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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 09:41
Arrêt de la production de Total au Havre
Sur Ouest France

La CGT a lancé un appel à la grève, mercredi. Hier, la direction de la raffinerie a décidé la mise à l'arrêt de la production.

La direction de la plateforme Total Normandie, à Gonfreville-l'Orcher, près du Havre, a ordonné hier la mise à l'arrêt de ses unités de raffinage. Cette décision fait suite « à un mouvement social, qui ne permet plus d'assurer une exploitation normale de la raffinerie. L'arrêt devrait durer deux à trois jours », indique la direction de Total à Normandie-actu.

Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), le syndicat CGT du groupe Total a lancé un appel à la grève nationale de 24 h, mercredi. « La direction, après vingt-quatre heures de grève, a proposé une augmentation de 1 % des salaires pour les cadres et de 1,2 % pour les ouvriers et les employés. Cela a été accepté par les syndicats CFDT et CFE-CGE. À la plateforme Normandie, la pilule est difficile à passer au vu du résultat opérationnel du site », explique Thierry Defresne, secrétaire général CGT de la raffinerie Total Normandie, où le mouvement s'est poursuivi hier. Les grévistes réclament une augmentation collective de 70 € par salarié et une prime de 2 500 € nets.

En 2015, la plateforme aurait enregistré un résultat de 400 millions d'euros, et un chiffre d'affaires de cinq milliards d'euros en 2014. « Ce résultat est le fruit de l'implication de tous les salariés. Il ne s'agit pas de traiter les résultats de chaque site, mais les salariés grévistes ont estimé que la direction locale n'a pas voulu reconnaître leur performance collective », écrivent deux délégués syndicaux, Gilles Costils et Emmanuel Real, dans un courrier à la direction. Ils demandent une rencontre, « dans les plus brefs délais », avec leur direction.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 07:16
Incohérences (encore…)

Par · 10 décembre 2015

Il ne semble pas avoir effleuré les hiérarques du P« S » qu’en appelant leurs listes à se retirer dans trois régions pour laisser celles des « Républicains » face au Front National, en appelant leurs militants et leurs électeurs à soutenir et faire voter pour ces listes, ils réalisaient exactement ce que je proposais : un « Front ». Leurs actions impliquent qu’ils considèrent que l’ennemi principal est le Front National, et que cela justifie des conjonctions temporaires avec leurs anciens adversaires. Un de mes lecteurs me l’a fait, à très juste titre, remarquer. Mais alors, si un « Front » est concevable sur un point, pourquoi ne le serait-il pas pour que la France retrouve sa souveraineté ?

J’entends déjà les commentaires : « Le Front National est le mal absolu. La question de la souveraineté est une question qui ne fait pas l’unanimité ». Mais ces commentaires sonneront toujours creux. D’une part parce que la question de la souveraineté est centrale pour la conception que nous avons de la démocratie et de la République. Les personnes qui en doutent pourront s’en convaincre à la lecture de Souveraineté, Démocratie, Laïcité, le livre que je publie chez Michalon au 15 janvier.

A - 12couvDuLivre

De ce point de vue, la question de savoir comment nous pourront retrouver notre souveraineté, qui est la base même de notre démocratie, qui est à la base de la légitimité de notre système légal, est de loin supérieure à la question de savoir qui gagnera, ou qui perdra, une élection régionale. Cette inversion des échelles de valeur est en soi déjà un signe de déliquescence intellectuelle. Mais ce raisonnement sonne aussi creux parce qu’il est évident que le Front National, quels que soient les oppositions que l’on peut avoir sur son programme et sur ses pratiques, n’est pas le mal absolu. Nous sommes loin d’un parti fasciste voire nazi.

 

Il y a donc une profonde incohérence dans le comportement des « socialistes ». Cette incohérence cache (mal) un projet politique qu’ils partagent avec les « Républicains » : c’est le projet européen. Il ne devrait pourtant y avoir aucune honte à partager des idées avec un autre parti. Si le P « S » et les « Républicains » sont d’accord sur la construction européenne, soit. Mais pourquoi alors le cacher ? En fait, la réponse est assez simple. Le P « S » a construit sa légitimité politique (très lézardée aujourd’hui) sur le fait qu’il représenterait une « alternative » à la droite. Or, on constate de plus en plus que, sur la politique sécuritaire (et non de sécurité, car ce ne sont pas les mêmes choses), sur l’austérité, sur la domination des règles et des institutions européennes sur la politique française, ils sont en réalité en profond accord avec les « Républicains ». La lutte des classes a fait place à la lutte des places. La question n’est plus que de savoir qui sera demain à côté de l’assiette au beurre ! Mais, aucun parti ne peut ainsi laisser voir cette réalité dans toute sa noirceur. Il faut pouvoir la dissimuler sous le masque de la vertu. C’est à cela que sert la démonisation du Front National dont on voit bien qu’elle n’est que le paravent hypocrite d’intérêts matériels.

 

Mais, cette incohérence touche aussi un autre formation : le Front de Gauche. Ce dernier, tout comme les écologistes de EELV, s’est précipité, chaque fois qu’il l’a pu, dans des accords dits « techniques » de fusion entre listes avec celles des « socialistes ». Ici l’incohérence se mêle d’une énorme hypocrisie. On ne voit pas que ce qui empêchait cette fusion avant le 1er tour ait changé depuis l’entre-deux tour. Croire que l’on va lutter contre l’austérité en faisant liste commune avec ceux qui la mettent en œuvre aurait de quoi faire rire si cela ne donnait envie de vomir. Les centaines de messages indignés que j’ai reçus par divers canaux depuis lundi de militant du FdG mais aussi de syndicalistes et de militants écologistes me confirment dans l’idée que cette fusion « technique » est un véritable suicide auquel ont consenti non seulement les dirigeants du P  « C » F mais aussi ceux du PG. Ces messages, qui ont failli bloquer ma messagerie, m’ont convaincu à prendre la parole sur ce thème. Je profite donc de l’occasion pour dire à tous, par l’intermédiaire de mon carnet, que je comprends leur amertume, que je ressens leur colère.

Il faut aussi rappeler ici qu’il n’y a rien, et qu’il ne peut rien, avoir de « technique » dans une décision qui est, à l’évidence, éminemment politique. Le fait même de déguiser cette décision en « technique » ajoute l’insulte envers les militants et les électeurs à la blessure. Cela montre que, au FdG aussi, la lutte des places a supplanté la lutte des classes.

Encore une fois, seul Jean-Luc Mélenchon semble avoir conservé ne serait-ce qu’une once d’intelligence et de dignité. Mais, du fait de sa position éminente, il portera aussi la responsabilité de ce scandale. Oui, la « gauche de la gauche » est en ruine. Ce nouveau désastre n’est que la conséquence logique de l’imbroglio que ce même Mélenchon dénonçait justement, mais dont il porte une part de la responsabilité, même si ce n’est que de façon indirecte.

Plus que jamais, il nous faudra reconstruire une véritable gauche, solidement ancrée autour de la question de la souveraineté.

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 22:16

La résistance communiste allemande sur le blog de Danielle Bleitrach

12 Dec

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La Résistance communiste

Dès le début des années 30, les communistes se mobilisèrent contre le NSDAP et tentèrent de convaincre les militants nazis de rejoindre le parti communiste. Mais face à la montée du nazisme, ils durent changer de tactique, et organisèrent de grandes manifestations de protestation, qui donnèrent souvent lieu à des affrontements entre les deux camps. L’union des partis de travailleurs était problématique, car même si la base du parti communiste allemand (KPD) et du parti social-démocrate (SPD) avait la volonté de former un front uni contre le nazisme, cette union ne put voir le jour, car les dirigeants communistes traitaient les sociaux-démocrates de « sociaux-fascistes », et les sociaux-démocrates refusaient de se plier aux directives idéologiques de Moscou. Le 30 janvier 1933, le jour de l’arrivée au pouvoir de Hitler, les communistes lancèrent un appel à la grève générale et à des manifestations de masse, qui fut suivi partout en Allemagne. Les nazis réagirent en procédant à des arrestations, des perquisitions et des rafles.

Face aux mesures répressives prises par le gouvernement nazi contre les communistes, ceux-ci durent se résoudre à continuer le combat dans la clandestinité. Des réseaux clandestins se mirent en place, mais la plupart furent démantelés très rapidement par la Gestapo, qui disposait d’un très grand nombre d’informateurs. Dès février 1933, l’incendie du Reichstag fut pris comme prétexte par les nazis pour interdire le parti communiste et procéder à l’arrestation des cadres du parti ; plus de la moitié des dirigeants du parti furent arrêtés ou assassinés par la Gestapo. A la suite de l’arrestation de Ernst Thälmann, chef du parti communiste allemand, au début du mois de mars 1933, Moscou donna l’ordre aux cadres du parti de s’exiler, afin de former une direction du parti à l’étranger, qui avait pour mission d’apporter son soutien à la base du parti restée en Allemagne. Walter Ulbricht, chef provisoire du KPD et futur dirigeant de la RDA, s’exila en 1933 en Tchécoslovaquie pour y fonder une antenne du parti, et rejoignit en 1936 Wilhelm Pieck, lui aussi futur dirigeant de la RDA, à Paris, où avait été créée une autre antenne du KPD. En 1939, ils trouvèrent refuge en URSS, où ils restèrent jusqu’à la fin de la guerre. 

En Allemagne, les membres du parti tentèrent de déjouer la surveillance de la Gestapo pour former des réseaux illégaux. Mais la police disposait de fichiers du parti communiste, qu’elle avait réquisitionnés lors de rafles, et les résistants furent arrêtés par milliers et envoyés dans les premiers camps de concentration, que les prisonniers politiques communistes et sociaux-démocrates furent obligés de construire.
La presse illégale fut la première activité des résistants communistes, qui diffusèrent clandestinement des tracts et des publications visant à convaincre la population allemande de se soulever contre Hitler et de renverser le régime nazi. D’autre part, un réseau de messagers fut mis en place ; ceux-ci avaient pour mission de faire passer des informations sur le Reich à l’étranger, aux directions exilées du parti, et de transmettre en Allemagne les nouvelles de l’étranger, afin de contrer la propagande hitlérienne.
Les syndicats communistes essayaient de leur côté de mobiliser clandestinement les travailleurs au sein des entreprises contre le gouvernement nazi. Mais leur tâche était ardue, car certains membres du parti s’étaient résignés à la victoire nazie, d’autres s’étaient engagés dans le NSDAP, et les persécutions dont étaient victimes les communistes en décourageaient plus d’un à continuer le combat. De plus, l’implantation des syndicats communistes était très faible dans les entreprises avant l’arrivée au pouvoir de Hitler, car la majorité des membres du parti étaient alors au chômage, et les activistes ne purent former de véritable contrepoids au nazisme dans les entreprises allemandes.

En 1935, le Komintern et le bureau politique du KPD décidèrent de changer leur tactique contre le national-socialisme, et de tenter de s’unir aux sociaux-démocrates afin de former un front uni contre le nazisme. D’autre part, la structure hiérarchique habituelle du parti, facile à démanteler par la Gestapo, qui avait pu ainsi procéder à des arrestations par milliers, fut abandonnée ; les résistants s’organisèrent en petites cellules, dirigées par des instructeurs qui avaient été formés à cette tâche, et qui fonctionnaient dans la clandestinité au sein des entreprises et à la place des anciennes antennes locales du parti. Ces cellules recevaient leurs directives des centrales du KPD coordonnées par le comité central de Moscou et exilées à Amsterdam, Strasbourg, Luxembourg, Copenhague, Prague, Paris et Stockholm, qui envoyaient clandestinement des messagers en Allemagne. Ceux-ci traversaient la frontière tchécoslovaque grâce à un réseau de passeurs ; cette organisation imprimait également des tracts, qui étaient ainsi acheminés dans le Reich, et aidait des réfugiés à fuir l’Allemagne. Le même type de réseau existait aux frontières belge et néerlandaise, mais la Gestapo parvint à démanteler ces organisations en 1935-36, grâce à l’infiltration d’espions. 

En 1936, lors des Jeux Olympiques de Berlin, qui furent pour les nazis un événement majeur de propagande, les communistes organisèrent une grève dans une usine de Berlin, ce qui contredisait la propagande hitlérienne, selon laquelle toute l’Allemagne soutenait les nazis. La Gestapo fit en sorte que les journalistes étrangers ne soient pas au courant de cette grève, et plaça à la suite de cet incident des espions nazis dans toutes les usines, de façon à ce que de tels mouvements de contestation ne puissent plus se reproduire.

Pendant la guerre, la plupart des pays voisins étant occupés par les troupes allemandes, il devint de plus en plus difficile de maintenir un contact entre les directions exilées du parti et la base restée en Allemagne ; les cellules de résistants communistes furent de plus en plus isolées et ne parvenaient que rarement à recevoir les directives du parti. Les résistants communistes qui travaillaient aux chemins de fer ou dans les compagnies de transport fluvial ou maritime purent toutefois continuer à transmettre des messages. De plus, les communistes disposaient d’un service secret qui collectait des informations et les envoyait par radio aux centrales de renseignements de Paris et Bruxelles, qui avaient des agences dans tous les pays européens. 

Le pacte de non-agression de l’URSS conclu par Hitler et Staline le 23 août 1939 choqua et désorienta les résistants qui luttaient depuis six ans dans la clandestinité ; une direction du parti indépendante de Moscou fut créée en Allemagne en réaction à ce pacte, et son comité central envoya des messagers dans les différentes cellules locales pour donner l’ordre de poursuivre le combat contre le nazisme. Après l’attaque nazie de l’URSS, la section communiste allemande renoua avec Moscou. Mais la volonté de ces résistants communistes de provoquer un soulèvement de la population allemande contre la guerre et le gouvernement nazi n’avait aucune chance de réussir, étant donné qu’une grande partie des Allemands soutenait Hitler, qui remportait une victoire après l’autre. La cote de popularité du dictateur était telle pendant les premières années de la guerre, qu’une révolution était irréalisable. Willi Gall, qui avait commencé à organiser la résistance intérieure, fut arrêté en 1940 ; son successeur, Wilhelm Knöchel, coordonna les activités des différentes cellules à partir d’Amsterdam, puis s’installa à Berlin en 1941 ; il fut arrêté en janvier 1943 et donna sous la torture des informations aux nazis, ce qui mit en danger toute la résistance communiste et fragilisa ses activités.

A la fin de la guerre, alors que les troupes soviétiques s’approchaient de plus en plus de l’Allemagne, des agents communistes furent parachutés dans le pays pour organiser la résistance communiste. Et lorsque la zone d’occupation soviétique donna naissance à la RDA, de nombreux communistes qui s’étaient exilés à Moscou, dont Walter Ulbricht et Wilhelm Pieck, en devinrent les dirigeants.

 

Principaux groupes de résistance communistes :

L’Aide Rouge (« Die Rote Hilfe »)
Ce groupe, fondé à Paris par le résistant communiste Wilhelm Beuttel, soutenait des personnes persécutées par le régime national-socialiste. Wilhelm Beuttel, qui était retourné en 1942 en Allemagne, travailla dans le groupe de résistance de Wilhelm Knöchel. Il fut arrêté par la Gestapo en 1943 et exécuté en 1944.

Le groupe de Wilhelm Knöchel dans la Ruhr
Wilhelm Knöchel, qui dirigeait depuis 1935 le comité exilé du KPD à Amsterdam, rentra en 1941 en Allemagne pour réorganiser la résistance communiste dans la Ruhr. Son organisation diffusa clandestinement une publication antinazie, Le Combattant de la Paix (« Der Friedenskämpfer »), qui informait les Allemands des crimes commis par les nazis et de la situation internationale, et les incitait à se soulever contre Hitler, afin de renverser eux-mêmes la dictature nazie. Wilhelm Knöchel fut arrêté par la Gestapo en 1943 et fut exécuté en 1944, et son organisation fut démantelée. Une cinquantaine de résistants qui travaillaient dans ce groupe furent également arrêtés, torturés et assassinés.

Le groupe de Josef (Beppo) Römer
Josef Römer publia à la fin des années 20 un journal communiste, Élan nouveau (« Aufbruch ») ; il fut arrêté en mars 1933 et passa six ans en camp de concentration. Après sa libération, il tenta d’organiser un attentat contre Hitler et prit contact avec le cercle de résistance de Adam von Trott zu Solz et celui de Robert Uhrig. En 1940, il créa un groupe de résistance qui diffusait un journal clandestin, Service de renseignements (« Informationsdienst »). Il fut arrêté en 1942 et exécuté en 1944.

 

Le groupe de Robert Uhrig à Berlin
Robert Uhrig fut arrêté une première fois en 1934, parce qu’il avait diffusé un journal clandestin et qu’il avait récolté des fonds pour les familles de victimes des persécutions nazies. Il fut libéré après 21 mois de travaux forcés et créa une organisation de résistance en 1938 à Berlin ; son objectif était de former des groupes de résistants communistes au sein des entreprises. A partir de 1941, le groupe, qui comptait une centaine de membres en 1940, et le double en 1942, a travaillé avec d’autres mouvements, notamment l’organisation Harnack / Schulze-Boysen, afin de mettre en place un service de renseignements. La Gestapo a démantelé l’organisation en 1942 ; une centaine de résistants, dont Robert Uhrig, furent arrêtés, torturés, déportés en camp de concentration, et furent exécutés en 1944. Leur famille fut également arrêtée. Ceux qui purent échapper aux persécutions se joignirent au groupe de Anton Saefkow.

Le groupe de Walter Budeus
En 1936, Walter Budeus créa dans l’entreprise de métallurgie dans laquelle il travaillait une organisation composée d’une cinquantaine de résistants. A la fin des années 30, il prit contact avec Robert Uhrig et Beppo Römer, afin de coordonner les activités des différents groupes. Leur travail consistait à collecter des informations sur l’industrie de guerre, diffuser des tracts et prendre contact avec d’autres groupes de résistance. Walter Budeus fut arrêté en 1942 et condamné à mort en 1944.

Le groupe de Bernhard Bästlein, Oskar Reincke et Franz Jacob à Hambourg
En 1941-42, à leur libération de camp de concentration, Bernhard Bästlein, Oskar Reincke et Franz Jacob fondèrent une organisation de résistance au sein des chantiers navals de Hambourg. Ce groupe, qui diffusait des tracts antifascistes et envoyait des lettres aux soldats stationnés au front de l’Est pour les inciter à refuser de combattre, était en contact avec d’autres mouvements de résistance, notamment l’organisation Harnack / Schulze-Boysen. Arrêtés par la Gestapo en 1943, ils purent profiter des bombardements alliés pour s’échapper et entrer dans la clandestinité. Mais arrêtés à nouveau en 1944, une soixantaine de résistants furent exécutés en 1944-45.

Le groupe de Anton Saefkow et Franz Jacob à Berlin
Fondé en 1943, ce groupe diffusa des tracts antifascistes et prit contact en 1944 avec Julius Leber et Adolf Reichwein, des résistants sociaux-démocrates qui prenaient part au complot qui préparait l’attentat du 20 juillet 1944 contre Hitler. La Gestapo, qui avait infiltré un espion dans cette organisation, arrêta le 22 juin 1944 Anton Saefkow, Franz Jacob, Julius Leber et Adolf Reichwein. Des centaines de résistants de ce groupe furent arrêtés et assassinés.

Le groupe de Theodor Neubauer et Magnus Poser en Thuringe
Cette organisation, créée en 1942, était en contact avec d’autres groupes de résistance, par exemple avec un groupe de l’université de Iéna, ainsi qu’avec un groupe du camp de concentration de Buchenwald, et put ainsi envoyer de la nourriture, des tracts, mais aussi des armes aux prisonniers. Theodor Neubauer, qui avait été interné plusieurs années en camp de concentration avant de créer ce groupe de résistance, fut arrêté en 1944 et exécuté en 1945.

Le groupe de Georg Schumann et Otto Engert à Leipzig
Ce groupe était en contact avec des prisonniers de guerre russes et des travailleurs de force étrangers, ainsi qu’avec l’organisation de Harro Schulze-Boysen, celle de Theodor Neubauer et Magnus Poser en Thuringe et celle de Anton Saefkow à Berlin. L’objectif principal du groupe de Leipzig était d’unifier les divers mouvements de résistance communistes, mais cette tentative ne put aboutir en raison de la surveillance qu’exerçait la Gestapo.

Comité national de l’Allemagne libre (Nationalkomitee Freies Deutschland », NKFD)
Ce comité fut fondé en 1943 par la section politique de l’armée soviétique et par le comité central du KPD exilé à Moscou ; ses objectifs étaient, au moyen d’un travail de propagande, de détourner les prisonniers de guerre allemands du nazisme et d’encourager les soldats allemands à déserter. Le NKFD tentait de rallier toutes les tendances politiques à l’union contre Hitler ; dans ses rangs, on ne comptait pas uniquement des communistes, mais aussi, par exemple, une centaine de pasteurs, prêtres et étudiants en théologie de la Wehrmacht, prisonniers dans les camps russes, qui se sont joints au NKFD  en raison des persécutions dont étaient victimes les Églises dans le Reich. Les communistes, notamment Wilhelm Pieck et Walter Ulbricht, futurs dirigeants de la RDA, ont finalement pris la tête du NKFD, qui est devenu un instrument de propagande entre les mains du gouvernement soviétique.

L’organisation Allemagne libre (« Freies Deutschland »)
Ce groupe, fondé à Cologne en 1943 par un réseau de résistants communistes, comptait plus de deux cents membres, et rassemblait des résistants de tous les horizons politiques et idéologiques. Des tracts incitant la population allemande à commettre des sabotages, afin d’enrayer la machine de guerre nazie, et encourageant les soldats à déserter, furent distribués, et les résistants apportèrent leur aide aux travailleurs de force étrangers prisonniers en Allemagne. La Gestapo arrêta de nombreux membres du groupe, qui se disloqua progressivement.

 

Organisations résistantes indépendantes du KPD

Parti communiste allemand oppositionnel (« Kommunistische Partei Deutschlands (Opposition), KPO)
L’aile droite du KPD avait été exclue du parti en 1928 et avait fondé une organisation communiste indépendante, le KPO. Après l’arrivée au pouvoir de Hitler, seuls quelques militants désignés par les cadres du parti s’exilèrent en France, où ils fondèrent un comité exilé (« Auslandskomitee », AK) en contact, grâce à un réseau de messagers, avec la base du parti, qui poursuivait clandestinement ses activités en Allemagne. Un comité du KPO, qui siégeait à Berlin, se chargeait de coordonner les activités des cellules locales du parti. La structure à la fois hiérarchisée et morcelée du parti permit d’éviter les grandes rafles de la Gestapo. Les objectifs principaux du KPO étaient de transmettre des informations sur le régime hitlérien et de travailler en collaboration avec les résistants exilés à l’union des travailleurs contre le nazisme. Des tracts furent distribués, et les membres du parti avaient pour mission de créer des syndicats clandestins dans les entreprises dans lesquelles ils travaillaient. Lorsque le contact avec le comité exilé fut rompu en raison de l’occupation de la France par les troupes allemandes, le KPO prit contact avec d’autres organisations de travailleurs, notamment avec les sociaux-démocrates, afin de créer des syndicats clandestins, et de distribuer des tracts visant à mobiliser la population allemande contre Hitler.

L’Orchestre Rouge (« die Rote Kapelle »)
A partir de la fin de l’année 1941, l’organisation Harnack / Schulze-Boysen coopéra avec les bureaux des renseignements soviétiques de Paris et Bruxelles, sans que ses membres deviennent pour autant des agents soviétiques et perdent leur indépendance, comme les autorités nazies l’ont prétendu par la suite. La Gestapo nomma ce groupe de résistance L’Orchestre Rouge (« die Rote Kapelle »).

Le groupe de Herbert et Marianne Baum
Herbert Baum et sa femme Marianne, qui luttaient depuis 1933 au sein des jeunesses communistes, fondèrent en 1938-39 un groupe de résistance, dont les membres, des adolescents juifs proches du communisme, diffusèrent des tracts antifascistes et mirent le feu à une exposition anticommuniste organisée à Berlin dans le cadre de la propagande nazie, Le Paradis soviétique (« Das Sowjetparadies »). Les jeunes gens furent arrêtés en 1942 ; une vingtaine d’entre eux furent exécutés, certains, comme Herbert Baum, se suicidèrent dans leur cellule, et les autres résistants moururent en camp de concentration. Les représailles de la Gestapo ne s’arrêtèrent pas là : 500 juifs berlinois furent déportés en camp de concentration à la suite de cette action.

 

 

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 21:22

Publié par Michel El Diablo

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

BFM TV : 8 Millions d'euros de profits et des miettes pour les correspondants régionaux

La chaîne d’information en continu, qui vient de fêter ses dix ans d’existence, devrait réaliser 8 Millions d'euros de bénéfices nets en 2015, mais continue de sous-payer ses correspondants en régions!

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Des flonflons et des paillettes pour BFM TV ! La chaîne d’information en continu, qui a poussé parfois jusqu’à l’absurde la logique du direct-info, vient de fêter ses dix ans d’existence en atteignant 2 % de part d'audience nationale en octobre 2015. La chaîne lancée sur la TNT gratuite il y a dix ans revendique aujourd’hui plus de 10 millions de téléspectateurs par jour, et devrait atteindre en 2015 un chiffre d'affaires d'environ 80 millions d'euros pour une marge nette de l’ordre de 10%.

Belle réussite économique, pour ce modèle qui privilégie le traitement à chaud de l’actualité, parfois au détriment du recul et de la distanciation nécessaires à une information complète et rigoureuse du public. En dix ans, BFM TV a crevé l’écran au point de faire des petits jusque dans l’audiovisuel public. Pas sûr que l’information en sorte grandie. Pas sûr, à l’évidence, que le modèle basé sur une politique de production de l’information qui était clairement affichée comme low-cost il y a dix ans, ne justifie ni n’excuse certaines pratiques.

Ainsi, depuis 2009, BFM TV sous-traite sa couverture de l’actualité en région à une agence de presse bordelaise peu regardante sur les conditions de travail de ses salariés. Au quotidien, ce sont dix journalistes, travaillant exclusivement pour BFM TV, placés sous l’autorité directe des rédacteurs en chef de la 1ère chaîne d’info de France, qui doivent répondre aux ordres de la chaîne, jour et nuit, et fournir une vingtaine de sujets par mois…

Ces correspondants permanents, pour la plupart rémunérés à la pige, doivent veiller sur l’actualité de leur région, informer la chaîne, fournir des prévisions, tourner seuls les reportages sur le terrain, réaliser des duplex... faire ce que font les journalistes salariés de la chaîne, mais pas aux mêmes conditions : astreintes, heures supplémentaires, horaires décalés, intéressement, participation, avantages CE, rien de tout cela !

Inscrits chaque jour au tableau de permanence de la chaîne, ils reçoivent directement les ordres de la rédaction et travaillent avec du matériel fourni par BFM TV, qui est employeur de fait de ces journalistes et de leurs pigistes remplaçants. Après plus de six années de bons et loyaux services, d’une réactivité et d’une disponibilité de tous les instants, les correspondants en région de BFM TV revendiquent leur intégration en tant que correspondants permanents au sein du groupe Next Radio TV. Le Syndicat National des Journalistes, première organisation de la profession, soutient totalement ces confrères, porteurs de la carte de visite de BFM TV, sans en bénéficier du contrat de travail!

 

 

Paris, le 05 Décembre 2015

SNJ - Syndicat National des Journalistes
 
 

 

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 21:18

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 18:46
 

VOILA LES JEUX SONT FAITS, JE PEUX DIRE CE QUE JE PENSE

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Bon maintenant je peux dire ce que je pense, je ne nuirai plus à des gens que j’estime et qui se battent comme ils peuvent dans le cadre d’une catastrophe annoncée. Certains se sont étonnés de ma colère devant la référence à la prise de pouvoir d’Hitler par les élections.

Oui cette analogie, ce négationnisme historique est insupportable au moins pour deux raisons. La première c’est qu’à force d’entendre des bobos irresponsables jouer à se faire peur avec cette référence pour mieux sauver le PS menant la politique de la droite et courant derrière le sécuritaire et la guerre, ils ne font plus peur qu’à une poignée… A force de faire monter le FN pour prétendre effacer la politique au service du patronat et contre les petits ; à force d’ignorer les chômeurs, les gens qui n’ont plus de quoi vivre le 15 du mois, à force de substituer les mœurs à la question sociale, on se dit que leur dénonciation devient une recommandation, A force  de voir les mêmes prôner la guerre et l’atlantisme et les médias se battre les flancs pour défendre l’indéfendable, ils ne croient plus ni aux médias, ni à la classe politique. Ils ont essayé la droite, puis la gauche, ça a été la même chose alors il reste à essayer la solution de désespoir, le FN ou l’abstention. On ne peut les en féliciter, mais que dire de ceux qui conscients de ce que représente ce parti s'ingénient à l’utiliser pour garder le pouvoir ou le copient pour le conquérir., le Front National repoussoir et éclaireur pour vendus au patronat et à l’impérialisme.  La référence à Hitler n’est plus qu’un voile que l’on jette là-dessus pour culpabiliser l’électorat au lieu de dénoncer les politiques et ceux qui les inspirent, le MEDEF, les marchands d’armes.

Cette analogie est également insupportable parce qu’il y avait alors un parti communiste combatif, qui se battait et qui avait le vent en poupe contre Hitler. Ce fut la trahison de la social-démocratie appelant à la présidence les forces conservatrices qui livrèrent l’Allemagne à Hitler. Aujourd’hui il n’y a plus de parti communiste, il y a un abandon total de sa politique, un terrain totalement livré au simulacre FN qui peut paraître défendre les petits, les humbles, la classe ouvrière et l’indépendance nationale puisqu’il n’y a plus personne depuis les années 1990 pour le faire, que ceux qui tentent d’agir autrement sont isolés, décriés. Il y a à la place du parti, la division entre groupuscules qui du nord au sud adoptent des stratégies divergentes, présentent un front désuni et des slogans faussement humanistes et creux… Alors même qu’ils ont des complaisances soit avec le PS, soit avec des partis pro-européens et pro-guerre, une stratégie ou plutôt une débâcle tactique qui manque totalement de visibilité au plan national, et in fine les députés ne craignent pas de voter l’état d’urgence.

Oui ce fut une situation inconnue celle où  des élections ont eu lieu dans l’état d’urgence voté par tous les députés communistes et front de gauche. Jamais on a vu d’élections durant un état d’urgence. Un état d’urgence dans lequel n’étaient pas suspendus les marchés de Noël, tout ce qui avait trait au profit mais où seules étaient interdites les manifestations : celles d’écologistes ayant cru que la planète était l’affaire de tous et pas seulement d’une élite incapable d’agir et venue se goberger aux frais du peuple français. Oui mais surtout un état d’urgence contre les revendications salariales, celles de la défense de l’emploi et du service public… Un état d’urgence où la rigueur de la loi s’abattait sur les salariés d’Air France et ceux d’autres entreprises tandis que l’évasion fiscale se poursuivait… Les gens vivent des situations d’urgence que l’on tente de faire oublier avec l’ennemi intérieur et une guerre dont l’ennemi est mal défini… Et pas un parti politique pour organiser un mouvement de la paix, pour dire au plan national d’une seule voix une perspective crédible, un journal qui fut celui de Jaurès et de Marcel Cachin complètement décérébré qui change de ligne au gré des humeurs de son directeur qui n’a plus rien de communiste. Tout a été bradé…

Oui cela n’a rien à voir avec la venue d’Hitler au pouvoir… Il n’y a  pas d’intellectuels prêts à s’exiler, à se battre comme Brecht en dénonçant le capital… Ou alors ils n’ont plus le droit à la parole ni dans les médias aux ordre, ni dans l’Humanité, ni dans le parti qu’ils ont déserté. Combien de communistes ont-ils désespéré, ont-ils écarté pour leur substituer des employés des collectivités locales, des attachés parlementaires, tous les gens attachés à un système, les autres étaient accusés de « stalinisme » pour mieux disqualifier leurs propos, pour interdire qu’on les écoute… Plus de formation, plus de débat, des porteurs de tracts pour campagnes électorales menées dans la confusion. Une jeunesse qui ignore l’histoire, la vraie et qui nous condamne tous à la revivre comme le disait Marx, mais qui s’occupe encore de ces vieilles lunes… L’humain d’abord vous dis-je au moment même où on fait le lit à l’inhumanité, à la guerre sans la moindre réaction, se blottir derrière les verts ou des sociaux-démocrates en rupture et ne plus exister en tant que parti, vouer ceux qui au plan local tentent d’être encore communistes au silence et à l’isolement……

Et vous croyez qu’ils ont changé de stratégie? Point du tout, la déclaration du PCF ne fait que confirmer la ligne qui perd, pas la moindre autocritique, la grande peur du Front National tient lieu de tout n’est-ce pas? Quant au PS, tout prouve qu’il ne joue que les présidentielles, on renonce à deux bastions pour mieux tenter de démontrer qu’il est le seul rempart devant le FN, identifié à Hitler… Cambadelis ne l’envoie pas dire… lamentable et l’argument Hitler lui aussi est arrivé par les élections a encore de beaux jours… Une partie de la jeunesse qui a voté massivement pour le FN ne craint plus Hitler, seule l’URSS était coupable …

Y a-t-il encore un espoir? Le seul espoir serait dans l’existence d’un parti capable de résister pas seulement à la montée de l’extrême-droite mais au chômage, aux politiques d’austérité, aux abandons de souveraineté nationale y compris dans la guerre, c’est-à-dire au capital, à l’impérialisme…  mais ce parti a été sciemment détruit et je pense que le construire est une entreprise qui réclame d’autres hommes et femmes que ceux qui occupent actuellement la place du colonel Fabien ou les groupuscules qui entretiennent la division au sein du Front de gauche et qui ne veulent écouter personne, confondant l’addition de divergences et d’ambitions personnelles avec un parti capable de se battre aux côtés de ceux qui n’espèrent plus rien d’eux, pas plus que d’une gauche déshonorée. Pourtant il y a eu des communistes courageux pour ne pas renoncer à cette espérance, auront-ils la force d’enfin s’unir pour ensemble travailler à la création de ce parti dont nous avons besoin. Ils existent dans et hors le parti, ils sont la seule perspective pour un pays trahi de toutes parts. Un parti uni autour d’une perspective, privilégiant le contact et le rassemblement à la base, l’intervention des exploités, des rebelles, et de ceux qui n’en veulent plus autant que des intellectuels et des artistes qui veulent être l’expression de cette réalité de notre monde… Pas une alliance de groupuscules avec leurs combats de chefs, une perspective portée par une organisation décidée à changer de système social, à redonner une perspective à une jeunesse individualisée, et entraînée dans de fausses visions identitaires comme réponse à la crise.

Voilà je puis enfin vous expliquer ma colère, la manière dont j’enrage de voir un tel drame dans mon pays… Je n’ai plus envie pour quelques temps d’alimenter ce blog, j’espère que l’on me comprendra… Continuez à vous faire peur pour éviter de changer ou donnez-vous les moyens politiques de ce changement de société, vers la paix, le socialisme, le vrai, la justice sociale, le respect des êtres humains et de leur planète ne pourra exister sans ce choix … …

Danielle Bleitrach

PS. Le système de propagande, c’est-à-dire le capital voire les marchands d’armes avaient choisi, ils avaient fait de cette élection le POUR ou contre le FN, pour mieux préparer les présidentielles et empêcher toute alternative… C’est la seule analogie, mais elle est de taille, le choix du capital, y compris l’intervention de Gattaz…

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 18:39

Publié par Michel El Diablo

 EDF exclu du CAC40 : Une LETTRE OUVERTE au ministre de l’Économie [UD CGT Paris - Mines Energie CGT IDF]

Union des syndicats CGT de Paris

Paris, le 9 décembre 2015

 

Lettre ouverte au ministre de l’Économie

Objet : EDF exclu du CAC40

 

 

Monsieur le Ministre de l’Economie,

 

La presse économique vient de rendre publique l’exclusion d’EDF du CAC40. Cette décision sera effective le 21 décembre prochain.

Dix ans après son entrée en Bourse, EDF va céder sa place à la Foncière Klepierre. La dette de l’entreprise n’a cessé de croître. La crise économique, les investissements et les spéculations contre nature, la catastrophe de Fukushima, les dérapages financiers liés à la construction de l’EPR ont lassé les actionnaires et les investisseurs. Pour la CGT, qui s’est opposée, dès le début, au processus de privatisation, de transformation d’EDF en S.A., cette situation démontre l’échec d’une stratégie de financiarisation du secteur de l’énergie. Depuis des années, notre organisation syndicale estime que l’Etat doit maîtriser dans sa globalité le secteur de l’énergie essentiel pour répondre à l’intérêt général.

Si nous avons décidé de vous adresser cette lettre ouverte, c’est que nous considérons que cette exclusion représente une véritable chance pour l’Etat français. La CGT exige de l’Etat français de racheter dans les plus brefs délais le capital d’EDF aujourd’hui privatisé (20 %). Cette exigence concoure à l’idée que l’Etat français doit jouer son rôle de stratège au bénéfice de la population.

La CGT, tout au long de son histoire, a toujours proposé une maîtrise totale et publique du secteur de l’énergie en tant que propriétaire exclusif au service de la Nation. Ses propositions ont toujours marqué l’ambition de conjuguer l’efficacité économique et sociale. Ces dernières années, les enjeux environnementaux sont venus compléter nos propositions et affirmer avec plus de force, l’exigence d’une véritable maîtrise totale et publique de ce secteur.

C’est pour cela, Monsieur le Ministre, que nous vous demandons d’entamer une démarche de réappropriation totale de la propriété de cette entreprise par l’Etat.

Nous estimons cette proposition comme structurant et fondamentale pour notre pays et la population et les salariés qui y travaillent.

Nous restons à la disposition de vos services pour entamer tout échange, étude financière et industrielle pour atteindre cet objectif.

Monsieur le Ministre, alors que la COP 21 se termine, nous sommes persuadés que nos propositions pour un projet ambitieux, industriel et social pour notre pays, trouveront un écho dans une période de crise économique profonde.

EDF, de par sa place dans l’histoire de ce pays, de la qualité des salariés qui y travaillent, peut nous n’en doutons pas répondre au défi de l’emploi, du développement durable, pour assurer à la génération actuelle et future un outil industriel et commercial dont l’objectif majeur est la réponse aux besoins des populations.

Restant à votre disposition pour débattre de cet enjeu de société, recevez, Monsieur le Ministère, l’expression de nos salutations les meilleures.

 

 

Patrick PICARD                                                        

Secrétaire Général de l’UD CGT Paris                      

Thierry CHEVALIER

Responsable de la fédération                                                                                 Mines Energie CGT IDF

 

Le site de l'UD CGT Paris

Vu sur le blog de Canaille le Rouge 

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 18:29

Publié par Michel El Diablo

L'inspectrice du travail Laura Jourdan-Pfeiffer

L'inspectrice du travail Laura Jourdan-Pfeiffer

Déclaration CGT-SUD-SNUTEFE-CNT-FO – Affaire Tefal :

notre collègue condamnée, un jugement honteux

A la suite de l’audience du 16 octobre 2015 ayant vu comparaître, à la suite d’une plainte de l’entreprise Tefal, une inspectrice du travail (Laura Pfeiffer) et un ancien salarié lanceur d’alerte, notamment pour vol et recel de documents, la décision a été rendue : nous apprenons que l’inspectrice du travail a été condamnée, sur les deux chefs d’accusation, à  3500 euros d’amende avec sursis. De plus l’ex-salarié lanceur d’alerte poursuivi pour vol a été condamné à 3500 euros d’amende avec sursis. Ces condamnations sont inscrites au casier judiciaire. L’ensemble des condamnations est bien au delà des réquisitions déjà fortes du procureur.

Nous sommes indignés et stupéfaits de ce verdict. Si nous attendons de connaître la motivation retenue, nous voulons dès aujourd’hui dire que ce jugement n’est pas audible par les salariés et par l’ensemble de la profession des contrôleurs et inspecteurs du travail : il n’est pas possible de condamner une inspectrice du travail pour n’avoir fait que son travail. Il n’est pas possible de condamner un lanceur d’alerte pour avoir joué ce rôle essentiel d’aiguillon.

Le déroulé de cette procédure et du procès lui-même, constitue une sévère mise en garde à destination des salariés et des agents qui ont pour mission de contrôler les entreprises.

En effet, l’audience du 16 octobre a vu la mise en cause d’un lanceur d’alerte pour avoir mis en œuvre ce droit ainsi que celle d’une inspectrice du travail pour avoir exercé ses missions de base puis dénoncé les pressions visant à faire obstacle à son travail.

Cette audience à sens unique, éprouvante et humiliante pour les intéressés, aura malheureusement été l’occasion d’envoyer un signal fort à tous les travailleurs et travailleuses :

L’inspection du travail dérange et il convient de la mettre au pas ! Selon le procureur, il faut y faire le ménage. Il en est de même pour les syndicats, voire le droit du travail comme ont pu dire ou laisser entendre l’avocat de TEFAL dans sa plaidoirie, le procureur dans son réquisitoire ou encore la juge dans ses questions. Ainsi que l’a relevé l’avocat de notre collègue, Maître Leclerc, lors de sa plaidoirie le 16 octobre,  « certes nous ne sommes pas dans un monde de bisounours, c’est d’ailleurs pour ça qu’il y a des inspecteurs du travail », avant de poursuivre « le problème qui est posé ici c’est la place des syndicats dans notre société ».

Laura Pfeiffer et le lanceur d’alerte de TEFAL ont subi un procès honteux.

Honteux car il est le symbole de la collusion entre le patronat et les hauts cadres de l’Etat.

Honteux car cela fait maintenant 3 ans que l’administration du Travail se complait dans un silence écœurant que l’ensemble des agents de l’inspection du travail, aux côtés de Laura Pfeiffer, ne peuvent comprendre.

Honteux car notre mission, protéger les salariés de l’arbitraire, a été piétinée.

Nous n’acceptons pas ce jugement et poursuivrons le combat en appel pour la relaxe, nous poursuivrons aussi nos combats aux côtés des agents et des salariés. Nous étions en colère le 5 juin, nous l’étions le 16 octobre, et croyez bien que nous le sommes encore aujourd’hui car le mépris décomplexé des différents protagonistes pour l’inspection du travail et la condition des travailleurs est insupportable.

Nous demandons :

  • la relaxe pour l’ex salarié lanceur d’alerte et l’inspectrice du travail
  • la condamnation publique par la Ministre  de l’entreprise TEFAL pour les pressions inacceptables qu’elle a mis en œuvre  à l’encontre de l’inspectrice du travail
  • la poursuite devant la justice des procédures initiées par notre collègue
  • la reconnaissance de tous les  accidents de service de notre collègue
  • le soutien de la Ministre aux missions de l’inspection du travail, à ses agents et tout particulièrement à Laura Pfeiffer.

Nous appelons l’ensemble des collègues et des salariés à organiser des assemblées générales afin de mobiliser sur ces revendications.

Annecy, le 4 décembre 2015

 

SOURCE: CGT Travail emploi Formation professionnelle

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 18:00
Après 51 jours de conflits, salariés et direction vont se tourner vers l'avenir

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Après 51 jours de conflits, salariés et direction  vont se tourner vers l'avenir

Après 51 jours de conflits, salariés et direction vont se tourner vers l'avenir

La grève à la clinique du Pont de Chaume est donc terminée. Après 51 jours de grève, malgré l'intervention de deux médiateurs et des autorités de l'État, cette issue favorable semblait tellement incertaine. Un accord a pourtant été signé vendredi soir entre la direction et le personnel gréviste, mettant ainsi un terme à un mouvement qui fera date au niveau départemental. Lundi matin, les 120 salariés grévistes reprendront le travail. La CGT à la pointe du combat admet qu'il était temps que ce conflit s'arrête . Quant à la direction, elle n'a pas souhaité commenter cet accord, désirant désormais, nous a-t-elle confiés hier soir, «se tourner vers l'avenir. On souhaite un retour au travail dans des conditions les plus sereines possibles et dans l'intérêt collectif. La fin de ce conflit est une bonne chose».


Christophe Couderc: "Une vraie lutte des classes..."

Christophe Couderc, secrétaire CGT de la clinique du Pont de Chaumes revient sur le long combat mené par les salariés et cet accord arraché vendredi soir.

Comment avez-vous vécu ces 51 jours de grève ?

C'est du jamais vu, nous avons vécu un conflit aussi violent qu'au siècle dernier, une vraie lutte des classes. La direction a voulu nous briser, nous sommes debout. Nous ne les laisserons plus nous broyer. C'est la victoire du courage et de l'opiniâtreté des femmes.

Concrètement, qu'avez-vous obtenu lors de cette ultime négociation ?

L'attribution de congés supplémentaires liés à l'ancienneté et de jours pour enfant malade, la création de 3 postes d'aide-soignant, une organisation des services différentes, avec la présence d'un binôme infirmière – aide-soignante, l'annulation de la restructuration en cours, une augmentation de 9 à 30 €/mois pour les petits salaires, une revalorisation des SMIC au bout de 2 ans d'ancienneté contre 8 actuellement, une prime exceptionnelle de 400 €

Sur quoi avez-vous dû lâcher ?

la création d'un poste de brancardier et d'un poste d'agent de sécurité pour les urgences, une grille salariale plus ambitieuse.

Avez-vous obtenu une indemnisation pour vos jours de grève ?

Nous allons toucher 1/3 de notre salaire brut et nous pourrons poser des RTT ou récupérer des heures supplémentaires pour les 50 % des jours restants. Nous sommes loin du compte, la fin de l'année sera difficile.


Du côté de la CGT et des grévistes

Philippe Martinez : «Une belle leçon de dignité»

Philippe Martinez, secrétaire national de la CGT était hier présent sur le site de la clinique. «Ma venue, explique-t-il, était prévue avant qu'une solution au conflit soit trouvée. Je suis heureux d'être présent ce matin pour fêter la fin de ce long affrontement avec le groupe Vedici qui possède 82 cliniques en France. Il faut dénoncer le poids de plus en plus important du secteur privé dans la santé et le désengagement de l'état. La santé n'est pas une marchandise».

Lutte, solidarité, résistance…

Le secrétaire national de la CGT a ensuite pris la parole devant les salariés de la clinique : «Vous avez fait plier le monde de la finance, votre dignité n'a pas de prix, ce succès vous appartient, il n'y a que ceux qui ne luttent pas qui sont sûrs de perdre. Votre lutte, votre solidarité, votre résistance est un symbole pour le monde du travail, vous avez dit halte à la longue dérive du système de santé, vous avez affronté le Medef et les actionnaires simplement pour avoir les moyens de faire votre travail correctement. Une belle leçon de dignité !»


Muriel, Christel, Fanny, Delphine, Luz-Maria... et tous les autres

Muriel, Christel, Fanny, Delphine, Luz-Maria, ont été acclamées dans les pleurs par leurs collègues dès leur arrivée, un moment d'émotion palpable. Elles ont mené une grève de la faim de 10 jours qui a nécessité l'hospitalisation de Muriel. Que représente pour elles, la fin de ce conflit ? «Un soulagement, de la fierté, répondent-elles. Nous ne sommes pas plus exceptionnelles que toutes les autres. La solidarité et le soutien de nos collègues ont été déterminants. C'est la fin d'une tension et d'une souffrance pour nos conjoints et nos enfants qui sont fiers de nous. Nous sommes faibles physiquement et moralement mais nous ressortons grandies, nous avons fait reculer la finance». Elles ont connu des moments de doute, voire de détresse. «Il est difficile de voir passer son directeur qui tourne la tête, nous n'avons pas eu droit à un regard. De plus ils ont laissé les spots allumés jour et nuit, une vraie torture.»

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 16:22

PARIS

 

Où fait-il bon même au coeur de l’orage
Où fait-il clair même au coeur de la nuit
L’air est alcool et le malheur courage
Carreaux cassés l’espoir encore y luit
Et les chansons montent des murs détruits

 

Jamais éteint renaissant de la braise
Perpétuel brûlot de la patrie
Du Point-du-Jour jusqu’au Père-Lachaise
Ce doux rosier au mois d’août refleuri
Gens de partout c’est le sang de Paris

 

Rien n’a l’éclat de Paris dans la poudre
Rien n’est si pur que son front d’insurgé
Rien n’est ni fort ni le feu ni la foudre
Que mon Paris défiant les dangers
Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai

 

Rien ne m’a fait jamais battre le coeur
Rien ne m’a fait ainsi rire et pleurer
Comme ce cri de mon peuple vainqueur
Rien n’est si grand qu’un linceul déchiré
Paris Paris soi-même libéré

 

Louis Aragon, 1944

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