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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 13:21
Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l'Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien...
Jean Ortiz
Lundi, 7 Décembre, 2015 - 09:39
Venezuela : il y a des nuits maudites...

Il y a des nuits maudites... Des heures à attendre, inquiet, très inquiet, les résultats des élections législatives au Venezuela bolivarien. 19 millions d’électeurs... 167 députés... A six heures et des poussières, et cinq tasses de café, la télé vénézuélienne nous assomme...

Le président Maduro s’adresse au peuple. L’opposition gagne 99 sièges sur 167, soit les deux tiers... Quelques circonscriptions manquent encore à l’appel. Mais la victoire est nette... Le sang ne coule pas dans les rues comme l’avaient annoncé les intégristes de la charia néo-libérale. Seuls le PSUV et le Grand Pôle Patriotique s’étaient engagés, sur proposition de l’Unasur, à respecter le résultat, quel qu’il soit. Les démocrates putschistes du 11 avril 2002, de la très démocratique MUD, ont refusé quant à eux de s’y engager. Ils ne pouvaient que gagner ; s’ils perdaient, ce ne serait que par « la fraude » de ces tricheurs de chavistes... Managés par Washington et l’Internationale socialiste, ils devaient l’emporter. Peu importaient les urnes ... Ils préparaient ainsi le terrain à un éventuel bain de sang, à un « golpe » violent, si les résultats leur avaient été défavorables. Ces « démocrates » portent la haine des « rouges », des « révolutionnaires » dans leur ADN. Alors : la revanche ou le chaos ! Que ce serait-il passé si les chavistes avaient perdu leur sang froid ?

Grâce à leur civisme, les élections se sont déroulées dans le plus grand calme et la proclamation des résultats aussi. Qui sont les démocrates ? Qui a respecté la démocratie, la Constitution ?

Le président Maduro, élu le 14 avril 2013 à la suite du décès de l’irremplaçable Hugo Chavez, grave et serein, a reconnu et accepté la défaite, la victoire de l’hétéroclite MUD (trois partis affiliés à l’Internationale socialiste, des formations d’extrême droite, etc.), dont le seul programme est la revanche de classe et l’anti-chavisme. Ceux qui comme « El Pais », « Le Monde », prévoyaient « une déroute sans précédents » exultent ; cependant, les résultats relèvent d’une sanction populaire mais pas d’un raz-de-marée libéral.

L’impérialisme qui avait décrété le Venezuela le 9 mars 2015 « menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité des Etats-Unis, n’est pas débarrassé d’un chavisme qui doit se renouveler, se remettre en cause, balayer la corruption, la bureaucratie. Le chavisme continue à porter le seul programme de transformation crédible, cohérent, radical, populaire.

Manuel Valls, docteur es démocratie, peut également, et momentanément, se réjouir, lui qui avait, le 15 octobre 2015, reçu l’épouse du putschiste Leopoldo Lopez, emprisonné, et avait déclaré : « enfermer un démocrate, c’est trahir la démocratie ».

Comme jadis au Chili de Salvador Allende, ces démocrates si peu démocrates ont réussi, au-delà des erreurs des chavistes, à déstabiliser, et même à saigner l’économie, à provoquer des pénuries ; celles-ci ont fatigué la population contrainte à des heures de queue, à des files d’attente interminables. En quelques mots, les chavistes étaient au gouvernement, mais n’avaient pas l’essentiel du pouvoir. Ils n’ont pu faire face à la spéculation, notamment sur les prix, la monnaie, à la contrebande, à une inflation redevenue galopante. Le climat de tension, de violence sourde, les sabotages, la guerre idéologique et économique, les manques d’approvisionnement, les mensonges, entretenus par l’opposition, ont pesé fortement sur les urnes. Aucun processus historique n’est définitif ; la révolution bolivarienne doit désormais faire face à une cohabitation entre une opposition agressive, négative, et un président légitime, déterminé, qui a assumé et continue d’assumer ses responsabilités au nom du peuple.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 13:18

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 10:44

Première réaction à 20H – Communiqué du PRCF
« UN RESULTAT ANGOISSANT MAIS PREVISIBLE, UN SURSAUT POPULAIRE POSSIBLE ET URGENT !« 

prcf_logoSi l’on résume à grands traits les résultats des régionales, on constate

Même s’il y a un certain recul de l’abstention, le rejet populaire du théâtre d’ombres politiques français est massif et flagrant ; les forces politiques dominantes, du et des Verts au FN (qui vient de tomber le masque sur ce sujet) s’inscrivent dans la désastreuse « construction » euro-atlantique qui tue la France, l’emploi et les acquis sociaux ; ce rejet, cette colère sont tels qu’on ne saurait dire que le scrutin du 6 décembre a validé le découpage de la France en 13 Euro Länder dangereux pour l’unité territoriale de notre pays, cependant que le score de certains régionalistes, voire séparatistes, est inquiétant dans certaines régions ; au demeurant, qu’est-ce, démocratiquement parlant, qu’une élection qui s’est déroulée sous l’état d’urgence à rallonge avec interdiction des manifs populaires (par ex. celle de la Libre Pensée à Paris ce samedi), union nationale obligatoire, mise en veilleuse de la campagne électorale sous couvert d’union sacrée ? La France se dirige manifestement vers une « démocratie de basse intensité » dont se réclament de nombreuses officines idéologiques néolibérales et social-démocrates ;

  • On constate un recul général du PS, y compris dans son bastion historique du Nord, malgré l’appel déloyal au vote utile au détriment des autres partis se réclamant de la gauche ; les postures grandiloquentes et militaristes de Hollande n’ont pas fait oublier au peuple la désastreuse antinationale et euro-austéritaire du pouvoir ;
  • la reconquête possible par la droite d’une majorité de régions en vue d’utiliser ses nouvelles positions pour accentuer son offensive patronale et antisociale contre la Sécurité sociale, les retraites, les statuts de la fonction publique, le Code du Travail, le CDI, le SMIC, les minima sociaux, etc.
  • l’effacement, les divisions et l’invisibilité du Front de gauche, parfois éclaté en plusieurs listes dont certaines faisaient cause commune avec les euro-fédéralistes verts, et qui n’a apporté aucune clarification sur la question européenne, sur la contre-réforme territoriale, sans oublier l’attitude des parlementaires du PCF sur l’état d’urgence et sur défense des libertés
  • l’inexistence électorale de pseudo-listes « révolutionnaires » qui contournent totalement la question européenne
  • et surtout, la nouvelle percée du FN qui, fort de son score très élevé en termes d’exprimés, peut aborder en « pôle position » les prochaines échéances présidentielles et législatives et qui risque de diriger prochainement deux, voire trois euro-régions ; il s’agit là d’une nouvelle manifestation de cette euro- du pays dont le FN – qui multiplie ces derniers temps les déclarations rassurantes à l’endroit du MEDEF et de l’UE et qui a honteusement exploité les attentats terroristes – est l’aile marchante, mais qu’accompagne l’orientation de plus en plus dictatoriale de l’UE (on l’a vu en Grèce) et le cap franchement anti-laïque, liberticide, policier, patronal,hyper-atlantique du gouvernement Valls. En particulier le résultat-fleuve obtenu dès le premier tour du FN en PACA et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie est un ultime coup de semonce à l’endroit de ceux qui ne veulent toujours pas comprendre à quel point il est urgent, vital même, de rendre visible au plus tôt une perspective unitaire antifasciste, patriotique et populaire de SORTIE de l’U.E., de l’euro et de l’OTAN sur la base d’orientations clairement progressistes.

font antifasciste frappAu second tour, le PRCF redoublera d’efforts pour détourner le maximum de voix ouvrières du vote dangereux, suicidaire même, en faveur du FN, ce parti faussement patriotique et faussement populaire, qui n’est qu’une roue de secours fascisante de l’UE, et que François Hollande risque fort de doter, avec ses projets constitutionnels antidémocratiques, des moyens légaux de la dictature ouverte.

Pas question non plus de soutenir les listes violemment antisociales de l’ex- qui a constamment surenchéri sur le FN en matière de xénophobie et qui n’a d’autre but que de détruire le mouvement ouvrier.

PRCF serpent fasciste 2 FRAPP eurofascsime front populairePas question pour autant de créditer en quoi que ce soit d’éventuelles listes UMPS dont le seul libellé fera le jeu du FN et dont l’orientation ne saurait être que très hostile au mouvement ouvrier, au syndicalisme de lutte et aux adversaires de l’UE dictatoriale. Le propos n’est pas d’arbitrer entre l’UMP et le PS là où ces deux forces seront en compétition au second tour pour cogérer l’euro-länderisation de la nation. Là où le PS, éventuellement rejoint par les Verts et le Front de gauche sera seul face au FN, il lui faudra convaincre l’électorat populaire qu’il est réellement une force vraiment républicaine, ce que sa politique nationale dément hélas chaque jour.

Dans ce sombre climat, qu’ont dramatiquement aggravé les hideux massacres terroristes de Paris sur fond d’ingérences impérialistes et de politique néocoloniale débridée de Hollande (Afrique, Proche-Orient, Ukraine…), le PRCF appelle à une contre-offensive générale, « tous ensemble et en même temps » du monde du travail, pour un Front Antifasciste, Patriotique et Populaire permettant à la fois de combattre le FN et d’appeler la France à sortir par la voie progressiste de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme dans la perspective du socialisme pour notre pays. Le PRCF continuera sa campagne de terrain pour convaincre les ouvriers de ne pas voter FN.

En outre, le PRCF adresse aux forces démocratiques politiques et syndicales deux propositions unitaires d’action et de débat :

  • dès le lendemain du second tour, rencontrons-nous, débattons, et surtout, co-organisons une manifestation nationale et/ou des manifestations régionales contre le FN, contre l’assassinat des libertés démocratiques, pour une politique étrangère française respectueuse du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour une lutte antiterroriste qui ne soit pas prétexte à matraquer le mouvement populaire, contre l’ensemble des contre-réformes Valls-MEDEF, pour la rupture de la France avec l’OTAN et avec la dictature européenne. C’est urgent, il faut rapidement un sursaut démocratique à l’égal de celui qui permit en 1934 au PCF de prendre la tête du premier Front antifasciste, populaire et patriotique. Il y va de l’honneur et du renouveau de notre pays, il y va de la vitalité de son mouvement ouvrier et démocratique actuellement en grave repli.
  • Le PRCF propose à tous ceux qui se prononcent pour une sortie de l’UE par la voie progressiste et clairement antifasciste d’organiser ensemble au plus tôt une table ronde nationale permettant de donner de la visibilité à l’alternative populaire, patriotique et antifasciste.
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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 23:45
Gnafron

Gnafron

Texte de septembre 2015, qui va encore longtemps faire de l'usage ! Auteur : Gilles Questiaux

 

Je déteste le FN et tout ce qu’il représente. Mais on lui accorde beaucoup trop d’importance. L’ennemi principal des travailleurs, français ou immigrés, c’est le triple pouvoir qui siège à Washington, à Bruxelles, et à Paris. En France, ce sont les partis « mainstream », tantôt UMP, tantôt PS, avec leurs supplétifs écologistes, centristes, etc.

Il faut stopper le terrorisme moral de la gauche petite bourgeoise, incapable de rien faire pour défendre les travailleurs, mais toujours prête à donner des leçons. Ceux qui condamnent Jacques Sapir avec des tremolos pour avoir évoqué le rôle éventuel du FN dans un front anti Euro ne lui reprochent pas d’aimer le FN, mais de ne pas aimer l’euro.

De qui se moque-ton ? En quoi Marine le Pen est elle pire que Hollande, Sarkozy, Juppé, Fabius, Bernard Henri Lévy, Gattaz, Macron, la CFDT? Elle est pire dans les mots, ils sont pires par leurs actions. Elle propage un discours raciste, mais les autres créent quotidiennement les conditions du racisme en dépouillant les travailleurs et les citoyens de leurs droits. Pourquoi faudrait-il voter pour la cause de la maladie pour contrecarrer le symptôme ? Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, comme disait Jacques Duclos.

Sans doute Jacques Sapir a été imprudent, car le FN traine une mauvaise réputation bien méritée. Mais il s’agit de la plus importante force électorale qui prétende s’opposer à l’euro. Ceux qui tombent d’accord qu’il faut quitter l’euro, et le plus tôt possible, car c’est pour la démocratie une question de survie existentielle, se posent forcément la question du rôle éventuel de ce parti dans le processus. Sans les voix du FN, en tout cas, le "non" n'aurait pas emporté le referendum de 2005.

Alors les condamnations morales pleuvent sur le baudet. Et signalent une fois de plus le FN, pour sa plus grande joie, comme « parti antisystème », désigné par le système lui-même. Interdire la question de Sapir, c’est en fait y répondre de manière à rejeter dans le camp du FN toute opposition à l'euro, et à lui donner les moyens de progresser encore davantage, à son propre étonnement.

Je pense qu’il n’y aura pas de front contre l’euro avec le FN pour une simple raison. On peut rassurer tout de suite les fanatiques de « l’Europe sociale »: une lecture attentive du programme du FN (C’est le PEP de Jacques Nikonoff qui s’en est chargé) montre qu’il n’a pas du tout l’intention de quitter l’euro, l’UE et l’OTAN; et c’est bien normal : le concept de l’Europe, c’est l’union du continent symbolique des chrétiens, des blancs, et des impérialistes. Et bien, c’est aussi celui du FN.

Mais quelque soit le racisme de ce parti, fondé il y a quarante ans par des nostalgiques de Vichy et de l’Algérie française, il ne va pas rouvrir des camps ni des chambres à gaz. S’il en venait à participer au pouvoir, ce qu’il ne pourrait faire que dans une coalition avec l’UMP, ses représentants se borneraient à tenter de marquer l’opinion symboliquement, à la manière que font aujourd’hui les écologistes, en faisant du bruit pour faire oublier l’abandon pur et simple du socle de leur programme. On peut s’attendre à d’épiques empoignades sur le porc dans les cantines, ou sur l’enseignement à l’école du bon vieux temps des colonies. Mais les électeurs qui votent pour le FN en espérant l’expulsion massive des étrangers (s’il y en a beaucoup) en seront pour leur frais.

Une connaissance minimale de l’histoire permet de l’affirmer. Le fascisme historique des années trente n’était rien d’autre qu’une machine de guerre contre la révolution ; sa seule cohérence logique était l’anticommunisme, le reste n’était qu’une logorrhée délirante. Or vu le rapport de force actuel il n’y a guère de risque de voir le MEDEF se mettre à financer en grand crânes rasés et croix gammées, par peur du communisme. Pas d’attaque en vue contre la propriété privée des moyens de production? pas de réaction fasciste! Ce parti, sans aucun appui dans les institutions, soutenu ni par l’armée, ni par l’Eglise, ni par le patronat, ni par l’étranger, dépourvu d’armes et de milice, ne pourrait exercer une dictature qu’au cas où la bourgeoisie lui offrirait le pouvoir sur un plateau, comme en Allemagne en 1933, et dans l’état actuel des choses on ne voit vraiment pas pourquoi elle le ferait. Pour le moment elle lui préfère largement l’UMPS (et même le PS tout court).

Bref, dans sa forme actuelle, c’est un épouvantail. Tout comme le rejeton du parti fasciste historique, le MSI en Italie. Qui a participé au pouvoir, avec Berlusconi, pendant des années, sans que personne ne s’en aperçoive.

Ceux qui à gauche de la gauche feignent d’avoir si peur du FN et de la contagion de ses idées feraient mieux de cesser de faire sa publicité et de s’occuper vraiment de combattre les reculs sociaux, les privatisations, le pillage des finances publiques, les dénis de démocratie émanant de l’UE, l’étranglement de la Grèce, l’exploitation et la manipulation du terrorisme, la surveillance généralisée sur Internet, les guerres impérialistes déchainées par les caniches des Américains, qui pratiquent ouvertement la torture et les assassinats de proscrits, et les massacres de migrants qui font aujourd’hui la une. Le FN ne joue aucun rôle dans tout cela. Il rêve sans doute d’y participer mais les forces économiques et impérialistes qui nous gouvernent n’ont pas besoin de lui dans un autre rôle que celui d’opposant de pacotille.

Le FN n’est pas au pouvoir, n’a aucun moyen ni aucune volonté réelle d’y parvenir, et on nous demande constamment de mettre la sourdine sur nos critiques de ces pouvoirs capables de tant de crimes et d’abus, voire de s’allier avec eux, pour combattre ce FN qui n’y participe même pas. En l’état actuel des choses, le FN ne soutient même pas le seul mouvement néonazi au pouvoir en Europe, en Ukraine, contrairement au PS, à l’UMP, aux écolos, et même au NPA.

Et les socialistes et l’UMP, qui ne sont pas fascistes, que sont-ils ? Qui a du sang sur les mains dans ce pays ? Que sont les politiciens français comptables du sang ukrainien, syrien et libyen ? On n’a pas encore trouvé de mot pour les qualifier.

Le FN pratique une opposition de façade. Sa couverture médiatique lui permet de capitaliser sur la réaction populaire, égarée et mystifiée, devant les ravages du capitalisme sans contrepoids, qui règne en France et dans le monde depuis la disparition de l’Union Soviétique, et l’abandon de la classe ouvrière par le PCF.

L’importance du FN s’explique par cet abandon, et se résume à cela. Si on veut vraiment lutter contre le FN, il faut lui ôter son rôle de tribun à bon compte, il faut recomposer un parti communiste pour combattre en priorité et sans rémission les ennemis du genre humain qui nous gouvernent depuis trente ans. Car le FN, au fond , n’est qu’un leurre médiatique. C’est le parti proposé par la soi-disant élite et les médias à ceux qui n’aiment pas l’élite et les médias.

Certes si le mouvement communiste redevenait quelque chose, il surgirait dans la rue sans tarder une réaction néofasciste véritablement redoutable, avec nervis, assassins, terroristes, comme elle a existé dans la rue en Italie dans les années 1970, comme elle existe aujourd'hui même en Amérique latine, mais là, bien loin de susciter la réprobation, elle bénéficierait, comme au Venezuela ou en Ukraine, des encouragements et des applaudissements du "Monde " et de "Libération", des médias et des intellectuels organiques de la bourgeoisie.

GQ, 21 septembre 2015

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 14:42

jeudi 3 décembre 2015
par Rouge Midi

 

Les prochaines élections régionales [1] vont marquer la fin de la France républicaine, une et indivisible et faire disparaître notre pays comme État indépendant et unifié dans lequel le peuple exerce sa souveraineté. En fait ces Régions voulues par l’U.E vont encore davantage éloigner le citoyen des lieux de décision, elles seront totalement inféodées à Bruxelles et aux ordres des marchés.

Devenues des collectivités territoriales pleines et entières en 1982, les régions ont vu le champ de leurs compétences s’étendre et se diversifier au fil des lois de décentralisation.

Nous connaissions déjà leurs compétences dans la formation professionnelle et les lycées, l’aménagement du territoire et les transports, mais la cerise sur le gâteau introduite par le pouvoir néolibéral socialiste, c’est leur « pouvoir économique ».

  • - Elles seules seront compétentes pour décider des interventions économiques publiques sur leur territoire, ayant par ailleurs le monopole des aides directes accordées aux entreprises.
  • - Elles et elles seules (avec les Euro Métropoles – autre canard à 3 pattes antidémocratique) auront la haute main sur les aides européennes.
  • - Elles utiliseront les impôts au profit des grandes entreprises détruisant ainsi des petits et moyens commerces de proximité, des petites et moyennes entreprises qui rejoindront les euro métropoles et des petits et moyens agriculteurs qui devront plier devant les intérêts de l’industrie agro-alimentaire internationale.
  • - Elles vont multiplier le nombre des élus inutiles et provoquer de la même manière, bureaucratie et gaspillages. Elles seront dirigées par des politiciens professionnels, à la solde des firmes multinationales, entourés de techniciens de la politique allergiques à la participation populaire. La preuve !
  • - Elles vont provoquer la disparition des départements (programmée pour 2020) et surtout des communes, la seule institution véritablement démocratique.

Nous devons être parfaitement conscients que cette réforme vise effectivement la destruction des communes. Ces communes nées de la Révolution qui représentent encore la principale organisation de proximité et d’efficacité d’action locale et autorisant la participation citoyenne. Tout le reste n’est qu’instruments aux mains des riches pour nous faire avaler la pilule. La gestion du foncier, du logement, de l’eau, de l’assainissement, des ordures ménagères seront retirés aux communes pour le seul bénéfice de grands groupes internationaux qui nous imposeront leurs tarifs.

Les Régions, sous la coupe de Bruxelles, joueront chacune leur jeu et établiront chacune leur propres règles afin de mieux répondre aux exigences des grandes entreprises avec en ligne de mire, le moins disant social (médecine du travail, SMIC, horaires de travail inspection du travail, etc.), le moins disant environnemental et surtout fiscal.

C’est la fin du principe républicain de continuité territoriale et d’égalité de traitement des citoyens (logements, santé, transport, écoles, etc.). Comme à Marseille, s’y appliquera la ségrégation sociale : les pauvres seront concentrés dans des zones bien délimitées, vides d’emplois et de services publics.

Ces élections sont la revanche des capitalistes au NON français de 2005 !

La souveraineté populaire française sera ainsi doublement confisquée :

  • - par en haut avec l’Union Européenne et l’Euro,
  • - par en bas par la création des euro régions et des euro métropoles.

Nous devons juger sur des faits, car les faits sont têtus : quand une élection a t-elle transformée la vie d’un peuple sans que ce dernier exerce une forte pression, voire une violence sociale certaine ? L’exemple récent de la Grèce doit nous servir de leçon.

Tant que nous ne remettrons pas collectivement en cause le système économique actuel, c’est à dire le système des riches et des banquiers, ce que nous appelons le capitalisme, rien ne se fera dans l’intérêt des peuples.

La situation économique catastrophique actuelle, l’État d’urgence comme seule réponse à la violence engendrée par nos guerre et la stigmatisation d’une partie de la population française ouvrent une voie royale au FN, c’est évident. Chacun d’entre nous doit se prononcer en toute conscience de l’enjeu qui se joue et dont nous ne sommes pas maîtres.

« Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont difficiles à surprendre. [...] Même sous la Constitution la plus libre, un peuple ignorant est un peuple esclave. » (Condorcet)

la_peniche pour Rouge-Midi

 

[1] Les élections régionales ont pour objet d’élire 1.910 conseillers régionaux. Elles se dérouleront les dimanches 6 et 13 décembre 2015, sous forme de scrutins de listes dans 17 régions, dont le périmètre a été profondément bouleversé depuis les dernières élections régionales survenues en 2010. Ces 17 régions se répartissent en 13 régions métropolitaines et 4 outre-mer.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 10:16

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 10:13
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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 10:10

publié le par Collectif Communiste Polex: 4 décembre, 2015

 

La version officielle,formulée par Hollande est ressassée par les médias français: nous sommes "en guerre " contre DAECH, " une secte ", " fanatique ", " terroriste ". Un propos en soi contradictoire, car un porte-avions et des bombardiers semblent peu adaptés à détruire une secte, et l'idéologie qui l'anime.

En fait, Daesh ou El est la traduction occidentale du nom que se donne en arabe cette réalité surgie du Moyen-Orient bouleversé ces dernières années , Elle se définit elle-même comme Califat ou État Islamique: une façon de se proclamer successeurs des Califes médiévaux, héritiers du prophète-fondateur Mohamed, qui aspiraient à réunir sous leur autorité la totalité des Musulmans.Les Califes des siècles passés n'y parvinrent jamais, celui autoproclame de Daesh ne regroupe que des Sunnites Salafistes, une catégorie d'intégristes rêvant de restaurer en plein XXIeme siècle la société coranique d'il y a 1400 ans sous sa forme la plus brutale. Cela à l'exclusion de l'immense majorité des Musulmans: Chiites d'Iran, Alaouites syriens, Sunnites kurdes ou maghrébins, Malekites, Soufis ou simplement attachés au rationalisme, tous sont considérés comme mécréants et ne méritant que la mort. Une réalité que ne doit pas cacher l'enflure médiatique des faits qui se déroulent sur le sol français, si déplorables qu'ils soient: Morts et blessés lors des attentats au Liban ou à Ankarah, exilés de Syrie ou d'Irak fuyant combats et terreur, 90 pour cent des victimes de Daesh sont des Musulmans !

L'intégrisme de Daesh n'est pas une catégorie religieuse, mais une idéologie politique autoritaire,

justifiant par une lecture manipulée du Coran, texte sacré de l'Islam, la terreur exercée sur tous ceux refusant les lois imposées par le Calife et ses ministres. Ses dirigeants prônent une société très inégalitaire, non seulement au détriment des femmes, mais aussi et surtout au profit de trafiquants et affairistes: les milliardaires capitalistes ne manquent pas dans leur sillage, a côté d'une majorité de pauvres. Terreur politique et religieuse plus capitalisme, cet intégrisme-la est un avatar contemporain des Fascismes du siècle dernier en Pays d'Islam, ce que Mrs Hollande et Fabius ne disent pas.

Daesh, selon eux, n'est pas un état. Il en a cependant toutes les caractéristiques, même si son origine est insurrectionnelle ( comme le pouvoir de Mr Porochenko ,que la France et les USA cajolent, et qui représente l'Ukraine a l'ONU...).
Il en a les dimensions, contrôle un territoire grand comme leRoyaume Uni Britannique, aussi peuple que la Belgique.
Il en a les structures fonctionnelles, un chef proclamé Calife, un Gouvernement et des Ministres, des sévices fiscaux collectant plus d'un quart de milliard d'impôts et taxes diverses, une banque centrale héritée des défunts états irakien et syrien, qui assure monnaie d'échange et salaires des fonctionnaires et policiers, une Armée de 50 000 enrôlés locaux et mercenaires étrangers, touchant une solde de quelques centaines d'euros, somme pas négligeable dans ce pays. Le budget de Daesh ferait envie à pas mal d'états africains....

Certes, cet état autoproclame ne se prive pas de ressources criminelles, trafics de réfugiés et d'oeuvres d'art, rançons de prisonniers, etc: Il n'est certes pas le seul à le faire...
Il tirait en 2014 plus d'un demi milliard de la vente du pétrole et du gaz des gisements richissimes de la zone proche de Mossoul qu'il occupe, en les vendant en toute impunité jusqu'à ces derniers jours dans les pays voisins, notamment la Tuquie d'Erdogan, intégriste membre de l'OTAN.

Il a depuis sa naissance un objectif géopolitique parallèle à celui avoue de l'Imperialisme occidental, le redecoupage du Moyen Orient au détriment des puissances régionales nationalistes nées après 1945, l'Iran, l'Irak, la Syrie: cette convergence initiale explique la longue complaisance à l'égard des divers intégrismes des USA et de l'OTAN, et surtout le soutien constant en armes, en combattants, qu'ils ont reçu des régimes arabes islamistes et pro-occidentaux,Arabie Saoudite, Qatar, Turquie. Grâce à quoi Daesh a pu recruter des milliers de " djihadistes " venus d'autres pays, des jeunes gens en quête d'aventures, généralement anciens délinquants et inactifs, totalement ignares en matière religieuse, mais " convertis " par un discours qui leur promet le
" baroud "exotique, le pouvoir absolu que donne une arme, et même l'impunité divine quel que soit le forfait accompli contre des " mécréants ". Daesh les recrute aujourd'hui comme certains chefs de guerre le faisaient il y a 9 siècles avec les Hashichins, tueurs fanatiques et drogués, dont la langue française a hérité le mot assassins. Le recrutement au dela des frontières est simplement devenu plus facile, grâce aux facilités contemporaines des voyages, et à la puissance propagandiste des " reseaux sociaux ".

Au reste,ne nous y trompons pas: Ces quelques milliers d'enfants perdus qui ont quitté notre pays où rêvent de le faire pour rejoindre le djihâd criminel de Daesh sont le produit de la société française, ses inégalités, son chômage massif, ses xénophobies réciproques, de son incapacité à leur inculquer des valeurs progressistes et les codes moraux à ne pas transgresser. comme le dit l'universitaire Olivier Roy, " Daesh puise dans un réservoir de jeunes déjà entrés en dissidence ( qui )cherchent une cause, un label, pour y apposer la signature sanglante de leur révolte personnelle. L'écrasement de Daesh ne changera rien à cette révolte.....Ils choisissent l'Islam ( de Daesh ) parce qu'il n'y a que ça sur le marché de la révolte radicale. Rejoindre Daesh, c'est la certitude de terroriser. " Seule la société française pourra guérir en elle-même les causes de ce désir de rupture criminelle.
L'état criminel qu'est Daesh a ses fragilités, notamment parce que ses revenus pétroliers et son financement ne dureront qu'autant que le voudront les alliés des USA qui les soutinrent. Mais il a aussi une force délibérément occultée par nos médias: L'emprise de ses dirigeants ne repose pas uniquement sur la terreur et le fanatisme intégriste quoiqu'ils en disent. Une bonne partie de ses ministres sont d'anciens officiers du nationaliste irakien Saddam Hussein, exécuté par les occupants états-uniens après l'invasion. Une partie des Sunnites d'Irak ont souffert du chaos sanglant et des exactions des milices armées chiites suscitées par les Américains. En Syrie, beaucoup ont subi les massacres perpétrés par les divers groupes insurgés contre le régime de Damas,et les bombardements qui en ont résulté: Tous ont payé très cher la destruction des états perpétrée à Washington, et sont aujourd'hui reconnaissants aux autorités de Daesh d'avoir rétabli une justice, certes brutale, mais qui leur garantit la sécurité quotidienne dans la rue.

Il est impossible aujourd'hui de savoir si cette réalité qu'est Daesh, qui se prétend abusivement Islamique,résistera aux assauts des bombardiers russes et occidentaux. Il est en tout cas évident que l'issue finale dans la region ne viendra pas des Rafale et autres porte-avions Charles de Gaulle, mais de l'intervention des peuples , seuls habilités à decider de leurs gouvernements, leurs lois, et leurs frontières. Puisse la France s'inscrire dans cette solution à long terme, sous le contrôle de l'ensemble des Nations représentées à l'ONU, et non des puissants d'Occident et leurs alliés du Moyen-Orient. L'engagement militaire français ces dernières années, en Libye avec Sarkozy, au Sahel, en Syrie, avec Hollande, a eu les résultats lamentables que l'on sait sur place ( la croissance des intégrismes ), et dans notre pays, ensanglanté en retour par des attentats: Le bon sens exige une autre politique extérieure de la France.

Francis Arzalier

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 18:41

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 00:20
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