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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 14:37

Signalé par Marie Max Moulin

paru dans CQFD n°135 (septembre 2015), rubrique Actualités, par Mathieu Léonard, Mickael Correia, illustré par Lasserpe
mis en ligne le 05/09/2015 par Réveil communiste

 

Le 20 juillet, à Suruç, ville turque frontalière de la Syrie, un attentat-suicide cause la mort de 33 jeunes venus en délégation pour participer à la reconstruction de la ville de Kobané dans le Rojava. Prenant prétexte du choc causé par ce massacre, le président turc Erdogan obtient le blanc-seing de l’Otan pour déclarer la guerre au terrorisme et lancer une offensive contre… l’ennemi intérieur kurde.

Engin Sustam est chercheur en sociologie et spécialiste des questions kurdes à Istanbul. Il a suivi de près l’escalade estivale que connaît actuellement la Turquie : « À Suruç, j’ai perdu deux de mes étudiants. A l’appel du SGDF (une organisation d’extrême gauche) une centaine de jeunes et d’étudiants kurdes issus d’autres organisations – des anarchistes, des membres du parti pro-kurde HDP, des militants LGBT, etc. – s’étaient rassemblés avec pour objectif d’aller à Kobané pour construire des parcs pour enfants, d’y organiser des ateliers de peinture avec eux, une librairie jeunesse, etc. » Selon des témoins, juste après que le kamikaze s’est fait exploser parmi les activistes, la police turque empêchait l’accès aux ambulances venues au secours des victimes et arrosait ces derniers de gaz lacrymogène.

Concernant le massacre de Suruç, non revendiqué mais imputé à Daech par le pouvoir, les militants pro-kurdes pensent assez unanimement qu’il a été en fait le produit d’une manipulation de l’« État profond » turc. Engin rappelle qu’avant Suruç, début juin, à Diyarbakir (à plus de 1 300 km de la capitale), « un double attentat avait déjà fait plusieurs morts et de nombreux blessés lors d’un meeting électoral du HDP » et qu’en mai dernier, « l’AKP (le parti au pouvoir) a arrêté unilatéralement le processus de discussion avec le PKK commencé en 2013, sous prétexte que ce dernier était trop exigeant dans ses revendications ».

 

Plutôt Daech que le PKK

Par ailleurs, l’extrême indulgence dont le gouvernement islamo-conservateur a fait preuve jusqu’il y a peu vis-à-vis de Daech a été documentée, malgré ses nombreuses dénégations. En novembre 2014, sur le site du Huffington Post, l’Institut d’étude des droits humains de l’université Columbia à New York, proche du département d’État américain, publiait un rapport recensant les indices de connivence : livraison d’équipements militaires et logistiques par des militaires turcs à l’état islamique, transports de pétrole entre les zones contrôlées par Daech et la Turquie via des pipelines illégaux, libre circulation de djihadistes entre la Turquie et la Syrie, soins prodigués dans des hôpitaux turcs aux combattants blessés sous de fausses identités, etc. Un membre du bureau politique de l’AKP, Selim Yamur, avait même ouvertement publié ce commentaire sur son Facebook : « Dieu merci, l’État islamique existe… Puissiez-vous n’être jamais à court de munitions. »

De fait, depuis le 20 juillet, les cibles exclusives de la répression du pouvoir turc sont le PKK et les populations kurdes du sud-est du pays, les mouvements d’opposition légaux pro-kurdes et d’extrême gauche, ainsi que certains médias et réseaux sociaux qui se voient censurés. Le coup de poker à quitte ou double que veut jouer Erdogan a deux objectifs : d’une part, juguler le processus d’autonomisation kurde renforcé par le système du Rojava syrien – où combattants et combattantes des YPG et YPJ sont les seuls à se battre au sol contre Daech – ; et d’autre part, contrer l’opposition du HDP, parti pro-kurde qui a obtenu 13 % des voix aux dernières élections législatives et qui a fait obstacle à la dérive autocratique du président turc en lui faisant perdre la majorité absolue. Suite aux élections de juin, Erdogan a décidé, sans l’avis préalable du Parlement, de reconduire les élections. « Si Dieu le veut, la Turquie va revoter pour de nouvelles élections législatives le 1er novembre », a-t-il déclaré le 21 août dernier à la sortie d’une mosquée d’Istanbul. En provoquant les affrontements et en renvoyant dos à dos les « terroristes » du PKK et ceux de Daech, il espère un raidissement patriotique qui lui permettrait de retrouver la majorité absolue aux élections de novembre. Pour Engin, la volonté de « diviser pour mieux régner » est manifeste : « L’offensive de l’AKP contre les Kurdes est une manière de polariser la société turque afin de tenter de renforcer un État autoritaire et nationaliste qui s’effrite. »

Erdogan a d’abord fait bombarder la zone autour des montagnes de Qandil, le sanctuaire de la guérilla, basée sur le territoire irakien, et a renoué avec les pratiques de brutalité qui avaient cours durant la sale guerre des années 1990. Pour exemple, Ekin Van, combattante PKKiste a été torturée, dénudée puis abattue par ses assassins qui ont posté la photo du cadavre comme trophée sur les réseaux sociaux. Le président turc a promis « de poursuivre l’offensive jusqu’à l’éradication des terroristes », mais ce sont les populations civiles qui sont désormais les victimes du bourbier. Début août, Amnesty international attribuait la mort d’au moins huit civils à l’aviation turque, lors d’un bombardement du village de Zergele, proche de Qandil, dans la nuit du 1er août. Autre exemple, le 27 août, dans la ville de Yüksekova assiégée par les blindés, plusieurs civils, dont des enfants, ont été tués lors d’une manifestation contre le couvre-feu imposé par la préfecture. La police a cherché à bloquer l’hospitalisation des blessés.

Les attaques des forces de répression turques ne sont d’ailleurs pas restées sans riposte. Une cinquantaine de policiers et militaires ont déjà perdu la vie dans les combats et des attentats attribués au PKK. Le décompte des morts du côté de la guérilla donne lieu à une bataille de chiffres difficilement vérifiables. Mais l’effet le plus dévastateur pour Erdogan est de voir un sentiment de gâchis humain monter au sein de sa base électorale. Comme le notait Naz Oke sur l’excellent site Kedistan.fr : « Les gens du peuple en ont assez de voir leurs fils tomber pour des politiciens et des corrompus au nom de “causes” qu’ils ne partagent plus. N’oublions pas que ce sont aussi ces petites gens qui firent élire l’AKP en son temps, las d’un gouvernement kémaliste social libéral corrompu. Et les bigots de l’AKP apparaissent comme s’étant à leur tour partagé le gâteau. “La guerre des cercueils” » Ainsi ce lieutenant-colonel hurlant sa rage contre le gouvernement le 23 août, lors des funérailles de son neveu tué dans une attaque du PKK à Irnak : « Qui est son assassin ? Qui est à l’origine [de sa mort] ? Comment se fait-il que ceux qui parlaient hier de paix disent maintenant “la guerre coûte que coûte” ? Ils n’ont qu’à aller faire la guerre eux-mêmes ! » Dans un pays qui vit le déclin du boom économique de la décennie précédente, le coût faramineux de la guerre pourrait aussi jouer contre la politique délétère d’Erdogan.

 

Détruire l’autonomie

La stratégie du PKK prête également à quelques spéculations. Des étudiants d’extrême gauche rencontrés à Istanbul évoquent la possibilité d’une tension au sein du mouvement kurde, entre d’un côté les « apoïstes » et les militants du HDP qui veulent poursuivre la feuille de route pour la paix initiée par le leader emprisonné Abdullah « Apo » Öcalan, et, de l’autre, une supposée ligne dure, séparatiste, prête à relancer la lutte armée. Le 23 août, le leader du HDP, Selahattin Demirtas appelait à un cessez-le-feu bilatéral sans condition : « Pour nous, il n’existe pas d’alternative. Il ne doit plus y avoir de morts kurdes, turcs, militaires, guerillas ou policiers. » De son côté, Cemil Bayik, un des fondateurs du PKK, réfugié depuis 35 ans dans les montagnes de Qandil, réfute l’idée d’une division au sein du mouvement [1]. Se déclarant par ailleurs « hostile à la division de la Turquie et plus généralement opposé au concept d’État-nation et de frontière [2] », il impute l’entière responsabilité de la rupture du cessez-le-feu à l’état turc et réclamait même la médiation des États-Unis pour calmer les ardeurs bellicistes d’Erdogan. Pour Engin, la question d’une scission au sein du mouvement kurde est une « vision de Stambouliote. Le mouvement kurde est certes hétérogène (HDP, léninistes, anarchistes, öcalanistes, etc.), mais il implique néanmoins une constante interaction entre ses différentes composantes ».

Contacté par CQFD, Orhan, membre du réseau des assemblées populaires de Dyarbakir, témoigne du climat qui s’est répandu dans les régions kurdes : « La sale guerre qui se joue actuellement au Bakur (Kurdistan nord, donc sud-est du territoire turc) est meurtrière. Ce sont des jeunes soutenus par la population qui se soulèvent dans les villes et les villages. L’offensive militaire ­d’Erdogan va de plus en plus être confrontée à la détermination des Kurdes qui ont une longue expérience de résistance. Cela ne pourra provoquer que la défaite idéologique de l’État turc. »

Entre les élections du 7 juin et le 26 août, selon une enquête de la commission des droits de l’homme du HDP, 78 civils kurdes ont été tués, 1 628 mis en garde à vue, 298 incarcérés et neuf locaux du parti attaqués. Les personnes arrêtées – de « manière préventive » dans le cadre d’une enquête sur des assemblées soupçonnées de « faire sécession avec les institutions turques » dans une dizaine de districts de Silopi et de Cizre, province de Sirnak – , sont principalement les « co-maires [3] » de villes tenues par le HDP, accusés d’avoir essayé de « détruire l’unité nationale ». « Le projet du confédéralisme démocratique consiste à bâtir l’autonomie démocratique depuis la base par un système d’assemblées, explique Orhan. L’État l’a bien compris et fait tout pour empêcher cette reprise en main du pouvoir politique par la population. »

Pour Engin, la situation a semé un sentiment généralisé de confusion et de désarroi : « Tout le monde, y compris les Kurdes, navigue à vue. Personne ne sait si cela va dégénérer en une véritable guerre civile ou si ça peut encore se calmer. En tout cas, la conviction ­qu’Erdogan a perdu les pédales est largement partagée. Chaque jour, il perd sa base électorale, ce qui l’amènerait tout droit vers une défaite aux élections de novembre. » Le pire n’est donc pas certain.

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 09:01

Publié par Jean Lévy

 L'évènement de la rentrée : le mensuel attendu le 29 septembre
Sapin : « Quand l’Europe avance… »

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1er septembre, c’est la rentrée – aussi pour Ruptures !

Après la pause estivale, la prochaine édition de votre mensuel paraîtra le 29 septembre, afin notamment de rendre compte des élections en Grèce, prévues à la fin du mois.

D’ici là, ce site proposera informations et brèves, en prise avec l’actualité européenne. Et dévoilera progressivement le sommaire…

Mais il faut d’emblée signaler ici une idée fulgurante lancée par le ministre français des Finances. S’exprimant au cours de l’université d’été du PS à La Rochelle (30-31 août), Michel Sapin a fait l’éloge de François Hollande pour son action dans la crise grecque : « si la France a joué et réussi ce rôle, ce n’est pas au nom d’une monnaie ou de l’intérêt des Grecs, de l’Europe ou de la France. C’est au nom d’une idée politique ». Et le locataire de Bercy d’enchaîner :« quand l’Europe avance, elle ne peut plus reculer ».

Difficile de mieux synthétiser l’état d’esprit des partisans de l’intégration européenne.

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 08:52

Lu sur Lescrises.fr

"Ce que beaucoup ont tacitement reconnu depuis longtemps a finalement été confirmé durant la nuit quand une analyse des données de la Commission électorale fédérale par Vocativ et The Daily Beast a constaté qu'une soixantaine d'Américains ultra-riches - les méga-donateurs - ont contribué tout autant aux campagnes fédérales de Hillary Clinton et de Jeb Bush et, dix-sept de ces contributeurs ont franchi une étape supplémentaire et ouvert leur porte-monnaie pour financer les deux ambitions 2016 de Bush et Clinton . […] Aujourd'hui, nous obtenons confirmation que ce que Goldman fait relève exactement de la même tactique : «pourquoi soutenir uniquement Hillary Clinton ou Jeb Bush quand vous pouvez couvrir vos paris et faire un don à la fois à ce qui semble être les bons ? » pensent un groupe d'hommes et de femmes puissants et propriétaires d’hippodromes, des banquiers, des barons des médias, des magnats du poulet, des bailleurs de fonds de couverture (et leurs conjoints). Certains d'entre eux ont des valeurs nettes qui peuvent éclipser le PIB des petits pays. Et si rien de tout cela ne saurait être une véritable surprise pour nos lecteurs, il peut s'agir d'un choc pour le reste de l'Amérique. Ou peut-être à en juger par la popularité croissante de ces candidats anti-establishment comme Donald Trump, le fait de réaliser que la gauche et la droite servent tous les mêmes maîtres, a finalement suinté." [NB : la moitié des dons aux candidats pour 2016 provient de 400 familles.]

Source : Zero Hedge

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 16:11

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 16:11

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 15:19

Débat à la CGT : Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le 23 janvier 1957,  l'Assemblée nationale, par 331 voix contre 210, émet un vote positif à l'établissement  d'une "Communauté économique européenne" plus communément dénommée "Marché commun". Pour la CGT, aucune illusion à cette époque, "le Marché commun est un aspect de l'offensive internationale du Capital, l'alliance des pays de l'Europe capitaliste".

Les élections législatives de janvier 1956 ont porté au pouvoir la SFIO, le PS d'hier. Guy Mollet, premier dirigeant national de ce parti devient président du Conseil, le chef du gouvernement à cette époque.

Lors de la campagne pour les législatives, la SFIO s'est prononcée pour le Marché commun afin d'humaniser le capitalisme. Fort de leur score aux élections, les socialistes promettaient aussi de raser gratis. Mais pire, ils vont engager la France dans une guerre coloniale en Algérie. 

 

Un affiche de la fédération de Paris de la SFIO, lors des législatives du 2 janvier 1956.

Que disait la CGT lors de la création du Marché commun, l'ancêtre de l'UE

En fait de faire rendre des comptes au Capital, les socialistes français allaient continuer à gérer loyalement le capitalisme, selon la formule de Léon Blum, l'un de leurs anciens dirigeants.

En Allemagne comme en France, oui déjà, les députés socialistes votent pour la création de la CEE composée de 6 pays: la France, la république fédérale d'Allemagne,  la Belgique, les Pays-bas, le Luxembourg et l'Italie.

Dès le 9 janvier 1956, le Bureau confédéral de la CGT réaffirmait les raisons de l'opposition de la confédération aux projets de Marché commun. Dans le même communiqué,  elle rejetait aussi  "tout protectionnisme conservateur et son appui à toute formule authentique de coopération économique internationale."

"- La libre circulation des marchandises, donc le déchaînement de la concurrence fondée sur l'infériorité des salaires et de la législation sociale, l'harmonisation par le bas des conditions sociales dans les différents pays, l'opposition renforcée à toutes les revendications des travailleurs. (...)

- La libre circulation des capitaux, le danger d'évasion des capitaux, de dévaluation et même de remplacer la monnaie nationale par une monnaie commune. (...)"

Et en 1957, avant la ratification par la France du Marché commun, la CGT, par la voix de Jean Duret, directeur du Centre d'études économiques de la confédération déclare:

L'enjeu est énorme : le Marché commun conduit infailliblement, à plus ou moins brève échéance, à la disparition des souverainetés nationales, à la création d'un super-Étateuropéen, réduisant à sa plus simple expression tout ce qui pourrait subsister d'individuel, de politiquement et économiquement indépendant chez les membres de la Communauté. Ce super-État sera dominé par le pôle d'activité économique le plus puissant : la Ruhr; par la puissance la plus énergique et la plus dynamique : l'Allemagne de l'Ouest. [...] Pour la France, la réalisation du Marché commun c'est l'acceptation de l'hégémonie allemande. Son industrie ne pouvant lutter contre la concurrence d'outre-Rhin tombera sous la coupe des konzerns de la Ruhr.

 

Il me semble que cette appréciation n'a pas pris une seule ride, à l'heure de la préparation du congrès de ma confédération et de celui de la CES, ce machin chose syndical européen auquel la CGT appartient et qui affadit la lutte des classes.

Pour le débat démocratique de tous les syndiqués de la CGT.

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 14:24

vendredi 28 août 2015, par Comité Valmy

 

Dans son dernier livre, "Mémoires d’espoir" publié en 1970, le général De Gaulle mettait en garde les Européens et les Français contre une possible évolution technocratique d’une construction européenne réalisée contre la liberté et l’intérêt des peuples.

"Ainsi commencée, la mise en œuvre du Marché commun va donner lieu à un vaste déploiement d’activités, non seulement techniques, mais aussi diplomatiques. En effet, l’opération, indépendamment de sa très grande portée économique, se trouve enveloppée d’intentions politiques caractérisées et qui tendent à empêcher la France de disposer d’elle-même. C’est pourquoi, tandis que la Communauté se bâtira dans les faits, je serai, à plusieurs reprises, amené à intervenir pour repousser les menaces qui pèsent sur notre cause. La première tient à l’équivoque originelle de l’institution.

Celle-ci vise-t-elle - ce qui serait déjà beaucoup ! - à l’harmonisation des intérêts pratiques des six Etats, à leur solidarité économique vis- à-vis de l’extérieur et, si possible, à leur concertation dans l’action internationale ? Ou bien est-elle destinée à réaliser la fusion totale de leurs économies et de leurs politiques respectives afin qu’ils disparaissent en une entité unique ayant son Gouvernement, son Parlement, ses lois, et qui régira à tous égards ses sujets d’origine française, allemande, italienne, hollandaise, belge ou luxembourgeoise, devenus des concitoyens au sein de la patrie artificielle qu’aura enfantée la cervelle des technocrates ?

Il va de soi que, faute de goût pour les chimères, je fais mienne la première conception. Mais la seconde porte tous les espoirs et toutes les illusions de l’école supranationale. Pour ces champions de l’intégration, l’« exécutif » européen existe déjà bel et bien : c’est la Commission de la Communauté économique, formée, il est vrai, de personnalités désignées par les six Etats, mais qui, cela fait, ne dépend d’eux à aucun égard.

A entendre le chœur de ceux qui veulent que l’Europe soit une fédération, quoique sans fédérateur, l’autorité, l’initiative, le contrôle, le budget, apanages d’un gouvernement, doivent désormais appartenir, dans l’ordre économique, à ce chœur d’experts, y compris - ce qui peut être indéfiniment extensif - au point de vue des rapports avec les pays étrangers.

Quant aux ministres « nationaux », dont on ne peut encore se passer pour l’application, il n’est que de les convoquer périodiquement à Bruxelles, où ils recevront dans le domaine de leur spécialité les instructions de la Commission.

D’autre part, les mêmes créateurs de mythes veulent faire voir dans l’Assemblée, réunissant à Strasbourg des députés et des sénateurs délégués par les Chambres des pays membres, un « Parlement européen », lequel n’a, sans doute, aucun pouvoir effectif, mais qui donne à « l’exécutif » de Bruxelles une apparence de responsabilité démocratique.

(...)

A quelle profondeur d’illusion ou de parti pris faudrait-il plonger, en effet, pour croire que des nations européennes, forgées au long des siècles par des efforts et des douleurs sans nombre, ayant chacune sa géographie, son histoire, sa langue, ses traditions, ses institutions, pourraient cesser d’être elles-mêmes et n’en plus former qu’une seule ? A quelles vues sommaires répond la comparaison, souvent brandie par des naïfs, entre ce que l’Europe devrait faire et ce qu’ont fait les Etats-Unis, alors que ceux-ci furent créés, eux, à partir de rien, sur une terre nouvelle, par des flots successifs de colons déracinés ? Pour les Six, en particulier, comment imaginer que leurs buts extérieurs leur deviennent soudain communs, alors que leur origine, leur situation, leur ambition, sont très différentes ?"

Charles de Gaulle - "Mémoires d’espoir", 1970

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 10:29

Bravo aux Fralibs.  Allez voir dans votre supermarché si la marque y est présente.  Réclamez la.  C'est le moins que nous puissions faire.  Monter une SCOP, c'était leur seule solution pour sauver l'emploi.  1336 jours de lutte pour cela contre un géant mondial de l'agro-alimentaire, Unilever, qui voulait liquider l'entreprise et fabriquer en Pologne.

Les Fralibs ont mis l'emploi en tête de leur lutte.  Nous les remercions au nom de tous ceux qui luttent contre les plans de licenciements aujourd'hui et la disparition de leurs entreprises en France et de leurs emplois. Action Communiste.

Les anciens salariés de Fralib ont relancé la production de l'usine de Géménos, sous la marque 1336, en référence aux 1336 jours de lutte avec leur ancien propriétaire Unilever.

 

Scop-TI, la coopérative de production lancée par les ex-salariés de Fralib à Gémenos, a signé ses premiers contrats avec la grande distribution. La production a repris le 13 août et les premiers sachets de thés et infusions vendus sous sa marque 1336 arriveront en rayons début septembre.

 

C'est la concrétisation de plusieurs années de lutte. Cinq ans pile après la décision du géant anglo-néerlandais Unilever de fermer son usine de thés et d'infusions (Lipton, Éléphant) Fralib à Gémenos (Bouches-du-Rhône), les premiers sachets de Scop.Ti -qui a repris l'activité de l'usine en 2014- vont rejoindre les rayons de la grande distribution française. La Société Coopérative Ouvrière Provençale de Thés et Infusions a ainsi signé cet été des contrats avec 300 Franprix, 7 Auchan, ainsi qu'avec plusieurs Géant Casino, Casino, Carrefour, Intermarché au niveau national.

Ces centaines de magasins vendront d'ici quelques jours sa gamme «1336», en référence aux 1336 jours de lutte avec Unilever pour empêcher la fermeture et la délocalisation du site en Pologne. Le site fournira aussi Système U pour six variétés de thés à marque de distributeur (MDD), malgré la présence sur le marché d'un gros fournisseur de MDD, Pagès.

Appel d'offres avec Leclerc

Après que la coopérative qui regroupe une soixantaine de salariés (sur les 182 que comptait l'usine au temps d'Unilever) a repris la production le 13 août, ses premiers sachets seront livrés début septembre dans les Auchan de Bouches-du-Rhône et du Vaucluse s'étant engagés à les référencer, puis en octobre dans les autres enseignes. Un appel d'offres est par ailleurs en cours avec Leclerc, toujours pour la marque 1336. En revanche, aucun référencement n'a encore été acté pour la deuxième marque de la coopérative: «Scop-Ti», une gamme bio qui vise les réseaux spécialisés comme Biocoop, Naturalia, Bio C'Bon ou la Vie Claire.

La gamme à marque propre «1336» est déclinée en 16 parfums.

 

«On est en train de démontrer la pertinence de notre projet», estime Gérard Cazorla, ex secrétaire CGT de Fralib désormais président de Scop-Ti, même si beaucoup de chemin reste à faire. Après plus de 3 ans et demi de lutte avec Unilever et l'annulation de plusieurs plans de sauvegarde de l'emploi, les ex-Fralib avaient en effet réussi à solder le conflit avec le géant anglo-néerlandais, moyennant 19,3 millions d'euros. Une somme ajoutée à leurs indemnités de licenciements pour lancer leur projet. La coopérative compte désormais étendre le nombre de magasins référençant ses marques. Elle compte produire au terme de sa première année 250 tonnes (à comparer avec 6000 tonnes produites par an du temps d'Unilever) et frôler les 3 millions d'euros de chiffre d'affaires. À plus long terme, Scop Ti vise les bénéfices dès mi-2016 et veut atteindre 9 à 10 millions d'euros de vente d'ici 2019.

D'autres journaux relaient l'information, parmi lesquels l'Express.  Extraits.

 

Marseille - Les produits de la coopérative de production Scop-TI, lancée par les ex-salariés en lutte de Fralib, arriveront dans les rayons des supermarchés "fin septembre, début octobre", ont indiqué les responsables lors d'une visite du secrétaire national de la CGT Philippe Martinez sur le site.

Olivier Leberquier, ancien délégué syndical CGT des Fralib, aujourd'hui directeur général délégué de la société coopérative ouvrière provençale de production (Scop.Ti), a indiqué que la société avait reçu "des réponses favorables de toutes les enseignes" de grande distribution, soit au niveau régional, soit au niveau national. 

"Nous avons déjà rempli avec trois d'entre eux les papiers" pour le référencement, a-t-il expliqué. 

Symboliquement, le premier magasin approvisionné, mi-septembre, devrait être le supermarché Auchan d'Aubagne, que les salariés en lutte avait régulièrement "dévalisé" pendant leur longue lutte, retirant des rayons les produits Unilever. 

Pendant quatre ans, après la décision du groupe anglo-néerlandais de délocaliser la production de Gémenos en Pologne, les "Fralib", ex-producteurs des thés Lipton et infusions de l'Eléphant, étaient devenus le symbole du combat contre les délocalisations, veillant jour et nuit sur leurs machines et multipliant les actions d'éclats pour médiatiser leur conflit. 

[...]

"Cette victoire est d'abord celle des salariés, avec l'aide de la CGT", a salué Philippe Martinez, qui estime que la coopérative est "la démonstration que quand on donne un peu moins de pouvoirs aux actionnaires, quand on privilégie moins, ou pas du tout les actionnaires, on peut avoir des salaires et de la production. C'est un symbole du fait que l'industrie française a de l'avenir", a-t-il poursuivi. 

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 10:07

 

3 septembre 2015

Après avoir découvert la vidéo de réfugiés molestés par la police macédonienne fin août, un Syrien nous témoigne sa colère. Pour des raisons soi-disant humanitaires, la Syrie a été plongée dans le chaos. Mais lorsqu'il s'agit de gérer les conséquences de cette désastreuse entreprise, l'Europe manque à l'appel humanitaire. "J’espère que les gouvernements européens ont compris que les guerres qu’ils soutiennent ne peuvent pas n’engendrer que des bénéfices nets mais entraînent d’autres problèmes à traiter qui n’en sont qu’à leurs débuts", se désole Bassem Khouzam.



Je suis bouleversé par cette vidéo qui montre les atrocités commises par la police macédonienne sur les centaines d’immigrés qui arrivent dans le pays et qui, pour la plupart, sont Syriens.
 

Comme le montre la vidéo, la police a intentionnellement lancé des bombes lacrymogènes sur des familles, y compris des enfants. On voit le choc, la peur, les cris et les larmes des enfants.

Personnellement, je n’ai jamais vu une telle barbarie. La police aurait pu dresser tout simplement une barrière qui empêche les gens d’avancer. Sa réaction me laisse croire que le but était d’envoyer un message aux immigrés clandestins.

Les cris de la petite fille accrochée à la tête de son père - dont on ne sait pas s’il est mort ou s’il a juste perdu connaissance - me rappelle les cris d’une autre petite fille lors de la mort des membres de sa famille abattue par les soldats israéliens sur la côte de Gaza. Sauf que cette fois, pour le désespoir de l’humanité, cette atrocité a été commise sur le sol européen.

D’après ce que j’ai entendu dire par les autres immigrés, la Macédoine n’est pas l’étape la plus difficile sur le chemin d’espoir vers les pays de rêves, ce qui laisse comprendre que ce pays a subi une pression de la part des pays d’accueil les plus ciblés qui ont répercuté cette pression sur d’autres, comme la Macédoine et la Grèce.

En tant que Syrien, je condamne cette action contre mes compatriotes et je suis choqué qu’une telle action barbare soit commise sur le sol européen. Je suis conscient des problèmes engendrés par l’immigration de masse qui n’est pas cette fois "choisie" par les pays d’accueil, mais j’ai une autre solution plus judicieuse et plus radicale à proposer aux gouvernements européens :

Pour éviter de commettre de telles atrocités qui constituent une grande honte pour l’Humanité et non seulement pour l’Europe et ses valeurs, et au lieu de refuser à ces familles le droit de trouver un avenir digne et sauf, je propose de leur laisser trouver cet avenir dans leur pays d’origine.

Je propose que les gouvernements européens concernés arrêtent de nourrir la guerre dans mon pays et dans la région, qu’ils arrêtent de fournir des armes à Al-Qaeda, qu’ils arrêtent leurs efforts contre toute solution politique basée sur autre chose que leurs intérêts, et qu’ils arrêtent leurs sanctions inhumaines tellement efficaces dans la création de l’enfer en Syrie.

Plusieurs gouvernements européens étaient et sont toujours impliqués dans cette "Proxy War" contre le peuple Syrien et, s’ils le cachaient depuis cinq ans, ils ne le cachent plus maintenant. Plusieurs gouvernement européens continuent encore de fournir une couverture politique aux groupes djihadistes d’Al-Qaeda et d’extrémisme "islamiste", ils fournissent les armes et participent au commandement de leurs opérations militaires depuis les "Military Operation Command" (MOC’s) situés en Turquie et en Jordanie contre un état souverain et un peuple.

Je ne crois pas que ce film montre la tragédie la plus émouvante, d’autre histoires non filmées sont plus cruelles encore : je pense aux tirs sur les bateaux pneumatiques qui transportent les immigrés et aux milliers de Syriens qui sont noyés. Je pense aussi à ceux qui luttent pour rester vivants à l’intérieur de la Syrie, ceux qui n’ont même pas les moyens de tenter l’arrivée en Europe, mais souffrent des conséquences des sanctions européennes qui ont créé depuis des années maintenant des crises de nourriture, de carburant, de transport, etc., et qui visent, prétendument, Assad et son gouvernement et non pas le peuple syrien.

L’Europe participe à la guerre d’influence politique et économique des Etats-Unis. Et elle le fait sous prétexte purement humanitaire. Mais l’Europe s’est révélée incapable de traiter les répercussions les moins douloureuses de la guerre. De plus, elle a failli à sa mission humanitaire vis-à-vis de l’immigration des populations, car elle préfère toujours l’immigration sélective des médecins, ingénieurs ou académiciens syriens.

J’espère que les gouvernements européens ont compris que les guerres qu’ils soutiennent ne peuvent pas n’engendrer que des bénéfices nets mais entraînent d’autres problèmes à traiter qui n’en sont qu’à leurs débuts.

Quand je constate que la « sage » Europe persiste à soutenir la politique américaine, je pense que l’état du monde ressemble aux films de fiction : d’un côté, des terres qui permettent une vie florissante, de l’autre, des terres maudites, habitées par des êtres étranges que l’on s’acharne à repousser. En tout cas, s’il y a eu quelqu’un pour penser que commettre une telle atrocité sur le sol européen et en diffuser les images pouvait empêcher les immigrés de fuir leur enfer et de tenter d’arriver en Europe, je crois qu’il s’est lourdement trompé et qu’il n’a pas bien mesuré le désespoir.

Source : Investig’Action

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 17:12
L'UL CGT-Dieppe développe sur la transformation de La Poste avec le paiement des services autrefois gratuits.  Allez lire l'article intégral sur le blog de l'UL CGT de Dieppe.

UL CGT Dieppe   Poste - Telecom

03 sept. 2015

 

Aux télécoms (Orange), ancien service du ministère des PTT aujourd’hui privatisé, on connait la transformation de services autrefois gratuit en services payants (exemple : le dépannage téléphonique à l’intérieur d’un logement).

C’est aujourd’hui au tour de la Poste de se lancer dans ce genre d’opération. Pour prétendument s'adapter, La Poste propose donc de « nouveaux services » (payants), qui, autrefois, faisaient partie du Service Public (gratuit).

Ainsi, comme le révèle Normandie Actu 76, à Thiétreville, près de Valmont, le conseil municipal a décidé de tester ce service de visite hebdomadaire mis en place par La Poste : pour sept de ses habitants un peu esseulés, la commune a financé un service de visite du facteur, une fois par semaine.

[...] Suite sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe.

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