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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 12:22

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 12:12

Par · 27 novembre 2015

L’agression caractérisée commise par la Turquie à l’encontre d’un avion militaire russe dans l’espace aérien syrien[1] a modifié les rapports de force régionaux, mais pas nécessairement dans le sens souhaité par le gouvernement turc. Cette modification est aussi sensible dans les résultats de la rencontre du 26 novembre à Moscou entre Vladimir Poutine et François Hollande.

 

  1. On a désormais des précisions sur l’incident lui-même. Le Ministère de la Défense de la Fédération de Russie a publié une carte de l’incident, que l’on reproduit ici.

Carte de l’incident aérien

1019793677 

Source : Ministère de la Défense de Russie

On constate que, selon la Russie, l’avion (un Su-24) volait au-dessus de la Syrie. Même dans l’hypothèse où il aurait survolé le territoire turc pendant une quinzaine de secondes (hypothèse que l’on a fait figurer en pointillés sur la carte), il est évident qu’il a été touché par un missile tiré depuis un intercepteur turc au dessus du territoire syrien. La thèse de la Turquie selon laquelle l’équipage aurait été averti « une dizaine de fois » en environ 5 minutes est invraisemblable car l’avion russe n’est pas resté au-dessus du territoire turc plus de 15 secondes (il volait à 250 m/sec au moment de l’incident, ce que confirme la vidéo qui montre les ailes à géométrie variable largement déployées). L’équipage russe, dont un membre (le navigateur) a été récupéré par les forces russes, dément avoir reçu un quelconque avertissement. Si avertissement il y eut, ce fut au-dessus du territoire syrien, ce qui implique que l’aviation turque appliquait une zone d’interdiction aérienne au-dessus d’un Etat souverain, sans le moindre mandat international. L’agression contre la Russie se double donc, comme on l’indiquait dans une précédente note, d’une violation caractérisée du droit international par la Turquie.

  1. Le gouvernement turc, pour sa défense, invoque son droit à défendre son espace aérien. Mais, il est notoire et avéré qu’il viole de manière régulière l’espace aérien grec. Voici le nombre de violations répertoriées par la ministère de la défense de la Grèce.

 

Violations de l’espace aérien grec

 A - 111cu

 

Certaines de ces violations (environ 10%) sont des violations ayant durée plus de 3 minutes et impliquant une pénétration de plus de 30 km de l’espace aérien grec. On voit que le nombre et l’importance de ces violations est bien au-delà de ce que l’avion russe aurait commis selon les turcs. Si le gouvernement grec avait dû employer les mêmes méthodes que la Turquie pour faire respecter son espace aérien, il n’y aurait plus d’aviation turque (et on aurait une guerre entre les deux pays…).

  1. La décision du gouvernement russe de déployer des batteries de missiles sol-air S-400 « Triomphe » (ou SA-21 « Growler » pour l’OTAN) dans le nord de la Syrie est une riposte à cette agression[2]. Ces missiles sont capables d’intercepter tout avion ou missile de croisière à des distances importantes (250 km)[3]. Ces missiles permettraient donc à la Russie, si elle le voulait, d’imposer une zone d’interdiction des mouvements aériens en Turquie. La menace est ici très claire à l’égard de la Turquie. Elle s’accompagne d’une campagne de frappes aériennes visant la logistique de DAESH mise en place en connivence avec la Turquie.

Très clairement, le gouvernement russe entend démontrer la complicité de certaines personnes du gouvernement turc avec DAESH.

Il faut, par ailleurs, s’attendre à ce que la Russie multiplie les sanctions économiques vis-à-vis de la Turquie. Un embargo de fait sur les produits alimentaires turcs a été décidé le mercredi 25 novembre, et le tourisme russe en Turquie, sera très certainement fortement réduit, voire suspendu[4]. Ces différentes mesures pourraient coûter directement entre 8 et 10 milliards de dollars à la Turquie et indirectement entre 10 et 12 milliards, soit environ 1,5% de son PIB.

  1. Par ailleurs, et ce fait semble ne pas avoir reçu toute l’attention qu’il mérite, lors de la réunion qui s’est tenue à Moscou entre le Président russe et le Président français, un accord a semble-t-il été trouvé pour que l’aviation russe suspende ses raids contre des groupes d’opposition syriens à la condition que ces derniers groupes se joignent aux attaques du gouvernement syrien contre DAESH. Ce point est de la plus haute importance. Il impliquerait qu’une trêve de fait soit en vigueur entre les troupes du gouvernement syrien et certains de ses opposants pour que les deux parties puissent concentrer leurs efforts contre DAESH. Ceci est à mettre en perspective avec la réunion d’une conférence qui doit se tenir en décembre à Moscou entre le gouvernement syrien et l’opposition, pour discuter d’une issue politique à la crise. On notera alors :
    • Que la Russie s’impose de plus en plus comme un acteur incontournable et même décisif dans un possible règlement de la guerre civile syrienne. Cette conférence, si elle se tient, aura des effets bien plus importants sur le terrain que la conférence de Vienne. La Russie détient aujourd’hui une partie des clefs de l’avenir de la Syrie, que cet avenir passe, ou ne passe pas, par Bachar El-Assad.
    • Que la diplomatie française a été obligée de faire un nouveau « rétropédalage » en reconnaissant que la France pourrait coopérer avec l’armée syrienne (i.e. celle de Bachar) dans la lutte contre DAESH. De fait, la France se trouve dans une position de plus en plus inconfortable entre les Etats-Unis et la Russie, et la position personnelle de Laurent Fabius apparaît de plus en plus fragile au sein du gouvernement.
  2. On assiste donc à un retour aux réalités en ce qui concerne les relations entre la France et la Russie. Ce retour, François Hollande a cherché à le présenter sur un ton personnel lors de la réunion du 26 novembre. Ce fut pour ce faire rappeler, par Vladimir Poutine, que si la sympathie n’est pas nécessairement à exclure, les relations se situent de Président à Président. Et l’on a bien le sentiment que c’est la France qui a fait la plus grosse partie du chemin. Ce retour aux réalités est à souligner. Mais, il indique aussi l’importance de ce qui a été perdu par une politique stérile d’opposition à la Russie depuis 2014.

 

[1] Dont on a rendu compte sur le carnet Russeurope http://russeurope.hypotheses.org/4498

[2] http://sputniknews.com/middleeast/20151126/1030782946/s-400-syria-russia.html

[3] Il faut noter que, contrairement à ce qui a été indiqué dans le JT de France-2 le 26 novembre à 20h00, ces missiles ne peuvent être utilisés pour « bombarder » l’organisation dite Etat islamique. Un journaliste ignorant les a confondus avec des missiles Sol-Sol.

[4] http://russeurope.hypotheses.org/4502

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 12:07

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 11:36

Publié par Michel El Diablo

CONTRE les guerres et les attentats terroristes, il faut un MOUVEMENT populaire pour la PAIX !

Déclaration commune

Coordination Communiste, Cercle Communiste d’Alsace, PRCF, Réseau FVR PCF, Rouges Vifs Bouches du Rhône

 

Le président Hollande vient de décider l’état d’urgence pour trois mois, la recrudescence des bombardements sur la Syrie et l’abrogation de la citoyenneté aux "binationaux" de retour de Syrie, etc.

Ces annonces ont été précédées de l’encensement des terroristes d’Al Nosra par Laurent Fabius qui a déclaré que la branche syrienne d’Al Qaïda "fait du bon boulot", puis de la légalisation de l’espionnage généralisé, du reniement de la promesse du droit de vote aux résidents étrangers non européens, de la banalisation du contrôle au faciès, des achats d’armes par les Émirs des pétrodollars, mais aussi de club de football sans oublier leurs financements de prétendues "œuvres sociales" dans les quartiers populaires tout comme le font les USA pour les églises évangélistes qui pullulent, etc.

Certains à droite et à l’extrême droite fasciste proposent même l’ouverture d’un "Guantánamo" à la Française pour ceux qui sont fichés "S" et en dehors de toute procédure judiciaire. Bien entendu PS, droite et extrême droite fasciste rêvent de faire d’une pierre deux coups pour y mettre en plus des "terroristes fanatiques", les militants anticapitalistes au moindre prétexte. N’est-ce pas ce que viennent de faire Hollande, Vals, Macron, Taubira, Cazeneuve en réveillant à 6h du matin pour mettre en garde à vue les 5 camarades syndicalistes CGT d’Air France pour une chemise déchirée. C’est pourquoi le 2 décembre nous appelons à nous rassembler partout de manière plurielle en solidarité avec les travailleurs d’Air France contre toutes les contre-réformes de l’UE et de Macron-MEDEF !

Hollande déclare que la "France est en guerre" alors que la vérité est que l’Etat impérialiste Français fait la guerre partout en Afrique et au Moyen-Orient depuis 2010 d’abord sous Sarkozy puis sous Hollande pour les intérêts de TOTAL, AREVA et le complexe militaro-industriel (Dassault, etc).

Les odieux attentats terroristes des fanatiques religieux produits par ces guerres impérialistes et le financement des théocraties totalitaires des pétrodollars saoudo-qatari-koweitien sont utilisés pour des attaques liberticides contre les droits démocratiques au nom de la "sécurité".

Les manifestations de défense de l’environnement à l’occasion de la Cop 21 peuvent ainsi être interdites" sous le prétexte fallacieux de "sécurité" tout comme furent interdites les manifestations de solidarité avec le peuple Palestinien sous le faux prétexte de "violence".

Les mobilisations ouvrières et syndicales, celles des agriculteurs, éleveurs en colère peuvent être frappées d’interdites, il en est de même de tout mouvement social et démocratique, anti-raciste et antifasciste.

Face à la colère populaire qui sourde, faire la guerre à l’extérieur au nom de la "guerre contre le terrorisme" et délégitimer toute contestation à l’intérieur au nom de la "sécurité", telle est la stratégie cynique de la social-démocratie pour continuer à appliquer les politiques de régression sociale dictées par l’Union Européenne.

Sur le terrain en Irak et en Syrie, le peuple résiste et lutte les armes à la main contre Daesh ; les Kurdes notamment, ainsi que le gouvernement légal dirigé par Bachar El-Assad, qui est appuyé aujourd’hui par l’armée russe : Ce camp de la paix agit pour notre sécurité collective.

C’est pourquoi les Assises du Communisme déclarent :
- Exigeons des puissances impérialistes et de leurs alliés des pétromonarchies qu’ils cessent le financement, le commerce et l’armement de ce « califat » moyenâgeux qu’est DAESH !

- Continuons à exercer nos libertés fondamentales d’expression, de réunion, de tractage, de manifestations, de grève, ce qui n’est nullement incompatible avec la nécessité de traquer les assassins fanatiques et les empêcher de nuire !

- Mobilisons nous contre les guerres qui fabriquent les terroristes fanatiques assassins à l’égard desquels aucune complaisance n’est possible !

- Forgeons un mouvement populaire pour la paix les libertés démocratiques, le droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes et le progrès social !

 

Le 25 novembre 2015

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 11:30

Mis en ligne le 18 novembre

Cent-trente morts au nom d’un fanatisme religieux et d’un état islamique dépourvu de la moindre légitimité.  Comme en Syrie et en Irak, les terroristes ont massacré, à Paris, des civils de tous âges et ont tenté de semer la terreur pour imposer leur loi.
Nous sommes de tout coeur avec les familles des victimes.  Nous pensons aussi à tous ceux, qui en Turquie en Russie ou au Liban ont été frappés par des actes similaires.  Nous sommes solidaires des peuples syriens, kurdes et irakiens qui subissent la terreur semée par ces bourreaux depuis près de cinq ans.  
Les guerres successives conduites par les Etats-Unis dès 1991 avec le soutien des puissances occidentales ont enfanté DAECH.  Depuis, les foyers djihadistes se sont multipliés à travers le monde.  Le Proche-Orient a été déstabilisé.  Le chaos a été installé en Irak et en Lybie.  Pour combattre le régime syrien, les Etats-Unis et leurs relais français, le président Hollande et le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, ont soutenu des mouvements islamistes comme Al Nosra (la branche syrienne d'Al Qaïda) et ainsi favorisé la création de l’État Islamique. Ils se sont alliés avec des pays qui aident l’Etat islamique : le gouvernement islamiste turc d’Erdogan, l’Arabie Saoudite, le Qatar et les émirats du Golfe.  Et ils ont abandonné les Palestiniens à la politique de guerre et de colonisation menée contre eux par l’Etat d’Israël.
Dans le même temps, aucune opposition d’ampleur à la guerre en Lybie ou en Syrie ne s’est développée en France.  Le mouvement pacifiste est devenu quasiment muet.  La “ gauche de la gauche ” qui avait su se mobiliser contre la guerre d’Irak est restée sidérée devant la propagande dominante justifiant, au nom des “ droits de l’homme ”, l’intervention militaire en Lybie, ou l’aide aux “ rebelles modérés ” en Syrie, oubliant que seules les solutions politiques peuvent servir les peuples.   
Aujourd’hui, l’Etat français doit cesser d’intervenir militairement  au nom des « droits de l’homme », en Afrique, en Asie ou au Moyen-Orient.  En réalité pour les multinationales du pétrole et de l’armement.  Ces guerres ont multiplié le nombre et la puissance du fanatisme intégriste.  Les morts du 13 novembre l’ont payé de leur vie.
L’Etat français doit tout faire pour arrêter les terroristes et trouver ceux qui les arment et les dirigent.  Il doit participer à une action internationale concertée, dans le cadre de l’ONU, en accord avec la Syrie et incluant la Russie pour mettre fin à l’E.I
et travailler à une solution politique négociée pour la Syrie.  Il faut aussi cesser de s’allier avec l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie d’Erdogan.  Aucun argument économique ne saurait l'expliquer.
Mais aujourd’hui rien ne justifie une “ Union nationale ” factice qui permettrait de justifier toutes les mesures liberticides dont rêvent la droite et les socialistes « libéraux ».  Rien ne justifie l’état d’urgence.  La tragédie du 13 novembre ne doit pas servir de prétexte à la trahison des valeurs de la République, dont font partie la liberté d'opinion, le droit de grève, le droit de manifester et de revendiquer. Ce qui serait précisément servir les objectifs de l’État Islamique.
Aujourd’hui plus que jamais, nous devons développer les luttes contre l’austérité et pour l’emploi, les luttes pour le développement industriel et le bien-être social.   Nous devons aussi  reconstruire un mouvement pacifiste, nous opposer à toutes les guerres, combattre l’alignement du gouvernement sur la dangereuse politique extérieure étatsunienne et réclamer la sortie de l’OTAN.  Ne pas le faire serait laisser le champ libre à toutes les aventures.  

Action communiste, le 18 novembre 2015

 

 

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 10:02

Lu sur l'UL CGT Dieppe 

 

Laïcité, radicalisation … la CGT-RATP s’exprime

Déclaration de la CGT RATP

"Depuis le début de l’année et à la suite des attentats qui ont touché la France, un grand nombre de médias abordent la question du fait religieux dans les entreprises et la montée du nombre de conflits sur la laïcité qui auraient, selon certaines études, doublé en un an dans la sphère professionnelle au niveau national.

En ce moment même, une campagne médiatique de grande ampleur a lieu concernant une montée de cette problématique à la RATP et touchant aussi aux questions du communautarisme, qu’il soit religieux ou affinitaire.

Une campagne alimentée par les propos d’un dirigeant d'un syndicat non représentatif à la RATP

"Cette campagne fait suite à la découverte qu’un des terroristes de l’attentat du Bataclan a occupé un emploi à la RATP durant quinze mois et a été alimentée par les propos d’un dirigeant de syndicat non représentatif à la RATP.

La CGT-RATP, par ce communiqué, tient à préciser son analyse de la situation, de la réalité de notre entreprise publique et de son environnement et réaffirmer notre exigence d’un respect des principes de laïcité.

Une telle expression n’est, pour nous, pas une première et c’est à huit reprises, depuis 2007, que nous nous sommes exprimés et sommes intervenus sur ces questions sensibles en refusant de s’inscrire dans toute forme de démagogie, de renoncement ou de négation de certains faits portant atteinte aux valeurs de la République, à la loi de 1905 et à la Constitution qui l’a intégrée depuis 1958 en son article 1.

Travailler à l'unité des salariés !

"La CGT-RATP réaffirme ses exigences à travailler à l’unité des salariés qui ont des intérêts convergents par-delà leurs différences de qualification, mais aussi d’origine, de croyance, etc…

Nous réaffirmons la modernité de la laïcité comme outils pour « vivre et travailler ensemble », c’est une des conditions qui garantit notamment la liberté de culte, d’où la nécessité de la défendre, elle n’est en rien une restriction des croyances ou des philosophies mais, au contraire, la condition sine qua none garantissant la liberté de chacun.

La RATP, entreprise nationale publique de service public et premier employeur d’Ile de France, est traversée, au travers les salariés qui la composent, des problématiques des territoires sur lesquels elle rayonne.

Les agents de la RATP sont à l’image de la sociologie des populations pour qui ils œuvrent chaque jour et cela est une bonne chose. Ils vivent en très grande majorité en Ile de France et sont, de fait, traversés par les mêmes problématiques que tout francilien.

 

Il n'y a pas à la RATP de terreau d'intégrisme religieux

"La CGT-RATP dénonce, de la manière la plus ferme qui soit, les affirmations qu’il y aurait, à la RATP, un terreau fertile de radicalisme religieux, voire dans l’actualité qui nous traverse, une surreprésentation des personnes fichées « S ». Nous rappelons que ce type d’informations est d’ordre confidentiel au niveau des services de l’Etat et n’est en aucun cas communiqué aux directions d’entreprises ou aux organisations syndicales, c’est là une chose normale dans un état de droit !

La montée de l’extrémisme dit « religieux » dans un certain nombre de villes et de nos quartiers populaires est une des conséquences de la crise sociale et identitaire que subissent les populations qui les composent. C’est là une des conséquences de l’abandon du terrain social par l’Etat depuis de nombreuses années, de son désengagement dans un certain nombre de territoires avec notamment l’abandon de services publics de proximité.

 

La remise en cause de la laïcité et des valeurs républicaines par des individus ultra minoritaires

"Nous sommes confrontés, à la RATP, d’une part, à une remise en cause par certains individus ultra minoritaires de la laïcité avec la volonté de faire entrer petit à petit le fait religieux dans la sphère publique, notamment en essayant de faire plier les règles de fonctionnement du service public à des dogmes de nature religieuse.

D’autre part, à des manifestations de négation des valeurs républicaines, en particulier de la première d’entre elles : l’égalité des droits, en particulier entre les femmes et les hommes. Il en est ainsi des comportements inadmissibles consistant pour des « justifications » d’ordre religieuses de refuser de serrer la main aux femmes voire de travailler avec elles…

 

L'intégrisme ismamique et néofascisme s'alimentent l'un et l'autre

"Derrière ces épiphénomènes à l’entreprise mais néanmoins très graves car touchant à des valeurs et des principes avec lesquels nous ne saurions transiger, il y a deux objectifs distincts mais qui s’alimentent l’un l’autre : Le projet de l’intégrisme islamique et le néofascisme. Les deux ont en commun la théorie du « choc des civilisations » : une conception de la société ultra-rétrograde et raciste, la haine des valeurs républicaines, du progrès social et des organisations qui l’incarnent… Tout en cherchant l’un et l’autre à s’approprier la colère née de la régression sociale que nous vivons.

Les 45.000 agents de la RATP assurent quotidiennement le transport de plusieurs millions de voyageurs, et ce, en toute sécurité, malgré les nombreuses difficultés auxquelles ils sont confrontés du fait d’une politique d’entreprise qui privilégie les gains de productivité au développement des missions du service public.

En ce sens et à son niveau, la RATP a aussi sa part de responsabilité dans la montée des tensions communautaristes de quelques natures qu’elles soient à l’entreprise. Ainsi et durant de trop nombreuses années, les agents d’encadrement ont été livrés à eux-mêmes face à des situations souvent compliquées et portant atteinte au respect strict des principes de laïcité. Il aura fallu attendre mai 2013 pour qu’enfin l’entreprise dote son encadrement d’un guide sur la « laïcité et neutralité dans l’entreprise ».

Pour l’essentiel, les préconisations qu’il contient relèvent du bon sens et la CGT-RATP aurait souhaité aller plus loin dans les outils donnés à l’encadrement, notamment en termes de signalement, de soutien et d’accompagnement. La direction s’y est, à l’époque, refusée.

 

Replacer les valeurs du Service public au coeur de la gestion de la RATP

"La politique menée à la RATP, guidée par la recherche de gains de productivité, n’a de cesse d’isoler les salariés, de supprimer des postes et de détruire les collectifs de travail qui constituaient pourtant un creuset où cohabitaient harmonieusement les agents, quelles que soient leur culture et leurs origines. C’est aussi dans ce cadre que l’encadrement a de plus en plus d’agents sous sa responsabilité, ne permettant plus un suivi et un accompagnement individuel de chaque agent durant sa carrière.

Il faut replacer les valeurs du Service public au cœur de la gestion de l’entreprise, et ce, dans les domaines du recrutement, de la formation professionnelle continue et de l’accompagnement des agents durant toute leur carrière.

C’est seulement en retrouvant le sens du service public et en faisant respecter strictement la laïcité que la RATP apportera une réponse à la fois pertinente, légitime et efficace à ces questions sensibles dans son périmètre.

C’est la crise sociale renforcée par les politiques d’austérité qui ont conduit à la montée des égoïsmes nationaux et des tensions identitaires partout en Europe. C’est par le développement social et en replaçant l’humain au centre des préoccupations et des politiques publiques que la haine, l’ignorance et la bêtise seront vaincues.

La CGT-RATP continuera de combattre avec acharnement toutes formes de discrimination, de racisme, de xénophobie pour un monde juste et de paix !

Paris, le 27 novembre 2015

2015 11 27 CGT_RATP COMMUNIQUE LAICITE

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 16:23
Au Palazzo Vecchio à Florence
Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 25 novembre 2015
Palazzo-Vecchio-Bandiere

L’abattage du chasseur russe engagé en Syrie par un chasseur turc made in USA, avec la rupture consécutive entre Moscou et Ankara non par hasard à la veille de l’accord sur le gazoduc qui aurait dû apporter le gaz russe jusqu’au Bosphore, met en évidence de façon dramatique l’événement qui se déroule jeudi et vendredi à Florence : l’Assemblée parlementaire de l’Otan qui, le 12 octobre dernier, avait « recommandé aux gouvernements Otan d’augmenter la dépense de la défense, face à une Russie de plus en plus imprévisible et à la croissante instabilité au Moyen-Orient ».

La session de l’Assemblée parlementaire de l’Otan, qui se déroule au Palazzo Vecchio, n’est pas un « Summit Nato » comme quelqu’un l’a dit. L’Assemblée, en fait, « constitue une institution séparée de la structure Otan ». L’organe politique « décisionnel » de l’Otan est au contraire le Conseil Nord Atlantique, qui se réunit à divers niveaux jusqu’au summit des chefs d’Etat et de gouvernements des 28 pays de l’Alliance : son principe conducteur est qu’« il n’y a pas de votes ou de décisions à la majorité, mais les décisions sont prises à l’unanimité et de commun accord », c’est-à-dire d’accord avec les directives de Washington. Et ce sont toujours les USA qui ont les postes clé dans la structure militaire de l’Alliance : le Commandant suprême allié en Europe est toujours un général ou amiral désigné par le président des Etats-Unis.

Mais alors, si ça n’est pas une institution de l’Otan, à quoi sert l’Assemblée parlementaire réunie à Florence ? Composée de représentants des parlements des pays de l’Alliance, pour la majeure partie membres des commissions défense, l’Assemblée est présidée par l’Etasunien Hon Turner, membre du Congrès faisant partie à la fois de la commission sur les services secrets et de celle sur les services armés. Parmi les cinq vice-présidents on a le parlementaire italien Paolo Alli, Nuovo Centrodestra, ancien bras droit de Formigoni et avec lui sous enquête de la magistrature milanaise. La fonction de l’Assemblée, financée (avec de l’argent public) par les 28 gouvernements, est de « constituer un lien essentiel entre l’Otan et les parlements des pays de l’Alliance », en particulier celle de « sensibiliser les milieux parlementaires sur les principales questions relatives à la sécurité de la zone euro-atlantique, contribuant au renforcement des relations transatlantiques ».

Ce qui se réunit au Palazzo Vecchio à Florence est le Groupe spécial sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (une des cinq commissions dans lesquelles est articulée l’Assemblée parlementaire), dans un séminaire conjoint avec le Sous-comité sur les relations économiques transatlantiques. L’événement, sous l’égide du Sénat et de la Chambre représentés par les présidents Grasso et Boldrini, est promu par le président de la Délégation italienne à l’Assemblée Otan, Andrea Manciulli (Pd). Seront présents plus de cent parlementaires représentant 40 pays : des 28 membres de l’Otan aux pays européens et méditerranéens associés à l’Otan et à d’autres alliés de la rive Sud, jusqu’aux monarchies du Golfe.

Le thème « Le terrorisme international, en particulier celui djihadiste, et son financement » sera traité par certains des plus grands experts, y compris ceux des monarchies du Golfe (Koweit et Bahreïn présents à Florence) qui ont contribué avec des milliards de dollars à la formation et à l’armement de groupes djihadistes et de le groupe Etat islamique (EI) dans le cadre de la stratégie USA/Otan. Les mêmes, qui ont participé à la guerre contre la Libye, traiteront le thème « Libye entre entité étatique et conflit civil », avec le ministre des affaires étrangères Gentiloni et le Chef d’état-major de la défense Graziano, c’est-à-dire avec les représentants de cette Italie qui a contribué à démolir par la guerre l’Etat libyen. Le thème « Iran et l’ordre régional émergeant» sera traité par des représentants non pas de l’Iran mais d’Israël, qui a contribué à cet ordre avec des opérations comme « Plomb durci » (invitation démagogique à Florence du Conseil national palestinien) et qui continue à tenir l’Iran sous la menace de ses missiles nucléaires. De « sécurité régionale et internationale » parleront, avec le ministre de l’intérieur Alfano et le sous-secrétaire Minniti avec délégation aux services secrets, les représentants de l’Ukraine, c’est-à-dire de ce régime qui est en train de recruter secrètement des néo-nazis de toute l’Europe lesquels, après avoir été entraînés par des instructeurs étasuniens, se trouvent rapatriés chez eux pour des opérations de type « Gladio ».

Après une intervention en télétransmission de Mogherini, Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, le séminaire se conclura avec les interventions de la ministre de la défense Pinotti et du vice-amiral Franken du Commandement USA pour l’Afrique (celui qui a ouvert la guerre contre la Libye), lesquels recommanderont à l’Otan de renforcer la « sécurité » par d’autres interventions militaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Dans la ville Médaille d’Or de la Résistance de qui est né l’Article 11 de la Constitution, qui répudie la guerre comme instrument d’offense à la liberté des autres peuples et comme moyen de résolution des controverses internationales.

Manlio Dinucci

Edition de mercredi 25 novembre de il manifesto

http://ilmanifesto.info/a-firenze-il-gruppo-speciale-sul-mediterraneo-e-il-medio-oriente-della-nato/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 15:24

Mise à jour : 26/11/2015  par Fabien Massin sur normandie-actu

 

Les mesures de sécurité prises après les attentats du 13 novembre 2015 sont inapplicables, selon le principal syndicat enseignant du premier degré. (photo d'illustration Fotolia)

Les mesures de sécurité prises après les attentats du 13 novembre 2015 sont inapplicables, selon le principal syndicat enseignant du premier degré. (Photo d'illustration Fotolia)

Les professeurs des écoles ne veulent pas se transformer en gendarmes. Jeudi 26 novembre 2015, sur son site internet, le syndicat SNUipp-FSU de Seine-Maritime, principal syndicat enseignant du premier degré, a poussé un coup de gueule contre les consignes de sécurité transmises aux directeurs d’école. Si le syndicat ne conteste évidemment pas le « besoin de vigilance citoyenne », que « tous doivent adopter », ils jugent les consignes « inapplicables ». Le syndicat propose aux directeurs et directrices d’école de faire part de leurs craintes à la Direction académique des services de l’éducation nationale (Dasen) de Rouen (Seine-Maritime).

Mesures « déconnectées de la vie des écoles »
Ce plan impose aux personnels via les directeurs et directrices d’école, « un contrôle visuel des sacs » et un « contrôle systématique de l’identité des personnes étrangères à l’école », indique le SNUipp-FSU. Ces préconisations sont purement impossibles à mettre en œuvre à l’échelle d’un établissement. Cela est complètement déconnecté de la réalité de la vie des écoles : les entrées et les sorties dans les écoles sont multiples (CMP, taxis, Rased, livreurs, psy, parents…).
« Ni concierge ni gendarme »

Pour le syndicat, les obligations de sécurité ne doivent pas faire dévier les directeurs d’école de leur mission première : enseigner.

Un directeur d’école est avant tout un enseignant responsable d’une classe ; ce n’est ni un concierge, ni un gendarme. C’est d’abord un enseignant qui doit garder une relation de confiance avec les usagers de l’école. Que ferait-il des soupçons forcément arbitraires qu’il pourrait porter sur un sac à la forme ou au contenu douteux ? Que fait le directeur d’école de sa classe quand il contrôle les identités du livreur, du chauffeur de taxi, de l’oncle, du cousin, de l’ami qui vient chercher, de façon inopinée, un enfant malade en pleine journée ?
« Pression accrue sur les équipes »

Autre risque, selon le syndicat, accroître encore un peu plus la pression que subissent les équipes enseignantes.

Ce plan marque une fois de plus une fracture entre les instances décisionnelles et la réalité du terrain ; il ne fait qu’accroître une pression déjà bien trop lourde portée sur les directions d’école et les équipes enseignantes qui en l’état ne pourront en appliquer le contenu et se sentiront, bien souvent, coupables de ne pas pouvoir le faire.

Commentaires : Il faut donc créer des emplois.  Justement le chômage est reparti à la hausse en Seine-Maritime.  Mais ni la droite, ni le PS, ni le FN ne le feront car ils sont tous d'accord pour réduire les emplois dans les collectivités territoriales.  

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 14:30

Publié par Michel El Diablo

"Moi, père d'une victime, je n'irai pas aux Invalides" [par Éric OUZOUNIAN]

Ma fille est morte au Bataclan le 13 Novembre, elle avait 17 ans.

Je n'irai pas à l'hommage qui sera rendu aux victimes à 10h30 aux Invalides parce que je considère que l'État et ses derniers dirigeants en date portent une lourde responsabilité dans ce qui s'est passé.

Une politique désastreuse a été menée par la France au Moyen-Orient depuis plusieurs années. Nicolas Sarkozy a largement contribué à la chute du régime de Khadafi en envoyant l'armée française combattre en Libye, en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui interdisaient toute intervention au sol. Or, plusieurs sources affirmaient à l'époque que les Forces Spéciales étaient « en apesanteur » et avaient œuvré sur le terrain. La Libye n'était pas ennemie de la France, Nicolas Sarkozy avait reçu Khadafi avec les honneurs d'un chef d'État, et ce pays est devenu depuis un cauchemar chaotique où circulent librement armes et combattants.

François Hollande et Laurent Fabius se sont ensuite acharnés contre Bachar El Assad, poussant inlassablement les puissances occidentales à intervenir militairement pour renverser le régime syrien, alors que celui ci n'était pas l'ennemi de la France. Les frappes prévues furent annulées in extremis lorsque Barack Obama refusa d'engager les États-Unis dans cette aventure.

Cette ingérence de la France dans les affaires intérieures de pays souverains a été menée avec l'argument selon lequel les dirigeants syriens et libyens massacraient leur peuple. Certes. Comme Saddam Hussein et Muammar Khadafi, Bachar el Assad est un dictateur sinistre de la pire espèce. Mais il n'est pas plus exécrable que ceux actuellement au pouvoir au Qatar et en Arabie Saoudite, avec lesquels la France entretient d'excellentes relations diplomatiques et commerciales, et qui ont financé Daesh.

Cette érosion de la compétence politique est dramatique pour notre pays. Les derniers présidents ont agi avec une légèreté inconcevable, portés par des vues à court terme. Mais cet aspect n'est pas le seul en matière de responsabilité du monde politique.

Depuis plusieurs décennies, la République a laissé se développer des zones de désespoir, que le philosophe Jean-Paul Dollé nommait avec la justesse qui le caractérisait: "Le territoire du rien". Un urbanisme inhumain, sans lieux de loisirs, de culture, sans écoles dotées de moyens à la hauteur de l'enjeu, au sein duquel aucun sentiment humaniste et citoyen ne peut éclore. "Cités Dortoirs", "Quartiers sensibles", les termes ont évolué mais le problème demeure et le personnel politique l'a toujours traité avec indifférence. Raymond Barre promit "d'enrayer la dégradation physique et sociale des grands ensembles". Bernard Tapie fut ministre de la ville, Nicolas Sarkozy annonça un plan Marshall des banlieues et nomma Fadela Amara Secrétaire d'État chargée de la politique de la ville. Patrick Kanner l'est aujourd'hui et perpétue quarante ans d'échec.

Le divorce entre les français et leurs dirigeants est accompli, le contrat social est rompu, le gouffre entre le peuple et les élites est béant. Les atteintes importantes aux libertés publiques, votées avec empressement par l'Assemblée Nationale, ne régleront rien. L'extrême droite pourra toujours surenchérir et les assassins franchir les frontières.

La France est incapable de proposer un avenir à sa jeunesse, l'Europe est incapable de dépasser son actuel enlisement dans le libéralisme. Nos élus sont incapables de proposer une vision politique. Nos intellectuels, à de rares exceptions près, sont incapables de sortir de leur lucratif état d'histrions médiatiques. Je suis atterré par mon pays dévasté et je suis dévasté par la mort de ma fille.

 

Éric Ouzounian

Journaliste, écrivain, auteur de documentaires

 

SOURCE : huffingtonpost.fr

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