mouvements monétaires n’avaient pas induits de changements spectaculaires dans les balances commerciales. Certains économistes en avaient déduit que l’élasticité des exportations (et des importations) au prix des produits était en réalité faible dans l’économie moderne, et que le commerce international se jouait essentiellement sur la qualité des produits. Le fait qu’un économiste ait formulé cette hypothèse dans les années 1950[4] était alors perçu comme la vérification théorique d’un fait validé empiriquement. Mais, on manquait sérieusement de recul et certaines des conclusions apparaissent aujourd’hui comme hâtives.

Cet argument fut néanmoins largement utilisé dans les années 1990 pour « justifier » l’adoption de la monnaie unique en Europe. Quand des économistes soulignaient que l’Euro fonctionnerait comme un système de change fixe sans possibilité d’ajustement entre les pays de la zone, et que l’on ne pourrait plus corriger des déséquilibres de balance commerciale, on leur répondait que, dans la mesure ou le balance commerciale dépendait essentiellement de la qualité des produits, un ajustement par le taux de change n’aurait pas eu d’effets. Cependant, depuis quelques années cette idée est assez largement remise en doute[5].

Impact du taux de change sur les flux commerciaux

L’impact de dépréciation ou d’appréciation du taux de change sur les flux commerciaux et les balances commerciales était cependant connu pour plusieurs pays. La rapidité du « rebond » de la Russie en 1999 et 2000 à la suite d’une dévaluation massive était l’un des principaux arguments allant dans le sens d’un effet positif d’une dépréciation de la monnaie. Les économistes du FMI que l’on a cité en introduction ont réalisé une étude assez systématique sur une cinquantaine de pays et ont retenu 58 « cas » de dépréciations[6]. Ils ne trouvent aucun signe de « déconnexion » entre les flux du commerce international et les taux de change, bien au contraire. L’étude montre qu’en standardisant les résultats, on obtient en moyenne pour une dépréciation du taux de change de 10% un gain de 1,5% du PIB pour le solde de la balance commerciale. Mais, le plus intéressant est la dispersion des résultats obtenus.

Graphique 1

A - exports et taux de changeGR

Source : Daniel Leigh, Weicheng Lian, Marcos Poplawski-Ribeiro, Viktor Tsyrennikov, « Exchange rates still matter for trade », op.cit..

En fait, on constate que si dans 9 des 58 (15,6%) cas retenus, le gain est de moins de 1%, dans 16 cas sur 58 (27,6%), il est supérieur à 2%. Deux facteurs exercent une forte influence sur les résultats et conditionnent des gains supérieurs à la moyenne, d’une part l’existence (ou non) d’une demande intérieure déprimée et d’autre part l’existence d’un système financier en bon état[7].

L’internationalisation des « chaînes de valeur » a bien un effet modérateur sur ces gains[8]. Mais, le développement de ces chaînes de valeur est très progressif dans le temps et ne peut venir contrarier les effets positifs d’une forte dépréciation du taux de change[9].

Implications

Ces résultats ont des implications importantes dans le débat actuel sur l’Euro. D’une part ils valident les ordres de grandeurs auxquels nous étions parvenus avec C. Durand et P. Murer dans les calculs préparatoires à la brochure de 2013. C’est un point important. Même ceux qui reconnaissaient le bien fondé de notre raisonnement avaient parfois des doutes sur les ordres de grandeurs, que ce soit sur les flux commerciaux, la croissance ou le chômage, de notre travail. Or, nos résultats sont validés par une étude systématique des économies développées. Ainsi, dans le cas d’une variation du taux de change de 30% vis-à-vis de l’Allemagne (10% par dépréciation du Franc retrouvé et 20% par appréciation de la devise allemande), on aboutit à un gain potentiel de 4,5% du PIB au minimum (si l’Allemagne était notre seul partenaire), ce qui, compte tenu de la part de l’Allemagne dans notre commerce extérieur nous donne un gain réel de plus de 2%. C’étaient bien les valeurs que nous avions retenues. L’idée d’une croissance de 4% à 6% suivant les choix de politique budgétaire est donc aussi validée, et avec elle l’hypothèse d’une très forte réduction du chômage avec tous ses effets induits, comme le retour à l’équilibre des comptes sociaux.

D’autre part, les conditions de ces gains suggèrent que l’effet positif d’une dépréciation de la monnaie à la suite d’une sortie de l’Euro serait très important pour des pays dont la consommation intérieure est fortement déprimée comme la Grèce, mais aussi l’Espagne, le Portugal et l’Italie. En fait, quand on combine l’effet d’une forte dépréciation du taux de change relatif et les effets potentiels de politiques budgétaires redevenant expansionnistes[10] car libérées du carcan du TSCG et différents accords signés dans le cadre de la zone Euro, on peut penser que la dissolution ou la désagrégation de la zone Euro aurait des effets très positifs sur les économies des pays de l’Europe du Sud.

 

L’étude de ces quatre économistes du FMI vient donc confirmer, et en un sens valider, les études réalisées en France et ailleurs qui démontrent la dimension extrêmement négative de l’Euro. Cette étude confirme aussi qu’une sortie de l’Euro serait massivement positive pour l’économie française et pour celle des pays de l’Europe du Sud. La conclusion de ce constat s’impose d’elle-même.

 

[1] Daniel Leigh, Weicheng Lian, Marcos Poplawski-Ribeiro, Viktor Tsyrennikov, « Exchange rates still matter for trade », document posté sur le site du CEPR le 30 octobre 2015, http://www.voxeu.org/article/exchange-rates-still-matter-trade#.Vjhy77aVWtw.twitter

[2] Texte qui montrait le caractère suicidaire des politiques d’austérité menées dans la zone Euro, O. Blanchard et D. Leigh, « Growth Forecast Errors and Fiscal Multipliers », IMF Working Paper, WP/13/1, FMI, Washington D.C., 2013

[3] Sapir J., Les scénarii de dissolution de l’Euro, (avec P. Murer et C. Durand) Fondation ResPublica, Paris, septembre 2013

[4] Machlup, F, “Elasticity Pessimism in International Trade.” In Economia Internazionale. Vol. 3, (Février 1950), pp. 118-141.

[5] Artus P., « Comment maintenir des changes fixes (ou une Union Monétaire) entre des pays ? », Flash-Économie, Natixis, Paris, n°209, 20 mars 2012

[6] Leigh, D, W Lian, M Poplawski-Ribeiro et V Tsyrennikov (2015), “Exchange rates and trade flows: disconnected?”, Chapitre 3 in World Economic Outlook, IMF, Octobre 2015.

[7] « among economies experiencing currency depreciation, the rise in exports is greatest for those with slack in the domestic economy and with financial systems operating normally » in Daniel Leigh, Weicheng Lian, Marcos Poplawski-Ribeiro, Viktor Tsyrennikov, « Exchange rates still matter for trade », op.cit..

[8] Ahmed, S, M Appendino, and M Ruta, “Depreciations without Exports? Global Value Chains and the Exchange Rate Elasticity of Exports,” World Bank Policy Research Working Paper7390, World Bank, Washington DC, 2015.

[9] Voir Johnson, R C, and G Noguera, “Fragmentation and Trade in Value Added over Four Decades.” NBER Working Paper n°18186, Harvard, NBER, 2012 et Duval, R, K Cheng, K Hwa Oh, R Saraf, and D Seneviratne, “Trade Integration and Business Cycle Synchronization: A Reappraisal with Focus on Asia,” IMF Working Paper n° 14/52, International Monetary Fund, Washington DC, 2014.

[10] Via le « multiplicateur budgétaire » estimé de 1,7 à 2,3 dans l’étude d’Olivier Blanchard et David Leigh , « Growth Forecast Errors and Fiscal Multipliers », IMF Working Paper, WP/13/1, FMI, Washington D.C., 2013, op.cit.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 14:29

Grève générale en Grèce contre la poursuite des mesures d’austérité

Jeudi 12 Novembre 2015 sur le blog de Nicolas Maury

Le gouvernement d’Alexis Tsipras voit s’accroître la pression alors qu’un appel à la grève générale a été lancé dans le pays fatigué par l’austérité avec laquelle le Premier ministre avait promis de rompre
Les employés du secteur public tout comme ceux du privé se mettent en grève ce jeudi, paralysant toutes les activités du pays. Les écoles, les hôpitaux, les banques, les transports et d’autres services encore seront fermés pendant 24 heures en signe de protestation contre les nouvelles coupes budgétaires et hausse d’impôts introduites par le gouvernement à la demande des créanciers.
«L’hiver sera explosif et cela ne sera que le début», a mis en garde Grigoris Kalomoiris, un des leaders du syndicat de fonctionnaires Adedy. «Alors que le salaire moyen a été diminué de 30%, quand les salaires étaient déjà à un niveau inacceptable, alors que le système de sécurité sociale risque de s’effondrer, nous ne pouvons pas rester immobiles», a déclaré le responsable, cité par The Guardian.
Son syndicat accuse le gouvernement d’hypocrisie, affirmant que Syriza «a renoncé à toutes ses promesses». Même si la Grèce ne fait pas face à un défaut ou à une sortie de la zone euro comme cet été, la crise est loin d’être terminée, a dit Grigoris Kalomoiris au quotidien britannique.

https://francais.rt.com/international/10133-greve-generale-grece-austerite
 
Nicolas Maury
Grèce: Tsipras essuie sa première grève générale

Près de 20.000 personnes défilaient jeudi à la mi-journée à Athènes. Le mouvement lancé par les syndicats vise à protester notamment contre les hausses d'impôts et la réforme des retraites.

Des membres du PAME, proche du parti communiste défilaient à Athènes lors de la grève générale (c) Petros Giannakouris/AP/SIPADes membres du PAME, proche du parti communiste défilaient à Athènes lors de la grève générale (c) Petros Giannakouris/AP/SIPA
 

Le gouvernement de gauche radicale du Premier ministre grec, Alexis Tsipras, essuyait jeudi 12 novembre sa première grève générale, émaillée de quelques incidents, alors que les créanciers sont en ville pour discuter du versement de 2 milliards d'euros au pays.

Pas loin de 20.000 personnes défilaient dans Athènes à la mi-journée. [...]

Le mouvement, lancé pour 24 heures par les syndicats du pays, vise à protester notamment contre les hausses d'impôts et la réforme des retraites à venir et paralysait vendredi les administrations, les transports, y compris les vols intérieurs, annulés par dizaines.

"Nous luttons contre des mesures gouvernementales qui perpétuent des relations sociales dignes du Moyen Age", assurait le principal syndicat du privé GSEE.

"Poche de résistance"

Les hôpitaux pour leur part n'assuraient que les urgences, les musées et sites archéologiques étaient fermés et les journalistes étaient en grève également.

A Athènes, le premier à défiler était le PAME, proche du parti communiste (KKE). Le cortège rassemblait environ 10.000 personnes selon la police.

"Chaque secteur d'activité doit devenir une poche de résistance", a lancé le secrétaire général du Parti communiste, Dimitris Koutsoubas.

Venait ensuite la manifestation des syndicats, GSEE et Adedy (public), forte de plus de 2.000 personnes, précédée d'un cercueil portant la mention "auto-entrepreneurs, techniciens, artisans".

Puis un autre cortège rassemblant 4.000 personnes à l'appel des partis et mouvements de gauche suivait, dont étaient issus apparemment les jeunes gens incontrôlés.

Dans une des manifestations, les participants tenaient au bout d'une ficelle des ballons de baudruche sur lesquels on pouvait lire: "Ta logia tou Alexis", "les paroles d'Alexis" Tsipras.

Troisième cure d'austérité

Beaucoup de Grecs ont été dépités en effet du demi-tour effectué par le jeune dirigeant de gauche radicale ( qui avait finalement accepté  un troisième plan d'austérité ) [...]  Or, la grève générale se déroule précisément pendant une inspection à Athènes de représentants des créanciers du pays, Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Fonds européen de stabilité financière.

[...] il reste des points de friction, qui retardent le calendrier du versement d'une tranche de deux milliards d'euros.  Le blocage concerne en particulier les saisies immobilières, au sujet desquelles Athènes est partisan de clémence, et le traitement des créances douteuses, qui plombent actuellement le bilan des banques du pays.

La grève soutenue par Syriza

Le ministre de l'Economie, Georges Stathakis, s'est cependant montré confiant mercredi, déclarant "croire que tous ces problèmes seront résolus d'ici samedi".

Le gouvernement compte aussi réduire le montant des retraites dépassant les 1.500 euros par mois.

[...]

Or la grève générale est soutenue par Syriza contre "les politiques anti-sociales, d'un néo-libéralisme extrême" menées par le gouvernement... Syriza. Un paradoxe très commenté sur les réseaux sociaux. "Je suis un peu perdu, là... On défile avec Alexis pour renverser Tsipras, ou avec Tsipras pour renverser Alexis?", se demandait un utilisateur de Twitter.

[...]

(Avec AFP)

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 19:00

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 13:45
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 10:48
Commentaires : les communistes rouennais commenceraient-ils à comprendre ?  Est-ce durable ?  Est-ce la proximité des élections régionales ?  Encore un effort ! Le PS n'est plus un parti de gauche.  L'Union de la gauche n'est plus.  Il faut en tirer les conclusions. Y.G.
Publié le 10/11/2015 á 21H31 sur paris-normandie.fr.  Extrait.

 

Politique. La délibération sur l’ouverture des commerces le dimanche crée d’étranges rapprochements : Chabert et Bertheuil, Pennelle et Moreau...

Commentaires : nous laissons à Paris-Normandie la responsabilité de ces commentaires politiciens.

Le conseil municipal de Rouen cul par-dessus tête
Guillaume Pennelle, tantôt doux en pourfendeur de l’ultra-libéralisme, tantôt dur en pasionaria de la tolérance zéro (photo Stéphanie Péron)

 

«C’est bien c’est la démocratie, les lignes bougent, ça permet certains rapprochements », note ironique Stéphane Martot sur quelque sujet débattu lors du conseil municipal lundi soir. Il ignorait à ce moment-ci de la séance que sa petite pique allait prendre une étrange résonance. En l’espace d’une seule délibération - sur l’ouverture des commerces le dimanche - la géométrie politique locale est passée d’Euclide à Riemann. Explications.

La droite vote avec le PS, pas les écologistes ni le PC

Préambule, il s’agissait d’entériner les cinq dimanches d’ouverture en 2016. Le délai étant trop court pour mener à bien la concertation sur la possibilité de les ouvrir davantage. La loi Macron permet de les étendre jusqu’à 12, et c’est au conseil municipal de décider. Autant dire que le débat n’a pas vraiment porté sur la délibération en elle-même mais plutôt sur les principes sur lesquels reposent la loi...

Les échanges commencent avec Didier Chartier (PC) qui rappelle assez justement aux socialistes ici présents qu’ils avaient voté le 19 décembre 2008 une motion contre l’extension du travail le dimanche. L’élu communiste renouvellera deux fois sa demande d’éclaircissement. « Nous avons des engagements, des valeurs. On a le droit d’en changer mais il faut le dire. » Silence du PS local. Le seul à s’exprimer chez les socialistes est l’adjoint au commerce, Bruno Bertheuil, qui se retranche derrière une attitude ouverte à la concertation. « Nous aurons toute l’année 2016 pour consulter tout le monde. » Une démarche soutenue par l’UDI Patrick Chabert. « Pour une fois nous sommes d’accord. »

Ce qui n’est pas du tout le cas des écologistes. Stéphane Martot revendiquant pour les personnes « le droit de ne rien faire, de faire du sport, d’aller au musée, de se reposer (...) » et le besoin de ne pas céder « à la pression consumériste ». Son collègue d’EELV, Cyrille Moreau, ajoute que de toute façon, « ce seront les grandes surfaces qui en bénéficieront. Nous, nous défendons le commerce de proximité. » Estocade même pas mouchetée à destination des centristes qui se présentent volontiers comme les chevaliers blancs du petit commerce, derniers remparts contre l’impéritie des socialistes. De fait, pour l’instant à Rouen, seule la direction des Docks 76 et de Saint-Sever s’est montrée intéressée, les indépendants étant en grande majorité contre l’extension des dimanches.

En tout cas, Guillaume Pennelle est « parfaitement d’accord » avec Cyrille Moreau. « On ne peut pas défendre en même temps le commerce de proximité et l’ouverture le dimanche. M. Macron et M. Chabert fonctionnent ensemble, c’est l’ultralibéralisme. Un moment, faut dire stop. » Le FN vote quand même pour, « pour débattre ». Droite, centre et socialistes aussi. Les écologistes s’abstiennent et les communistes votent contre. Une mère truie n’y retrouverait plus ses petits.

[...]

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 10:35
Lu sur radin.com.  Extrait.  Par Jean-Baptiste GIRAUD le 05 nov. 2015

C'est une association rassemblant des centaines de directeurs des ressources humaines de grandes entreprises françaises qui l'affirme, dans un rapport publié cette semaine. La tension, dans les entreprises, est à son maximum, et les risques de grève et de mouvements sociaux en 2016 dans le rouge vif.

2016, année de grèves et de mouvements sociaux ?

La crise n'est plus une excuse

Le rapport d'Entreprise & Personnel, une association de DRH de grands groupes, tire la sonnette d'alarme : « Nous insistons sur les risques dans les grandes entreprises de tensions salariales » clame le document.

Pourquoi ? Tout simplement parce que la crise, qui trainait en longueur depuis plusieurs années, semble s'éloigner tout doucement. Ou encore, parce que les salariés et les syndicats sont lassés de se voir opposer l'argument "c'est la crise", quand ils revendiquent...

En tout état de cause, Entreprise & Personnel alerte sur le risque de mouvements sociaux l'année prochaine.

 

Commentaires : Si ce sont les DRH qui le disent.  Ils veulent sans doute sauver leurs chemises...

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 09:48

Nous publions un entretien très éclairant du Me Antoine Comte. L’AFPS n’est en aucun cas engagée par les commentaires qui apparaissent en dessous de l’article.

RT France, mardi 10 novembre 2015

Suite à la décision de la cour de cassation de condamner les appels au boycott des produits israéliens, RT s’est entretenu avec Me Antoine Comte, avocat de BDS, l’organisme qui avait lancé la campagne de boycott et aujourd’hui condamné.

 

RT France : Déplorant la décision de la cour de cassation, vous avez annoncé vouloir porter l’affaire devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Pouvez-vous nous expliquer vos motivations ?

Maître Antoine Comte : J’ai en effet dit qu’il s’agissait d’une grande régression dans la possibilité pour les citoyens de s’exprimer. Pouvoir critiquer la politique d’un Etat étranger fait partie intégrante de la Liberté d’expression. A ce sujet, il existe dans notre système des juridictions internes, mais également une juridiction européenne. Nous allons en effet porter cette affaire devant la CEDH qui est particulièrement attachée depuis toujours à la liberté de la presse. Pour moi, la question centrale est le droit pour les citoyens de s’exprimer sur des questions de politique Internationale. Je défends ce genre d’actions depuis le début de ma carrière. Il faut savoir que le boycott prôné par cette grande campagne internationale qu’est BDS a été lancé par la société civile palestinienne et plusieurs syndicats et associations. Cette mesure demande simplement que le droit international et les 40 résolutions des Nations Unies et du conseil de sécurité soient respectées. Cette campagne a été lancée à la suite de la construction du mur de séparation qui avait été critiquée par la Cour de Justice Internationale et qui avait demandé qu’on cesse la construction du mur en Israël, ce qui n’a jamais été fait.

Pour vous, ce boycott constitue donc une liberté fondamentale ?

C’est même nécessaire. Le boycott est l’expression des citoyens à la fois pacifique et non-violente et qui en même temps tient compte de la question centrale d’une position politique en dehors des partis, car il arrive heureusement que des citoyens prennent parti pour une cause commune sans tenir compte de leurs désaccords. En France, on a régulièrement des campagnes pour des boycotts en protestation contre la politique d’un Etat.

La Russie n’y a pas échappé et a fait l’objet de ce genre de campagnes, subissant des sanctions économiques importantes en lien avec la situation ukrainienne.Il y a eu des campagnes lancées en France contre la Chine sur la question du Tibet. La grande campagne contre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 70-80, appelée « Outspan » et qui visait à boycotter les oranges d’Afrique du Sud, a été une campagne très importante puisqu’elle a permis à la question de l’apartheid d’être mise sur l’agenda mondial et finalement obtenir la fin de cette politique injuste et discriminatoire. Il y a eu des dizaines de boycotts, notamment sur des événements sportifs comme les jeux olympiques ou le Mondial de football en Argentine pendant la dictature des colonels. Il n’y a pas d’expression citoyenne plus appropriée selon moi (à part les élections) qu’un appel au boycott pour des questions de politique internationale.

Pourquoi le boycott des produits israéliens serait-il une exception ?

C’est là qu’intervient le plus gros problème. Car le boycott des produits israéliens est le seul boycott dont on dit qu’il n’est pas conforme à la loi. Pour un juriste c’est une question très choquante.

On invoque, pour tenter de faire croire que ce boycott est illégal, une discrimination. Mais de quelle discrimination parle-t-on ? Car il ne s’agit pas de personnes, mais de produits ! J’ai demandé une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) car la loi de 1881 sur la Liberté de la presse protège les individus contre les discriminations, dans le travail, dans les opinions, les positions politiques etc. Dans le cas de BDS, on essaye de nous faire croire à une discrimination en traduisant un boycott de produits comme une discrimination à l’égard des producteurs israéliens. C’est d’autant plus ridicule et grotesque qu’il existe une règle très importante dans le droit international selon laquelle, une puissance occupante ne peut exploiter les ressources du pays ou de la zone occupée. Or, c’est exactement ce qui se passe dans les territoires palestiniens : les produits qui proviennent des colonies sont non-conformes en matière de droit international, ce qui justifie tout à fait un boycott. Le parlement européen a d’ailleurs demandé l’étiquetage des produits israéliens provenant des colonies. La manière dont la justice française traite ces question est gravissime et une telle régression est très inquiétante pour l’avenir.

Justement, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a comparé récemment cet étiquetage des produits provenant des colonies au « nazisme ». Que pensez vous de ses déclarations ?

De mon point de vue, ce n’est ni plus ni moins de la dérision politique. Comment peut-on assimiler un boycott de produits à l’antisémitisme, au nazisme, au fascisme ?

C’est tout simplement grotesque. Cela fait partie de la propagande d’un Etat qui n’a rien à voir avec les réalités. C’est très important de comprendre que le boycott est une démarche politique des citoyens. L’appel au boycott n’est autre que la critique d’une ligne politique d’un pays étranger qui est parfaitement acceptable. Quel Etat peut s’inquiéter que ses citoyens critiquent la politique américaine, russe, chinoise ou israélienne ? Comment peut-on imaginer que ce soit inquiétant ? C’est une forme d’expression comme une autre. Du moment que cela reste pacifique et dans le domaine de la libre expression d’une opinion, il n’y a rien à redire. Pour ma part cette décision de la cour de cassation restera véritablement une journée noire de la justice française, une journée extrêmement sombre, car la cour se méprend à mon avis complètement sur l’enjeu qui est la Liberté d’expression, un principe inéluctable depuis la Révolution française. Cette affaire démontre que les libertés ne sont jamais définitivement acquises et qu’il faut toujours se battre pour les obtenir.

D’autres pays pratiquent le boycott des produits israéliens, comme l’Islande par exemple. Pourquoi en France, cela serait-il interdit ? Existe-t-il des pressions extérieures qui motivent cette interdiction ?

La politique française devient depuis des années maintenant, de plus en plus soumise à des lobbys qui défendent leur propres intérêts. On laisse de côtés des questions fondamentales et universelles de Liberté au profit d’une politique qui se fait malheureusement en fonction de la pression des uns ou des autres. De plus, cette décision de la cour de cassation isole de fait la France du reste du monde où la campagne BDS est très respectée et très importante. Personne ne songe à dire que c’est une action illégale, alors qu’en France, il y a une véritable pression de la part d’un certain nombre d’associations comme le CRIF notamment [Conseil Représentatif des Institutions Juives de France], qui sont directement liées à l’Etat israélien - qui mène une politique extrémiste, il faut bien le souligner – et qui essaient d’utiliser tous les moyens du droit pour parvenir à rendre illégal quelque chose qui relève de la Liberté d’expression des citoyens. La France est de fait, devenue le seul pays avec Israël où le boycott des produits israéliens pose problème et est interdit, considéré comme illégal. Pour moi c’est une grave erreur de la part de la cour de cassation. Mais j’ai une grande confiance dans la décision qui va intervenir ultérieurement de la part de la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui a toujours défendu la liberté de la presse, le secret journalistique, les investigations complètes et extensives lorsque cela touche des gens importants ou même des gouvernements. Elle défend l’ensemble des possibilités d’expression de toutes les catégories de population et je crois que sa jurisprudence va dans le sens qui est le nôtre et qui affirme que les citoyens doivent avoir le droit de s’exprimer. Ce n’est pas un risque pour la Démocratie. Il y a bien des gens qui se prononcent contre la politique américaine, chinoise russe. Pourquoi Israël serait-il une exception ? Ce pays n’est pas au-dessus des lois !

Quel est le sentiment de BDS aujourd’hui ?

Nous sommes d’humeur combative. Il y a une formule en français qui dit « le droit ne se quémande pas, il se prend ». Donc nous n’allons pas nous réduire à quémander à une juridiction française le droit de continuer à faire des appels au boycott des produits d’un Etat qui pratique une politique discriminatoire et ségrégationniste. Nous sommes convaincus d’être dans notre bon droit et continuerons à nous battre pour que notre liberté d’expression soit reconnue. Il faut donc absolument que la décision de la cour de cassation soit renversée par la décision d’une juridiction supérieure et que la France soit condamnée. Que notre pays soit condamné par la Cour Européenne serait très désolant, mais c’est ce qui est nécessaire pour faire valoir le principe de Liberté d’expression. Et c’est ce qui risque d’arriver.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 09:46

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 09:31
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