Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:03

Publié par Jean Lévy

Air France-KLM, alors que la direction envisage 2900 suppressions de poste publie les plus gros profits trimestriels de son histoire ! Quant aux salariés...

898 milions d'euros qui vont ravir les actionnaires

et leur permettre d'acheter chacun une chemise neuve...

Et les salariés d'Air france de chanter...

Et nous, pauvres canuts, n'avons pas de chemise

C'est nous les canuts
Nous sommes tout nus

 

LA

TRIBUNE

 

Le groupe aérien a dégagé un bénéfice d'exploitation de 898 millions d'euros au troisième trimestre. Il s'agit de la meilleure performance trimestrielle de son histoire. Une performance qui conforte les syndicats d'Air France dans leur refus du plan de restructuration lancé au sein de la compagnie française début octobre.

Ceux qui pensaient que la compagnie française était au bord du gouffre ne vont plus rien comprendre. Air France-KLM, la maison-mère d'Air France et de KLM, a publié ce jeudi bénéfice d'exploitation de 898 millions d'euros au troisième trimestre (juin-septembre) de son exercice 2015. Soit le plus gros profit opérationnel depuis la création du groupe en mai 2004.

Le record précédent (+725 millions) remontait au deuxième trimestre de l'exercice 2007-2008 (à l'époque, il était décalé), lequel s'étendait lui aussi de juillet à fin septembre, la meilleure période pour toutes les compagnies de l'hémisphère nord.

12,1% de marge d'exploitation

Le chiffre d'affaires s'étant élevé à 7,4 milliards (en hausse de 4,7%), Air France-KLM a dégagé une marge d'exploitation historique de 12,1% au cours du dernier trimestre, en hausse de 8,4 points. Soit une amélioration de 304 millions d'euros par rapport au même trimestre de l'année 2014 (en tenant compte de la grève des pilotes de septembre 2014).

Le bénéfice net s'élève à 480 millions.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le bénéfice d'exploitation s'élève à 666 millions d'euros, tandis que le résultat net reste négatif (-158 millions). La dette nette a été diminuée de plus d'un milliard par rapport à fin 2014, à 4,33 milliards d'euros.

 « Un environnement favorable, principalement marqué par la baisse du prix du carburant et par une forte demande à l'été, conduit à une amélioration des résultats d'Air France-KLM.  La mise en œuvre du plan Perform est donc indispensable car la baisse des coûts unitaires est le principal levier dont Air France-KLM dispose pour trouver une croissance rentable dans un environnement concurrentiel. La reprise rapide des négociations avec les organisations professionnelles, à laquelle l'entreprise les invite, est un élément essentiel de la réussite», a déclaré Alexandre de Juniac, le Pdg d'Air France-KLM dans un communiqué.

Pour autant, il est indéniable que ces résultats confortent la position d'une grande partie des syndicats qui ne voient pas l'utilité de faire de nouveaux efforts ou qui estiment qu'il n'y a pas le feu au lac.

Interrogé ce jeudi sur ce sujet, Pierre-François Riolacci, le directeur financier du groupe, a rappelé que la direction n'avait jamais justifié le plan de restructuration par un risque de faillite à court terme.

"Nos résultats démontrent que les mesures que nous avons prises comme la montée en gamme ou l'ajustement du réseau, fonctionnent, et que les efforts des salariés ont porté leurs fruits. Nous disons aux personnels, vos efforts ont payé, il faut les continuer", a-t-il dit.

Confusion

Ces résultats risquent de facto de causer le trouble parmi les politiques qui soutenaient la direction. Difficile en effet de faire comprendre à l'opinion que l'on soutient un plan de restructuration impliquant 2.900 suppressions de postes quand l'entreprise est dans le vert, même si elle reste fragile. C'était un peu l'objectif du SNPL qui a trouvé mille combines depuis le début de l'année pour ne pas négocier. Difficile aussi pour le gouvernement de soutenir une restructuration en restant sourd aux attentes des syndicats et de la direction pour la mise en place d'un environnement plus favorable permettant à Air France de mieux lutter contre les compagnies étrangères. Autrement dit en supprimant certaines charges inhérentes au transport aérien.

Les négociations sont dans l'impasse

Et maintenant ? C'est le flou le plus total. Pour rappel, après l'échec des négociations au 30 septembre dernier, la direction a proposé de les rouvrir en fixant une nouvelle date butoir à début janvier pour aboutir à un accord. A défaut, le plan B qui prévoit la suppression de 2.900 postes serait appliqué.

Or les négociations n'ont pas repris. Et ne sont pas prêtes de reprendre. L'intersyndicale a indiqué ce mercredi qu'elle ne retournera pas à la table des négociations tant que la direction n'aura pas levé les procédures disciplinaires à l'encontre des salariés mis en cause dans l'agression de deux directeurs de la compagnie.

 

Partager cet article
Repost0
30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 15:59

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Partager cet article
Repost0
30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 15:55

Lu sur UL CGT Dieppe Impôts

13 juil. 2015

Crédit d’Impôt Recherche: y a-t-il quelque chose à cacher ?
La CGT dénonce l’enterrement du rapport de la commission d’enquête du Sénat et demande à ce que toute la lumière soit faite sur l’utilisation du CIR et son impact pour la recherche.

Communiqué de la CGT

Le Sénat a lancé en décembre 2014 une mission d’enquête sur le Crédit Impôt Recherche. De nombreuses auditions ont été réalisées, notamment celle de la CGT.

Le rapport a été rédigé, mais le Sénat a décidé de ne pas le publier.
  • > Pourtant, chaque année, ce sont 6 milliards d’euros, soit un quart du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche qui sont consacrés au Crédit Impôt Recherche.
  • > Pourtant, de nombreux rapports, et notamment un de la Cour des Comptes, ont déjà pointé l’inefficacité du dispositif.
Alors que le montant du Crédit Impôt Recherche est passé de 930 millions en 2004 à 6 Milliards aujourd’hui, les citoyens ont le droit de savoir ce que financent leurs impôts.

Est-ce parce que le Président de la République a annoncé une sanctuarisation du dispositif qu’il est désormais impossible de l’évaluer ?

Le débat démocratique doit pouvoir avoir lieu sur le Crédit Impôt Recherche, en particulier sur les aspects suivants :

  • > pourquoi le dispositif est-il capté par les grands groupes au service de stratégies d’optimisation fiscale ? En 2012, 23 grands groupes ont bénéficié du quart du CIR.
  • > pourquoi ce dispositif, sans ciblage ni contreparties, ne bénéficie-t-il ni à l’emploi des docteurs, ni à l’effort de recherche ?
    • >> Sanofi a, par exemple, bénéficié de près de 150 millions d’euros par an au titre du CIR tout en supprimant des centaines de postes de chercheurs.
    • >> Le secteur bancaire utilise le CIR pour financer des recherches qui accentuent la financiarisation de l’économie (trading haute fréquence…).
  • > Dans le même temps, la recherche publique vit une véritable cure d’austérité. Les budgets récurrents des organismes sont fortement contraints. La précarité atteint 30 à 60% dans les laboratoires de recherche. Jamais le nombre de postes de recherche ouverts au recrutement n’a été aussi faible. C’est la recherche française qu’on dépouille. C’est toute une génération de jeunes chercheurs qui est sacrifiée.
Sans recherche publique, pas d’avancée du front des connaissances donc de creuset pour l’innovation, pas d’expertise indépendante sur les enjeux énergétiques, les questions de santé, ou encore le fonctionnement de nos sociétés. …

La France prend donc un retard important dans de nombreux secteurs et remet en cause son avenir. C’est ce que l’Académie des Sciences vient de souligner dans une très récente communication.

Il y a urgence à changer de politique : à titre d’exemple, une baisse de 5 à 10% du CIR représente 5 000 postes de titulaires.

La CGT dénonce l’enterrement du rapport de la commission d’enquête du Sénat et demande à ce que toute la lumière soit faite sur l’utilisation du CIR et son impact pour la recherche.

A Montreuil, le 9 juillet 2015

Partager cet article
Repost0
30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 15:01

Commentaires : La belle unanimité des sénateurs UDI-PS-LR pour refuser un rapport dont ils saluent le sérieux souligne à quel point leurs positions politiques sont sœurs.  "Ne touchez pas aux patrons" semble dire le chœur des libéraux et des soutiens zélés de la mafia patronale.  Le PS veut bien laisser des strapontins aux élus communistes à condition qu'ils ne fassent pas de vagues ...  

C'est la condition quand les communistes font liste commune avec le PS comme ça avait été le cas dans les Hauts de Seine en 2011.  Alors dans l'opposition le PS se parait des plumes de la gauche en prévision des présidentielles ...  Mais depuis l'élection de François Hollande, jour après jour, lois anti-ouvrières après lois pro-patronales, c'est l'évidence : le PS n'est pas un parti de gauche.  Dans ces conditions, comment le PCF peut-il envisager de faire liste commune au second tour avec le PS devenu la seconde droite de l'intégration capitaliste européenne ?                     

Lu sur "fiscalonline".

Mme Gonthier-Maurin Sénatrice des Hauts-de-Seine (Groupe Communiste, Républicain et Citoyen ) et vice-présidente de la Commission de la culture, de l’éducation et de la Communication vient de publier un document de synthèse sur le crédit d’impôt recherche sur le site internet de son groupe parlementaire au Sénat.

Rappelons que le 9 juin dernier, la commission d’enquête sénatoriale, créée à l’initiative du groupe CRC et présidée par le sénateur Francis Delattre (LR) n’avait pas adopté le projet de rapport, présenté par la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin.

Ce rapport de la Commission d’enquête sur la réalité du détournement du crédit d’impôt recherche (CIR) de son objet et de ses incidences sur la situation de l’emploi et de la recherche dans notre pays avait, en effet, été rejeté par les 21 membres de la commission.

Suite à ce rejet, la sénatrice avait, dans un communiqué intitulé « Crédit d’impôt recherche : l’omerta continue ! », précisé :

« Alors que le Crédit d’impôt recherche (CIR) représente une créance publique de près de 6 milliards d’euros, ce refus d’accepter l’évaluation et la transparence d’un dispositif qui, le rapport le montrait, est très loin d’être stabilisé, n’honore pas le Sénat.

A la question, « à qui profite le CIR ? », le rapport de la Commission d’enquête, dont tous les membres présents ce mardi ont pourtant salué la qualité et le sérieux, apportait des réponses plus qu’étayées.

[...]

En rejetant ce rapport, la majorité des membres de la Commission d’enquête, dont des sénateurs des groupes LR, UDI et PS, prennent la responsabilité de tourner le dos à des propositions qui auraient au moins permis de garantir l’efficience du CIR. »

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui
Mercredi, 14 Octobre, 2015
L'Humanité

gonthier.jpg

Photo : Sénat
Entretien avec Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice communiste des Hauts-de-Seine, auteure du rapport de la commission d’enquête sur le crédit impôt recherche (CIR) qui n’a jamais été publié, met en ligne aujourd’hui les données qu’elle a recueillies (1).

Pourquoi votre groupe a-t-il demandé la création d’une commission d’enquête ?

Brigitte Gonthier-Maurin Nous considérions que le législateur était parfaitement fondé à s’interroger sur un dispositif qui approche les 6 milliards d’euros. Nous voulions vérifier son efficacité eu égard au double objectif qui lui a été fixé : permettre à la fois l’accroissement de l’investissement des entreprises privées dans la recherche et l’embauche des jeunes docteurs.

 

Pourquoi le rapport de cette commission n’a-t-il jamais été rendu public ?

Brigitte Gonthier-Maurin C’est du jamais-vu au Sénat qu’une commission d’enquête avorte totalement au bout de six mois de travail. Ce rapport n’existe pas parce qu’une majorité de droite et PS ne l’a pas voté. Dès le départ, il y a eu une volonté de ne pas interroger l’efficacité du dispositif puisque le président de la République avait annoncé qu’il le sanctuarisait. Mon propos n’était pourtant pas d’en proposer la suppression puisqu’il est utile à nombre de PME pour lesquelles les banques ne veulent pas prendre le risque d’assurer les coûts de recherche. Mais je voulais une photographie à l’instant T pour mieux le réformer. J’ai donc reconstitué l’analyse, en recoupant les éléments à ma disposition, pour montrer qu’en réalité le CIR est fort peu efficace pour permettre l’embauche des jeunes docteurs et faire progresser l’investissement dans la recherche par les entreprises privées. Et qu’il est à la fois très peu contrôlé et fraudogène dans la mesure où il se prête notamment à une forme d’optimisation fiscale.

 

Quelle est l’importance de ces éléments dans le cadre de l’examen du budget ?

Brigitte Gonthier-Maurin Je n’ai pas renoncé à un véritable débat car il s’agit de savoir si l’argent public est mobilisé à des fins utiles et si la forme CIR est la meilleure. Mon groupe a obtenu qu’une séance y soit consacrée au Sénat le 16 novembre. Le combat continue au moment où nous avons besoin de réorienter profondément l’argent vers les ménages les plus en difficulté.

(1) Sur www.groupe-crc.org

Partager cet article
Repost0
30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 14:04
CICE : 29,4 milliards en deux ans au bénéfice des entreprises, mais l'Etat et le patronat lui-même sont incapables de chiffrer les emplois créés.  Et pour cause ...
Lu sur Ouest France.fr.  Extraits.
Le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), mis en place en 2013,   devrait rapporter 18,2 milliards d'euros aux entreprises en 2015. Mais ses effets sur l'emploi et l'investissement restent encore difficiles à évaluer, selon un rapport publié mardi.
 

Le dispositif phare du gouvernement à destination des entreprises, en vigueur depuis le 1er janvier 2013, peut être désormais "considéré comme entré dans sa phase de maturité", souligne le rapport 2015.

[...]

Montée du mécanisme

Selon le comité de suivi, la "créance fiscale" (crédit d'impôt au titre des salaires versés l'année précédente) était de 14,2 milliards d'euros au 31 juillet 2015, et devrait atteindre 18,2 milliards d'euros à la fin de l'année, contre 11,2 milliards en 2014.
[...]

Commentaires : Au total 29,4 milliards de cadeaux aux entreprises en deux ans ... Et aux hôpitaux on a retiré combien ?  Et à l'école, il manque combien ? Et à la sécurité sociale, il manque combien ?

Printemps 2016

[...]

Le CICE, destiné à abaisser le coût du travail des entreprises françaises, est un allègement d'impôts pour les entreprises, calculé en fonction de leur masse salariale, hors salaires supérieurs à 2,5 fois le Smic. Son taux est passé de 4% de la masse salariale brute en 2013 à 6% en 2014.

Commentaires : Plus les salaires sont bas plus vous avez de chances de bénéficier du CICE ... Un encouragement au crime à l'heure où les emplois qualifiés et très qualifiés devraient se développer pour augmenter la compétitivité et la recherche-développement.  L'heure n'est pas, pour les jeunes diplômés, à la demande d'augmentation de salaire, mais plutôt au nivellement par le bas.

Bouée de sauvetage des PME

"Le crédit d'impôt compétitivité emploi  a été la bouée de sauvetage de nombreuses entreprises françaises, petites et moyennes, grâce à son mécanisme de préfinancement"

[...]

Ouest-France avec AFP

Le comité du suivi du CICE a fait le point : les effets sur l'emploi seraient mineurs ...

"Certes, les opinions des chefs d'entreprises recensées dans les enquêtes privilégient toujours un effet sur l'emploi et l'investissement mais les effets seraient mineurs sur un an. Les statistiques de Pole emploi sur le nombre de demandeurs d'emplois et celles de l'Insee sur l'investissement ne disent pas autre chose..."

Commentaires : Autrement dit, peu d'effet sur l'emploi.  En tout cas les services de l'Etat sont incapables de chiffrer les effets sur l'emploi du dispositif.  Quant aux chefs d'entreprises bénéficiaires, ils semblent s'en moquer éperdument, d'autant que personne ne leur demande de compte.  Mais comme ils craignent de tuer la poule aux oeufs d'or, ils saluent les conséquences positives du dispositif sur leurs marges tout en réclamant encore plus (  et là : haro sur le code du travail ...)

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 21:56

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 17:55

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 16:39

Lu sur pcfbassin.fr

Interview d'Anicet Le Pors à l'occasion de la sortie de son livre écrit avec Gérard Aschieri : "La fonction publique du XXIème siècle"

Newsletter CIDEFIL – 27 octobre 2015

 « Quel avenir pour la fonction publique territoriale ? »

 

Selon Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, le statut de la fonction publique serait inadéquat. Que lui répondez-vous ?

Raisonnant comme tous les partisans du libéralisme, Emmanuel Macron raisonne « ici et maintenant » faisant, par là, la preuve de son manque de culture historique et sa faible compétence économique. En effet, le statut général des fonctionnaires est l’aboutissement d’une longue histoire qui a accompagné la sécularisation du pouvoir politique et l’affirmation de la primauté de l’intérêt général sur les intérêts particuliers. C’est dans ce mouvement qu’ont pu être posés dès la fin du XIXe siècle des principes qui n’ont cessé d’être approfondis depuis par la loi et la jurisprudence. Le statut actuel se situe dans la filiation du statut issu de la Libération et dans l’esprit du CNR. Il constitue, par là, une pièce maitresse du pacte républicain. Par ailleurs, les exigences de l’efficacité sociale qui est celle du service public sont autrement plus élevées que celles de la rentabilité de l’entreprise privée puisqu’elle doit répondre à toutes les dimensions de cet intérêt général : production de services répondant à des besoins de base, emploi, formation, éducation, santé, aménagement du territoire, coopération internationales, etc. Mais Emmanuel Macron ignore cela et ne connaît que l’idéologie managériale. Navrant.

 L’Assemblée nationale a adopté en première lecture le 7 octobre, le projet de loi  relatif à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires. Que pensez-vous de ce texte ?

Je relèverai tout d’abord que la tonalité du gouvernement actuel vis-à-vis de la fonction publique est plus bienveillante que celle que nous connaissions sous le quinquennat précédent. Le texte qui vient d’être adopté en première lecture à l’Assemblée nationale contient des dispositions positives, notamment en ce qui concerne la prévention des conflits d’intérêts et certaines garanties apportées aux contractuels malheureusement beaucoup trop nombreux. Mais il s’agit aussi d’un texte qui a beaucoup souffert depuis son passage en Conseil des ministres en juillet 2013 .Au stade actuel, il m’apparaît touffu et peu transparent. Par ailleurs, il met en avant inutilement et même avec des effets négatifs un discours sur la déontologie et l’énoncé de valeurs dont je ne vois pas l’intérêt : est-il si indispensable de dire aux fonctionnaires qu’ils doivent être impartiaux, neutres, intègres, dignes et même qu’ils doivent respecter le principe de laïcité ? Une suspicion particulière existerait-elle à leur égard alors que c’es caractéristiques participent de l’essence même de leur mission d’intérêt général ? À mon avis il y avait mieux à faire.

 Mais encore ? Et quel regard portez-vous sur le dialogue social dans la fonction publique aujourd’hui ?

Le gouvernement manque d’ambition concernant la fonction publique. En premier lieu, il La fonction publique du XXIe siecle_HDa pu mesurer le mécontentement accumulé par les fonctionnaires qui ont rejeté majoritairement le projet Parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR). En deuxième lieu, il répugne à revenir sur les multiples atteintes portées au statut (notamment dans la Fonction publique territoriale) par les gouvernements de droite depuis plus de trente ans. En troisième lieu, dans ce contexte d’austérité il renonce à mettre en perspective des chantiers de réformes structurelles indispensables à la modernisation de l’administration (gestion prévisionnelle, dispositions de mobilité, multi-carrières, délimitation du champ des contractuels, égalité femmes-hommes, etc). Sur toutes ces questions le dialogue social est nécessaire bien sûr, mais je remarque que l’on cause d’autant plus du dialogue social que l’on répugne à agir sur les réformes nécessaires ce qui prive ce dialogue du climat de confiance qui lui est indispensable.

 
 
 
Partager cet article
Repost0
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 15:30

 

ou pont d'Avignon ?

 

Publié le 29 Octobre 2015 Par Canaille Lerouge.

Tonique et gouailleuse lecture des combinaisons, liaisons et assemblages électoraux à quelques semaines des régionales. Y.G.

Passerelles, ponts de singe, ponts-levis

Le Parti Socialiste de Rennes ou de Marseille est-il différend de celui de Lille ou Toulouse ou de Paris ? 

Pourquoi cette question aussi sotte que grenue La Canaille ?

Pour une raison toute simple : la cascade de déclarations qui s'enchevêtrent pour embrouillardiser encore plus si cela était possible le paysage politique, histoire que rien durablement ne change.

Une comédie en quatre actes et quelques curieux tableaux, la pièce se déroulant sur la chaussée d'un demi pont ne débouchant que sur un fleuve bourbeux.

 

Acte 1 : côté cour, suivant la météo locale, des candidatures (validées ou non par les instances les ayants désigné pour les mandats antérieurs) conduit des élus sortant du P"c"F à soit concourir pour les qualifs sous casaques rose, d'autres à en arborer des rouges et vertes certains des grenats fluos.

Comme pour toutes les autres écuries quelques yearling ne connaissant que haras douillets tentent leur chance. D'autres à l'oreille des trompes attirés sortent des écoles de danses et se préparent pour le quadrille.

♫ Sur le pont d'Avignon,
On y valls, on y valls,
Sur le pont d'Avignon
On y danse tous en rond.♫

Tous disant que pour la finale ils feront tout pour battre l'équipe de la haine en se rassemblant derrière le vieux rose décrépi de Solférino.

Acte 2 : côté jardin, une course à l'échalote est entamée pour récupérer l'électorat de la haine et le drainer vers Les Repus du système avec parfois des dérapages plus ou moins bien orchestrés du genre de ceux de la Lorraine bancale de Toul ou du niçois encalaminé du delco. Et là le pont-levis est franchement baissé.

Acte 3 : le premier ministre qui sauf erreur de la part de Canaille le Rouge est bien un des dirigeants de la solférinocratie au point d'avoir donné à Poitiers la feuille de route via un jet privé (♫ France socialiste ...♫)  lançant maintenant un pont de singe fourni par le Medef  vient de déclarer qu'il ferait tout pour que la haine "ne prenne pas une région". Les mots ayant du sens, pour Nord Picardie il appellera à voter X Bertrand. C'est ce qui s'appelle doubler Macron sur sa droite.

Avant de passer au quatrième acte de la comédie où comme sur le pont d'Avignon ils vont y danser tous en rond, un rappel, histoire de mettre toutes les haridelles politiques sous les ordres du starter et lancer le menuet en mesure :

Si la droite fait la gueule devant la montée de son extrême  c'est bien parce que les géniteurs de la solférinocratie (dont certains n'ont pas encore regagné les caveaux de l'histoire dont ils n'auraient jamais du sortir) ont été la chercher.

Ce n'est pas la SFIO qui a été le  Bram Stoker du Dracula de St Cloud et sa descendance mais bien ce P.S. issu d'Epinay et son ex premier secrétaire francisqué de 40 devenue locataire de l'Elysée.

 

Maintenant ce qui se présentait comme une course en ligne va ressembler de plus en plus à un relais dont l'électeur doit servir de témoin sans qu'il ait voix au châpitre autre que de se laisser manipuler :

Tentons de le dire sans embrouiller :

Valls annonce qu'il pourra soutenir les Repus contre le F-haine.

Les Repus qui font de la surenchère pour aimanter et capter les suffrages du dit F-haine.

Le PS derrière Valls quasi unanime (voir les votes du buget 2016) près à"accueillir des candidats pour la finale sous sa casaque les récipiandaires ayant le droit de rester toqué à leur couleur. 

Certains dont Laurent annonçant dès maintenant sans vergogne vouloir voter PS pour combtattre la droite pour laquelle Valls appellera à voter afin de ne pas avoir de région dirigé par une formation dont cette droite Repue annonce partgager part conséquente des valeurs.

Comme le pont d'Avignon on ne traverse pas, on danse tous en rond,  et devinez à la fin qui va tomber au fond ? 

 

♫ Sur le pont d'Avignon,
On y valls, on y valls,
Sur le pont d'Avignon
On y danse tous en rond.

1.
Les belles dames font comme ça
Et puis encore comme ça.
(Au refrain)

2.
Les beaux messieurs font comme ça
Et puis encore comme ça.
(Au refrain)

[...]
Et Pierre Laurent fait comm' ça
Quand Le Hellec fait comme'ça
(Au refrain)


[...]
les députés font comm'ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)

[...]
Les "vise un siège" font comme ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)

[...]
Les media font tous comm' ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)

[...]
Les patrons d'presse font comm' ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)

[...]
Les port'sacochesfont comm' ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)

 


Sur le pont d'Avignon,
On y Valls, on y valls,
Sur le pont d'Avignon
On y danse tous en rond.♪

 

Pour aller comme derrière le joueur de flutiau

Passerelles, ponts de singe, ponts-levis

♫ Pose les deux pieds en canard 
C'est la chenille qui se prépare 
En voitur' les voyageurs 
La chenill' part toujours à l'heure 
Accroch' tes mains à ma taille 
Pour pas que la chenill' déraille ♫

 

En Politique comme dans l'agriculture les chenilles processionnaires produisent des calamités dont l'état n'est jamais reconnnu

Rédigé par Canaille Lerouge

Partager cet article
Repost0
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 17:22

Publié par Michel El Diablo

 Déclaration du sommet des PAYS DE L’EUROPE DU SUD pour SORTIR DE L’EURO

DÉCLARATION DE LA RENCONTRE INTERNATIONALE DE BARCELONE DES 10 ET 11 OCTOBRE 2015

PEUPLE D’EUROPE DEBOUT !

Le « Plan de sauvetage » imposé par l’Eurogroupe à la Grèce a mis à nu, devant les citoyens des états et peuples d’Europe, la vraie nature de l’Union Européenne au service des banques, l’hégémonie du gouvernement allemand. Cet épisode de la guerre économique, de conspiration pour bloquer la volonté du peuple grec, provoquer la déstabilisation du gouvernement grec et obtenir sa reddition, constitue, par ses méthodes et ses résultats, un coup d’état organisé par les dirigeants de l’UE.

Le rêve d’une Europe, garante du bien-être social et de la démocratie, superviseur des conflits entre ses membres, solidaire avec ses citoyens les plus vulnérables et les nations les moins développées, s’est évanoui devant la réalité de ce qui s’est passé en Grèce.

Certes, la logique néolibérale à outrance des memoranda imposés par la Troïka ne se sont pas limités à la Grèce, elle concerne le Portugal, l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, la France etc…qui ont souffert de la brutalité des politiques d’ajustement et d’austérité qui ont provoqué la régression généralisée des droits sociaux et du travail, l’augmentation du chômage, de la pauvreté et des inégalités, et une délégitimation des institutions de la gouvernance et de la représentation de ces pays aux yeux de leurs citoyens et de leurs peuples, la déstabilisation interne des états qui composent l’UE, l’apparition de nouvelles tensions inter-états et des tentations impérialistes.

L’architecture de l’Union européenne a été conçue pour servir les intérêts des élites et le capital transnational, contre les classes populaires, sans politique de redistribution fiscale évitant les déséquilibres économiques potentiels et les crise prévisibles de la dette de ses Etats membres. Même certains de ceux que l’on appelle « pères de l’UE » reconnaissent le péché original du Traité de Maastricht et l’erreur fatale de l’Euro. L’introduction de la monnaie unique a aggravé les inégalités ou asymétries économiques entre les états en renforçant l’hégémonie de ceux qui, comme l’état allemand, ont pu bénéficier extraordinairement de leur position dominante.

Actuellement, l’UE se divise entre états vainqueurs et vaincus. Les peuples du Sud de l‘Europe se situent dans le camp des perdants, condamnés à appliquer des politiques d’ajustement et d’austérité pendant des décennies pour payer une dette aux créanciers qui, en provoquant une spirale de politiques de récession, devient impayable. Les traités de l’UE, particulièrement le « Pacte de l’Euro Plus » et le « Traité de stabilité, coordination et de gouvernance de l’Union Economique et monétaire », se sont transformés en instruments légaux d’une relation semi-coloniale entre pays créditeurs et pays endettés. La dialectique barbare entre créditeurs et endettés, transformés en maîtres et esclaves comme nous l’avons vu tout au long de l’histoire, réapparaît crûment dans le fonctionnement de l’UE.

Cette domination ne s’est pas seulement exprimée dans les memoranda et les « plans de sauvetage », elle a aussi produit la contre-réforme antidémocratique de la Constitution espagnole, avec l’article 135, ou elle a favorisé la chute de chefs de gouvernement en leur substituant un larbin de service selon le bon vouloir de l’UE.

L’hégémonie des puissances gagnantes au sein de l’UE n’aurait pu se faire sans l’aveuglement, l’irresponsabilité, l’asservissement ou la corruption des élites économiques et politiques au sein de l’UE. Les oligarchies victorieuses ont bâti leur hégémonie non seulement par le biais d’alliances économiques ou d’intérêt avec les banques et les secteurs exportateurs du grand capital des différents pays européens, mais par l’intermédiaire d’idéologies et l’imposition du mythe d’une UE porteuse d’une nouvelle puissance-nation garante du progrès, de la paix et de la démocratie, hors de laquelle on serait condamné au sous-développement et à la dépendance. Dans la construction de ce mythe, l’Euro est la clé de voûte, sans laquelle l’édifice des intérêts et de la domination de l’actuelle UE s’effondrerait. Ceci explique l’agressivité du discours néo-libéral pseudo-religieux dominant quand il établit qu’hors de l’Euro, point de salut.

Au long de l’histoire, les peuples, les nations, l’ensemble des citoyens, les classes laborieuses, opprimées par les puissances impériales, coloniales, autoritaires, ou par des gouvernements et des classes d’exploitants, ont subi  un discours semblable pour obtenir leur résignation et leur soumission, mais ils n’ont pas pliés et se sont organisés pour se libérer de l’esclavage, de la tyrannie ou de la domination. Les révolutions démocratiques et populaires des derniers siècles ont gravées par le fer et le feu cette vérité : « sans souveraineté populaire sur les instruments et les leviers de l’économie, pas de démocratie ».

L’UE réelle est la négation de la démocratie et de la souveraineté populaire. L’UE des oligarchies protégées par le nouvel empire allemand n’est pas réformable de l’intérieur. Ils ne céderont rien de leurs privilèges et de leurs avantages accumulés depuis le Traité de Maastricht et l’implantation de l’Euro. S’ils n’écoutent pas non plus les avertissements de leur « ami américain » et de son instrument le FMI, il est à craindre que la poursuite des politiques économiques inhérentes à la monnaie unique finisse par ruiner le redressement économique international et déclenche, ou favorise, une nouvelle crise économique mondiale.

Les nations et les peuples du Sud de l’Europe, de par leur conditions d’opprimés par la dette, sont appelés à mener la rébellion contre l’UE antidémocratique et antisociale qui les opprime en montrant la voie de la liberté et de la justice sociale au reste des nations et peuples européens, pour construire de nouvelles relations basées sur le respect mutuel, le pacte entre égaux et la solidarité.

L’émancipation des peuples et des nations du Sud de l’Europe à comme condition la sortie de l’Euro et l’indépendance réelle vis-à-vis de l’UE réellement existante, pour recouvrer la souveraineté démocratique et populaire, garantir le droit à l’autodétermination et mener les politiques économiques et sociales qui permettront de dépasser la spirale récessive des politiques néolibérales d’ajustement et d’austérité pour aller vers la transformation de la société.

Mais toute stratégie émancipatrice exige des outils d’organisation qui en permettent la réalisation.

Les organisations politiques, activistes sociales et les personnes participant à la « Rencontre internationale pour la sortie de l’Euro », réunis à Barcelone, décidons de convoquer un processus constituant d’un « Front de Libération des Nations et des Peuples du Sud de l’Europe » avec la volonté d’agir avec d’autres mouvements de pays de l’UE ayant des objectifs et des valeurs similaires, qui rendra possible la sortie de l’euro et l’émancipation vis à vis de l’UE, le désengagement vis à vis de l’OTAN, et permette de construire un nouveau projet de collaboration et de coordination entre Etats, nations et peuples basé sur le respect mutuel, les pactes entre pairs et la solidarité réelle.

Dès aujourd’hui, nous développerons les travaux préparatoires en vue d’une coordination permanente, avec la plus grande volonté d’élargissement, pour organiser la prochaine rencontre où se constituera formellement le « Front de libération des nations et des peuples du Sud de l’Europe.

Barcelone, le 11 octobre 2015

Web : http://salirdeleuro.net
Email : salireuro3@gmail.com

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents