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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 22:54

Quand les bons sentiments nourrissent les Fascismes

 

publié le : 10 Octobre, 2015 sur Collectif Communiste Polex

Depuis le temps, nous devrions y être accoutumés: des monarques antiques, qui se proclamaient Fils des dieux, aux despotes contemporains ordonnançant les foules en troupeaux complaisants, la manipulation de l'opinion a toujours été la compagne attitrée des pouvoirs. L'exploitation de tous ceux qui n'ont que leur travail pour vivre, l'oppression politique du plus grand nombre par quelques privilégiés ne peuvent exister sans se justifier par les grands discours mensongers.

 

Les principaux médias actuels ont acquis en ce sens une efficacité plus grande que jamais dans l'histoire, permettant d'asséner à longueur de journée les seules versions de la Vulgate dominante, celle de la Bourgeoisie qui nous dirige, toutes étiquettes politiques confondues: c'est pour lutter contre de méchants terroristes barbus que l'armée de notre pays porte le feu guerrier en Afrique et en Orient, qui sont un peu plus loin nos alliés privilégiés,etc,.. Ces temps derniers,la manipulation s'est surpassée, à propos des "migrants" qui déferlent au péril de leur vie vers l'Europe et le mirage occidental. Nos bavards médiatiques réduisent ce drame à un discours compassionnel de bonne conscience, en utilisant sans vergogne un cadavre d'enfant échoué sur une plage turque, parce que son père a cru bon de payer très cher des passeurs pour affronter la haute mer et ses vagues sur un raffiot submersible à la moindre tempête.

Bien sûr,il faut accueillir correctement les immigrés légaux ou pas, et la France est loin en la matière d'être un exemple, des campagnes autour de Calais aux rues de Paris. Mais toute Nation a le droit fondamental de maîtriser son avenir et sa démographie:les pays développés d'Europe ne s'en privent pas, entre deux discours humanistes et démagogiques. Ils mentent, en occultant la cause première de ce chaos qui a transformé des millions d'hommes en réfugiés autour de la Méditerranée:ce sont les interventions militaires, diplomatiques et financières des grandes puissances occidentales, USA, Royaume-Uni, France, Turquie, et leurs alliés, les monarques pétroliers-intégristes du Golfe Arabique, Saoudiens et Qataris. Depuis le début de ce siècle, mus par la volonté commune de remodeler le Nord de l'Afrique et le Moyen-Orlent en espace à leur botte, ils ont détruit par la guerre les Etats nationaux d'Irak ( Bush ), de Libye ( Sarkozy ), organisé et financé les séparatismes armés, tribaux et religieux, contre l'Etat national de Syrie.Ils n'ont pas encore réussi à vaincre ce dernier mais, sur les décombres des villes détruites, ils ont ainsi donné naissance à ce monstre islamiste incontrôlable nommé DAECH, et réduit plusieurs millions de Syriens à l'état de réfugiés en quête d'un refuge.Ceux-là qui jouent aujourd'hui les pompiers sont en fait les pyromanes!

Ils mentent, en cachant que cet afflux soudain de " migrants " vers l'Europe est organisé sciemment par la Turquie dirigée par les Islamistes d'Erdogan, un des piliers de l'OTAN qui alimente en armes et combattants la subversion intégriste contre la Syrie depuis 15 ans. Qui pourrait être assez naïf pour croire que des dizaines de milliers d'hommes, femmes et enfants peuvent chaque semaine partir des ports turcs en navires affrétés à grand prix par des passeurs, sans que les responsables et services secrets de l'Etat turc, l'un des mieux organisés du monde, ne les voient?

Ils mentent, quand ils donnent en exemple le "grand coeur" et la générosité de Madame Merkel à l'égard des "migrants", alors qu'elle parle au nom du patronat allemand, l'un des plus prospères du monde déjà grâce à l'UE qui lui procure les immigrés sous-payés de Pologne et Bulgarie: ils voient dans cet afflux de " migrants " méditerranéens une main-d'oeuvre encore moins chère que celle venue de Varsovie ou Budapest.

Comment les discours sur commande de nos télévisions pourraient-ils ne pas émouvoir les coeurs sensibles, quand ceux qui devraient avoir pour mission d'en dénoncer l'hypocrisie les relaient avec complaisance? Lors du débat sur les "migrants" organisé à la Fête de l'Humanite, la seule représentante du Front de Gauche français, la députée européenne MC Vergiat,a limité son propos à des banalités humanistes et n'a pas hésité à couronner le tout d'une louange opportuniste, propre à satisfaire la bourgeoisie "de gauche" dont elle quémande les suffrages: "Madame Merkel a fait bouger les lignes, tant mieux"! Il a fallu MW Birkwald, député allemand du parti Die Linke, pour évoquer avec plus de sérieux "le grand patronat capitaliste allemand qui s'est plaint du manque de main d'oeuvre et de la démographie en berne...des réfugiés qui ont en moyenne 26 ans et sont aux 2/3 des hommes, une population intéressante pour les entreprises allemandes."...

Ils mentent en dénonçant en moralistes les réticences hongroises, grecques ou polonaises devant cet afflux massif de salariés concurrents, alors qu'il s'agit bien pour les dirigeants de l'Etat et de l'économie d'Allemagne de déstabiliser les pays vassaux de l'Est européen et des Balkans.

Ils mentent plus encore en cachant à quel point le déplacement de centaines de milliers de " migrants " subitement suscité par des officines occidentales, encouragé par nos médias, alors qu'ils vivaient depuis de longues années en Syrie et au Liban sans que nos responsables s'en émeuvent, est un cadeau inespéré pour les xénophobes d'extrême-droite qui piaffent aux portes du pouvoir dans la plupart des Etats d'Europe,orientale et centrale, en Grèce et en France. Les élections à Athènes l'ont montré, avant celles dans notre pays...

Quand la manipulation des bons sentiments prend cette ampleur,quand l'escroquerie confine ainsi à l'ignorer,on peut, on doit se demander à qui profite le crime, et qui l'organise. Depuis le début du 21ème siècle, l'impérialisme occidental a organisé le chaos au détriment des Etats nationaux en Afrique, en Orient: il le fait aujourd'hui en Europe, de l'Ukraine à la Grèce. Nos peuples en seront les victimes si la raison et l'intérêt des travailleurs ne les éveillent pas de leur léthargie avant le gouffre.

Francis Arzalier

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 22:42
Publié le 10/11/2015 sur Solidarité ouvrière

Essonne Info, 10 novembre 2015 :

Lundi 9 novembre, une partie des salariés du centre d’appel d’IKEA situé à Lisses ont fait grève pour revendiquer sur leurs conditions de travail.

Ce lundi matin, des salariés du centre d’appel d’IKEA, situé à Lisses, ont fait grève durant toute la matinée. Ils souhaitaient dénoncer leurs conditions de travail et leurs salaires. En effet, ce n’est pas la première fois que les salariés descendent devant leur entreprise pour faire grève. « Il y a 2 ans, on avait déjà fait grève » affirme Jean-Louis Betoux, secrétaire de l’union locale de la CGT. C’est donc devant le centre de relation clients (CRC) que les salariés se sont retrouvés pour protester.

Inauguré en septembre 2012, ce bâtiment abrite plus de 200 salariés.Ce lundi matin, il était difficile de joindre IKEA Lisses. « Nous sommes environ 70-80 actuellement pour un effectif total de 100 personnes sur notre service qui s’occupe des mails, des appels et des réseaux sociaux » explique Vincent Allain, responsable syndical CGT du CRC.

 

Des conditions de travail difficile

Ce lundi matin, c’est la colère qui prenait le dessus. « La direction a fermé le service qui s’occupait des réseaux sociaux, les clients ne peuvent donc plus communiquer par ce biais » confie Jean-Louis Betoux. Ainsi, les mails ne seront pas traités et les appels ne seront que très peu pris en charge ce jour.

C’est avant tout pour dénoncer les conditions de travail que les salariés sont dehors. « On a un métier, certes pas physique, mais qui est psychologiquement très difficile » déclare Vincent Allain. « Parfois, des femmes sont en pleurs ». Les revendications sont claires. Ils veulent améliorer les conditions de travail mais il n’y a pas que ça. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le service web. « Il est un peu à part et se compose 8 à 10 personnes qui s’occupent des commandes internet. Eh bien, ces gens-là vont toucher 1,2% en plus sur le mois de novembre. Alors que nous, nous ne toucherons rien de plus. C’est injuste » affirme Vincent Allain. Les salariés espèrent avoir des propositions de la part de la direction avec de vrais compromis.

Selon la CGT, ils étaient 97 salariés sur 130 salariés à poursuivre le mouvement. Ils souhaitent donc une revalorisation des salaires du CRC, l’arrêt d’un management « de pression », une prime qui correspond au même montant que le service e-commerce et, enfin, un engagement écrit de la direction sur le maintien de leurs horaires.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 22:38
500 000e Citroën C4 : l’envers du décor
Publié le 10/11/2015 

Communiqué CGT PSA Mulhouse, 9 novembre 2015 :

Aujourd’hui la direction du site a convié les médias ainsi que Sébastien Loeb pour fêter la sortie de la 500 000e Citroën C4 de la ligne de montage de Mulhouse, dont le premier lancement commercial date d’octobre 2010.
La direction se réjouit au passage que ce véhicule est le plus vendu du groupe PSA, juste après les modèles 206 et 205.

Faut-il rappeler que ces 500 000 véhicules ne se sont pas produits tous seuls ?

Ce que la direction ne fête pas, ce sont les plus de 2 200 emplois supprimés dans cet intervalle de cinq années :
– Le site de Mulhouse comptait en effet 8 100 salariés en CDI lors du lancement de la C4, et nous sommes moins de 6 200 CDI actuellement.
– A l’époque, il y avait également 330 CDD et un millier d’intérimaires. S’il y a toujours le même nombre d’intérimaires aujourd’hui, le nombre de CDD a lui été divisé par dix.

 

Ce qu’elle ne fête pas, c’est la suppression de la ligne de montage, en juin dernier, sur laquelle la C4 a été fabriquée pendant 5 ans. Aujourd’hui ce sont les trois modèles (2008 – C4 – DS4) qui sont fabriqués sur la ligne restante.

Ce qu’elle ne fête pas, c’est le blocage de nos salaires depuis mars 2012, alors que le succès des véhicules des 3 marques ne se dément pas, et que la direction peut difficilement cacher le fait que ses affaires vont bien avec plus de 570 millions € de bénéfices pour le 1er semestre.

La direction peut toujours s’auto-féliciter : ça ne lui coûte pas cher. Pour la CGT, il n’y a vraiment pas matière à fêter des records de production, quand cela se fait sur fond de suppressions d’emplois, de blocage des embauches et des salaires, et de suppression de moyens de production.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 18:53

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 23:54

La scandaleuse procédure de licenciement pour délit d'opinion anti-réchauffiste du journaliste de France 2 Philippe Verdier n'a pas fini d'altérer, en France, l'image de la COP 21. Celle-ci, déjà mise à mal par le cynisme de Laurent Fabius à l'égard des présentateurs météo, et plus généralement par l'aveuglement fanatique des zélateurs du réchauffement, ne se présente pas bien. Mais au-delà de cette médiocrité politique, se profilent des attitudes inquisitoriales que l'on croyait appartenir à l'histoire. Et, dans la grande tradition de la sensiblerie écologiste, nous voyons poindre l'éternel retour du Sacré.

 

 

LES TORQUEMADA DU RÉCHAUFFEMENT

 

Laurent Fabius aurait recommandé, au cours d'un petit-déjeuner de travail avec certains présentateurs météo du PAF, de parler de «chaos» climatique plutôt que de «déréglement». On se refuse à croire à tant de bêtise, ou bien c'est qu'il y a le feu à la maison réchauffiste ! Pourtant, quand on voit le déferlement de haine à l'encontre du présentateur de France 2, on s'interroge. Et plus particulièrement sur les raisons pour lesquelles les démocrates les plus exemplaires, vigilants depuis toujours, et jusqu'à l'extrême, à propos de la moindre atteinte à la liberté de pensée à l'Est ou à Cuba, ou à Caracas, justifient sans états d'âme ce qui est en train de se passer dans notre pays.

 

Questionner le changement climatique ? Un délit passible de licenciement !

 

J'ai été moi-même visé par l'un d'entre-eux pour un livre intitulé «Climat : un débat dévoyé ? » Le point d'interrogation était éloquent : je soulevais des questions car les pratiques du GIEC méritent effectivement qu'on porte sur elles un regard critique. C'était déjà mal vu des insulteurs et cela continue. J'en veux pour preuve un article haineux à l'égard de Philippe Verdier qui déshonore aujourd'hui le pourtant sympathique mensuel scientifique «Sciences et Avenir». Dès le chapô de l'article qui attaque son livre, je cite : «Voici 10 raisons pour lesquelles vous pouvez vous en épargner la lecture.» Les intertitres méritent qu'on s'y attarde : «Un amalgame entre météo et climat» (ce qui est faux). «Une légèreté insoutenable», «Des accusations éculées», «Des comparaisons tragi-comiques, un ton complotiste» (là, le gros mot est lâché, on connaît...). Mais si c'était vrai, croyez-vous que ça vaudrait le coup, du point de vue journalistique, de faire la critique d'un livre si nul ? Mais oui, semble-t-il, car la fin de l'article, particulièrement savoureuse par sa maladresse et sa bêtise, explique tout : «Alors, rien à rattraper vraiment ? Si, Philippe Verdier a raison quand il estime (p. 104) que Laurence Tubiana, représentante du Ministre Laurent Fabius sur le climat "est très compétente" (sic, et ce n'est pas moi qui souligne, PA).

Les réactions furieuses des lecteurs sur le blog du mensuel sont indignées, à juste titre.

Au-delà, cependant, de la vulgarité de pensée dont est porteur cet article sue-la-haine, il convient de réfléchir aux raisons du ton employé.

 

 

La profanation du Sacré

 

Il y a quelques années, je m'étais penché sur l'idéologie écologiste. Et j'y avais décelé, entre autres, un retour certain à la sacralisation de la Nature (dans ce cas, la majuscule s'impose). Voyons, par exemple, Joël de Rosnay à la fin de son utopie optimiste (Le macroscope, p. 283) : «Un sentiment religieux (une religion émergente et non pas seulement révélée) irrigue toutes les activités de l'écosociété». Voyons aussi Jean-Marie Pelt déclarant à propos de la nature, qu'elle «(...) est d'une essence qui nous dépasse infiniment, d'une essence proprement divine» et qu'il convient de jardiner la terre «(...) comme au temps d'Eden... » (Les plantes, leurs amours, leurs problèmes, leurs civilisations, p. 335-336). Ou encore René Dubos, pour qui il faut «(...) préserver les environnements naturels dans lesquels il est possible de percevoir intimement les mystères transcendant le quotidien» (Courtisons la terre, p. 238). Dans l'histoire de l'écologisme, la liste est longue de ce type d'élucubrations mystico-religieuses.

Leur sens est clair : la nature est la valeur suprême. Le plus souvent au-dessus même de l'humanité, dont les activités sont saisies comme corruptrices, destructrices, polluantes, ruineuses, gouvernées par la cupidité, etc., j'en passe et des pires encore.

Là est le fond du crime impardonnable idéologiquement commis par Philippe Verdier : il a osé discuter, quoique en affirmant n'être pas "climatosceptique", la culpabilité de l'espèce humaine dans le «changement» climatique. On n'accusera pas Laurent Fabius de ne pas supporter ce que le livre de Philippe Verdier pourrait faire de tort à la COP 21. Ce serait tellement ridicule de sa part, n'est-ce pas ?

On ne brûle plus les hérétiques de nos jours et d'ailleurs Philippe Verdier ne l'est pas. Mais notre pays ne manque pas d'inquisiteurs nantis : de Torquemada au petit pied et de Bernardo Gui empâtés dans leurs costumes gris pour le faire symboliquement en licenciant un journaliste qui faisait son métier.

 

Pascal Acot

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:57

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:51
La secrétaire de l'UD-CGT de Girone relaxée en appel dénonce une volonté de « criminalisation de l’action syndicale » de la part d’un patronat « de plus en plus agressif à l’égard des salariés » et accuse le gouvernement de ne pas faire « respecter le droit fondamental de liberté syndicale ».
Publié le 06/11/2015

20 Minutes, 6 novembre 2015 :

Corinne Versigny était poursuivie pour avoir parlé de « conditions de travail moyen-âgeuses » au sein de l’entreprise Fonderies et Ateliers du Bélier (FAB).

La justice vient de donner raison, en appel, à Corinne Versigny, la secrétaire départementale de la CGT en Gironde qui y voit une victoire pour la liberté d’expression syndicale.

 

La stratégie de l’entreprise dénoncée

La quinquagénaire était poursuivie pour diffamation au préjudice de l’entreprise Fonderies et Ateliers du Bélier (FAB), un fabricant de composants de sécurité pour automobiles. On lui reprochait d’avoir, fin 2014, dans des courriers aux autorités ou à travers une interview dans la presse, réclamé une table ronde et alerté sur ce qu’elle considérait être des « conditions de travail moyen-âgeuses ».

Elle dénonçait également une stratégie managériale visant à « vider l’entreprise de sa valeur ajoutée » en vue de délocaliser, ou encore des « pièces sortant avec des défauts », faute d’investissement.

Corinne Versigny avait été condamnée en mai pour diffamation publique à 3.000 euros d’amende avec sursis, et 500 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral.

A l’audience d’appel début octobre, l’avocate de FAB, Stéphanie Bertrand, avait estimé ses propos « violents », « erronés », visant à « déstabiliser » l’entreprise auprès des partenaires et clients, estimant que droit syndical et liberté d’expression ne sont « pas le droit de mentir, de raconter n’importe quoi sur la place publique ».

Pas d’excès des « limites de la polémique syndicale »

La cour d’appel a estimé que « les termes employés n'(avaient) pas excédé les limites de la polémique syndicale » et que « la rédaction et la diffusion des courriers visaient un but dont la légitimité ne saurait être sérieusement contestée ».

La cour a par ailleurs souligné que Corinne Versigny avait « puisé ses éléments d’analyse » pour rédiger ses courriers dans des rapports d’expertises, des courriers de l’Inspection du travail et du Comité d’hygiène et sécurité et des conditions de travail.

« La cour a retenu la bonne foi de ma cliente estimant qu’elle poursuivait un but légitime en toute absence d’animosité personnelle », s’est félicité Maître Magali Bisiau, avocate de la syndicaliste.

Une volonté de « criminalisation de l’action syndicale »

« On ne peut pas accuser une organisation syndicale de faire son travail, de s’inquiéter de la situation d’une entreprise et demander simplement une table ronde aux autorités », a indiqué Corinne Versigny, « soulagée » de la relaxe.

Elle a dit constater une volonté de « criminalisation de l’action syndicale » de la part d’un patronat « de plus en plus agressif à l’égard des salariés » et a accusé le gouvernement de ne pas faire « respecter le droit fondamental de liberté syndicale ».

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:43
Lu sur le site de Ruptures

Lu sur le site de Ruptures

Bruxelles a envoyé, le 3 novembre, une mise en demeure à la France : Paris est accusé de ne pas faire jouer suffisamment la concurrence dans la production d’électricité d’origine hydraulique.

L’Etat, propriétaire de 400 barrages environ, pour la plupart dans les régions alpines, a concédé à EDF l’exploitation de 85% de ceux-ci. L’ex-entreprise de service public produit ainsi 20 400 mégawatts. 4 000 mégawatts sont produits par le groupe privé GdF-Suez, devenu Engie, à travers deux de ses filiales : la Compagnie nationale du Rhône (CNR) et la Société hydroélectrique du Midi (SHEM).

Les concessions, qui sont attribuées pour 75 ans, font saliver plusieurs groupes énergétiques européens. La Commission européenne entend bien rappeler les traités – l’UE est « une économie de marché ouverte où la concurrence est libre » – en faveur de ces derniers.

[...]

Lire la suite sur le site de Ruptures

 

Avez-vous reçu l’édition de Ruptures parue le 27 octobre ? Si tel n’est pas le cas, vous pouvez souscrire un abonnement (résiliable à tout moment).

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:42

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:39
Les salariés d'EDF refusent la privatisation des centrales hydrauliques
Manifestation des salariés d’EDF : la navigation sur le Rhin bloquée à Marckolsheim
Publié le 04/11/2015 par

France Bleue, 4 novembre 2015 :

La navigation sur le Rhin interrompue depuis 8h30 ce mercredi matin. Des agents d’EDF bloquent l’écluse de Marckolsheim. Ils veulent que leur entreprise conserve la gestion des centrales hydroélectriques.

La navigation sur le Rhin interrompue depuis 8h30 ce mercredi matin. A l’appel d’une intersyndicale, des agents d’EDF manifestent et bloquent l’écluse de Marckolsheim. Leur action doit durer toute la journée.

 

Les 120 agents mobilisés protestent contre l’ouverture à la concurrence de l’exploitation des centrales hydroélectriques, à l’initiative de Bruxelles. Les syndicats souhaitent que la gestion des centrales restent dans le giron d’EDF.

10 grandes centrales hydroélectriques et 2 petites centrales jalonnent le Rhin entre Bâle et Lauterbourg, sur près de 185 kilomètres de frontière entre la France et l’Allemagne. Celles exploitées par EDF représentent une puissance globale de 1.400 MW et produisent chaque année un peu plus de 8 milliards de kWh, en moyenne, soit l’équivalent des deux-tiers de la consommation électrique de l’Alsace.

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