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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 13:50
LE 1ER OCTOBRE, retraité-e-s et retraitables, FAISONS-NOUS ENTENDRE.
  • DIEPPE 10H30 PLACE LOUIS VITET.
  • LE HAVRE 10H30 DEVANT LA SOUS PRÉFECTURE
  • ROUEN 10H30 THÉÂTRE DES ARTS

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe 

21 sept. 2015

Retraité-e-s, retraitables : le 1er octobre 2015, rassemblons nous, et manifestons
LES RETRAITÉS(ES) DISENT NON AU PATRONAT ET À LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE EN MATIÈRE DE RETRAITE.
NON, TROP C'EST TROP!

Une fois de plus la revalorisation des pensions, prévues au 1er octobre, a été suspendue par le Gouvernement de Manuel Valls.

Pour la première fois un Gouvernement a donc décidé — clairement ! — de baisser le Pouvoir d'Achat des retraités.

Ceci s'ajoute au passage de l'indexation des retraites sur les prix et non sur les salaires qui a entrainé, au fil des années, une baisse considérable de pensions.

S’ajoutant à la hausse de la TVA, avec le poids de la Contribution Additionnelle de Solidarité pour l'Autonomie (CASA), la suppression de la 1/2 part pour les veuves et veufs, ou encore l'augmentation de la CSG, les mesures gouvernementales successives en matière d'impôts, font que les retraités(es) sont de plus en plus imposables, ce qui ampute lourdement le pouvoir d’achat des pensions.

S’ajoute à cela la diminution des remboursements des médicaments, quant ce n’est pas leur déremboursement complet, sous prétexte de « confort ».

Force est de constater que le taux de remplacement du salaire par la retraite recule au fil des générations, ce qui explique que de plus en plus de retraités(es) ont du mal à vivre et certains à survivre.

  • > Aujourd'hui, plus de 800 000 retraités(es) sont au dessous du seuil de pauvreté.
  • > 10% des retraités(es) sont en majorité des femmes seules, avec une pension parfois inférieure à 600€ par mois.
ÇA NE PEUT PLUS CONTINUER COMME ÇA !
LES RETRAITES (COMPLÉMENTAIRES), LA CIBLE DE GATTAZ (Medef).

Depuis le début de l'année, des négociations sont engagées entre le patronat et les organisations syndicales dans le cadre de l'AGIRC et l'ARRCO.

Le patronat propose, ni plus ni moins, de geler les pensions durant 3 ans (et plus?), réduire le taux des pensions de réversion qui concerne majoritairement les femmes déjà sur pénalisées par les différentes réformes.

Cette "proposition" fait suite à sa volonté de repousser l'âge de départ en retraite et la baisse des pensions.

C'est une régression sociale sans précédent que le Medef veut nous imposer.

OUI, L'ARGENT EXISTE POUR MENER UNE AUTRE POLITIQUE EN MATIÈRE SOCIALE.

En six mois, au premier semestre 2015, 38 des grands groupes du CAC 40 ont réalisé près de 40 milliards d'€uros de bénéfices nets, soit près de 11milliards de plus qu'en 2014, représentant une hausse de 37%.

Dans le même temps patronat et gouvernement nous demandent de nous serrer la ceinture.

  • Pas de revalorisation des pensions,
  • Le point d'indice des fonctionnaires bloqué,
  • Une loi Rebsamen qui ampute les droits des salariés,
  • Une loi Macron qui fait la part belle au patronat

Avec, pour les patrons, toujours plus d'aides en matière fiscale et autres allègements de cotisations, et/ou aides directes, CICE ou le pacte de (dir)responsabilité tant vanté par le chef de l'État et le 1er Ministre.

Tous ces cadeaux, indécents, ne crées pas d'emplois (+200 000 chômeurs en 3 ans) nous ne voyons pas venir la croissance encore moins une sortie de crise bien que les profits augmentent mais ce sont les actionnaires qui en bénéficient.

RÉORIENTER LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE POUR QU'ELLE SOIT PLUS FAVORABLE AUX RETRAITÉS(ES).

A contrario de cette politique désastreuse en matière d'emplois, d'évolution sociale, il faut revoir toute la politique sociale en développant l'emploi qualifié, avec une reconnaissance du travail dans les salaires.

Il faut une véritable hausse du pouvoir d'achat par les salaires.

Il faut revoir la politique en matière d'investissement productif en déployant la formation des salariés, la Recherche et Développement ou encore les investissements dans les équipements.

Plus d'emplois, de Pouvoir d'Achat, c'est plus d'argent dans les caisses, c'est bon pour notre protection sociale.
ARRÊTER LA CASSE DES SERVICES PUBLICS POUR PLUS DE COHÉSION SOCIALE.

En menant une autre politique plus en rapport avec celle prônée par F Hollande en 2012,, les moyens cités ci-dessus le permet, on pourrait, notamment, faire des services publics de réels moyens de cohésion sociale partout sur le territoire, relancer l'emploi, les salaires et ainsi donner à la protection sociale (santé, enseignement, retraites...) les moyens pour répondre aux besoins d'aujourd'hui de la population et des retraités notamment.

C'EST POSSIBLE SI, ENSEMBLE, ON SE DONNE LES MOYENS!
ENSEMBLE EXIGEONS :
  • - fin du gel des pensions et amélioration du Pouvoir d'Achat des retraités avec indexation des pensions sur l'évolution des salaires et un minimum de retraite équivalent au SMIC
  • - La mise en œuvre rapidement de la loi sur l'adaptation de la société au vieillissement et la prise en charge de la perte d'autonomie par la sécurité sociale.
  • - développement et le renforcement des Services Publics indispensables à une vie digne, en particulier dans le domaine de la santé.
LE 1ER OCTOBRE, retraité-e-s et retraitables, FAISONS-NOUS ENTENDRE.
  • DIEPPE 10H30 PLACE LOUIS VITET.
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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 13:45

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 13:38

Publié par Michel El Diablo

 

« CRISE des MIGRANTS » : le point de vue du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

Vous lirez, ci-dessous, un extrait  d'un entretien avec GEORGES GASTAUD, porte-parole du PRCF, publié par le site : "Initiative Communiste".

******

Initiative Communiste : Comment le PRCF regarde-t-il ce que la grande presse appelle « la crise des migrants » ?

Georges GASTAUD:  Derrière leur masque compassionnel, l’impérialisme et ses chiens de garde médiatiques battent actuellement de nouveaux records d’hypocrisie et de barbarie.

Prolongeant la politique hyper-agressive de G.W. Bush au Proche-Orient, les forces euro-atlantiques relayées sur place par le fascisant régime turc et par les féodaux saoudiens et qatari ont sciemment déstabilisé la Syrie, quitte à déchaîner contre Damas les pires fanatiques de la planète. Ils avaient déjà réalisé le même forfait de masse en Libye à l’époque de Sarkozy. L’impérialisme français déclinant est en pointe dans cette déstabilisation et il est à noter que le social-impérialiste Fabius (socialiste en paroles, belliciste en pratique) est d’autant plus arrogant contre les peuples de l’Est (Ukraine) et du Sud qu’il est plus veule face à l’impérialisme allemand en phase de revanche historique, sans parler des reptations élyséennes devant l’Oncle Sam et l’OTAN. Engels notait déjà, à propos des rapports entre l’Irlande opprimée et l’Empire britannique, qu’ « un peuple qui en opprime d’autres ne saurait être libre » et c’est à la fois par anti-impérialisme et par patriotisme bien compris que nous combattons les entreprises néocoloniales de la France officielle : tout ce qui renforce ce néocolonialisme pseudo-français détruit notre pays car ce sont les mêmes forces sociales – l’oligarchie capitaliste appuyée par les « sarkoblicains » et par le PS pro-Maastricht – qui agressent d’autres peuples et qui démolissent la France issue du CNR : leurs victoires sont des défaites pour le peuple de France et il faut donc lier chaque lutte pour l’emploi et contre l’austérité à la dénonciation des guerres impérialistes, ce que les états-majors syndicaux euro-formatés ne font plus du tout.


En tout cas le résultat de cette stratégie de gouvernance mondiale par le chaos ne se sont pas fait attendre : des millions de Syriens fuient leur pays cassé. L’UE a d’abord traité la question par la barbarie pure et simple : des dizaines de milliers de noyés, surtout africains, en Méditerranée. Sous l’égide de l’impérialisme allemand, qui veut à la fois réinvestir politiquement le terrain proche-oriental et injecter sur son marché du travail des millions de salariés qualifiés prêts aux travaux sous-payés, l’UE feint de vouloir accueillir des millions de malheureux alors même que l’UE comporte des dizaines de millions de chômeurs, de précaires et de travailleurs pauvres. Bien entendu, il faut faire échec aux barbares du parti « républicain » et du FN qui cultivent la xénophobie la plus rance à l’encontre des migrants et des enfants en danger de mort. Mais la véritable ligne internationaliste n’est nullement pour autant de rallier le point de vue hypocrite des Guetta, BHL et autres donneurs de leçons humanistes. La solidarité vraie ne repose pas, contrairement à ceux que propagent l’UE, l’UMP, le PS… et le MEDEF, sur la « libre circulation des hommes, des marchandises, des capitaux et des services » : ça, c’est la « liberté » pour le capital d’exploser toutes les nations constituées, d’organiser les sous-enchères sociales, de précipiter l’usage de l’anglo-américain comme seule langue de travail, de dresser les peuples les uns contre les autres, d’attiser le racisme et les partis d’extrême droite, du FN aux néonazis allemands, du Vlaams Belang cher à la Le Pen aux xénophobes de la Ligue du Nord en Italie. La vraie revendication prolétarienne – et paysanne ! – c’est le droit pour chacun de vivre et de travailler au pays quitte, bien entendu, à co-planifier les échanges internationaux de biens, de ressources techniques et de main-d’œuvre à l’échelle continentale et mondiale : ce qui requiert une toute autre société, le socialisme et le communisme.

Bien entendu, tout travailleur doit être défendu contre l’extrême droite et le racisme d’État au nom de la solidarité de classe et de l’unité du prolétariat résidant sur notre sol : bas les pattes donc, Valls, Sarkozy et Marine Le Pen, à l’encontre des travailleurs immigrés. Mais notre but ne peut pas être de vider la Libye, la Syrie, l’Irak, le Mali, etc. de tous leurs éléments qualifiés pour aider Merkel à détruire les garanties sociales du salariat allemand pendant que l’OTAN livre des pays entiers au chaos. Il faut avant tout accentuer la pression populaire, aujourd’hui honteusement faible suite à l’abandon des positions anti-impérialistes par les états-majors du mouvement ouvrier, pour combattre les guerres impérialistes, mettre au premier plan le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, exiger que les sommes folles investies pour précipiter la Syrie, l’Ukraine, etc. dans la guerre civile, soient récupérées, aux frais des transnationales des armes et du pétrole, pour reconstruire ces pays, permettre à leurs émigrants forcés d’y revenir librement, et pour parallèlement, reconstruire aussi notre pays cassé, fût-ce pour le moment à un degré bien moindre que ne le sont les pays du Sud, de l’Est et du Proche-Orient.

Encore un mot pour dire le dégoût quotidien que nous inspire un Bernard Guetta qui chaque jour sur France-Inter, dénigre le peuple français et exalte « l’Allemagne honneur de l’Europe ». Honte à Guetta, BHL et Cie qui ont semé l’ingérence en Libye et en Syrie et qui maintenant appellent le petit peuple à « accueillir » les migrants alors que les villes riches ne font rien pour accueillir les travailleurs et construire un minimum de logements sociaux ! Rappelons aussi que c’est cette même RFA, unifiée aux dépens de la RDA annexée et des « Ossies » qui a écrasé la Grèce avec le renfort du tartuffe de l’Élysée. Bien sûr qu’il ne faut plus un seul noyé en Méditerranée, mais pour cela, il faut faire payer les profiteurs de la guerre et leurs serviteurs nantis des grands médias, pas les salariés, paysans et chômeurs qui vivent déjà mille difficultés à cause de l’euro-austérité et des ruineuses politiques de guerre pratiquées par l’UE/OTAN !

Bref la compassion vraie passe par l’engagement des vrais internationalistes contre le couple mortel que forment les fauteurs de guerres impérialistes et les défenseurs de l’euro-austérité.

Et bien entendu, cela implique la totale solidarité avec les travailleurs allemands qui mènent des luttes importantes dans la dernière période. Ce n’est pas l’Allemagne progressiste de Lessing, de Beethoven, de Marx, Zetkin, Luxemburg, Liebknecht ou Brecht que nous combattons, au contraire, personne d’autre que les fondateurs du PRCF n’a fait plus en France en 1990/2000 pour défendre les communistes est-allemands persécutés en masse comme nous l’a récemment écrit Margot Honecker dans un message émouvant ; c’est l’impérialisme « allemand » et son compère « français », héritier de Thiers et de Pétain, que nous dénonçons en appelant à reconstituer l’Axe rouge franco-allemand qui existait à l’époque où Thälmann et Thorez combattaient ensemble la montée de l’euro-fascisme !

 

L'intégralité de l'entretien est à lire ici

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 13:26

Publié par Michel El Diablo

À quoi sert la COUR des COMPTES ?À quoi sert la COUR des COMPTES ?

De nouveau, la cour des comptes "épingle" la Sécurité sociale.

Cette fois elle s’en prend auxrlement dépenses liées à l’activité des infirmiers et des masseurs-kinésithérapeutes qui ont représenté 10,7 Milliards d'euros en 2014 et augmentent de 5,7 % par an depuis 2000 (en euros constants).

Elle reconnaît que cette progression n’est pas sans lien avec le vieillissement de la population, mais postule que cela tient à la forte croissance démographique de ces professions.

La cour reprend à son compte la théorie néolibérale : " C’est l’offre qui créé la demande", et comme toujours, les besoins sociaux sont ignorés.

La Cour des comptes est une juridiction administrative chargée de juger la régularité des comptes établis par les comptables publics dans les différents services de l’État.

Il s’agit d’un contrôle éminemment technique qui vérifie que les règles spécifiques s’imposant aux comptables publics sont bien respectées. (1)

Chargée de vérifier la bonne exécution des lois de finances de l’État et des lois de financement de la Sécurité sociale, elle intervient de plus en plus dans le champ de la politique qui est pourtant du domaine du législateur.

En effet depuis la loi constitutionnelle du 22 février 1996 l’Assemblée Nationale vote le budget la Sécurité Sociale achevant ainsi l’éviction des travailleurs de la gestion de cette grande conquête ouvrière.
 

En réalité les parlementaires votent "l’évolution prévisible des dépenses".
Comme si on pouvait prévoir les épidémies, les accidents, etc...

Le recours plus fréquent aux infirmiers et des masseurs-kinésithérapeutes libéraux tient au fait que l’hôpital public soumis à la "rentabilité" ne joue plus son rôle et "libère" prématurément les patients en les obligeant à faire appel aux professions libérales.

Le rapport de la cour des comptes méconnaît le fait que les troubles musculo-squelettique du aux mauvaises conditions de travail explosent et expliquent en grande partie le recours aux masseurs-kinésithérapeutes.
 

Il ne se soucie pas qu’en 2013, 36% de la population à renoncé à des soins (toutes pathologies confondues) (2).

 

Suggérons à la Cour des comptes qu’elle ferait œuvre utile en s’interrogeant sur l’inefficacité des 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales, sur les milliards d’euros de fonds publics déversés dans les caisses du grand patronat et dont les actionnaires se gavent.
 

Elle pourrait également s’intéresser à l’évasion fiscale qui prive notre économie et donc la Sécu de recettes indispensables à l’équilibre des comptes.
 

Dans un livre paru le 9 septembre 2015 (3), des sociologues dénoncent les grandes fortunes dont la liste est également celle des fraudeurs !

 

Michel CIALDELLA

Notes:

(1) http://www.vie-publique.fr.
(2) Drees : Renoncement aux soins pour raisons financières.
Dossier Solidarité et santé n° 66 de juillet 2015.
(3) Tentative d’évasion (fiscale) - Michel Pinçon et Monique Charlot - Editions Zones - septembre 2015

 

SOURCE: CGT Sécu 38

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 05:24

Reçu par courriel (Collectif "Indépendance des chercheurs")

Code du travail, fonctionnaires, OCDE, lois Macron... (II)

Après la mise en ligne de notre article « Code du travail, fonctionnaires, OCDE, lois Macron... (I) », Le Huffington Post écrit à son tour « Emmanuel Macron : fonctionnaires, 35 heures, Syriza... des bourdes qui en disent long sur le ministre de l'Economie ». Mais sur le fond, s'agit-il vraiment de « bourdes » ? La réalité est que la politique préconisée par Emmanuel Macron à propos du Code du travail ou du statut des fonctionnaires a reçu publiquement des encouragements explicites de l'OCDE et de Christine Lagarde, réclamant une suite de ces prétendues  « réformes ». Les remarques de François Hollande à la veille des élections régionales ne changent rien à la réalité d'une stratégie qui a bien été mise en place et dont des organismes internationaux préconisent clairement la poursuite. De son côté, un article d'opinion dans Info Chalon souligne « Les salaires baissent tandis que les patrons encaissent ». Et combien de ces capitaux amassés par « les patrons » resteront durablement en France ? Combien seront délocalisés vers des pays à très bas salaires à la recherche d'un profit maximum ? Mêmes questions en ce qui concerne les outils et technologies développés chez nous. S'agissant de l'Union Européenne, l'OCDE défend explicitement « un approfondissement du Marché unique » et un « renforcement de son secteur bancaire et financier » (rapport de septembre 2015 évaluant très favorablement la Loi Macron). La même politique au service du grand capital est depuis longtemps appliquée à l'échelle planétaire avec des vagues incessantes de délocalisations depuis la mise en place de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), voire même dans la période qui a précédé sa création. Les Partenariats Transatlantique et Trans-Pacifique aggraveront encore cette situation. Rien de risible, donc, dans les déclarations d'Emmanuel Macron. Un simple examen des revenus des populations aux niveaux européen et mondial permet de comprendre les dimensions du gouffre sans fond que creuse la politique appliquée en France et dans les pays voisins depuis les années 1980. On a affaire à une véritable course aux bas salaires, avec un nivellement par le bas systématique des standards sociaux des populations.

 

Les « réformes Macron » sont-elles des réformes progressistes de la société à quelque titre que ce soit ?

La réalité est tout le contraire. Les « réformes Macron » organisent la dégringolade des droits et du niveau de vie de la population française pour l'adapter à la mondialisation du capitalisme.

C'est ainsi, par exemple, que l'Indonésie, lieu de préférence des délocalisations, pratique du salaire minimum à peine supérieur à 100 euros mensuels pour 40 heures de travail hebdomadaire. Voir, entre autres, le site Planet Expert http://www.planet-expert.com/fr/pays/indonesie/conditions...

La population indonésienne (250 millions d'habitants) vivant beaucoup moins longtemps que le population française, l'âge de la retraite en Indonésie est de 55 ans. Moins de 6% de la population dépasse cet âge. Voir, notamment, le site Population Pyramids http://populationpyramid.net/fr/indonesie/

L'Indonésie fait également partie d'une zone de la planète particulièrement touchée par la mortalité due à la pollution. Voir, par exemple, le communiqué de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) du 25 mars 2014 « 7 millions de décès prématurés sont liés à la pollution de l'air chaque année », http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2014/air-pol...

En même temps, l'Indonésie figure à la 16ème place mondiale d'après son produit intérieur brut PIB estimé au taux de change réel mais semble pouvoir dépasser d'ores et déjà la France si l'on exprime le PIB en parité du pouvoir d'achat (PPA). Voir, par exemple, https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_%28P...

La situation en Indonésie fournit une claire évidence du nivellement par le bas que comporte la mondialisation du capitalisme.

 

Quant à la situation en Europe, de nombreux pays ont un salaire minimum nettement inférieur au SMIC français. Au point que dans plusieurs d'entre eux (Albanie, Bulgarie, ARY de Macédonie, Roumanie, Serbie), il n'atteint même pas 250 euros mensuels. Voir, par exemple, sur le site de l'Union Européenne, http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/File:Minimum_wages,_January_2015_%28%C2%B9%29_%28EUR_per_month%29_YB15-II-fr.png

Que signifie, dans ces conditions, le tant vanté marché unique européen ? Est-ce autre chose qu'une opération au bénéfice du capital et au détriment des populations ?

Tout compte fait, on a affaire à la suite naturelle de l'Acte Unique Européen adopté en février 1986 sous la présidence européenne de Jacques Delors. Une stratégie qui a directement conduit à l'actuelle politique de nivellement par le bas des droits et revenus des populations.

Combien de silences, de passivités et de complicités depuis 1986 ? Y compris, sous la « gauche plurielle » de Lionel Jospin qui a ouvertement cautionné et développé cette politique de casse sociale. La prétendue « gauche de la gauche » a-t-elle jamais clairement désavoué la politique appliquée en 1997-2002, dont les résultats se sont avérés néfastes ?

 

On peut, au vu de ces évidences, s'étonner d'un certain silence des organisations syndicales à l'égard de la Loi Macron. Espérons que cette rentrée soit l'occasion d'une mobilisation conséquente à ce sujet. Il y a réelle urgence.

De même, des prises de position claires de la part des partis politiques qui se prétendent opposés à cette politique sont indispensables.

Deux exigences qui nous semblent nécessiter une réelle mobilisation de travailleurs et citoyens, dans l'intérêt général.

Source : Blog du Collectif  "Indépendance des chercheurs"

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 14:58
Entraînés en Turquie, ces "rebelles" sont peu suspects de sympathie pour les combattants kurdes, pourtant efficaces contre Daesh ... Qui combattront-ils ?  Daesh ? Les Kurdes ? ou le régime syrien ?  Au fait : quelle est la position des Etats-Unis et de l'Occident face à Al-Quaïda ? Rebelles modérés ?  Presque modérés ? BHL pourrait-il nous éclairer ? AC.
Un groupe de rebelles entraînés par les Etats-Unis entre en Syrie

Le Monde.fr avec AFP et Reuters |


Extrait.

Washington a commencé au printemps à former et équiper des rebelles syriens décrits comme modérés pour combattre l’EI en Syrie mais le programme n’a pas réussi à décoller.

Un groupe de rebelles syriens entraînés en Turquie par les Etats-Unis pour combattre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) est entré ce week-end en Syrie, indiquée l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Soixante-quinze nouveaux combattants entraînés dans un camp près de la capitale turque [Ankara] sont entrés en Syrie dans la province d’Alep (nord) entre vendredi et samedi matin », a déclaré Rami Abdel Rahmane, directeur de cette ONG.

[...]


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/09/20/un-groupe-de-rebelles-entraines-par-les-etats-unis-entre-en-syrie_4764447_3218.html#4hU2zWuq8zMCQ0A0.99

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 14:51

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 14:51
35 heures : deux employés et ouvriers sur trois veulent les garder

16 Sept. 2015, 06h38 | MAJ : 16 Sept. 2015, 07h40

Sur Le Parisien

 
Les Français restent attachés aux 35 heures, selon un sondage Viavoice pour Libération.
Les Français restent attachés aux 35 heures, selon un sondage Viavoice pour Libération. (LP/OLIVIER CORSAN)

Un peu plus de la moitié des Français (52%) veulent rester aux 35 heures. Selon un sondage Viavoice* dévoilé ce mercredi matin par Libération, 40% en revanche ne le souhaitent pas.


A gauche, la proportion des défenseurs des 35 heures est bien supérieure. Les électeurs de gauche sont en effet 72% à être favorables à leur maintien (cela monte à 81% chez les électeurs du Front de gauche). Un chiffre que les détracteurs d'Emmanuel Macron, qui avait eu des propos contre les 35 heures à l'université d'été du Medef fin août, ne manqueront pas de lui répéter.

Les employés-ouvriers sont plus nombreux (68%) que les cadres (53%) ou encore les artisans (22%) à se prononcer pour un maintien de ce temps de travail instauré par le gouvernement de Lionel Jospin.

Enfin, une autre question du sondage de Libération pourrait alerter le gouvernement, qui planche actuellement sur la réforme du droit du travail, inspiré notamment par la récente remise du rapport Combrexelle. Dans ce texte, il est conseillé de donner une plus grande place aux accords d'entreprise par rapport aux codes du travail. Or, 54% des électeurs de gauche seraient opposés à ce projet. Mais la question dévoile de fortes divisions au sein de la gauche. En effet, au Front de gauche (66%) et chez EELV (61%), les sympathisants sont très largement défavorables à cette idée, mais au PS, seuls 47% désapprouvent l'idée, quand 51% y sont favorables. La droite, elle, plébiscite très largement cette éventualité (67%).

Récemment, dans un sondage CSA pour Les Echos, 71% des Français se disaient prêts à ce que les entreprise fixent la durée du temps de travail aux moyens d'accords avec les salariés. A noter que dans ce même sondage, les Français se disaient prêts à un assouplissement du temps de travail.

* sondage Viavoice réalisé du 2 au 7 septembre en ligne, auprès de 998 personnes de 18 ans et plus.

 

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 14:32
Qui peut penser sérieusement que le salarié ne subit jamais de pression face à son employeur ?  La notion de "commun accord" est en contradiction totale avec le lien de subordination qui lie le salarié à son employeur.  Et les employeurs ont intérêt à multiplier ces supposées ruptures de contrat par "consentement mutuel" car le salarié ne peut pas saisir les Prudhommes en cas de "ruptures conventionnelles".  Quelle aubaine pour les patrons! AC

14 Sept. 2015, 19h03 | MAJ : 14 Sept. 2015

 

Le nombre de ruptures conventionnelles signées a explosé sur le mois de juillet, battant le record de l’été 2014

Le nombre de ruptures conventionnelles signées a explosé sur le mois de juillet, battant le record de l’été 2014 (AFP/PHILIPPE HUGUEN)

Le nombre de ruptures conventionnelles signées a explosé sur le mois de juillet : 33 211 ruptures de contrats (sur 35 984 demandes), selon les chiffres du Ministère du Travail publiées ce lundi. Un chiffre qui détrône le record précédent, soit 32 936 homologations (juillet 2014).
Ce système de rupture de CDI, mis en place en août 2008 par le gouvernement Fillon, connaît un succès croissant depuis son lancement.

 

Il permet à l'employeur et au salarié de rompre un CDI d'un commun accord. Le salarié concerné a ainsi accès à l'assurance chômage - ce qui n'est pas valable en cas de démission ou avec certains types de licenciements.

En 2009, quelque 15 899 consentements mensuels ont été signés en moyenne. Six ans plus tard - sur les sept premiers mois de 2015, la moyenne mensuelle s'élève à 28 471.

Une croissance qui s’est maintenue en dépit de l’entrée en vigueur, en juillet 2014, d'une nouvelle convention d'assurance chômage : les salariés touchant d'importantes indemnités de départ «supra-légales» en cas de rupture conventionnelle doivent désormais attendre jusqu'à 180 jours pour toucher leur allocation, au lieu de 75 jours auparavant.

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 14:28

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