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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 09:36

Lu sur le blog de Gérard Filoche-15 octobre

Arcelor Mittal 2 intérimaires (Randstatt) chutent dans la fonte en fusion 1400° – La presse préfère parler de 2 chemises déchirées

 

C’était un intérimaire de la société interconseil Randstad. Jérôme Domaerel avait 41 ans. Il est mort à 15 h 30, le 13 juillet, sur le site dunkerquois d’Arcelor-Mittal à Grande-Synthe. Le salarié, originaire de Calais, 30 minutes après « l’opération classique de bouchage du trou de coulée, lors des activités habituelles de préparation de la coulée suivante », Jérôme a chuté dans la rigole principale de fonte liquide » du haut-fourneau numéro 4. La fonte en fusion sort à 1400°C. Les restes de son corps calciné ont été retrouvés dans la rigole du haut-fourneau. Le corps a été autopsié et rendu à la famille : « Le cercueil était scellé, compte tenu des circonstances ». A ce jour, les circonstances de l’accident ne sont pas claires car la direction ose mettre des bâtons dans les roues à l’expertise demandée par le CHSCT et on attend la décision du tribunal..

C’était le 3° accident mortel au sein du groupe en peu de temps. Le 26 décembre 2014, un accident du travail avait déjà coûté la vie à un salarié de l’entreprise sidérurgique de 36 ans, percuté par une chargeuse. Le 12 avril, un jeune intérimaire de 21 ans s’était retrouvé coincé puis écrasé entre deux wagons, sur les rails, près de l’aciérie.

Et puis voila, pendant que l’enquête sur l’accident du 13 juillet est paralysée,  le  jeudi 10 septembre, en fin de matinée un autre ouvrier intérimaire de 29 ans a trouvé la mort sur le site de Fos sur mer, tombé lui aussi, dans une cuve en fusion. Les pompiers ont mis plusieurs heures à retrouver le corps dans la fonte.

Alain Audier, secrétaire général CGT du site, pointe du doigt le recours à la sous-traitance et à un salarié précaire « Ils travaillent sur des installations qui malheureusement se sont pas à la hauteur en termes de sécurité, de mise à niveau, d’entretien et de maintenance ». Il est anormal que dans ces métiers à haut risque, l’industrie se permette de recourir à des travailleurs peu formés, au péril de leur vie.

Il s’agit de « sites dits Seveso » pourquoi de jeunes intérimaires non formés y sont ils placés en exploitation ? L’actuel taux d’interimaires est monté à 21 % ce qui correspond à un chiffre scandaleux, forcément sur des postes permanents !

Faut il « adapter le code du travail aux entreprises » comme l’a déclaré François Hollande dans sa dernière conférence de presse ? Non c’est l’inverse !

Le code du travail n’est pas « illisible » Monsieur le Président, il dit bien dans quelles conditions des intérimaires doivent être utilisés : pas pour des postes permanents, pas dans des conditions dangereuses. Et l’état a des conventions avec Arcelor-Mittal !

« A ArcelorMittal… personne ne s’attarde sur un gant ou un casque moins bien mis : le principal est de redémarrer au plus vite la production ; au détriment de certains points fondamentaux dans la sécurité de circulation des employés » dit Bernard Collin secrétaire du CHSCT Fonte.

La CGT s’interroge, a contrario du Président de la république,  sur la politique de santé et de sécurité d’ArcelorMittal : est-elle réellement adaptée aux véritables risques auxquels les salariés sont confrontés quotidiennement ? Non bien sur.

« La sécurité et la santé des salariés ne sont plus considérées comme une priorité par nos dirigeants. Seuls comptent les résultats financiers de l’entreprise » ajoute la CGT qui a organisé une journée d’action le 15 octobre à Dunkerque avec 200 entreprises, une conférence de presse et la mobilisation d’intérimaires de Randstatt France.

Ce jour là, tout à été fait pour sensibiliser l’opinion : mais croyez vous que le premier ministre a traité de "voyous » les patrons responsables, par faute inexcusable, de ces morts ? Non !  Croyez-vous que Pujadas a exprimé ses regrets d’avoir ridiculisé le Code du travail devant 5 millions de téléspectateurs et a fait sa « une » sur les morts d’Arcelor ? NON.   Pourtant ce n’est pas nouveau hélas, depuis 1962,  il y a eu 200 accidents du travail mortels à Arcelor !

Qu’en dit le sous-préfet, à la délégation de la CGT reçue ce 15 octobre, plutôt du genre poli mais fataliste ?  Que si Arcelor prend des CDD avant d’embaucher, c’est bon puisqu’ils deviennent des CDI ? Mais non un CDD n’est pas une période  d’essai. Et un CDD après des années d’intérim, ce n’est pas une procédure légale non plus. Et des intérimaires sans formation exposés aux risques non plus. Et puis supprimer des postes fixes et prendre 21 % d’intérimaires, ce n’est pas conforme non plus au code du travail. Décidément, ce n’est pas de trop de « code du travail » dont on souffre mais de « pas assez » et de pas assez de respect des humains au travail.

 

Ce n’est pas le moment de faire des rapports Combrexelle et Mettling mais de renforcer le code, la sécurité, les CHSCT, d’imposer au patronat de respecter  et de ne pas leur mettre des bâtons dans les roues.  Quant à l’intérim, il convient de dire qu’il y a eu 67 morts l’an passé parmi les intérimaires et que 2 millions d’intérimaires c’est dangereux ce n’est pas « normal », c’est ce que ceux de Randstatt, 3° groupe d’intérim, sont venus dire de toute la France, ce 15 octobre à Dunkerque. Ca ne fait pas la "une », les médias des 7 gros milliardaires du pays, préfèrent parler des chemises déchirées que de la violence des  morts ouvrières.

 

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 18:15

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 18:12
Ruptures 3 :parution programmée le 28 octobre !

DSCN3472Le n°3 de Ruptures commence à mijoter…

Sa parution est programmée pour le 28 octobre. Il pourra ainsi rendre compte des élections en Pologne trois jours plus tôt.

Le menu de cette édition prend déjà forme.

L’éditorial sera portera sur l’« affaire » Air France : l’image de dirigeants fuyant la colère des salariés a fait le tour de France et du monde. C’est que, pour une fois, la violence symbolique était retournée.

La page 2 sera consacrée à l’actualité sociale : luttes en cours et contradictions, mais aussi écho du congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES) – Ruptures sera quasiment le seul média à informer sur cet événement.

La page 3 rendra compte du Conseil européen des 15 et 16 octobre. Avec un thème saillant : les migrants, et le donnant-donnant en cours avec la Turquie sur ce dossier.

Les pages 4 et 5 offriront un reportage exclusif à Istanbul (photo ci-dessus), quelques jours après l’attentat sanglant d’Ankara, et quelques jours avant les élections générales en Turquie (1er novembre).

La page 6 proposera deux critiques : celle de l’encyclique papale à travers laquelle le Vatican joint sa voix aux environnementalistes ; et celle du film de Joshua Oppenheimer, The Look of Silence, qui revient sur les massacres commis en Indonésie, soutenus par la CIA, il y a tout juste un demi-siècle.

On retrouvera page 7 les brèves, ainsi qu’une interview de Jean de Kervasdoué, économiste et scientifique qui dénonce régulièrement les peurs et supercheries environnementales, notamment dans son récent ouvrage, Ils ont perdu la raison.

Enfin, la page 8 analysera les résultats des différents scrutins qui se sont déroulés en octobre : Portugal, Biélorussie, Suisse et Pologne.

Mais l’actualité commande : jusqu’au dernier moment, le sommaire peut évoluer…

D’ici là, ce présent site proposera régulièrement informations et nouvelles brèves sur l’actualité immédiate.

Pour ne pas manquer l’édition à paraître, abonnez-vous vite, si ce n’est déjà fait…

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 18:10
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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 17:58
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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 17:52

UL CGT Dieppe Luttes, Culture 

27 oct. 2015

Sidel: concert de solidarité le 10 novembre 2015

L’entreprise Sidel, fleuron de l’industrie mondiale dans le domaine de l’embouteillage, est en lutte contre le projet de leur direction, Sidel Blowing, qui veut supprimer 190 emplois pour le seul site de l’agglomération du Havre (Seine-Maritime), à Octeville-sur-Mer.

On estime à plus d’un millier de familles potentiellement touchées par cette restructuration sur le bassin d’emploi du Havre ! Comme si ce secteur n’était pas assez sinistré, la direction, de sa lointaine tour d’observation en Suisse, a décrété que l’unité d’Octeville devait être sacrifiée pour la cause commune.

Le groupe, énorme groupe, dont une des composantes majeures est TETRA PAK avec ses briques en carton pour les boissons, a précipité SIDEL dans le déclin, au fil de ses restructurations. Malgré les mises en garde et les avis des salariés via leurs représentants élus.

Les dirigeants ont en effet déclenché des réorganisations successives, comme en 2013, en imposant à de nombreux salariés de changer de lieu de travail, de pays, voire de continent ! Perte de savoir-faire commercial, perte de connaissance des clients, perte de connaissance des machines du groupe, perte de compétences, perte de nombreux techniciens itinérants aguerris ! D’où une dégradation de nos services, de notre image, d’où une chute des commandes.

Qui va payer la note ? Certainement pas la direction Groupe qui se retranche derrière le prétexte que les machines d’Octeville sont trop chères ! Vous l’avez compris. Ces « grands » dirigeants « ultra compétents » voudraient nous faire porter le chapeau ! Ils ont lancé une procédure de PLAN SOCIAL qui prévoit jusqu’à 289 licenciements, c’est-à-dire plus d’un tiers des effectifs Havrai

L'intersyndicale CGT, CFE-CGC, CFDT, Unsa organise un concert de soutiens aux salariés de Sidel Octeville. Il aura lieu le mardi 10 novembre à l'Espace culturel de la pointe de caux, à Gonfreville-l'Orcher

Red Lezard
Sideliens
Avec une performance live du street artiste "Mascarade"

Venez nombreux; participation aux frais et à la solidarité: 5€

Pour se rendre sur le site du concert, allez consulter le plan sur :

 

UL CGT Dieppe

Site de l'Union locale CGT de la région dieppoise

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 17:47

25 octobre 2015

Résumons. Nous, dirigeants US, sommes avec nos alliés européens, les champions des droits de l’homme, et nous rêvons de répandre la démocratie partout dans le monde.



Donc, si nous avons…


-  renversé Mossadegh et imposé le tyran Reza Pahlavi en Iran


-  armé les Saoud contre les progressistes arabes


-  soutenu le dictateur fasciste Franco en Espagne


-  soutenu le dictateur fasciste Salazar au Portugal


-  utilisé des fascistes ouest-européens pour créer les réseaux secrets Gladio


-  soutenu le tyran Batista, puis tenté d’assassiner Castro à Cuba


-  soutenu l’apartheid en Afrique du Sud


-  soutenu la Rhodésie raciste (futur Zimbabwe)


-  assassiné Lumumba pour imposer le tyran Mobutu


-  assassiné cinq cent mille Indonésiens pour installer la dictature Suharto


-  installé une dictature militaire au Vietnam


-  installé une dictature militaire en Grèce


-  soutenu le fasciste Pinochet pour renverser Allende


-  armé des terroristes pour déstabiliser l’Angola et le Mozambique


-  assassiné deux présidents équatoriens pour installer des dictateurs


-  remplacé le président brésilien Goulart par une dictature militaire


-  fait pareil avec Bosch à Saint Domingue


-  fait pareil avec Zelaya au Honduras


-  soutenu les dictateurs Duvalier à Haïti


-  armé Ben Laden pour renverser le gouvernement progressiste afghan


-  soutenu les talibans en Afghanistan


-  armé et financé les terroristes « contras » au Nicaragua


-  assassiné Bishop et envahi la Grenade


-  soutenu les colonels assassins en Argentine,


-  soutenu le nazi Stroessner au Paraguay


-  soutenu le dictateur général Banzer en Bolivie


-  soutenu la dictature féodale au Népal et au Tibet


-  utilisé le FIS pour déstabiliser l’Algérie


-  financé Moubarak en Egypte


-  armé divers groupes terroristes pour déstabiliser des pays africains gênants


-  soutenu les bombardements au napalm du régime éthiopien en Somalie


-  soutenu le raciste anti-juif, antimusulman, antiserbe Tudjman en Croatie


-  tenté d’assassiner Chavez, Morales, Correa pour installer des dictatures


-  soutenu des attentats à la bombe dans des hôtels et des avions en Amérique latine


-  utilisé Al-Qaida en Libye


-  utilisé Al-Qaida en Syrie


-  utilisé les nazis anti-juifs Svoboda et Pravy Sektor pour un coup d’Etat en Ukraine


-  soutenu et protégé tous les crimes d’Israël contre les Palestiniens

C’est par hasard, bien sûr, et nous ne le ferons plus jamais !

Source : www.investigaction.net

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 17:46

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 10:12

Lu sur le blog  Bellaciao.

 

GUINGOUIN : UN CHEF DU MAQUIS
de : Ernest London
lundi 26 octobre 2015 - 15h42 -

Il y a tout juste dix ans, mourrait Georges Guingouin. Après les dernières biographies et le roman paru l’an dernier, la publication de cet album destiné au jeune public (mais parfaitement accessible aux adultes) est une preuve supplémentaire de son retour dans le récit national, après une longue période de purgatoire. Georges Guingouin aurait d’ailleurs également pu entrer lui aussi au Panthéon au printemps dernier, si le gouvernement avait voulu adjoindre un résistant communiste à Germaine Tillion, Jean Zay, Geneviève de Gaulle et Pierre Brossolette.

Né en 1913, Georges Guingouin est instituteur, militant communiste et secrétaire de mairie lorsque Pétain signe la reddition des troupes françaises. Immédiatement et sans hésiter, il organise les activités de propagande autour des sections locales du parti communiste interdit et rédige dès août 1940 un « Appel à la lutte ». Dénoncé, il rejoint la clandestinité et organise la résistance. Son maquis sabotera les convois du S.T.O., les usines stratégiques et les réquisitions de récolte pour ravitailler l’armée allemande, punira les collaborateurs et les profiteurs de guerre. Après le débarquement allié en Normandie, il organisera l’enlèvement du Strumbannführer de la division Das Reich (responsable des massacres de Tulle, d’Argenton-sur-Creuse, d’Oradour-sur-Glane…) et, à la tête de 6 000 hommes, livrera une bataille rangée contre la brigade Von Jesser venu réduire la Résistance. Il désobéira aux ordres de libérer Limoges, craignant un nouveau massacre. Élu maire de Limoges à la fin de la guerre, il sera exclu du parti communiste. Alors qu’il reprend son métier d’instituteur, une violente campagne de presse sera déclenchée contre lui et ses compagnons. Arrêté, passé à tabac en prison il obtiendra, au terme d’un procès équitable, un non lieu.

Georges Guingouin est de ces hommes intègres qu’aucune circonstance n’ébranlera jamais dans leurs fondements moraux, ni leurs convictions. Ce moment d’histoire est développé dans la partie documentaire en fin d’album abondamment enrichie de documents d’époque. La partie fiction, elle, s’appuie sur une quinzaine de récits, imaginés, de témoins, compagnons, voisins, anonymes, rapportant chacun un épisode de la vie de Georges Guingouin pendant la guerre. Cette polyphonie donne une vision sensible des enjeux, du climat. Une gravure pleine page, inspirée de l’iconographie de propagande de l’époque répond à chacun de ces textes. Yann Fastier, auteur-illustrateur inclassable, iconoclaste et talentueux, habité par son sujet, a réussi un travail admirable, s’adressant autant à l’intelligence de ses lecteurs qu’à leur sensibilité.

L’édition jeunesse se risque peu, habituellement à explorer aussi loin des sentiers archi-battus. Il faut saluer cette publication remarquable. N’est-il pas en effet quelque peu paradoxal de proposer aujourd’hui encore, des monographies de Napoléon, de César, de Louis XIV ou de Jeanne d’Arc en lecture aux jeunes générations. La vie de Guingouin, en phase avec des problématiques très actuelles, sera certainement plus prompte à éveiller les consciences. À lire, à conseiller, à offrir.

Ernest London.

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GUINGOUIN : UN CHEF DU MAQUIS Yann Fastier 44 pages – 16 euros. Éditions de l’Atelier du poisson soluble – Le Puy-en-Velay – septembre 2015 www.poissonsoluble.com

Cet article est initialement paru sur le blog de la Bibliothèque Fahrenheit 451 : http://bibliothequefahrenheit.blogs...

Parce qu’il faut d’abord comprendre le monde pour pouvoir le changer, Parce qu’il faut tirer les leçons des luttes passées pour s’en inspirer, pour n’en pas renouveler les erreurs, pour prendre le meilleur dans tout, Parce qu’il faut sans cesse se battre contre la bêtise, la haine, l’injustice, la barbarie, Parce qu’il faut des armes pour se battre, Parce qu’on a déjà perdu, si on renonce, Voici, en permanente construction, une bibliothèque de références pour ceux qui souhaitent nourrir leur culture politique, analyses et comptes rendus de lectures utiles. Les livres sont des armes ! Ernest London, le bibliothécaire-armurier. http://bibliothequefahrenheit.blogs...

"la parti communiste c’est comporte avec guingoin en salopard"

Histoire et Mémoire : Précisions historiques

Posté par Alain chancogne en réponse au commentaire ci-dessus.

Ce n’est pas faux

Mais lorsque j’ai "écrit" sur cette période , des communistes ex ftp , et pourtant pas suspect de sympathies particulières pour ce qu’a été le"stalinisme" des années d’après guerre , des camarades qui ont connu ce garçon couillu, m’ont mieux fait comprendre aussi que Guinguoin , son point fort cé’tait pas "la synthèse".. _ :)

NI le souci d’analyse objective d’une situation concrête( rapports de forces dans la france de 44-45 , Yalta etc)

En aucun cas cela n’excuse le sort fait à Guinguoin,plus tard à à Tillon, et autres résistants..

Malgré mon profond désaccord avec la "ligne liquidatrice mutante" " qui m’a fait quitter le PC, on peut reconnaitre , comme l’avait fait MARCHAIS pour TILLON que HUE a tardivement reconnu cette saloperie lorsque en 98, il a fait en sorte que des Camarades salis soient "réhabilités"(1)

Il écrivait à GUINGUOIN

http://viedelabrochure.canalblog.co...

« PARIS, le 6 février 1998,

Cher Georges Guingouin et, si vous me le permettez, cher ami,

« De nombreux communistes m’ont interpellé, notamment à la suite du discours que j’ai prononcé à Longlaville en présence de Maurice Kriegel-Valmiront[9], pour témoigner de votre histoire, celle du grand dirigeant de la Résistance, et des conditions de votre exclusion.

« J’ai été amené à dire, lors de l’ouverture des archives du PCF le 24 janvier dernier, l’obligation morale et politique que constitue pour les communistes la responsabilité de mettre en évidence ce qui s’était réellement passé en des périodes difficiles de l’histoire de notre parti. La Commission nationale d’arbitrage élue au congrès est en charge de mener un travail approfondi d’analyse sur les affaires et les exclusions politiques qui l’ont marquée afin que le Comité national s’exprime sur elles. C’est Francette Lazard, responsable de cette commission, qui est chargée de suivre ces questions et je tenais à vous en informer.

« Sans attendre les conclusions de ces travaux, je tiens à vous confirmer, à vous personnellement, combien le Parti communiste reconnaît la gravité du tort qu’il a ainsi fait à des femmes et à des hommes, et le tort qu’il s’est fait à lui-même. J’ai dit à Maurice Kriegel-Valmiront, et à travers lui à tous ceux qui ont vécu des épreuves identiques, que le PCF assume la totalité de son histoire et qu’il condamné sans appel les comportements qui ont douloureusement bouleversé la vie de nombre des siens. Nous savons quels procédés ont été utilisés et mesurons toute l’injustice que représente votre exclusion. Le reconnaître aujourd’hui n’efface certes pas les blessures mais je tenais néanmoins à vous le faire savoir, vous le chef des FTP du Limousin, et à vous exprimer ma très profonde considération.

« Persuadé que vous verrez dans cette démarche le témoignage de notre attachement au meilleur de l’idéal communiste, je vous prie d’agréer, cher ami, en mon nom et au nom de la direction du PCF l’expression de mes chaleureuses et sincères salutations. »

Ceux qui comme moi, sont passionnés par l’Histoire faite d’"ombres et de lumières" du PCF, peuvent consulter des archives au Conseil général de la SEINE ST DENIS dont je donne ici les 101 pages référençant les documents consultables

https://archives.seine-saint-denis....

Intro du doc co signé par MG Buffet et BRAMY en 2003

C’est avec intérêt, plaisir et une grande fierté que le Conseil général accueille aux Archives départementales et met à disposition du public le fonds des archives du Parti communiste français, reconnu par l’Etat comme relevant du patrimoine de notre pays.
C’est la première fois qu’une formation politique de cette dimension décide d’ouvrir et de rendre accessible le plus largement possible ce qui constitue une partie de notre mémoire nationale.
Cette masse de documents permettra de mieux voir et comprendre l’originalité du mouvement ouvrier françaisson rôle dans la constitution de notre République et les valeurs dont celle-ci s’honore : liberté, égalité, fraternité.
Il est remarquable que cet apport pour la recherche et la connaissance se fasse dans le cadre du service public, sous la responsabilité scientifique du ministère de la Culture, ce dont je me félicite.
L’ouverture d’un tel fonds qui compte des documents inestimables confirme lacompétence des Archives départementales et s’inscrit dans la reconnaissance des atouts et des richesses de la Seine-Saint-Denis.
Hervé Bramy
Président du conseil général de la Seine-Saint-Denis

A.C

NOTE
(1)

Georges Guingouin l’épopée de la Résistance
LUNDI, 31 OCTOBRE, 2005
L’HUMANITÉ

http://www.humanite.fr/node/337749

Le chef de la Résistance limousine est mort jeudi, à Troyes, à l’âge de 92 ans. Il fut maire communiste de Limoges de 1945 à 1947. L’an passé, dans le numéro spécial de l’Humanité, « 1944, la France se libère », Magali Jauffret traçait le portrait de ce personnage de légende.

Nous sommes en février 1941. Il vient d’avoir vingt-huit ans. À quoi pense Georges Guingouin dans la cabane souterraine d’une sapinière du mont Gargan où il se cache, en ce pays limousin boisé et peuplé de croquants, pour échapper aux Allemands et à la milice ? S’autorise-t-il même à penser, à rêver alors que le temps dicte de faire entrer les paroles dans la vie ? Il faut faire tourner la ronéo pour sortir l’Humanité clandestine, imaginer un plan pour nourrir le maquis, trouver de quoi imprimer de faux papiers. Arriver à saboter les batteuses, et donc empêcher la livraison de blé à Hitler, sera de la première importance...

Les soirs de combat, quand la mort rôde trop, après avoir assisté les blessés, accompagné les mourants, des vers de Victor Hugo, appris par coeur du temps de l’école à Bellac, transmis aux enfants du temps où il était instituteur à Saint-Gilles-les-Forêts, remontent le fil de sa mémoire et calment son envie de hurler. Dans ces moments-là, toucher ainsi à la fragilité de l’humain le rapproche de son père qu’il n’a pas eu le temps de connaître et qui repose, avec sept cents de ses camarades, dans « la grande tombe », la fosse commune d’un village du Nord creusée en hâte pendant la Grande Guerre.

Évoquer Georges Guingouin ; quatre-vingt-onze ans, terrassé ces dernières semaines par le décès de sa femme Henriette, compagne des luttes, mais aussi des mille tourments et iniquités qu’il aura à subir, c’est explorer les qualités de désobéissance, d’héroïsme, de loyauté de l’homme, lorsqu’il est à son meilleur niveau. C’est aussi comprendre la singularité fondatrice de ce Limousin rouge qui, après avoir bercé de nombreux communards, offre à la nation de - sacrés maquisards.

Et aussi, juste après ce 18 juin 1940 où, blessé, mais déterminé à ne pas être fait prisonnier par les Allemands, il s’enfuit de l’hôpital Sainte-Madeleine de Moulins, Guingouin, l’un des premiers à penser la nécessité de créer un réseau clandestin contre Vichy, n’a aucun mal à convaincre les paysans communistes de la région d’Eymoutiers, parmi lesquels Andrée Audouin, qui deviendra journaliste à l’Humanité, de grimper avec lui dans la montagne avec des fusils. « Tu as été le seul normalien de Limoges à participer à la grève du 12 février 1934, lui disent-ils. Tu es quelqu’un de solide. On te suit. »

Les années passent. Le charisme, l’intelligence terrienne de Georges Guingouin s’affirment. Chef de la résistance civile dans la région, il est capable de diriger, à l’apogée de la lutte, des hommes aussi différents que 8 750 FTP, 4 100 membres de l’Armée secrète, 1 000 membres de l’organisation Résistance armée, 300 républicains espagnols et 500 ex-Vlassov. Cerveau de nombreux sabotages, il multiplie les coups gagnants contre l’économie de guerre, contre les lignes de communication de l’armée allemande. Ce faisant, il ne néglige pas la lutte des classes et s’allie les paysans en leur permettant de garder le fourrage et le blé, en rémunérant correctement les produits agricoles, en faisant revenir le pain blanc sur les tables grâce à des décrets signés « le préfet du maquis ». Enfin, on le découvre stratège. La capture, le 9 juin 1944, du Sturmbannführer Kämpfe, « héros » de la division d’élite SS Das Reich, retarde cette dernière de deux jours, dans sa mise en mouvement vers la Normandie. Le général Eisenhower reconnaîtra que ce retard a sauvé la tête de pont alliée. Mais ce n’est pas tout. Le 3 août, procédant à une manoeuvre d’encerclement de Limoges, il obtient sans effusion de sang la capitulation du général Geiniger. Cerise sur le gâteau : des escadrons de gendarmes et de gardes mobiles qui se terraient dans la campagne limousine après l’y avoir pourchassé des années durant se rendent à lui.

Les années passant, l’isolement gagnant, Georges Guingouin, sans contacts ni directives, a pris insensiblement ses distances avec les décisions du Parti qui ne lui semblent pas opportunes. Lorsqu’il ne partage pas les mêmes analyses, lorsque les directives lui semblent aventureuses, lorsque le coût en vies humaines lui paraît trop élevé, il désobéit. Son personnage n’en finit pas de soulever la controverse. Prend-il conscience que pareilles libertés, insoumissions, prises de distance avec l’appareil sont inconcevables dans un contexte de guerre froide, d’adhésion à la IIIe Internationale, de culte de la personnalité ? En tout cas, le portrait dressé de lui, à l’époque, est terriblement schizophrénique. Surnommé affectueusement « Lou Grand » à l’intérieur du maquis, il est, à l’extérieur, traité de « fou qui vivait dans les bois, se levant la nuit pour écraser des chiens ».

Guingouin l’incontournable l’ignore, mais il est déjà diabolisé, pris dans les mâchoires d’une étrange et double tenaille, étranglé par les manoeuvres conjointes de socialistes, de vichystes revanchards, mais aussi des siens, qui l’accusent de « travail fractionnel », d’« acceptation sans protestation des éloges de la presse américaine », de razzia sur les fonds secrets de la Résistance ! Deux exclusions valant mieux qu’une, un procès de Moscou est en marche dans le Limousin contre celui qui devient maire de Limoges de 1945 à 1947 et que de Gaulle a élevé compagnon de la Libération. Un grave accident automobile, une machination judiciaire qui l’envoie en prison, dans le coma et en hôpital psychiatrique parachèvent ce tableau de l’indignité.

Georges Guingouin, finalement réhabilité par Robert Hue en février 1998, est l’honneur des communistes français. Anticipant la déstalinisation, sa vie atteste que les valeurs communistes se valident à l’aune d’une liberté ressentie, questionnée en permanence et nourrie de l’humain. En 1964, il rédige une adresse aux membres du 17e Congrès du Parti communiste français. Se plaignant de la rupture entre les paroles et les actes au détriment de l’idéal proclamé, il a conclu par ces mots : « Au soir des combats, j’ai bercé dans mes bras des mourants (...), j’ai tenté des actions désespérées pour sauver ceux qui étaient destinés aux fours crématoires et au poteau d’exécution. Croyez-moi, c’est cette vertu de compréhension qu’il faut pratiquer pour trouver l’art d’avancer.

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 16:42
Wiebe Eekman

Le GIEC (le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat de l'ONU) a un nouveau président. Malheureusement, il ne fait pas partie de ceux pour qui la justice sociale est fondamentale. Avec un passé au service de multinationales comme Exxon et Hyundai, c’est principalement vers les entreprises que le Sud-coréen Hoesung Lee compte se tourner pour trouver des solutions. De quoi s’inquiéter.

Dubrovnik, Croatie, 7 octobre 2015. Le groupe d’experts intergouvernemental de l’ONU sur l’évolution du climat (GIEC) s’est réuni pour élire un nouveau président et un nouveau conseil d’administration. Ce n’est pas là une simple formalité, puisque ce vote va en grande partie déterminer la politique future du GIEC. Ils sont six à avoir présenté leur candidature à la présidence. Au second tour, ils ne sont plus que deux candidats : le Sud-coréen Hoesung Lee et le Belge Jean-Pascal van Ypersele. Les deux occupent le poste de vice-président du GIEC depuis plus de vingt ans.1

140 pays ont participé à l’élection. Ce sont les gouvernements qui votent. Chaque pays a droit à une voix. Hoesung Lee a obtenu 78 voix contre 56 pour van Ypersele, qui n’a pas non plus été réélu comme vice-président. Ce qui est très inquiétant.

Le progressiste van Ypersele

Jean-Pascal van Ypersele est un scientifique et professeur à l’UCL, spécialiste de l’évolution du climat. Depuis toujours, il est connu pour sa grande diplomatie. Trop grande diplomatie, estiment certains, notamment car il aime à répéter que le GIEC a pour mission de fournir des informations, mais qu’il ne peut prescrire la politique à mener.

Cela dit, force est de constater que van Ypersele est plutôt favorable à une politique progressiste de gauche. Il défend ardemment les principes de justice sociale et d’équité des pays riches envers les pays plus pauvres.2 Jamais il n’est intervenu contre les mouvements pour la défense du climat ou les syndicats. En 2013, lorsque des centaines de manifestants belges se sont rendus à bord du Climate Express à Varsovie, où se tenait une conférence climatique, il est venu personnellement saluer les militants.

Commerce d’émissions

Le nouveau président Hoesung Lee ira-t-il lui aussi à la rencontre des militants ? Il est permis d’en douter. Contrairement à van Ypersele, il n’est pas question de justice sociale et d’équité dans son discours, mais plutôt de coopération avec toutes les « parties prenantes », et surtout les forces industrielles et financières. Du capitalisme vert, pourrait-on dire.

Cela n’a rien d’étonnant : Hoesung Lee n’est pas un scientifique spécialisé dans le climat, mais un gestionnaire économique qui a gagné ses galons auprès de multinationales comme Exxon et Hyundai. Sa solution pour sauver le climat ? Augmenter le prix de l’énergie grâce au commerce d’émissions ou encore appliquer des taxes sur le carbone. Ces mécanismes de marché ont pourtant récemment démontré qu’ils sont inefficaces sur le plan écologique et injustes sur le plan social. Van Ypersele a pour sa part toujours préconisé la piste de la solidarité et de la coopération.

Clash

Depuis les négociations de Copenhague en 2009, les forces de droite mènent une offensive au sein du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) et suivent une orientation procapitaliste. Beaucoup - et notamment les syndicats, les mouvements pour la défense du climat dans les pays en développement, des auteurs comme Naomi Klein, etc. - ont démontré que l’organisation capitaliste de notre société est à l’origine non seulement des problèmes sociaux, mais aussi du problème climatique. Le Sommet mondial des Nations Unies à Rio de Janeiro, en 2012, a abouti à une nette rupture entre deux tendances. Depuis, les choses n’ont cessé d’empirer.

Sous prétexte que « tout le monde doit apporter sa pierre à l’édifice », les grandes multinationales, qui sont responsables de plus de 60 % des émissions, ont été incorporées dans les organes où sont prises les décisions. Alors que la présence des syndicats et des ONG, en tant que représentants des citoyens, est très limitée.

Sponsors

Récemment on a annoncé « qu’il n’y avait pas suffisamment d’argent » pour organiser la conférence climatique à Paris. En réalité, c’était un simple prétexte pour pouvoir faire intervenir de grandes multinationales comme Total, General Motors et ArcelorMittal en qualité de sponsors.

192 pays participeront à la Conférence de Paris. En élisant Hoesung Lee, 78 d’entre eux ont déjà laissé entendre qu’ils étaient plutôt favorables à une politique de droite. Reste à espérer que, sur les 58 pays qui n’ont pas participé au vote à Dubrovnik, beaucoup viendront rejoindre les 56 pays qui ont voté pour van Ypersele, et donc plutôt en faveur d’une politique de gauche.

Tout cela constitue une raison supplémentaire d’organiser des manifestations pour soutenir les forces progressistes. L’objectif du Climate Express est d’emmener 10 000 Belges manifester le dimanche 29 novembre à Paris. Des cars sont prévus des quatre coins de la Belgique. Vous pouvez vous inscrire ici.

1 http://www.ipcc.ch/news_and_events/docs/ipcc42/151006_election_of_new_chair.pdf

2 http://www.elic.ucl.ac.be/modx/jvp/assets/teclim/vanyp/docs/candidature/Key_Messages_Presentation_JP_van_Ypersele_Dubrovnik.pdf

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