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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 14:40

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 14:05
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 13:12

Stand de « Rouge-midi » à la fête de l'Humanité 2015

Avec SCOP-TI, de La Fabrique du Sud et de Fakir

Vous découvrirez , ci-dessous, le programme des 3 jours sur un stand "Rouge Midi" dont la surface sera doublée par rapport aux années passées pour accueillir les amis et camarades du RCC (Rassemblement des Cercles Communistes) , de "Rouge Vif" des autres départements, de SCOP-TI, de La Fabrique du Sud et de Fakir et les artistes qui se succèderont sur le stand.

Les camarades de "Rouge Midi" vous invitent à venir nombreux pour multiplier les rencontres !

  • Vendredi 11 septembre 19h: quelle action aujourd'hui pour la Palestine et pour George Ibrahim Abdallah, président d'honneur de Rouge Vif 13 ?
  • Samedi 12 septembre 15h: Face à face François Ruffin de Fakir et des syndicalistes de l'industrie énergetique: Centrale thermique de Gardanne, Nexcis,Total... Ecologie et emplois énergétiques sont-ils compatibles ?
  • Samedi 12 septembre 17h: Quelle action politique à l'entreprise ? Avec Gérard CAZORLA de SCOP-Tl (ex-Fralib) Jean CALVARY de la SNCF....
  • Dimanche 13 septembre 11h: Comment rassembler les communistes? Avec Hervé POLY secrétaire fédéral du PCF 62 et des militants de Rouge Vif, de la coordination communiste 59/62..

 

Rouge Midi

http://www.rougemidi.org/

Source : http://www.communcommune.com/2015/08/il-y-aur...

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 13:06

"Une nouvelle perception de l'ennemi a incité les politiciens à faire de nouveaux investissements en armement ce qui permet à l'industrie allemande de l’armement de revivre un formidable essor, écrit l’édition allemande Deutsche Wirtschafts Nachrichten. L'Allemagne reste le quatrième exportateur d'armes dans le monde après les États-Unis, la Russie et la Chine. Ces derniers temps le complexe militaro-industriel allemand a dû faire face à la réduction des dépenses de défense en Europe. Cependant, une nouvelle « guerre froide » a ranimé l’intérêt de l’Union européenne et des membres de l’Otan pour les armes « Made in Germany ». Les combats dans l'est de l'Ukraine ont incité les politiciens à faire de nouveaux investissements en armement, note l’édition allemande. […] Le conglomérat industriel allemand Rheinmetall AG spécialisé dans les canons, les munitions et les systèmes de feu du char Leopard a aussi bénéficié de la crise en Ukraine. « L'Ukraine a fait de la lutte défensive un spectacle politique », a fait remarquer un porte-parole de l’entreprise, dont les commandes ont augmenté au premier semestre de 18 %. En 2015, Rheinmetall AG prévoit que ses contrats d'armements atteignent près de 2,4 milliards d'€uros. L'augmentation des exportations d’armes à destination de l'est est accompagnée d'un changement profond dans la stratégie de l’armée allemande, la Bundeswehr. "

Source : Sputnik News

Lu sur Lescrises.fr

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 17:11

La rentrée des classes 2015 commence mal. Ainsi la «circulaire de rentrée » datée du 3 juin a manifestement été écrite par des gens qui devraient revoir le programme de philosophie du baccalauréat plutôt que de parler à tort et à travers d' «enseignement moral» et civique. Car s'il est un fait culturel qui ne doit pas et ne peut pas s'enseigner, c'est bien «la morale». Aucune honte toutefois à l'ignorer, sauf quand on fait partie des collaborateurs intellectuellement relâchés de la ministre de l'éducation nationale.

 

Qui, à partir du plus jeune âge, peut accepter sans broncher d'agir «moralement» sur ordre d'une personne investie du pouvoir d'ordonner ? Ou selon les préceptes contenus dans un livre «sacré» ? Ou selon les injonctions d'un «petit livre rouge» ? Ou plus simplement selon la bien-pensance dominante dans une société ? Personne, sinon sous la contrainte. Et cette contrainte, qu'elle soit institutionnelle, sociale, religieuse, liée à une personne ayant autorité et pouvoir de faire peur, voire de terrifier, transforme toute injonction qualifiée de «morale» en exercice malsain d'un pouvoir social : «Ce n'est pas bien de répondre à la maîtresse, tu feras des tours de cour ». Mais lorsque l'élève ne répond plus à la maîtresse, l'instituteur croit-il avoir fait progresser moralement l'enfant qu'il a auparavant humilié à la récréation ? Croit-il que la morale s'acquiert par l'humiliation ? Nietzsche disait que «Tout ce qui est humiliant est inhumain». C'est dire que ce qu'on appelle «morale», c'est à dire la prise en compte en actes de la distinction entre ce qui est jugé bien ou mal, mérite qu'on y réfléchisse, au moins un peu. Faisons-le à la place des collaborateurs de Najat Vallaud-Belkacem.

 

 

L'enseignement de la morale est une négation de la moralité

 

On aura compris que la morale relève de la liberté des êtres humains. Certes, les injonctions morales ne viennent pas de rien. Elles sont liées aux valeurs dominantes des sociétés. Mais ce qui donne aux préceptes moraux leur importance, c'est que je peux souverainement les accepter, ou les refuser. Tout être humain a toujours cette possibilité. C'est sa liberté et c'est ce qui donne du poids à ses choix, quels qu'ils soient. Ainsi, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et tout à l'honneur du corps enseignant, beaucoup de professeurs ont refusé l'usage politiquement dévoyé de la fameuse lettre de Guy Moquet. Il s'agissait pourtant déjà, pour le pouvoir de l'époque, de prétendre promouvoir des «valeurs de la République».

 

Personne ne devrait se prêter à la moindre mascarade d'enseignement de la «morale», puisqu'il s'agirait d'une imposture. Ce serait, en outre, fort immoral... Dès lors, quel est le statut des fameuses «valeurs de la République» ? C'est simple : si elle ne viennent pas du ciel, elles proviennent plus ou moins lentement, plus ou moins brutalement de l'histoire. Et elles sont toujours décrétées, c'est-à-dire officialisées. Ce qui n'est jamais politiquement dépourvu de sens. Par exemple quand le maréchal Pétain remplace la devise révolutionnaire «Liberté, égalité, fraternité» par «Travail, famille, patrie», ce n'est pas innocent, on en conviendra.

 

 

2015 : Les valeurs de la République désormais accommodées en salmigondis

 

C'est également ce qui vient d'être fait sous l'égide de la ministre de l'Education Nationale. Sauf qu'on patauge dans un étrange salmigondis. Le renforcement de la transmission des valeurs de la République est abordé dans la partie II, 2 de la circulaire de rentrée publiée au Bulletin Officiel de l'Education Nationale (circulaire n° 2015-085 du 3-6-2015). C'est également abordé ailleurs, comme par saupoudrage, mais on ne va quand même pas demander aux porte-plumes du gouvernement Hollande de savoir faire un plan.

Dans la foire à tout dont la fréquentation est infligée aux enseignants, on ne trouve pas les trois valeurs fondamentales de la République dont il a été question plus haut : «Liberté, égalité, Fraternité.» C'eût été structuré.

En revanche, on trouve pêle-mêle de bonnes intentions («Agir contre les déterminismes sociaux et territoriaux», par exemple (c'est sous le concept d''Egalité ? Très bien mais un peu court). Cela dit, on cherche vainement les moyens mis en oeuvre autrement que par d'habiles recompositions des dépenses. Quant à la «Charte de la laïcité à l'Ecole», elle devra être signée par les parents «pour attester la reconnaissance par chacun de ses principes». La morale, le civisme, sont donc obligatoires et c'est attesté par signature ! La morale obligatoire ! et ce sont à ces gens-là qu'on confie nos enfants ?

Ensuite, on trouve des étrangetés comme les «Semaines de l'engagement lycéen», les campagnes nationales de solidarité (comme la République n'a que faire d'être encombrée par les myopathes, c'est la charité du téléthon qui bouche les trous du financement de la recherche biomédicale). Il y a aussi les «commémorations patriotiques» ! Une idée qui demandera beaucoup de vigilance, néanmoins. L'éventualité de commémorations dévoyées est à considérer, non ?

«La prévention du racisme et de l'antisémitisme» fait partie des excellentes intentions contenues dans la circulaire. D'autant que des «associations qualifiées» seront partenaires de l'école. On espère que l'association France-Palestine solidarité ne sera pas écartée de ce combat et pourra populariser auprès des élèves l'importance de la nécessaire distinction entre antisionisme et antisémitisme.

Dans les nouvelles valeurs très «tendance» de la République, on observe «l'encouragement des projets d'ouverture sur l'Europe et le monde» et «(...) la mobilisation citoyenne (sic) de l'école contre le changement climatique». Là, on s'étonne : être anti-européiste interdirait d'être républicain ? Quant au changement climatique, il aurait au moins fallu écrire «contre les effets du changement climatique» plutôt que de crétiniser les élèves en leur cachant qu'une part importante des facteurs du changement en question échappe totalement aux efforts des êtres humains car ils sont astronomiques : c'est vers une glaciation inéluctable que les planètes du système solaire nous dirigent (dans quelques dizaines de milliers d'années, il est vrai). En tout cas, des débats citoyens sur le sujet du réchauffement se tiendront pendant la «semaine du climat» afin de bien préparer les élèves à la conférence des Nations-Unies "Paris Climat 2015-COP 21", un titre qui ne veut rien dire, mais nous sommes habitués.

 

 

Restera-t-il du temps pour les matières fondamentales ?

 

Enfin, et c'est bien, il faudra lutter contre toutes les formes de discrimination et de violences. Là, il y a du pain sur la planche parce que la dotation en Tasers (500 €) voire en armes de poing classiques (1000 €) des polices municipales risque de poser des problèmes et l'alcoolisme raciste des contrôleurs au faciès, municipaux ou nationaux, continuera d'envenimer les choses.

Les luttes contre le harcèlement et l'homophobie auront toute leur place dans l'éventail des activités...scolaires ? Certes. On espère toutefois qu'il restera un peu de temps pour la littérature, le calcul matriciel, la musique de Mozart, les visites de musées et les voyages scolaires. Pardon, il n'y a plus beaucoup de voyages scolaires, sécurité oblige, mais cette réduction obligée des demandes permet de respirer financièrement (avec tous ces porte-hélicoptères de guerre invendus, on s'inquiétait pour le budget de l'Education...)

 

 

 

«Les Réservistes de la République», dernière tarte à la crème du ministère

 

«La réserve citoyenne de l’éducation nationale constitue une forme d’engagement individuel bénévole.» Une nouveauté ? Oui, bien sûr : nous sommes en présence de volontaires qui vont se poser en gardiens de l'orthodoxie républicaine. C'est nouveau, car il existe depuis longtemps des bénévoles, souvent retraités, qui passent de longues fins de journée à «l'aide aux devoirs». Authentiques pédagogues et pas donneurs de leçons «républicaines», mais simplement enseignants sincères et bénévoles, portés dans cette activité par le respect de leurs élèves, l'amour de la culture et de la vérité.

Saluons ces héritiers des «Hussards de la République». Les autres comprendront bien assez tôt quels intérêts ils ont servi..

 

Pascal Acot

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 14:51

http://www.france-palestine.org/Israel-et-territoires-occupes-le-desengagement-de-Veolia-une-vraie-victoire

La nouvelle est confirmée : Transdev, filiale de Veolia environnement et de la Caisse des dépôts, vient de céder toutes ses participations dans le tramway de Jérusalem à des investisseurs israéliens, qu’il s’agisse de sa participation de 5% dans le consortium propriétaire des équipements ou de l’opérateur du tramway, Connex Jérusalem, dont elle était actionnaire à 100%. Ainsi se concrétise le désengagement annoncé de Veolia du marché israélien et des territoires occupés. Il n’y a plus désormais aucune participation française dans cette infrastructure coloniale puisqu’Alstom avait lui-même dû revendre ses 20% de participation dans Citypass en août 2013 à des investisseurs israéliens. C’est un signe significatif de l’isolement international d’Israël auquel conduit la colonisation.

L’AFPS a chèrement payé le combat politique et judiciaire mené depuis 2007 aux côtés de l’OLP contre la participation de Veolia à la colonisation, en particulier avec sa participation au tramway colonial de Jérusalem. Elle apprécie d’autant plus la portée de ce retrait qui constitue une vraie victoire pour l’ensemble du mouvement international Boycott Désinvestissement Sanctions et pour tous ceux, à travers le monde, qui défendent le droit international.

Nous constatons qu’il n’a pas été simple pour Veolia de mener à terme son projet de désengagement de l’ensemble de ses activités du marché israélien. Ce retrait risque de s’avérer fort coûteux pour l’entreprise qui avait fait un bien mauvais choix en investissant dans un projet qui violait le droit international. On l’a vu aussi tout récemment avec Orange, le désengagement, fût-il pour une simple licence de marque, a toujours un coût.

Les entreprises françaises doivent en tirer toutes les leçons. Investir en effet sur un marché où sont massivement violés droits de l’homme et droit international comporte des risques graves tant du point de vue juridique qu’en terme d’image et de communication. Le gouvernement français doit faire passer avec plus de force un message clair aux entreprises : tout investissement qui participe, même indirectement, à la colonisation viole le droit international et les conventions de Genève et doit être proscrit.


Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter
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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 14:25
"L'Humanité" 18 août 1836 : Maurice Thorez appelle à un "Front français"

"L'Humanité" 18 août 1836 : Maurice Thorez appelle à un "Front français"

COMITE VALMY

Pour un Front Français,
Maurice Thorez,  17 août 1936
Un lecteur me demande des précisions sur le Front Français souhaité par Maurice Thorez (cf. précédent billet, "L’appel au Peuple"). Voici donc.

L’Humanité du 18 avril 1936 publiait sur une page entière le texte de l’allocution électorale par Maurice Thorez au micro de Radio Paris, dans le cadre de la campagne électorale des législatives de fin avril (une véritable grande première alors : un communiste sur les ondes nationales !).

 

Contre la minorité prédatrice des 200 familles et la dictature des banques, contre les fascistes diviseurs des Français, Thorez non seulement présente, dans le cadre du Front populaire (Communistes, Radicaux, Socialistes) les propositions communistes pour combattre la crise économique, sociale, culturelle, morale dont souffre la France, mais il lance un appel totalement inédit à l’union du peuple de France contre les menaces mortelles, intérieures et de plus en plus extérieures, qui pèsent sur la Nation.

 

" Pour la réconciliation du peuple de France

Et maintenant nous travaillons à l’union de la nation française contre les 200 familles et leurs mercenaires. Nous travaillons à la véritable réconciliation du peuple de France.


Nous te tendons la main, catholique, ouvrier, employé, artisan, paysan, nous qui sommes des laïques, parce que tu es notre frère, et que tu es comme nous accablé par les mêmes soucis.


Nous te tendons la main, volontaire national, ancien combattant devenu croix de feu, parce que tu es un fils de notre peuple, que tu souffres comme nous du désordre et de la corruption, parce que tu veux, comme nous, éviter que le pays ne glisse à la ruine et à la catastrophe.


Nous sommes le grand Parti communiste, aux militants dévoués et pauvres, dont les noms n’ont jamais été mêlés à aucun scandale et que la corruption ne peut atteindre. Nous sommes les partisans du plus noble idéal que puissent se proposer les hommes.
 

Nous communistes, qui avons réconcilié le drapeau tricolore de nos pères et le drapeau rouge de nos espérances, nous vous appelons tous, ouvriers, paysans et intellectuels, jeunes et vieux, hommes et femmes, vous tous, peuple de France, à lutter avec nous et à vous prononcer le 26 avril.
 

Pour le bien-être, contre la misère ;
 

Pour la liberté, contre l’esclavage ;
 

Pour la paix, contre la guerre.
 

Nous vous appelons avec confiance à voter communiste. A voter pour la France forte, libre et heureuse, que veulent et que feront les communistes. "

 

Si elle avait rencontré un aval populaire évident, la stratégie du Front populaire, qui rompait avec la politique antérieure du PCF (Front commun à la base, dénonciation des dirigeants socialistes réformistes), avait pu déconcerter des militants rompus aux dures luttes et à l’isolement des années 1920.

 

Il est évident que le nouveau dépassement stratégique et théorique de l’Union nationale, promulgué par la direction du Parti, pouvait surprendre une partie des militants encore marqués par le trauma de l’Union sacrée de 1914, sans cesse reprochée aux dirigeants socialistes...

 

Le Parti se lance alors dans une grande campagne d’explications sur "L’union entre Français". La brochure de Maurice Thorez, L’Union de la Nation française, est massivement diffusée. Début août, une fois passée l’immense vague de grèves spontanées qui permirent les conquêtes sociales que l’on sait, Jacques Duclos donne dans l’Humanité,plusieurs éditoriaux explicatifs :

 
« A l’heure où la sécurité de la France est menacée non seulement à l’Est, mais en Espagne et en Afrique du Nord, le Front Français devient une nécessité vitale et nous avons la certitude que cela répond tellement bien aux aspirations profondes du pays que c’est avec espoir et confiance que nous augurons de son avenir ». (L’Humanité, 6 août 1936)

 

Enfin, Maurice Thorez revient sur le chantier de la constitution du Front Français (L’Humanité, 7 août 1936)

 

« le front français doit se réaliser. ‘Le gouvernement issu du Front populaire n’est pas le gouvernement des partisans du Front populaire, mais le gouvernement de la France, et il doit agir avec autorité à l’intérieur et à l’extérieur’.

Maurice Thorez montre que cette politique, qui tient compte des leçons de l’histoire, maintenant l’unité entre le prolétariat et les autres classes populaires ».

 

On sait que le PCF aura suffisamment de mal à maintenir l’unité du Front populaire, immédiatement mise à bas par la non intervention en Espagne, l’absence de réaction devant l’arrogance des Hitlériens et des Fascistes italiens, la prudence (pour ne pas dire plus) des radicaux devant les réformes sociales, et la fameuse Pause proclamée par Léon Blum. La réalisation du Front Français, pour être toujours souhaitée par le PCF, s’éloignait d’autant plus des perspectives concrètes. On sait ce qu’il en advint en 1939.

 

René Merle sur son Blog
 

4 février 2015

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 14:08

Mis en ligne par Michel El Diablo

La position du Parti de GAUCHE sur l'Union Européenne et l'EURO

Le titre et le texte qui suivent sont extraits de la résolution du congrès du Parti de Gauche qui s'est tenu en Juillet 2015. Plus aucun sacrifice pour les traités, aujourd'hui la souveraineté nationale doit primer.


A ce stade de l'histoire, seul le cadre national, immédiatement disponible comme alternative aux institutions supranationales actuelles, peut permettre l'expression de la souveraineté populaire.

L'affrontement avec le capitalisme et la mise en œuvre de notre projet écosocialiste nécessitent donc la reconquête de la souveraineté populaire, et ce d'abord à l'échelle nationale. Ce n'est pas une condition suffisante pour rompre avec le capitalisme financier, mais c'est une condition nécessaire.

Cette volonté d'indépendance n'est en aucun cas synonyme d'isolement et d'arrêt des échanges coopératifs. Face aux forces puissantes qui nous oppriment, aucune internationale des travailleurs ne naîtra spontanément de la rencontre entre des peuples préalablement privés de toute forme de souveraineté. La construction d'un nouvel internationalisme passe donc par un rétablissement de l’exercice de la souveraineté populaire dans le cadre de l’État-Nation, condition de l’édification de nouvelles solidarités internationales. Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie; beaucoup d’internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l'internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène, disait Jaurès.

Plan A : désobéissance et construction d'un rapport de force européen pour en finir avec les traités

Le programme du Parti de Gauche est incompatible avec l'Union européenne telle qu'elle est définie par les traités.

Dans l’état actuel des rapports de forces politiques au sein de l’UE, il est parfaitement illusoire d’espérer une réorientation radicale des politiques et des institutions européennes si l’on se contente d’attendre que tous nos partenaires soient disposés à engager une renégociation des traités. Le droit européen émanant des traités et des directives de l'Union européenne ne doit être le prétexte d'aucune régression.

Si nous arrivons au pouvoir, pour appliquer notre programme, nous mènerons, avec tous les États prêts à s'y engager avec nous, une bataille diplomatique qui passera par la désobéissance aux traités. Cette stratégie suscitera une très forte résistance des Gouvernements de droite et socio- libéraux, en particulier du Gouvernement de grande coalition CDU-SPD dirigé par Merkel. La politique économique allemande des années 2000 a grandement contribué à la crise de la zone euro, en menant une politique nationale déflationniste contre le reste de ses voisins, qui a aggravé le déséquilibre des balances commerciales. Rappelons qu'avant cette crise, l'Italie, l'Espagne, l'Irlande ou le Portugal étaient en parfaite santé budgétaire.

Si, malgré notre politique de désobéissance, le Gouvernement allemand continuait à bloquer une refonte radicale des traités permettant aux autres États européens d'appliquer des politiques favorables aux peuples, sous serions prêts à aller plus loin et à assumer l'éclatement de la zone euro et de l’Union européenne.

Plan B : sortir de l'euro et de l'Union européenne

Notre confrontation avec les libéraux européens et notamment avec le Gouvernement allemand aura en effet pour enjeu principal la monnaie, et pourrait donc nous amener à sortir de l’euro. Ce qui se passe en Grèce aujourd’hui démontre que la BCE se sert de sa confiscation du pouvoir monétaire pour empêcher Syriza d’appliquer son programme. En bloquant le refinancement des banques grecques et en organisant la pénurie des liquidités, elle empêche le Gouvernement grec d’appliquer le programme pour lequel il a été élu. Pour ne pas tomber dans le même piège, nous devons assumer dans les négociations que nous avons un plan B : la sortie de l’euro.

Dès notre arrivée au pouvoir, nous porterons en effet la menace d’une réforme unilatérale des statuts de la Banque de France pour lui permettre de monétiser la dette, c’est-à-dire d’acheter des obligations d’État en son nom. Cette réquisition de la Banque de France serait accompagnée d’un contrôle strict des mouvements de capitaux. La technocratie européenne ne pourra ainsi pas utiliser le chantage du blocage des liquidités contre la France.

Pour sortir par le haut de la crise diplomatique que nous aurons ainsi créée, nous proposerons aux autres pays européens une sortie négociée de la zone euro, qui conduira à un changement radical de structure monétaire, via l’instauration d’une monnaie commune. Cette monnaie aurait ainsi un taux de change unique vis-à-vis des monnaies extérieures à la zone euro, et chaque pays membre de la zone conserverait une monnaie nationale. Nous proposerons la mise en place d’un « Partenariat Monétaire d’Equilibre » pour que l'explosion de la zone euro ne nous ramène pas aux écueils du SME (Système Monétaire Européen) des années 1980. La banque centrale de cette zone monétaire réformée aurait pour objectif de stabiliser les taux de change intra-européens entre les monnaies nationales pour limiter les différences d’inflation et la spéculation entre pays.

Notre plan de sortie de l'euro et notre stratégie de rupture avec les institutions européennes seront travaillées à l'issue de notre congrès, en lien avec tous les économistes, intellectuels, syndicalistes et partenaires politiques souhaitant s'y associer. Par ailleurs, nous sommes conscients du fait que le cadre actuel de l’UE ne nous permettrait pas d’appliquer pleinement le programme pour lequel nous serions élus, mais aussi du fait qu’aucune procédure n’existe pour exclure un État de l’UE. C’est pourquoi, dans le cas où un ensemble d’États-Membres refuseraient de négocier nos propositions d’amendements aux traités, nous agirions unilatéralement en violation des traités sur tous les points que nous jugerions essentiels pour respecter le mandat donné par le peuple souverain. Nous engagerions les négociations avec tous les États disposés à engager une refondation progressiste et démocratique de l’UE.

Si le rapport de force ainsi constitué ne permettait pas à l’UE de sortir du blocage, l’existence de l’UE serait alors remise en cause de fait. Nous assumons pleinement cette éventualité, puisque le statu quo d’une Europe déjà parfaitement désunie n’est pas soutenable. Si l’obstination des néolibéraux à ignorer la volonté des peuples devait provoquer la dislocation de l’UE, la France prendrait toutes les initiatives pour reconstruire une autre voie vers l’unité et la solidarité des peuples d’Europe.

 

SOURCE:

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 10:16

 Mis en ligne sur le blog de l'UL CGT Dieppe le 21 août 2015 Sécurité sociale

 

Remboursements des médicaments: le pire est à venir !
Actuellement, trois taux de remboursement des médicaments par la Sécurité sociale coexistent : 60%, 30% et 15%.
Mais pour combien de temps encore ?

Sans doute pas longtemps si la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, suit les préconisations de la présidente du "groupe de travail sur l’évaluation des produits de santé", Dominique Polton.

Celle-ci, qui dit n’avoir pas encore finalisé ses propositions, a fait en juillet un exposé devant un auditoire très divers, composé de la Haute autorité médicale de santé, les mutuelles le ministère de la Santé, les représentants des médecins et des hôpitaux, les associations de patients.

La communication sur cette réunion semble d'ailleurs avoir été savamment étudiée, car seul le journal "les Échos" en aurait eu communication (lire l'article des Échos). Cela fait d'autant plus craindre pour l'avenir.

Notons au passage que les confédérations syndicales de salariés, dont la CGT, semblent avoir été écartées de cette restitution, alors que, pour ce qui est de la CGT, rappelons qu'elle est l'une organisation fondatrice de la Sécurité Sociale dont on fête les 70 ans en 2015. Écarter toujours plus les fondateurs de l'institution, qui sont aussi les principaux défenseurs des usagers et des malades, est la ligne de conduite permanente des pilotes de l'Assurance Maladie depuis que les usagers ont perdu leur droit de vote et le droit de désigner leurs représentants dans les conseils d'administration.

L'objectif est, depuis cette époque, de répartir sur les assurés sociaux et les patients la contraction des recettes provoquée par la multiplication des exonérations de cotisations sociales patronales (appelées "charges" pour les besoins de la manoeuvre). Le "boa" des exonérations continue de serrer la Sécurité sociale dans ses anneaux, et de l'éloigner toujours plus de ses missions. L'effet de la casse de la démocratie à la Sécurité Sociale a été énorme, puisque les remboursements de médicaments, qui étaient de l'ordre de 90% à l'époque, se sont effondrés.

 

[...]  Lire l'article entier en cliquant ici.

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 10:13

Ukraine : Les communistes (KPU) se présenteront sous les couleurs de "l'Opposition de gauche"

Jeudi 13 Août 2015

La coalition "Opposition de gauche" qui regroupe les principales organisations progressistes d'Ukraine (dont le KPU et les Komsomols) se présentera aux élections locales ukrainiennes sous les slogans liberté, égalité, fraternité, pour la paix et la prospérité en Ukraine - traduction Nico Maury
 
Ukraine : Les communistes (KPU) se présenteront sous les couleurs de "l'Opposition de gauche"
 
Le Conseil de coordination de "l'Opposition de gauche" a lancé sa campagne pour les élections locales du 25 octobre 2015. Le principal objectif politique de "l'opposition de gauche" est de permettre l'élection de députés dans les conseils locaux des villes, village, chefs de village et chefs de communautés pour protéger les droits et les libertés des ukrainiens.

Les candidats de "l'Opposition de gauche" porteront une alternative aux politiques menées par le régime nationaliste des oligarques. Ils s'opposeront à la vente de terres agricoles aux multinationales, à la désindustrialisation, à l'effondrement de l'économie nationale, au chômage, à la pauvreté et au génocide sociale et ethnique, à la perte de l'indépendance politique de l'Ukraine qui transforme l'Ukraine en colonie de l'UE et des Etats-Unis.

"L'Opposition de gauche" va se battre pour permettre l'élection de personnes honnêtes qui, aujourd'hui, sont ouvertement opposés à la guerre civile dans le Donbass, opposés à la dictature néonazie, à la persécution politique et à la répression pour des motifs ethniques, linguistiques, idéologiques ou confessionnelle. Les candidats vont se battre pour la victoire de la démocratie, pour les libertés individuelles, pour la paix sur le sol ukrainien.

"L'Opposition de gauche" entend mener la décentralisation rapide du pouvoir et transférer des pouvoirs larges aux communautés locales.

Le Conseil a approuvé les orientations fondamentales, les étapes de la campagne électorale et d’empêcher la falsification des résultats électoraux. Afin de développer et mettre en œuvre des tactiques conjointes pendant la campagne, un siège central de "l'Opposition de gauche" a été établit et les branches régionales des partis politiques et les organisations publiques membres de l'association doivent, d'ici le 20 août 2015, établir des sièges régionaux et de lancer les campagnes.

http://www.kpu.ua/ru/82107/liva_opozytsija_jde_na_vybory_pid_gaslamy_svobody_rivnosti_i_braterstva_za_myr_i_dobrobut_v_ukrajini
Nicolas Maury
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